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L'Appel du Devoir ft. Sôsaku-ô Enkei


Lun 23 Oct 2017 - 1:46
L'honneur. La gloire. Le respect. Le pouvoir. Toutes ces valeurs rassemblées en un tout petit morceau de métal brillant. Un simple petit insigne, accroché sur une veste, et qui fait pourtant toute la différence.Un emblème unique, distribué à une petite poignée de personnes. Une élite, oui, voilà ce que ce blason signifie. L'élite du village, chargée de sa protection, chargée de surveiller et de veiller à la sécurité de chacun de ses habitants. Les responsables de la sauvegarde des murailles, de la surveillance des grandes portes, la première ligne de défense, les premiers sacrifiés, ceux sur qui tout le monde compte et...

- Fin je suis un petit flic quoi.

Certes. Chôkuro avait sûrement un peu surestimé son rôle et l'importance de ce qu'il allait avoir à faire. Pour l'instant tout du moins, sa vie était bien loin des grandes scènes de bataille qu'il avait parfois imaginées. Il se contentait de se balader en ville, cachant son insigne, surveillant du coin de l'oeil les pick-pockets, les chapardeurs, les coquins, les joueurs de rue. Ses plus grosses prises étaient des voleurs de pomme ou des enfants orphelins avec un quignon de pain. Rien de bien excitant ou de bien héroïque en somme. La partie la plus passionnante de ce travail restait encore les quelques patrouilles à l'extérieur des murs, très rares.

- AAAAAAAAH

Un cri qui déchire le brouhaha incessant du quartier commerçant. Une voix de femme, effrayée, à quelques rues du géant. Aussitôt, il s'élance en avant, bousculant sur son chemin quelques passants. La justice n'attend pas, et ce n'est pas un peu de poussière sur leurs vêtements qui allaient les traumatiser, ces badauds trop enchantés d'assister à un peu d'animation. Dans le sillage du ninja, quelques passants pressaient étrangement le pas, se dirigeant vers l'origine du cri. Puis la scène s'afficha devant leurs yeux, un peu surréaliste sans pour autant être choquante. Une femme, à genoux au sol, se tenait fermement le bras, du sang coulant le long de son membre endolori. Des larmes coulaient le long de ses joues, alors qu'une vieille dame la tenait par la tête.

- Aidez-nous, quelqu'un lui a volé son sac ! Il était armé !!

Sans plus attendre, Chôkuro enleva sa lourde veste de Chûnin, recouvrant les épaules de la victime avec. Puis, son insigne brillant avec fierté à la lumière du soleil, il porta son regard sur la foule. Rien ne semblait visible à première vue. Mais c'étaient les regards des habitants du coin qui étaient le meilleur indice. Ils regardaient tous vers le haut, comme s'ils scrutaient le ciel à la recherche d'une explication. Le regard du papillon noir suit le mouvement et se pose sur un éclair argenté. Une cape qui disparaît derrière un toit, rapidement. Le voilà, le fameux voleur de sac, le délinquant, la racaille de bas étage. Le brigand qui avait osé blesser une femme pour obtenir quelques biens de valeur.

Le rouquin se remet à courir, agrandissant soudainement son bras pour accrocher le toit le plus proche, s'élevant ainsi sur les sommets d'Iwa à son tour. Au loin, il aperçoit le reflet argenté d'une lame, la fumée soulevée par des pas rapides. Pour l'instant, le gredin ignore qu'il est suivi, cela est sans nul doute un avantage. D'un pas décidé et puissant, le Yamagenzô se lance à la poursuite de sa cible, donnant tout ce qu'il peut pour atteindre une grande vitesse. Mais ses pas, comme toujours, sont lourds et puissants. Mais également audibles. Le jeune voleur ne met pas bien longtemps avant de le repérer et, apercevant son emblème, ne tarde pas à mettre les bouchées doubles pour s'échapper.

Mais pour l'Akimichi, il est hors de question de perdre une nouvelle fois un combat de vitesse. Tout en courant, sa main attrape ses kunais à sa hanche, qu'il lance avec précision dans le dos de sa proie. Celle-ci, agile et svelte, n'a aucun mal à les éviter, ou presque. Une seule lame touche sa cible, déchirant les chairs de sa jambe en un instant. Une blessure bénigne, mais qui suffit à faire chuter le voleur vers l'avant, le propulsant à bas du toit. Par chance, alors que l'ogre roux se penche au dessus du toit, le bandit atterrit dans un étal de fruits, amortissant sa lourde chute. Il se relève, attrape son butin et s'élance en avant, dans la rue presque déserte, pour une fois.

- Tssss. Je vais t'avoir.

Restant en hauteur, le papillon noir suit la fuite du criminel, lui jetant par saccades différents objets de lancer, tentant de le stopper définitivement. Mais rien n'y fait. Il est beaucoup trop rapide et rien, non rien, ne semble pouvoir l'arrêter. À moins que...

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Mar 24 Oct 2017 - 22:10
Il y avait une chose à envier, à toutes celles et ceux qui pratiquaient le ninjutsu : l’art d’atteindre les plus hauts sommets avec aisance. Mais, comme pour toute chose, l’habitude de la pratique finissait toujours par émousser le plaisir, ainsi, pour certain(e)s, ce n’était plus qu’une aptitude parmi tant d’autres. C’était différent pour Enkeï, pour qui prendre de la hauteur, signifiait se rapprocher de ces cieux taciturnes qui l’accueillaient avec sérénité et le purifiait de cet océan de mélasse noire et putrescente qu’était le bas-monde. Aux heures d’activité, la cohue d’une foule effervescente, à cette hauteur, se mêlait volontiers aux murmures dissonants d’un vent apaisé. Il n’avait que pour plateforme le toit de l’immeuble et pour plafond la voute céleste, parsemée de nuages blancs en filament. L’heure étant à la rêverie, son daishō, terme japonais désignant la paire d'épées traditionnelles portée par les samouraïs, avait été soigneusement déposé à quelques mètres de lui. Katana et wakizashi symbolisaient tous deux le poids de ses responsabilités vis-à-vis de l’illustre clan Nagamasa. Le premier était un bien légué par sa défunte mère, d’une valeur sentimentale inestimable. Le second lui avait été offert par le dit-clan, pour la maîtrise des arts samouraïs. Les retirer de temps à autre l’en soulageait et cette fois-ci ne serait pas une exception. Il s’était allongé en étoile de mer, le regard vague, tout son être engourdi par la quiétude des lieux.

Soudainement, un cri de détresse vint l’extraire de cette tiède torpeur. Devait-il .. Peu importe, mû par une irréductible volonté d’agir, le demi-nagamasa roula sur lui-même, s’armant préalablement de ses précieuses lames avant de quitter ces lieux déjà tant regrettés. De toit en toit et ce, sans freiner cet élan véloce, ses jambes robustes ne cessèrent d’exécuter des bonds prodigieux, lui permettant de scruter en hauteur de ses yeux plissés les sombres ruelles de la cité rocheuse.

Était-ce un policier, se disait-il ? À en juger par l'insigne scintillante, oui. Ce dernier semblait engager dans une course-poursuite déjantée avec un .. délinquant ? Qu'importe à vrai dire, le fuyard avait forcément à se reprocher quelque chose, un représentant des forces de l'ordre n'y mettrait pas autant d’énergie, si ce n'était pas le cas. Tous deux, engagés dans une voie sinueuse, progressaient avec grande difficulté. Lui, depuis les hauteurs, se précipita d'en tirer avantage jusqu'à devancer le poursuivi. Mais, comment l'arrêter désormais ? Il exécuta un dernier bond véloce, avant d’asséner, dans sa chute, un habile coup de fourreau dans la nuque du fuyard. Ce dernier s'écrasa au sol, inconscient. L'assaillant se redressa aussitôt, tout en rangeant soigneusement l'étui de bois dans sa ceinture. Il restait lui-même sans voix, face au policier, ce genre d'élan d’héroïsme n'était pas de lui pourtant. Et, si cela se trouvait, interférer avec des affaires de police allait peut-être lui causer plus de problèmes qu'autre chose. C'était à se demander s'il n'était pas mieux perché sur son toit.
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