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Je te tiens ! || ft. Nagamasa Yoshitsune


Lun 23 Oct 2017 - 23:07
Ta tête peinais à se tourner. Ta nuque était affreusement douloureuse et, d'agressifs picotements parcouraient tes bras que tu tentas vainement de bouger. Trop lourd pour se mouvoir et pourtant si pénible... Le calvaire que te faisais subir tes muscles t'arrachait grimaces et gémissements. Puis ces bruits sourds, s'émettant à des alternances plus ou moins régulières. Sans compter ces crampes qui te tordaient les tripes... Ton estomac avait jugé bon de se joindre à ses compagnons internes, comme si tu ne souffrais pas déjà assez... Cela fut encore pire lorsque tes narines humèrent cette délicieuse odeur.

C'est ainsi que tu te réveillas : les membres endolories et, la faim te creusant le ventre. Guère étonnant lorsque l'on sait que tu t'étais, encore une fois, endormie sur tes livres. Ceux-ci faisaient de bien piètres coussins. Tu le savais, pourtant c'était comme si tu insistais pour sommeiller dessus... Tu t'étiras donc péniblement ; faisant craquer les os de ton cou puis ceux de ton dos, tu te mis ensuite en quête de la provenance de ce doux parfum avant de tomber sur le regard réprobateur de la matriarche. Prise à nouveau la main dans le sac, tu ramenas tes mains devant toi en baissant la tête gênée. Assiette fumante en main, celle-ci secoua légèrement sa tête de droite à gauche en laissant échapper un soupir.

- Que vas-t-on bien faire de toi ?...

- ... Je sais mais... Cherchant tes mots, tu ne la vis pas s'avancer vers toi. Agacée, ta grand-mère te martela le front de son doigt "puissant" !

- Com-bien de fois devrais-je te le répéter ?

- Ah ! Halmeoni !... pleurnichais-tu en essayant de protéger la zone agressée.

- Halmeoni ! Halmeoni ! Ça t'apprendra ! Je continuerai jusqu'à ce que ça rentre dans ce crane têtu !, exprima-t-elle les sourcils froncés.

La vieille femme se montrait sans pitié ! Te faisant reculer de ta position : ton talon trébucha sur le pied de ta chaise, t'amenant inévitablement à basculer vers l'arrière ! Heureusement pour toi, ta chute fut stoppée par ton bureau. Ton derrière, s'en sortit sans trop de dégâts grâce aux mêmes livres éparpillés sur le meuble. Soudain, tu t'en rappelas ; te relevant d'un bon, tu inspectas rapidement leur état. Une fois rassurée, tu refis face à la doyenne qui se trouvait déjà sur le pas de la porte.

- Cette bibliothèque n'est pas un lieu pour dormir. Allez ! File ! Je t'ai laissé des vêtements dans la salle de bain. Prépare toi puis viens manger !

Cette dernière quitta la pièce. Tu profitas de ce moment de répit pour masser la partie souffrante de ton visage. Après quelques minutes, tu exécutas les ordres de ta grand-mère.

L'eau chaude apaisait ton corps ankylosé ; tu sentais tes muscles se dénouer sous le flot presque bouillant. Toutefois, tu mis volontairement fin à ce délice à coup d'eau froide afin de réveille cette masse endormie ! Puis, tu terminas tranquillement ta toilette et t'habillas ; admirant tout le bon gout de l'ancienne. C'est qu'elle avait l'oeil. Ce pull blanc à épaules nues, se mariait parfaitement avec ce short en toile rigide au bleu clair comme le ciel.

Le petit déjeuner fut - comme toujours - agité. Grands-parents, parents, oncles, tantes et cousins ; seul quelques-uns furent absents. En effet, vous ne partagiez plus le même toit mais, cela ne vous empêchait pas de rester proche. La proximité de vos maisons vous permettait de vous voir assez souvent et donc, de préserver la force de vos liens. Quoi qu'il en soit, ton déjeuner avalé tu quittas la demeure familiale, en n'oubliant pas d'emporter tes notes ainsi que quelques ouvrages.

Peu de mètres te séparaient de ton lieu d'habitation mais, tu pressas le pas afin de mettre au plus vite les précieux écrits à l'abri - fallait aussi dire qu'ils étaient lourds -. Une fois arrivée, ton être s'effondra sur le sur canapé ! Ayant repris ton souffle, tu rassemblas les bouquins disséminés sur la table pour ensuite les trier. Les plus légers allèrent dans ton sac cuivré, le reste restait ici. Dans ce sac tu y glissas également ton nécessaire de sortie : ton porte-monnaie, des biscuits secs et de l'eau. Aujourd'hui, tu n'avais aucune envie d'étudier chez toi.

L'animation des rues t'aider à aérer ton esprit. Puis tu t'amusais à tester tes connaissances ; tu observais les passants et déterminais où se trouvait tel où tel muscles, os et organes. Tu pensais à la relation entre ceux-ci, etc. Bref, cela contribuait à favoriser ta mémorisation.

Ainsi marchant et laissant courir ton regard ; celui-ci s'attarda sur un passant en particulier. Cette allure. Cet habillement et cette chevelure ! Tu le reconnaitrais entre mille !

Il semblait ne pas t'avoir remarqué. Tant mieux ! Tu allais pouvoir le prendre par surprise ; depuis le temps qu'il t'échappe ! Tu te faufilas donc jusqu'à lui le plus discrètement possible. La cible atteinte, ta main se dirigea vers son flan droit afin de déstabiliser en lui infligeant une rapide et forte pression !


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Lun 30 Oct 2017 - 19:02, édité 3 fois
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Dim 29 Oct 2017 - 18:50




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Silencieusement, Yoshitsune erre dans l’ombre de Iwagakure no Sato, ancienne Rokkusu.

Tandis qu'au porte du monde shinobis, tous ne parle plus que de guerre et soldats de la paix, ici, dans la cité, chacun vit sa vie sans se soucier de ce qu'il se passe au-delà des terres de Tsuchi no Kuni. Lui qui s’apprête à s’en aller en missive crucial pour le village, se délecte d’un tel instant de calme sans la moindre mention de danger; sans le moindre murmure. Illustre bretteur, il envie aux gens cette ignorance enfantine dont il ne serait plus faire fit ; craignant sans cesse les menaces qui surplombe cette patrie qui est sienne..

Sagesse délicate, Yoshitsune n’eut jamais compris et ne comprendra sans doute jamais l’importance de ses conflits qui les opposent, les montent les uns contre les autres -diaspora contre diaspora ; nation contre nation. Mais hélas, que peut faire un homme de sa carrure si ce n’est user de sa parole comme seul arme de dissuasion. Convaincre Chôgen que les actes de xénophobie comme la guerre n’ont pas lieu d’être ne suffirait pas. Car quand bien même il pouvait agir, force de proposition en Iwa, en aucun cas cela aurait le moindre impact sur l’ensemble de Tsuchi no Kuni et encore moins Kirigakure no sato. C’est donc pour cela qu’il ne fait qu’exécuter les ordres ; c’est pour cela qu’il fait ce qu’il peut pour protéger les habitants et cette vie paisible que son frère s’efforce de leur offrir.

Et Yoshitsune recommence à penser à ses proches tandis qu’il tranche à travers le marasme des ruelles de Iwagakure no Sato, il s’est depuis fait embarcation modeste, se laisse dériver sans en faire cas parmi la foule au fil des allées ouvertes de la citadelle, avant de finalement glisser jusqu’à la place centrale du village.

Chogen, Koga, Sora.. ; Sanadare, Sun-Hi. Chaque fois que son nom lui vient à l'esprit, il s'interroge. Quand bien même le temps a passé, à cause des déboires quotidiens il ressent toujours ce vide intérieur, cette plaie qui ne veut cicatriser tant qu’il ne l’a verrait pas. Alors pour oublier, il met son cœur à l’ouvrage. Travaillant sans relâche, sans y penser réellement ; gardant secrètement l'espoir qu'un jour, peut être, son chemin recroisera le sien. Et il imagine son sourire satisfait, et sa présence chaleureuse auprès de lui en guise de reconnaissance. Cette présence qui jusqu'à présent te faisait oublier les chaînes qui te gardaient prisonnier de remords inutiles.

Et il marche.
Et dans ses pensées, il ne voit pas où il met les pieds. Mais sent cette présence familière qui l’approche. Alors il s’esquive et l’a voit d’ailleurs avec maladresse, trébucher, venant heurter la première personne qui se trouve devant elle. Yoshitsune s'excuse, amusé, avant d’observer cette tête qui se relève. Et il l’a voit. Il ne saurait guère se tromper. Ces cheveux noirs semblables au jais et ce visage embelli par le temps. Il ne lui en faut pas plus pour savoir qu'il n'y en a pas dix mille comme elle dans le village. Alors il sourit, d'un sourire moqueur.


« Le hasard fait parfois bien les choses, Sun-Hi. » dit-il s'approchant d'elle


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Lun 30 Oct 2017 - 14:11
Tes doigts glissèrent dans le vide trainant ton corps avec eux vers le sol. Tu l'avais lamentablement manqué et maintenant, tu allais lamentablement t'écraser à terre. La vue de la poussière se faisait de plus en plus proche ; tu les maudissais intérieurement lui et sa descendance ! La chute était inévitable ! Tu fermais les yeux ! Espérant ne pas trop souffrir ! Ne pas finir défigurer ! Mais le sol ferme et froid auquel tu t'attendais se révéla être chaud et moelleux... Ta tête rebondit, ton fessier lui par contre, entra bien en contact avec la vision que tu te faisais plutôt... N'avais-tu donc pas assez souffert pour aujourd'hui ?! Ton visage se chargea d'exprimer le mécontentement général via une grimace de douleur. Un soupir teinté d'un léger désespoir suivit, puis tu frottas tes mains pleines de poussières avant de frotter ton visage, l'air ronchon.

" Bah alors ma p'tite dame ! 'faut faire un peu plus attention ! Encore un peu et vous me faisiez renverser toute ma marchandise ! ". En effet, les sangles marquant ses épaules laissèrent penser que l'homme - bien portant - transportait une lourde charge. Sans te faire prier, tu te relèves. Bras le long du corps, torse parallèle au plancher ; tu ne peux qu'appuyer les excuser moqueuses de ton ami aux cheveux bicolore. " A-Ah ! Joesong..., te rendant compte de ton erreur tu plaquas tes mains devant ta bouche avant de reprendre, Sumimasen ! Je suis vraiment désolée, pardonnez-moi ! ". Tes joues s'empourprèrent tant tu avais honte ! Heureusement, tes cheveux t'offre un peu de répit en formant un rideau, dissimulant ainsi toute ta gêne. Gêne qui se transmit à l'homme bedonnant puisqu'il venait de perdre sa contenance devant le piètre - mais attendrissant - spectacle que tu lui offrais. Bafouillant lui aussi, celui-ci finit par te demander de te redresser avant de repartir en te laissant quelques mots bienveillant.

L'incident clos, tu époussetas enfin ton short - oublié dans l'affaire - et replaças tes cheveux. Ayant retrouvé une allure convenable, tu pinças le nez de ce fichu Yoshitsune ! Faisant mouvoir son faciès de bas en haut, de gauche à droite et inversement puis sans ordre précis ; une mine boudeuse et énervée remplaça la gêne de tout à l'heure. " Yoshitsune ! Comment as-tu pu ?! Tu n'as même pas essayé de me rattraper ! Espèce de rustre ! ". Tes doigts cessèrent ensuite d'obstruer ses narines pour permettre à tes bras de se croiser sous ta poitrine. " Sans compter ta manie à disparaitre ! Où étais-tu encore passé ?!", lui lanças-tu toujours aussi boudeuse et les pupilles ancrées dans les siennes !

Au fond, tu connaissais déjà plus ou moins les réponses mais, tu n'avais pas envie d'y penser ; ou plutôt, tu préférais avoir tort cette fois...
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Mar 31 Oct 2017 - 2:40




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates


Spectacle hilare, Yoshitsune semble comme se tordre de rire à la vue de cette citadine si cher à son cœur. Il est clair qu'il aurait tout de même pu tenter de la rattraper dans sa chute, mais Samouraï il est, et Samouraï il restera. Ainsi à la vue d'une telle silhouette volupté, nul ne sait s’il aurait pu se contenir du coup, il préfère rester en retrait.

Et tandis qu’il l’observe en un instant, son coeur cesse de battre.

Se propage dans ses os une chaleur envahissante, une vague, un tremblement - un vide dans sa poitrine, comme si le ciel y avait soudainement été posé et soufflé jusqu'à ce que les nuages remplissent ses poumons. Nuages qui s'allongent en vrilles doucement froides, descendent le long de ses bras, s'enroulent autour de ses jambes et ancrent ses pieds à la terre; pose son être au milieu de l'univers, immobile, le temps que le temps s'arrête.

Un battement de cœur. Son écho, qui se propage doucement le long de ses côtes. Comme un souvenir, comme la réalité que l'on a finalement réajustée pour être exacte. Comme l'espoir qui explose le long de ses membres, comme la chaleur qui sautille jusque dans le tréfond de ses os, comme il oublie de douter, comme il oublie de ne pas y croire - comme il oublie de s'empêcher d'espérer. Comme il se sent porté comme au fil de notes, comme il ne contrôle plus ce qui s'agite entre ses poumons, comme son cœur éclate et ses yeux brillent.

Puis soudainement, elle s’avance et se saisit des narines de Yoshitsune ; le secouant dans tous les sens, sans jamais le prendre en considération. Le jeune homme détourne le visage quelque peu gêné, se frottant les narines.

D’un geste patiné par l’habitude, Yoshitsune se détache de son air triste avant reprendre un air normal. Ses yeux hagards ont retrouvé leur apathie d’usage, et balaient brièvement l’accès aux ruelles dont il est arrivé il y a quelques minutes à peine.


« Te rattraper ? Toi et ta poitrine volumineuse ? Jamais, sans doute serais-je tombé avec toi » s’écrit-il en riant.


Quatre foulées, quatre pas qu'il franchit alors qu'il brèche la distance entre eux - alors qu'il passe la voûte du portail entre le ciel et la terre - entre le monde et ce qu'il y a perdu.

Ses doigts musclé effleurent son dos, l’agrippent comme ils se referment sur cette peau qu'il n'a jamais plus su toucher. Et lorsqu'elle lui fait réellement face, il ne sait voir à travers son regard embrouillé que l'éclat de ses yeux, que l'ombre, souvenir de son sourire..


« Sinon cela ne t’arrives jamais d’être contente de venir à ma rencontre, Sun-Hi ? »


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Jeu 2 Nov 2017 - 1:58
" Q... Q... Que... " Les yeux écarquillés. L'air ahuri. Complètement déconfite. Ton siège de pensées ne savait quoi exprimer face à cette remarque, déformant tes traits dans tous les sens. Devait-il te donner ceux du choc ? De la colère ? De la honte ? Les trois peut-être ?! Il ne savait plus. Ce mélange de sentiments le perturba tellement qu'il laissa ton corps vaciller en arrière. Tes pieds réagirent alors sans demander l'avale du cerveau. Hors de question de te laisser à nouveau tomber ! Et tandis que là-haut, cela devenait plus clair, tu sentis le chaud afflux sanguin reprendre le chemin de tes joues. " Mufle ! Je ne te permets pas ! " lui rétorquas-tu. Cette fois ton embarras ne put être dissimulé par tes cheveux... " Puis t'exagères... C'est vrai je suis bien fournie mais quand même... Ce n'est pas si lourd que ça... Maudit samouraï !..." marmonnas-tu en jaugeant du poids de tes attributs, avec la fidèle aide de tes membres encore mêlés en dessous.

Ces soubresauts de chair n'échappèrent pas à certains badauds ; les plus pervers se rincèrent allégrement l'oeil, en remerciant le ciel pour cette agréable vision matinal... Mais tu ne rouspétas pas. Tu ne grognas pas. Tu n'oscillas même pas un sourcil. Les nier était inutile ; la présence du Nagamasa obstruait la leur, les rendant complètement absent de ton univers.

D'ailleurs, le samouraï ne répondit pas à ta question. C'était tant mieux. Bien que ta curiosité réclamait des réponses, ton coeur lui, ne voulait rien savoir et tu étais du même avis. Et puis, tu n'avais pas envie de le blesser en le forçant à avouer ce qu'il désirait oublier. De gâcher l'un de ses rares moment de légèreté.

Occupée à grommeler. Prise par tes réflexions. Tu ne le vis pas approché. Le contact de ses doigts sur ta peau te fis sursauter. Un sourire. Sa voix enveloppant ton coeur d'un voile chaleureux. Évidemment que cela te rendait heureuse de le voir ! C'est bien pour ça que tu t'inquiètes à chacune de ses absences ! Que cela te rend furieuse lorsqu'il ne donne aucun signe de vie ! Mais ton égo refusait de lui donner satisfaction.

Visage détourné. Menton levé. Tu soufflas un faux agacement, " Cela arriverait si tu cessais de te jouer de moi à chaque fois ! ". Tu marquas une courte pause. Tu te sentais faillir alors, comme pour soutenir ta faible volonté ton index droit alla frapper l'épaule située en face de lui " Et ne penses pas t'en sortir comme ça ! ". Tu éprouvais encore quelques difficultés mais, tu réussis à ne pas céder à ses orbes ambrés. Prenant une grande inspiration, tu ne comptais pas le laisser partir ! " J'espère que tu n'as rien de prévu aujourd'hui parce que tu vas devoir payer ! D'abord, pour t'être moqué de moi ! Et ensuite pour mes livres ! Par ta faute, les pauvres doivent certainement être abimés ! "
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Mar 7 Nov 2017 - 7:31




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Ces doigts sur son épaule envoient de la chaleur se répandre dans chacune de ses cellules, comme la toute première fois. Et tandis qu’elle se blottit contre lui, par réflexe, par envie, alors que son cœur se tend vers elle et déplie ses côtes, ouvre son thorax - qu'elle y retrouve sa place ; Yoshitsune sourit gêné d’une telle situation. Il n’avait jamais été du style câlin mais la situation y laisse court. Et alors il l’entend parler, pour la première fois depuis - depuis quelques mois maintenant. Et doucement, il tend la main jusque son visage; arrêtant son geste à quelques centimètres de sa peau, ses doigts, encore esclaves de remords inutiles, tremble sans jamais oser le contact. De l’autre, il l’a maintient dans l’espoir de ne plus jamais l’a laissé partir.

Sans jamais qu'il n'ose laisser sa paume aller jusqu'à effleurer son visage, étirer un mièvre sourire… Il songe au pourquoi elle est ici, auprès de lui. A-t-elle laissé derrière, un autre Yoshitsune, un autre que lui? Ou lui est-il arrivé quelque chose - ont-ils eu droit à des destins opposés? Arrachés l'un à l'autre jusqu'à désirer changer d'univers? A-t-elle souffert à cause de lui? N'a-t-il pas pu être là pour essuyer ses larmes, pour la tenir contre lui dans son désespoir ? Pour lui offrir la chaleur qu'elle a elle-même posée en lui, cette empathie, compassion qui n'ont jamais été siens avant qu'elle ne fasse de lui l'homme qu'il est aujourd'hui ?

Il ne saura faire la même erreur deux fois. Doucement, il lui sourit, tendrement. Tant cette myriade de complaintes, lui rappelle la sensation d’être attendu.

» Je suis là. «

Presque un chuchotement, qu'elle est la seule à l'entendre. Qu'à elle et seulement elle il offre le ciel qui s'agite entre ses poumons, qu'elle puisse recevoir en retour tout ce qu'elle lui a donné - qu'il puisse ressentir la réalité comme une pièce, qu'elle puisse entendre sa voix. Comme le silence qui vibre dans son crâne, puisqu'il ne pourrait jamais concevoir composer quoi que ce soit pouvant traduire ce qui danse sous ses côtes alors qu'il a retrouvé ce qu'il avait perdu.

Cessant d’enfouir son visage au fond de son odeur, il sait ressentir son être contre le sien - déceler le rêve, du souvenir, ou encore de la pensée, une sensation passagère et fugace, qu'il n'aurait pas su agripper entre ses doigts ; non, cette fois elle n'est pas entre ses poumons alors qu'il vit pour elle, par elle; elle n'est cette fois que la muse des sentiments qui l'englobent de sa chaleur - qui réchauffent ses os. Une question le taraude sans jamais le quitter, toujours l'affligeant de mille et une appréhension. Lui annoncer qu’il s’en irait de nouveau bientôt ? Il tente mais il lui est impossible, car sans doute l'inquiétude ternirait ce sourire que lui seul sait apprécier. Et son cœur se pourfend doucement d’imaginer ses larmes qui tachent sa chemise; des mots qui s'échappent d'entre ses lèvres, de la souffrance qu'il sait deviner au creux de ses paroles - de celle qu'il connaît puisqu'il l'a vécue et ne la souhaiterait jamais à quiconque - encore moins à elle.

Alors sans discuter il l’accompagne, prêt à affronter magasin et autre tourments puisqu’elle semble décider à passer le plus de temps possible à ses côtés.


« Ou veux-tu aller, Sun Hi ? »


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Ven 10 Nov 2017 - 22:39
Tes barrières factices s'effondrèrent. Avais-tu seulement éprouvé l'envie de lui résister ? Tes phalanges agrippèrent son étoffe, essayant désespérément de le garder prisonnier de leur faible emprise. Et tandis que ton corps s'approcha, il se heurta à cette limite invisible : avait-il le droit d'aller plus loin ? Lui était-il permit de réclamer plus ? Tes doigts se crispèrent. Le bout de ton nez froid survolait sa peau, cherchant ce parfum dont il ne pouvait se passer. Comme ivre, tu ne pouvais t'empêcher de quémander son affection. Et lorsqu'il daigna enfin de te l'accorder, ton corps fondit. Saisit d'une enivrante chaleur, tes membres furent pris de légers tremblements et tu priais pour qu'il ne le remarque pas. Pour qu'il ne perçoive rien de l'état fébrile dans lequel il te conduit. Pour qu'il ne perçoive rien des battements affolés qu'il provoqua sous ta poitrine.

Il vint ensuite murmurer à ton oreille. Paniqué ton cœur loupa un battement. Était-il fou ? Désirait-il tellement t'achever ? Ou l'avait-il fait exprès ? Pourquoi fallut-il qu'il dise cela ? Se rendait-il compte de ce qu'il animait en toi ? Tu le serras un peu plus, contenant difficilement ces émotions que tu souhaitais garder encore secrètes. Que tu ne te sentais ni le droit, ni la force de lui révéler de peur qu'il ne ressente pas la même chose. De peur de les voir être piétinées. De peur de ne pas être digne. Pourtant, tu pouvais entendre son cœur tambouriner contre sa cage thoracique. Entonnant une cantate pleine de fougue sur laquelle se calèrent tes propres battements. Il fallait que tu le lâches, maintenant. Tout de suite. Mais que faire alors qu'il te tenait encore dans ses bras. Tu devais t'éloigner, juste un peu, pour ne pas t'évaporer dans ce nuage de bonheur tandis que celui-ci te devança, profitant de humer ton odeur.

À nouveau tu frémis à son timbre prononçant ton nom. Où voulais-tu aller ? Tu n'en avais aucune idée... Cela t'importait peu du moment que tu pouvais passer du temps avec lui mais, il fallait bien trouver quelque chose. Tu t'extrais délicatement de son étreinte, faisant mine de réfléchir tout en enroulant tes bras autour du sien, "Hum... Voyons voir...". Puis tu tâtonnas ton sac contenant tes livres avant de l'ouvrir afin d'y jeter un rapide coup d’œil et, de le refermer, " On va commencer par là ! ". Et tu l'entraînas avec toi jusqu'à une petite libraire. L'extérieur était peu affriolant quant à l'intérieur... Il y avait à peine assez d'espace pour se mouvoir et les bouquins donnaient l'impression de pouvoir s'écrouler à tout moment... Toutefois, le lieu renfermait de véritables trésors littéraires, aux valeurs - malheureusement - sous-estimés. Le bruit du carillon fit sortir la femme âgée de sa tanière. La mauvaise humeur habillant ses traits, le bec de sa pipe coincé entre ses lèvres ; comme à son habitude, celle-ci s'installa derrière son comptoir vous adressant un regard furtif. Puis elle t'interpella de sa voix rauque " Encore toi ? ". Tu lui souris, lui arrachant ainsi un rictus agacé, ce qui t'amusa. Ensuite, elle porta son regard sur le samurai, " Et lui ? Qui est-ce ? ". " Mon ami Yoshitsune ! ", dis-tu avec entrain ! Elle vous observa un moment, tira à nouveau sur son kiseru et exhala perplexe, " Et tu agis comme cela avec tous tes amis ? ". Tu ne compris pas tout de suite... Elle leva alors les yeux au ciel et repris d'un ton sarcastique, " Eh bien... J'en connais qui doivent être bien heureux d'avoir une amie aussi affectueuse que toi ! ". Tu lâchas Yoshitsune, ayant saisi l'allusion... Et commenças à arpenter les étagères, boudant la vieille femme qui pourtant t'avisait à l'aide de courtes phrases allant de : " Non " secs, jusqu'aux " Pas celui-ci " en passant par des " Tu rigoles j'espère ! ". Enfin tu ressortis de la boutique, toujours contrariée par son attitude exécrable. Hormis ce trait de caractère, la libraire restait d'excellent conseilles ; jamais tu ne ressortis déçue de sa boutique mais, ça ne t'empêchait pas de râler à chaque fois. Cela faisait partie de ses charmes...

Cependant ! Il te fallait faire le vide ! Ainsi tu partis cette fois en quête de magasins : babioles en tous genres, accessoires, vêtements. Tu en fis une bonne partie sans rien acheter... Ensuite, midi arriva avec son lot de faim. Une heure que ton estomac ne manqua pas de te rappeler via ses harmonieux gargouillements que tu tentas vainement d'étouffer...
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Sam 18 Nov 2017 - 22:15




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Elle se saisit de lui, elle le touche, et lui ressent sa présence dans la paume de sa main, baigne dans son odeur et dans sa chaleur, à l'abri du monde. Au creux de son univers, au creux de ses côtes, comme son cœur battant entre ses poumons, il la tient près lui, la sait là, connaît sa présence, ne pourrait se tromper, la reconnaîtrait n'importe où - saurait toujours savoir qui elle est, puisque toujours son cœur se réchauffe et s'épanche dans sa poitrine face à sa présence. Rien ni personne d'autre n’appellerait en lui cette sensation, comme si la musique elle-même se nichait sous sa colonne; comme si toutes les possibilités de la terre, tous les sentiments passant, ayant passés ou qui passeront à travers l’individu Yoshitsune se concrétisaient en un instant pour aller se lover sous son sternum.

Avec Sun-hi, à ses côtés, le monde vient s'écouler le long de ses os, qu'il puisse le traduire en poèmes et en fables des plus fantasmagoriques. Avec elle, jamais le silence ne crispe ses mains - jamais il ne le hante, empierrant ses nerfs jusqu'à ce qu'il ne sache plus concrétiser la vie. Avec elle, il est sujet à de nombreuses émotions mais notamment celle-ci… L'amour. Mais jamais il ne se l'avouerait. Tel comportement ne sied guère à l’illustre samouraï qu'il est. Pourtant rien n’y fait et tandis que la vieille libraire les observe, décortique le moindre de leur faits et gestes, la moindre respiration ; Boum.. Boum.. un battement puis deux autres. Il s'efforce de cacher la moindre de ses envies et prétend n'être qu'un ami quand bien même c’est la bien loi de ce que désire réellement l'organe qui pulse en son fort intérieur. En témoigne le fluide rubicond qui circule, cette étreinte qui traîne à se détacher, il ressent déjà ses muscles se délier; les chaînes sur ses ailes se détacher, se désintégrer sous la douce force de son souffle - jusqu'à ce qu'il puisse à nouveau s'étendre, s'épancher jusqu'aux limites d'un livre et en tâcher ses pages d'encre.


C'est d'ailleurs amusant de noter qu’il ne s’est mis à écrire que pour lui compter la moindre de ses aventures ; pour qu’elle comme le monde entier puisse être témoin de l’émoi qu’elle crée en lui et ses créations. Et pourtant, bien qu'il aie souhaité composer de nouveau toutes ces années passées, bien qu'il aie souffert du sang jonchant ses mains, bien qu'il se soit éteint, lentement, chaque fois qu'il s'est assis silencieusement devant cette plume, chaque fois qu'il n'a pas su traduire sur ces routes de blanc et de noir les fables dansant au fond de son crâne, ne s'agitent pas dans son esprit espoirs et désirs de compter ces histoires de nouveau en cet instant. Seulement Sun-hi, sa muse, son cœur, la douleur nichée au creux de sa poitrine qu'elle l'aie un jour perdu. Le savoir, par expérience, que sa douleur dépasse l'entendement; et pourtant qu'elle ne s'écroule pas dans ses bras en lamentations - oh, plutôt qu'elle s'inquiète pour lui.

Il l'aime. Il l'aime de son empathie, du bout de sa douleur qui ne danse au fond de son être qu'à cause de celle des autres - Interrompu dans ses songes, il sourit joyeusement écoutant son ventre gargouiller. Il tend ses doigts pour soulever son menton, pour la regarder dans les yeux, pour s'y perdre avant de lui avouer de nouveau qu'elle est la lumière de sa vie, le soleil de ses nuits; le savoir que, peu importe ce qui arrivera, il saura l'endurer et survivre; la musique de son cœur. Quoique pour le moment, manger semblerait plus aproprié. C’est alors qu’il se saisit cette fois de sa main.


« Et si on allait manger ? Tu as l’air d’avoir un petit creux. »



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Dim 19 Nov 2017 - 20:20
Ses doigts se glissent sous ton menton. Ta poitrine se gonfle, ton souffle se coupe ; tes poumons ne laissent échapper qu'un faible courant de cet ouragan siégeant en leur sein. Un peu plus froid que ta peau qui se mit à brûler au contact, les frissons qu'ils te procurent sillonnent ton corps ; finissent leur course dans le bout de tes membres. Fins, délicats. Ils relèvent l'aboutissement de ce visage écarlate, ardent ; te forçant à plonger dans ce regard safran. À te noyer dans ces iris fauves. Ils t'hypnotisent, te capturent, prennent possession de toi ; sans que tu ne puisses te débattre. Sans que tu ne cherches à les repousser. À la fois doux et virulents. Au contraire tu veux y sombrer. Encore. Plus profondément. Tu le laisses faire, souhaitant t'y perdre à jamais. Souhaitant qu'il ne décolle jamais son épiderme ivoire de ton épiderme de bronze. Parce que contrairement à lui, jamais tu ne sentis l'odeur de l'hémoglobine d'un autre sur ses mains, ni même n'en vit la couleur. Parce que tu n'en avais que faire qu'elles soient souillées de se liquide rouge. Parce que pour toi elles n'étaient que douceur et tendresse. Et ainsi immobile, tu patientes. Attends qu'il ose un autre contact, plus long, plus audacieux qui ne vint jamais...

À la place il se saisit de ta main. Machinalement tu resserres ton étreinte. Puis tu hésites, tes doigts tressaillent : tu ne sais pas si tu as la permission de les entrelacer au sien... Alors, tu te rétractes... Une autre frustration s'ajoute. Et tu te questionnes pour la énième fois... Pourquoi est-ce toujours comme ça ? Est-ce dû à son rang ? Parce qu'il est l'ainé de l'actuel Tsuchikage ? Pourtant ça ne l'empêche pas de fréquenter ces endroits... Pourtant il y a "elles"... Pourtant il les touche avec aisance... Alors pourquoi "elles" ? Pourquoi "elles" et pas toi ?! Si tu es si spéciale, pourquoi n'arrive-t-il pas à te toucher comme il le fait avec "ces autres filles" ?.. Cela te fait mal. Ton coeur se froisse. La jalousie l'écrase et t'empêche de respirer... La culpabilité t'étouffe un peu plus. Ton ventre t'agace. Tu t'en veux d'éprouver de telles infamies et t'interdis de le regarder plus longtemps... Il devrait te renier mais, il se montre encore plus tendre. Tu te mords la lèvre, te sens minable. Sa voix maintenant te heurte. Tu sais que tu es en partie responsable de cette situation mais pour lui, tu vas continuer de supporter encore ce rôle d'amie...

Tu profites de sa question pour poser tes yeux ailleurs. Tu as besoin d'air, juste de quoi alléger cette boule acerbe ; de quoi retrouve se sourire qu'il aime tant. Et à nouveau paré de celui-ci tu te permets de lui répondre, "Je crois que c'est une bonne idée...". De la gêne se mêle, plus dû à ton état qu'à ta faim. Tu secoues doucement la tête, ce n'est pas le moment. Ainsi donc tu penses, tu penses à ce restaurant pas loin de votre emplacement. Là-bas vous seriez tranquille. Là-bas tu te sentirais mieux. Et tu le traînes, encore une fois, sans rien dire.

Sur place, il y a peu de monde. Vous vous installez dans un coin reculé pour ne pas être dérangés. Le serveur arrive prendre vos commandes. Tu n'y es pas allé de main morte : ramen, yakisoba et somen pour terminer. Tu évacues tout cela par le biais de la nourriture. Manger te fait du bien. Manger te tranquillise. Manger t'apaise. Et timidement, tu l'observes. Timidement tu te risques à croise son regard.
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Dim 19 Nov 2017 - 22:19




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Yoshitsune se laisse porter par la main qu’il caresse. Il y a ces instants de spontanéité que l'on ne saurait jamais restreindre ou planifier; ces instants comme meut par le destin, de ceux que l'on risque d'éviter d'un pas de trop ou d'une pensée passagère, de ceux qui vibrent dans ses os sans jamais que l'on ne les force à en sortir. Ces instants qui s'échappent du bout de ses doigts, qui flottent, fugaces, aux limites de ses sens. Chargés de ce qui aurait pu être, de ce qui n'est pas, de ce qui est et de ce qui sera. Des possibilités, des réalités qui, sans un geste, une décision pour les poser, ne resteraient que des rêves effacés de la conscience humaine; des souvenirs incomplets - une sensation, silencieuse, tenace, que l'on a perdu quelque chose, sans jamais que l'on ne sache quoi.

Ainsi va cette seconde entre le moment où Yoshitsune s'installe, assis face à cette belle demoiselle - et celui où il appose sa main sur celle de Sun-Hi. Sans trop savoir, avant même que ses émotions ne commencent à tourbillonner, avant même qu’il ne se rende compte qu’il aime. Et pourtant c'est un battement de son cœur qui y pose la décision, qui réfute ses doutes et qui le lance dans cet instant; cette aventure de son âme qui s'épanche et s'étend, alors que dans sa poitrine se manifeste cette tempête passionnée et fougueuse, chaleur courant le long de ses côtes.

Cette pièce est alors un sourire. De ceux qui sauraient éclairer une ville toute entière; de ceux qui brillent si fort que l'on croirait se voir éblouit; de ceux qui propagent leur chaleur jusque dans les fond de ses os, de ceux que l'on ne peut s'empêcher de reproduire. C'est un sourire qui aime et qui sauve, un sourire qui permet de toujours se relever après avoir pris un coup; c'est un sourire qui donne du courage et le propage dans ses muscles comme la puissance d'une armée. C'est un sourire qui brille et perce la noirceur, de ces sourires qui intiment que tout va bien, que tout ira bien.

Un sourire qui promet de toujours être là; c'est le sourire qui protège et soutien, un sourire qui ne s'effacera jamais, qui sera toujours à ses côtés. C'est une promesse, une promesse brillante et éclatante, cette chaleur qui s'épanche jusqu'au plus profond de la moelle de ses os, si bien qu'on ne saurait jamais la mettre en doute, si bien que l'on la défendra jusqu'à la mort. Ce sont ces bras qui étreignent alors que l'on pleure, ce sont ces bras qui sauraient protéger de tout; c'est cette étreinte qui ne se relâche jamais, qui entoure d'un sentiment si profond et si intense de sécurité, de réconfort.

Un silence vint se planter entre ces deux univers et les prunelles d’orages du Jônin déchira la mascarade pour s'auréoler autour de sa belle. Et sans jamais savoir pourquoi nul ne sait pas pourquoi son organe de vie se paralyse dans sa cage thoracique. Souvenirs infinies qui se dressent dans son esprit, entre la rage et le désir de savoir au nom de quoi, l’éphèbe perd son sang-froid, se laissant comme aspiré par les limbes transies de son esprit - tirant sur l'étoffe couvrant sa silhouette.

Il l’aime mais ne peut lui dire ce qu’il ressent véritablement… Alors il s’attarde sur elle à dévorer son regard amplement.


« Tu m'as l'air bizarre, Sun-Hi... Y'a t-il quelque chose dont tu souhaiterais me parler ? »



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Lun 20 Nov 2017 - 0:14
Démasquée... Tu manques d'avaler de travers. Reposant malgré toi ton bol sur la table ; tu tousses d'une façon peu élégante. Tu essaies au mieux de rattraper cela mais, tu as l'air bien piètre avec ses larmes qui coulent... Tu frottes tes yeux, racles ta gorge afin de t'assurer que tes tuyaux sont dégagés et, boit une gorgée. Tu oses à peine l'épier ; il est irrité, agacé par toi. Par ton attitude, tu aurais espéré qu'il ne remarque pas. Tu veux fuir mais tu ne peux prendre le risque de t'accabler d'autres soupçons alors, tu déglutis, avec une certaine difficulté puis affronte ses iris d'orées. "Qu'est-ce que tu veux dire par là... Et puis c'est toi qui es bizarre à prendre la mouche... d'un coup... pour rien...", tu te détournes. Tu voudrais prendre un air offusqué mais ton visage refuse ! En cet instant tu le détestes ! Ne pourrait-il pas t'écouter pour une fois ?! Se montrer un peu coopératif ?! Un tic, toujours le même : tu te mords la lèvre basse. Un second tic : tu grattes nerveusement ton bol, épargnant ainsi tes mais... C'est pourtant l'occasion, le moment mais tu te braques ; tu as peur de l'avoir trop vexé, trop déçu par tes pensées égoïstes, à la limite du possessif...

"Et puis oui. Il y a bien quelque chose dont j'aimerais parler. Qu... Qu...", tu tentes mais ça ne veut pas sortir... Tu te retiens. Tu as peur. Tu ne veux pas aborder ce sujet... Tu ne veux pas qu'il te voie comme cela et qu'il change d'attitude envers toi... Qu'il s'éloigne, qu'il t'abandonne ; alors tu avales, péniblement et, reprends là où tu t'étais arrêtée, en prenant soin de modifier la fin... "Tu... n'as toujours pas répondu à ma question. Où as-tu disparu cette fois ?...", attaquer pour mieux se défendre, ne pas se briser. Dévier sur un autre sujet que toi, tes sentiments, cette horrible part que tu exècres... Pourtant ton cœur se pince. Tu voudrais tout lui avouer ! Tout déballer ! Mais tu es déjà allée trop loin... Pendant si longtemps, que c'en est presque devenue impossible... Tu ne pourrais le lui dire sans t'effondrer...

Et tu te hais encore plus de lui gâcher cet instant, au point que tu ressens l'envie de pleurer. Or, tu ne devais pas. Lui ayant assez causé de troubles, dont tu devais être le réconfort et non la source... Pouvais-tu faire plus pathétique ?

Tu inspires profondément. Un soupire. Un sourire nerveux, "Oublie ça... Ce n'est rien de bien important de toute façon ! Juste, un caprice de ma part ! Et puis... nous ne sommes pas là pour nous disputer, n'est-ce pas ?". Un faux air enjôlé. Ta voix tremble. Tu remets une mèche derrière ton oreille gauche, en touillant la soupe de tes ramen avec tes baguettes avant de l'ingurgité tout entière. Tu as hâte d'en finir pour enfin attaquer tes yakisoba et enfin arriver au froid de tes somen, afin de sortir de cet orage de sentiments qui t'embrument la tête...
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Lun 20 Nov 2017 - 1:18




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Elle pleure. Qu’as-tu fais Yoshitsune ? Etait-ce là, la situation que la patriarche du clan Nagamasa s’était imaginé ? Non surement pas. Pour lui, Sun-Hi était synonyme d’espoir, de renouveau. D’une famille qu’il aurait un jour, si seulement il pouvait se permettre de rêver comme n’importe quel citoyen. C'est d’ailleurs un visage dont le seul souvenir lui permet de continuer à avancer alors même qu’il ne souhaite plus que s'écrouler. C'est ce visage qu’il rêve de tenir fermement entre ses mains, de caresser. Un visage qu’il souffre de perdre et pourtant qui intime, dans son absence, qu’il ne souhaitera jamais abandonner. C'est un visage qui intime ses jambes de continuer alors qu'elles tremblent sous l'effort, qui offre aux faibles ce pouvoir infini, qui permet de défier la peur et la mort. C'est celui duquel l'on souhaite toujours essuyer les larmes, pour repayer ne serait-ce qu'une infime partie de tout ce qu'il a donné; sachant pourtant que ce sera toujours impossible. Et pourtant il est là, goujat qu’il est, à l’a faire pleurer.

C'est l'espoir, la force; toute la chaleur et la beauté dans une âme, une raison de vivre, une raison d'exister; c'est ce qui permet de renier tout ce qui est contre soi et de se tenir debout face à l'adversité, c'est ce désir si farouche de ne jamais le laisser tomber, c'est cette façon d'accepter n'importe quelle souffrance si cela veut dire qu'il sera toujours à ses côtés. Comme la dernière lumière face à la noirceur de l'humanité, comme une détermination qui ne s'effacera jamais, comme un amour si brûlant, si fort, si éblouissant qu'il saurait à jamais éclipser le soleil.

« Arrête. Ne me force pas à te dire ces mots qui te blesseront. »

Sa paume relâcha le sang qui s'était engouffrée entre ses doigts, ne laissant qu’une légère brise effleuré celle-ci. Tandis qu’il frappe avec ferveur contre la table.

Ainsi les paroles de la jeune femme résonnent amèrement aux oreilles du nuage noir tandis que sa langue continue de sévir. Comment un être ayant partagé son passé avec lui pouvait s'opposer si aigrement ? Un silence en suspension nappa le restaurant. Yoshitsune demeura muet l’espace d’un mièvre instant, son regard d’orages fixant le visage âpre et blême de celle qu’il voudrait sienne. Le sien fut soudainement épris d’ un rictus d'exécration primale, fielleux. Il n'avait pas le droit de laisser, à nouveau, les émotions singulières de son âme vernir ses iris.


« Tu veux tout savoir ? Je retourne en mission. Et j’ai peur que s’ensuive une autre, puis encore une autre qui m’empêche de revenir à tes côtés. Mais je ne suis qu’un simple ami de quoi t’inquiètes-tu donc ? » sa voix s'emporte tandis que tout ceci lui fait perdre la raison



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Lun 20 Nov 2017 - 3:18
Son poing frappe la table, tu sursautes, tu l'as énervé pour de bon. Et il dit ne pas vouloir te blesser or, c'est ce qu'il est en train de faire. Il brutalise, martyrise, déchire et estropie ce coeur qui actuellement bat pour lui. Il le broie ; tu souffres, beaucoup trop... Tu baisses la tête, ne veux pas écouter plus ! Mais il continue à t'assener avec ces mots qui blessent ! Ton coeur éclate, cette dispute est celle de trop. Tes lèvres tremblent, se tordent, se crispent ; elles tentent désespérément d'enfermer ce cri qui pourtant sorti "Montre le moi alors ! Si je suis si spéciale montre le moi !". Un cri strident faisait taire tout le restaurant à cause de son intensité. Un cri si intense qu'il prît tout ton souffle. Un cri si épuisant qu'il te fit courber l'échine et, le front posé la table, tu te laisses aller aux sanglots. Tu hoquettes ; impossible de museler ces larmes gardées depuis trop longtemps. Et bizarrement, bien que ton organe te brûle, tu te sens quelque part soulagée. Tes entrailles se délient, c'est douloureux mais cela te permis de te libérer... Tu relèves la tête. Le fixe pour qu'il voie l'état dans lequel il t'a mise ! Pour qu'il comprenne enfin ! Tes doigts convulsent, s'accrochant à la peau au-dessus de tes coudes comme pour l'arracher.

Mais il continue, te provoque ! "Ami ?! Ami ?! Tu penses vraiment que je m'inquiéterais autant pour un simple ami ?!". Ton corps se détend un peu ; tu cales ton dos sur le dossier de ta chaise, croises les jambes : tu replis.

"Et je suis quoi pour toi ? Parce que je n'ai pas l'air de valoir tant que ça à tes yeux... Tu as posé plus tes mains sur elles que sur moi...". Un rictus amer, moqueur ; tu pouffes, cette situation est si ridicule que ça en devient drôle... Toi aussi tu as de quoi l'écorcher, probablement pas autant qu'il le fit avec toi mais... S'il pouvait - ne serait-ce que - ressentir un tiers de ce qu'il venait de t'infliger alors cela te convenait. "Moi aussi j'ai peur de te dire au revoir... J'ai peur que tu ne reviennes pas... Tu n'es pas le seul à souffrir..."
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Lun 20 Nov 2017 - 4:19




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Les dernières notes de cette conversation s’apparente celle d’une pièce de théâtre ; elles sont pesantes, lourdes, graves, presque sombres; un contraste évident avec le reste de la journée, lancé après une pause, légère, le temps de rassembler les morceaux de son âme éparpillés. Car oui, Sun-Hi venait littéralement de le briser en deux. Jamais il n’aurait cru pouvoir ressentir ça un jour. Jamais il n’aurait pouvoir être sujet à des émotions aussi peu louable. Et pourtant il est là, prêt à l’aimer corps et âme, à la chérir de toute son essence et cela pour le restant de ces jours.


« Elles ne sont rien à mes yeux. »

Ainsi en son sein, se joue de concert ces mélodies immuables que sont la tristesse et la haine ; son esprit qui trouve encore le moyen d'y ajouter une partie sobre, permettant d'accueillir plus sereinement la fin de cette passion colorée qu'elle provoque en lui. Oh, à vrai dire, on pourrait y apposer des millions de raisons, au pourquoi du comment il l’aimait mais Yoshitsune lui-même n'y a jamais pensé. C’était comme ça voilà tout. Ce n’étaient là que quelques notes que lui imposent son âme, telle elle impose le reste de tous ses agissements en face d’elle, et il ne se pose pas la question. Jamais n'a-t-il tenté de laisser s’immiscer la raison dans ses écrits, puisque jamais elle n'y a eu quelconque place.

Il est un homme de passion et non plus de raison.
Tandis qu’il se perd dans les méandres de rêves on ne peut plus fous, où il ne fallu plus qu'une nuit aux caresses amères et ses doigts délicieux sur sa peau de marbre blanc. Sujet à une résurrection des plus intenses, tel un phénix délivré des cendres. Sa passion pour elle l’envouterait comme un embrasement ; embrasé neuf fois par les flammes pécheresses du styx. Il se sait enivré encore de cette nuitée qui n’est jamais arrivé.

Ainsi s'impose à ses sens la sensation de vide posé dans sa poitrine; la conscience, comme nouvelle, de ses alentours. Le retour à la réalité, la descente du ciel, ses ailes dissipées par la brise comme le souvenir de quelques mots au creux de son oreille. Ainsi comme toujours il lui semble apercevoir, au fond de son esprit, à quelques centimètres de son âme, le sourire de celle qu’il aime, caressant les extrémités de son cœur tourbillonnant.

Il se fait roi embrassant ses lèvres au goût d'océan alors que ses mains courraient le long de sa colonne vertébrale. Serpentines et mélancoliques, les doigts du samouraï effleure ses larmes de peur qu’elle ne souillent encore ce visage auquel il fait face ; de peur qu’elle contre sa chair à la texture d'aurore.


« Il m’est déjà difficile de m’imaginer passer une journée sans apercevoir qui est tien, ne rend pas ça plus difficile… Mon ami.»



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Lun 20 Nov 2017 - 19:46
Tu refusais d'entendre ses paroles ; elles sonnaient fausses à tes oreilles. Il mentait n'est-ce pas ? Elles ne pouvaient ne rien être... Ces nuits tourmentées par mille et une illusions, tourmentées par ces chimères, construites à partir des pires scénarios conçus par ton cerveau, en sont la preuve... Sinon tu n'aurais jamais eu à endurer toutes ces visions... Il ne t'aurait jamais laissé seule, à imaginer toutes ces choses...

Ton âme se déchire à l'idée de lâcher prise. Tu ne souhaitais pas en arriver là mais, peut-être était-ce la meilleure décision à prendre afin de ne pas finir totalement consumée par cette virulente passion. Beaucoup trop violente. Beaucoup trop dangereuse. Un amour immodéré qui ne cesse de te de fragmenter un peu plus... Un amour immodéré qui ne cesse de te saigner... Tu es fatiguée. Tu n'en peu plus. Tu le laisseras te poignarder une dernière fois ; ta décision était prise. Tu allais faire tes adieux à cet amour devenue destructeur. Tu n'allais plus le laisser te hanter ; te dévorer. Cela te peinera au début mais, tu finirais par aller mieux. À ce moment tu étais épuisée. À ce moment tu étais convaincue, jusqu'à ce qu'il t'agrippe.

Un piège. Un siège. Un véritable assaut, une véritable embuscade ; ses lèvres prirent possession des tiennes. Ses mains se faufilent ; marquent leur domination, t'accaparent puis elles remontent, le long de tes flancs pour atteindre ton visage. Méticuleuses, elles s'appliquent à effacer les larmes perlant sur ton minois. Mettant terme à cette descente aux enfer ; il est injuste. Ne te permet ni d'en profiter, ni de répliquer. Pire, il lance une dernière pique... "Ami". Tu ne veux plus de ce qualificatif. Tu es las de ce mot, las de ces invectives. Alors tu ripostes. Caresses ses joues de tes paumes. Affirmes ton emprise, d'un baiser désireux, avant de te détacher. Tu le fixes, furieuse, fiévreuse. "Tu devrais utiliser des termes plus appropriés. Comme amante, ou promise.", incisive ; tu le relâches. Tu souffles et, appelle votre pauvre serveur ; lui demande l'addition. Tu poses la somme sur la table, "Et puis emballez-moi ça aussi.", en pointant tes plats. Surpris, il attend l'avale des propriétaires avant de s'exécuter. Puis celui-ci ne sait à qui donner le paquetage alors, tu lui indiques le samouraï à la langue aussi affutée que sa lame, "Donnez-les lui.".

Vous marchez dans un silence quelquefois brisée par les bruits de la populace. Encore une fois tu menais la danse, l'emportant dans un lieu esseulé duquel se trouve plus loin, une petite échoppe - que tu vis pour la première fois ici - vendant tu ne sais quoi puisque vous êtes trop éloignés. Et tu poses, là, à l'ombre ; de tes escaliers préférés ? Situés à proximité du quartier résidentiel, tu as fini par prendre l'habitude d'y flâner. D'y venir pour observer la vie paisible de ce quartier d'Iwa. Tu revendiques tes plats au Nagamasa et te ravitailles. Il te faut récupérer l'énergie perdue au restaurant et, lui demande, entre deux coups de baguettes : "As-tu encore des piques à me lancer ? Ou bien ça ira pour aujourd'hui ?".
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Lun 20 Nov 2017 - 23:06




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates



Lentement, Yoshitsune détourne la tête, puis le torse pour faire face à la femme dont la voix tremblante brise le silence. Il y voit les sillons que les larmes ont laissées sur ses joues, ses yeux rougis et les sanglots enrouant sa voix, comme une connexion établie le long de ces routes en noir et blanc. Un lien formé au fil des mots, dont Yoshitsune est inconscient, qu'il ne ressent pas au fond de lui-même mais dont il est appréciatif, dont il est heureux. Ainsi naît l’amour, du creux du cœur d'un autre, façonnés du bout de leurs doigts, et ainsi est née son âme, entre deux sentiments visités d’un commun accord.

Ainsi alors qu’il marche tous deux dans le silence le plus pesant, il s'efforce d’offrir à cet femme qui se tient, bouleversée, loin devant lui, un sourire. Doux, compréhensif, sans jamais une once de mépris ou de confusion; un sourire comme un pouce pour essuyer ses larmes, comme une étreinte, comme quelques mots rassurants. Mais rien n’y fait, le courage ne vient pas, et il finit par ne guetter que ses jambes rencontrer l’asphalte. Il ne sait que faire d’une telle situation et se demande présentement si il embrasse si mal que ça pour que cette dernière s’enfuit de la sorte. Alors pour éviter une pluie continuelle de questions, il s’avance, lentement, pour être à sa hauteur, pour l'accueillir comme lui l'a accueilli dans un coin de son âme, comme ils se sont compris silencieusement, bien qu’il n’est totalement mis de mot sur ces émotions qu’elle ne connaît pas.

» Sun-Hi... «

Il pourrait longuement se perdre en élucubrations sur ce que cette ambiance morose lui fait ressentir; sur la façon dont il aurait préféré l’écrire, tandis qu’il se balade main dans la main de cette femme ; dans la rue, leur histoire éclatant au grand jour. Celà aurait été la belle histoire qui soit mais au lieu de ça, il se coltine ce poids qu’est cette dispute quasi inutile à l’amour. Un amour tellement puissant brillant au fond de ses pupilles que Yoshitsune en avait été émeut, immédiatement, et que les évènements, depuis s'était composés dans une poussée d’adrénaline intense, d'un seul coup. Que Sun-Hi, elle aussi, en colère, le regardait avec des yeux ne prétendant presque pas le voir alors qu’elle se refugie dans la nourriture. Alors que sans un mot, elle s'était contentée de bouder sous ses yeux; qu'elle s'était lentement laissée choir jusqu'à être assise sur des escaliers.

Qu'il s'était assit à ses côtés, jusqu'à ce que ses nuages se tarissent. Qu'elle n'avait jamais rien dit de plus; qu'elle ne lui avait jamais expliqué la raison de son émoi; qu'il ne la lui avait jamais demandée, puisqu'il n'en avait pas besoin.


« Comment ai-je pu tomber amoureux de quelqu’un qui ne voit pas combien je l’aime ? Quel idiot pathétique je fais. »


Apposant enfin des mots sur ce qu'il estime ressentir, le fil rouge de leur destin s’entremêla de nouveau avant de s’embraser à l’image d’une flamme vigoureuse que nul ne saurait consumer - un peu à l’image de leur premier instant, où leurs deux regards se croisèrent
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Mar 21 Nov 2017 - 1:10
"Pa...thétique ?...", tu t'arrêtas un instant. Outrée. Interdite. Que répondre à ce blâme à moitié vrai ? Tu inspires, expires : ce cauchemar n'avait-il donc pas de fin ? Quelles preuves demandait-il encore ? À quel état devait-il te réduire pour être enfin satisfait ? Éprouvait-il lui aussi l'envie de se détacher ? Tu aspires tes nouilles pour camoufler le bruit de tes reniflements, puis repose ton plat sur tes genoux. "Est-ce que... ça veut dire que tu me rejettes ? Définitivement ?", ton nez se manifeste, plus fort cette fois. Était-ce là le final de votre histoire à peine commencé ? Non. Elle n'avait même pas eu le temps de naitre, tuée dans l'oeuf, par ta faute ? Tu avales tout le contenue du bol sans réelle envie, sans faim ; tu essaies simplement de remplir ce vide qu'il ne cesse de creuser. Tu poses le récipient, quelque part, à côté de toi. À vrai dire tu ne fais pas attention, ton regard est trop flou.

Tu passes le revers de ta main sur ta bouche ; te recroqueville. Pourquoi fallût-il que tu sois si égoïste ? Pourquoi fallût-il que tu l'ouvres ? Faire part de tes sentiments fut une erreur. Tu le savais. C'est bien pour ça que tu les gardas secrets, pour ne pas que cela arrive. Pour ne pas vous perdre. Pour ne pas le perdre... "Si c'est le cas alors tu peux t'en aller... Je ne te retiendrais pas plus longtemps... Désolée d'avoir été si horrible... J'aurais surement dû te l'avouer plus tôt...".

Tu lui rends sa liberté, il n'aura plus à s'enticher de toi. Tu te griffes, te fais mal, pour mieux supporter l'éclatement de ton âme. C'est dur, mais il le révéla lui-même : tu ne fus que poison. Mielleux au début, corrosif jusqu'à la fin... Ta main longe la marche sur laquelle vous êtes assis. Elle cherche le froid de tes somen ; ce froid qui t'aidera à ramasser ou glacer le peu de fragment restant. Elle se heurte à lui. Alors avant qu'il ne s'en aille à jamais, tu allais au moins lui dire une fois, "Yoshitsune. Saranghaeyo."
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Mar 21 Nov 2017 - 19:11




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates


Nul situation n'a d'égal ces cœurs qui saignent. Il n'est Hommes que ceux qui ont endurés une douleur suffisante pour enfin savoir aimer. Yoshitsune ne s'en serait jamais cru le courage. Après tout, quand bien même ils sont nombreux à compter les mérites de sa superbe, au sein même de sa diaspora, de son propre village ; des Tengus ou même de sa mère-patrie, les territoires du Fer… Lui ne s'était jamais reconnu dans les légendes lascives tissés à son sujet, rien d'autre qu'homme parmi les hommes. Il était certes pourvu d'une sagesse à toute épreuve, preuve irréfutable d'un intellect certain. Pourtant, face à cette silhouette qui s’efface au loin tandis qu'il décide de se retirer, il n'est rien de plus qu’un être meurtri et déçu.

Sans doute qu'elle avait peur de cet homme qui tue ; elle, femme qui soigne. Mais même avec ses explications qui aurait pu contenter n'importe qui, celles-ci le blessait et il ne comptait pas l’accepter sans broncher. Car malgré les détours et les jeux de langage dont Lee pouvait bien enrober ses révélations, en dépit de cette prudence avec laquelle elle s'évertue à lui mentir… Un simple regard extérieur permet sans conteste de lui attribuer les attraits de la tromperie, et le jeune patriarche des Nagamasa ne se considérait ni stupide et pas moins ahuri. Il énonçait simplement les choses telles qu'il les envisage.

Et alors que la distance se fait de plus en plus douloureuse entre les deux amants, ses mains qui l’agrippe ; cette voix des plus doucereuse qui se fait entendre. Pas besoin de traduction cette fois ; tant il se souvient de cette fois où elle chantait. Cette sensation, cette chaleur, cette émotion qui se dégage c'est la même. Et parce que c'est la même, Yoshitsune le comprends sans trop d’efforts. À l’aube d'un crépuscule étincelant leur deux voix tonnent mélodieusement, résonnant comme deux âmes sœurs nouvellement retrouvées. Il se rue face elle et saisit d’elle, transi avant d’apposer son front contre le sien.

Les minutes se figent sans jamais que rien ne se passe, mais l’engouement qui peut se lire sur ses traits, l’immense sourire qui berce son visage ne s’endort pas. À l’inverse, il n’a de cesse que de s’intensifier.


« Ça fait tellement de temps que je t'attends. »



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Mer 22 Nov 2017 - 4:30
Un glas acéré. Éclatant. Il perce ton organe qui semble cesser de battre. Le gèle s'empare de ton corps fléchit ; c'est un gèle que jamais tu n'eus connu. Mordant, beaucoup trop même. Il prend plaisir à te mettre en pièce. Lentement, il te hache. Déchiquette en répandant ses meurtrissures jusqu'à tes os. Jamais l'on te conta l'amour de cette façon. Jamais l'on ne t'appris que l'amour avait un tel pouvoir assassin. Dans les contes et légendes, il te fût décrit comme des plus doux ; parfois piquant. Loin d'être indolore, il se présentait pourtant comme des plus sucrés. Enveloppant les coeurs de ceux qu'il touche d'une chaleur aussi mièvre qu'acharné. Loin d'être uniquement bienveillance, ils savaient offrir des fins bien cruelles au malheureux amants qui pourtant, avaient la chance de se retrouver une fois leur pêché expié. Mais vous ? Jamais l'on te garda de l'horreur qu'il pouvait être...

Il ne se montra point clément avec vous. Petit à petit, au fil des ans, il s'amusa à vous torturer. À vous tuer à petit feu. À carboniser vos coeurs jusqu'à implosion. Rompant votre fil rouge ; il rejeta votre relation. Votre amour était une erreur qu'il lui fallait enrayer, même s'il fallait vous disloquer.

Tu ne ressens rien à par ce gèle qui continue de te mordre. Tu veux qu'il revienne. Tu implores silencieusement les cieux et ton voeux se voit exhaussé. Ta confession sonna telle des mots magiques ; brisant la malédiction lancée par le sort. Yoshitsune revient, bravant fortune et autres rouages du destin. Vous liant à nouveau de ce fil rouge que tu croyais perdu ; il te saisit, te libérant ainsi du maléfice. Un sourire béat se faisait plus grand à seconde illumine son visage. C'est la première fois que tu le vois nager dans un tel bonheur dont tu es mère. Formulant ainsi sa propre phrase, teintée d'une magie que toi seule connait, tes joues s'embrassent. Tu ne sais plus où te mettre. Cette fois piquée d'une douce émotion, tu passes tes bras autour de son cou avant de t'enfouir dans le creux de celui-ci. "Ne me regarde pas comme ça... C'est embarrassant...", un sourire aussi bêta que le sien habille ton visage. Tu te presses un peu plus contre lui, embrasse à nouveau cette peau lacté ; tu ne trouves aucun mot pour extérioriser ce que tu ressens en ce moment. Ne pouvant uniquement t'exprimer sur l'épreuve passée , "Ce fut difficile n'est-ce pas ?".

Et puis tu dégages pour l'admirer encore et, ne peut t'empêcher de poser un énième baiser au bout de son nez. "Merci de m'aimer, Yoshi'.", tu poses enfin ta tête sur son torse. Profites de ce sentiment qui t'est toujours impossible de décrire.
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Mer 22 Nov 2017 - 18:50




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Dans cette main il y a des fleurs, un peu de ce que les hommes appellent le cœur. Dans cette main, il y'a tous les sentiments que Yoshitsune se peut offrir à cette femme qui l'émoi. Des roses pour une dame si bluffante. Et damnez-le si cette fois il ne parvient pas à l’a séduire. Lui qui enfin se dédie à n’etre plus qu’un être fou d’amour, lui qui a l'égo de n’avoir jamais souffert d'un rejet. Lui qui en est généralement l’auteur. Et elle ne fallut qu’une seule et unique nuit dans ses vêtements de satin pour en venir à bout ; pour lui faire oublier même tous ses baisers sur la chair qui le laissèrent porteur d'un goût amer. Celui du pas assez. Du j’en veux plus, d’avoir soif d’affection et de ses lèvres dont il jure d’être ivre.

Ainsi les sourires qu’il esquisse à sa vue, ont des inflexions funèbres. Le sais-tu, Sun-Hi, à chaque fois que tu souris son cœur s’emballe et sa bouche s’assèche. Et cela d’une contrariété toute familière. Et pourquoi, pourquoi ce silence à ses échos. Oh le cœur, son cœur, ton cœur, te semble-t-il si étranger que tu ne saches même pas comment le saluer correctement ? Et pourtant dans ces absences, feindre l’enchantement.

Et tandis que Yoshitsune est ivre d’amour, léger, doux dans ses gestuelles et pourtant les torrents de flammes jaillissant de ses prunelles pourrait tué quand on les imagine enfin sans vie. Jusqu'alors apathique à sa vision quand lui pensait en souffrir l’amour le vrai. Celui qui naît désormais dans ses tripes. Et il pourrait briser des amphores creuses de sentiments si elle l’ignore encore. Et la contrariété ne lui sied guère. Lui qui veut être charmant et enivrant. Même si ça ne dure que quelques jours. Un battement de cil dans son existence. Il veut son amour à en devenir fou et qu’importe si ça le brise – lui brise le cœur. Plus il est précieux, plus jolies en sont les morceaux.

Mais toi, toi, Sun-Hi, qu’il pensait muette de sentiments. Pire que lui, ses mensonges n’en seront plus même si tu y crois. Ils deviendront vrais quand ce soir personne n’aura remplacé ton image dans son cœur. Mais il bat à chaque fois qu’il te croise, du dépit de cet amour orphelin plus si orphelin.

Et tandis qu'il se saisit d’elle, il frissonnerait presque à ton contact, Sun-Hi ; parce que tu exultes de beauté et qu’à l’image d'une délicieuse déité la brise froide dans le satin de ta chevelure fait naître tant de réminiscences doucereuses (et amères). Cela fait même naître dans son coeur tant d'émois lui qui n'est fait que de glace. Ce regard de braise encore qui se ferment à moitié quand au contact brûlant, la main de Yoshitsune glisse contre sa joue de marbre froid. Pour une seconde il voudrait encore s'abreuver de cette tendresse comme si il n'y avait que toi et elle. Et il aurait tant aimé tu sais que cette affection soit véritable et suffisamment vraie pour combler tout cet amour qui lui manquait car par vos lèvres entrechoquées et vos corps entremêlés il l'avait deviné Sun-Hi, que tu lui ressemblait tant par ton coeur si vide de sentiments

Et par ses doigts de pianistes habillés le fier bushido se saisit de ta main, si tiède quand la sienne est glaciale et noue vos doigts un instant seulement
pour mieux laisser retomber vos mains comme pour dire “j'aurais tant voulu t'aimer mais je ne ferai que te laisser tomber (et je sais que toi aussi)”. Mais non tandis que son regard se noit, et qu’il est si convainquant vraiment. Chaque parcelle de son corps semble te le hurler :



« Pour toujours et à jamais, je resterai tes côtés. »



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Sam 25 Nov 2017 - 3:19
Pour toujours... Tu te les répètes tel un écho. Tes lèvres se mouvent de façon mièvre. Vos doigts s'enlacent, il est donc à toi. Pour de vrai. À jamais. Pour toujours. Cette expression mielleuse ne te quitte pas, s'accroît même. Tes yeux pétillent, tu trépignes sous cette impulsion. Désireuse de rattraper ce temps inutilement perdu, inutilement gâché. Parce que vous aimiez depuis le premier jour mais tu fus bien trop pleutre pour le lui avouer et, lui ? Trop apeuré à la perspective de te perdre. Sauf qu'aujourd'hui, vous n'aviez plus à brimer vos passions ! Cela te rendait heureuse. Bien trop. Beaucoup trop. Tout ton organisme s'emballe et c'est d'un pas légèrement sautillant que tu le guides dans cette rue, ne le lâchant pas. Que faire ? Aucun plan ne te vient, tout se bouscule, trop excitée par cette relation devenue officielle. Tu avances, encore, bêtement jusqu'à cette roulotte étrangère. Son propriétaire endormie par manque de client, cela t'arrange : tu vas pouvoir faire un choix sans être dérangée. Et tu regardes, cherche, quelque chose, un objet, n'importe lequel pouvant servir de témoin à votre lien. Or, rien. Rien n'est assez bien ! Rien ne correspond ! Mise à par peut-être ce charme qui t'attire. Censé porter chance, tu ris. Tu n'y as jamais réellement cru mais, juste pour cette fois, cela serait parfait ; pour lui.

Tu ne réveilles pas l'assoupi qui semble être pris dans un doux songe. Alors, tu romps votre étreinte un court instant et tu sers. Puis tentes fastidieusement d'atteindre l'arrière de l'étalage pour y déposer l'argent. Dans ton élan tu attrapes un papier et de quoi noter pour lui signifier que vous êtes passés. Ensuite, c'est d'un regard plein de malice que tu toises ton amant ; agitant l'objet sous son nez. Tu y apposes tes lèvres avant de lui confier le porte-chance, "Ainsi tu me reviendras entier !". Et comme plus tôt ce matin tu entortilles tes bras autour du sien, à la différence que tu rends à vos doigts la position qu'il avait avant quelques minutes auparavant. Tu poses ta tête sur le haut de celui-ci, lançant un nouveau regard amoureux, "Dis Yoshi', il n'y a rien que tu veuilles faire ? Tu m'as suivis toute la journée mais toi ?".

Pour cette fois tu allais mettre tes envies de côté pour qu'il puisse laisser parler les siennes. Parce que c'était le fonctionnement censé d'un couple et, parce que tu le voulais. Tu voulais que ça marche, vraiment. Tu voulais qu'il se confie à toi, qu'il ôte ce mur qu'il s'imposait. Parce que tu serais là pour lui et c'était encore plus vrai aujourd'hui. Alors il pouvait te parler, même des choses les plus banales. Des plus futiles. Tout. Parce que tu l'écouterais et rirais ; pourvu que cela lui apporte une once de bonheur.
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Dim 26 Nov 2017 - 23:22




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

Ces deux êtres s’avancent tendrement et enjoué dans le marasme de la citadelle que constitue Iwagakure no Sato. Et tandis que le temps qui passe ne le côtoie plus, ils tracent leur route pleine de joie et il vit simplement ; l’obligeant à sourire comme jamais il ne se l’eut permis dans sa chienne de vie. Il se revoit triste et bougon, porteur de stigmate d’un passé ancien ; les mains dans les poches de son hakama. Mais pourtant aujourd'hui rien ne ressemble plus à ça, aujourd'hui ne fait que lui faire oublier un peu plus hier, qui ne ressemblera plus au lendemain.

Et alors qu’il reste à ses côtés, quand bien même ses mots seraient rafales, il venait de promettre qu’il serait roc, bravant la tempête sans sourciller. Et sur ce roc Yoshitsune se prépare à laisser s'écraser dans toute son ardeur, cette haine dont l’Homme est porteur. Son coeur de pierre prend désormais vie et se noie dans cet océan d’attention et d’amour. D’ailleurs le Nagamasa ne serait bientôt ni triste ni en colère ; il serait roc alors qu'en vérité peut-être il mourrait doucement assassiné lentement par chacun de ses mots doux prononcés à son encontre.



Ce présent qu’elle lui offre serait à partir de ce jour gage, et témoignage de leur sentiments entremêlés. Et il serre avec douceur cette main dans les siennes, comme pour l'apaiser par la chaleur de ses mains et de son être tout entier ; pour qu’en son absence quand tu seras océan déchaîné, ce souvenir reste blanche ophélie flottant indolente, intacte et belle peut-être.

Et alors ses mots - Merci Sun Hi - roulent sur sa langue comme des vagues, en leçon bien apprise et bien ancrée, ne laissant sur ses lèvres qu'un acre goût d'écume puisqu’il se saisit de tes lèvres pour te remercier convenablement. Plus il s’avance, plus son sang s’agite, plus son cœur se rapproche de ses lèvres qui sont tiennes ; les crocs de l’amertume s'enfonçant avec voracité comme pour faire taire de futures supplications. Parce qu'il t'aime un peu trop Sun Hi mais ce n'est pas assez car Yoshitsune ne sait qu'aimer un peu.

Parfois peut-être que si. Mais pour lui l'amour au conditionnel n'a rien de beau
pourtant si tu le lui demandais il se glisserait à nouveau dans ses draps à tes côtés en docile couleuvre blottie contre ta chaleur mais jamais n’eut-il été ce genre d’homme.


« Je ne sais pas vraiment. C’est là bien la première fois qu’on me demande ce que je veux faire. Rester là avec toi, à discuter ça marche ? »


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Lun 27 Nov 2017 - 2:42
Il te remercie, de manière intime, tu entends clairement le sang pulser dans tes tempes. Tu ne te las pas, devient même plus accro à chaque contacte de vos lèvres. Et puis toute émoustillée, tu te tortilles, un peu. Qu'est-ce que tu sens ridicule à jouer les adolescentes transies. Sauf que c'est plus fort que toi, il ne fait que t'attiser. "La première fois ?", ses mots te laissent perplexe. Tu devinais son passé sombre mais, était-ce si terrible au point que cela dépasse ton imagination ? Cette perspective t'effraye, t'attriste. Machinalement tu le serres plus fort, le réconforte. Un jour il t'en parlera et ce jour-là, tu seras prête à écouter tous les détails de son histoire. Jusque là, tu garderas le silence. Attendras patiemment. Mais pour lors "Tu sais bien que jamais je ne me lasserai de nos discutions !".

Vous continuez de flâner, nonchalamment dans ce laps de temps paraissant infini ; n'ayant aucune idée du prochain arrêt. Et si vous continuez pour ne jamais vous arrêter ? Ainsi, vous n'auriez plus à vous soucier de rien ; n'auriez plus à craindre d'être séparés. Et vos familles alors ? Votre entourage ? Et ses fonctions ? Tes lèvres se plissent dans une ironie, ton idée est idiote. Tu ferais bien mieux de délaisser ces rêvasseries et, trouver une astuce pour lui délier la langue. Ton cerveau s'attèle à la tâche tandis que tu te colles un peu plus à lui. Ta peau frisonne d'un léger froid ; l'air du crépuscule se fait plus frais. "Hum... Y a-t-il encore des choses que tu aimerais savoir sur moi ? Ou alors dis moi quel est ton plat préféré ! Bien qu'il semble que tu sois plus porté sur la liqueur !", un éclat s'échappe. Levant les yeux au ciel, tu apprécies les couleurs dont il se pare. Même lorsque la nuit vient pointer son nez, celui semble toujours vouloir vous réchauffer. C'est l'un des aspects que tu aimes au village caché de la terre.

"Eh bien ! Il y a longtemps que je n'avais plus fait d'aussi longue balade". Il ne fait pas si froid mais, tu es frileuse. C'est ta nature, tes origines qui le veulent. Puis ce bâillement montre que tu fatigues et, il est bientôt l'heure d'un dernier repas. Tes pas se font plus lent, jusqu'à ton arrêt complet. Doucement tu balaies le sol de ton pied, "Dis... Yoshi...". Ton estomac se noue pendant qu'à l'étage supérieur ça tonne ; à rythme régulier. Ensuite plus fort. Le siège de ta cage s'emballe à la vue de la proposition que tu t'apprêtes à lui faire. Et ta raison te somme d'abandonner, ton coeur lui t'incite à continuer malgré la frayeur ; la raison ne peut qu'abdiquer mais, elle t'aura mise en garde... Et tu te lances, "Est-ce que... ça te dirait de manger un bout chez moi ?". C'est dit ! À l'intérieur ça crie "victoire" or mère pensée s'affole ! Et s'il voyait autre chose derrière cette proposition ? Après tout vous êtes deux adultes. Éprouvant des sentiments l'un envers l'autre... Et tu paniques à ton tour ! Tu agites des mains et de la tête ! "Mais n'y vois pas d'arrière pensée hein ! C... C... C'est juste qu'on est assez proche du quartier résidentiel ! Et... Et... Et puis comme ça nous évitera de chercher un autre endroit pour se reposer... de dépenser plus d'argent et puis... Ne dit-on pas que l'on apprend beaucoup de l'intérieur d'une personne ?...". Tu perds pied, tu t'enfonces. Cette posture défensive ne fait que lui donner plus de raisons de te soupçonner. Pourtant, tu es sincères, tu souhaites seulement partager un peu de ton univers avec lui ! Et tu finis complètement avachi, ton visage caché au creux de tes paumes "Je te l'assure ! Je ne pense pas du tout à ce genre de choses !". Tu l'implores, le supplies de te croire ! Tu ne veux pas qu'il te pense pleine de ces idées lubriques ! Tu imagines le pire : et s'il te répudie ? Déjà ? Si ce n'était pas lui alors peut-être ta famille ? Comment agirait-elle en apprenant que tu as invité un homme chez toi ? Qui plus est leur est inconnu ? Bien pire encore : et si l'on vous épiait ? Et qu'une personne malveillante s'amuse à répandre des rumeurs, sur toi ? Sur lui ? Le couvrir de déshonneur en plus de toi ? Cela t'était insupportable ! Et tu lèves une main en signe de rejet au cas où il souhaiterait t'approcher ! "Oublie ça ! Tu n'es pas obligé ! Je ne voudrais pas que tu aies plus de soucis à cause de moi !".
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Ven 22 Déc 2017 - 17:02




☆ ☆ ☆     Retrouvailles de longues dates

D'un regard empli de joie, Yoshitsune contemple avec complaisance les couleurs qui s'entremêlent dans le ciel. Rubans d'ocres et de marines, nuages laiteux sur un dégradé obscur. Tandis qu’il échange des oeillades brèves avec la sphère flamboyante qui disparaît fait briller ses iris d'une lueur vermillon. Mais réellement son regard n’est rivé que sur elle. Pendant une seconde éthérée il est là s'abreuvant de son sourire (à la fois irréel et pourtant si vertueux).

Ce sourire qui lui permet de briser lentement les carcans du protocole qui les enserre comme tant de chaînes dont ils se délectent aussi. Eux qui ne sont qu'outils de l'autorité ; marionnettes bien pensées, dansant entre les doigts des plus grands. Et par ce sourire et par ces mots qui sont siens, il est enfin heureux. Il l’orne de ce haori pour palier à ce vide glaciale qui se glisse entre eux deux tandis que de par ses doigts qui s’entremêlent ils déconstruisent ce mur élevé entre eux ; entre leur deux classes, leur deux rangs.

(Yoshitsune et Sun-Hi s'approchent s'éloignent à chaque mot à chaque pas ; à l’image d’une valse, comme une danse enivrante dont ils ne sauraient se tirer ; comme les vagues roulant sur le sable) A la fois si loin et si proches…


« Aller manger chez toi ? Est-ce là un rendez-vous ou une tentative pour me séduire de nouveau ? Je n’aurai pensé ça de toi… Du moins pas une telle perversité. »



« Toutefois permet-moi de te rassurer en t’avouant que tu es bien la seule avec qui l’idée de commettre un acte de chair me vient. Enfin ce sale garnement pourra m’attendre encore un peu.»


Leur rencontre est valse toute innocente, et face à ce sourire qui fleuri ses lèvres s'étirent. Boutons de rose fleurissant tendrement dans cette rigueur (doucement formelle) dans le marbre blanc de son visage de statue élégiaque. Le chef des Samourais est ivre déjà de cette douce odeur de fleur, de cette sirupeuse tiédeur d'été ; se sentant là comme dans une alcôve, refuge doucereux de son être d'albâtre)


Désormais, Il ne doute point. Toi qui fais sa fierté et lui, celle de notre faction, ce soir sera leur soir.

(flamme vacillante dans une nuit sans fin) et dans ces ténèbres ils se dressaient tous deux sur le perron… Sun-Hi et Yoshitsune qui l’accompagne, s'interdisant de flancher comme s'il s’agissait les derniers remparts.

Ainsi à sa tendresse maladroite, il ne lui répond que d’un sourire tendre tout aussi maladroit. Taillé dans le marbre de son visage, albâtre figée habituellement dans cette expression de
détermination paisible.


« Dois-je ôter mes chaussures avant d'entrer ? Penses-tu que tout ira bien ? »



Par ses mots délicatement irrévérencieux, par l'inélégance de ses paroles ; Yoshitsune souffle à sa manière qu'il se délecte de ces entrevues entre âmes semblables animées du même sentiment, de ce lien inaltérable qu’est leur amour.
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Jeu 4 Jan 2018 - 2:05
Il te couvre de son haori. Ce n'est pas une première mais, cette fois est spéciale. Tu passes tes doigts sur le tissu ; il ne t'es pas inconnue pourtant, tu le redécouvres. Ce n'est pas une première mais, cette fois est spéciale. À nouveau tu respires son odeur ; elle ne t'es pas inconnue pourtant, tu la redécouvres. Ce n'est pas une première mais, cette fois est spéciale. En cette soirée, tout a un goût particulier. Et pendant quelques instants tu couvres ce nez de ce vêtement dont le parfum te captive un peu trop. Et tu relâches l'objet de ton addiction. Et tu minaudes. Ses yeux luisant à la lumière du crépuscule t'électrisent. Ses sourires t'électrisent. Le jeu de vos doigts s'entrelaçant t'électrise.

Tu es complètement mordue. Tu es complètement accro. Tu es complètement dépendante. Inutile de demander depuis combien de temps, il te prit au piège dès le début. Et peut importe à quel point tu es toxique pour lui. Peut importe à quel point il est toxique pour toi. Peut importe à quel point vous vous blesser. Tu ne laisseras plus jamais s'échapper, parce que tu en as besoin. Parce que sans lui tu es perdue. Parce que tu ne t'en rends compte que maintenant. Parce que tu ne l'admets que maintenant. Il est ton absinthe. Il est ton opium. Et tu en es complètement dépendante, depuis le début.

Il te taquine avec mots et tu t'enflammes mais c'est de ta faute, quelque part tu l'as cherché. Mais il s'est monté trop fougueux, trop audacieux alors tu balbuties : "N... N... Ne dis pas de telles choses !...". Ta voix s'étouffe en un murmure ; tu ne sais que répondre à tant d'impétuosité ; tes pensées s'agitent : il en a dit trop. Pourtant, tu ne peux nier que cela te plaise, te conforte : tu es la seule, l'unique. Mais il faut que tu te calmes.

C'est dans cette atmosphère éméchée, complètement anesthésiée que vous vous rendiez chez toi, parce que tu eus la folie de l'inviter. Parce qu'il eut la folie d'accepter. Et là-dedans cela bat beaucoup trop vite, beaucoup trop fort. Tu ne sais pas si tu es réellement prête pourtant tu ne peux renoncer. Et lui aussi devint plus maladroit, parce que tu le présenteras à ceux dont tu partages la chair et le sang. Et il sait, qu'une fois passé le pas de la porte, il ne sera plus jamais "ce fameux ami" auquel tu montres un peu trop d'attention ; "ce fameux ami" auquel tu es un peu trop attachée.

Et tes mains sont moites. Tu as la boule au ventre. Mais hors de question de reculer alors tu lui réponds, d'un hochement de tête ; et l'entraines dans cette demeure qui est tienne. Bientôt vôtre.



***



Suite | Lee & Nagamasa | Part. 1 || ft. Nagamasa Yoshitsune
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Je te tiens ! || ft. Nagamasa Yoshitsune

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