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Sel et requin [PV; Hanzo]


Dim 22 Oct 2017 - 0:52
Une furie venait de passer les portes de l'hôpital à grandes enjambées le regard meurtrier. Une odeur de tabac froid suivait ses pas avec grande peine, c'est dire la hâte.

J'aime faire la princesse quand je ne suis pas contente mais j'ai horreur des petites pétasses qui font les princesses, fin de l'observation. Pour vous situer un peu, je venais de recevoir il y a quelques heures ma "promotion" officielle et devenais membre de l'armée de Kiri, la cause: pénurie de médecins de terrain. La belle jambe ! J'ai bien essayé de me faire une raison pendant ma courte nuit, "T'en fais pas Naga, tu vas apprendre de nouvelles choses, faire de nouvelles rencontres.", ma bite, ouais ! J'ai déjà du mal à grimper les marches qui mènent à mon bureau ! Et puis franchement ça veut dire quoi être "médecin de terrain" ? Vomir du désinfectant et des pansements ? Petite pause pour laisser le temps à mes pauvres poumons de récupérer.

Comme à l'habitude, mon bureau était un bordel indicible, mais ça, à la limite, ça ne me dérange pas. Nan, le vrai problème c'était que cette saloperie de papelard trônait fièrement sur l'amoncellement de dossiers et autres brouillons qui faisaient mon quotidien. Ma blouse, le seul uniforme auquel j'étais accoutumée, était reposée sur le dossier de ma chaise, signe que mon départ de la veille avait été assaisonné d'une pointe de gros sel, ma blouse était toujours rangée dans la petite armoire derrière mon bureau. Mais bref, la vie de Naga ne vous intéresse pas, bien que je puisse tenir toute une série de conférences sur l'organisation de mes locaux personnels.

Aussi sachez simplement qu'au lieu d'affronter directement la réalité, j'ai préféré inonder mes neurones de ce stimulant mortel qu'était la caféine. Puis encore avant de ne serait-ce qu'accorder la moindre considération à ce papier de malheur, j'enfilai ma blouse. Ce fut ensuite le duel du regard, moi face au papier qui me narguait de haut de tout son mutisme effronté. J'aurais sans doute engagé un grand débat si le papier savait parler.

-Allez...Je venais de détourner le regard, perdant un combat perdu d'avance. J'enfournai le papier dans ma poche et me dirigeai vers le local qui abritait nos nombreuses pauses histoire de signifier ma rage à mes collègues.

Evidement, la salle était vide, il était encore trop tôt pour qu'une équipe qui venait d'apprendre l'abandon d'un gros projet vienne se rassembler autour d'une bonne tasse. L'un dans l'autre, cela me laissait le temps de flâner dans les couloirs de l'hôpital. Tiens, et si j'en profitais pour aller rencontrer mes frères d'arme ? Hahaha... Vous y avez crû ! Bande de cons !

***

-Dis-moi, Mémé. La vieille Kaguya qui gardait l'accueil, gérait le registre des entrées à la morgue, bref, celle qui savait tout, était toujours au poste. Cette vieille peau avait un sens des affaires tellement aiguisé qu'on ne préférait pas lui demander de service sans que notre vie en dépende directement, ce qui était mon cas, vous en conviendrez. Tu pourrais me tenir au courant si jamais un militaire gradé ou un membre important de l'administration pointait son nez ? Fis-je à voix basse comme il était de coutume lorsque l'on pactisait avec le diable de la réception.

Sa seule réponse fut de poser une ordonnance pré-rédigée sur le comptoir. Tout le monde aurait pu l'apercevoir mais la vieille bique avait des yeux partout et avait un sens du timing envié par le dieu du temps lui-même. J'apposai ma signature sans broncher, sans même en lire le contenu, histoire d'apaiser ma conscience. Elle repris le papier et m'en présenta un autre. J'hésitai, j'avais oublier à quel point adresser la parole à cette vieille folle pouvait s'avérer dangereux. Devant ma réticence elle leva le regard et entonna de sa petite voix mielleuse.

-Voyons, ma fille, tu ne pensais tout de même pas que la personne que tu cherches se déplacerait sans qu'on force le destin. Vieille pute. Je lis dans les pensées, je te rappelle. J'avais oublié que le nombre de coups d'avance de cette... charmante et respectable vieille dame était délivré en lot de trois. Aussi j'obtempérai de nouveau.

-Dis-moi, vous faites ça entre copines, maintenant ? Fis-je en désignant l'ordonnance du nez. Aucune réponse, elle me congédia d'un simple signe de main. Je serai dans nos bureaux.

Puis je m'en allai, le coeur en fête. A cet instant précis, le problème semblait réglé.

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Dim 22 Oct 2017 - 17:24

« » And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Déjà venu maintes fois, et plus récemment pour un ‘test psychologique’, jour faste où il avait rencontré un jeune Yuki blond assez particulier avec lequel il avait noué un lien particulier, voilà que le Torrent était revenu dans le lieu tenu par ses confrères les Kaguya. Cette fois en qualité de Bras-Droit de la Seconde Ombre de l’Eau, titre pompeux mais néanmoins bien significatif de son réel emploi ; le bras armé de son commandant en chef et exécuteur de bien des tâches lui seyant plus ou moins.

Pénétrant dans la bâtisse crayeuse sans la moindre fierté d’être plus ou moins liés aux tenanciers de cet endroit macabre élevé sur plusieurs étages où nombre de shinobis s’affairaient çà et là, se mêlant aux civils et autres secrétaires, il avait à faire. Rien de bien folichon et même une tâche qui ne l’enchantait guère, à savoir récupérer les dossiers des morts au combat, ceux devenus inaptes et en faire une synthèse de façon à mettre à jour l’effectif de la grande armée. Être chef de guerre ne consistait malheureusement pas qu’en stratégie et autres attraits des belligérances et il assumerait sa tâche, quoi qu’il puisse en dire ou en penser. C’était là l’essence de sa personnalité menant chaque tâche à son bout au moment où il l’acceptait.

Alors qu’il montait dans les bureaux, il fut alors interpellé par une petite dame au visage marqué par la patte du tout-puissant Temps qui avait étiré de petits fossés un peu partout sur son faciès, marquant chaque émotion de mouvements de ces crevasses plissés, laissant toutefois apparaître les deux points carmin ne laissant aucun doute sur l’appartenance clanique de la mégère. « Ohayô Kaguya-san. Bravo pour votre promotion. » Elle l’avait appelé par son nom et ce n’était certainement pas un hasard. Il ne releva pas. « Je viens pour qu’il me soit remis le paquetage des dossiers dont il a été discuté. Plutôt rapidement, si possible. » « C’est noté, nous allons vous préparer ça, mais avant une jeune employée voudrait une entrevue, je crois. » Il haussa un sourcil sans balayer la demande. Puis il expira, et répondit toujours aussi flegmatique. « Soit, qu’elle vienne. Et au passage, ce sera Kyûryû-san à l’avenir. Ne m’associe point à ton engeance, à ton âge tu connais sûrement mon histoire. » Sans sourciller elle acquiesça et se mit en branle après la prose distillée de façon polaire et impétueuse du Torrent. Comme il était facile de l’associer aux siens maintenant qu’il était quelqu’un. C’était bien moins tentant quand il n’était que l’héritier de la Bête Bâtarde, le dépourvu du Don.


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