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Intro - L'ombre de la vague | ft. Meian & Kanon


Dim 22 Oct 2017 - 20:26


L'OMBRE DE LA VAGUE
— Meian, Kanon & Chôgen


La surprise était de taille, il faut le dire. D'un côté, le Shodaime attendait le retour important d'une lettre qu'il avait adressé au village caché de la brume. Du coup, quand son serviteur masqué venait de lui annoncer qu'une lettre était arrivé au village. Lui bien sûr, pensait que c'était sa réponse et qu'il allait enfin pouvoir donner des réponses aux autres dans le village.

Mais non, c'était une lettre bien différente que venait de recevoir le samouraï. Il le savait juste en regardant le sceau qui était posé dessus, quand son serviteur lui a tendu pour lui donner. Le sceau du clan Hoshino, qu'il n'avait pas vu depuis un long moment.

C'est un sentiment d'incompréhension qui venait de faire le pas en lui. Pourquoi recevoir une lettre comme celle-ci. Est-ce une missive provenant de Tetsu ? Un problème dans le pays du fer ? Il ne voulait plus du tout se poser de question et d'un geste sec, ouvra la lettre pour commencer à lire.

Il faut dire que la surprise était vraiment de taille. Il ne s'attendait pas à ça. Avec ce morceau de papier, beaucoup de nouvelles questions venaient d'apparaître dans l'ombre d'Iwa. Mais aussi des réponses. Le village de Kiri est bien dans la discorde. Et son cousin, lui, a besoin d'aide. « Genkishi, j'ai besoin que tu trouves Meian et Kanon, tu dois les faire venir ici tout de suite. »

L'homme venait de mettre son masque et de disparaître tel une ombre. Si un groupe de ninja de Kiri, voulant être accueilli ici, dans Iwagakure, est vraiment un fait réel, la situation risque de vite s'envenimer dans le village, ce qui rendait réellement le Shodaime inquiet. Après cette vague qui est venue frapper la population avec la lettre mystérieuse, qui accuse sans ménagement le pays de l'eau, mais en plus d'en voir arriver maintenant à la porte du village, tout ceci était susceptible de créer un mouvement de mécontentement dans le village. Et c'est bien quelque chose qu'il ne voulait pas voir apparaître.

Un plan sans faille, des méthodes un peu rude, c'est ce qu'il allait devoir utiliser, pour se montrer comme le chef qu'il est maintenant. Il ne peut pas se permettre de faire rentrer en jeu les sentiments devant tout le monde, même quand il s'agit de la famille. En plus de tout cela, il devait s'assurer que dans ce groupe, aucun espion ne soit présent, pour venir récolter des informations.

Des craintes, beaucoup de craintes, au-devant d'un événement qui risque de marquer de nouveau le village d'Iwa. Les habitants vont devoir se montrer humble pour faire en sorte que ce nouveau groupe de ninja, intègre bien le village, si jamais cela ce montre concluant durant l'enquête qui va être mené. Ce qui risque d'arriver dans très peu de temps, au vu de cette lettre, stipulant qu'ils sont déjà en route.


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雷切 -Raikiri no Chôgen
« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Dim 22 Oct 2017 - 22:03



Le temps filait de sa petite course fugace, mais monotone, que nul obstacle ne pouvait se targuer de juguler. Un jour comme un autre prenait son ancre dans le beau Village Caché de la Roche. Enfin presque, vu que dernièrement, la main du destin posait sa poigne ombragée de bien pernicieuses intrigues et autres conspirations. Et ça tonnait fort dans les coulisses. L’entéléchie était inatteignable de par ces variations, s'incarnant en valsant dans une cacophonie silencieuse horripilante. Le faix pesait sur les épaules de bien des Iwajins, devant gérer ces aléas tumultueux que le destin léguait pour héritage noyés de fardeaux.

Kanon se trouvait, comme à son habitude à cette heure précise, dans les bureaux annexes réservés à la hiérarchie. Terminant tranquillement d'éplucher quelques rapports et autres documents commerciaux. C'est soudainement, que le fatidique Genkishi apparut des ombres. Ce qui ne manqua pas de surprendre quelque peu le bougre, qui ne s'attendait point à pareille surprise. Ce satané serviteur était toujours là pour jouer de mauvais tours. La secrétaire qui passait non loin, manqua d'être frappé d'une crise cardiaque. S'évanouissant soudainement, sur son lit de pomme, ou plutôt sur le sol glacé. Attirant l'attention de tous les autres travailleurs, n'ayant point remarqué le malinois furtif. Ce sacripant, comme à son habitude, était un Yokai apparaissant des ombres sans prévenir. Il se contentait de suivre scrupuleusement les ordres du Tsuchikage. Pour qu'il apparaisse ainsi, la situation devait être des plus urgentes. La libelle se fit.

Allant au plus rapide, il venait demander au Dragon de prestement se rendre aux bureaux du Nagamasa. Avant de disparaître sans crier gare comme il était venu, laissant dans l’atmosphère un léger écho de salutations éphémères. Ce dernier, devait sans doute aller voir quelques autres personnes sans tarder. Kanon referma le dossier qu'il consultait. Quittant les bureaux communs où les Shinobis œuvraient.

Il lui fallut peu de temps, pour arriver enfin au sanctuaire passager où il était convié. Quelque chose d'implexe se profilait à l'horizon de cette convocation. L'alacrité ne s'en faisait point montre, aux vues de la somation.

Apercevant au loin la Conseillère, rencontrée lors du tout premier sommet, Kanon se doutait qu'hérésie se tramait. Elle était aussi venue. Il s'agissait donc d'une affaire nécessitant le Conseil. La bête imaginaire, tonnant fortement, s'approchait d'Iwagakure, accompagnée des ses moult légion nécessitant solutions. Quelle pouvait être la raison cachée derrière tout ça ? Bientôt il le saurait.

« Ohayô gozaimasu. » -saluant l'oréade de ces vallées rocheuses d'une voix monotone-

Présentant ses respects à la Belle, accompagnée de la Bête pelucheuse, mais certainement féroce. Ils prirent la direction sans attendre, de la réponse escomptée qui révélerait le mystère, derrière ce songe paraissant irréel.



Dernière édition par Sōryū Kanon le Lun 23 Oct 2017 - 3:40, édité 1 fois
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Lun 23 Oct 2017 - 0:35

L'OMBRE DE LA VAGUE

FT CHOGEN & KANON


    Aux volontés éparses, aux divergences, une seule réponse. Une ronde sans fin, autant physique que spirituelle. Tu suivais sans écarts une route invisible depuis les aurores. Avancer pour avancer, comme si ce pèlerinage de fonction t’apporterait des réponses, ou t’en approcherait. Les murs, la roche et les monts en ceinture de promenade, l’horizon parfois obstrué, parfois vaste. De dominant à dominé, d’une montagne en barrage au vide des falaises. Cercler ainsi le village te replongeait dans les prémices des vices qui avaient frappé Iwa. Tout avait commencé par une surveillance de routine, peut-être que tout se terminerait avec. Tu attendais leurs lémures, l’écho d’une finalité, leurs visages qui allaient de pair avec la terreur instaurée. Le retour de Shito s’était fait dans un mélange de panique et d’urgence. Une adrénaline salvatrice mais aux effets secondaires obscurs : Les ragots étaient nés, les superstitions, la crainte translucide, muette.

    Une fois de plus, un reflet aveuglant t’isole, t’enlèves loin de toute forme de sérénité. Une vitre comme miroir, ton visage est changé, opaque. Le joyau de la doyenne scintille sur ton front, lumineux, en parfait contraste avec la peinture ternie d’un village meurtri. Plus ils perdent, plus tu gagnes. Te voilà régente politique, doyenne officieuse d’un clan maudit, membre de la branche défensive du Yamagenzo. Responsabilités et charges, rang et devoirs. Toi l’enfant qui, quelques années auparavant, s’était laissée pour morte dans les bois d’Hi. Tu échappes à la mort, aux démons, à la convoitise et aux douleurs. Shito en était l’ultime illustration. Pas un combat, pas une goutte de sang versée si ce n’était celle causée par des dommages collatéraux. Te voilà transparente, à la limite d’une assimilation élémentaire. Les nuisances du monde avaient beau se refermer en une poignée de main, tu filais simplement au travers, rescapée malgré toi, malgré tes désirs nébuleux. Même si tu voulais mourir, tu ne l’avais pu. Et l’histoire se répétait, encore et encore, même en temps de guerre.

    Tes prunelles figées par une seule image : Toi, là, ici, maintenant. Et cette nouvelle flamme qui brulait ton corps, tes yeux, ton front, ton sang. Marque du temps, marque du cœur. La conclusion de tes remords venait de s’agrémenter, de muter en quelque chose de plus grand, plus convaincant. Et si ton destin n’était pas de vivre comme les fantômes du passé, mais de les transporter avec toi, dans une finalité, pour l’avenir. En mémoire, pas COMME eux, mais POUR eux. Tes poumons soufflent de nouveau, cette logique est un poids et un leste à la fois, la balance est maintenant équilibrée d’une façon naissante. Et c’est ce qui te fait avancer, sans dépit, sans fuite en avant. Une réelle avancée.

    Une prescience te fait longer la vitre du regard vers un coin oublié et sale. Dans une symétrie opposée, un Tengu apparait, ombragé par la distance et la poussière qui s’était mariée au verre. Tu te retournes sans surprise ; plus rien ne pouvait t’étonner. Qu’on vienne te sermonner, te recevoir, ou te convier. L’ordre était simple et précis ; A situation d’urgence, conseil d’urgence, malgré l’instabilité d’une réunion incomplète.

    Naiem est un porteur vif et silencieux, il t’emmène sans mal aux quartiers du Shodaime en un rien de temps. Une expiration, et vous étiez au-devant des quartiers privés de Chogen, ouvrant une marche nouvelle, celle d’un consulat porté sur la pérennité d’un village. Le Soryu se joint à la danse quelques secondes après toi, tu lui rends un salut de politesse enveloppé dans un mouvement bref du buste.

    « Soryu-san »

    Naiem lui, ignore les politesses ; après tout, il est un loup. C’est lui qui entre en premier dans le pavillon qui sert de transition entre l’acceuil et les salles de réunion. Les servantes arrivent avec une seconde de retard, mais vous aviez prémâché le travail, avançant de vous-mêmes. Naiem et toi étiez familiers à ces lieux, deuxième maison, refuge pour les damnés, arche de Noé. Une des servantes rougit d’avoir failli à sa mission, mais tu lui souris habilement, témoignant de la non-nécessité de certaines mondanités. Elle fait coulisser la porte de papier qui vous sépare d’une potentielle nouvelle épreuve. Pour que l’appel soit si intrusif, le sujet devait être de braise : à contrôler, inflammable à la moindre brise.

    Au fond de ce berceau filtré par les ombres, Chogen trône, avec toute la droiture qu’il dégage. Deuxième et ultime salut, tu sais les autres hors des murs, guidés d’une mission de reconnaissance cruciale à la progression d’Iwa. Ton buste se bombe mais ta voix hésite. Tu ne sais plus comment l’appeler, l’intimité de votre relation étant brisée par de nouveaux rôles et les obligations qu’y étaient liées.

    « Chogen...dono »

    Un ton marqué, témoin de cette soudaine oscillation.

    Naiem s’ébroue. Il avait le don de montrer l’excitation bestiale dès que l’irrégularité se pointait, victime de son propre caractère, de sa curiosité sans pudeur. Tu le rejoins par la pensée sur ce dernier point avec la discrétion qui t’étais propre : Que vous valait cet appel inopiné ? Une question sans mot, juste gravée dans ton regard qui était plongé dans celui de ton supérieur et samaritain.


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Mar 24 Oct 2017 - 0:29


L'OMBRE DE LA VAGUE
— Meian, Kanon & Chôgen


Les deux membres éminents du conseil d'Iwagakure, que Chôgen voulait voir, était maintenant présent dans la même pièce que lui. Il se leva, puis posa son regard sur Meian, puis par la suite sur Kanon, en les invitant à s'installer devant lui, d'un geste de la main. « Je vous remercie d'être venu vous deux, encore une fois, en vous prévenant au dernier moment. » Puis il venait de reprendre position dans son siège. « Mais nous somme dans une situation assez délicate et vous êtes les deux seuls membre du conseil encore au village, les deux autres étant maintenant à l'autre bout du continent. »

C'est alors qu'il venait de se saisir de cette fameuse lettre qu'il venait de recevoir, puis la donna en premier lieu à Meian, qui est sa conseillère politique et donc la première concernée par ce sujet. Lui ne savait pas tellement quoi dire ou quoi faire face à un évènement comme celui-ci, car il n'avait pas jamais pensé à l'éventualité que ça arrive, même en repensant au fait que le moine Ketten a fait la même chose il y a quelque temps de ça. Elle venait de finir de lire et donna la lettre à son confrère juste à côté d'elle. Marquant un temps d'arrêt, lui laissant le temps de regarder le papier, c'est au moment où il releva les yeux qu'il reprit la parole. « Pour être franc, nous allons encore devoir traverser une crise. Le problème étant que je ne sais pas vraiment où ils sont à l'heure actuelle et donc je ne peux répondre avec une lettre. Pensez-vous qu'il faut que je monte une équipe pour aller les secourir ? »

Mais la vraie question n'était pas vraiment là. Le plus important était encore à poser, car malgré un choix personnel qui sommeille en lui, qui lui dit d'aider sa famille, il ne peut faire en sorte de laisser transparaître ça devant ceux qui l'aide à tenir le village debout. « Mais avant toute chose, j'ai besoin de savoir ce que vous pensez de la situation. Vous l'avez bien compris, ce groupe d'ancien ninja provenant de Kiri compte demander un asile dans notre village. Histoire qu'on soit clair là-dedans, l'homme qui m'a envoyé cette lettre, vient du même pays que moi, et son clan est aussi cousin à celui auquel j'appartiens. Je ne peux garantir la bonne foi des autres personnes qui sont avec lui, mais pour lui, je pourrais presque jouer mon honneur sur son honnêteté. »

Des mots francs, il n'y avait pas du tout la place pour les sous-entendus ou les faux-semblants dans cette pièce. Non, le pire pour eux serait d'être pris de court. Car une situation comme celle-ci, est bien la première dans l'histoire du village caché dans la montagne. Mais également une première pour le Shodaime en fonction. « Nous devons dés maintenant regrouper les ninjas présents dans le village. Nous allons mettre en place un groupe d'interrogation et des mesures exceptionnel dans Iwa. Nous ne devons pas prendre cette situation à la légère, au vu de cette lettre que nous avons retrouvé accroché partout dans nos rues. Je reste donc sur mes gardes, je pense que c'est normal après tout. »


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Mar 24 Oct 2017 - 13:21



Les silhouettes se croisèrent, se suffisant d'une esquisse de correction en cette urgence inopinée. L'imprévu revêtait des horizons aporétiques, auxquelles le Miséricordieux Tsuchikage devait faire face. Épineux soucis, telles les ronces arborant funestes pointes, qui demandait au Conseil, plus que restreint qu'auparavant, d'intervenir. Savoir s'entourer, afin de goûter différentes opinions, parfois sucrées, d'autres fois à contrario salées, était une sagacité des plus avisées.

Il laissa la princesse passer en avant. Ouvrant la marche, cette dernière semblait familière de ce repaire. Un peu trop, à vrai dire, pour ne pas faire montre de possible erreur. Sa tiare, d'où émanait infinis éclats, rappelait les regalias étoilées des temps d'antan. Cependant, ces armoiries des plus exquises et raffinées, étaient bien loin d'oser prétendre faire moindre once d'ombre à l'oréade les arborant. Bien que sa nature légèrement sauvage pouvait surprendre, si on dessinait les traits incarnant son visage, il n'en résulterait au final, que finesse et délicatesse se jumelant avec grâce, sur la toile marquée par l'encre. Un seul frémissement de goutte tombant en suspent, incarnant l’avenir incertain des membres perdus de son clan, pouvait transformer cette harmonie impressive en de bien tumultueux sentiments. A n'en point douter, cette femme devait une fois courroucée au plus haut degré, s'avérer plus dangereuse que son compagnon leu.

Ne passant point par les conclusions hâtives des chemins de traverse, le Sōryū supposa qu'elle venait simplement assez souvent en ces lieux. Il rentra en la suivant dans l'antre du Shodaime Tsuchikage à la crinière immaculée, saluant ce dernier.

Posant son regard vitré sur la noble chevaucheuse de loup au Croc Blanc, puis sur l'inquisiteur azuré mégalomane.

« Ohayô gozaimasu, Nagamasa-san. » -dit-il, gardant cette vieille habitude s'étant ancrée depuis les creux de la roche-

L’hôte invita ses convives à prendre leurs aises, en gardant une équanimité certaine. Quel gambit se terrait sous ces sombres auspices ?

Deux des membres de cette assemblée étaient déjà partis en direction d'aventures en d'autres contrées. Le Kōeki les enviés un peu, bien qu'il n'en fasse montre. Le frère du Nagamasa lui avait d'ailleurs parlé de son propre avis, concernant les risques d'une guerre future qui prendrait source lors de son absence. Lorsque le Tsuchikage serait livré à lui même. Demandant d'épauler ce dernier et d'éviter une rixe entre les deux villages cachés. Kanon savait bien que tout ceci était une mascarade venant du Shoshikidan au fond, comme se doutait certainement Yoshitsune. Était ce le moment venu que redoutait l'adepte du Bushido ? Le mystère allait se lever, sous de bien étranges volutes.

Le Nagamasa tendit alors une lettre à l'Inuzuka. Celle-ci jouant de ses iris pour parcourir la missive, avant de la tendre au Sōryū. Prenant le rouleau en jetant un regard dans les pupilles ayant précédé tantôt le déchiffrage, afin d'y discerner une esquisse du stigmate.

Parcourant les mots formant peu à peu des phrases, puis des paragraphes, pour finir en une doléance de demande d'asile. Cela parlait de bien tristes faits. La tyrannie dont certains étaient victimes sous les griffes du Kage fou de Kirigakure.

Mais tout cela était il un mensonge ou la vérité? Nul doute que dans les deux cas, de nouveaux nuages orageux planaient sur Iwagakure. Le Jonin conseillant le Commerce savait que ces tumultueux écrits concernaient bien plus l'Inuzuka, que sa personne.

Une crise allait éclater une nouvelle fois. Ses horizons semblaient se mouvoir en direction de la Roche.

Écoutant les dires du Shodaime Tsuchikage, Kanon prit ensuite la parole.

« Inuzuka-san est bien plus apte à vous donner conseil que ma personne. » -se tournant vers celle-ci-  « Je vais donc être bref concernant ce que j'en pense. »

Affichant toujours son visage manquant quelque peu de réelle expression faciales.

« Je ne remets pas en cause votre jugement concernant la fiabilité de la personne ayant rédigé la missive. Simplement cela pourrait aussi être un stratagème comme vous vous en doutez, une lettre peut aisément être détournée à d'autres desseins. La seule chose dont je suis certain est que si la lettre dit vrai et que nous acceptons cette requête, Kirigakure ne restera pas sans réagir. Les risques d'une guerre se ferons plus pesant. Votre frère, Yoshitsune-san m'a demandé avant de partir de vous épauler dans ce genre de situation. Me suggérant d'éviter que vous en veniez à déclencher les foudres d'une rixe armée. Recueillir cette exode ne fera qu'attiser les flammes entre les deux villages. Néanmoins, refuser de tendre une main à votre famille éloignée et à ses amis, bien que Kirijins, serait à mes yeux à l'encontre de la plus élémentaire charité. Contrairement à Kirigakure, notre beau Village Caché est civilisé et ne doit pas faire les mêmes erreurs que certains. » -dit-il- « Concernant l’envoi d'une escouade pour aller à leur encontre, cela serait noble, mais à la fois épineux. n'anmoins, cela permettrait de s'assurer de la véracité de cette lettre. »

Puis, il croisa les bras, laissant la parole à la Seijiteki. Qui serait bien plus avisée concernant tout cela. Elle en avait fait preuve jadis,lors du premier conseil. Il se rangerait certainement à sa pensée.

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