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La porte s'ouvre. Le destin marche. Le mystère demeure. La question plane. (Ft. Senku)


Ven 20 Oct 2017 - 0:53

« La vie, ce n'est pas avoir et obtenir, mais être et devenir. »

Le soleil se lève à peine. Durant un instant, le ciel se colore de multitude d’oranges. Le vent se lève doucement, rendant la mâtiné glaciale. Tout du moins, tu le pressentais. Entre croire et ressentir, quel est la vérité ? Le ressentiment. Sans aucun doute. Ou peut-être un peu. Néanmoins, la fraîcheur ne te dérangeait pas. Si tu commençais à trop te vêtir, tu allais finir par avoir chaud plutôt qu’autre chose. Non, aujourd’hui, il te fallais toute ta mobilité. Oui, tu avais enfin réussi. Tu allais pouvoir découvrir un peu le monde. En dehors des murs. Mais tu ne pouvais pas y aller seule. Il te fallais un Chûnin. Un accompagnant. Une nounou. En bref, un gêneur. Ou gêneuse. On ne t’avais rien dis. Cela vas être une découverte sans aucun doute. Tu t’y préparas mentalement tout en t’habillant. Ta tenue courte. Une cape. Ton bandeau. Tes shurikens. Tes griffes. Des bandages. Du papier et un pinceau. Normalement, tu avais tout. Tu mis tes griffes. Aux pieds. Aux mains. Et tu partis.

Tu ne faisais aucun bruit. Tu ne voulais pas emprunter les larges routes. Le monde commençait déjà à s’éveiller. Tu allais trop attirer l’attention. Alors tu partis dans l’ombre. Un ami. Un ennemi. Un compagnon. Un objet. Aussi impénétrable que tu ne l’es. Aucun bandit ne venait te déranger. Un réconfort. Cela t’évites de devoir déjà transpirer. Quoi que … Tu ne transpirais pas pour mettre une bonne raclée aux déchets. Mais cela t’aurais fais perdre du temps. Alors que tu devais arriver la première sur les lieux.

Tu t’arrêtas à l’extrémité de la rue. Ou au début. Cela dépendait d’où on venait. Tu reniflas l’air. Tel un animal. En étais-tu un ? Oui. Non. Un humain. Tu es un humain. Ne l’oublie pas. Alors pourquoi, pourquoi fais-tu cela ? Une habitude. Ou la peur. Cela dépendait encore une fois du point de vue. Tu te mis en position. A quatre pattes. Tel un fauve prêt à bondir. Une patte relevé. Les fesses de même. Les yeux se fixant sur la porte de la ville. La liberté. L’inconnu. Tu frémissais de plaisir. Un ronronnement se détachant de tes lèvres. Tu te redressas. Tu t’en fichais si quelqu’un t’avais vu. Tu n’en avais que faire. Ton cœur battais seulement pour la suite de l’aventure.

« Ceux qui ne bougent pas ne sentent par leurs chaînes. »

Dangereuse ou non. Inédite, oui. Tu anticipais le vent sur tes joues. Mais tu savais aussi qu’il n’y aurais que des montagnes à perte de vue. Non, tu n’allais pas te laisser abattre. Les montagnes sont silencieuses. Mais pourtant, un faible chant résonne dans les tréfonds de leurs âmes. Une berceuse. Une promesse de mort. Ou bien une berceuse de paix ? Des questions dont la réponse seras derrière la porte.

Mais tu ne pouvais pas encore la franchir. Pas encore. Bientôt. Oui, très bientôt.

Une personne devait te rejoindre. Alors tu patientas. Tu ne disais rien. Seul le silence t’entourait. Tu tendis l’oreille. Pour ne pas te faire prendre par surprise. Et tu attendis. Encore et encore.

Un Genin ne peut partir seul. Mais accompagné, il le peut. Tu enrageais. Pourquoi ne pouvais-tu pas parcourir les environs, seule ? Comme une grande ? Tout cela à cause d’un stupide grade. Tu te fis une promesse. Dont toi seule fut le témoin. Tu monteras en grade et tu pourras parcourir l’horizon. Seule. Sans nounou. Sans gêneur.

Tu te calmas. Tu respiras. Expiras. Refis de même. Encore et encore. Un bref sourire s'étirait sur ton visage. Une grimace. Un sourire de tueuse. Ou un sourire sincère. Tu ne savais pas. Il partit aussi vite qu’il était arrivé. Un mystère qui planait de plus autour de toi. Que la porte s’ouvre. Et que ton destin se mette en marche !




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Dim 22 Oct 2017 - 18:46





不吉護送 - Fukitsu no Kaigo



« La plus grande révélation est silencieuse. »

Des parcelles de temps, des grains d'éternité se faisaient la belle, se cavalaient et s'échappaient pour n'être jamais et pour ne pas exister. D'une fantastique histoire qui dérapait, des trous vides se creusaient dans le quotidien de l’autochtone et, l'image de son corps se fondait dans la sombritude nocturne. L'ennui se collait à sa peau hâlée, il ne restait presque rien, que l'enveloppe molle d'un guerrier au désir fuyant.

S’alternaient le noir et le blanc comme le jour et la nuit, puisqu’il lui fallait tant de peine pour apprécier la vie cloîtrée de shinobi. C’était une question de patience pour le virtuose martial, comme la traversée d’un long tunnel, il devait se fournir de beaucoup de persévérance pour nourrir ses ambitions naturelles.

Puis s’ensuivait ses doutes, des obstacles sur la route nébuleuse de son parcours, de son ascension parmi la communauté civile. Nonobstant ce fait, il ne pouvait y renoncer, car il était tout d’abord un juvénile guerrier, doté d’une réelle envie d’avancer. Mais pour se faire, le Yasei devait apprendre à s’ouvrir à autrui, son tempérament introverti restreignait fortement son adaptabilité parmi ses homologues.

« Je tenais juste à m’assurer que vous êtes digne de confiance, Yoshitsune-san. Car ce que je vais vous dévoiler pourrait nuire à ma carrière de shinobi, je compte sur votre discrétion à ce sujet. Même si vous êtes libre de me dénoncer à votre frère. » Rétorquait l'Ostrogoth avec assurance.

Son regard pâle se posait et restait figé sur celui de son interlocuteur, un individu qui sur l’instant présent, lui semblait étranger, tant il se méfiait. Lui le garçon primitif, que l'on nomme ‘Sauvage’ qui n'avait pour plaisir que de courir les bois et les montagnes, défier les scélérats dans de rudes combats leur rendant coups pour coups et ne craignant personne.

« La tombe sur laquelle je me recueillais, elle n’est autre que celle de Yamada Shinobu, déserteur de notre village. Et comme vous vous en doutiez, lui et moi étions de proches amis. » Révélait-il sereinement.

Il était des soirs d’hiver où le ciel se confondait avec le gris du temps aux brumes incertaines, près de l’âtre des ans sa mémoire se dissolvait dans les flammes d’hier aux allures lointaines. L’intonation de sa voix se faisait plus fluide, moins hésitante, rien ne semblait effréné sa confession.

« J’ai tenté de l’en empêcher, je l’ai même facilement vaincu. Mais j’ai ensuite été faible, mes sentiments amicaux ont pris le dessus et je l’ai laissé partir, à moitié-mort. Shinobu a je pense, succombé aux séquelles de notre affrontement. » Concluait-il, légèrement transpirant face à la chaleur environnante.

Son corps athlétique et ruisselant s’enfonçait dans l’eau chaude et bégnine, la vapeur thermale caressait son faciès peinturluré, engendrant des gouttes de sueurs coulant le long de son visage aux traits fins. Le Yamagenzõ n’était dorénavant plus victime de ce fardeau, libérant son sac auprès de l’adepte du Bushidô sans tergiverser, comme s’il n’avait vraisemblablement, plus rien à perdre.


© GS'

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急激 -Yasei no Senkū
«  There are things in life that are inevitable; I am powerless to control them. The Sun will rise and set, the tide will come in and go out, the seasons will change, the birds will fly South for the winter and return in the spring, and the caterpiller will transform itself into a beautiful butterfly. Somehow, I feel reassured by this because many other things in life are so transient - so momentary... »


Dernière édition par Yaoguaï Senkū le Jeu 26 Oct 2017 - 0:40, édité 1 fois
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Lun 23 Oct 2017 - 21:57


« On a qu'une seule fois l'occasion de faire une première bonne impression. »

Tu attendais. Le temps ne passait pas vite. Tes pensées, si. Un peu trop vite. Mais ton attente ne fut pas longue. Pas trop. Juste un peu. Car la personne qui t’était assigné était arrivé. Un homme. Un ninja. Qui était plus grand que toi. Avec une aura gigantesque. Une peau de fauve le recouvrait. Il jugeait les alentours. Il finit par te juger. De haut en bas. De bas en haut. Aucune étincelle dans ses yeux. Tu ne savais pas quoi en penser. Avis positif ? Ou Négatif ?

Il te parlas. D’une voix grave. Son nom et prénom. Senku. avec un léger rictus. Tu ne savais pas si cela était un vrai sourire. Un sourire de bête enragé. Ou bien un rictus pour démontrer sa supériorité. Son agressivité. Impose-t-il sa dominance sur toi ?

Il te lançais un ordre. Te nomma par un simple mot : “Femme”. Comme si tu n’étais rien que cela. Une simple femme. Alors que tu es autant ninja que lui. Alors que tu te bats autant que lui. Alors que tu mourras sur le champ de bataille, tout autant que lui. Le serpent de la colère s’enroula autour de tes membres. Tu te crispais. Il n’avait rien vu. Ou bien il s’en fichait. Il était déjà parti vers la porte. La porte de la liberté. La liberté te tendait les mains.

Alors tu te forçais à te décrisper. A avancer pas par pas. A ne pas sauter sur son dos. A son dos qui avait l’air bien ferme. Et pas que son dos. Tu te forçais à remonter les yeux.

« Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine elle est mortelle.»

Puis une question. Sur tes origines. Sur ton clan. Ta famille. Tu n’ouvris pas la bouche. Il allait peut-être être ton guide. Mais en aucun cas un allié. Ni un ami. Un simple homme. Comment pouvait-il t’adresser la parole après l’affront qu’il t’avait dis ? Alors tu humectas tes lèvres. Pour prendre la parole. De la voix la plus froide que tu pus.

_ Kinoshita. Non.

Ni plus, ni moins. Des réponses courtes à ses questions. A quoi bon ouvrir la bouche trop longtemps ? De plus, il ne vaut jamais rien dire de trop long sur ses origines. On ne sait jamais quels informations pourraient filtrer. Qu’il se contente de cela. Mais tu n'oublies pas l’affront. Que tu lui retournas, crachant presque le mot.

_ Homme.

Cela suffirait. Amplement. Alors tu continues à avancer. Tu ne connaissais pas les alentours. Néanmoins, tu tenais une distance entre toi et lui. Tu osas même prendre les devants. Tu devais faire deux enjambés pour une contre lui. Mais tu t’en fichais. Faites que les montagnes lui coupent la parole. Faites que les montagnes te montrent la sauvagerie des lieux. Faites que la découverte soit aussi merveilleuse que la normalité du village.

Mais surtout, que ta sauvagerie puisse se déchaîner.

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