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Haine Fraternelle [Pv Shuu]


Ven 20 Oct 2017 - 9:47
Ennuyée...

Tu ne voulais pas être là, tu ne savais pas vraiment pourquoi tu étais là. Tu n'étais pourtant pas du genre à te contenter de courber l'échine face à la pression de ta famille qui en avait plus qu'assez de ton comportement agressif. Tu te fichais bien de ce qu'il pensait, ils te considéraient comme indésirable mais tu n'en pensais pas moins d'eux. Mais voilà, désormais que l'ainé avait démontré plus que sa fratrie, qu'il était le représentant du clan Metaru et le plus à même à les porter vers une gloire certaine, tu avais moins d'importance aux yeux de tous.

Tout d'un coup, ton talent était devenu bien plus relatif, et toi qui te reposais dans l'ombre de cet homme désormais dirigeant de ce lopin de terre ne pouvait désormais plus s'y terrer éternellement. Désormais que l'avenir du clan était assuré, tu n'étais plus si indispensable. On te permettait moins de travers, moins de tranquillité. Il fallait désormais davantage grogner pour te faire respecter et à la longue, cela t'épuisait davantage qu'autre chose.

Et te voilà, à tenter de quérir une tranquillité incertaine en te vouant à une tâche que tu ne voulais pas faire. Voir le cadet, celui qui avait échoué mais qui recevait la compassion de tous pour l'instant. Tu ne savais pas vraiment pourquoi tout le monde éprouvait tant de soutien pour cette chose qui avait échoué dans son unique devoir.

Mais tu le savais, si tu n'étais pas la plus à même pour comprendre un être humain de par ton asociabilité, tu savais que tôt ou tard, il allait être oublié. N'être plus qu'un nom dans la tête de chacun. On ne pouvait pas être éternellement compatissant pour une personne ressemblant davantage à une marionnette qu'à une véritable personne.

De toute manière, tu n'avais pas prévu de lui parler, de faire quoi que ce soit avec lui. Le simple déplacement jusqu'ici était déjà un effort incommensurable pour toi. Pas plus tard que cette journée, tu avais déjà agressé deux types qui t'avaient approché d'un peu trop près. Des ignares inutiles de toute manière.. Tu étais sous tension et il fallait à tout prix que tu t'isoles pour récupérer ton coté reposé.

Mais alors que tu te tenais devant la porte de sa chambre à l’hôpital, tu avais un mauvais pressentiment. La sensation que tu allais devoir encore t'écorcher l'esprit pour faire face à une situation particulièrement désagréable. Une situation que tu ne pouvais pas régler avec tes poings ou ta diplomatie particulière.

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Dernière édition par Metaru Reiko le Sam 21 Oct 2017 - 0:26, édité 1 fois
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Ven 20 Oct 2017 - 16:14
- « Eh bien… Eh bien… Regardez qui voilà ! »

Voilà bien une vision à laquelle je ne m’attendais pas du tout : Reiko devant la chambre de notre benjamin. Que foutait-elle là ? Mystère et boule de gomme. Car il y avait de quoi se poser la question. Un sourire aurait pu égayer mon visage puisqu’on parlait quand même de ma cadette, mais rien de tel ne se produisit. On parlait tout de même du vilain petit canard de la famille. Ceci dit, j’étais l’un des rares qui ne la détestait pas vraiment. A quoi bon ? Lui donner une telle importance ne ferait que la conforter dans sa position. Aussi ne m’attardais-je jamais vraiment sur son cas…

Sauf cas extrêmes, évidemment.

Ceci étant dit, je m’étais arrêté devant elle avant de l’observer en silence pendant un petit instant, yeux dans les yeux. Il n’y avait rien de négatif qui transparaissait de mon regard. Ni haine. Ni condescendance. Juste de la curiosité. Qu’est-ce qu’elle venait foutre ici ? Mépriser la chair de sa chair ? Se moquer de lui ? Se complaire dans sa façon d’être et de penser parce qu’elle avait échappé au joug du soshikidan et parce qu’elle était plus puissante ? A bien y réfléchir, toutes les réponses pouvaient être justes. De quoi écœurer quiconque aurait exactement la même réflexion que moi.

Finalement, je finis par me tourner vers la porte de la chambre de Kahei que j’ouvris, la laissant plantée là. Même que je la refermai derrière moi une fois à l’intérieur. Si elle voulait vraiment rentrer le voir, elle n’avait qu’à ouvrir tout simplement. En attendant, je la chassai de mes pensées pour aller poser les fleurs que j’avais apporté dans un vase pas très loin du lit de mon petit frère, puis je m’emparai d’une chaise que je plaçai tout juste à son chevet avant de m’installer auprès de lui pour l’observer dormir paisiblement. Je m’emparai même de l’une de ses mains, puis j’eus un murmure :

- « Pardon… »

J’avais des remords. Beaucoup de remords… Celui de ne pas avoir pu le secourir…

Sur ce plan, j’étais un échec en tant que grand-frère. C’était indéniable.
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Sam 21 Oct 2017 - 0:43
Encore lui...

Pas étonnant après tout. Il était omniprésent ces derniers temps, désormais qu'il avait tant de responsabilité sur ses épaules bien fragiles à ton goût. Mais, tu aurais voulu que dans cette tâche ingrate qu'on t'avait accablé, tu puisses la passer tranquillement, sans difficulté supplémentaire. Mais apparemment, le destin était amené à te faire payer ton attitude. Soit. Pas comme si tu en avais quelque chose à faire après tout.

Celui-ci se contenta de te sortir une tirade avant de pénétrer dans la chambre te laissant derrière cette porte. Tu détestais son regard, il avait le même que tu portais aux autres. Vous vous méprisiez mutuellement, et bien qu'il était la personne avec qui tu avais le moins de conflit, il n'en restait pas moins un ennemi envers ta tranquillité.

Enfin. Tu n'étais pas non plus obligée de faire la gueule en cet instant non plus. Bien que ton visage était souvent ancré dans une agressivité extrême, ici personne ne te voyait. Tu pouvais baisser ta garde l'espace d'un instant. Même s'il n'y avait qu'un mur qui te séparait de tes frères, tu pouvais te repaître de cette solitude éphémère. Un jour tu allais l'avoir... Ce monde libre de toute difficulté... Rien qu'à toi...

Mais en attendant, il fallait suivre la voie qu'on avait tracé pour toi. Jusqu'à ce que tu puisses le faire par toi même. Pénétrant dans la chambre, tu voyais l’aîné au chevet du cadet. Spectacle dramatique et attristant pour n'importe quelle autre personne. Tu ne disais pas un mot, pas pour le moment, tu restais silencieuse tandis que tu t'appuyais sur le mur dans ton dos. Restant muette, tu avais eu au moins le respect de ne pas interrompre son recueillement.

Tu étais bien placée pour savoir qu'être tranquille, ne serait-ce qu'une seule seconde, ne pas avoir à être l’affût du moindre danger, était un sentiment bénéfique. Tu n'allais pas faire subir à ton frère ce que chacun te faisait subir au quotidien.

Après ce qui aurait pu être une éternité, à vivre docilement cette scène, tu vins à t'adresser à tes deux frères.

- Ceci ne se reproduira plus.


Tout ceci était avec ce ton aussi brutal qu'arrogant. Certainement, que ton frère allait le percevoir comme du mépris, et tu essayais de te convaincre aussi que cela en était. Mais bien que tu ne versais pas de larme, que tu n'éprouvais que peu de sentiment pour ce qui s'était passé, cette phrase qui s'était expulsée de ton gosier naturellement était peut être l'unique preuve que tu ne restais pas indifférente au sort de ton frère.

Cela aurait été plus simple pour toi, tu l'avais été. A défaut, tu t'en persuadais à ta manière. N'adressant même pas un regard à Shuu, tu sortais de la chambre. Cette phrase certainement vide de sens pour tous était tout le contraire pour toi. Tu avais été contrainte de suivre cette voie de soldat pour protéger un lopin de terre qui t'était indifférent. Mais, peut être que cela avait changé. Qu'au fond de toi, tu commençais à tracer cette voie que tu n'étais pas encore capable de percevoir.

Protéger davantage de chose que ta propre personne, par ta propre volonté. Qu'elle étrange sensation.

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Sam 21 Oct 2017 - 1:18
- « Oh… Raikage-sama… Je ne savais pas. C’est l’heure de sa toilette… »

Une infirmière était rentrée quelques secondes après la sortie de ma cadette. La jeune femme semblait plutôt impressionnée par ma présence. J’eus un sourire pour la tranquilliser avant d’acquiescer en silence, puis je me levai et sortis à mon tour de la pièce non sans avoir accordé un dernier regard à mon petit frère adoré. Tout le monde pourrait l’oublier, mais pas moi. Il était à jamais dans mon cœur et je mettais un point d’honneur à passer au moins une fois par semaine pour me recueillir auprès de lui. Mon cœur était teinté de mélancolie, mais pour lui, j’irai de l’avant. Encore. Toujours. Sans faillir une nouvelle fois.

Une fois dehors, je retrouvai la jeune blonde sur place. Sans dire un seul mot, j’avais commencé à me fouiller et finis par sortir de mes poches un paquet de cigarettes et un briquet. Je savais qu’il était interdit de fumer au sein de l’hôpital, mais pour une fois, je ne pus m’en empêcher. Ceux qui me connaissaient bien savaient que je fumais que lorsque j’étais stressé, triste ou passablement irrité. Sur le coup, c’était un peu de tout. J’étais non seulement accablé par l’état de mon frangin, mais j’étais surtout en colère. En colère contre moi-même à cause de ma satanée impuissance, mais en colère contre le soshikidan !

Ces chiens galeux allaient payer pour tous leurs crimes…

- « C’est rare que je sois totalement de ton avis… »

J’avais fini par briser le silence entre nous. Sachant pertinemment que Reiko était une taiseuse qui n’aspirait qu’à sa fameuse tranquillité, j’avais pour habitude de la laisser seule et ne pas lui adresser la parole. Nous avions même passé plus d’une année sans nous adresser la parole. Si j’avais été très envahissant avec Kahei, pour ne pas dire un grand frère poule, ce fut tout bonnement le contraire avec la blonde. Je fus l’un des tous premiers Metaru à avoir compris son fonctionnement. Nos nombreux accrochages qu’ils soient physiques ou verbaux m’avaient ouvert les yeux sur son cas à un moment donné.

- « D’ailleurs j’ai hâte d’y voir comment tu t’y prendras… »

Oui, j’avais hâte. Parler était une chose. Agir, une autre. Je savais également qu’elle était une femme d’actions, mais je voulais voir comment elle se démarquerait par ses initiatives. C’était quand même ironique voire même risible de constater qu’une personne qui n’avait aucune attache pour son clan, ses concitoyens et sa terre, voulait quand même œuvrer pour eux. Là-dessus, la jeune femme apparaissait comme une énigme à mes yeux. Etait-ce pour prouver à la cité entière ce qu’elle valait ? Autosuffisance ? Vanité ? Va savoir. Mais quelque part, j’étais satisfait. Pas en tant qu’ainé. Mais en tant que raikage.

Une fois la clope allumée, je tirai ma première taffe, les yeux fermés. Taffe qui eut pour effet de me tranquilliser.

J’étais à présent serein.

Serein et déterminé.
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Sam 21 Oct 2017 - 1:54
Tranquille...

Tu t'étais extirpée de cette ambiance anxiogène mais voilà que bien rapidement, tu fus rejoins par l'autre blond de la famille. Aussi tôt, il se mit à fumer, comme à son habitude lorsque la situation le dépassait émotionnellement. Si tu étais la plus agitée de la famille, il n'était pas un exemple de sérénité. Ça pouvait néanmoins se comprendre, il avait toujours été plus proche de Kahei qu'il ne l'avait jamais été pour toi. Tans pis... Ce n'était pas comme si c'était un manque que tu t’efforçais de combler d'une manière ou d'une autre.

Il y avait bien un moment où tu avais été une petite fille normale, sans aucun complexe vis à vis de l'existence. Mais la seule chose que tu pouvais retenir aujourd'hui de cette période là de ta vie était une profonde sensation d'angoisse, de solitude et d'abandon. Chose qui n'avait jamais été perçue par personne.

Tandis qu'il affirmait tes dires, tu arquais un sourcil. Tu te doutais bien qu'il n'allait pas dire le contraire, mais de là à te le signifier ? Tu haussais les épaules au fond de toi, pas besoin d'en dire davantage la-dessus. Dans tout les cas, tu étais perdue à une autre occupation, tu avais acquis des responsabilités et une force en un laps de temps bien plus court que la moyenne. Mais pourtant, tu avais cette sensation que ce n'était pas assez. Tu ne pouvais pas vraiment tenir ta parole si tu restais faible.

Vint le moment où tu eus l'envie de partir d'ici. Pas besoin d'allonger cette discussion que tu ne voulais pas avoir. Tu allais certainement voguer à ton entrainement draconien et solitaire quotidien. Il n'y avait pas soldat qui s’entraînait davantage que toi, après tout, ce n'était pas comme si tu avais véritablement autre chose à faire.

Mais celui-ci écourta ta volonté en t'adressant de nouveau la parole. Comment tu allais faire ? Tu percevais cette question comme du sarcasme voir du mépris. Pas étonnant venant de la bouche de ce fraternelle qui n'avait jamais joué son rôle à ton égard.

- Je réussirais. Je ne suis pas toi, je n'ai rien. Tandis que toi tu as une famille, des amis, et une vie qui semble aller dans ton sens, moi, je n'ai rien de tous ça. Et pourtant, j'ai toujours avancé sans l'aide de personne. Et encore une fois, sans l'aide de personne, je réussirais.


Là était sans doute une force que personne ne pouvait t'enlever. Tu n'avais pas eu de chance dans la vie, tu pas eu l'opportunité de grandir à travers les relations que tu nouais. Tu étais bien trop agressive pour avoir des amis ou même un mentor. Personne ne t'avait octroyé du temps parce que tu rejetais celui-ci de tout ton cœur. Mais seule, tu étais devenue Jonin, et seule, tu avais atteint un certain stade que beaucoup n'attendrait jamais. On t'avait donné un unique objectif, te laissant vivre dans cette angoisse et cette colère qui t'habitaient. Et seule, tu l'avais accomplit.

- C'était ton rôle de nous protéger. Si tu ne peux pas le faire, je le ferais.


Tu n'avais rien à gagner à faire cela, tu y avais même tout à y perdre. Ton bien-être, ta tranquillité, tout. Et pourtant, c'était ta décision.

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Sam 21 Oct 2017 - 2:40
- « Y’a pas à dire… T’es effrontée, toi. »

J’avais énoncé ce fait sans vraiment sourciller ou m’énerver. Mieux même : J’eus un petit rire sec comme pour appuyer ma phrase. Après plusieurs taffes, j’étais plus qu’apaisé et lucide. En plus de comprendre comment elle fonctionnait, c’était peut-être cette clope qui me permettait de ne pas lui gueuler dessus ou lui foutre un poing en pleine tronche. Ce n’était pas l’envie qui me manquait, mais à quoi bon ? J’avais plusieurs fois testé ce procédé et il n’avait jamais marché avec elle. Jamais. Pas une seule fois. Aucune initiative n’avait eu l’effet escompté d’ailleurs. Violence. Douceur. Distance. Rien ne l’avait extirpé de cette carapace qu’elle s’était forgée toute seule du jour au lendemain. Si bien que j’avais lâché l’affaire pour finir. Ce n’était pas faute d’avoir essayé. La persévérance ne payait pas toujours.

- « Tu as raison. J’ai échoué une fois à le protéger. J’assume ce fardeau. Cette impuissance du moment. Je la méprise même. »

C’était ma faute. Mon péché. Et je l’endossais sans fuir. C’était aussi à ça qu’on reconnaissait un homme un vrai et c’était clairement cet état d’esprit, cette manière de faire qui m’avait maintenu au poste de chef de clan. Chose que n’arrivait malheureusement pas à concevoir la gamine. Sa vision des choses était étriquée, sombre, obscurcie par sa jeunesse et sa trop grande subjectivité. Son manque d’empathie aussi. Aussi me faisait-elle pitié. Ni haine. Ni amour. Juste de la pitié pour celle-là même qui pensait pouvoir continuer à progresser de la sorte, seule. La force, elle l’aurait peut-être. Certainement. Mais la reconnaissance des autres, c’était une toute histoire. Protéger des gens qu’on méprise est dénué de sens. Ces mêmes personnes préféreraient sans aucun doute mourir plutôt que d’être sous l’égide d’un leadeur inaccessible.

Chose dont elle se rendrait compte avec le temps…

- « Néanmoins, j’ai essayé. J’ai essayé de vous sauver. Toi comme Kahei. Sur ce point, on peut dire que j’ai rempli mon rôle de grand frère. Là où tu as préféré tuer celle que tu es. Là où tu n’as pas bougé le moindre petit doigt lorsque notre petit frère et notre clan traversaient des moments difficiles. »

Je l’ai aimé. De toute mon cœur. De toute mon âme. Mais son mutisme, son mépris et ses rejets ont eu raison de mon amour. De l’affection que lui portaient tous les Metaru. Résultat ? Reiko n’était plus qu’une indésirable. Une paria. Une ombre. Un meuble même quand on y repense. "Aide-toi et le ciel t’aidera. Aide-toi et tes proches t’aideront." Sauf qu’elle s’est laissée mourir à petit feu. Pour se transformer en cette chose dont l’âme était laide et difforme. Chose qui jamais ne pourrait guider ses frères. Elle n’en avait pas l’étoffe. La force seule ne suffisait pas. Tout ne se résumait pas à frapper pour vaincre, même dans ce monde cruel et impitoyable. C’était une réalité. Une triste réalité qu’elle occultait malheureusement. Et qui finirait par la rattraper tôt ou tard. Réflexion qui finit par me faire soupirer.

- « Si je ne pouvais pas vous protéger, je n’aurai jamais été le seigneur d’acier. Si j’avais été un incapable notoire, je n’aurai jamais été la deuxième ombre de ce village. Ces rangs sont la résultante de mes actions, de mon engagement. Ces rangs sont les preuves de la reconnaissance de nos pairs. Sans cette dernière, tu n’es et tu ne seras jamais rien. »

Une autre taffe s’en suivit.

- « Ta seule perspective sera d’œuvrer dans les ténèbres pour le bien du plus grand nombre. »

Et si telle était son aspiration, alors soit. Je ferai en sorte qu’elle soit une arme et un bouclier pour notre patrie.
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Sam 21 Oct 2017 - 3:30
- Pathétique

Tu le fixais, avec un air toujours aussi méprisant. Il avait essayé ? C'était derrière cette excuse qu'il se défilait de son rôle de frère ? C'était cette excuse qu'il allait donné chaque à votre dans le coma ? "Désolé petit frère, j'ai essayé" ? Pathétique. Tu ne l'avais jamais porté haut dans ton estime, mais à chaque fois, il avait su te répondre de manière que tu jugeais plus ou moins acceptable. Bien que tu ne pouvais pas être en accord avec lui, tu n'avais pas forcément été en tout temps en désaccord pour autant avec lui.

Mais cette fois-ci, il était tombé bien bas dans ses explications. Vivait-il dans un monde idyllique ? Malgré la chute de votre frère, c'était tout ce qu'il pouvait te donner et oser répondre. Dire que ton unique volonté n'était que non-sens était assez culotté de sa part. Il venait te provoquer sur un terrain qu'il savait glissant.

- Je n'ai pas besoin de cette reconnaissance. Je n'en veux pas. Je n'en ai jamais eu l'envie. Tu penses que ton grade, tes rangs, ta renommée fait de toi l'homme que tu es ? Pathétique. La bêtise des autres ne te rend pas plus légitime pour autant.


Il avait échoué en tant que frère, il avait échoué en tant que chef de famille. Pour toi, il avait tout simplement échoué en tant qu'homme. Mais il osait essayé de t'apprendre la vie à travers sa vision qu'il prônait comme supérieur à la tienne. Sur cette réflexion, tu pouvais sentir un excès de rage envahir ton corps et ton esprit. Aussi tôt, ton poing vint se fracasser sur le mur adjacent à toi, comme pour tenter de relâcher cette pression.

Il aurait été quelqu'un d'autre, tu l'aurais certainement frappé. Tu l'avais déjà fait autrefois. Mais désormais, il était bien plus compliqué de le remettre à sa place. Le mur quant à lui était marqué par un impact conséquent, encore fumant. A travers lui, prenait source différente fissures semblable à des veinules.

- Vous avez toujours été ainsi. Prétendant que vous avez une vision des choses plus vraie que la mienne. Pathétique. Je finirais par imposer la mienne. Par la force s'il le faut. Je remplirais le devoir que je me suis fixée, qu'importe ce que cela engendrera à coté. A l'inverse de toi. Je ne ferais pas qu'essayer.


Du mépris teinté de colère. On pouvait encore apercevoir la fumée qui émanait du mur tandis que tu extirpais à peine ton poing dans celui-ci. Qu'importe le chemin, si tu arrivais là où lui avait échoué, alors tu avais raison. C'était l'unique et seule vérité dont tu avais besoin. Ainsi peut-être allée tu obtenir cette tranquillité attendue.

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Sam 21 Oct 2017 - 4:26
- « Tu as raison. C’est pathétique d’avouer que j’ai essayé. Pourtant, c’est bien parce que tu es ma sœur que je t’en parle à cœur ouvert, sans faire le beau ni le fier. »

Faire le beau. Gonfler le torse. Se perdre dans la fierté…

Ce genre de principes permettait de garder la face en public, mais ne menait nulle part une fois que nous étions en famille. Elle avait beau me haïr qu’elle restait ma sœur et le sang de mon sang. A quoi bon lui mentir ? De ce fait, alors que les fondations même du complexe avait tremblé sous le poing rageur de Reiko, je lui avais adressé parole dans le grand des calmes. M’énerver ? Inutile. Ça ne servait strictement à rien. La jeune blonde avait dépassé les limites depuis bien des années et je l’avais bien trop cogné pour me vautrer dans la colère et la corriger comme on le ferait avec une gamine pourrie gâtée.

- « Tu dis que tu feras. Que tu dépasseras le stade de l’essai. C’est tout à ton honneur. Sauf que jusqu’à présent, tu n’as rien encore montré… Tu n’as rien encore prouvé.

Où étais-tu lorsque la raffinerie était attaquée ? Où étais-tu lorsque nos pairs essuyaient des attaques à Shito ? Si je ne m’abuse, tu es jonin depuis un certain moment, non ?

C’est facile de parler et de critiquer quand on se complait dans l’inaction et l’immobilisme. De ce point de vue, tu n’es pas bien différente du Shodaïme qui a lamentablement échoué. »


L’infirmière qui était dans la chambre de Kahei sortit en toute hâte de la chambre, complètement affolée. Lorsqu’elle vit l’impact dans le mur, elle sut immédiatement qui en fut la responsable. C’était non seulement logique, mais également flagrant vu que Reiko était plus proche du cratère fumant que n’importe qui. Mais alors que la belle infirmière commençait à trembler sur elle-même, je posai une main paisible sur l’une de ses épaules. Elle se retourna vivement et vit aussitôt mon visage paisible avant que je ne lui demande tout en douceur d’aller faire son office sans s’inquiéter de ce qui se passait dehors.

Chose qu’elle fit sourire aux lèvres. Rassérénée par ma présence.

- « Nous autres shinobis sommes en quelques sortes des armes. Mais nous restons malgré tout humains. L’échec fait partie de notre destinée. Le tout est de savoir en tirer des leçons et d’en ressortir plus fort. Le tout est de savoir se relever quand on tombe. Chose que tu n’as jamais su faire depuis ce fameux jour… »

Et je parlais bel et bien de ce moment où elle avait drastiquement changé pour devenir cette chose. Chose qui n’avait pas pu se contenir, encore une fois. Là-dessus, je levai lentement mon doigt et je pointai tranquillement les dégâts qu’elle venait de causer : « La force est un atout indéniable. Je reconnais même que la puissance et la passion sont essentielles pour unir nos ninjas. Mais plutôt que d'en user pour imposer ses idéaux, ces qualités doivent servir à protéger. Tout ce que tu réussiras à faire avec ta force sera de mener nos troupes à leur perte. Comme ce mur. » Là-dessus, je soupirai ouvertement. Dialogues de sourds. Pour ne rien changer…

- « Ce n’est pas parce que tu seras chef de clan ou Raikage que les gens adhèreront à tes idées et te suivront jusqu’à la mort. Mais c’est bien parce qu’ils t’estimeront et te respecteront pour ce que tu es que tu pourras légitimement aspirer à ces rôles et pourquoi pas même les remplir dignement. »

Sur cette phrase, je me retournai tranquillement avant de me diriger vers l’une des sorties.

- « Si tu n’es même pas capable de respecter le temps de repos de ton petit frère, comment pourrais-tu prétendre à vouloir protéger tes semblables ? »

Je remuai alors ma tête de gauche à droite.

- « Toi et moi n’avons généralement qu’une seule manière de nous comprendre mutuellement. »

Et ça passait bien évidemment par les poings. Une invitation « éloquente » qui coïncidait avec mon départ du complexe scientifique.
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Sam 21 Oct 2017 - 15:27
Aveugle.

Il était aveugle. Ils étaient tous incapable de voir la vérité des choses. Il n'y avait que la finalité des choses qui comptait. Rien d'autre. Comme toujours, tu avais eu l'impression de communiquer avec un mur, incapable de raisonner. Tu n'avais pas besoin de sa morale bidon, cette même morale qui ne tenait que tant que tout était tranquille, mais, qui volait en éclat une fois que la réalité se montrait bien plus cruelle. Combien de temps encore avant qu'il ne cède ?

Il faisait le fier, se nourrissait de l’admiration des gens. Il se pavanait avec ses rangs, ses médailles. C'était un homme pitoyable sous tout les aspects, qui avait échoué dans chaque épreuve de sa vie et qui n'était là que par une grâce du destin. Les gens étaient des monstres, des bêtes n'attendant que chacun baisse leurs gardes pour s’entre-déchirer.

Et pourtant, malgré tout le mépris pour ces insectes que tu avais, tu t'étais décidée à remplir ce devoir. Par la force et uniquement par la force. Il n'y avait pas de détour possible. La seule vraie dans ce monde était cette force qui permettait d'avancer. S'il n'y avait personne pour menacer la paix, alors il n'y aurait plus de guerre. S'il n'y avait plus personne pour se déchirer, alors il n'y aurait plus de conflit. Et tout ceci pouvait être réglé par la force d'une seule personne.

Pas besoin de dignité, de mérite, de respect. Tout ceci n'était que superflu et surtout très volatile. Aujourd'hui, il était l'homme le plus respecté du lopin de terre, demain, il allait peut-être tombé en disgrâce et être le plus détesté. C'était ainsi qu'allée la vie, et toi qui te contentais de l'observer sans la vivre le savait bien. Toi, tu n'allais pas échouer, qu'importe ce qu'il pouvait te dire. Tu n'en avais que faire de sa philosophie bidon.

Alors qu'il commençait à sortir de l'hôpital, il t'invita indirectement à régler ça par un conflit à poing fermé. Chose que tu avais déjà fait moult fois avec lui. C'était votre manière d'exprimer votre frustration l'un envers l'autre et d'arriver à se supporter. D'oublier jusqu'à la prochaine fois, la prochaine rencontre, le prochain désaccord. C'était un cycle qui se répétait éternellement.

Mais cette fois-ci, tu n'en avais plus l'envie. S'il voulait répéter le cycle, toi tu voulais le briser. Sortant alors d'un pas rapide, tu vins jusqu'à même le dépasser, ne te retournant même pas vers lui, tu lâchais :

- Cette fois-ci, ce ne sera pas nos poings qui détermineront qui aura raison à la fin.


Tu étais une femme d'action, tu agissais toujours avant de prendre la peine de t'exprimer. Et encore une fois, tu allais le faire. Tu te contentais de taire la fureur en toi et d'agir à ta manière. Tu avais bien plus de chose à faire que de te perdre dans un combat avec cet imbécile. Qu'il aille faire le beau devant le village, tu avais bien mieux à faire de ton coté.

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Sam 21 Oct 2017 - 23:49
- « Et dire qu’avant, tu aurais immédiatement accepté… »

Je m’autorisai un sourire. La gamine avait mûri d’une manière ou d’une autre. Contrairement à elle, je savais reconnaitre les qualités d’autrui. Je n’étais ni buté, ni imbu de ma personne, ni méprisant. Ses phrases étaient marrantes dans le sens où j’étais persuadé que je le lui répèterai très certainement. Le temps ferait sans doute son œuvre et lui ferait ouvrir les yeux sur différents aspects de cette vie impitoyable. J’aurai même pu la tacler sur le fait qu’elle avait évité mes questionnements et piques sur ces accomplissements, mais je préférai ne pas abuser sur la chose. Il y avait effectivement mieux à faire.

- « Si j’en crois ce que tu as dit, ça signifie que j’ai eu raison la plupart du temps, non ? Mais tu te méprends sur mes intentions : Il y a longtemps que j’ai arrêté de t’imposer mon point de vue. D’ailleurs, sache bien que si j’avais continué à te détester aveuglement, je t’aurais soit banni du clan, soit tué carrément… »

Un chef de clan avait littéralement droit de vie ou droit de mort sur les membres qui constituaient sa famille. Ce pouvoir que j’avais s’était considérablement raffermi avec mon poste d’ombre du village caché des nuages. C’était quelque chose que la blonde semblait oublier. Si le destin était impitoyable pour tous, il pouvait l’être aussi pour elle. Ses idéaux aux antipodes des miens me donnaient moult raisons pour en finir avec elle. C’était même une besogne dont je pouvais moi-même m’occuper. Mais en dépit de sa personnalité exécrable, elle restait ma sœur. C’était quelque chose d’indéniable.

- « Je ne cherche pas à te corriger. Je crois l’avoir trop fait. Comme je te l'ai déjà dit, je ne cherche pas non plus à t’imposer mes idéaux. Je dois bien être le premier à savoir que tu es hermétique aux autres points de vue. Par contre, je souhaiterais comprendre tes aspirations, voir jusqu’où tu peux aller pour défendre ta manière de penser. N’est-ce pas l’occasion de tout me montrer ? Toi qui ne jure que par la force… ? Enfin… »

Je haussai mes épaules et lâchai mon mégot au sol avant de l’écraser. Si elle ne voulait pas me suivre, c’était tant pis pour elle. Maintenant que j’avais autant de responsabilités, je n’aurai certainement pas beaucoup de temps à lui consacrer. Pas comme si je m’occupais d’elle de toute façon. C’est sur cette pensée que je pris la direction contraire à la sienne en marchant paisiblement, le cœur en paix. Pour ma part, j’avais beaucoup à faire, mais je n’avais plus rien à prouver. C’était à elle de se démener comme un beau petit diablotin pour mener à bien la mission qu’elle s’était elle-même imposé.
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Dim 22 Oct 2017 - 1:19
Ennuyant...

Des mots, que des mots. Malgré que tu lui avais signifié ta volonté de ne pas te battre en cet instant, celui usait de moyen détourné pour te pousser à la confrontation. Qu'il parte en pensant avoir raison, tu allais lui faire ravaler tôt ou tard son avis sur le sujet. Pas moyen de tomber dans ses provocations stériles qui ne t'atteignaient désormais plus. Comme tu l'avais indiqué, tu avais bien meilleur chose à faire.

Il n'allait plus avoir de temps à me consacrer. Soit. Tans pis. Ou tant mieux surtout. Ce n'était pas comme si sa présence t'avait été vitale durant ta vie. Bien au contraire. C'était un fléau dont tu allais te débarrasser. Un fléau bien embêtant pour le moment mais qui allait être insignifiant dans l'avenir.

Enfin... Ce n'était que des pensées pour le moment. Tu ne pouvais te contenter de cela. Il fallait mettre en oeuvre tout ça, arrêter de penser et agir. Continuant sur la voie opposée à la sienne, cette situation retranscrivait bien vos deux mentalités. Chacune se dirigeant vers des directions totalement différentes l'une de l'autre. Tôt ou tard, elles allaient s'entrechoquer et une seule allait sortir vainqueur.

Il voulait que tu le remercies pour ne pas t'avoir banni ? Qu'il le fasse. Il voulait te remercier pour ne pas t'avoir tué ? Qu'il le fasse. C'était ce genre de pouvoir qu'il pensait avoir acquis avec la considération de ses pairs ? C'était ce pourquoi il se battait ? Pour pouvoir te rappeler qu'il avait les pleins pouvoir sur ta pauvre existence ?

Mais depuis longtemps, plus personne n'avait de chaîne assez puissante pour te contraindre. Pas même ce frère, Raikage et chef de ton clan. Pas même lui...

Te vaporisant dans les rues de ce lopin de terre, tu allais te soumettre à un entrainement encore plus acharné. Afin d'être d'une puissance que personne ne pourrait contredire. Afin de pouvoir imposer ta vision par la force.

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Haine Fraternelle [Pv Shuu]

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