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露天風呂 - Onsen no Yama [ Chikara]


Jeu 26 Oct 2017 - 13:12





露天風呂 - Onsen no Yama



« Escapade montagnarde. »

Des gouttes éperdues attisaient le ciel d'une bourrasque de pleurs qui, comme un chagrin s'estompait dans un ciel trop songeur. L'écoulement serein de ruisseaux chimériques s'accomplissait très tôt le long des pentes encore vertes des montagnes vives d’Iwagakure no Satô.

Parmi les hauteurs de ces monts brunâtres où le vent insolent venait apporter ces brumes, Senkū en compagnie d’une jeune femme tout aussi atypique que sa personne, se voyait contraint d’accompagner cette dernière en dehors de la ville, la menant jusqu’au point d’eau bénin le plus proche.

« Que se passe-t-il ? Tu as perdu ta langue ? » Demandait-il avec un léger dédain.

Ces paroles émanèrent de l’autochtone alors qu’il s’était rendu compte, que celle-ci s’affichait quelque peu réticente à son égard. La kunoichi démontrait avec véhémence le fait que son interlocuteur l’avait offensé lorsqu’ils se trouvaient encore aux portes du village.

Le manque de tact du Yaoguaï à l’égard du sexe opposé se faisait alors cruellement ressentir, considérant la ‘Onna’ comme une indigène - il l’avait alors appelé de façon éhonté par ce dénominatif dégradant. Ceci étant dit, ce fut plus par simple habitude lié aux préceptes de son clan que par réelle envie de la rabaisser.

Mais il en était en réalité tout autre, le Yasei possédait une certaine haute estime envers les femmes, particulièrement celles qui se promulguaient guerrières. En effet, le Chûnin en côtoyait chaque jour mais nulle n’était encore parvenue à attiser sa curiosité, son intérêt.

Il fallait sans dire, que le sauvageon se fichait éperdument des possibles liens qui pouvaient unir un homme et une femme. Cela ne l’ayant jamais vraiment effleuré l’esprit, en dépit du succès dont il jouissait parmi les femelles natives de sa tribu.

Gravissant d’un bon pas les chemins montagnards, l’introverti marchait silencieusement, stimulé par l’approche des vastes champs et des sommets altiers, dominant tout là-haut les alpages et les roches. Son cœur était léger, ses pas légèrement plus lourds. Mais en fin du sommet d’un des monts, tout en haut de la pente, cette vallée offrait avec ses alentours une profonde vue, grandiose et exaltante.

« Nous y sommes presque, suis-moi et prend garde, la pente est dangereuse et grouille de bestioles. » Daignait-il émettre en mettant en garde la jeune femme.

Le virtuose martial était vraisemblablement dans son élément, un environnement qui le représentait et le satisfaisait tel un poisson dans l’eau. Mais alors qu’il s’apprêtait à glisser le long de la pente les séparant des sources thermales au loin, un grognement se fit entendre dans le dos des deux iwajin. Les cris de bêtes s’intensifiaient, alors que cette dernière sorti de l’ombre, de son antre pernicieuse, un ours grisâtre de plusieurs mètres de haut se dressait face à l’aborigène et sa compagne de besogne.

Face à cette vision, le Yamagenzõ se montrait totalement impassible, stoïque face au titan tant il avait l’habitude d’en chasser pour se nourrir et même se vêtir. Ses yeux aux teintes automnales furent déviés en direction de Chikara, pourvue de griffes acérées, celle-ci allait pouvoir démontrer une infime parcelle de son potentiel physique. Le mammifère géant quant à lui, s’apprêtait à charger les Iwajin, prêt à les faire chuter du haut de la falaise, ou même les dévorer…



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Lun 30 Oct 2017 - 18:36



« Un paysage quelconque est un état de l'âme. »


Il ne répondait pas. Alors que tu lui avais parlé. C'était un honneur. C'était un exploit. Et il te dédaignait. Il passa même devant toi. Sous prétexte qu'il connaissait le terrain. Tu fis une moue. Une moue de colère. De rage. De foudre. Mais tu te tus. Tu ne lui fis pas encore une fois, l'honneur de ta voix. Non, tu ne permettrais plus cela. Alors, tu le suivis. Docilement. Tout du moins, en apparence.

Oui, car à l'intérieur, tu bouillonnais. La lave se répandait du haut de ton corps. Jusqu'en bas. Passant partout. Pour te rendre chaude. Sauvage. Maîtresse de tes instincts. Et non de ton cerveau. Faire cela était souvent synonyme de mort. Prématuré. Mais la lave éteignait les alarmes. Éteignait tout. Aussi bien les alarmes. Que ton cerveau. Qui plongea dans un rêve. Un rêve doux. Tu l'espérais. Tu le souhaitais.

Parmi les flammes, une voix te fit sortir de ton corps. Avec force. Avec fermeté. De l'homme. La voix de l'homme. Qui te demandait si tu avais perdu ta langue. Tu ne répondis pas. Tu ne voulais pas répondre. À quoi bon ? Il pensait que tu n'étais qu'une “femme”. Une simple femme. Pensait à cela te ramenas dans ton corps. Parcouru de torrents de lave. Une lave bleue. Non rouge. Mais bleu. Tu essayas de te calmer. Que les torrents arrêtent de couler. Il faut croire que tu y arrivas. Une simple flamme demeurait dans ton corps. Une flamme bleue. Une petite flamme, mais qui brillait dans le noir. Elle était si belle. Si chaude. Si réconfortante. Mais elle brûlait. Et le feu tue.

« Un visage souriant est le plus beau de tous les paysages. »

Tu marchais sans savoir où tu allais. Ton regard n’en perdait pas une miette. Un corps bien appris. Un corps fait pour réagir immédiatement. Un corps entraîné pour cela. Une vallée s’étendait en bas. Et toi, tu étais au sommet. D’un des monts. Il te mit en garde. Tu t’en fichais bien. Il fallait descendre pour espérer découvrir une source chaude. Mais avant d’avoir pu esquisser le moindre geste, un hurlement se fit entendre. Le cri d’une bête. Costaude. Qui apparut dans votre champ de vision. Un ours.

Tu sentis un bref regard. Il souhaitait sûrement que tu montres tes capacités. Tu allais le faire. Tu te mis à quatre pattes. Attendant que la bête charge. Encore. Encore un peu. Juste un peu. Maintenant !

Tu fis un pas de côté, assez pour échapper aux griffes et à la charge. Ce qui te permit de donner un coup de griffe sur toute la longueur. Tu n'avais pas le temps de combattre cette bête. Les griffes ont tailladé assez profondément sa chair. Elles sont faites pour cela. Tu te remis en position tandis que la bête hurlait. De rage.

Tu regardas ta nounou. Allait-il faire quelque chose, ou bien allais-tu devoir te débrouiller ? Seule ?

Les fesses en l'air, les mains posées sur le sol, tu attendis. Tu passas ton regard de la bête enragée à l'homme. Tous les deux sont des bêtes. Seulement, l'un a le corps d'un humain.

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