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Un retour iodé


Dim 22 Oct 2017 - 16:17

Posé sur le pic de la grande porte, un homme observe au loin. Curieux, son oeil se détache et s'attache à tous les éléments qui ont pu changer. En quelques temps, ce qui n'était qu'un petit hameau est devenu un grand village, une terre de commerce, d'affaires, de bonheur, et surtout un grand rempart face à l'ennemi lointain. Un fin sourire, l'homme est heureux. Affublé de sa grande cape aux couleurs de Kaze no kuni, il était venu avec ses habits de nomade, encore tacheté de quelques grains de sable qui n'étaient pas communs à cette terre.

Se délectant d'une grande bouffée d'air, il apprécie la douceur délicate de cet oxygène marin au goût frais et iodé. Bien qu'il avait pu goûter à cette atmosphère depuis sa venu dans le pays, ce n'est qu'arrivé aux bords de son village qu'il appréciait enfin cette sensation d'humidité et de fraîcheur. Il ressentait la reconnexion s'établir. Ses sensations ravivées une à une les souvenirs radieux qu'il avait pu établir ici. Accroupi, il tapotait le bois tandis que son regard se projetait vers le sol de la cité. Le sang versé a servi de nutriment pour un sol meuble et favorable à la croissances des jeunes pousses qui courent, candides qu'ils sont, s'amusant comme ils peuvent. Ce n'était plus une simple admiration qu'il avait pour le village, non, c'était de l'amour. L'amour perpétue le souvenir de ce qui est bien ; il est la raison divine, la raison humaine ne peut lui résister ; il subjugue le sage, il donne du courage au faible, il entretient, il conserve tout ; il n'est point l'effet de la sagesse ou de la prudence, il est une inspiration céleste, les délices de l'âme, le charme des sens, l'essai de la félicité éternelle.

Kirigakure est sa patrie, ses héritiers sont sa nation, à présent de retour il comptait bien s'occuper d'eux. Seulement, avant toute chose, il fallait qu'il reprenne contact avec une des raisons de sa venue.
Montre-toi, je sais que tu es là onisan.
Il avait senti la présence de la bête bâtarde qui n'avait pas perdu son odeur singulière, et c'est donc avec un franc sourire qu'il appréciait la reviviscence de cette sensation.


Dernière édition par Meikyû Yamamoto le Dim 22 Oct 2017 - 23:44, édité 1 fois
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Dim 22 Oct 2017 - 17:24

« » And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »



Une journée somme toute normale, qui ne présageait rien de particulier, le présent de Kirigakure no Satô sans fioritures. Affairé à frapper une large plaque d’acier épaisse d’une quarantaine de centimètres à la seule aide de ses poings dans un coin du grand dojo, Peau-de-Requin posée contre un mur, le scrutant de ses yeux métaphoriques, ses phalanges s’imprimaient dans des tintements propres à l’os contre le métal. Avant même l’aube il avait enchaîné les entrainements de toute sorte et il comptait bien ne pas s’arrêter d’éprouver son enveloppe, véritable exutoire pour la somme de problèmes et de pensées divergentes peuplant le palais qu’était son esprit. Bien moins neuf et propre que celui qu’habitait Sôsuke, empli de vieux fantômes, d’arômes et de réminiscences aux goûts amers.

Il en fallait pour le sortir de son âpre torpeur, et il en aurait. Un coup puissant tordit son opposante métallique du jour. Dans le même temps, Samehada émit un rugissement qui fit raisonner le dojo ; non l’un de ceux qui témoignait de sa pugnacité. Non, comme un animal sauvage qui avait un jour connu la main bienveillante qui l’avait nourrie ; c’était sa réjouissance dont elle témoignait. D’un mouvement de bras vers elle, ses crocs poussèrent le sol pour se placer dans la main du Torrent, qui ferma ses paupières en se connectant à sa belle écailleuse. Était-ce possible, après tout ce temps ? Cette masse de chakra terreux, lui ? Sans attendre, il enfila le haut de sa tenue qui laissant apparaître la balafre séparant son buste et sortit du dojo avec une vélocité qui laissa les quelques Genins s’entraînant dubitatifs, rêveurs et admiratifs.

Ses pas l’emmenèrent bien vite à la sortie, et fatalement entrée du village de la Brume. Il n’y avait plus aucun doute possible. De là il pouvait reconnaître cette odeur de glaise retournée propre à Yamamoto. Sans attendre sa voix vint même raisonner et quelques secondes après ça, dans un déplacement rapide, il était à ses côtés. Cela lui rappelait bien trop de souvenirs, certains presque douloureux, vite éclipsés par l’amour fraternel qui se ravivait.

« Trois ans. Tu m’avais manqué, konoyaro. » Et ce large sourire agrémentait son insulte affective. Celui-là même que Hanzô n’avait pas utilisé depuis son retour, sauf peut-être avec Kasanagi. Si débonnaire, si énonciateur des sentiments qui étaient nés entre eux bien des années avant, quand le village pour lequel ils s’étaient battus jadis n’était qu’à l’instar du don du Meikyû, terre. Il s’approcha alors du rouquin et attrapa son avant-bras en posant sa main vers le pli de son coude dans un geste qui leur était propre, se pliant pour donner une accolade franche et virile à son frère d’arme. Il avait des milliers de questions, mais d’abord il profitait du contact avec cette chair qu’il avait toujours su en vie ; les épreuves de leur anamnèse commune ne l’avait pas vaincu, alors rien ne le pourrait. Mères différentes, mais même acier indestructible.


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« Inoffensif je fus, une offensive je tue ; une gencive de plus ♪ »
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Lun 23 Oct 2017 - 0:26

Même pas la décence d'attendre une minute pour qu'elle puisse sortir du bateau. La tête rousse était déjà parti pour prendre la route et se rendre vers le village. Comme toujours, celui-ci ne pense qu'a lui, sûrement trop pressé de retrouver son âme sœur, avec ses cheveux bleus.

Enfilant sa cape aux couleurs du désert, apposé du sceau de son clan sur le côté, et son sac de toile contenant le peu de chose qu'elle avait récupérer avec elle au moment de son départ à Kaze, c'est alors qu'elle venait de prendre la route, quelques minutes après son semblable, pour rejoindre Kiri.

Elle n'était pas revenue ici depuis des années, si bien qu'elle ne semblait presque pas reconnaître les l'endroit. Tellement de pays son passé sous son regard depuis qu'elle commença à vivre son aventure qu'elle ne savait même plus faire la différence entre son foyer et un autre pays.

C'est finalement en arrivant au niveau de la porte du village, qu'au loin, elle pouvait apercevoir son cousin avec celui qu'elle n'avait pas revu depuis un bon moment. Bien entendu, c'est un sourire qui venait d'apparaître sur son visage, mais elle venait bien vite de l'effacer pour ne pas paraître trop sympathique. Elle s'approcha des deux hommes. Avec son haut orange, qu'elle affectionne tant, impossible pour ceux de son entourage de ne pas la reconnaître.


Image du perso qui parle
« T'aurais pas pu m'attendre toi, toujours vouloir avancer tout seul, même pas capable de m'aider à descendre du bateau, genre au moins prendre mon sac ! » Son visage se tourna alors vers le Torrent. « Alors, tu vas quand même dire bonjour après toutes ces années, j'espère ? Sinon j'te le dis, je vais mal le prendre hein. Au moins j'vois que t'es toujours vivant et que t'as retrouvé ton jouet. Ca me fait plaisir. » Dit-elle en pointant Samehada du doigt.

Enfin de retour à la maison, un plaisir de pouvoir retrouver ses proches. Cela risquait de provoquer pas mal de nouveau rebondissement dans le village caché dans la brume.
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Lun 23 Oct 2017 - 21:03
Les capes voguaient dans l'atmosphère tandis que les deux bellicistes se serraient le coude en grandes pompes. Un sourire carnassier sur chacune des faces, l'entité de roc et l'entité aqueuse s'étaient réunis avant que ne vienne s'adjoindre la déesse du vent qui fit son apparition comme un souffle divin apporté par le destin. La petite trinité se jaugeaient du regard tandis que Yamamoto posait finalement un œil de défi sur le Torrent. Voilà des lustres qu'il n'avait pas vu sa trogne caractérielle, le bougre lui avait manqué à sa façon, et dans les souvenirs de Yamamoto nulle bataille n'avait plus de goût pour lui depuis qu'ils s'étaient séparés trois ans auparavant.

C'était une sincère véhémence qui emplissait le cœur du jeune Meikyû. Il avait cette joie violente, cette tension énergique d'apprécier ce genre de moment avec une réelle impétuosité. La reprise de contact avec le squale avait ravivé les plus sombres souvenirs, qui demeuraient malgré leur manque de lumière des fragments de mémoire que le jeune chérissait. Car oui, c'est à ses côtés, dans les batailles, qu'il s'était forgé ce trait de caractère brûlant. Lui d'un habituel calme se reconnectait avec les tumultes les plus enfouis de son esprit, il se revoyait, vibrer dans le champ de bataille, dansant à l'unisson avec le requin tandis qu'ils abreuvaient la terre d'un sang qui n'était pas leur.
Un regard vers sa cousine, et il signifiait d'un sourire aussi franc que gêné ses fausses excuses.
Comment vas-tu mon frère ? Voilà des lustres que nous ne t'avions pas vu et à ce que je vois, tu n'as pas failli à ta quête. répliquait-il tandis qu'il enlaçait Peau-de-requin qui trépignait de joie sous la vue d'un familier.
Il avait retrouvé son fer, sa raison de vivre. Seulement il ne savait guère encore que sous notre retour suivrait sous peu celui d'un petit être qu'il n'attendait nullement.
Les Meikyû rejoignaient la brume un à un et c'est lorsque la famille sera réunie de nouveau qu'une ode à la gloire sera porté à l'oreille de tout bandit, de tout malfrat, de tout voyou, car oui, sous peu, Kirigakure la belle valsera.

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剛隷 -Le Golem de Kirigakure
« It's meaningless to just live.
It's meaningless to just fight.
I want to win.
»
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Mer 25 Oct 2017 - 20:05

« And when you start to feel the rush, a crimson headache, aching blush »




Les trois éléments personnifiés étaient donc là, chacun pourvu de ses ambitions et de ses raisons d’être là. Hanzô peinait à croire ses yeux quand il reconnecta ses souvenirs à ce faciès mat et fin, ces deux yeux mordorés et félins le jaugeant avec cette ancienne mais habituelle façon nonchalante. Se détachant de son frère de cœur et acolyte numéro un, le Squale jaugea la Meikyû avec le même sourire sauvage qu’il avait partagé lors du rapprochement avec l’auburn, satisfait de la tournure de cette journée qui se voulait tout juste apte, à son aurore, à tanner son âme de pensées maussades.

« Comme Yama’, tu n’as pas changée Hoshiyo. » Il fit un pas vers elle et passa son bras autour de ses épaules dans un geste qui semblait à mille lieux du Hanzô que les Kirijins connaissaient. Ceci fait, il recula, toujours dans les effluves sableuses de sa collègue d’antan. Sa partenaire de route d’un temps. « L’un comme l’autre, c’était bien plus simple sans toi dans mes pattes. » Taquin, il lui adressa un sourire moqueur puis fit craquer sa nuque, la main contre cette dernière. La Terre, l’Air et l’Eau. Trois choses que tout opposaient mais qui étaient maintenant personnifiés en avatar singulièrement différents mais pourvus de nombreux points communs qui les rendaient proie à un amour réciproque et indéfectible. Le genre qu’on ne pouvait éprouver que par les actes, que les paroles de quiconque ne pouvait érafler.

« Bah. Comme un Kirijin à qui la vie d’errant manque. J’ai des responsabilités maintenant, j’ai perdu de ma superbe. » Un sourire amer. Il avait Samehada, mais plus son si cher champ libre pour la faire s’abattre sur ses ennemis et ceux de sa nation de cœur et de chair. « Et vous ? Kaze n’a pas l’air d’avoir entamé vos combativités. Que nous vaut l’honneur de vous voir ici ? Je dois comprendre que c’est définitif ? » Il les savait liés de façon éternelle à leur terre de naissance mais Mizu, pour Hoshiyo comme pour Yamamoto, était plus qu’une passade, un gîte. Ils avaient tous deux, à leurs manières, participés. L’un plus que l’autre.


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