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Iwa Shukusai ▬ La rencontre ft. Ashitaka


Mer 25 Oct 2017 - 1:51


L'idée du festival était maintenant lancée et prête. Le bruit avait fait son chemin dans le village, par des annonces sur des papiers, par le bouche à oreille toujours présent dans les rues. Et en ce jour, le début des festivités allait être marqué par l'annonce officielle du Shodaime sur la grande place, devant toutes les personnes présente pour l'occasion.

Comme à son habitude, le Nagamasa portait son haori blanc, cachant en parti ses deux katana qu'il porte à la ceinture. Les gens maintenant, le reconnaissent tous, puis pour quand même le rappeler à ceux qui ne prêtent pas attention, les kanjis de son grade sont sur son haori dans son dos.

Cette prise de parole, aujourd'hui, allait être différente des autres. Pour autant, son dernier discours était très sérieux. La situation l'obligeait, il faut le dire, on ne devient pas le dirigeant d'un village en racontant n'importe quoi. Mais ici, pour cette occasion de fête et de joie, le ton était très différant. Montant sur l'estrade pour prendre place en face de la foule, il leva la tête et commença à parler.

Habitants d'Iwa, aujourd'hui, nous laissons la joie et le bonheur rentrer dans nos maisons. La fête s'installe dans notre village et c'est avec une grande joie que je lance aujourd'hui, et ce, jusqu'à la fin de l'été, Iwa Shukusai. Ces derniers temps, nous avons souffert, notre village doit retrouver le sourire. La saison de l'été nous offre son soleil, profitons-en pour nous amuser et refaire vivre ce village comme à ses débuts !

Son entrée en scène était courte, mais au moins, ses mots était vrais, juste, pas besoin de faire une longue tirade, de raconter sa vie. Autant être rapide pour lancer la fête et que les gens s'amusent enfin. C'était le but après tout, de faire en sorte que les habitants d'Iwagakure passent du bon temps.

Une fois cela terminé, il se dirigea vers l'escalier pour quitter l'estrade. Il voulait maintenant, lui aussi, profiter de la situation pour aller discuter avec des personnes, dans la foule, qu'il a reconnu en étant là-haut. C'était un moment bien choisi pour discuter avec un bon verre tout en dégustant un plat préparé avec soin dans ce village.

Mais il fut finalement arrêté dans son élan. Lui qui voulait que tout se passe bien venait d'être pris de court, le festival venait tout juste de commencer et il pouvait, non loin de lui, déjà entendre des gens crier et hausser le ton, attirant au passage l'attention sur tous les passants à côté. Lui, étant assez déconcerté de voir un manque de respect comme celui-ci pour le premier jour des festivités décida d'intervenir.

En s'approchant, il pouvait maintenant voir une jeune femme se prendre le bec avec un homme un peu plus âgé. Il ne savait pas pourquoi, mais la situation commençait à devenir sérieuse. Voulant donc s'interposer pour arrêter les deux personnes, il arriva dans le dos de la jeune femme.

Qu'est-ce qui vous prends d'attaquer une jeune femme comme ça ? dit-il avait un air très sérieux et un ton qui semblait être assez contrarié par la situation se déroulant actuellement sous ses yeux.


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« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Mer 25 Oct 2017 - 17:02





« When the water reaches the fire. »


▬ Tu peux te regarder ! Je te trouve magnifique, Isha.

Ashitaka poussa un soupir devant l’enthousiasme de sa sœur aînée, Takahiko. La rousse se regarda dans la glace, surprise. Son reflet lui paraissait si étranger. Silencieuse, la jeune femme s’étudiait minutieusement. Elle portait un kimono noir fleurie, qui épousait ses formes généreuses. Ses cheveux étaient noués en un chignon haut, mais une mèche de cheveux était libérée, caressant sa joue droite. Son faciès était légèrement maquillé. Jolie, elle se trouvait jolie. Même si le maquillage aurait pu être évité, pensait-elle. Ashitaka restait tout de même peu enthousiaste à l’idée de participer à ce festival. Elle aurait largement préféré s’entraîner, étudier ou encore se reposer. Se mélanger avec les autres ne lui plaisait pas dans ce genre de circonstances. Malheureusement, ses parents avaient été fermes sur le sujet. Elle les accompagnerait. D’abord réticente, elle finit par accepter l’invitation ou plutôt l’obligation, tout en émettant quelques conditions. Une avait été refusée. Naïvement, elle avait espéré se rendre à Iwa Shukusai dans sa tenue habituelle. Refus catégorique.

Avant d’être une fille du peuple, Ashitaka était une kunoichi d’Iwa. Un shinobi. Elle devait se tenir prête à n’importe quel moment. Sous son kimono, elle avait porté une combinaison noire fine, sans oublier de prendre ses Tekko, qu’elle avait glissés dans son sac à main.

▬ Alors, tu trouves comment ? Ça te plaît ?

Ses yeux quittèrent son reflet sur la glace pour se poser sur son aînée. Devant l’excitation de cette dernière, elle ne put s’empêcher d’esquisser un micro sourire en hochant positivement la tête. Takahiko tapota ses mains, fière d’elle. Au même moment, leur génitrice apparut dans l’encadrement de la porte, leur faisant remarquer qu’il était l’heure. Takahiko quitta la pièce, suivit d’Ashitaka. Marcher avec des talons ne la dérangeait pas. Néanmoins, rien n’équivalait le confort de ses chaussures habituelles.

La petite famille quitta la demeure. Ses parents discutaient tout deux. Tandis que ses sœurs conversaient avec leur époux respectif. Comme à son habitude, la cadette restait en retrait. Elle laissait ses yeux vagabondaient sur les couleurs vives. Son regard s’épanouissait sur les différentes marchandises. Les habitants étaient bruyants, ce qui lui arracha un grognement. Voilà, pourquoi elle refusait de les accompagner. Mais elle ne pouvait le nier, malgré le bruit cela lui plaisait de voir tous ces visages radieux et sereins. Le rire des villageois lui caressait les oreilles. Tout cela suscitait en elle un étrange sentiment.

Ensuite, ses yeux allèrent à la recherche de sa famille. Ils venaient de s’arrêter devant l’estrade où se tenait le Tsuchikage. Elle fronçait les sourcils en le regardant. Elle lui en voulait encore de l’attitude qu’il avait eu le jour où il y avait assigné la précédente mission. Il l’agaçait encore et toujours autant. Ses parents semblaient obnubilés par le discours du Nagamasa. Ashitaka se rapprocha de l’oreille de l’une de ses aînées pour la prévenir qu’elle allait faire un petit tour, découvrir les rues marchandes et discuter avec des amis. Des excuses. En réalité, elle souhaitait seulement échapper aux griffes de ses parents. Se retrouver seule. Sans lui laisser le temps de répondre, elle se retira poliment et s’en alla.

Une main étrangère lui effleura le postérieur. Il ne lui en fallut pas plus pour froncer les sourcils, se retourner et asséner une gifle monumentale au concerné. Un bruit assourdissant retentit. Celui de la claque. Avant même qu’il ne put réagir, elle se mit à lui hurler dessus. Enragée. Lui faisant une morale sur les bonnes manières, la politesse et compagnie. Dans un premier temps, le villageois semblait désolé et tentait tant bien que mal de lui expliquer que ce n’était qu’un malheureux accident. Devant le comportement condescendant de la jeune femme, il se mit en colère également. S’ensuivit un dialogue de sauvages sourds. Il lui attrapa soudainement le poignet, le serrant entre ses doigts. Elle n’appréciait aucunement être touchée ainsi. L’inconnu accentuait la pression sur son poignet… Et alors qu’elle s’apprêtait à agir, une voix familière provenant de son dos l’arrêta dans son élan.

▬ Qu'est-ce qui vous prends d'attaquer une jeune femme comme ça ?

Soudainement, le villageois lâcha son poignet, s’excusa avant de s’en aller. L’incompréhension se lisait sur le visage d’Ashitaka. Elle caressa son poignet avec son autre main, avant de reprendre ses esprits.

▬ Non mais je rêve... De quoi je me mêle ? Hein ?!

Une fois sa phrase bouclée, elle se retourna, se retrouvant nez à nez avec le Tsuchikage. Nagamasa Chôgen. Les sourcils froncés, elle le toisait du regard. Il était partout. Toujours à se mêler de ce qui ne le regarde pas, pensait-elle. Elle aurait préféré ne pas le voir. Ne pas devoir lui faire face. Et encore moins, dans cette tenue, habillée avec cet accoutrement. La gêne. C’était ce qu’elle ressentait. Mais, une fois de plus, elle n’exprimait que de la colère. Discrètement, elle s’éclaircit la voix.

▬ N’attendez aucune reconnaissance de ma part. Je n’ai aucunement demandé votre aide. Votre rang ne vous autorise pas à mettre le nez dans les affaires qui ne vous concernent pas. Alors, la prochaine fois, abstenez-vous de venir mettre votre grain de sel dans ce qui me regarde. Et là, uniquement à ce moment-là, je serai peut-être reconnaissante envers vous.

Elle le regardait dans les yeux. Elle ne pouvait le nier, il avait des beaux yeux. Un visage aux traits fins. Plaisant à regarder. Ashitaka secoua la tête, ce n’était pas son genre de penser de telles choses. Elle reporta toute son attention sur lui, croisant au passage ses bras sous sa poitrine. Un petit sourire sur ses lèvres.

▬ Un Tsuchikage n’a-t-il pas d’autres choses à faire ? Comme par exemple… Hum... Finir la paperasse dont il se plaint ? Au lieu de jouer au prince charmant du dimanche alors qu’on ne lui a rien demandé ?

Provocation.

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Mer 25 Oct 2017 - 23:17


Encore un événement qui démarre d'une façon assez étrange pour le Nagamasa. Au final, en repensant un peu à l'idée de venir aider tout en analysant la scène, au fond, il se disait qu'il aurait mieux fait d'envoyer quelqu'un d'autre à sa place pour ne pas devoir subir quelque chose comme ça.

Car certes, l'homme qui, dans l'histoire, semblait totalement fautif, venait de fuir devant l'apparition du Shodaime, qu'il avait tout de suite reconnu. Sentiment normal d'un côté pour un homme lambda comme lui. Mais la jeune femme, quant à elle, n'avait pas bougé d'un pouce. Elle venait même de se mettre en colère, par rapport à l'intervention qu'il venait de faire.

Bien entendu, quand elle se retourna pour lui faire face, de son côté, il s'attendait vraiment à voir comme un choc apparaître sur son visage, de voir qu'elle parle comme ça à celui qui dirige le village. Mais non, c'était totalement l'inverse, elle semblait même encore plus en colère.

Ses mots étaient mesquins, elle voulait presque être blessante et il ne comprenait pas du tout pourquoi ? Il ne l'avait encore jamais rencontré dans le village et il était presque sûr de ne pas avoir de problème antérieur avec elle, alors pourquoi tant de haine envers sa personne ? Difficile à dire à première vue. Mais au final, c'est sa dernière phrase qui attira beaucoup son attention. Elle venait de parler de la paperasse, chose que bien entendu, le Nagamasa déteste faire. C'est le pire de son travail, d'après lui et sans aucun problème, ni condescendance, elle venait de l'attaquer sur ça.

Est-ce que je peux savoir, c'est quoi ton prob... Mais finalement, il venait de se taire, car toutes les personnes dans la rue étaient en train de les regarder. Position assez délicate pour celui qui se montre comme chef du village. Il venait alors de l'attraper par le bras pour la forcer à venir avec lui, dans la ruelle à côté, ou personne ne passait. Pourquoi est-ce que tu me parles comme ceci ? Tu n'as jamais appris le respect étant plus jeune ?

Franc, ou alors blessant, il ne savait pas trop, mais au fond, elle venait vraiment de l'énerver. S'en prendre à lui, comme ceci et pour rien, alors qu'il venait juste de base pour l'aider, un geste humble... Non, pour lui, c'était trop, en plus du fait qu'elle lui manquait totalement de respect.

Un problème contre moi peut-être ? Je ne doute pas que tu sois une grande fille et que tu saches te battre, quoi qu'avec ce kimono, j'en doute, mais tu peux me dire la raison qui te pousse à m'attaquer comme ceci ? Et en pleine rue ? Puis un soupir venait s'échapper d'entre ses lèvres tout en levant les yeux au ciel.


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Jeu 26 Oct 2017 - 0:45





« When the water reaches the fire. »


La kunoichi sentait les regards sur elle. Sur eux. Elle quitta le Tsuchikage des yeux quelques secondes, regardant autour d’elle. Ashitaka aimait passer inaperçu. Raté. Mais elle ne regrattait aucunement ses précédentes paroles. Elle se trouvait même très douce avec son interlocuteur. Peut-être devrait-elle lui donner des conseils ? Peut-être qu’il saurait mieux se tenir après ça. Cette idée lui plaisait bien. Elle posa de nouveau sa rétine sur le Nagamasa. Il la dépassait d’un peu plus d’une tête, sa carrure était imposante en comparaison avec la silhouette de la Ryuji. Elle le défiait du regard, attendant patiemment sa réaction. Elle était conscience de son acte. De l’ampleur de ses propos. Des propos qu’elle avait eu l’audace de tenir au Tsuchikage et qui plus est, en public. Un petit sourire s’esquissa sur ses lèvres. Qu’allait-il faire ? La sermonner, sûrement. Une morale qui allait lui lessiver le cerveau, littéralement. Elle l’attendait de pied ferme. Alors qu’il semblait avoir débuté les remontrances, la fin de sa phrase s’évanouit en un murmure inaudible. Mais elle avait tout de même saisi le sens. Elle n’avait aucun problème en somme, si ce n’était lui. Pourquoi devait-il être là ? Tout le temps ? Partout ?

Soudainement, elle fut tirée en avant. Son bras était sous l’emprise du Tsuchikage. Elle essaya d’extirper son membre, mais la pression était beaucoup trop forte. Elle le suivit en silence, essayant de paraître naturel au passant. Intérieurement, elle n’avait qu’une seule envie : l’étriper. Comment pouvait-il oser de poser la main sur elle. Le gifler. Peut-être que lui asséner une claque monumentale le calmerait dans ses ardeurs. Il s’arrêta subitement dans une ruelle relativement sombre, vide. Lorsqu’il pivota vers elle, elle en profita pour retirer son bras. Ses paroles se heurtèrent à ses oreilles attentives. Le respect. C’était ce dont il venait de lui parler. Elle l’écouta jusqu’à la fin. Avant de froncer les sourcils.

▬ Je vous demande pardon ? Parce qu’attirer une femme dans une ruelle sombre sans son autorisation est respectueux ? De nos deux, vous êtes celui qui manque cruellement de politesse et de bonnes manières ! Elle fit une pause. Et vous interdis de reposer la main sur moi. J’hallucine. Mais quel culot !

Ses mains vinrent se poser sur ses hanches tandis qu’elle le défiait du regard. Elle refusait de détourner le regard. Ce serait comme une défaite à ses yeux. Sa question précédente l’avait agacée. Pour couronner le tout, il venait de lui en poser une nouvelle. Qui ne lui plaisait pas.

▬ Un problème ? Wow perspicace, dites-moi. Elle arqua un sourcil, excédée. Ne me sous-estimez pas. Vous seriez bien surpris, Monsieur le Tsu-chi-ka-ge. Elle avait appuyé sur chaque syllabe. Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire. Ashitaka Ryuji, maîtrisant l’Hachimon. Quelques jours auparavant, vous m’aviez confié une mission à la dernière minute. Dernière minute, oui et de bon matin. J’ai dû me dépêcher parce que MONSIEUR ne s’était pas organisé. Et pour couronner le tout, votre attitude était si détachée. Comme si je prenais de votre temps, mais je vous rappelle que c’est vous qui preniez du mien. Exactement, comme maintenant. À l’avenir, tachez d’être professionnel et poli. Et peut-être qu’à ce moment-là, nous pourrons converser tranquillement. Votre manque de bonnes manières, votre arrogance, tout ça m’excède du plus haut point ! Peut-être que vous êtes habitué à ce qu’on vous cire les chaussures, mais avec moi, ce ne sera pas le cas. Vous êtes un enfant de 9 mois, comme tout le monde ici. Alors, restez à votre place et je resterai à la mienne.

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Jeu 26 Oct 2017 - 7:25


La tension venait d'apparaître dans la conversation. Il faut le dire, elle n'avait aucun tact, un franc parlé, elle aimait prendre les gens de haut. Du moins, c'est l'impression qu'elle venait de donner. Pire que ça, c'est quelque chose que personne n'avait encore jamais fait dans le village. Elle était bien la seule qui lui a jamais parlé comme ça.

Il l'écoutait, pendant qu'elle balançait toutes ces piques envers sa façon d'être, sa façon de faire, mais apparemment, c'était surtout parce qu'il ne l'avait pas reconnu. Il ne se souvenait même pas de lui avoir donné cette fameuse mission dont elle venait de parler.

Je ne voulais pas que tout le monde nous regarde car j'ai déjà assez de problèmes dans ce village alors je n'ai pas envie d'avoir des commérages en plus ! Dit-il sur un ton légèrement énervé et froid. Il venait alors de poser son regard dans le sien. Puis techniquement, je t'ai juste traîné ici pour te dire que tu ne peux pas te permettre de me parler comme ça en publique, c'est tout. Je ne te connais pas et je ne veux pas que tu t'attires des soucis, la prochaine fois, je ne vais pas être aussi clément.

Pourquoi était-il aussi froid avec elle alors qu'au fond, il commençait à apprécier son caractere. Même lui n'aura pas pu répondre sur le coup. Pourtant, ses yeux restaient bloqués dans les siens, sans qu'il ne puisse bouger de là. Pour autant, si c'était quelqu'un d'autre, il lui aurait juste fait la morale puis serait déjà parti, mais là, non, il n'avait aucune envie de bouger. Il passait juste son temps à l'écouter.

Parce que tu penses être professionnelle et polie en me parlant sur ce ton ? Je ne suis pas du genre à prendre la grosse tête par rapport à mon rôle, mais par contre toi, tu ne fais même pas attention. Il venait alors de la regarder de haut en bas, regardant à nouveau ce kimono qu'elle portait. Si moi, je suis un enfant, alors j'aimerais bien savoir ce que toi, tu es. Parce qu'au vu de la réaction que tu proposes maintenant, je dirais que tu n'es pas mieux que moi pour le coup.

C'était trop, il ne voulait pas être désagréable avec elle et pourtant, c'est uniquement ce qui pouvait sortir de sa bouche. Puis d'un côté, il n'avait pas totalement tort de vouloir la remettre à sa place. Mais finalement, il venait de reprendre un ton un peu plus calme et plat.

Quoi qu'il en soit, je n'aurais pas dû te parler comme ça, mais toi non plus. Il venait alors de se poser sur une caisse en bois, juste en face d'elle. Je ne comprends pas, par contre. Je ne suis peut-être pas un ange, mais qu'est-ce qui me vaut le droit que tu me parles comme ceci ?


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Jeu 26 Oct 2017 - 22:24





« When the water reaches the fire. »


Condescendante. Arrogante. Hautaine. Odieuse. Une représentation caricaturée de la sadique misanthrope. Etait-ce là, la seule image qu’elle renvoyait d’elle ? Ashitaka se fichait quelque peu de ce détail. Elle ne portait aucun intérêt sur l’avis des autres. Puisqu’en réalité, ce n’était que d’apparence, la jeune femme aimait cacher ses faiblesses. Ses faiblesses font la force des autres. Elle ne pouvait se permettre de laisser fuiter de telles informations à son sujet. Alors, elle agissait odieusement, rejetant les autres. Elle ne prenait pas toujours plaisir à déblatérer des atrocités. Mais ce cinéma lui allait. Et finalement, la solitude lui plaisait. Un allié considérable qui la poussait vers le changement, l’évolution. Un avantage, en somme.

Voilà qu’elle se trouvait devant le Tsuchikage, les sourcils froncés, les mains sur les hanches. Son attitude illustrant la négativité de son avis sur cet homme. Elle ne le haïssait pas, mais elle ne l’aimait pas non plus. Un sentiment étrange. Une opinion qu’elle avait du mal à définir. Une chose était certaine, elle l’enviait intérieurement. Détail qui ne faisait qu’intensifier sa rage. Il était respecté. Fort. Responsable malgré son jeune âge. Tout ce qu’auquel Ashitaka aspirait. Mais son manque d’enthousiasme l’irritait. Après tout, il faisait partie de l’élite. Ne pouvait-il pas être reconnaissant de ça ? Visiblement pas.

Quelques mots s’échappèrent des lèvres du Kage. Elle le regardait attentivement. Il avait du répondant. L’auburn esquissa un léger sourire face ce constat. Décidément, il commençait à titiller sa curiosité. Son intérêt. C’était sûrement la raison pour laquelle elle ne bougeait pas de cet endroit. Autrement, elle se serait éclipsée, laissant son interlocuteur seule. Alors qu’il ponctuait sa phrase, elle remarquait la manière dont il la reluquait.

▬ Oh bah super ça ! En plus de vous plaindre, d’être condescendant, dénué de toutesbonnes manières, vous osez me reluquer de la sorte ? Pervers. Hentaaaaaai. Avez-vous besoin de jumelles pour loucher davantage ?

Ses joues avaient pris une teinte légèrement rosée, mais elle tentait tant bien que mal de cacher son embarras. Elle n’aimait pas ressentir un regard insistant sur elle. Ses yeux se posèrent sur lui, tandis qu’il se posait sur une caisse en bois, prenant à nouveau la parole.

▬ Exactement. Et… J’exige des excuses. Pour m’avoir parlé de la sorte et me tutoyer. Un minimum de tenue, je vous prie.

Alors qu’elle comptait reprendre la parole, lui balançant au visage les raisons qui la poussaient à agir de la sorte avec lui, elle entendit la voix de son aînée au loin. Takahiko criait à pleins poumons le patronyme d’Ashitaka, ce qui n’annonçait rien de bon. Les pas de sa soeurette se rapprochaient davantage. La rousse cherchait un moyen de partir, de fuir, mais il n’y avait qu’une sortie, qu’une seule issue. Et si elle l’utilisait, elle tomberait certainement nez à nez avec le membre de sa famille. Sans réfléchir, elle attrapa la main du Shodaime et le tira vers elle avant de le contourner et de se cacher derrière lui. Ainsi, dans l’ombre, elle passerait inaperçu.

▬ Ne bougez pas, je vous en prie.

Sa voix était légèrement suppliante, elle ne voulait aucunement subir d’autres remontrances. Si sa sœur la retrouvait, c’était la seule issue possible. Et là, de suite, c’était la dernière chose qu’elle souhaitait. Ashitaka colla son dos à celui du Nagamasa. Elle posa sa tête contre le haut de son dos, attendant discrètement. Les pas de sa sœur qui semblaient proches, s’arrêtèrent.

▬ Oh… Ohayo, Shodaime-Sama. Je vous prie de m’excuser… Auriez-vous vu une jeune femme rousse portant un kimono noir ? Je la cherche depuis un petit moment.

Connaissant sa sœur, elle avait dû mettre le paquet. Sourire chaleureux, révérence, et tout ce qui s’en suivait. Trop de politesse envers cet homme. Tout le monde agissait de la même manière avec lui. Comme s’il était Dieu. Pfeuh. Cela faisait bien rire la jeune femme. Avant même que le Samourai ne put répondre à Takahiko, Ashitaka lui souffla dans un doux murmure, presque inaudible.

▬ Répondez lui non et ne posez pas de questions.

Même si elle refusait de se l’avouer, elle était en position de faiblesse. Il pouvait soutirer toutes les informations qu’il souhaitait. Tout ça, ne plaisait pas à l’adepte du Hachimon. Pour le moment, elle se contentait de rester contre lui, discrète.

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Ven 27 Oct 2017 - 6:37


Pour autant, jusqu'à maintenant, la situation semblait tout à fait normal. Enfin de façon de parler. Disons que les mauvaises ondes venaient de disparaître un peu, que les deux n'avaient plus envie de s'étriper la, sur l'instant. Pourtant, avec les mots que venait d'utiliser la rousse, le Shodaime venait de sursauter, reculant un peu arrière, son visage quant à lui commençait à rougir. Elle venait de lui dire quelque chose de vraiment déplacé, une idée qui n'avait même pas traversé son esprit.

Pardooon ? Mais c'est quoi encore cette histoire ?! Dit-il en hurlant, mais étant vraiment gêné de la situation. Je ne t'ai jamais regardé de la sorte, la, c'est toi qui inventes. Ne me mets pas dans l'embarrât comme ça. Puis d'ailleurs, c'est peut-être toi qui en profites pour me regarder hein ? C'est qui le pervers de nous deux ? Je n'ai aucun problème de respect moi, au moins. Alors tu devrais commencer avec les excuses.

Une attaque qui venait de sortir surtout sur le coup de la panique. Elle venait de le prendre comme quelqu'un qui passe son temps à regarder les formes des femmes, alors que ce n'est pas du tout le cas. C'est un homme noble, qui aime s'amuser malgré tout de temps en temps. Mais maintenant, dire de lui que c'est un pervers, il l'avait mal pris au fond.

Puis d'un coup, il venait de se faire tirer en avant par la kunoichi. Sur le coup, il n'avait pas du tout compris pourquoi, surtout qu'elle venait en plus de ça de se déplacer derrière lui. Son dos venait de se coller au sien, la gêne venant de s'installer encore plus.

C'est qui maintenant le pervers hein ? Dit-il en chuchotant, un petit coté mesquin dans le ton de sa phrase. Pourquoi je ne dois pas bouger ? Qu'est-ce que... Mais il venait d'être coupé dans ses paroles par une jeune femme qui venait d'apparaître en face de lui.

C'est une femme qu'il n'avait, elle non plus, jamais vu dans le village. C'était la première fois qu'il tombait nez à nez avec elle et qu'il l'entendait parler, mais pourtant, il trouvait étrangement qu'elle avait un air de ressemblance avec une certaine personne caché dans son dos, qui elle, venait de dire d'une voix basse, de trouver un moyen de la faire partir.

Vous parlez d'une rousse avec un caractère insupportable, n'est-ce pas ? Qui est agressive pour rien ? Venait-il de laisser échapper de sa bouche pour répondre à la question de la nouvelle venu. Elle m'a agressé il y a quelques minutes, mais elle est reparti dans la foule maintenant. Si tu la recroises, dis lui qu'elle se calme un peu, ça devrait lui faire du bien.

Avec la réponse qu'il venait de lui donner, elle venait de tourner les talons pour repartir dans le même sens qu'elle était venu. La rousse pouvait maintenant sortir de la, tout en voulant sans aucun doute sauter sur son supérieur pour le tuer.


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Ven 27 Oct 2017 - 17:05





« When the water reaches the fire. »


Quelques minutes auparavant, l’artiste martial ce serait fait un plaisir d’étriper le Nagamasa. Samouraï ou pas. Tsuchikage ou pas. Ce n’était que détails à ses yeux. Beaucoup trop intrépide et bornée pour se rendre à l’évidence des choses. Dans d’autres circonstances, elle aurait rétorqué face à ses remarques désobligeantes. Mais à ce moment-là, elle ne pouvait pas. Elle devait être discrète pour échapper aux griffes de sa famille. Mais elle semblait noter les paroles de son interlocuteur dans un coin de sa tête. La vengeance. Alors que Takahiko demandait après elle au Tsuchikage, Ashitaka se laissait aller contre son dos. Elle restait tout de même attentive à leur conversation.

▬ Vous parlez d'une rousse avec un caractère insupportable, n'est-ce pas ? Qui est agressive pour rien ? Elle m'a agressé il y a quelques minutes, mais elle est reparti dans la foule maintenant. Si tu la recroises, dis lui qu'elle se calme un peu, ça devrait lui faire du bien.

À travers sa réponse, son supérieur lui avait passé un message. Elle devait se calmer. Ashitaka pouffa de rire intérieurement. Décidément, il n’avait encore rien vu de son comportement qu’il n’en pouvait déjà plu ! Doucement, elle se retourna, se mettant sur la pointe des pieds pour vérifier si son aînée était partie. Et en effet, plus aucune trace d’elle. Sans le savoir, Chôgen venait d’aggraver sa situation. ‘Hiko irait sûrement dire à leurs parents qu’elle venait de croiser le Tsuchikage et qu’Ashitaka avait été irrespectueuse et agressive à son égard. Ce soir, elle ne rentrerait pas au bercail. Elle n’avait ni l’envie ni la motivation d’entendre sa famille lui balancer des paroles blessantes et agaçantes. Pas aujourd’hui. Pas ce soir.

Une fois qu’elle eut vérifié les alentours, elle vint mettre une tape monumentale sur l’épaule gauche du Samourai. Une frappe où elle avait emmagasiné toute sa force. Elle n’était pas véritablement énervée, mais elle souhaitait lui en faire voir de toutes les couleurs. Amusante était la situation à ses yeux. Puis, elle trouvait que c’était un très bon moyen de libérer toute la rancœur qu’elle avait vis-à-vis de lui.

▬ Insupportable ? Je vous retourne le compliment ! Je suis agressive, car votre comportement ne me plaît pas. Votre irrespect. Je ne sais même pas pourquoi je vous vouvoie, vous ne le méritez clairement. Tu ne le mérites pas. Elle fit une petite pause. Ne pense pas fuir, j’exige des excuses.

Dans un sens, Ashitaka voulait détourner l’attention du Tsuchikage concernant le précédent évènement. Elle n’avait aucunement envie que cet être agaçant pose des questions sur la raison pour laquelle la demoiselle la cherchait. Elle recula légèrement ensuite, toisant du regard son dos. Elle sentait la colère prendre possession de son interlocuteur. N’était-ce qu’une impression ? Elle resta silencieuse quelques secondes, hésitante à laisser échapper quelques mots qui à ses yeux, étaient emplis de sens.

▬ Tu voulais savoir pourquoi je ne t'apprécie pas, n'est-ce pas ? Je déteste les personnes qui se plaignent alors qu'ils sont libres de faire leurs choix. Ceux qui rouspètent alors qu'ils ont toutes les conditions pour réussir. Ceux qui se permettent des choses seulement parce qu'ils ont un certain grade. Et tu fais parti de ce genre de personnes que je n'apprécie pas, Nagamasa Chôgen.


La kunoichi aurait pu en dire davantage, être précise, mais elle préférait se taire ici, bouclant sa phrase. Son visage s'était adouci. Elle plissait légèrement les yeux. Elle n'était plus énervée. Plus en colère. Elle réfléchissait, seulement. Finalement, elle l'enviait intérieurement... D'avoir réussi là où elle ne faisait qu'échouer. Pour le moment.

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Lun 30 Oct 2017 - 0:19


Une journée vraiment pas comme les autres. Il faut dire que pour l'ouverture de son nouveau festival, il ne voyait pas du tout ça de cette manière. Il se retrouvait dans cette ruelle, situation assez gênante au final quand il y repensait. En commençant par la rousse derrière lui qui fait des manières ou alors cette nouvelle femme qui venait de faire une apparition et qui cherchait justement la petite cachée dans son dos.

Étrangement, elles avaient toutes les deux un air de ressemblance, ce qui laissait un visage songeur faire son apparition sur le Shodaime. Mais un coup arrivant dans son épaule venait alors de le sortir de son questionnement interne, tout en écoutant ce qu'elle venait de dire, encore et toujours avec le non-respect dont elle fait preuve.

Est-ce que tu es comme ça avec tout le monde ? Dit-il avec une voix basse, sans pour autant se retourner. Parce que c'est la première fois qu'on discute vraiment, tout ce que tu trouves à faire, c'est m'agresser alors que j'venais t'aider de base. Et c'est moi qui dois faire des excuses ?

Si c'était un homme, il aurait déjà pu se battre avec tellement ce manque de tact était en train de le mettre sur les nerfs. Il est vrai que d'un côté, sûrement un peu dérangé de son cerveau, il apprécie d'être traité comme ceci, étant donné que c'est rare. Mais elle, c'est surtout qu'elle donne l'impression de ne pas pouvoir s'arrêter. De pouvoir cracher son venin à longueur de temps.

Le Nagamasa venait alors de se retourner vers elle, repensant au même moment à l'autre jeune femme qu'il venait de voir juste avant, dont elle semblait en plus de ça vouloir se cacher. Il se demande alors si les deux femmes n'avaient pas, à tout hasard, un lien de famille.

Mais avait-il vraiment le temps de se soucier de ça, avec la rousse en face d'elle qui venait tout juste de prendre ses attaques de plus belle. Impossible de l'arrêter, elle avait l'air d'en vouloir vraiment au démon blanc, qui lui n'avait absolument rien demandé, ne la connaissant même pas d'avant cette rencontre.

C'est facile d'utiliser mon nom alors que je ne connais même pas le tien. Dit-il tout un laissant échapper un petit ricanement. Pourquoi est-ce que tu dis ça ? Tu penses peut-être que je ne mérite pas ma place ? Que je ne fais pas bien mon travail ? Ou alors c'est parce que tu as un problème avec la hiérarchie, tu penses que je te prends de haut ? Ce n'est pas du tout le cas.

C'est alors qu'une simple hypothèse venait de lui traverser son esprit si vite qu'il venait de s'arrêter de parler. Une supposition qui venait de changer un peu toute cette conversation, qui pourrait expliquer pas mal de chose depuis le début des hostilités. C'était un geste très dangereux, mais il se devait d'avoir une réponse.

En fait je pense que j'ai compris. Il s'écarte un peu d'elle, par sécurité, avant de continuer. Tu n'aimes pas les hommes, c'est ça ? C'est pour ça que tu avais un problème dans la rue tout à l'heure et c'est pour ça que tu m'attaques maintenant ?


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« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Lun 30 Oct 2017 - 20:42





« When the water reaches the fire. »


Quelques pas infimes les distançaient l’un de l’autre. Pourtant, tout un univers les séparait. Ses oreilles écoutaient attentivement les dires du Tsuchikage, mais elle était ailleurs. Le visage neutre et effacé. Elle ne semblait plus présente. Elle n’était plus. Un seul mot tourbillonnait dans sa tête. Différences. Ashitaka se rendait compte de cette chose qui la rendait si distante avec les autres. Cette chose qui suscitait un mépris continuel envers ceux qu’elle croisait. Etait-ce de la haine ? De la rancune ? Jusqu’alors, elle pensait les haïr. Elle se pensait sujette à leur jugement. Leurs opinions sur sa personne ne lui faisaient pas peur. Misanthropie. Était-ce un mot qui la représentait réellement ? Etait-elle une représentation vulgaire du misanthrope odieux ? En détaillant son interlocuteur, elle prenait conscience de son blocage. Toutes ses rencontres se soldaient par un échec. Il lui était devenu inconcevable de tisser un lien amical. L’origine du problème était claire désormais. Un souci purement psychologique. Ils suscitaient en elle un complexe d’infériorité. Un sentiment de faiblesse qui s’emparait de son encéphale, de ses pensées. Cette sensation d’être moins puissante, moins intelligente, moins forte. Moins. Elle détestait ça. Alors pour se sentir bien dans ses chaussures, avoir la sensation d’être mieux… Mieux. Elle les défiait. Parfois, simplement avec les mots. Parfois, avec les actes. Son cerveau venait de lui délivrer une multitude d’informations, d’images qu’Ashitaka pensait enfouies. Des fragments de ses rencontres précédentes.

Une multitude de paroles se bousculaient en elle, raisonnant dans son esprit. Elle se souvenait d’eux. De leurs traits. De leur identité. De leurs noms. « Tu es faible car tu es seule, Ryûji Ashitaka. Tu es faible parce que tu refuses les mains tendues vers toi. » Akimichi Chôkuro. Un membre du Yamagenzo. Au souvenir de leur altercation, Ashitaka glissa sa main sur son abdomen qui désormais, avait guéri. Il était puissant. Tellement plus fort qu’elle. Il avait lu en elle comme dans un livre ouvert. Il avait su trouver les mots pour délivrer sa force, sa détermination. La délivrer de toute cette frustration accumulée. Il avait réussi à l’aider, là, où elle échouait. Son organisme avait subi de nombreuses séquelles. Une douleur aigue avait pris possession de l’artiste martiale pendant des jours, qui lui avait paru si long. Recroquevillée, consumée par sa défaite, elle se répétait qu’elle n’était pas faible. Une nouvelle source de motivation. Elle allait lui montrer de quoi elle était capable. Un jour, elle lui renverrait ses propres paroles au visage.

« Manifestement la force ne fait pas tout... Sinon tu n'aurais pas besoin de moi... Pourquoi une femme aussi forte, sauvage et vindicative que toi Amaterasu-chan, aurait besoin d'une aide extérieure si la force était la délivrance de toute chose ? Hum ? » Chôkoku Riliû. « Si tu te comportes comme ça avec tout le monde, je plains réellement ta vie sociale. » Metaru Shoda. Deux Iwajins qu’elle avait rencontrés par pur hasard. Comme à l’accoutumée, Ashitaka n’avait pas été douce avec eux, leur renvoyant au visage la réalité. L’un était un adepte du Bakuton, il maîtrisait son argile avec art et grâce. Nul doute sur la force qu’il pouvait contenir. Elle ne le détestait pas. Il s’était rapidement adapté à la facette condescendante de la Ryuji, la motivant d’une manière subliminale. Intérieurement, elle se sentait prête à le supporter s’ils se croisaient. À lui aussi, elle lui prouverait. Oui, elle lui prouverait qu’elle n’a besoin de personne pour être quelqu’un. Quant à l’autre, il avait eu le même discours que les autres. Mais le sien était empli d’une certaine compassion. Il ne semblait pas méprisant. Mais à lui aussi, elle lui prouverait que seule, elle était capable d'aller loin. Même si elle ne le dirait pas explicitement, elle le respectait. Après tout, il était borgne et ninja. Un valeureux ninja. Et sa présence n'était pas si désagréable.

Ses pensées se dirigèrent vers celui qui avait eu confiance en elle. Du moins, c’était l’impression qu’elle avait eu. Confiance. Une mission. Un danger. Un but commun. Coopération. Le visage du Dragon se dessinait dans sa tête comme une évidence. Une relation conflictuelle. Compliquée. Il l’agaçait. C’était réciproque. De leur mission, elle avait eu une instruction importante. Ashitaka devait s’accommoder aux autres. Et même si elle ne se reposait pas sur eux, elle devait leur faire croire qu’elle leur faisait confiance. Les poussant, ainsi, à se dépasser. Désormais, elle considérait Soryu Kanon comme un rival. Il avait tout. Elle n’avait rien, face à lui. Mais elle se dépasserait encore et encore. Elle le rendrait fier de s’être tenu à ses côtés durant la précédente mission. Et un jour, elle combattrait fièrement à ses côtés.

Ashitaka baissa les yeux devant l’acheminement de sa réflexion. Elle était si loin de son but. Et si lente. Les paroles du Tsuchikage se heurtèrent une nouvelle fois à son esprit. Elle l’écouta attentivement. Il lui demandait si elle était ainsi avec tout le monde, elle ne répondit pas. Il reprit par la suite la parole, lui demandant cette fois-ci son patronyme. Rapidement, il enchaîna quelques questions. La jeune rousse réfléchit quelques longues secondes avant de serrer son poing et de lever la tête vers lui, le regardant dans les yeux. Le visage légèrement attristé par ses pensées précédentes.

▬ Ryuji. C’est mon nom.

Elle fit une pause, tournant sa langue sept fois dans sa bouche. Elle cherchait une réponse satisfaisante à son questionnement. Chôgen représentait la puissance. L’achèvement d’un rêve. Il avait toutes les qualités requises pour être Kage. Mais pas aux yeux d’Ashitaka. Face à lui, elle développait un complexe de supériorité. Elle ne se pensait pas plus puissante que lui. Néanmoins, humainement, elle se pensait plus apte à gérer certaines choses. Elle au moins, elle ne se plaindrait pas d’avoir un tel grade. Osé. Toute cette réflexion était osée.

▬ Oui, tu me prends de haut. Comme ils le font tous. Vous me prenez tous de haut. Son regard s’était durci, luisant d’un désir ardent. Tu es comme eux. Tu te penses plus fort que les autres. Invincible. Mais tu n’es qu’un système vulnérable. Un mortel.

Le ton qu’elle venait de prendre était différent des autres. Sa voix était douce. Chaleureuse. Accompagnée d’une pointe d’accusation. Le cerveau d’Ashitaka s’était éteint. Elle semblait déconnectée. Calme. Ce n’était que pour un instant, sûrement. Asihtaka éclata de rire lorsque le Kage lui présenta son hypothèse. Elle s’était laissée aller, riant aux éclats. Ses yeux se posaient sur ceux de son comparse. Même si elle ne se l’avouerait pas, rire lui faisait du bien.

▬ Haha. Oui. Tu n’as peut-être pas tort finalement. Mais tu feras gaffe, c’est un H majuscule haha.

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Mer 1 Nov 2017 - 5:27


Petit à petit, le Shodaime commençait à plonger dans un profond souvenir. Le visage de sa sœur venait d'apparaître devant ses yeux, sa voix venait de se faire entendre dans sa tête. Un souvenir d'une journée passé avec cette femme qui à l'époque était ce qu'on aurait pu appeler son âme sœur. Certes, c'était sa sœur, mais c'était sa personne. Elle le comprenait parfaitement, et de temps en temps, il lui arrivait de hausser le ton, de s'énerver donc l'alpha.

Et cette petite kunoichi lui rappelait un peu sa sœur, qui n'est maintenant plus de ce monde. Mais elle semblait vraiment avoir un caractère un peu comme le sien. Quelqu'un qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, quelqu'un qui dit le fond de ses pensées, quelqu'un qui n'a peur de rien. C'est une femme qui semble être forte et indépendante, autant que Shiro l'était, au côté de son frère.

C'est alors que la voix de la rousse venait de le sortir de la brume. Secouant un peu la tête pour reprendre ses esprits, il se trouvait face à elle, qui venait de répondre à sa question concernant son nom. Et au final, ce nom, Ryuji, il semblait l'avoir déjà entendu. Il voulait se rappeler ou et quand, mais il n'y arrivait pas. Jusqu'à ce que soudainement, cela venait de lui sauter aux yeux.

Je crois que je commence à comprendre en fait. Je t'ai donné une mission l'autre jour, il me semble non ? Ton nom, il me semble l'avoir vu il n'y a pas longtemps. Dit-il avec un air songeur installé sur son visage. Est-ce que le problème avec moi vient d'avant ce jour ou alors ça commence de là ?

Il voulait le savoir, car au fond, c'est vrai qu'il ne comprenait pas pourquoi elle semblait autant lui en vouloir. Pourquoi elle n'arrêtait pas de l'attaquer. Peut-être un plaisir pour elle, le plaisir de faire souffrir les gens, de les mettre plus bas que terre. Ce n'est pas quelque chose de courant dans le monde des shinobi, ce n'est pas quelque chose de courant comme caractère chez les gens qui entourent le Tsuchikage.

Et ce changement, il faut le dire, pour lui, c'était bon, c'était quelque chose de nouveau, c'était un moyen de se défouler, tout en étant heureux. Un moyen de laisser échapper la pression simplement avec des mots et quelqu'un qui possède une très bonne capacité de réponse.

Je ne te prends pas de haut, loin de là. Mais c'est toi qui m'obliges à le faire, parce que d'entrée de jeu, tu as commencé en me parlant très mal et sur un ton très désobligeant. Il faut que tu apprennes à te tenir à ta place, c'est tout ce que je te demande. Puis si tu aimes tant les hommes, comme tu le dis, pourquoi tu ne fais pas d'effort pour que, eux, ils t'aiment ?

Il avait une idée derrière la tête, ça par contre il faut le dire, mais il n'était pas tellement sûr de lui. Car c'est un moyen pour lui de s'amuser, en même temps de l'embêter pour son comportement qu'elle venait d'avoir avec lui. Mais de l'autre côté, il était tellement persuadé qu'elle allait piquer une crise monumentale, mais il faut le dire, la tentation venait de prendre part dans cette conversation. La tentation de continuer à pousser pour voir jusqu'ou elle est capable d'aller, si elle est capable de tenir.


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Sam 4 Nov 2017 - 15:11





« When the water reaches the fire. »


Le destin était une chose étrange, qui dépassait toute logique humaine. Certains y croyaient dur comme fer, expliquant toutes les choses par ce simple mot. Le destin. Tandis que d’autres semblaient davantage rationnels. Se pensant être l’essence même qui guide leur propre existence. La jeune adepte du Hachimon n’avait aucun avis concret. À ses yeux, la vie était un entre deux. Tantôt, certaines choses lui paraissaient comme un tour du destin et tantôt elle se pensait être le seul déclencheur de ce qui lui arrive. Dans la situation actuelle, où elle se trouvait, face au régisseur de son village, c’était sans aucun doute le destin. Il n’y avait nulle autre réponse. Et si au début de leur conversation, il l’espérait et elle ne voulait qu’une seule chose : quitter les lieux, actuellement, ça en était tout autre. Sa présence était supportable. Il véhiculait une chose qui dépassait Ashitaka, qui la plongeait dans une sorte de tranquillité. De calme. Son cerveau tentait tant bien que mal de trouver la source, l’origine de cette sensation. En vain. Jusqu’alors, elle lui reprochait son calme apparent. Mais désormais, elle s’y plaisait. Il était différent. Intriguant.

Son nom n’était plus un secret pour le Samouraï, elle venait de se mettre à découvert. Partiellement, seulement. Son patronyme complet, il ne l’aura pas. Du moins, pas ainsi. Un peu de difficulté pimenterait peut-être la vie du jeune homme. Les minutes qui venaient de s’écouler lentement avaient eu un effet de calmant sur l’artiste martiale. Relaxée, elle l’était. Jusqu’à ce que le Nagamasa brise son havre de paix pour lui remonter certains souvenirs négatifs. Qui lui hérissaient le poil.

▬ Pour être honnête, cela a commencé bien avant. Mais mon dédain pour ta personne s’est accentué ce jour-là. Tu as beau être fort, acclamé de tout le monde… Il te manque quelque chose de primordiale. Je te laisse le soin de découvrir ça.

Aux yeux de la Ryuji, Chôgen était tout et rien à la fois. Elle l’admirait tout comme elle le détestait. C’était un étrange sentiment. Une chose est sûre, il devait changer certaines choses. En y réfléchissant, elle se disait qu’il était possible qu’elle ne soit que très peu appréciée par son entourage, voire pas du tout, mais elle était elle-même. Quant à lui… Il ne semblait représenter que les attentes que les autres rejetaient sur lui, s’oubliant complètement au profit de son statut. Il était Tsuchikage, certes. Mais Ashitaka ne pouvait pas se résoudre à l’acclamer ainsi. Et si elle devait le faire, ce serait pour sa personne et non pas pour un rang.

▬ Alors oui tu ne me prends pas de haut, néanmoins, tu me demandes de rester à ma place. Tu insinues que je n’ai pas le droit de m’exprimer comme je le souhaite ? De mettre les points sur les « i » avec qui je le souhaite ? Où est ma place hein ?

Un soupir s’échappa de ses fines lèvres rosées. Sa main droite caressa ses cheveux soyeux et écarlates, venant glisser sa mèche libre derrière son oreille. Faire des efforts pour se faire aimer ? Son comparse ne semblait pas se rendre compte qu’Ashitaka n’en avait que faire des relations sociales. Ce n’était clairement pas sa priorité actuelle. Doucement, elle se mit à marcher, arrivant à sa hauteur, sa bouche près de l’oreille du Samourai.

▬ Se faire aimer tu dis ? Je laisse ça à ceux qui aiment se bercer d’illusions. Elle fit une petite pause restant ainsi sans bouger pendant quelques secondes. Je m’en vais. Je n’ai pas de choses à dire à quelqu’un comme toi. Qui aime prendre les gens de haut. Sa-yo-na-ra.

Un sourire étira légèrement les lèvres de la rousse. Elle se mit en marchant, ses talons résonnant dans l’espace. Elle marchait avec élégance et lenteur. Elle réfléchissait à ce qu’elle ferait désormais. Faire un tour, se promener, tout ça lui semblait intéressant comme programme.

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Mar 7 Nov 2017 - 18:00


Au fond de lui, le Shodaime avait, depuis qu'il avait commençait à prendre le pouvoir, comme cette image qui était bloqué dans son esprit. Il pensait réellement que les gens étaient d'accord avec lui, qu'il avait le soutien incontesté des siens dans le village.

Mais ce n'était qu'une illusion en fin de compte et il venait tout simplement de s'en rendre compte juste en passant un petit moment avec cette kunoichi qui, elle, n'avait pas hésité une seule seconde à dire ce qu'elle pense du Nagamasa. Elle n'avait pas du tout l'air de le porter dans son cœur, ce qui, finalement, lui avait ouvert les yeux. Il n'était pas l'homme le plus aimé du village.

Pourtant, elle était toujours la, devant lui, en train de lui parler. Elle ne semblait pas l'aimer, mais elle n'avait pas encore envie de partir et il ne comprenait pas vraiment pourquoi. C'est vrai que lui, il commençait un peu à s'habituer à elle et son comportement. Il voulait en découvrir plus, en savoir plus, mais aussi comprendre pourquoi elle lui en veut autant, comprendre ce qui ne va pas chez elle. Car lui, n'aimait pas trop cette situation, de savoir que quelqu'un le déteste autant.

Ce que je voulais dire, c'est simplement que, tu devrais faire attention à tes paroles quand tu es dans une rue pleine de personnes qui peuvent écouter. Certes, tu peux me parler sur le ton que tu veux la, maintenant, je n'en tiens pas forcement rigueur. Mais devant les autres, je ne peux me permettre de me laisser insulter comme ceci, et je pense que tu peux le comprendre. Même pour toi, ce n'est pas une bonne image.

Oui, car les gens parlent beaucoup dans un village. Alors quand ils vont tous savoir qu'une jeune rousse a osé parler au Tsuchikage comme ceci, c'est quelque chose qui allait vite se rependre dans le village. Pour autant certains vont être de son côté, car elle a eu le cran de dire ce qu'elle pense, mais d'autre risquent de ne vraiment pas apprécier ce manque de respect flagrant.

Certes, ce n'est pas forcement une réalité pour tout le monde, mais oui, c'est possible de se faire aimer par des gens. Dit-il, tout en terminant sa phrase. Il venait alors de frapper deux fois dans ses mains quand la Ryuji venait de tourner les talons. Néanmoins, je ne peux pas te laisser partir comme ceci.

C'est alors que, sortant de l'ombre, deux hommes, habillés tout en noir, portant des masques, divinité Tengu de la montagne, venait d'apparaître juste devant la rousse, pour lui bloquer le passage. Elle n'avait aucune porte de sortie, se retrouvant maintenant avec les deux devant elle et le Shodaime derrière.

Je suis désolé de t'imposer ça, mais je n'ai pas le choix, il faut le dire. Tu vas devoir m'accompagner dans mon bureau, pour une petite enquête et des questions, pour insubordination. Il venait de s'arrêter pour regarder les deux hommes à son service. Vous pouvez la conduire dans mon bureau, je vous suis.

Certes, il n'avait pas du tout besoin de faire ça. C'était même inutile, mais elle n'avait pas besoin de le savoir. C'était un peu sa façon à lui d'avoir une petite vengeance sans qu'elle ne soit au courant. Puis en plus de ça, il voulait passer un peu plus de temps avec elle, donc il ne pouvait pas se permettre de la laisser partir ainsi.


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Iwa Shukusai ▬ La rencontre ft. Ashitaka

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