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Au bord du précipice. | ft. Kyūryū no Hanzō

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Jeu 19 Oct 2017 - 18:14
Aucun mot pour décrire ce sentiment. Ce vide, ce désespoir, les regrets, les remords et la tristesse. Si quelques heures plus tôt sur le bateau elle avait ce semblant d’optimisme, cette vision du futur qu’elle pouvait avoir pour se consoler de sa potentielle trahison, elle n’avait à présent qu’un vide a la place du coeur. Quand parviendrait-elle à remplacer cette douleur par le sentiment d’avoir fait le bon choix auquel elle s’attendait ?

Tsukiyomi avait abandonné ses amis. C'était aussi simple que cela. Elle aurait pu leur faire confiance, croire à leurs revendications et les suivre sans réfléchir au clan, a Kiri, a son histoire et à ce que l’avenir lui aurait réservé si elle avait choisi son pays. Le clan avait encore une fois eu raison de son libre arbitre et elle avait déçu ses seuls amis. Ne pas déserter lui éviterait probablement la mort, mais quelle vie exactement se profilait devant elle ? En cet instant, la jeune femme n'était pas sûre qu’elle méritait d'être vécue, mais qu’importe. Elle serait une force de plus pour son clan et pour Kiri. C'était tout le sens de son existence.

Dans la nuit, au milieu de son élément, la brume, la lunaire ne levait jamais les yeux, de peur de faiblir encore. Regarder ses pieds, regarder le chemin qui la mènerait inévitablement chez elle. Peu importe si elle croisait quelqu’un en rentrant au beau milieu de la nuit. Rien sur elle ne témoignait de ses précédents projets, si ce n'était sa mine déconfite. Tout l’avantage de voyager léger comme elle avait prévu de le faire, toute ses affaires se trouvaient encore au domaine Kaguya. Un garde n’aurait fait une différence entre une kunoichi s'était perdue dans la brume et qui rentrait tard, et une renégate potentielle qui avait abandonné son projet de déserter. Elle devait se faire discrète, mais elle avait envie de crier.

La jeune femme approchait du village dont elle pouvait détailler les formes lorsqu’elle se figea. Au loin, elle pouvait reconnaître quelqu’un, la seule personne qu’elle n’aurait surtout pas voulu croiser ce soir la. Le seul qu’elle aurait pu reconnaître d’aussi loin d’ailleurs, et qui l’aurait paralysée ainsi par sa simple présence. D'expérience, elle aurait pu éviter ou embobiner n’importe qui avec une histoire assez bateau et un bon jeu d’actrice. Il fallait qu’elle tombe sur le seul de tout le village vis à vis duquel rien ne fonctionnerait. Qu'espérait-elle après tout ? Il avait manifestement le chic pour se manifester les soirs ou elle avait le plus de choses à cacher. Tsukiyomi ne savait pas s’il l’avait vue, elle resta parfaitement immobile. Un comportement suspect, peut-être, pour qui s’attend à voir quelqu’un qui l’est tout autant. Sa présence ne pouvait pas être une coïncidence mais comment pouvait-il savoir ? D’une démarche plus lente, plus paisible, la lunaire s’approcha encore du village. Rien ne devait témoigner de son état, et encore moins des raisons de sa présence à cette heure. Difficile de savoir si elle y parviendrait, mais elle devrait tromper le Torrent, pour de bon cette fois, si elle voulait s’en sortir. Par ailleurs, même si elle ne désertait pas, elle ne voulait pas causer du tort à ses amis qui, eux, le faisaient.


Dernière édition par Kaguya Tsukiyomi le Ven 20 Oct 2017 - 10:45, édité 1 fois
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Ven 20 Oct 2017 - 1:49

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Comme bien des nuits et bien des matinées avant celle qui s’apprêtait à se lever de derrière les cimes, au-dessus de cette brume désormais compacte et acariâtre qui mentait sur la grande cité, lui enlevait de sa grandeur dans ses bras vaporeux, Hanzô se tenait sur la large muraille qui détourait les limites entre Mizu no Kuni et Kirigakure no Satô ; l’une appartenait à l’autre. Et il appartenait indéniablement à cette dernière ; c’est ce que son engagement lui prêtait comme obligation au-dessus de toutes les autres.

Il en était satisfait et son errance l’avait convaincu en quelque sorte de la suite logique. Après avoir été chien fou, il serait chien de guerre, épouvantail pour une partie de la prochaine génération, modèle pour l’autre. Et mine de rien il pouvait s’étonner à prendre le rôle à cœur pour quelques élus. Et l’un d’eux –ou plutôt l’une d’elles- se trouvait bientôt encore une fois sur sa route dans un contexte qui n’allait pas sans rappeler leur première rencontre, bien que différent par multitudes d’aspects. Ici, elle avait fauté envers lui bien que s’étant rattrapé et même s’il n’en savait rien, le golgoth de chair et d’os assis avait été repérée par sa jeune et lointaine cousine.

À côté de la porte principale, passage logique pour toute personne voulant rejoindre Kiri sans éveiller de soupçons si prise sur le fait, il reconnaissait son chakra si singulier bien que normal dans sa quantité. Mine de rien, elle semblait avoir progressé depuis ce repas. Entraînement ? Coup dur ?

Quand elle se stoppa, lui se leva de sa position avachie, rangea sa fiole dans la poche intérieur de son hakama et sauta d’un petit bond vers le sol quelques mètres plus bas, droit comme un i. Il retomba agilement à quelques mètres –avoisinant la dizaine- d’elle tandis qu’elle se remettait doucement en branle, hagarde. Ses yeux cyan vinrent la jauger, analyser la Kaguya. Elle semblait prise d’un affect particulier car ses yeux mordorés révélaient les signes de larmes, ayant éprouvé ses mirettes pour rougir le blanc qui les composaient.

Il s’approcha encore, jusqu’à qu’il fut à portée d’être entendu, Samehada toujours entre ses épaules. Hanzô était encore une fois piqué dans sa curiosité, mais n’affichait aucun sourire, les théories fusant dans son esprit agité par l’heure tardive.

« Konbanwa. Ou Ohayô. Que sais-je. Passons les règles de bienséances. Qu’y-a-t-il, Tsukiyomi ? Et d’où viens-tu comme ça ? Je n’ai pas souvenir d’avoir vu ton nom sur le tableau des missions. » Il semblait mener l’interrogatoire par ses propos et son ton le justifiait presque. Une pointe seule d’amabilité venait rompre ce constat. Et si elle était au bord du précipice, le Torrent était la main qui la pousserait au fond ou la tirerait loin du rebord.



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Ven 20 Oct 2017 - 12:15
A en croire l’air qu’il avait, Hanzo n'était pas là par hasard. Il ne posait pas ce genre de questions pour rien et il n’avait pas ce côté amical, amuse, nonchalant dont elle avait le souvenir. Ou bien sa mémoire la trompait et elle l’imaginait plus chaleureux qu’il ne l'était véritablement ? Peut-être était-ce tout simplement la clairvoyance et la bienveillance dont il avait fait preuve par le passé qui trompait ses perceptions déjà bien troublées par la douleur qui habitait son âme en cette nuit d'été. Impassible, imperturbable, elle s'était déjà convaincue de passer sa carapace d'indifférence qui lui garantirait la survie autant que la neutralité dans cette situation qui la posait comme maillon faible d’un projet dangereux. Mais face à quelqu’un comme le Torrent, qui savait presque tout de ses secrets et s’attendait peut-être à plus d’enthousiasme de sa part, cela suffirait-il ? Elle connaissait déjà la réponse, il lui fallait feindre la bonne humeur au beau milieu du plus grand tourment de son existence. L'état de ses yeux la tromperaient peut-être mais elle improviserait. Elle était plus douée qu’on aurait pu l’imaginer pour ce genre de choses. Malgré la nausée qui la prenait, Tsukiyomi arbora un sourire poli avant de répondre aux nombreuses questions du Torrent, méthodiquement.

“ Bonsoir Hanzo.” Politesse élémentaire. Elle n’avait aucune envie de partir sur de mauvaises bases avec l’un des seuls potentiels amis qu’elle pouvait avoir dans le village en ces heures troubles. Et comme elle l’avait déjà évoqué lors de sa première rencontre avec ledit Torrent, elle ne ferait jamais de volontaire pour mériter ses réprimandes. Raison pour laquelle elle était ici et non en pleine mer a cet instant précis, d’ailleurs.

“ Qu’y a-t-il ? C’est une question un peu vague tu ne crois pas ? J’ignorais que tu serais ici alors je n’ai a priori rien à demander.” Répondit-elle avec un sourire qui se voulait désinvolte. Sa question était assez vague, ce qui était assez facile à eluder. La suivante en revanche ne l'était pas et il lui fallut formuler les choses le plus clairement possible.

“ Tu as vu juste, je n'étais pas en mission. Je crois bien que depuis notre première rencontre tu m’as donné le goût des promenades nocturnes. Les environs de Kiri sont agréables.” Elle plongea son regard ambre dans celui du sabreur. “ Tu te souviens comme j’aimais la fraîcheur des nuits d'été dans la brume des environs n’est-ce pas ? ”

Ce qu’il y avait de pire dans tout cela, c'était la sincérité de ses mots. Elle n’avait aucune envie d'être confrontée à cette situation, ce dilemme profond de vendre ses amis. Puisqu’ils s’en allaient, l’information arriverait bien vite aux oreilles du Mizukage, alors pourquoi lui demander de précipiter les choses ? La lunaire ne savait si elle devait reprocher à Watari de lui avoir proposé de le suivre, ou s’en vouloir à elle même de ne pas l’avoir suivi. Elle se retrouvait à présent dans la situation ou, face à une figure de l'autorité du village, elle devrait tôt ou tard avouer ce qu’elle savait. Et c'était sans compter qu’elle avait failli le faire aussi, ce qui lui vaudrait probablement réprimandes, ou bien pire.
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Ven 20 Oct 2017 - 17:55

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Il était le même qu’il y a quelques temps, et malheureusement elle aussi. Tsukiyomi arborait ce même masque, paravent pour cacher la géhenne qui brûlait en son sein. Hanzô ne le montrait pas mais il était déçu. Toutes ces tirades, il les avait fait entendre à une sourde ? Ou un problème de mémoire à court-terme ? Reste qu’elle cachait bel et bien quelque chose. Son expérience dans le domaine des interrogatoires et sa connaissance du spécimen Kaguya l’en avait convint au moment où elle s’était mise à s’épancher.

« Tu n’as peut-être rien à demander, mais ce n’est pas mon cas. » Son sourire fut loin d’être salvateur, mais aussi flegmatique que le sien, presque communicateur de ces ombres qui enveloppait sa présence ici. Il semblait dans sa stature et son calme polaire bien au courant, alors que non.

« Je pensais aussi t’avoir fait goûter à la vie sans ce pitoyable masque. Mais tu continues de l’arborer. Tes yeux rougis, ton teint blafard. Tu aimes les promenades, peut-être. Mais celle-ci n’a pas eue l’effet de la dernière partagée ensemble. J’en mettrai Peau-de-Requin en jeu. » D’un pas il se rapprocha d’elle comme jadis, avec des intentions mêlées de doute, de déception, de ce sentiment inextinguible qui le poussait à vouloir la comprendre. Et elle le rejetait via cette façade bucolique, gardant pour elle une mélancolie qui émanait de tous ses pores. Peut-être qu’il se trompait, mais convaincu il n’en démordrait pas tant qu’elle n’aurait pas prouvé son erreur ou mis un terme à la discussion. Si elle y arrivait.

Hanzô soutenait son regard et se tenait en sentinelle entre elle et la grande porte, sa délivrance. Mêler leurs existences entrainait des avantages mais aussi des inconvénients ; il en était ici un de taille. Il était temps de discuter pour vrai, et d’avoir le cœur net, l’esprit affuté. « Cesse de te jouer de moi, veux-tu ? »







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Ven 20 Oct 2017 - 23:39
Les raisons étaient nombreuses pour que Tsukiyomi se présente ainsi, brisée, aux portes du village à une heure si avancée. Et toutes n’étaient pas nécessairement liées à son choix, au bout du compte. Les craintes qui l’assaillaient étaient nombreuses et ce n’était pas le jour de subir un interrogatoire. Pourtant, c’était bien dans de telles situations qu’elle pouvait évaluer sa vraie valeur. Voir si sa force était réelle ou si sa carapace était pleine de failles comme elle le croyait. En d’autres circonstances, n’importe lesquelles, elle aurait apprécié la compagnie du Torrent. Mais ce soir là, elle aurait préféré faire face à son pire ennemi qui de croiser sa route. Choisissant à dessein d’embrasser le vide qui l’emplissait, Tsukiyomi se fit marbre, froide et blanche. Même les mots les plus menaçants, les coups les plus brutaux n’auraient raison de ce vide. Cet état elle ne l’avait atteint qu’une fois dans sa vie et elle espérait ne jamais avoir à s’y résigner une nouvelle fois. Un souvenir qui avait presque dix ans et qui la hantait encore.

La lunaire aurait pu pleurer de décevoir une personne de plus ce soir là, elle aurait pu crier son désespoir mais elle n’en fit rien. Elle aurait bien assez d’une existence pour se flageller, si un sacrifice ne venait pas l’interrompre sonnant un glas salvateur.

“ Hanzo …” Prononça-t-elle dans un soupir, sans ciller. “ Je n’ai jamais joué avec qui que ce soit.”

La formule était malheureuse tant elle pouvait être équivoque. Car c’était probablement ce que pensaient ceux qu’elle avait abandonnés un peu plus tôt. Qu’elle s’était jouée d’eux. Et informer Hanzo revenait à mettre en jeu leur survie. Elle qui avait fui les accusations de fausseté toute sa vie se retrouvait dans l’obligation d’accepter ce tort d’une façon ou d’une autre.

“ Ma vie privée est un désastre, et elle ne regarde que moi. Il est inutile d’en parler. Comme tout le monde, j’ai mes faiblesses, tu n’as pas à t’en soucier. Tu as certainement d’autres chats à fouetter.”

Et elle ne mentait pas le moins du monde en prononçant ces mots. Nombreuses étaient ses craintes sur la question. La situation et sa “vie privée” comme elle le disait étaient très liées au désastre à venir. Mais dans une telle débâcle, Tsukiyomi préférait garder les variables hasardeuses de côté. Elle connaîtrait bien assez tôt l’étendue du chaos qui se profilait sur le chemin de son existence.
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Sam 21 Oct 2017 - 0:30

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




« D’accord, qu’il en soit ainsi. Emmure-toi dans le silence. Mais je me souviens de tes mots, de cette faveur. Sache que je ne m’attendais pas à ça, et si mes soupçons s’avéraient exacts… » Son regard qui avait toujours été chaleureux envers elle devint l’espace de quelques secondes celui adressé à l’ennemi. Paranoïa, à raison ou à tort ? Avait-il des indices d’un possible acte qui le méritait ? Elle ne pouvait sciemment mentir ainsi si elle n’avait pas quelque chose à cacher. Quelque chose d’assez gros pour rompre son lien avec le Torrent. L’océan qui l’habitait se voulait agité, prêt à engloutir quiconque. À cet instant sa vraie nature belliqueuse ne fut plu conte mais belle et bien réelle, presque tangible pour la jeune femme. Juste assez sans déborder, puis il redevint calme.

« Je t’en ai parlé, de la Bête.. » Difficile d’estimer si il parlait de lui-même ou de sa Légendaire, mais à la parole il en vint à adjoindre le geste, ou plutôt une exhalaison toute particulière, propre à son appellation. Le cyan de ses pupilles dans le doré des siennes, son chakra se manifesta pour la première fois devant elle. Il était immobile mais ce n’était pas le cas de son aura torrentielle.

Quelques semaines auparavant, elle disait ne pas vouloir l’affronter et pourtant, comme une énorme lame de fond, il vint s’abattre sur elle cette sensation d’un océan les entourant subitement, la plaçant mille lieues sous les mers, happées dans les rouleaux des vagues, comme si l’air se voyait devenir aqueux. La pulsation continue se voulait tonitruante et pourtant si calme, la rendant métaphoriquement humide. C’était là une première preuve de son sérieux, l’incarnation de sa déception. De tous les Kaguya c’était la première à qui il accordait cet intérêt, cette chance. Il pensait être une épaule, et la main tendue s’était heurtée face à un mur de pierres blanches et fausses.

Il décala l’un de ses pieds vers l’extérieur, lui laissant le champ libre vers Kirigakure no Satô. Hanzô n’avait rien de concret contre elle, alors Tsukiyomi était libre de circuler, lui passer devant pour rejoindre les siens. Ceux-là même qu’elle détestait. Et lui n’en dirait rien. Peu à peu son apanage chakratique disparaissait, et avec lui le sentiment de la connaître.

Spoiler:
 



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Sam 21 Oct 2017 - 11:16
Ce qui se cachait derrière le mur qu’elle montait entre Hanzo et elle, c’était l’extrême faiblesse de sa condition. En cet instant, son psychique était si destructeur qu’il attentait au physique. Et elle ne tenait debout que par automatisme. Tsukiyomi regrettait que la clairvoyance de celui qu’elle voulait appeler son ami s’arrête à son bon vouloir, et qu’il ne soit pas capable de faire la différence entre le masque qu’il avait fait tomber quelques temps plus tôt, et la fine pellicule de survie qui la recouvrait ce jour là. Qu’il ne sache faire la différence entre calcul et vulnérabilité.

Ce qui témoigna instantanément de la différence entre ces deux conditions, ce fut la réaction de la jeune femme. Cette technique qu’il employa n’était sans doute qu’un moyen de pression que nombre de ses ennemis avaient dû supporter, impassibles. Elle n’en fut pas physiquement capable et, sous le premier coup de pression, Tsukioymi tomba à genoux, portant ses bras à son ventre dans un réflexe protecteur dont elle n’aurait encore su dire s’il était pertinent ou non. Recroquevillée, son regard hagard fixait le vide, dans la direction générale du sol, et tous ses muscles lui faisaient mal. Cette simple pression avait fait s’envoler la pellicule et tout était mis à nu, la douleur jusque dans son corps faisait surface à présent. La bouche ouverte, elle n’émit pourtant aucun son, rien ne pouvait sortir, sinon un cri, ce dont elle se passa avec une grande difficulté. C’est comme si elle revivait cet instant traumatique de son adolescence, mais en se sentant plus trahie encore. Car cette fois, c’était quelqu’un qu’elle avait voulu proche, et elle n’avait pas qu’elle à protéger. Elle ne pouvait se permette de mourir dans l’éventualité où ses soupçons seraient fondés et qu’elle n’était plus seule.

La lunaire avait envie de crier, de l’insulter pour son manque singulier de clairvoyance, son incapacité à comprendre, lui qui avait pourtant lu en elle lors de leur première rencontre. Qui s’était montré si compréhensif et qui sautait aujourd’hui si vite aux conclusions et la torturait dans son état. Elle voulait pleurer, sur son dilemme, sur la disparition de ses seuls amis, sur son choix lâche mais pragmatique. Et plus que tout elle voulait le laisser la tuer mais elle n’en avait plus le droit. Une boule dans sa gorge, faite de ces sentiments de détresse et de rage l’empêchait presque de respirer lorsqu’elle parvint à prononcer que quelques mots, incapable de formuler une phrase correcte.

“ Ils ont... dis… paru …”
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Sam 21 Oct 2017 - 18:23

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




À sa manière lui aussi avait été faible ; se laissant affecter par son combat avec Sôsuke, le comportement du Kaguya Ichizoku et ses représentants. Sa querelle avec Shiori et d’autres composantes de son passé s’entremêlant pour que face à elle, sur la seule accusation qu’elle était sortie sans raison et affichait une tristesse palpable, il s’était mué en une menace pour celle qui comptait sur lui. Hanzô ne valait pas mieux que les autres Kirijins par bien des traits et celui-ci était bien trop rare pour qu’il en soit affublé souvent et par beaucoup ; elle assistait à un spectacle qui lui serait réservée à elle, uniquement à elle. Un Torrent qui sortait de son layon et qui l’éclaboussait. Au fond il avait raison et Tsukiyomi avait des choses à cacher, mais il n’en savait rien. La Bête avait seulement laissé libre court à ses nerfs, ses fabulations.

Et la Kaguya rejetée en fut affectée d’une manière qui le fit vite relativiser. Au lieu de l’ignorer et de continuer son chemin, de répondre à son défi par les affres de la guerre, le manteau autour du Déshérité vint à s’écraser sur elle et la Lunaire en perdit sa stature droite, s’écroulant dans une position presque fœtale, les rotules dans la glaise presque face à lui. Déjà bien plus grand qu’elle, il se sentait presque extérieur à ça, comme si il assistait à la scène impuissant bien que l’ayant causée. Bien incapable de s’excuser dans un premier temps ou de changer du tout au tout, il resta la planté sur ses longues jambes musculeuses, muet. Son aura disparut.

Doucement, il restait en apparence imperturbable mais sa large main vint se poser sur le manche de Samehada, la décrochant de son carcan dorsal, quelques centimètres séparant maintenant son épine dorsale de la Légendaire, qu’il laissa tomber contre le sol, désarmé. Elle ne pleurait pas mais ça aurait été plus facile d’assister aux larmes plutôt qu’à cette peinture où il semblait avoir détruit quelque chose chez elle ; se sentait-il coupable ?

D’un pas il revint se tourner face à elle, et se fléchit alors, les mains sur ses genoux, accroupi face à elle. Il n’avait pas les bons mots pour répondre aux siens ; Hanzô ne chercha même pas à parler. Juste à capter son regard, pour qu’elle puisse percevoir dans le sien qu’il n’avait jamais été question de l’humilier. De la blesser, du moins pas directement ni intentionnellement. Forcément, elle était déçue, s’imaginait que le Torrent était le genre d’être foncièrement bon ; c’est ce qu’il avait exhalé cette journée-là. Pourtant il pensait chaque mot.

« Je m’y suis mal pris. Si tu ne juges pas que c’est nécessaire de m’en parler, alors je vais respecter ta décision et ne pas t’interroger sur ce Ils et dans quelles circonstances ils ont disparus. » Sa paume glissa de son genou et vint se tendre à quelques centimètres d’elle pour la relever, ou au moins la saisir. Il l’aurait bien questionnée sur qui était ce ‘ils’, de quoi elle parlait, mais visiblement ce n’était pas le moment opportun. Bien sûr sa pensée n’avait pas changée foncièrement et tout cela était suspect, éveillait ses soupçons, sa paranoïa.



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Sam 21 Oct 2017 - 23:29
Il avait fait d’elle un animal blessé. Heurtée elle l’était déjà, nombre de circonstances et de doutes l’avaient mise dans cette état, mais Tsukiyomi d’était temporairement enveloppée d’une fine pellicule d’illusions. Il l’avait évacuée par la violence de ses manières et elle se retrouvait là, à ses pieds, la chair à vif. Il ne dut être nullement surpris qu’elle se crispe et se recroqueville lorsqu’il l’approcha. Il aurait pu se transformer en l’être le plus chaleureux du monde en un instant qu’elle n’aurait su comment réagir. C’était comme si son corps ne lui appartenait plus et qu’elle le regardait agir et se tordre sans pouvoir faire quoi que ce soit. La Kaguya n’émettait même aucun son face au géant qui la surplombait. Elle le lui avait confié quelques temps auparavant, elle ne voulait en aucune manière être confrontée à sa puissance, pas seulement par peur de la douleur physique, mais parce qu’elle ne pourrait supporter une déception de plus.

Son regard vide se posa sur la main tendue du Torrent. Cette main qui l’avait déjà effleurée, intimidée et même rassurée et qui à present l’effrayait. Comment savoir s’il prévoyait de l’aider ou de lui briser les os ? Ses choix ne lui appartenaient plus vraiment désormais et la route à suivre était floue. Néanmoins, ignorant la douleur qui empoisonnait ses muscles comme recouvrant après une tétanie, elle prit la main du Sabreur. Peut-être était-elle encore capable de confiance, ou bien venait-elle de trouver au fond de son âme un peu de lumière, quelque chose qui lui prouvait qu’elle était assez méritante pour accepter de l’aide ?

“ Je ne peux pas … ” Chuchota-t-elle, comme incapable d’émettre un son correct. Elle ne pouvait rien dire au risque de ne plus jamais être capable de prononcer son propre nom sans souffrir. Ou simplement admettre son existence. Au fond, qu’est-ce que ça changeait ? Le village saurait bien assez tôt ce qu’elle ne pouvait se résoudre à confier à Hanzô. Et elle ne doutait pas de la capacité qu’ils auraient à compenser pour son manque ponctuel de patriotisme. Sa présence vendait déjà la mèche, et à en croire le comportement du Sabreur, les soupçons existaient déjà dans l’esprit des gradés de Kiri. Mais non. Elle ne se résoudrait pas à donner le peu d’informations qu’elle avait. En cet instant ou deux heures plus tard, elles n’apporteraient rien de plus de toute façon. Tsukiyomi se releva à grand peine, et plongea son regard d’ambre dans celui du Torrent, dans l’espoir de lui transmettre ce que les mots ne pouvaient exprimer, sa plus sincère détresse, son plus grand appel au secours.
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Dim 22 Oct 2017 - 2:02

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Malgré ses frasques, la fluette main de la Lunaire vint éprendre la sienne, et il devint le support –au moins physique- qu’il lui avait assuré être. Le Torrent sentit une certaine chaleur, à l’opposé de ce qu’elle exhalait, sa tristesse morne et ses yeux abattus laissant présager le vent polaire des terres de Yuki no Kuni, comme si en son âme et conscience, quelque chose plus tôt ou même sa réaction avait attisé le foyer de flammes givrées léchant les parois d’une cognition déchirée.

Juste un court sourire, une lumière faiblarde dans une nuit qui méritait d’être éclairée de mille lumières bien qu’aucune n’aurait rendue à celle à la peau bleuté son tempérament habituel. Hanzô se releva un peu tout en continuant de maintenir le contact visuel. Petit à petit ses fines lèvres vinrent à se fendre encore pour laisser échapper à demi-mots des palabres spontanées, tandis qu’il semblait en ses yeux s’agiter un combat dantesque, témoin d’ô combien il était partagé.

« Tout ce que j’ai pu te dire. C’est toujours d’actualité. C’est Hanzô qui te parle. Pas le bras-droit, pas le Kirijin. J’aurais dû en venir par là au lieu d’exhiber puissance et grade. Tu devrais savoir que tu peux. »

Il appréciait la Genin et ne voyait aucune raison de se pourvoir d’intentions malsaines ; elle avait le bénéfice du doute et comme lui si elle était faillible, Hanzô la savait capable d’autant qu’un shinobi de sa trempe. Tsukiyomi pouvait arriver à parler, à se confier. Une première fois, elle avait atteint cette apothéose. Elle devait réitérer l’exploit, du moins le Jônin l’en croyait capable.

La relevant par le seul fait qu’il se tenait maintenant presque droit, il ne lâchait pas la fin de son bras mince mais musclé, sans en devenir pour autant une camisole ; pour autant elle pouvait choisir de mettre fin à cet échange charnel quand elle le déciderait et même s’enfuir ou tracer sa route. Le porteur de Samehada comprenait son erreur et bien que ses motifs n’étaient pas effacés, il ne la jugeait pas, n’attendait en soit qu’un dialogue, une réponse à son interrogation intestine. Qu’est-ce qui avait bien pu la chambouler autant, qui ?


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Dim 22 Oct 2017 - 12:24
Il était illusoire de considérer une telle séparation entre tout ce que Hanzo représentait. Il était Hanzo mais il était aussi le bras droit et le Kirijin. Au moins deux de ces affirmations faisaient de lui quelqu’un à qui elle ne pouvait pas confier ses malheurs, et elle le savait depuis qu’elle avait tourné les talons : ce fardeau serait le sien jusqu’à la fin de ses jours. En cet instant comme des années plus tard, parler de son implication dans la désertion - qui fut avortée de son côté - revenait à faire d’elle une paria, pire, une fugitive potentielle. Tsukiyomi avait fait le choix de la raison et de la préservation pour des raisons qui dépassaient son simple instinct de conservation personnel, mais elle se jetait du même coup dans la gueule du loup. Seulement en cet instant, pour elle, le choix n’existait pas vraiment. A son grand dam, elle n’aurait pu agir autrement.

Le Torrent pouvait jouer le terrifiant puis le réconfortant, cette dichotomie ne marchait que dans la fiction. Ou bien, peut-être dans la réalité avec quelqu’un d’équilibré mais Tsukiyomi ne l’avait jamais été et ce jour là ses réactions étaient plus épidermiques et imprévisibles que jamais. Comme un animal mourant enchaînant les décisions hasardeuses dans l’incapacité d'élaborer une quelconque stratégie de survie complexe. Elle avait envie de faire confiance au sabreur mais craignait encore plus les répercussions. Comment se laisser aller au réconfort qu’il semblait vouloir lui offrir quand elle savait que dans sa position, elle méritait son châtiment plus que toute autre chose ? Sans lever ses yeux embués de larmes, elle parvint à prononcer difficilement quelques mots néanmoins. Sa voix était plaintive, comme souffrante.

“ Je t’en supplie ne me demande pas de tout te raconter … J’y perdrais la vie et vous saurez tout bien assez tôt.”

Étrange ironie que de constater qu’elle évoquait la même sorte de sentence que lors de leur première rencontre. Encore dans cette sorte d’expérience extra-corporelle, la lunaire se voyait si faible, incapable de supporter un coup de pression, risible. Elle avait envie de se laisser tomber contre lui, d’oublier jusqu’au danger que sa simple présence représentait mais elle ne pouvait s’autoriser cet excès de confiance. Le moindre pas en terrain miné signifiait sa disparition et celle de l’héritage qui lui incombait désormais. Tsukiyomi ne brisa néanmoins pas le lien, et ne le repoussa pas. Si elle n’avait pas la force de faire un pas, elle n’avait pas non plus celle de s’éloigner.
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Dim 22 Oct 2017 - 17:24

« » And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




La Lunaire semblait tirer ses propres conclusions et adjoignit à Hanzô une étiquette, une personnalité propre qu’elle pensait logique selon son grade. Comment lui en vouloir quand, au doute d’une possible hérésie, il s’était montré si féral et malsain ? L’homme ne semblait pas lui en tenir rigueur, comme si son comportement était même légitime. Sur un ton mièvre, sa patte toujours dans celle plus large de l’animal au grand gabarit, elle lâcha quelques mots lourds de sens. Comment pouvait-elle penser stopper sa soif de connaissance en disséminant ainsi ce genre de propos. ‘Y perdre la vie’, ‘vous saurez’ ? Quel noir secret pouvait cacher la vingtenaire à son acolyte à la crinière assortie à son derme ? Décidément Tsukioymi n’avait de cesse que d’attiser sa curiosité et basé sur les éléments qu’il avait déjà, il commença à réfléchir.

De sa main libre avant de répondre, il posa son index sous son menton pour capter l’or de ses prunelles dans le métal des siennes en relevant son visage visiblement déformé par une souffrance dont il ignorait tout et qu’il connaissait pourtant si bien. Interdit, c’est sur un ton calme, vrombissement dans les brumes lascives, qu’il s’adressa à elle. « Je ne comprends pas bien. Tu me demandes de rester indolent quand la seule Kaguya que j’apprécie a les yeux embués ? Je suis sûr que mon épaule peut t’aider. Mais encore une fois, je ne te force à rien. » Affichant ce même sourire bien détaché du personnage à l’aura aqueuse, il tentait tant bien que mal de montrer la facette la moins âpre de sa personne ce qui n’était pas chose aisée, en tant qu’Hanzô du Torrent.

Qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir fait ? Mis à mort un collègue Kirijin ? Désobéi à un ordre direct du Kage ? Vendu des informations concernant le village ? S’être rebellé contre l’engeance clanique dont elle faisait partie ? Aucune de ces raisons ne semblait plausible à ses yeux. Qu’avait-donc pu commettre Tsukiyomi qu’elle pensait si risqué qu’Hanzô en viendrait à mettre ses menaces à exécution…


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« Inoffensif je fus, une offensive je tue ; une gencive de plus ♪ »
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Dim 22 Oct 2017 - 18:28
Si ce qui inquiétait le sabreur n’était que les raisons de l’état de Tsukiyomi, alors elle n’avait pas à craindre ses actes. Seulement elle ne pouvait pas lui dire toute la vérité sans énoncer la désertion et, ce faisant, elle s’exposait à un interrogatoire qu’elle imaginait déjà très musclé. Si l’idée qu’il se faisait d’une méthode viable pour réconforter quelqu’un ressemblait à son comportement précédent, il était compréhensible que la jeune femme préfère se débrouiller seule. En temps normal elle aurait pu prendre le parti de se sacrifier pour ses amis. Mais surtout, en temps normal, elle n’aurait pas fait demi-tour. Elle ne pouvait pas se sacrifier elle, ni faire de même pour les déserteurs.

“ Ni toi ni moi ne pouvons faire quoi que ce soit pour ma situation, je m’y suis mise seule.” Dit-elle d’une voix qui reprenait à peine de l’assurance. Comme depuis le début de cette laborieuse conversation, elle ne mentait pas. Elle ne donnait pas toutes les informations, certes, mais elle restait parfaitement sincère dans ses mots, ce qui était un peu rassurant compte tenu de la peur qui écrasait ses entrailles. Ou bien était-ce autre chose ? Elle n’aurait su dire.

“ S’il te plaît Hanzô. Promets moi que tu me pardonneras quand tu apprendras ce qui s’est passé. Je n’ai rien fait de grave mais … Je ne peux rien te dire, c’est là mon méfait et ça me tue. Pourras-tu te souvenir que j’ai choisi d’être ici, maintenant ? Je t’en prie.”

Profitant du regard qu’il posait sur elle, Tsukiyomi espérait inspirer un peu de compassion car c’était probablement la dernière chose qui la sauverait. Si celui en qui elle avait placé sa confiance acceptait, elle pourrait peut-être entrevoir un futur, et se pardonner elle même pour ses choix. Affaiblie, elle s’approcha un peu plus, comme pour laisser entendre qu’elle lui faisait encore confiance, au fond, et qu’elle était prête à se mettre en danger pour son pardon.

“ Pardonne moi.”
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Mer 25 Oct 2017 - 19:25

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Personne ne pouvait en vouloir à Tsukiyomi de douter sur le fait de parler au Jônin de ses actes récents. Après tout il était Hanzô du Torrent, celui connu et réputé pour être un traqueur, un tueur de sang-froid. Elle n’en savait certes pas autant sur lui mais le peu qu’il exhalait de tout cela en temps normal couplé à son mandat de bras-droit devait suffire à l’effrayer sur les conséquences. Alors elle resta muette. Ou presque, car voulu ou non, ses propos étaient équivoques, et elle n’avait pas un homme stupide en face de lui. « Je t’ai dit que je voulais te voir éclore, et ceci n’est pas fait que déjà tu sembles faner. Tu t’y es mise seule, mais tu ne l’es pas. »

Là où la lunaire retrouvait de l’assurance, il retrouvait ce paternalisme qui lui avait manqué quinze ans auparavant, ou au moins cet instinct grégaire. Qu’il semblait amical malgré son âme rougeoyante, prête à appliquer châtiment à ce qui avait causé le chagrin de sa protégée. Peut-être qu’un homme l’avait profanée ? Ses thèses étaient légions ; il les infirmait toutes les unes après les autres.

« Chez moi la parole est d’or. Je ne peux promettre que tu si tu prends ton courage à deux mains et que tu parles. C’est un saut dans le vide, je sais bien. Mais je ne peux manquer à un serment que j’ai fait. » Il était désolé de ne pouvoir accéder à sa requête, mais d’un autre côté, si elle cachait une chose qu’il ne pouvait pas encaisser et qu’il devait faillir à sa parole, il ne serait plus Hanzô du Torrent, juste une ombre. Pas encore une fois, plus jamais.

Proche, il fit monter sa main sur l’une de ses mèches noires de jais, la fit coulisser derrière son oreille puis posa le bout de ses doigts sur son épaule. L’air maussade, il continua de la fixer. « Je voudrais bien, mais je n’ai rien à te pardonner pour l’instant, Tsukiyomi. »


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Mer 25 Oct 2017 - 22:37
Il fallait se rendre à l’évidence, la Kaguya avait atteint un point de non retour. Dans son état, elle ne pouvait refuser aucune aide et quand bien même elle risquait sa vie et plus encore en parlant, elle avait le sentiment et même la sensation physique qu’il en irait de même si elle ne le faisait pas. Hanzô était pour ainsi dire la seule personne qui s’apparentait de près ou de loin à un ami potentiel ou au moins, un allié. Ses seuls proches partis, elle ne pouvait se raccrocher qu’à lui, et à son clan. Autant dire qu’il était le seul relativement sain pour elle dans un tel contexte. De plus, ses amis la détestaient probablement maintenant, de les avoir quittés sans un mot, d’avoir changé d’avis au dernier moment et d’avoir été si lâche et faible. Elle même était à un tel niveau de haine pour elle même qu’elle n’avait pour ainsi dire plus rien à perdre.

“ Des Kirijins sont partis …” Cette phrase lui faisait mal, elle s’entendait et avait envie de se tuer rien que pour l’avoir dit. Mais elle continua avant d’être une nouvelle fois trop lâche pour sauver sa vie. “ Je devais les suivre mais je n’ai pas pu.”

Le souffle court, elle fondit en larmes, pour de bon. Si jusque là elle avait retenu tant bien que mal ses sanglots, tablant sur le vide qu’elle ressentait, le chaos qui la frappait en entendant ses propres mots eut raison de ce vide. Tremblante, elle restait immobile, supposant que le moindre de ses gestes mettrait à mal son équilibre précaire. Par deux fois elle avait trahi cette nuit et pourtant, elle n’avait aucun doute qu’elle serait punie pour avoir choisi son devoir vis à vis de son clan au lieu de son coeur et sa liberté.

“ Je t’en supplie pardonne moi ! ”

Une obsession pour le pardon, une peur viscérale qui se joignait au désespoir. La jeune femme ne s'adressait pas qu'à Hanzô dans cette supplication. Lui, son clan, elle-même, mais surtout son meilleur ami, ses seuls. Elle tremblait comme une feuille, craignant pour sa vie et pour celle de ses amis, de toutes celles qui dépendaient d’elle. Tsukiyomi avait pensé un instant que son changement de cap serait sans conséquences, qu’elle reviendrait discrètement au domaine Kaguya et s’endormirait en occultant difficilement l’abandon dont elle était responsable. Mais il n’en était rien. Dès à présent elle réalisait son erreur et comprenait qu’elle s’aliénait absolument tout en une nuit. Le futur serait certainement plus dur avec elle que n’importe quelle portion de son passé.
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Jeu 26 Oct 2017 - 0:43

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Une frappe dans les entrailles. Vive et puissante, de quoi décontenancer même un homme de sa stature. Même pourvu de Peau-de-Requin elle-même, la plus terrifiante des épées légendaires. Même après ces années de traque et d’entraînement. Une poignée de ninjas avaient échappé à sa vigilance qu’il voulait toute-puissante. Hanzô du Torrent. Elle ne put rien voir mais à l’intérieur, un pan se décomposait. Il en avait les soupçons et bizarrement, il eut l’impression stupide de l’avoir toujours su. Mais comment ? Le sourire d’Eiichiro en quittant la pièce ? Car il était lié à tout ça d’une manière ou d’une autre et avait entraîné dans cela la jeune Tsukiyomi. Des larmes lourdes de sens perlaient sur ses joues bleutées. Hanzô du Torrent avait échoué lamentablement. Premièrement il y a longtemps, plus jeune que sa congénère Kaguya, il avait échoué à développer son don. Puis il avait échoué encore à préserver Celle qui avait remplacé son ossature malléable. Échoué à protéger Daisame. Bien d’autres s’étaient greffés à la suite de tout cela.

Et maintenant, le sel de cette eau lacrymale. Sa salive semblait absente sur son palais, entre ses mâchoires crispées. Près d’elle, la main sur son épaule ou presque, chaque goutte était un poids de plus à son fardeau, chaque sanglot une dague qui venait entailler son honneur et son égo. Et il n’y a jamais eu de bête plus dangereuse que celle dont le précieux égo est blessé, car elle est imprévisible. Certes, il ne l’avait pas élevée mais inconsciemment, il s’était voulu son garant pour s’assurer qu’elle ne connut jamais ce qui avait tranché l’entièreté de son être. Qu’il avait pu être faible. Il avait écouté les sabreurs et leurs palabres, il avait été le Hanzô qu’il pensait utile et nécessaire au lieu d’être le Monstre infâme, la Bête à Forme Humaine. Reconnecté avec Samehada, le Jônin ne s’était pour autant pas dit que sa forme complète n’était qu’à quelques pas, qu’il avait juste à l’écouter Elle. Non, il l’avait fait taire. Et voilà que cet enfant de putain noble, ce pompeux aveugle, il l’avait affectée elle. Et il n’avait rien vu venir, trop persuadé d’avoir tout bien fait. Persuadé d’avoir eu ce qu’il méritait avec ce foutu poste.

« Tu es encore là, alors tout va bien. Je n’ai rien à te pardonner, tu as su faire le bon choix. Ne pleure pas, s’il te plaît. Je vais faire ce qui est en mon pouvoir pour que Kirigakure partage ma vision. Maintenant, tu veux bien rentrer avec moi ? » Il lui adressa un sourire court mais honnête, ne montrant pas sa dentition mais exhalant la bienveillance de ses mots qu’il pensait, chacun. Pourtant, sa seconde main contre sa cuisse, cachée par un pan de sa veste, voyait ses jointures devenir plus blanche que son masque osseux. À l’intérieur, il bouillonnait. D’une lave volcanique qui aurait carbonisé le plus solide des métaux. Il était agité d’un Torrent devenu fou, indiscernable dans son apparence ou ses manières, sa prose.

Il se retourna, et jaugea le firmament qui semblait se moquer de sa faiblesse, puis fit un petit volte-face en tendant une main à la Lunaire. Hanzô allait rentrer au village. Il allait pour un temps encore incarner celui qu’on attendait. Mais ce qui en ressortirait serait totalement différent. Plus de respect, plus de précautions ni d’attentes de quiconque. Kyoî ? Sôsuke ? Ils seraient avec ou contre lui, mais une chose était sûre. Pour chaque larme versée, il ôterait une vie, quitte à la blesser plus encore. Le Requiem du Squale.


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Jeu 26 Oct 2017 - 12:26
La voilà qui arrivait, la nausée. Mélange de dégoût et de rejet, le malaise qui la tenait depuis un bon moment se transformait en relent bilieux de haine. Il lui en faudrait, du temps, pour cesser de se détester. Parce qu’elle avait trahi, qu’elle n’avait jamais voulu vendre la mèche et qu’elle avait été faible encore une fois. Face a Hanzo dont elle attendait une réaction plus viscérale, elle se retrouvait démunie. Tsukiyomi s’attendait à mourir ou subir les mots tranchants du sabreur et pourtant il n’en fut rien. De quoi angoisser car la colère blanche était la pire de toutes. Qu’est-ce qu’un éclat de voix face au bouillonnement incessant de la rage ?

La jeune femme était pétrifiée, elle attendait la sentence qui ne venait pas. Au lieu de cela, des mots d’une bienveillance froide. Si elle avait ete rationnelle, elle aurait compris plus tôt qu’il n’en avait pas après elle, mais tout se mélangeait dans un tel chaos. Ceux qui subiraient les foudres de Kiri n'étaient autres que ses amis les plus proches, la famille qu’elle aurait pu choisir pour fonder la sienne. Jamais elle ne pourrait accepter d’avoir agi de cette façon. Elle porta une main à son ventre, ignorant si cela avait seulement du sens. La Lunaire n’en savait rien, elle était dans le flou.

“ Je te suis.” Murmura-t-elle d’une voix si basse et douce qu’on l’aurait crue appartenir à une enfant. C'était un peu ce qu’elle était, une enfant indécise, enchaînant les erreurs comme si elle venait seulement de naître. Fragile. A la merci du monde et des loups qui le peuplaient. Avide de reconnaissance et d’attentions, désireuse de faire ses preuves et de mériter l’amour de ses parents. Le Torrent tendit la main et elle n'hésita pas une seconde à la saisir. Elle voulait croire à sa sincérité, a l'opportunité de devenir la protégée de quelqu’un et de ne plus avoir à surveiller ses arrières. C'était aussi tout ce qui lui restait maintenant qu’elle s'était aliéné tout ce qu’il y avait de bon dans son existence. D’un pas hésitant, elle le suivait en direction du village. A peine consciente qu’elle émettait un son, elle ajouta d’une voix tremblante.

“ Merci. ”


Merci pour quoi ? Rien de précis, tout à la fois. Pour avoir accepté la Kaguya en premier lieu, lui avoir pardonné son égarement, l’avoir épargnée peut être. Pour avoir change d’avis. Elle ignorait sciemment son comportement précédent, celui qui l’avait mise a genou sur le sombre sentier de Kiri. Tsukiyomi ne pouvait simplement plus se permettre d’envisager le côté sombre d’Hanzo alors qu’il serait peut-être son seul allié dans sa reconstruction.
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Ven 27 Oct 2017 - 3:39

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Elle accepta sa main et aussi son invitation. Celle à laisser tout cela derrière eux pour rejoindre la cité qui elle n’avait rien contre la Kaguya, sa peau bleu et ses problèmes. Kirigakure no Satô était une mère aimante, Hanzô du Torrent lui serait un père indolent et violent qui punirait ses rejetons récalcitrants à grand coup d’une ceinture écailleuse que beaucoup, après l’avoir découverte, préféraient maintenant éviter. Et pour cause, elle était terrifiante une fois sur le champ de bataille, doublant de taille et se gorgeant d’énergie vitale, presque ricanant, complètement mortelle. Le prolongement d’un bras déjà meurtrier donc chaque muscle avait mémorisé d’effrayantes prises qui seraient appliquées consiencieusement à l’ennemi. Ce même ennemi qu’il aurait protégé de ses chairs quelques jours plus tôt ; tout était flou mais devant Tsukiyomi il se devait de ne montrer aucune faille. Le voir la menacer et exhaler de ce chakra aqueux était déjà en soi une défaite, perdant le contrôle sur ce masque non-hostile qu’il se devait d’afficher envers chaque Kirijin. Certes elle méritait peut-être une punition, mais il n’en déciderait pas lui-même. Le Kage était là pour ça après tout. Lui se contenterait d’exécuter les rebus ; son masque de Kyoî tombait à pic pour cela.

« Merci d’avoir choisi Kiri. Plutôt que Watari et… Les autres ? Tu peux compter sur moi. Tu veux rentrer au Domaine Kaguya ? Je peux t’héberger pour la nuit, si tu le désires. » Il ne comptait pas profiter du corps fin de la demoiselle, ce n’était pas le genre de la maison et aucune de ces pensées n’allait en ce sens, trop occupé à mâcher cet os allégorique. Celui-là même qui serait bientôt remplacé par cadavres, et mort environnante. Il voulait seulement qu’elle en vienne à se confier, et qu’elle soit fin prête pour affronter et la direction, et son clan. Il serait la fondation sur laquelle elle pourrait se reconstruire, et cela lui éviterait de faire une bêtise. De partir seul pour les chasser.

Hanzô continua donc sa route jusqu’à avancer aux portes, où il lâcha sa main pour serrer celle du garde et lui adresser un simple signe de tête qui indiqua qu’ils n’avaient rien à déclarer. Et voilà qu’elle leur ouvrait les bras, désireuse d’être abreuvée des propos de ses enfants.



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Ven 27 Oct 2017 - 12:34
Il n’avait pas à la remercier. Elle même ne se félicitait pas. D’une façon comme d’une autre, elle se trouvait trop faible, elle maudissait le moment où ce choix s'était posé sur sa route. Soit elle était trop faible pour embrasser la liberté, soit trop faible pour dévouer son existence à Kiri, ce village qu’elle avait fondé. En cet instant elle n’avait aucune gratitude et n’en méritait pas non plus, elle haïssait le monde et ceux qui y vivaient autant qu’elle se détestait elle même. Si elle était partie à l'âge de quinze ans, au moment ou tout basculait, elle n’en serait pas là. Pas de Watari, pas de Ayuka, pas de Kiri, pas de Hanzo. Peut-être pas de Tsukiyomi non plus d’ailleurs, mais elle serait morte libre, sans peiner qui que ce soit et sans regrets. Presque dix ans plus tard, où en était-elle ? A pleurer sur son sort comme une enfant.

“ Je ne veux pas être seule. ” Répondit-elle dans un souffle. Elle ne savait pas le moins du monde a quoi s’attendre mais elle ne voulait surtout pas retourner au domaine Kaguya. Elle l’aurait fait si elle avait été seule, à n’en pas douter. Terrorisée, enfermée dans sa chambre pendant des jours, mais elle l’aurait fait, priant pour que tous oublient son existence. Avec Hanzo elle savait qu’elle pourrait se forcer à vivre, bouger, peut-être même parler. Si la lunaire se laissait aller à la solitude en cet instant, elle n'était pas sûre de sortir de son silence et sa léthargie pour un bon moment. C'était sans compter les éventuels gestes inconsidérés qu’elle pourrait avoir envers elle ou envers les autres. Ces dernières heures avaient bien montré qu’elle était incapable de faire des choix sains pour elle et pour ce qui dépendrait d’elle, plus tard.

Lorsqu’ils entrèrent enfin dans le village, après avoir annoncé leur arrivée aux gardes, la Lunaire prit le bras du sabreur. Pour qu’il la guide jusqu'à chez lui, et mais aussi dans une confession silencieuse, elle avait besoin de son soutien jusqu'à la guérison. Tsukiyomi angoissait de ne pas savoir ce qu’il pensait, ce qu’il prévoyait, lui qui avait une si grande importance dans les événements à venir. Mais s’il était si silencieux sur ses intentions, c'était peut être parce qu’il ne l’imaginait pas en état de les entendre. Et il aurait raison de le croire.
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Ven 27 Oct 2017 - 13:14

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Dans une autre situation une si délectable demoiselle à son bras aurait suffi à détourner son esprit de teles pensées mais dans ce cas bien précis, la tempérance dont il faisait preuve pour ne pas se déchaîner et entamer sa course effrénée vers un futur certain occupait toute la place. Non, Peau-de-Requin ne sortirait pas de son opaque emballage, pas ce soir ou ce matin. Il ne savait plus trop, la notion du temps lui étant étrangère. À la faveur de la nuit, le sombre traqueur se prélassait dans les sentiments et la logique froide au lieu des entrailles de ses ennemis. Et toujours, inlassablement, il affichait cet air si commun sur son faciès. Une fine pellicule qui ne craquelait pas malgré l’animosité malsaine qu’elle contenait.

Les rues étaient vides. Quelques ivrognes, des ninjas de retour de mission, un ou deux Yuki assis là à discuter et à le foudroyer du regard. Forcément, vu son lien avec Sôsuke et sa nomination, il était vu par les membres de la Glace clanique comme tout autant responsable pour la décision du chef de guerre. Hanzô se contenta de les ignorer, et d’encore l’ignorer Elle. Elle qui lui susurrait de la nourrir. Pour combien de temps en serait-il capable, là était l’interrogation qu’il fallait se poser. Que les concernés s’étaient déjà posés, tournée autrement.

Depuis son ascension à ce pouvoir tout relatif, le Torrent s’était enfin vu attribuer une résidence à la hauteur de sa légende, dans un coin des plus tranquilles. Les quartiers résidentiels des différentes familles et ceux des civils en étaient bien loin et à peine un kilomètre plus loin du dojo, surplombant ce dernier, une demeure typique de l’ère féodale à qui l’urbanisation n’avait rien changé, gardant ce charme atypique. Comme l’endroit des Sabreurs, un large Torii –lui bleuté tatoué des Kanjis signifiant « Torrent » servait de porte d’entrée au petit domaine. La route vers sa maison tout juste acquise fut tranquille, et il resta muet, se laissant le temps, lui laissant. Pour réfléchir, digérer. Petit à petit, il mettait sous clé son animosité pour se concentrer sur ce qu’il pouvait régler.

Ouvrant la marche il fit grincer les larges portes de bois en posant la paume de son bras libre contre, tout en se détachant sans arrière-pensée ou signification de la bleuté. Au centre d’une large pièce dont le sol était recouvert d’un tatami duveteux, une table large mais basse trônait comme seul meuble en plus d’une commode d’un autre âge. Il s’assit et invita la Lunaire à en faire de même.

« Ne fais pas attention, j’emménage. Bon. » Il inspira, cherchant ses mots. « Que peux-tu me dire sans trop mettre de culpabilité sur tes épaules. Sache que tout ce que tu m’avoueras, cela sera ça de moins d’extirper par les interrogateurs. J’ai l’air de te manipuler, hein.. » Un long soupir, sa paume vint heurter son front doucement. « J’suis pas doué pour ça. »



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Ven 27 Oct 2017 - 15:54
Se laissant guider, docile, Tsukiyomi levait à peine les yeux. Elle s’accrochait au sabreur sans se douter le moins du monde de ce qui se passait dans sa tête. Ignorant volontairement qu’elle était peut-être autant en danger proche de lui ainsi que si elle retournait auprès des siens. Mais quitte à ce que sa sollicitude soit fausse, elle pouvait au moins se convaincre du contraire. Être naïve, et croire a ses mots et au peu de chaleur qu’il avait a son egard. C'était à peu près tout ce qu’elle pouvait avoir en cet instant.

La demeure du Torrent, elle n’y porta qu’un regard perdu, vague, préférant continuer son chemin, ignorant la douleur dans ses entrailles et la nausée. Maintenant qu’elle ne craignait presque plus pour sa vie, voila que ca revenait. Le déni rendait les choses bien pire. Mais elle n'était pas au bout de ses peines. Sans se faire prier, la Lunaire s’installa en face d’Hanzo lorsqu’il l’invita à le faire. Voilà le moment ou elle devait répondre de ses actes et surtout, se faire torturer pour des informations. Émotionnellement cette fois. Seulement il serait bien déçu, elle ne savait que très peu de choses. A cette idée, Tsukiyomi se demanda si Watari n’avait pas prévu ce genre de revirement de sa part, gardant les informations sur le voyage pour lui, se fiant à la seule confiance de la Kaguya pour qu’elle l’accompagne. Un coup de poing dans le coeur, de savoir qu’il était si méfiant et qu’elle n’avait fait que confirmer la légitimité de sa stratégie.

“ Je ne sais rien d’autre, Hanzo. Nous devions prendre un bateau, je suis montée dessus, puis je suis repartie. Mais je ne connais pas la destination ni le plan de voyage. Je n’ai pas demandé …” Commença-t-elle en retenant ses sanglots. Pas encore une fois, mais qu’est-ce qui la prenait de pleurer ainsi sans arrêt ? Elle le savait bien. “ J’avais confiance en lui.” Et elle avait toujours cette confiance. C'était en elle et en l’avenir qu’elle n’avait plus foi. Si ses craintes étaient avérées - et elle était bien placée pour le savoir, les signes ne trompaient pas - en aucun cas elle ne pouvait se permettre une telle décision. Ou bien le pouvait-elle ? Sa décision n'était qu'à moitié rationnelle. Tout comme ses pensées en cet instant, lorsqu’elle se décida a livrer son douloureux secret.

“ Hanzo …” Reprit-elle en faisant une pause. Devait-elle vraiment le dire ? Une fois prononcée, la sentence deviendrait réelle et le déni n’aurait plus de place. La nausée l'étouffait presque, ce poids sur son coeur et sur son estomac était bien trop lourd. “ Je suis enceinte. De Watari.”
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Ven 27 Oct 2017 - 19:29

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D’abord elle répondit par la négation à ses questions qui n’avait comme vocation qu’à épargner de longues heures de souffrance à la demoiselle qu’il avait trouvée en détresse, et qu’il avait agressé de prime abord. Certes, il les savait maintenant partis en bateau mais ce ne serait pas suffisant pour qu’elle ne soit pas questionnée par le régime sur le pourquoi du comment. Et au fond, tout au fond de ses entrailles, l’envie de recourir aux moyens de jadis pour obtenir ce qu’il désirait griffa les parois, essaya de faire valoir ses droits et son poids. Son bon côté ; grâce à cela il aurait sûrement de quoi monter un plan de recherche à la hauteur de ses ambitions. En arrière-plan, Hanzô faisait la liste de ceux qui étaient partis. Eiichiro, Watari. Qui d’autre ? Il n’alla pas jusqu’à lui poser la question. Le shinobi se demanda un cours instant ô combien elle pouvait être naïve pour avoir voulue suivre un projet dont elle ignorait jusqu’à la destination. Mais il se ravisa d’en faire la remarque. Cela ne lui coûtait pas tant que ça après tout, il avait appris à l’apprécier autrefois et sa position de faiblesse calmait naturellement les ardeurs du bras-droit.

« Je crois comprendre. Mais ta confiance, il va falloir la placer ailleurs, dorénavant. Tes pions, aussi. C’est ton avenir que tu joues là. » Sérieux, solennel. Elle était une étoile montante, un espoir pour le village. Il ne fallait pas tout gâcher en essayant de protéger ceux qui avaient signés leurs arrêts de morts consentis, accord tacite de tout apatride qui se livrait à l’exercice ardu.

La façon dont elle venait de prononcer son prénom. Il comprit pendant sa pause que ses prochaines palabres ne seraient qu’au niveau de ce qu’il avait appris avant. Sa voix tremblante et hésitante tonna dans la pièce qui fit raisonner ses mots tant elle était vide. En seiza devant le meuble, les bras apposés sur la table, ses yeux bleus dans ceux de la Lunaire, il entendit. Enceinte. Watari. Son image du preux samouraï l’ayant aidé à fonder la nation cachée s’effritait à chaque syllabe. Déserteur, père fuyant. Il n’en savait rien au moment de sa désertion ? Peut-être. Rien n’était plus sûr, Tsukiyomi était floue depuis le début de cette conversation. Et cela n’arrangeait rien. Une seconde passa, le Torrent stoïque, toujours imperturbable. Puis un de ses sourcils se leva, d’incompréhension. N’était-il pas son ami ? Il aurait pu se permettre une remarque sur l’intérêt de la jeune femme pour le coït avec ses plus étroites relations sans amour, mais il n’en fit rien. Ce n’était point le moment d’être blessant, la vie s’en était chargée pour lui.

« Votre avenir, alors… Kso. J’ai été exposé à tout un tas de situations, mais celle-ci. » Il soupira, non pas par dédain ou pas moquerie. Seulement car la solution parfaite ne lui venait pas. L’avorter avec Samehada ? Ce n’était pas une option viable. « Je vais faire de mon mieux pour t..vous protéger à partir de maintenant. Mais tu as perdu le droit de me cacher quoi que ce soit. Et j’espère que tu comprends que quand je dis vous, ça ne veut en aucun cas dire le procréateur. Son crime, il va le payer. Et ne prend pas ma gentillesse pour de la faiblesse. Ne te mets pas en travers de ma route. » Il ne la menaçait pas. Mais dans son état, elle ne pouvait sciemment partir à l’aventure sans risquer deux vies au lieu d’une. Il se leva, tourna le dos à la Kaguya et sortit du buffet une large bouteille contenant une bonne dizaine de litres qu’il débouchonna avec ses dents, pour en boire en une fois une quantité gargantuesque. Si les Kaguya apprenaient ça… Il fallait un plan. « Je ne te propose pas, hein. Qu’est-ce que t’as prévu au juste ? »





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Ven 27 Oct 2017 - 23:15
Il était presque attendrissant, ce grand type, avec ses vérités lancées si simplement. Il faudra ceci, tu devras cela. Parce qu’elle savait très bien qu’il avait raison, elle savait déjà toutes ces choses. C’était avec toute la vérité qu’on pouvait percevoir la complexité de la situation et c’est bien pour cela qu’elle la lui livra de but-en-blanc, sans fioritures. La vérité, c’était qu’évidemment, elle ne s’attendait pas le moins du monde à tomber enceinte de son meilleur ami. La nuit qu’ils avaient passé ensemble, qui demeurait un bon souvenir, elle ne la considérait pas comme une erreur. Elle avait fait un choix, lui aussi, et ils assumaient tous deux leurs actes sans problème. Leur imprudence en revanche était regrettable de la part de deux adultes.

L’incrédulité, cet air contrit qu’il prenait, tout cela arracha à Tsukiyomi son premier sourire depuis qu’elle l’avait croisé sur le sentier de Kiri. Un sourire désabusé, l’air de dire “je comprends ta frustration j’en suis même la première informée”. Elle même avait bien eu le temps de songer aux soucis que la situation lui posaient. Mais elle n’avait à aucun moment envisagé de se défaire de cette vie qui, semble-t-il, grandissait en elle. Probablement parce qu’elle n’avait jamais fait face à la situation jusqu’à présent, tant qu’elle ne le disait pas à voix haute, cela pouvait rester une hypothèse. Tout devenait vrai, à présent. Quant à cacher des choses au sabreur … Que pouvait-elle bien encore lui cacher ? Il avait les moyens de la forcer à parler de toute façon, et n’avait pas l’air prêt à s’en passer. C’était triste d’en arriver à de telles pensées, mais si elle voulait se préserver elle n’avait pas d’autre choix que de faire comme il l’ordonnait. Elle ne lui avait jamais menti, et ne commencerait pas ainsi.

“ Je ne t’ai jamais menti, je vois difficilement comment ça peut devenir soudainement un reproche que tu me fais.” Répondit-elle. Car, pour elle, les supplications qu’elle avait lancées à son encontre plus tôt n’avaient rien du mensonge consenti et tout de l’égarement, et de l’instinct de conservation. Lui qui voulait la protéger ne pouvait lui reprocher une telle chose. Elle ne releva pas la menace faite à l’encontre du père de son enfant cependant, elle n’était pas en position d’obtenir son absolution.

“ Je n’ai rien prévu. Je ne sais absolument pas quoi faire. Mais d’ici quelques mois, les Kaguya remarqueront bien le problème qui est le mien et me le feront payer.”

Douce ironie que de constater qu’elle avait eu faux sur toute la ligne. Son enfant à venir et elle étaient à la merci des Kaguya et sa grossesse ne faisait qu’aggraver son cas. Au bout du compte, déserter aurait été la solution la plus évidente pour obtenir une petite chance de vivre décemment. Un soupir. Il exprimait toute sa déception, et la perdition dans laquelle elle était en cet instant fatidique.
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Dim 29 Oct 2017 - 16:01

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Au moins la Lunaire souriait, chose rare depuis qu’il l’avait rencontrée là, les yeux gonflés par le chagrin et les regrets, le doute et le questionnement. Fondamentalement il y avait des éléments de tout cela qui touchaient Hanzô. S’il était exposé à la même chose, il n’irait pas à pleurer ou s’écrouler ; mais il se poserait sûrement les mêmes questions que la Kaguya. Mais visiblement elle semblait le croire encore capable de l’acculer, prenait en matière de reproche une main tendue qui voulait seulement clarifier, unifier une relation qui tendait tantôt vers le chaotique et tantôt vers le mentorat. Comment pouvait-il la guider et lui ‘apprendre’ si elle s’évertuait à choisir à lui la facilité et des amis qui perdraient à coup sûr la vie dans une tentative désespérée. Car oui, il allait éventrer Watari, faire fi de leur relation passée pour se muer en courroux de Kirigakure no Satô ; qui ne portait pas le titre de village militaire pour rien. Sôsuke pensait peut-être attendrir la politique mais dans le coeur de beaucoup de ninjas, il n’en restait pas moins que l’odeur et le goût du sang restaient des choses tentantes, surtout quand il giclait des corps inertes de traîtres félons.

« Je suis beaucoup de choses, mais pas stupide. À ta place, même si je ne cautionnais pas l’acte, je pourrais cacher quelques détails. Mais soit, je te préviens juste de ne rien me cacher, je n’ai dit à aucun moment que tu le faisais. Ce n’est donc point un reproche, tout au plus une sommation pour le futur, si nous voulons établir un lien durable où je te serai vraiment utile. » Tranquillement toujours debout, sa main autour du goulot, il se laissa redescendre les deux genoux à terre pour reprendre une position qui seyait mieux à cette discussion, plutôt que de la toiser, presque deux mètres plus haut.

« Tu te doutes bien qu’il va falloir remédier à ça avant qu’ils le découvrent eux-mêmes. Et agiter la banderolle du ‘Watari est le père, crevez si ça vous plaît pas’ est suicidaire. Pour l’heure, tu as quelques mois. Précieux, où il faudra réfléchir à tous les aspects. Peut-être lui trouver un père de substitution. Ou… Obliger les Kaguya à t’accepter telle quelle. » Un demi-sourire qu’il ne s’évertua cette fois pas à cacher. Il dégageait cette même aura froide qu’elle avait pu ressentir à la première évocation de l’entité clanique, à leur première rencontre.

Elle se trompait. Déserter enceinte? Prendre le risque que l’homme en face d’elle parte sur ses traces, une meilleure solution? La Bête à Forme Humaine était bien plus effrayante que le courroux d’un clan de hyène osseuses.








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Dim 29 Oct 2017 - 19:55
De toute évidence et encore une fois, Tsukiyomi avait faux sur toute la ligne. Mais si Hanzô semblait la connaître et lire en elle si facilement, elle ne pouvait pas se vanter d’avoir la même clairvoyance. Et, de toute façon, à chaque fois qu’elle le voyait, elle était au plus bas. Comment pourrait-elle seulement lui prouver un jour sa valeur, qu’elle n’était pas cette brindille faiblarde qu’il voyait à chaque fois ? Mais en l’état, elle avait besoin de son aide, de conseils, et pas seulement d’être bousculée. Elle avait besoin d’y voir clair, et d’avoir un plan, net, rationnel, et de savoir où poser ses pions, justement. La jeune femme en avait bien peu, raison de plus pour savoir comment s’en servir. Pour commencer, la Lunaire devait s’assurer qu’elle ne serait pas considérée différemment à cause de sa condition. Il était hors de question qu’elle assume un tel revirement juste pour une histoire de coucherie.

“ Personne ne doit savoir. Tant que je ne l’annoncerai pas moi-même tu dois être le seul au courant. Je n’ai pas décidé de ce que j’allais en faire, il est hors de question que ça définisse mon présent comme mon futur.” Annonça-t-elle d’un ton péremptoire. Elle avait fait confiance au Torrent, hors de question que ça lui retombe dessus ensuite. Tsukiyomi aurait tout aussi bien pu garder cette information pour elle et se laisser le temps d’y réfléchir seule, mais elle avait songé qu’il pourrait être d’une aide précieuse, ou au moins que son avis pourrait l’aider à avancer. La jeune femme espérait seulement ne pas avoir commis une erreur de jugement.

“ Si je viens à informer quelqu’un d’autre de cet état de fait, le nom du père doit rester secret aussi.” Ajouta-t-elle en regardant la massive bouteille de Hanzô avec un peu d’envie. Elle n’était pas spécialement portée sur la boisson, mais un moyen de se détendre, de souffler et se sentir un peu plus à l’aise et en sécurité ne se refusait pas. Elle haussa les épaules. Inutile de demander, quand bien même elle n’était pas encore certaine de vouloir assumer ce rôle de mère, elle préférait ne pas en être une mauvaise tout de suite.

“ Un père de substitution ? Et qui donc ? Je te rappelle que mes amis les plus proches viennent de se tirer et qu’ils ne sont plus exactement dans les bonnes grâces de Mizukage. Ils n’étaient déjà pas dans celles des Kaguya alors …” Et c'était sans compter que cette conception tenait du miracle pour quelqu'un qui, comme elle, n'avait habituellement aucun penchant pour la gent masculine. Un rire désabusé. Elle en devienait presque cynique, elle qui combattait toujours l’optimisme au fond d’elle n’en trouvait plus une goutte. Et si cette situation avait eu raison de cet aspect de sa personnalité ? “ On dit que les mères peuvent soulever des montagnes pour protéger leurs enfants, si c’est vrai j’en aurais bien besoin pour calmer les éventuelles envies de punition des Kaguya.” Termina-t-elle avec un sourire narquois. Tsukiyomi avait terriblement mal, une boule dans la gorge et un besoin irrépressible de souffrir physiquement, de se punir, pour évacuer ce mal-être. Mais autant en rire, les mois à venir seraient chaotiques de toute façon.
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Au bord du précipice. | ft. Kyūryū no Hanzō

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