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Iwa Shukusai - Célébration de la douce transition -libre


Dim 29 Oct 2017 - 1:47
Réquisition. La branche de défense du village Yamagenzo était sous un branle bas de combat, tous effectifs dehors pour couvrir le village de long en large et la Hyuga avait réussi à se faire inscrire dans leurs rangs. Sûrement un piston, mais bon, quelle importance, malgré son grade, elle avait maintenant des 'accès' un peu plus attractifs et surtout des collègues serviables. Une grande famille hein ? Pourtant, les jours filaient entres ses doigts et toujours rien, rien de ce qu'elle cherchait, si bien qu'un instant pendant sa patrouille, face à un bar où l'on festoyait, la Hyuga en venait à se demander ce qu'elle recherchait. Évidemment, question d'image, tout ça, tout ça, impossible de faire n'importe quoi en faisant parti de 'la sécurité du village'. Pas d'alcool ce soir. On lui avait même fait comprendre d'arrêter tous les autres soirs aussi. Sa senso lui avouait des présences, son ouïe lui faisait partager la joie ambiante, le brou-ha rendait le village plus vivant que jamais, sa main glissait sur le bandeau de son œil manquant. Chichi-chou avait promis de réparer ça, mais ce ne serait pas son œil volé, certes, elle aurait pu ainsi voir à nouveau, mais... Mais ce n'était pas ce qu'on lui avait arraché et si elle voyait à nouveau, est-ce qu'elle pourrait oublier ou se laisser convaincre de le faire... D'avancer vers autre chose ?

Vers quoi.

Sa tête se tournait en direction d'une joyeuse bande qui chahutait, pas tant que ça lui servait, vu qu'elle ne voyait rien, juste des vieux réflexes, des vieux restes qui lui collaient à la peau. Si elle était autant troublé ce soir, c'était que quelques heures plus tôt, à travers la foule, malgré la nonchalance de sa patrouille, elle avait senti parmi tous cette odeur familière. En la suivant, elle était arrivé au dos d'une charmante famille, Mère et fille choisissaient ensembles quelques babioles pour se remémorer l'événement plus tard et le père acquiesçait joyeusement. Scène familière, fut une époque où elle en faisait partie, ses sentiments se tiraillaient entre l'animosité pour leur nouvelle fille qui la remplaçait ou la dureté d'être parfaitement consciente que ses parents-là, qui avaient été les siens, l'ignoraient volontairement. Elle savait qu'ils savaient qu'elle les observait, cet homme lui avait tout appris et elle avait peaufiné seule ensuite. Colère ou peine ? Sanadare n'avait pas voulu trancher, ni se convaincre de ce qui serait le mieux comme elle l'aurait fait avant, comme elle l'avait toujours fait, c'était comme si soudainement un déclic s'était fait dans sa tête. Ce n'était plus sa place, ce n'était plus ce qu'elle voulait être non plus, cette fille parfaite suivant les dictâtes en souriant. Alors si cette place n'était pas son but quel intérêt pour eux restait-il ? Vieille rancœur dépassée, faut croire, elle s'avançait en leur direction, ne doutant pas à quel point le cœur de sa génitrice avait dû battre à la chamade à ce moment-là, la crainte d'une scène publique, drame pour ce genre de famille. C'est vrai que c'était bien le genre de Sana' faire tout son possible pour pourrir leur monde, mais pas cette fois, elle ne leur avait fait face qu'un instant.

Simplement un salut poli, sans âme, un comme elle en offrait à chaque passant durant son service, comme on lui avait appris, comme s'ils n'étaient personne. On aurait pu lui donner la maturité en explication, et ainsi la dorée d'une belle évolution, mais il n'en était rien. L'envie s'était envolé, c'était peut-être parce que pour la première fois elle avait accepté de parler sérieusement la veille et que de le faire l'avait aidé à entendre une vérité soudaine. C'était difficile à comprendre, mais aujourd'hui tout semblait glisser sur elle.

Le groupe qui l'avait faite se stopper avait continué sa route tandis qu'elle s'était perdu dans ses pensées. Un vendeur de gâteaux fris l’interpellait, pas même certaine de l'avoir vraiment écouté, la Hyuga lui avait tendu son argent en lui suggérant de remplir un sac d'un geste de la main. L'odeur qu'il dégageait était délicieuse, mais elle n'en goûtait aucun. Au coin de la rue, elle faisait taire sa sensorialité qui la guidait, juste son ouïe pour repère et le tour des aiguilles se finissait enfin, fin du temps imparti à sa réquisition, pourtant elle poursuivait son errance comme si elle continuait sa patrouille au même moment où revenaient ses sens. Elle aurait pu rentrer vu comme sa journée avait été longue, mais pas l'envie, c'était tout le contraire, elle avait marché droit, le chemin le plus court vers les grandes portes ouest, c'était même le chemin qu'elle connaissait le mieux. Même salut et politesse quand ses collègues la remarquaient et la voilà qui leur tendait les gourmandises encore chaudes. Ils semblaient ravis et elle souriait aussi, un de façade tandis qu'elle montait vers les guetteurs de la tour de garde des portes. Même action, elle leur tendait un peu de 'réconfort' pour la nuit avec les mêmes simagrées avant de monter sur le rebord de la rambarde en pierre.

-Essaie de pas avoir la maladresse de tomber.
Se moquait le premier gardien.
-Elle en serait capable tu sais. Accentuait le second.
-Ah ah. Fut la seule réponse à la taquinerie. Il va y avoir un feux d'artifice ce soir ?
-Il semblerait. Dans plus très longtemps, c'est le soir du milieu de l'été. Confirmait le premier interlocuteur. Mais... Les deux s’échangeaient un regard entendu, elle ne voyait pas non ? Alors quel intérêt pour ce genre de chose ?
-Soyez attentifs, décrivez le moi les gars. En récompense pour ma bonne action.
-Je savais bien que c'était intéressé ! C'était louche comme attitude, l'espace d'un instant, j'ai pensé que tu préparais un mauvais coup. Le rire bruyant des deux guetteurs s'entremêlait joyeusement, la Hyuga leur répondait d'un sourire cachant ses mâchoires qui venaient de se serrer d'impatience.
-Chanceux, au final, vous aurez ici une des plus belle vue. Comme quoi on a la meilleure place.Ils acquiesçaient. Moi plus encore si bien perchée. Une blague d'auto-dérision, payante, leur bonne humeur berçait à nouveau ses oreilles.


Le premier éclat lumineux tourmentait enfin la nuit et comme ils s'étaient engagé, un peu brouillon ils lui décrivaient formes et couleurs dès la première explosion. Ils étaient assez loin après tout pour ne pas subir outre mesure le bruit assourdissant. Face à son silence, l'un d'eux se retourner vers elle...

-Sanadare ?... Le second se retournait aussi, personne. Étonnés d'abord ils échangeaient un regard perplexe avant de regarder autour. Elle est tombé ?
-Non, rien en bas.
-Elle est peut-être descendue pendant qu'on parlait.
-Ouais sûrement. Je vais voir. Et l'un des deux descendait ainsi donc.

La Hyuga ne s'était pas envolé, elle était à la fois si proche et si loin, que ça la perturbait elle-même tandis qu'elle avait repris sa marche après quelques sauts. Stoïque, elle évoluait dans l'obscurité qui ne faisait aucune différence pour elle de l'autre côté des portes de la citée, sans l'effet qu'elle espérait. Ce fameux chapeau fleuri, précieux, chéri, elle l'ôtait de sa tête pour le lancer d'un revers de la main insouciante de son sort désormais fallait-il croire. C'était comme s'il était devenue une lourde enclume sur sa tête depuis ces derniers temps, un poids qu'elle ne voulait plus. Elle avait peut-être juste besoin d'air, d'un peu d'air. Aussi prémédité cela pouvait paraître, ce n'était qu'au dernier moment qu'elle avait suivis l'envie, profiter de l'opportunité de s'éclipser, sans rien dans les poches, même pas son solde perçu au matin resté à la maison aux soins de Moira. Et la triste réalité était qu'elle ne savait même pas où ses pas devaient la rendre. Ni ce qu'elle voulait au final. Quelle place, quelle vie, quel but. Peu importe, elle ne se pressait pas en suivant le sentier. Petit à petit, le son des festivités s'éloignaient, es mains dans le dos et le nez pointé vers les nuages, elle s'arrêtait en souriant, profitant encore un peu du vent léger qui caressait son visage. "Qu'est-ce que tu fais ?... " Était venu raisonner jusque dans sa tête.


-Je pense que j'abandonne. Murmurait-elle au vent avec assurance sans bouger d'un pouce. Mais quoi ou qui ? La réponse était un peu trop complexe. C'était ce qu'il fallait depuis toujours n'est-ce pas. Glissait-elle d'un ton blasé. Et maintenant quoi ? Elle n'avait pas la réponse, mais sacrément soif, un remord la frappait pour ne pas avoir emporté un breuvage corsé.

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Dim 29 Oct 2017 - 5:17



Points scintillants dans les cieux nébuleux, les étoiles peuplaient la voûte céleste surplombant le Village Caché. Dans l'infinie de l'inconnu, ces petites luminescences lointaines arrivaient à être perçues bien loin et au-delà de l'imaginable. Iwagakure connaissait une certaine liesse, grâce au fameux festival qui venait de s'ancrer au plus profond de la Roche. Toute première fête du genre, mais certainement loin d'être la dernière. De biens nombreuses activités se déroulaient, de jour, comme de nuit. Ce qui donnait une nervation plus vivace et des battements de cœurs s’accélérant, dans une frénésie insoupçonnable. La majorité des Iwajins étaient conquis. Mais peut être que toute cette agitation, s'accompagnant de légèreté, semblait vaine et dénuée de sens aux yeux de certains. Du moins, cela était clairement le cas pour les Sōryū qui avaient été conviés par le Dragon. Ces traditionalistes, venus de terres éloignées, ne s’encombraient point de joie ou de peine.

Kanon restait au plus profond de lui-même, seul. Bien qu'Iwajin, depuis bien avant le changement d'orientation du village de Rokkusu, il restait avant tout un Sōryū. Ne pas se complaire dans une vie de facéties ou accorder la moindre once de confiance à quelqu'un étaient un des nindo formant l'acier dont il naquit. Pourtant, sa simple présence, avec certains membres de son clan en ce lieu, remettait tout en question. Tout cela était compliqué. Et son frère ne cessait de le lui rappeler depuis qu'il était arrivé au Village Caché de la Roche. Lui demandant sans arrêt de revenir à la vraie essence qui constituait le clan. De retourner chez eux. Chose à laquelle le Jonin se refusait. Cela ne fut pas aisé tous les jours, mais il était arrivé déjà loin. Il avait même été nommé Kōeki. Il aurait sans doute refuser d'ailleurs, si les Sōryū qui s'étaient jadis exilés, ne l'avaient pas fait dans le but de prospérer dans le commerce. Aider cette facette de la cité était bon, autant pour Iwagakure, que pour son propre clan.

Déambulant comme le noctambule qu'il était, Kanon traversait les ruelles, passant devant moult évanescentes silhouettes. Arborant des visages semblables et monotones. Des faciès rapidement oubliés, à l'image de ces éphémères rencontres ne durant qu'un instant. Le brouhaha tonnait haut et fort dans ces antres revêtant les hardiesses les plus insouciantes. Débridés par la ferveur de l'été et les coupes de saké chaud, ainsi que l'herbe à fumer dont certains appréciaient les vertus. Les tenues plus légères des demoiselles attirant les yeux et émoustillant l'émoi des mâles. Les femmes étaient plus entreprenantes et laissaient volontiers les sieurs se rincer les yeux. Profitant de la saison pour se mettre en valeur et exhiber plus volontiers leurs formes, suaves et tentatrices, aux yeux de tous. Décidément, peut être que les mortels se suffisaient de peu de choses. Ou plutôt, un rien pouvaient leur faire oublier les tourments de leur existence, si sujette aux affres de la mélancolie.

Cette soirée était une de celles semblables aux autres, désormais. Se répétant encore et encore, à chaque présence de la voie étoilée. La nouveauté et fraîcheur de la chose, étaient vite passées. Mais pouvait-on parler ainsi, de quelque chose n'étant pas si exotique ? Peut-être pas, en somme.

Un mal certain s'insinuait en lui. Après avoir été témoin de l'impardonnable, comment pouvait-il en être autrement. Il avait des rêves et se les voir arrachés ainsi, constituait de bien amères désillusions. Comme quoi, les Sōryū avaient peut-être raison. Ne compter que sur soi, même se méfier de sa propre famille, constituait l'illumination. Kanon savait que cela n'était pourtant pas une sacrale vérité. Le simple fait d'être ou ne pas être, résultait d'un cycle. Parfois, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, et inversement.

Lassé de cette agitation et de ces bruits martelant son audition, le Dragon se rendit à l'évidence. Cela harassait sa patience, petit à petit, tel un goguenard pivert taraudait l'écorce d'un arbre, en tapant de son bec. Bien que le centenaire feuillu paraisse aussi solide et intemporel que la nuit des temps, lui-même peut tomber à l'usure, de l’ouvrage d'un simple oiseau taquin. Accumulant tous les revers de la médaille, depuis trop longtemps, le Jonin se laissa aller. L’échec cuisant de l'escorte vers Hi no Kuni, la disparition de Toshiro alors qu'il lui avait promis de le protéger, les agissements perfides d'un trafic d'organes humains au marché noir du Cœur commerçant qui n'avaient pas encore été arrêté, les événements de Shîto où il ne put défaire complètement une horde de vil brigands, les risques d'une guerre tenant de la mascarade, les reproches de certains membres de son clan, et bien d'autres faits tout aussi pesants, constituaient de lourds fardeaux. Dame chance se jouait-elle de lui impunément, en lui faisant un pied de nez avec espièglerie ? Certainement. Mais un homme doit être aussi immuable et implacable qu'il le peut. Surtout un Shinobi qui plus est, censé être une élite parmi la plèbe joufflue.

L'obscur se déplaçait d'un pas éthéré, mais assuré, malgré certains regrets. Se rendant au commerce qui siégeait l'une de ses antres. Grâce aux événement et à l’annulation du couvre-feu, même cet endroit si peu visité, recevait quelques clients. Il regarda le bâtiment, s’arrêtant quelques instants devant ce dernier. Pensif, mais le vide était dans son esprit. Soupirant, il finit par entrer, puis ressortit quelques minutes après, reprenant sa marche. Se perdant dans le flot de ses pensées au crépuscule hanté.

Finissant par suivre le chemin que lui dictait ses pieds sans trop faire attention, devant l'une des deux sorties, sous le regard étiolé des gardes hagards. L'avantage à être un minimum gradé résidait dans le fait qu'il n'avait pas de compte à rendre s'il souhaitait quitter l'enceinte de la Roche. Reconnaissant le conseiller, ils se contentèrent des habituels salutations de rigueur. Ces dernières n'eurent point de réponses. Son visage figé suffisait à ne pas poser de questions inutiles. Des explosions illuminèrent les cieux. Tonnant un spectacle enchanteur, que le Dragon ne prit bien peine de regarder.

Se contentant de sortir, ses jambes lui guidait le chemin. Prendre l'air pur et non vicié serait salvateur. Un peu de calme à l'orée des astres silencieux constituait son Odysée. Ce sentier sinueux et étroit, ne présentait qu'une voie. Il déboucha finalement à sa fin, sur un plateau présentant à l'horizon une bien vaste vue dégagée. Une silhouette à la chevelure d'une blancheur immaculée se tenait là, seule. Que faisait cette personne ici, tentant de se baigner dans l'infini dont elle était à l'orée ? Kanon reconnu rapidement l'Iwajin à la Pupille Blanche. Il l'avait croisé quelques fois dans le village, mais ne lui avait jamais vraiment parlé. En fait, pas du tout, pour tout vous avouer.

Continuant d'avancer tel un prédateur silencieux, le Dragon était non loin d'elle. Il put même légèrement entendre ses murmures emportés au quatre vents, vers les contrées lointaines. Elle était droite, perdue dans une apparente mélancolie à la tristitude certaine. Il allait la dépasser et simplement continuer sa route. Il n'était pas là à la base pour travailler ou l’empêcher de quoi que ce soit. Tout ce qu'il souhaitait était prendre l'air, dans le calme, loin des pitreries se déroulant dans les murs rocheux.

Cependant, l'occasion était trop tentante. Un telle proie, appétissante, devait être mordue par le malicieux prédateur. Elle était là, offerte à ses griffes acérées. Elle n'était même pas sur ses gardes, voir pire, dans un moment de faiblesse éhonté. Redoublant de discrétion, il arriva dans son dos, prêt à frapper. Posant ses mains sur ses cotes, il l'attaqua par surprise, en lui faisant des guilis sauvagement, tout à coup. Si elle résistait de ne pas rire nerveusement et incontestablement, elle n'était point humaine. Une fois le renard ayant frappé, il lança un regard vers la belle Hyûga. Qui devait être outrée de s'être fait avoir, mais bien trop décontenancée pour réagir pour le moment.

Le visage de Kanon restait impassible, comme figé dans les temps anciens. Légèrement sérieux, mais inexpressif, malgré la blague qu'il venait d'infliger. Il fixait la cyclopéenne à la vue déficiente. Se demandant un instant où était passé l'étrange chapeau qu'elle arborait d'habitude.

« Vous ici ? » -dit-il, d'une voix monotone- « La mélancolie semble vous hanter. » -affichant un léger sourire-

Il venait d'avoir une familiarité plus que déplacé envers cette personne qu'il ne connaissait même pas à vrai dire. Chose qu'il n'avait aucunement l'habitude de faire, lui qui semblait toujours sérieux, voir distant. Avant que la réaction de la demoiselle ne vienne, il tira de la sacoche qu'il avait remplie tantôt, une bouteille d'alcool de melon, puis regarda l'ingénue qui devait encore se remettre de ses émotions.

« Je comptais trouver un coin calme, pour boire seul. Mais à plusieurs, cela est peut-être plus avisé ? » -dit-il-

Il ne savait pas vraiment comment allait réagir l'Iwajin. Peut-être allait-elle l'attaquer ou même encore l'insulter. Cela serait légitime. Ou bien sans doute, accepterait-elle la proposition indécente de boire avec un inconnu semblant la connaitre ?

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Dim 29 Oct 2017 - 23:44
Était-ce aux cieux en qui elle ne croyait pas ou vent qui n'aurait pu lui répondre, qu'elle s'était adressé ? Aucun des deux, personne en fait ou alors, l'un avait été porteur envers l'autre qui avait guidé sur son chemin une nouvelle âme. Enfin, pas si nouvelle que ça en fait pour la Hyuga. Un frisson avait parcouru son échine au moment où elle avait senti un touché sur sa peau découverte, mais avant même de réagir, il était déjà trop tard, d'une part parce qu'elle était vulnérable, totalement inattentive, de l'autre parce que le coupable était trop doué dans son pas léger. Son premier réflexe était de lui assigner un coup, mais avant que la pensée se joigne à l'action, la sensation étrange et nostalgique lui avait décroché un sourire incapable à maîtriser. Fut un temps où Takashi, son ami d'enfance, la surprenait souvent de la même façon quand elle boudait ou se morfondait dans son coin. Juste pour le jeu la jeune Sanadare râlait, grondait et froncer parfois les sourcils incapable de s'y tenir plus que quelques secondes avant que son sourire heureux s'affiche pour la trahir. Aujourd'hui plus vieille, plus amère, mais elle aurait presque pu laisser échapper une larme de rire s'il avait davantage insisté et quelque peu médusée, la fille s'écartait en le poussant, doucement malgré tout, quand il avait enfin consenti à la libérer. Pourquoi ne c'était-elle pas défendu plus violemment ?

Dans un premier temps parce qu'elle avait reconnu dans son aura quelque chose de familier, qu'elle ne remettait pas encore sur un nom, mais un instinct lui inspirait à tort peut-être qu'il n'y avait pas de danger, pour le moment du moins, cela n'enlevait en rien à son incompréhension du second temps. Personne n'aurait jamais osé ce genre de familiarité, car pour cause, elle n'était plus assez proche de qui que ce soit pour se faire, alors quel genre de fou avait-elle attiré en ce sombre soir... Même sa voix n'avait pas suffis à l'aiguiller sur une piste, mais vu ses dires, lui savait parfaitement qui elle était. Pire encore, il avait pu lire en elle comme dans un livre ouvert, un instant, Sanadare s'interrogeait sur le pathétisme qu'elle pouvait dégager durant cette soirée, avant de se raviser de le faire, à quoi bon remuer un couteau dans la plaie. Elle levait son œil au ciel, là encore plus par vieille habitude que réelle utilité. Ensuite, pour seule réponse, un des sourcils, le seul visible de la borgne remontait, son souffle repris, elle allait tourner ses talons et le laisser en plan, et peut-être l'avait-il totalement anticipé, puisque quelques mots magiques s'échappaient de ses lèvres pour agripper ses faiblesses profondes. Il l'invitait à boire ainsi donc. Elle aurait pu lui demander ce qu'il faisait par ici, seulement boire ? Ou alors l'avait-il vu s'esquiver de sa prison qui n'en était pas une sur le papier. La borgne droite et immobile restait silencieuse, son ouïe captait le bruit du liquide dans ce qui devait être une bouteille, était-ce un heureux ou malheureux hasard, au choix, qui les réunissaient ce soir.

-Plusieurs ?... A deux plutôt ça sera bien assez pour un charmant tête à tête. Le reprenait-elle un poil cynique. Voilà un homme bien généreux pour partager une bouteille qui ne suffira pas à noyer assez blase et mélancolie de deux âmes, mais au moins nous resterons assez clairs d'esprit pour se rappeler votre honorable sacrifice mon-ami. Fracture dans la prononciation volontaire de sa part entre les deux derniers mots.

Un ton moqueur, mais las, elle avait fini en secouant sa tête doucement comme pour se désapprouver elle-même d'avoir accepté l'invitation. De toute façon, qu'est-ce que cela pouvait changer, elle n'était pas à la seconde près, elle n'avait pas de destination désignée de toute façon, ni de projet. L'inspiration n'était pas encore née. Allié ou ennemi ? La frontière ce soir s'était faite floue.

-Les festivités ne vous ont donc pas non plus happé. Seul au point de les fuir hors des portes, comme c'est intéressant. Rappelez moi votre nom avant de finir par me dire ce que l'alcool devait vous faire oublier. Sait-on jamais.

Elle ricanait doucement, c'était qu'elle buvait tellement souvent que ses frêles épaules en avaient amassé des confessions alcoolisées de ses partenaires du soir, c'était comme un deal que l'on ne prononçait jamais. Soit ils voulaient vider leur sac, soit leur bourse, dans tous les cas, tant que l'alcool coulait à flot et qu'ils occupaient son temps et son esprit, tout lui allait. Pour ce soir, elle ferait exception sur la quantité, un seul verre était déjà plus que ce que la Hyuga aurait pu espérer. Elle prenait place, assise en tailleur sur la première roche à sa portée en tendant sa main pour récupérer de quoi hydrater son gosier.

-Et quand la bouteille sera finie, chacun partira de son côté bien gentiment ?

C'était tout l’enjeu de l'histoire après tout...

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Lun 30 Oct 2017 - 6:48



Deux silhouettes, deux histoires, deux visions. Une femme et un homme, des contes dramatiques et d'autres plus prospères, l'une abandonnant et l'autre espérant.

La douceur de la peau si pâle de cette fleur, dont il venait de violer allégrement les pétales, était semblable à son apparence d'un blanc immaculé. Kanon ne la connaissait pas particulièrement bien, au contraire, mais il l'aurait reconnue même perdue entre mille autres de ses comparses. Il n'oubliait jamais une nubile femme qu'il croisait. Chacune d'entre elles étaient si différentes à ses yeux. Et surtout, une demoiselle si voluptueuse et particulière que celle qui se tourmentait à l'orée des étoiles, devant ses yeux. Ce n'était pas parce qu'il était un pervers, loin de là. Simplement, il appréciait ce que la nature avait engendré de plus beau à ses yeux en ce triste monde, à la laideur si pernicieuse. Il aimait porter son regard sur les formes de ces créatures, leur visage , ainsi que toutes les facettes formant cet ensemble au bien agréable et savoureux goût sucré. Tremper son regard, dans cette ambroisie était peut-être inavouable, du moins pour les mortels, mais aucunement pour lui. Car la pureté de son cœur n'était pas aussi viciée. Ses intentions n'étaient jamais emplies d'un désir ardent pour la luxure, au contraire. Ce n'était pas pour autant qu'il n'avait aucune envie, au contraire. Simplement, il cherchait celle qui serait l'élue, celle méritant son intérêt, celle pouvant apprivoiser la bête indomptable. La cyclopéenne Hyûga était certes d'une beauté indéniable. Une peau de soie à la texture raffinée, une chevelure satinée, un visage aux traits séduisants alliant douceur et beauté. Une tenue plus que suggestive mettant en avant ses atouts, ne manquant point au rendez-vous. Même sa blessure la rendait irrésistiblement adorable. C'était cette imperfection qui rehaussait toute la beauté que pouvait faire montre son apparence un peu fragile. Cela donnait certainement une insatiable envie de la protéger. Du moins chez certains. Son œil, bien que triste et morne, digne d'un poisson mort, restait un point ne brisant aucunement l'harmonie qui résidait en ses charmes. Tout ça pour dire que la demoiselle était aisément reconnaissable. Surtout pour quelqu'un d'aussi physionomiste que Kanon avec la gente féminine. Cependant, l'aveugle, était totalement dans les abysses emplies de ténèbres. Chose que ne savait pas encore le Dragon, supposant qu'elle était simplement borgne.

Elle ne résista pas farouchement aux mains jouant sur son corps, tel d'un instrument de musique de malicieuses notes. Prise au dépourvu, affichant en secret un sourire inavouable. Sursautant, elle finit par repousser le renard, qui se jouait de son inattention. D'une façon moins abrupte qu'escomptée. Cela signifiait-il que le mauvais tour du Dragon ne lui avait pas tant déplu que cela, finalement ? Peut-être. Surprise, elle était complètement décontenancée. Ce qui amusa intérieurement l'Iwajin, qui s'était pour une fois, contre toute attente, laissé aller. Cependant, il comptait se faire pardonner. Agitant la bouteille en guise de rédemption alliant proposition.

La jeune femme le reprit. Chose qui ne le choqua aucunement. Elle semblait avoir un certain caractère et savoir ce qu'elle voulait, malgré sa mélancolie. Appuyant sur ses derniers mots, pour mettre en évidence son interrogation. À savoir, qu'ils n'étaient pas amis et qu'elle ne le connaissait pas. Façon de parler, bien entendu, pour essayer de savoir qui était le satané bougre lui faisant face. Chose à laquelle le Dragon ne réagit pas, se contentant de fixer le visage lui faisant une morale éhontée. Il regardait un moment ces lèvres qui s'animaient pour former des mots, allant vers des réparties aux contours prononcés. Une langue habile, à la conversation plaisante pour une fois. Chose bien trop rare. Au moins, elle était loin de paraître idiote. Elle ricanait dans une teinte mêlant la tristesse et l'amertume de ses souvenirs. Son cœur de jeune femme devait être meurtrie par d'innombrables et insoupçonnables blessures. Du moins, c'était ce que ressentait l'homme l'écoutant. Il sortit une coupe de la sacoche et se mis à verser l'alcool. Faire attendre l'ingénue voulant se désaltérer, se serait résumé à une incorrection impardonnable de sa part.

« Toutes ces facéties plaisent à la plupart des gens, je leur les laisse volontiers. Ne dit-on pas qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné ? Me passer un instant de la compagnie d'une Iwagakure un peu trop chahuteuse à mon goût, me semble avisé. »

Il posa le récipient emplie d'un liquide à l'odeur captivante dans la petite main gracile qui se tendait vers lui. Puis se servit lui-même une coupe. Cela n'avait rien à voir avec du saké. L'odeur était fruitée et semblait harmonieusement délicieuse. On pouvait facilement reconnaître l'arome sucré du melon.

« C'est un alcool venant de lointaines contrées. D'où je suis originaire d'ailleurs. » -buvant une gorgée, avant de continuer- « Nous n'avons jamais eu l'occasion de nous présenter, mais nous nous sommes déjà croisés brièvement par deux fois. » -offrant gracieusement quelques indices-

Sa dernière question ne manqua pas de finalement esquisser un léger sourire sur le visage d'habitude impassible. Kanon était debout, non loin d'elle, mais il prenait tout de même un certain recul envers cette étrange muse.

« Si nous gardions la surprise pour quand ce moment viendra ? Qu'en pensez-vous ? »

Se teintant de mystères, Kanon souhaitait juste avoir une simple conversation avec la jeune femme. Mais c'était peut-être trop espérer de sa part. La renarde voulait clairement se jouer de lui. Sa dernière question le prouvait. 

« Plus sérieusement, qu'importe nos noms ou ce qui se passera une fois l'alcool terminé. Je veux juste ne pas gâcher cet instant. » -demandant simplement l'évidence- « Mais... Je conclus que je suis déloyal. Vous ne devez pas voir, je me trompes ? Pour rétablir l'équité, tout ce que je peux vous avouer est que je suis au service d'Iwagakure, tout comme vous. »

Il termina la coupe d'une traite, tout en fixant la réaction de son interlocutrice. Posant sa sacoche au sol.

« Cela serait regrettable que vous abandonniez. Je ne veux pas avoir votre mort sûr la conscience, alors que je peux certainement vous dissuader de subir la vie d'une fugitive, recherchée et traquée jusqu'à ce que la délivrance s'ensuive. Une de vos « amie » cherche une Pupille Blanche... C'est pour vous n'est-ce pas ? Je ne crois pas aux coïncidences. » -faisant une déduction plus que logique- « Cela l'attristerait certainement, que de vous voir disparaître. Elle semblait si désespérée de réussir à vous aider. »

Fixant attentivement le visage de la Hyûga, Kanon s'attendait à toute forme de réaction de sa part. Hostile ou compréhensive, son destin était déjà scellé.

Chiryou lui avait parlé d'une patiente nécessitant un œil un peu spécial. Lui demandant même de fermer les yeux si elle en trouvait un, voulant le garder pour quelqu'un souffrant de maux atroces, lors de l’enquête sur le marché noir et le trafic d'organes humains.

« Donc je vais vous dire ce qui se passera, une fois la bouteille terminée. » -affichant un sourire malicieux et un regard nébuleux- « Vous savez ce que l'on fait aux Kunoichis qui ne sont pas sages ? » -posant la question qui allait amener la réponse aux interrogations de la demoiselle- « On leur met une bonne grosse fessée ! »

Kanon était d'humeur amère en cette soirée, mais néanmoins joueuse avec les jolies filles, se livrant à une situation où cela allait forcément finir en bien ou en mal. Soit l'ingénue se pliait à converser calmement, puis à rentrer avec lui, soit elle essayait de vaincre l'Iwajin pour s'échapper. Ce qui lui vaudrait de se faire tanner le cuir sauvagement et séance tenante, en guise de punition.

« Votre choix ? »

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Lun 30 Oct 2017 - 19:54
La Hyuga était d'une franchise corrosive, expansive, souvent excessive pour tout ou presque, ça lui donnait un air brutal, vulgaire ou farouche selon les fois, volonté d'une attitude décidée, car la vérité était une douce opposition à l'imagée. Mais s'il y avait quelque chose qu'elle n'avait jamais su corrompre de son éducation de petite princesse des pupilles blanches, c'était bien son amour des alliances de mots berçant les ouïes plus avisées que ceux qu'elle fréquentait en général. En même temps, l'alcool était un ravageur inégalable de la pensée. Cette fois, malgré l'humeur, le sourire s'était fait franc devant sa première réponse, elle écoutait la voix du serpent qui se jouait d'elle, car l'aveugle en était parfaitement consciente, mais la taquinerie était de bonne guerre. Il le pouvait, il voyait, pas elle, jeu inégal qu'elle appréciait même à son désavantage. L'odeur à la fois sucrée et alcoolisée du breuvage compensateur pourrait peut-être adoucir sa langue acérée, elle ne l'interrompait pas un long moment durant, soufflant amusée parfois à l'écoute entre quelques secousses de sa tête remuant ses cheveux. Finalement, ses lèvres se trempaient, comme s'il avait fallu qu'elle médite une dernière fois quant à l'idée de se noyer ou pas. Après la première gorgée, elle reconnaissait le goût du melon lui offrant un exotisme dont elle avait bien besoin.

-Et de quelle lointaine contrée honorons nous le jus exactement ? Monsieur, à l'écoute de votre passion pour l'énigme, j'ai du mal à croire que vous consentiez à être seul ce soir. A moins que cela soit moi qui ait inspiré votre humeur ludique. Après tout, j'ai déjà empreint assez votre esprit pour un souvenir.Elle lui tendait le verre pour trinquer. Pardonnez mon empressement au goûter, mais s'il était là du poison, je n'aurais pas voulu avoir trinqué avec mon assassin. Petit son égayé à la fin de cette première vérité, avant de jouer le premier indice. Nous sommes à notre première beuverie commune, une certitude en tout cas, voilà qui réduit drastiquement mes relations iwajins. Elle finissait son verre entamé depuis quelques secondes entre chaque phrases et un geste de la main l'invitait à se rapprocher. Gardez votre apache jusqu'au bout mon cher, prenez place, la liqueur aura meilleur goût près d'une chaleur humaine, aussi éphémère puisse-t-elle être. Les surprises sont si plaisantes, que j'aime jouer les jeux qui sauront me surprendre, comme ces papillons qui aiment danser avec des flammes qui pourraient les tuer en un instant. Atro-ce-ment.

Rictus entendu, elle avait tourné la tête en sa direction, elle voyait à sa façon, il était dans le vrai et le faux à la fois. Elle remontait ses genoux pour les appuyer sur sa poitrine, ses bras échappés de sa cape sombre retenaient ses jambes pour plus de confort, sa coupelle dansait dans un roulement entres ses doigts d'une seule main.

-Définissez 'voir', je suis sûrement plus clairvoyante que n'importe qui. Je ne saurais vous citer aucune des couleurs qui vous définiennt, mais parmi tous, je saurais reconnaître votre particulière variation pour peu qu'il avait intérêt à me souvenir de vous. Sourire taquin, petite pic pour l'équilibre. Et si mes doigts défilaient sur vos traits, j'en décrirais la subtilité qu'aucun regard saurait capté, sans jamais me laisser trompé par l'illusion du paraître. Et son rictus favorisait un seul recoin de ses lèvres. Qui est le plus déloyal de nous deux ? Je ne vous compenserais pas pour ma part, à chacun ses armes.

Le menton de son minois espiègle reprenait sa place initiale, c'est à dire parfaitement dans l’alignement du centre de son corps. Son ouïe captait le bruit sur le sol en premier lieu, elle savait qu'il allait lui donner le change, la scène était loin d'être clôturée. Quel acte se jouait ce soir ?
Le protagoniste de son anecdote était bien renseigné, en cet instant, elle savait qu'elle avait scellé une partie de son avenir et que le degré de ce qui suivrait, serait à la hauteur de ce qu'elle choisirait de lui exposer. Etait-il encore temps des jeux de façades. C'était peut-être là tout le problème.

-Peut-être que ni vous ni moi n'aurions du venir ici, ce qui expliquerait notre besoin de se détacher ce soir, à des niveaux différents, certes. Elle lui tendait son verre. Et pourtant si l'on menaçait l'endroit, comme un bouclier de chair, on se sacrifiait pour le sauver. Pourquoi ? Nos 'amis', nos acquis, notre honneur, le devoir. Un rire amer pour poursuivre le registre de la mélodie railleuse. Brave idéaliste, j'admire, j'envie et je m'insupporte à la fois de cette merveilleuse amie. Je suis chanceuse d'obtenir sans rien faire autant de sollicitude n'est-ce pas ? Et pourtant... Son verre se remuait entres ses doigts avec insistance pour se faire resservir. Elle avait déjà fait son choix. Père fouettard, à la fin de la bouteille, je ne vous suivrais pas de ma pleine volonté pour rentrer, mais n'avez-vous pas dit qu'il n'était pas encore temps d'y penser ? Juste profitons de l'instant. Je me rappellerais votre promesse oh combien alléchante de me fesser... Moment où elle ne pouvait s'empêcher de rire face à la scène qui s'imageait dans sa tête. Pour vu que le sens soit littérale, comment m'y refuserais-je, j’ose espérer que la volée sera à la hauteur du ramage qui l'a annoncé. Que les apparences ne nous aurons pas trompé. Sous-entendu. Servez-moi rapidement pour abréger ou faites durer. Son torse basculait en arrière comme une enfant impatiente, c'était sa nature joueuse. Votre choix ? Se moquait-elle un peu à reprendre sa phrase pour tester un peu plus sa patience.

Tant pis, ce qui était fait devait être fini et reculer, c'était avoué l'erreur, le palmarès de la fille était trop grand de ce domaine pour accepter. Son dos si droit, son allure si fière et détachée n'étaient que façades, le poids la voûtait et l'estime l'enterrait doucement, mais sûrement. Elle ne voulait pas être sauvée, ni récupérée encore une fois, il était peut-être temps de sombrer pour de bon et être capable de se relever ou non... Seule.

-Mais si je peux me permettre d'influencer ce dernier. J'avouerais que votre compagnie m'est plaisante pour le moment encore, c'est peut-être la première et dernière des occasions de converser pour nous, devrais-je finir la quête de l’énigme pour vous distraire encore un peu ? Si nous avons eu un échange, il aura été aussi bref que sans intérêt à la charge de votre culpabilité monsieur, je n'aurais pas oublié une langue si bien entraînée. Est-ce que je devrais vous laissez une chance de vous rattraper ?

Question pour elle-même, elle se jouait de lui, comme un chat avec sa souris, exactement comme il le faisait avec elle. Quelle ironie toute même, Iwa avait joué son meilleur atout pour faire naître des remords, mais l'ennui avait trop happé la fille pour que la tentative réussisse. Le point n'était pas sans retour pour autant, après tout, elle avait oublié son besoin de s'éloigner à tout prix, l'endroit ne lui importait plus vraiment. Le mystérieux punisseur avait au moins ça pour lui.



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Mar 31 Oct 2017 - 17:00



D'une rencontre inattendue pouvait éclore une bien étrange conversation, jumelant un jeu dangereux, mais plaisant. Le genre à ne pas être une idiote conversation de tous les jours. Ce genre d'occasion était rare et à savourer pleinement. Surtout avec une aussi plaisante interlocutrice que l'immaculée princesse borgne. Une vrai joueuse, qui se laissait aller à arborer un manteau de malice pour couvrir, mais surtout cacher, son âme tourmentée par une profonde mélancolie.

Tout deux étaient conscients de l'espièglerie de l'autre. De la menace qu'ils représentaient au final mutuellement entre eux. L'un ne voulait pas laisser l'autre disparaître, l'autre ne voulait pas être retenue contre sa volonté. Ce qui ne pouvait que finir d'une seule et unique façon.

Elle trempait ses fines lèvres dans l'ambroisie, avec un toupet dénotant qu'elle se fichait que celle-ci soit empoisonnée ou viciée. Était-elle inconsciente ou bien aimait elle défier Dame Chance en la narguant allègrement ? Peut être. Il s'agissait sans doute de son envie d'en finir, de réellement abandonner, de se laisser aller à offrir avec dévouement son âme et son corps en offrande afin de pouvoir se reposer d'un sommeil éternel. Ne plus souffrir serait sans doute salvateur.

Finissant par trinquer avec l'inconnu, en révélant la raison de sa hâte, comme le narguant avec jubilante taquinerie. Un peu étonné, par cette jeune femme au tempérament inhabituel, Kanon appréciait ce terrible comportement relevant de l’inconscience. Bien qu'au final, la bougresse se doutait qu'elle ne risquait rien de tenter sa chance. Pourquoi aurait-il voulu l’empoissonner après tout ? Cela aurait était dommage de gangrener cette rencontre. Bien qu'il la connaissait de vue, ils ne s'était jamais parlé. Elle l'invitait même à se rapprocher d'elle, chose qu'il fit. S'asseyant près d'elle, il engloutit le lac résidant dans le creux de ses mains. Affichant un sourire légèrement narquois, en fixant la jactance de la princesse Blanche. Elle parlait d'une façon qui pouvait capturer l'attention avec aisance. Une muse pouvant inspirer bien des sentiments, en se jouant de ceux-ci telle une marionnettiste. Non pas dans un sombre dessein, bien que tous en ai un au final, mais plutôt par amusement, par envie d'oublier un instant les maux de son cœur blessé. Elle devait souffrir, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, à leurs manières. Même Kanon n'était pas réellement heureux, bien au contraire. La souffrance il la connaissait lui aussi, tout autant que son interlocutrice, tout autant que bien des Iwajins et même au delà.

Elle faisait rouler la coupelle dans sa fine main, la tenant à peine. La tendant parfois, afin d'être à nouveau remplie et pouvoir se repaître du breuvage lui apportant un éphémère réconfort, ne pouvant au final gagner contre la morosité. Kanon la resservait volontiers. Après tout, faire preuve de correction envers une princesse était la moindre des choses. Il écoutait chacune de ses tirades, observant sa représentation qui pouvait envoûter.

La bouteille se vidait, lentement, telle le sablier comptant le temps avant la fin. Elle se rapprochait dangereusement, finaude et habile, proposant des choses à l’indécente outrageante.

Contre toute attente, Kanon enlaça de son bras le corps gracile de la jeune femme, puis la rapprocha tendrement contre lui. Posant son autre main sur l'arrière de sa nuque, il put apprécier la douceur de soie de son incolore chevelure. Il la blottissait contre lui, d'une façon alliant sensualité et vigueur.

L'étreinte donna place à une scène étrange. Quelque chose d'outrageant semblait germer suite aux avances de la demoiselle. Elle titillait ce que tout homme n'aimait pas. Remettre en cause la virilité d'un mâle était toujours blessant et poussaient ceux-ci sans leurs derniers retranchements. Sa taquinerie était l'ouverture aux désirs inavouables de la combler ardemment. La faire gémir de plaisir jusqu'à satiété, jusqu'à ce qu'elle ne puisse le supporter, jusqu'à ce que son corps succombe de fatigue sous le plaisir, jusqu'à ce que même son esprit se brise, pour toujours et à jamais.

Kanon esquissa un sourire et approcha ses lèvres près de son oreille, qui ne demandait certainement qu'à être mordillée. Pourtant, ce n'était pas encore en ce but, mais pour lui susurrer quelques mots.

« Vous êtes une femme bien plaisante, Shirohime. » -finissant par lui attribuer un surnom- « Je ne me suis pas égaré dans l'erreur, en pensant que vous étiez digne d’intérêt, au final. » -prenant une voix plus douce qu'à l'accoutumée- « C'est effectivement la première fois que nous partageons tous ces plaisirs. Que ce soit une conversation, un alcool, ou bien une étreinte... »

Il serrait contre lui, sans once de vulgarité pourtant, la malvoyante. Cela semblait être comme pour la réconforter et lui faire oublier ses souffrances. Tout comme les siennes, sans le montrer.

Il continua à lui parler, à lui dire ce qu'elle voulait certainement entendre, à jouer ce jeu de charme, qui finirait sous peu des plus charnel.

« Je crois que nous nous sommes tout dit. Arrêtons les palabres et oublions les énigmes pour ce soir. Si nous laissions plutôt exprimer nos corps ? » -dit-il, d'une voix suave-

Soudain, la main qui effleurait ses cheveux lui envoya une pichenette sur le le front sans crier gare. Kanon la relâcha et se releva, prenant la bouteille dans sa main et sa coupelle vide de l'autre. Apparemment, il n'était pas au final, homme se laissant aller aux propositions indécentes avec aisance. 

Faisant quelques pas pour se dégourdir les jambes, comme jouant le noctambule chat carapatant sur les toits. Il versa le contenu restant dans le contenant. La bouteille était alors vide. Posant cette dernière au sol. D'une façon sereine, presque déstabilisante.

« C'est dommage. Je n'aime pas particulièrement affronter les femmes ou les blesser, mais si je dois vous briser les deux jambes et les deux bras pour vous faire entendre raison, alors ainsi soit-il. » -d'une voix froide et nébuleuse- « J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, et que très bientôt, nous pourrons partager à nouveau une coupe d'alcool et converser plus en détails. » -terminant de boire le breuvage avant de se retourner-

Il faisait face à la jeune femme rebelle, qui était à peine à quelques pas de lui. Menaçant, mais avenant, ne voulant pas qu'elle se perde elle-même, il allait lui faire entendre raison pour de meilleurs lendemains.

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Jeu 2 Nov 2017 - 21:21
L'arc de son bras l'avait emprisonné et ramené, vers lui, pas la citée, et tandis que le frisson agréable parcourait son échine quand sa nuque était frôlée, la belle parleuse s'était tut, plongeant son nez sous ce menton, vers la chaleur de son creux. Son rictus s'étirait poussant ses joues à offrir une frêle caresse à ce cou qui l’accueillait pour de troubles raisons. Connaître les intentions n'avait aucune valeur, elle savait, oui elle savait déjà la finalité, ni inquiétudes, ni remords, elle laissait aller le souffle chaud échappait de son nez contre lui, mystérieux étranger plus proche en cet instant d'elle que ceux dont elle pouvait citer les noms. Elle fermait son œil visible, pas que cela changeait grand chose, juste qu'elle arriverait presque à se convaincre que ça la reposerait. Douce quiétude qui ne durerait qu'un instant, à nouveau nostalgie passée quand sa paume frappait sa tête de bois, loin de s’outrer, la belle se ravissait, sans bouger plus qu'un cil. La coupelle roulait entres ses doigts une dernière fois tandis qu'elle écoutait les instructions, ou plutôt les menaces actives, délicate, elle la déposait à ses côtés. Entre temps, le petit bruit sur le sol avait indiqué la fin de leur jeu, elle écoutait son gosier engloutir les dernières gouttes, un peu désolée de ne pas avoir été celle à les apprécier. Son sourire malicieux n'en démordait pas, son tour de se relever pour s'étirer. Un bras en avant l'autre en arrière, son buste effectuait un demi-cercle bien calculé, en aucun cas la kunoichi lui fit face.

-Qui sait, ici ou ailleurs, peut-être que c'est moi qui vous présenterez une liqueur pour nous réchauffer ou échauffer un peu. Nous boirons ensemble à nouveau, et peut-être si j'avais su votre sobriquet, je ne l'aurais pas oublié. Vous voilà aujourd'hui et pour demain mon tendre père fouettard.

Glissement amusé à sa promesse faite plus tôt, plus qu'ils en étaient aux sobriquets, soit, à quoi servirait son identité, sa voix, son essence se gravaient à jamais dans son esprit, tandis qu'elle entamait ses pas avec toupet-encore vers un horizon autre que celui qui lui donnait encore la chance de rejoindre entière. Du moins, sans casse.

-Renoncer ? Devrais-je m'accouder à votre bras et vous suivre comme si rien ne c'était passé. Vous comme moi portons un bandeau qui fait de nous la balance de la justice avant le raisonnement humain. Alors, si le devoir ne peut s'abandonner sans l'avoir ainsi décidé, quelle perspective peu attractive que de vous rejoindre. Pourtant, j'aurais su apprécier encore me jouer du temps imparti. Vous avez choisi, voici le mien.

Sa senso, ou plutôt ce radar qui l'aidait à se mouvoir captait la route qu'elle aurait besoin pour poursuivre son chemin vers un nouveau lendemain. Après quoi, les ténèbres totales revenaient l'enlacer, fut un temps où elle avait peur de ce sentiment désemparé sans repère autre que les sons trompeurs et l'esprit mauvais interpréteur. Elle ne voulait pas avoir le réflexe de ce défendre d'un assaut ou autre. La Hyuga n'avait pas menti en choisissant l'abandon, son choix, longuement réfléchi n'avait rien d'un coup tête du soir, longtemps cette envie s'était battue pour la cause dans son esprit, confrontée à sa fierté trop grande pour assumer une possible vérité. Celle de l'éventualité où les siens auraient eu raison dès le départ, n'était-elle peut-être pas faite pour les côtoyer si régulièrement et sûrement que la pression était plus forte que les litres d'alcool chaque soir. Que toutes les collections de bras et les âmes prêtes à faire n'importe quoi n'avaient su l'enlacer correctement, car troublant que ce bras étranger avait pu lui faire un effet si salvateur. Parce qu'elle n'avait rien eu à offrir en retour. Rien à avancer ou promettre, compromettre pour obtenir. Une gratuité incompréhensible qui se poursuivait avec toutes ses chances de rédemptions qui lui tendait comme des perches pour la sortir de l'océan mesquin qui la noyait. Le courant était puissant, c'était peut-être trop tard, mais... Mais pourtant, elle s'éloignait un pas déterminé, mais pas pressée, confiante, insolente.

-Frappez mon dos mon cher, liez mes poings ou casser mes membres, mais comment allez-vous entraver mon esprit ? Quelle perte de temps, quel gâchis aussi. Iwa et ses iwajins, comme une petite fille qui refusent de se séparer de ses jouets inutiles, pour les laisser pourrir dans un coffre sans lumière.

Aucune différence pour elle, Sanadare n'était pas du genre à s'excuser, ni à renoncer, elle refusait de changer. Aucune douleur ne pouvait être pire que celle qui la hantait chaque nuit lui rappelant le drame comme si il avait été commis le jour même. Aucune prison ne pouvait être plus terrible que celle de sa lacune. Avec le temps, horrible tortionnaire, elle avait même oublié ses propres traits.

-Je crains que vous aurez à vous user ce soir davantage que sur une bouteille et quelques belles réparties. Je ne prendrais compte que de votre rigueur ainsi donc, sans m'en offusquer. Taquine et tenace, jusqu'au dernier retranchement. Je vous prierais mon cher toutefois de me donner mon dû. Une promesse est une promesse. La fessée.

Son rire plus las que tous les autres jusque là se perdait dans l'environ vide de leur décor. Impénétrable, elle ne se défendrait même pas, lasse jusqu'au bout des os, sans même plus la force de combattre pour sa liberté, au final, douce illusion, elle ne l'avait jamais été, elle ne le serais jamais, mais au moins cela scellerait beaucoup de chose. Plus simple de se faire virer que dire : « Je n'y arrive pas. », de se faire détester que d'avouer :  « Je ne veux plus m'attacher. », d'être acculée, plutôt que lutter avec difficulté. La muse de la facilité. Le départ avait déjà été commencé, il n'était qu'une escale avant la destination finale qui pouvait être atteinte n'importe où.
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Ven 3 Nov 2017 - 17:06



La blanche colombe tentait de s'échapper de sa cage dorée, qui se révélait être une prison bien moins noble, que le précieux métal aux reflets attisant convoitise. Comment lui en vouloir? Qui voudrait rester en un lieu où s'aliéner soi-même était l'unique lendemain ? Elle n'avait même plus la force de résister ou de vouloir tenter quelque. Tout ce qu'elle faisait été dériver dans un flot de mélancolie sans fin. Ses jambes se mouvaient, l'une après l'autre, sans réelle conviction, juste en quête d'une inconnue, qu'importe laquelle, pourvue qu'elle ne soit pas au creux de la Roche. Sa voix était teintée de désespoir et de solitude. Comment avait-elle put être menée à pareilles peines, à pareilles souffrances, à pareille solitude... Le Dragon ne connaissait aucune de ces réponses, mais il pouvait aisément imaginer son histoire. Un conte tragique, empli de drames et de larmes, de souffrances plus amères les unes que les autres, autant ancrées sur son frêle corps, que dans son petit cœur tout tendre et mou.

Il soupira un instant, voyant la belle l'invitant à se faire croquer, s'offrant au jugement  de son interlocuteur. Lui laissant libre choix quand à fermer les yeux ou à la punir de sa félonie. Cela était un réel dilemme, car il la comprenait plus que de raison. Il ne voulait pas faire de mal à la demoiselle, la forcer contre son gré à demeurer liée dans les ténèbres. A contrario, il ne souhaitait pas l'abandonner, à ce qu'elle soit considérée comme une déserteuse, qui finirait forcément, tôt ou tard, d'une façon trop horrible pour être seulement effleurée d'une  pensée.

Quelle alternative pouvait-il lui donner, face à cette situation cornélienne ? Aucune, il le savait bien. Il s’avança vers elle, calmement, paisiblement, ne montrant aucun signe d'agressivité, contre toute attente. Elle marchait toujours vers l'horizon, sans sourciller, lasse, n'essayant point de s'offusquer soi-même sur les intentions. Il la rattrapa et arriva derrière elle, à pas de loup. Toujours sans hostilité aucune, compréhensif, mais à la fois décidé à faire ce en quoi il croyait. Il posa une main sur l'épaule de la fleur, comme pour lui signifier sans un mot qu'il voulait l'épauler, mais à la fois l’arrêter dans son départ. Le temps se figeait sur cette scène où seuls les deux âmes jouaient sous les regards de la nuit des temps.

Depuis son dos, il passa son bras autour de son frêle cou si gracile, qui pouvait aisément se rompre comme une brindille à la moindre caresse. Puis forma une prise avec son autre bras. Prêt à lui briser la nuque à tout moment, il lui suffisait simplement de le vouloir. Sa vie reposait entre ses mains. Il ne comptait pas la faire souffrir plus que de raison. Un coup net et rapide suffisait à cueillir son âme, à lui apporter le repos éternel. Elle avait déjà traversé un chemin bien trop douloureux pour ne pas au moins se voir accorder la délivrance, sans une once de souffrance. La flamme l'animant était à son chant du cygne. Autrefois, certainement des plus ardente et vivante, elle n'était plus qu’une faible flammèche vacillante, qui était sur le point de s'éteindre à jamais.

Il approcha ses lèvres une fois de plus, près de son oreille, afin de lui susurrer quelques mots d'adieux. Il lui devait bien ça après tout.

« Shirohime. Vous méritez que je vous accorde une faveur. Je vais vous l'offrir. » -dit-il- « Je me demandais ce qui se briserait en premier, votre esprit... ou votre corps.... » -d'une voix solennelle-

Ensuite, une fois les adieux faits, il commença à resserrer son emprise, sur la frêle jeune femme, qui suffoquait en succombant dans les limbes d'un sommeil qui s'avérerait éternel. La pauvre jeune femme commençait à défaillir. Ses paupières étaient lourdes, trop lourdes, se fermant petit à petit sur le voile ténébreux de l'obscurité. Il la strangulait, fermement, mais avec une douceur insoupçonnable, une légèreté ne la faisant pas frémir le moins du monde. Une mort pas si atroce qu'escomptée au final. Le Shinigami était délicat avec la belle, lui accordant un traitement de faveur que beaucoup aurait apprécié.

Il la tenait toujours, comme une poupée désarticulée, sans once de vie.

« Dort bien, bel ange. » -d'une voix chaleureuse-

Il la souleva, la prenant dans ses bras, puis prit la direction de l'entrée du Village Caché de la Roche. Il marchait lentement, regardant à quelques reprises, le visage endormi de cette atypique belle aux bois dormant. Il repensait à cette singulière rencontre, sortant de l'ordinaire. Elle méritait d'être gravée dans ses souvenirs, pour toujours et à jamais.

Shirohime n'était pas morte, il n'avait pu se résoudre à la laisser dériver dans les méandres de l'oubli. Il voulait lui offrir une renaissance, une nouvelle existence, loin de cette mélancolie la taraudant jour et nuit. Il veillerait à lui dire qu'elle n'était plus seule désormais, qu'il l'épaulerait si elle le voulait. Mais cela est une autre histoire, qui devra être prochainement contée. 

Mais cette transition, ne serait peut être pas douce. Cependant, elle pouvait se reposer un instant, se laissant bercer par de doux rêves, à en croire ses traits apaisés.




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Iwa Shukusai - Célébration de la douce transition -libre

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