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[Mission rang B] [Scénario : l'Académie] En quête de réponses


Dim 22 Oct 2017 - 22:29
En quête de réponses : l'Académie du Rempart ft. Nagamasa Yoshitsune & Akimichi Chôkuro


Les portes d’Iwagakure no Sato – À l’aube

Le jour du départ était finalement arrivé. C’était il y a quelques jours, lors de la première séance du conseil d’Iwa, que le Shodaime leur avait donné la mission de partir à la recherche de réponses. Le Soshikidan continuait d’être une menace que pesait sur l’ensemble du Yuukan, l’épée de Damoclès qui oscillait dangereusement au-dessus de leur tête, c’est donc plus que jamais qu’il était important d’enquêter sur eux. Les premières réponses, les Iwajins espéraient les trouver en l’aide promise par la mystérieuse Takumi lors des évènements de Shîto. Deux membres du groupuscule semblaient être liés à elle et à son institution ; l’Académie des Remparts.

Après quelques journées de préparation, à rassembler le matériel nécessaire pour un tel voyage et à sélectionner le troisième shinobi qui accompagnerait les deux membres du conseil, l’heure était finalement arrivée. À l’aube, le soleil ne se manifestant que par quelques traits orangés sur l’horizon du ciel obscur, Akimoto avait donné rendez-vous à ses coéquipiers aux portes de la ville.

Le voyage serait long et ardu, le trio devrait traverser un pays contrôlé par l’organisation, toujours aux prises avec les séquelles de la guerre, et s’aventurer dans les terres des Remparts, un pays mineur empli de mystère, pour déceler cette fameuse Académie. Si Akimoto la connaissait de réputation, ayant finalement trouvé quelques maigres documents évoquant son nom dans les archives du village, il n’avait aucune idée sur quoi ils allaient tomber en arrivant sur place. Le Borukan avait personnellement sélectionné l’Akimichi – membre du Yamagenzô – pour se joindre à eux. Il l’avait choisi non seulement pour profiter de ses connaissances sur le Pays du Feu et sa géographie, mais également pour pouvoir le mettre à l’épreuve. Depuis son recrutement mouvementé, le colosse n’avait pas vraiment eu l’occasion de tester son évolution.

Lorsque les deux autres shinobis se présentèrent, Akimoto les salua promptement d’un signe de la tête. L’heure était beaucoup trop matinale pour se faire bavard. Une fois tout le monde réuni, le trio se mit en route.

♦♦♦

Quelque part à Hi no Kuni – À l’aurore

Après quelques jours de marche et de course, le groupe était maintenant en plein cœur du territoire ennemi. Même s’ils avaient l’avantage d’avoir avec eux un natif de la région, voyager en se faisant discret alors que deux des silhouettes présentes mesuraient plus de deux mètres n’était pas chose facile. Les iwajins évitèrent donc les grandes routes, empruntant seulement les sentiers les moins fréquentés et parfois même traversant directement campagnes, plaines et forêts pour sauver du temps.

La majorité du voyagement jusqu’à présent s’était fait sans heurt, si ce n’est un petit groupe de brigands à qui les trois shinobis avaient rapidement réglé leur compte. Au coucher du soleil, le groupe arriva au sommet d’un plateau dont l’escarpement surplombait une grande vallée verdoyante. Le trajet restant n’était pas énorme, le Pays des Remparts se trouvait juste au-delà des montagnes qui marquaient l’horizon à l’opposé de la vallée. « Arrêtons-nous ici pour la nuit. Avec un peu de chance si nous sommes reposés, nous pourrions arriver à Jôheki dès demain. » annonça Akimoto en promenant son regard de la vallée devant lui à la carte qu’il tenait dans ses mains.

Akimoto embrasa un petit monticule de branches mortes à l’aide de son Yôton pour leur procurer une chaleur protectrice pour la nuit. Il partagea sa gourde de saké avec le groupe, geste de confiance d’une grande importante pour lui. Dès demain, c’était l’inconnu qui les attendait tous. Le Pays des Remparts était une petite nation en plein essor qui s’était toujours réservé de s’ouvrir sur le monde. Certains voyageurs y transitaient pour faire le voyage d’Hi à Mizu, mais la majorité préférait le contourner en bateau.

L’esprit lourd et le regard tourné vers les flammes, le rouquin trouva le sommeil rapidement, épuisé par la journée de voyage.

♦♦♦

À la frontière de Jôheki no Kuni – Au zénith

Debout depuis l’aube, les shinobis avaient profité de la matinée pour traverser rapidement la grande vallée jusqu’aux montagnes bordant Jôheki no Kuni. Ces monts étaient certes imposants pour le commun des mortels, mais pour des iwajins ayant gravies les montagnes de Tsuchi no Kuni à de nombreuses reprises, ceux-ci n’étaient qu’une partie de plaisir.

En quelques heures, les trois hommes arrivèrent au sommet des remparts montagneux bordant le pays. Devant eux, le paysage était majestueux et à couper le souffle ; vallée verdoyante, collines et monts, rivières et lacs se mélangeaient pour former une mosaïque étonnante. « Enfin! » s’exclama le Borukan. « Par où commencer maintenant? Je sais que l’Académie se trouve en un lieu reclus du pays, mais sans plus…Des idées Yoshitsune-dono, Chôkuro-san ? »


HRP:
 

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Mer 25 Oct 2017 - 4:35




☆ ☆ ☆     A la découverte du Pays du Rempart

Cette vallée verdoyante, s’étend à perte de vue, et semble si rafraîchissante. Soleil levant, qui chute sur les cendres des layons. Lumière révélatrice qui brille sur ces terres porteuses d’espoir, chaleur rayonnante picotant sa peau de marbre et ses cheveux d’argent noyant son échine. Alors que l'ondée tropicale s'abat et que le soleil virevolte avec splendeur, Yoshitsune et ses compagnons s’avance tel des fauves parmi l’opulence, fondant comme l'éclair dans les abysses des venelles. Ses pupilles orages et obscurs s'ancrent au travers de l'horizon empli de couleurs, la froideur qui anime ses muscles commence à s'atténuer, comme un glaçon extrait des flammes. La lente ascension du soleil semble sempiternelle tant il est impatient d’avoir les réponses à ses questions. Le clair de l'astre solaire miroite sur la lame du samouraï et embrase les kanjis qui y sont gravés. Leurs pas se meurent ainsi sur la devanture d'un mausolée vivant et dont les multiples lumières viennent bercer la nuit.

Les protagonistes sont étreints par la nature et pour le moment, leurs présences ne sont point détectables. Ainsi Yoshitsune, de par sa sagesse impie s'intéresse aux mots d’Akimoto avant d'analyser chaque parcelle des environs. Dans ces moments où l'atmosphère pâmer de tension vient sinuer entre leurs âmes, ils ne pouvent que se faire confiance et entrelacer le moindre de leurs espoirs. Le plan semble esquissé dans leurs esprits et les échanges vont pouvoir se dessiner sur les fresques de l’avenir. Son regard traversa une dernière fois celui d’Akimoto puis celui du chuunin qui les accompagnait, dénudant complètement ses sens, et lisant en lui comme dans un livre ouvert, descellant chacun des sentiments intérieurs que l'homme cachait au plus profond de lui-même. Un jeu enfantin s'offre à eux et à ce trio qui avait pourfendu les terres d’Hi no Kuni.

L'orbe sélénite, de sa couleur perle, s’exhibe fièrement, dominant les cieux, offrant encore une fois sa généreuse lumière chaleureuse au pays baigné dans la lumière qu’était le pays du Rempart. Les teintes solaires se gravent à même la pierre et offrirent une voie de lumière au jeune homme. Son ombre s’agrandit dans ce sentier lumineux et soudainement, son corps permuta à la place de cette silhouette immatérielle.

Yoshitsune, curieux étend la distance qui l'éloigne du sommet montagneux et oblique un faciès mutin vers les deux éphèbes. Son ascension muette aux travers des voies se fait sans périples - ambition non dissimulée. Le Nagamasa passe alors sa main dans ses chevelure d’argent - signe d’impatience.

Les émotions se terre dans son entité. Entre devoirs et inquiétudes. Lui qui pourtant avait appris à ne plus rien ressentir et à devenir un machine placide, automate ne répondant plus qu’à des ordres, des pulsions, des désirs sans que les vagues rouges et les viscères n'effraient guère.

Secret sous la cime des arbres de l'été, le midi émerge doucement d'entre les feuillages morcelés du crépuscule. La lumière y filtre à travers des rideaux de chlorophylle, pâle et brumeuse, et libère dans l'atmosphère des odeurs de vieux souvenirs dont Yoshitsune hume les relents poudrés, suaves, pareils à ceux d'une jeunesse écoulée à regretter ses montagnes natales. Il n’y est pourtant pas encore revenu, enfin dira-t-on, sauf que la sensation est presque la même, cela l’étonne de toute manière, un dérisoire reflet, et l'image lointaine qui s'est imprimée sur sa rétine lui semble toujours, et avec désespoir, émaciée. Il aime cette vallée, nonobstant. Il en aime chacun des reliefs inaltérés, ses cimes inatteignables et ses insondables gorges ; elle lui parle en chacune de ses résonances animales, distille en lui mille murmures minéraux ou l'enveloppe de ses vapeurs végétales – chèvrefeuille, hêtre et liseron – jusqu'à lui faire oublier le temps qui ne fait que passer sans s'arrêter, ce temps méprisant, puéril, qui lui dérobe inlassablement le peu qu'il lui reste de présence en ces lieux.

Alors le fervent samouraï, en réponse à cette fatalité, s’avance. Il se tient là, près de ces terres semblable à un jardin, ou plutôt ne devrait-on pas appeler cela ainsi puisque les collines entières façonnent son exil loin des hommes, puisque la nature en personne vient enrouler ses doigts de lierre autour des poutres d’un logis et sans doute se nicher au printemps dans les creux de l'avant-toit pour y protéger ses hirondelles. Ici, dans cette partie du monde où sa propre ombre il aurait aimé comme unique compagnie, il patiente dans l’espoir de trouver une chemin, une réponse presque indifférent au silence qui l'environne.

La hiérarchie des heures n'importent plus dès lors qu'elles disparaissent trop vite. Qu'elles soient les premières du jour ou les dernières de la nuit, il y a longtemps que Yoshitsune ne les considère plus selon le rythme commun ni ne cherche à accorder son existence sur leurs règles établies, la lumière pour agir et l'obscurité pour dormir. Il trouve d'ailleurs amusant que les gens continuent d'attribuer ce type de valeurs à des horaires qui, à la frontière d'où il est originaire, n'existent même pas.

Ceux qui s'assoupissent lorsque l'aurore paraît sont dits déséquilibrés, quand on ne leur prête pas quelque morale dissolue, et toujours midi éclipse minuit au rang de la clarté ; Le Nagamasa, lui, a perdu très tôt cette perspective. Or, maintenant que son sommeil se joue de ces contraintes, de même que ses yeux des nuances, il ne remarque pas plus qu'il fait encore beau dehors, que les bosquets sont auréolés de bleu et que sur la ligne d'horizon se détache pas à pas la peau blanche du soleil. Tout au plus le sent-il à l'instant où, transperçant la nébuleuse humide, un rai plus chaud que les autres lui frôle les paupières – il inspire alors du fond de ses poumons, déplorant que le matin se montre si véloce, puis replonge aussitôt dans la recherche.

Devant lui, une forme dense semble fendre les herbes d'une foulée lente. Elle semble découvrir l'endroit, sa torpeur qui n'a d'humain que l'habitation que l'on y a construit et le reste plus proche du règne des pierres – ignore si elle s'y trouve en sécurité, si quelque danger ne jaillira pas soudain des buissons alentours, mais rien, rien que cette hutte assoupie et la silhouette millénaire qui en orne le parvis.

Cette dernière ne se rend même pas compte que l'on a pénétré son royaume pétrifié ; elle n'en prend conscience qu'au moment où, relevant le front, la créature aux abois s'échappe sous les frondaisons pour rendre au paysage son inertie, et Yoshitsune sourit à ces manières bien connues de chevreuil, à la fois spontanées et stupéfaites, désinvoltes et maladroites, en se demandant si la bête le visitera de nouveau, si elle lui fera encore l'honneur de brouter dans cette clairière où, pareille à une vieille interrogation il cherche réponse à ses questions. Que font les hommes là-bas en ville tandis qu'ils écoutent les hauts soupirs ? Dorment-ils ? Chassent-ils hors de leur bouche béante les reliquats du repos ou bien s'agitent-ils déjà au-dessus de leur ouvrage ? Yoshitsune ne sait pas, ne se questionne pas plus à ce sujet. Il demeure à cette place, l'esprit rivé sur chaque seconde qui s'écoule, sur chaque nuance de ciel différente de la précédente qui oscille sur la paroi vitreuse de ses iris, incapable de la traverser sans y abandonner sa certitude, jusqu'à ce que le levant finalement ne s'accomplisse et n'offre ensuite à la terre ses inséparables chants d'oiseaux. À peine résonne la prime note que survient l’idée – et ainsi le doute a disparu. Ce cheminement qui est là est sans doute le bon - Hésitation et non pas certitude.


« Akimoto-dono !! Il me semble qu'il est possible de poursuivre par là. » élevant la voix.


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Mer 25 Oct 2017 - 23:17
Dans la douce brume d'une matinée de montagnes, alors que les collines elles-même s'éveillent à peine, que les oiseaux n'osent même pas faire entendre leur voix encore, comme si tout à cette heure, ne demande qu'un profond silence. Brisé. Trois mesures différentes, trois personnes, trois âmes semblant faire tâche dans un si parfait tableau. Leurs pas agités soulèvent la terre, juste avant qu'ils ne disparaissent. Ils n'ont pas parlé, à peine ont-ils fait entendre leur souffle et pourtant, ils viennent de troubler avec violence un équilibre si fragile. Eux sont partis, insouciants, innocents. Mais la terre, elle, ne se rendort pas. La chaleur de l'astre solaire la frappe de plein fouet, avec cette ardeur douce qui lui est propre. Pour chacun, cette matinée sonne un changement d'habitude. Un nouveau départ.

Déterminés, leurs voix éteintes dans un silence solennel, les perturbateurs sont déjà loin. De leur foulée fluide, ils progressent étonnamment vite, avalant les kilomètres avec une vivacité unique. Un jour passe sans que rien n'ait changé. L'urgence semble être de mise, le silence presque total une règle implicite. Fini les voyages d'enfants, où les cris et les rires rythment les trajets. Place au voyage d'adultes, où tous se déplacent et mangent en pensant à l'enjeu qui pèse sur leurs épaules. Un poids bien plus lourd que n'importe quel bagage. Seule la nuit est exempte de réflexion, totalement silencieuse. Ou presque. Il est une des trois personnes qui ne peut se résoudre à s'abandonner au sommeil aussi vite que le font les autres.

Chôkuro.

Son esprit est hanté par des pensées qui ne le quittent pas. C'est son ambition qui l'a mené jusqu'ici, acceptant avec grâce l'offre généreuse de son chef. Mais cependant, au fur et à mesure de leur avancée, c'est le doute qui prend de plus en plus de place. Son esprit compte, de la manière la plus malsaine possible. 3 voyageurs. 2 chefs de clan, 2 Jônins, 2 chefs de section du Yamagenzo, deux membres du conseil. Malgré tous ces titres généreux, jamais son nom n'apparaît. Il voyage avec deux monstres sacrés, lui le simple chûnin, fils de chef, membre du village et de la police depuis peu. Pour la première fois de sa voix, malgré ses deux mètres vingt, le papillon noir se sent incroyablement petit. Oppressé par les honneurs de ses acolytes. Comme si une force invisible tentait de l'abattre à chaque pas, de le faucher à chaque bond. Une poigne hargneuse, qui ne lâche jamais rien.

Arrivé dans le pays du feu, ce sentiment s'efface temporairement, pour laisser place à un autre, bien plus violent. Bien plus habituel. Cette violence a quelque chose de rassurant, parce qu'elle fait partie de lui. Cette rage que l'odeur de brûlé, de mort et de flammes réveille en lui avec toute l'efficacité qu'une vision du passé. Hi no Kuni n'a pas changé. Cette contrée auparavant florissante, regorgeant d'une nature abondante, n'était plus rien d'autre qu'un énorme morceau de charbon, dévasté et méconnaissable. Cherchant tout de même à bien faire, Chôkuro tente de prévenir son leader, afin que celui-ci pense à emprunter des routes calmes et dissimulées, mais le chef du clan Borukan en a déjà pris la décision. Bien évidemment, il s'agit d'une décision logiquement incontestable.

Mais Jôheki no Kuni est tout autre. À seulement quelques kilomètres de la frontière scarifiée du feu, le pays du Rempart était verdoyant, empli d'une vie incroyable. Des animaux, des oiseaux, de l'air frais, une eau claire. Tout ici respirait la pureté et la joie, comme si ce pays avait tout ignoré des catastrophes de son voisin. Comme si rien au monde ne pouvait entacher le paysage paradisiaque qui régnait ici. En ce lieu, la terre dort encore, et ne semblait jamais se réveiller. Les oiseaux chantent comme bon leur semble et il règne comme un parfum de liberté. Comme une idée que tout est possible.

- À Hi, nos écoles sont presque toutes implantées de la même façon. Près d'une forêt, afin de bénéficier du terrain d'entraînement naturel. Peut-être que...

Au fur et à mesure qu'il parlait, il se surprenait à entendre sa voix baisser. Il n'avait même pas eu le courage de finir sa phrase. Il n'avait pas pu leur suggérer que l'Académie du Rempart était peut être implantée de la même façon. Il avait trop pensé, trop ressasser la différence flagrante des expériences et des rangs entre lui et ses supérieurs. À tel point que ça l'obsédait et que cela s'en ressentait. Il avait parlé en dernier, comme un enfant qui attend son tour avant de s'exprimer. Dans son esprit une seule question flottait encore. Avait-il suffisamment grandi pour être là ? Avait-il vraiment sa place dans le groupe ?

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Mar 14 Nov 2017 - 18:49
« Je dois avouer que vous avez été plutôt rapides pour escalader notre Rempart Millénaire… »

Tandis que la voix féminine put paraître familière autant à Borukan Akimoto qu'à Nagamasa Yoshitsune, les Iwajins purent se rendre compte – sans doute après l’effort – qu’ils venaient tout de même d’escalader un rempart phénoménal. Plus de cent mètres, voire deux-cents de roche qui s’étendaient à perte de vue. Dès lors, il était compréhensible que le Pays du Rempart porte son nom. Eponyme mais majestueux même d’en haut, ce qui venait d’être décrit comme le Rempart Millénaire était sans nul doute l’une des merveilles du Grand Continent.

Puis ils se tournèrent plus précisément vers la femme qui les accueillait. Borukan Akimoto et son compère Samouraï purent reconnaître la figure qui les avait aidés lors des évènements de Shîto. Grande et élancée, l’envoyée de Jôheki no Kuni arborait toujours cette lourde épée avec laquelle elle affectionnait combattre et écraser ses ennemis. Des ennemis comme Yamanaka Ema, personnage clé qui était sûrement l’objet de la visite de ces Iwajins.

« Avant, il protégeait nos terres des envahisseurs… Mais depuis que nous, shinobis, avons vu le jour, il ne pourrait que les ralentir… »

Elle semblait dans ses pensées, tandis que l’horizon était majestueux du côté de Hi no Kuni comme de celui de Jôheki no Kuni. Soudain, elle remontra de l’attention.

« Pour éviter les problèmes, il faut que l’un de vous trois reste en bas, dit-elle le regard en direction de Chôkuro. »

Tandis que ce dernier descendait, ses deux coéquipiers – et supérieurs ? – ayant accepté, elle craqua sa nuque et ses phalanges. Tout en se tournant vers le paysage de son pays, elle commença à se laisser tomber sur le rempart. Les deux Iwajins purent voir alors une descente et une glisse majestueuse, sur plus de deux-cents mètres. Takumi avait l’habitude. Elle s’écria.

« Allez, on y va ! Vous avez des questions ? »

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Mar 14 Nov 2017 - 23:02
En quête de réponses : l'Académie du Rempart ft. Nagamasa Yoshitsune


Akimoto comprenait mieux maintenant pourquoi le pays portait ce nom. Un Rempart millénaire, obstacle et défense naturelle des siècles durant, il ne s'agissait plus que d'une muraille montagneuse, qu'un ralentissement supplémentaire, à une époque de shinobi où le chakra avait permis à l'Homme des prouesses physiques inégalées auparavant. Chacun des trois iwajins portait son regard vers l'horizon, vers les montagnes, les collines, les vallées. Il s'agissait d'une étendue pratiquement vierge, que l'on aurait pu croire insoumise et vierge. À partir de ce point, les possibilités étaient infinies. Par où continuer leur voyage? Yoshitsune-dono fut le premier à émettre une proposition, celle de poursuivre par la vallée, puis l'Akimichi surenchéri en parlant des écoles d'Hi no Kuni qui profitaient de la proximité d'une forêt pour les user comme terrain d'entraînement. Les deux idées étaient bonnes et plausibles. Mais chercher aveuglément cette Académie à travers tout un pays leur prendrait des jours, voire même des semaines. Il s'agissait d'un précieux temps qu'ils ne possédaient pas, compte tenu de l'inquiétante lettre que leur avait fait parvenir Kanon-san.

Subjugué par le paysage, en scrutant les moindres reflets à la recherche d'une piste à suivre, le Borukan n'entendit pas la jeune femme s'approcher. Les attendait-elle ou avait-elle repéré leur présence durant l'ascension pour les rejoindre? Alors qu'il se mettait sur ses gardes pour répliquer à cette présence hostile, le rouquin se ravisa au dernier instant lorsqu'il reconnut la jeune femme ; il s'agissait de la mystérieuse, celle-là même qui l'avait aidé à Shîto face à Ema et qui lui avait promis des réponses.

Akimoto fronça les sourcils lorsque cette dernière prétexta donner leur donner un ordre, comme quoi l'un d'entre eux devrait rester derrière, au pied de la montagne. Voyant que le plus jeune membre de leur groupe - celui visé par la remarque de la jeune fille - allait réagir, le rouquin s'interposa avant que la situation ne s'envenime. "Chôkuro, reste calme. Si l'un de nous doit rester derrière, ce sera toi. Tu le sais bien. Rassemble les provisions nécessaires pour le voyage de retour entre temps." dit-il simplement à l'Akimichi qui tourna aussitôt les talons, complètement furax.

Une fois tout le monde d'accord, la jeune femme ouvrit la marche et entrepris la périlleuse descente vers les terres du Rempart. Une chose était certaine, avec leur nouvelle guide, trouver l'Académie serait un jeu d'enfant. Akimoto lança un regard en direction du samouraï avant d'hausser les épaules et de s'élancer à son tour dans la descente. Beaucoup moins gracieux que la jeune femme, le Borukan concentra un maximum de chakra dans ses pieds afin de ralentir sa glissade. Suivant du mieux qu'il pouvait les pas de leur guide, il progressait à tâtons pour éviter de faire une chute qui, soyons franc, à cette hauteur serait mortelle même pour un homme tel que lui.

"C'est la deuxième fois que nous nous rencontrons, mais j'ignore toujours votre identité, et vous la nôtre." dit-il à l'intention de la jeune femme une fois plus près d'elle. "Je suis Borukan Akimoto, Gunjiteki et jônin d'Iwa. Et vous?" ajouta-t-il un peu essoufflé.

Une fois le groupe arrivé au pied du Rempart, le colosse extirpa de sa tunique une gourde pour en prendre une grande lampée. "Et maintenant? Je dois dire que cette Académie est bien mystérieuse...à l'exception de quelques mentions de l'institution dans nos archives, au village, c'est le vide total la concernant. De quoi s'agit-il exactement? En quoi cette Ema y est-elle lié?" Le Borukan réalisait bien l'étendue des questions qu'il posait, il ne s'attendait pas à trouver réponse à toutes ses questions dès maintenant. Le roux tentait du mieux qu'il pouvait de mettre de l'ordre dans ses idées.

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Mer 15 Nov 2017 - 0:08




☆ ☆ ☆     A la découverte du Pays du Rempart


Faut-il soutenir que la pensée, le langage, le goût de la vérité et de la beauté, le sens du bien et du mal, tout ce qu’on a longtemps ramassé sous le vocable aujourd’hui à peu près disparu de conscience suffit à assurer toute la différence entre leur deux camps ? Très certainement. Et c’est d’ailleurs ce qui dérange le samouraï tandis que son comparse et lui sont menés par ladite guide. Il se sent lésé pour Chokurô qui demeure gardien de la montagne. Sans doute cette mission aurait été un avancement majeur pour le jeune Akimichi mais l'hôte semblait pas vouloir tergiverser avec des détails tant simplistes.

Ainsi tandis que le groupuscule continue son avancée au travers des environs berçant le pays des remparts, l’éphèbe s’interroge quant aux mystères qui flottent autour de la nébuleuse blonde.

En effet, il y a dans l'attitude de celle-ci, une déférence désuète, joliment archaïque, et sans conteste signe d'une éducation qui le fut tout autant. Le sérieux de Yoshitsune, néanmoins, ne trahit guère la hâte qui virevolte à l'intérieur de lui ; il demeure lointain, poli à la fibre des ans, sans exprimer la moindre nuance superficielle que ses interlocuteurs pourrait interpréter comme du dédain, de la moquerie ou, pire, du mépris. Mais c'est ainsi, personne ne s'interroge jamais sur le pouvoir d'une expression, quand ces menus détails en révèlent bien davantage sur ceux qui les offrent que des milliers d'interminables palabres. Yoshitsune, lui, était maître des sienne – nul mieux que lui n'avait appris à travailler sa bouche avec tant d'adresse sournoise, tant d'application maligne. À la courbure de ses lèvres, pourtant insignifiante à l'œil du novice ou de l'étranger, l'on pouvait deviner ses humeurs passées et futures, ses emportements dans un nerf pincé, sa fatigue dans un pli crispé, son impatience ou son enthousiasme le long d'un sillon plus doux et ses désirs dans la rondeur des commissures ; l'un après l'autre, L’héritier de Hideyoshi avait découvert l'ensemble des spectres nommés “émotions”, la formidable gamme organique, moins parce qu'il lui était nécessaire de connaître son corps jusqu'à la plus extrême pointe de son derme que parce qu'il épiait, avec une persévérance méconnue de tous, l'unique et véritable sourire qu’il arborait, ce trésor de chair dont jamais personne n'avait, dit-on, encore aperçu l'étincelle.


« Nagamasa. Nagamasa Yoshitsune, Second de l’ombre de la terre. » élevant la voix.

Et ainsi lorsque Akimoto se présente, Yoshitsune en fait de même – alors même qu’il devine que son interlocutrice sait sûrement qui ils sont puisqu’elle les a sauvés et amenés tous les deux ici. Une marque d'intelligence que lui faire comprendre, en une mimique psittaciste, son intégrité. En revanche l’héritier d’Hideyoshi note que, si son compatriote est décidé à obtenir des informations, il ne montre ni signe de curiosité précoce ni de renfermement protecteur ; que cela soit dû à son caractère ou à un quelconque souci des convenances, il s'en tient à des remarques à la saveur aussi guindée que sa stature, à une sévérité de rigueur que Yoshitsune ne peut lui reprocher. L'homme est aux aguets. Il s'agit là de sa première entrevue avec un individu du pays du rempart, et dans un environnement tel que celui-ci, il serait une erreur que d'abandonner toute prudence. Pour la part de Yoshitsune, on lui a enseigné, à se méfier de quiconque n'aurait au préalable prouvé sa bonne foi à travers ses actes et non ses paroles et à n'accorder sa confiance qu'à une poignée d’élus triés au fil de l'épée.

La présence d'un membre à l'instar du jeune homme parmi les rangs des ninjas du rempart est aussi notoire qu'obligatoire. Cela n'étonne personne, et surtout pas notre Nagamasa puisque sa personnalité semble être forger d'un métal identique au sien ; cependant, il s'interroge.


« J'aimerais pour ma part savoir pourquoi en êtes vous venus à aider un déserteur, tel que le fameux Soyokaze ? » élevant la voix.


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Ven 17 Nov 2017 - 22:18
Ils voulaient en savoir plus sur elle, et c’était tout à fait normal. Tandis qu’ils se laissaient glisser sur le Rempart Millénaire, avec plus ou moins de facilité pour les Iwajins, les trois shinobis s’épiaient. Même si elle se voulait confiante auprès des ninjas de la Roche, l’envoyée du Rempart émettait quelques hésitations, à l’intérieur même de son esprit piégé entre son allégeance et ses origines. Car oui, c’était bel et bien un dilemme qui faisait écho à l’anonymat de la jeune femme, qui tenait à se briser. Elle ne comptait pas cacher des choses à ces messieurs.

« Je suis Chôkoku Takumi, mes parents étaient originaires de Tsuchi no Kuni. Même si je suis aussi née là-bas, j’ai été envoyée à Jôheki no Kuni dès mon plus jeune âge pour y suivre un entraînement particulier. »

L’aide que l’épéiste avait apporté aux Iwajins était tout de suite plus compréhensible. Si elle s’était jusqu’à maintenant reposée sur l’urgence de la situation à Shîto, le fait que ses origines aient été liées à la Terre simplifiaient les choses. Mais cela en serait-il de même pour les relations avec les envoyés du village caché de la Roche ? Rien de moins évident.

Alors qu’ils touchaient enfin le sol, et qu’ils s’élançaient aussitôt vers les larges paysages du Pays du Rempart, la jeune femme reprit.

« C’est ce que propose l’Académie, que les personnes en difficulté apprennent à maîtriser leur chakra. C’est là-bas que Soyokaze et Yamanaka Ema ont appris à utiliser leurs pouvoirs. C’est pour ça que je les connais. L’Académie les a aidé. Mais cette aide est aussi psychologique, et la discrétion fait que les personnes qui y sont passées aient la présence d’esprit de ne pas ébruiter leur expérience là-bas. »

Malgré l’imposante épée qu’elle avait sur le dos, C. Takumi de son nom de terrain n’était nullement gênée dans ses déplacements ou dans sa vitesse. Elle maintenait sans difficulté un rythme que les Iwajins suivaient. Et ils devraient le garder, s’ils espéraient parvenir à l’Académie dans les heures à venir.

« J’ai fait sortir des copies des informations que l’Académie a gardé sur eux. Vous pourrez les ramener chez vous, mais pour l’heure, les récents évènements empêchent mes supérieurs de vous faire entrer à l’intérieur. J’espère que ça ne vous dérangera pas. »

S’ils arrivaient à garder cette vitesse, deux heures devraient suffire pour arriver au point de rendez-vous, près de la fameuse Académie…
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Sam 18 Nov 2017 - 6:47
En quête de réponses : l'Académie du Rempart ft. Nagamasa Yoshitsune


Alors que la descente hasardeuse continuait, la mystérieuse femme se présenta comme étant Chôkoku Takumi. Cette révélation extirpa au colosse de lave un petit sourire et un haussement de sourcil en guise d'étonnement. Elle était donc - d'une certaine manière - une compatriote. Était-ce pour cette raison qu'elle s'était porté à leur aide lors de l'attaque? À eux plus qu'à quiconque d'autre? Si elle n'était pas iwajin, peut-être était-ce l'appel de la Terre patrie qui l'avait poussé à les épauler.

Devant les interrogations des deux hommes, la Chôkoku à l'épée répondit sans la moindre hésitation. Comme la rumeur le voulait, l'Académie était donc un lieu de formation pour les shinobis de tout horizon. Un endroit où leurs deux adversaires, tout comme elle, avaient appris à maîtriser leurs dangereux pouvoirs. La première chose qui vint en tête du colosse fut à quel point cette institution avait le potentiel d'être dangereuse...Si elle veillait à la formation de dangereux shinobis, sans exercer une seule once de contrôle sur eux comme le feraient les villages militaires...Qui sait le nombre d'Ema ou de Soyokaze le monde pouvait-il abriter.

Elle leur apprit ensuite la suite des choses, comme elle leur avait promis, Takumi avait fait préparer des documents concernant les deux membres du Soshikidan. Ce qui surprit davantage Akimoto fut la révélation comme quoi on leur refusait l'accès à l'Académie. S'ils s'y rendaient bel et bien, lui et Yoshitsune devraient attendre devant la porte comme de vulgaire chien de gouttière."Avec ce dont nous avons été témoins à Shîto et l'avènement de ce groupuscule, je comprends votre inquiétude et vos précautions. Mais pourquoi alors nous avoir tendu une invitation, à venir vous retrouvé à l'Académie, si c'est pour nous en refuser l'accès?" demanda-t-il en toute honnêteté. Le rouquin plongea de nouveau sa main dans sa veste pour en sortir sa gourde dont il prit une grande gorgée de saké."Vous me pardonnerez toute cette suspicion, mais pourquoi l'Académie désire tant rester isoler du reste du monde? Si ce qu'elle souhaite est d'aider les personnes en difficulté, pourquoi le fait-elle à huis clôt? Les savoirs et les enseignements qu'elle renferme ne seraient-ils pas plus profitables aux grands nombres?" Sur ses dernières paroles, Akimoto jeta un coup d'oeil en direction de son collègue, un regard suspicieux et soudainement inquiet. Leur cachait-elle quelque chose?

***

Si l'idée de se faire refuser l'accès à cette fameuse Académie ne l'enchantait guère, Akimoto finit par s'y résilier. Cependant, il resta sur ses gardes tout au long du trajet de deux heures durant. Pourquoi les faire venir jusqu'ici pour leur livrer un simple document? Pourquoi leur demander de laisser l'un des leurs derrière? Et s'il s'agissait d'un piège? Le Borukan aimait de moins en moins cette histoire. Mais si la jeune femme tentait quoique se soit, il était plus que confiant en ses compétences et celles de son partenaire samouraï pour faire face à toute situation.

Après un trajet long de quelques heures, sans embuche, à travers les collines, montagnes et plaines du pays, le trio arriva finalement au fameux point de rendez-vous. Plus loin, sur les flancs d'une montagne, se dessinait la silhouette d'un grand bâtiment : L'Académie.

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »
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Dim 19 Nov 2017 - 1:03




☆ ☆ ☆     A la découverte du Pays du Rempart

Sans doute Yoshitsune venait-il d'orchestrer sa première fausse note, sans même paraître s'en rendre compte puisque pour lui n'existe sous ses pas aucun gouffre dans lequel il pourrait chuter, nulle fissure, nid-de-poule ni accroc où ses chaussures s'agripperaient ou sa cheville se retournerait, rien que le sol démesurément prompt du Rempart et le pavé droit à perte de vue. Il avance avec méfiance ainsi qu'ils parlent, étalant des mots ainsi qu'ils déroulent ses foulées, serein et précautionneux à la fois, le bushido déplie les syllabes de cette langue étrangère à ceux de Rokkusu et qu'il lui fallut apprendre à maîtriser en son temps pour être capable de converser avec les hauts dignitaires des clans de Tetsu; encore aujourd'hui, alors qu'il est parvenu à en dompter les accents ricochant, les claquements de langue et les soupirs langoureux, L’héritier d’Hideyoshi ne peut en user sans se donner l'impression d'une fierté sans bordure. Envers qui, il l'ignore – sa Patrie, asservie aux Montagnes de fer emplie de neige, à l'époque de son enfance ; son Père, Samouraï raffiné ? Sûrement pas ; ou bien lui-même, dont la mémoire pourtant intacte a scellé dans un recoin sans lumière le dialecte de sa mère, à l'instar d'un trésor qui, faute d'avoir été exposé, exhibé, s'est choyé à l'intérieur de l'écrin censé le protéger. Alors peut-être, parce qu'il avait eu recours à un vocabulaire qui appartenait à son sang, le fier bushido ne s’eut pas trompé. Peut-être son esprit avait-il trébuché sur ce terme – légende –, et qu'il lui était désormais difficile, sinon impossible, d'en expliquer le véritable sens à la “consoeur” qui lui faisait face. Car tandis qu’elle leur avoue finalement ce qui l’a poussé à les aider et le fonctionnement de leur contrée, Akimoto l’a prends de revers ricochant directement sur ces dires.

Ce dernier, cependant n'attend pas de réponse concrète et immédiate ; c'est lui-même qui décortique sa requête, qui en pèle l'écorce, en découpe les quartiers puis tend à son interlocuteur les tranches sanguinolentes de son raisonnement. Paumes ouvertes pour en recevoir le substrat pourpre, Yoshitsune écoute. Et regrette.

Regrette de n'avoir pas su distinguer les larges plaies tracées dans son esprit de bushido, celles-là sur lesquelles les dirigeant du Rempart jeteraient bientôt du sel à pleine main, regrette de ne posséder à l'égard de son vis-à-vis aucune réelle affinité, si ce n'est celle d'être né au même siècle, regrette de lui infliger une considération qui ne découle, en somme, que d'une pensée commune, d'une effleuve creusé entre les falaises de l'Histoire par les récits et les rumeurs difformes, relayés de loin en loin par des bouches sans cesse plus mensongères jusqu'au delta poli, policé, politique, de la connaissance contemporaine.


« Loin de moi l’idée de ne pas vous croire aveuglément, Chokoku-san. Et cela surtout suite à ces sauvetages miraculeux dont vous nous avait fait grâce à Shito… Mais votre décision m’attriste. Des condisciples de votre village nous attaquent et vous attendez de nous d’attendre paisiblement ? J’exige de promptes explications. »

***

Là-bas, lorsqu'il vivait encore dans ses vastes plateaux hirsute, l'adolescent qu'avait été le régent Nagamasa n'avait jamais entendu quiconque parler d'une certaine académie, pas davantage que d'une telle initiative en Joheki ; tous ces vocables leurs étaient tout aussi inconnus que le chant de la mer, et si ces deux éléments partageaient sans nul doute un exotisme similaire au cœur de la nature tourmenté, le second au moins avait une chance d'exister quelque part.

Pour le reste, personne ne savait. À dire vrai, Yoshitsune n'avait appris la valeur que les gens octroyaient aux Nagamasa que les jours comme celui-ci où, en compagnie de Chōgen.

Ce n’est qu’après deux heures, sous une pluie de questionnement et de marche qu’une architecture imposante s'élève sous ses iris. Son itinéraire les l'avait conduite à bon port : L’immense diaspora désormais plus connue comme étant l’Académie.

Les parois de celle-ci étaient ornées à l'image d’une véritable ère archaïque et s'étaient effritées avec les ères aréiques. La troupe s’avança donc de concert, foulant les Terres du rempart afin de s'approcher des habitants notamment celle du régent, qui semblait être implanté dans cette nation depuis la genèse des temps.




« Autant entrer directement dans le vif du sujet si vous le voulez bien.. » son regard sonda quasi automatiquement le visage qu’il avait en face de lui avant qu'il ne reprenne.
« J’aime qu’on soit honnête avec moi, et je n’ai pas l’impression que ça soit le cas avec vous. » Cet aveu pouvait avoir l'air étrange, mais certainement pas pour un homme comme lui dont la froideur était passé maître dans le domaine de l’art.« Je me disais qu'une bonne entente pourrait apporter une coopération entre nos deux pays. Je suis certain que, tout comme moi, vous préféreriez ne pas avoir à vous méfier de mon organisme tout comme vous le faites avec le Soshikidan visiblement. »Une brève pause.« Je me moque de vos méthodes. Ce que je veux savoir, c’est ce que vous êtes désireux de nous dissimuler. »


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[Mission rang B] [Scénario : l'Académie] En quête de réponses

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