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Une patrouille au visage inattendu [Ft. Metaru Reiko]

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Dim 29 Oct 2017 - 20:01
Mon regard était rivé sur le brassard qui représentait l’emblème de la police kumojin. J’avais beau me sentir chanceux d’avoir eu accès à ce poste malgré des antécédents qui, bien qu’injustes, auraient pu me valoir que des portes fermées. Finalement, c’est le Taicho qui avait décidé de passer à un recrutement ciblé, en convoquant le jeune Aami Shôran, Ikezawa Shojito et moi-même. Nous fûmes tous acceptés dans le Kumo Keimu Butai. Mais jusqu’ici, je n’avais encore jamais travaillé en tant que policier et je ne m’étais jamais baladé avec ce truc autour du bras.

Je me postais quelques instants devant le miroir afin de voir l’absurdité de la chose. Un homme avec deux plumes roses dans les cheveux, portant des chaînes et un massif collier de prisonnier qui est visiblement policier au vu du brassard. Je n’étais pas ridicule, mais les gens allaient être complétement perdus en me voyant, étant donné que je n’ai pas réellement de nom ou de réputation dans le village. Donc le premier regard sera… particulier. Mais bon, si j’en avais quelque chose à foutre, ça m’aurait intéressé plus que ça. Sauf que c’était mon regard qui comptait. Et pour le coup, après une petite grimace amusée, je haussais les épaules en sortant de chez moi.

J’avais décidé de ne pas attendre une convocation ou mes horaires pour débuter mon service. Rien que par curiosité, je pense qu’il était bon de faire les efforts nécessaires pour se renseigner sur mon travail. Et puis, je n’aimerais pas profiter de l’ouverture d’esprit de Daisuke pour faire comme je l’entendais.

Une fois sur place, je pus rentrer sans problème, ayant accès aux pièces de l’unité spéciale. Ça paraissait totalement normal, mais bon, ça provoquait forcément un sentiment d’étrangeté en moi. Mais je n’avais pas le temps de m’emmerder avec ça. Je me rendis vers un tableau qui semblait répertorier les objectifs de missions, mais ce n’était visiblement pas pour moi. Du moins, pas sans les directives de Daisuke.

Faisant quelques pas vers d’autres affiches placardées, je finis par entendre des pas derrière moi. Curieux mais sans plus, je finis par arquer les deux sourcils en voyant qui se présentait devant moi. Ce n’était même pas une connaissance, mais la Metaru qui s’était occupé du matériel de prisonnier que je trimballais.

- Hm… Sauf erreur, j’ai payé pour ton travail.


Sur un ton léger, je finis par ne laisser qu’une très légère pause entre cette phrase et la suivante. Au vu de ce que j’avais pu voir d’elle, peut-être qu’elle n’allait pas être particulièrement réceptive à ce bref instant d'humour. Adoptant alors un visage plus basique, je redressais mon dos et imposa mon regard sur elle.

- J’ignorais que tu faisais partie de cette unité. Tu n’étais pas dans le même groupe de recrutement que le mien. Ravi de travailler avec toi. Je suis Akahoshi Hisao.

Sans en rajouter plus pour le moment, je me contentais de prendre appui sur moi-même en imposant mes deux mains sur mes hanches.
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Lun 30 Oct 2017 - 1:13
Concentrée...

Daisuke t'avait attribué un bureau qui était autrefois le sien. Pas étonnant, désormais que tu étais Fukutaicho, tu avais ta part de privilège, comme avoir un bureau par exemple. Néanmoins à sa vue, tu avais du passer un long moment à la ré-assembler à ton image. Autrefois, c'était Daisuke qui s'était tenu ici, dans ce même lieu, quand il était l'adjoint de ton frère. Désormais tu marchais dans ses pas, pas comme si cela te plaisait réellement mais bon... Tu t'étais engagée. Et bien que tu ne mettais que rarement ta parole en jeu, tu la tenais à chaque fois. Une sorte d'unique mot d'ordre qui guidait le semblant d'existence que tu possédais.

Ainsi, tu avais passé un bon moment a étudié les dossiers en cours, à revoir les dossiers des policiers actuels. Tu avais été propulsé à cette place de manière drastique, sans aucun détour, bien que tu n'aimais pas forcément cela, tu tenais néanmoins à faire ta part de devoir. Ainsi, bien que tu méprisais tout ces gens, tu faisais en sorte de retenir ce qu'il y avait à savoir sur eux. Daisuke d'ailleurs n'avait pas eu besoin de te former, même si ce domaine policier était nouveau pour toi, il n'était pas si loin que celui qu'arpente un jônin de base dans son quotidien.

Soupirant, tu avais prévu de passer le reste de la journée à patrouiller, histoire de te roder à la tâche. Pour cela, la procédure demandait d'être toujours accompagné en binôme, ce qui ne te ravissait guère. Néanmoins, tu allais te plier à celle-ci, plus tard, tu allais mettre tes exigences en place mais pas encore maintenant. Il fallait asseoir ta place si tu voulais la garder. Bien que tout ceci était davantage un concours de circonstance qu'une réelle volonté à la base. Ainsi, tu avais porté ton attention sur un certain Akahoshi Hisao. Un ancien taulard s'étant reconverti dans le bon coté de la force. Bon côté... Cela était encore à définir pour toi.

La description te rappelait néanmoins quelqu'un, attendant patiemment, celui-ci vint finalement se montrer au poste, surement pour prendre son travail comme tout les autres. Arquant un sourcil, tu te retrouvais bien vite devant lui tandis qu'il venait rigoler un peu avec toi. Tu ne riais pas, tu n'étais pas l'air pour rire, puis tu n'aimais pas rire... Apparemment, il ne semblait pas avoir été briefais par la hiérarchie en place... Bien.

- Nous n'avons pas vraiment le temps en présentation mais allons au plus vite. Metaru Reiko, Fukutaicho. On va aller patrouiller dans les rues dans quelques minutes.


Ta voix était grave, directe, brutale même... Il n'y avait pas encore de mépris dans celle-ci mais elle était loin d'être chaleureuse. Penchant légèrement la tête sur le coté, tu venais à l'inspecter, exactement le même que l'autrefois. A l'exception qu'il portait le brassard symbole de son appartenance au force de police. Toi tu n'avais pas cela, juste un insigne qui t'avait été attribuée et que tu portais sur ta poitrine.

- Avant toute chose, des questions ?


C'était son premier jour apparemment, tu n'aimais pas vraiment l'assistanat. Il n'allait avoir que cette occasion pour se mettre à niveau sans quoi tu allais le laisser à la ramasse tout le long.

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Lun 30 Oct 2017 - 19:17
Il n’aura fallu que d’une unique rencontre pour cerner une tendance générale sur son caractère. Elle avait beau avoir très peu parlé lorsqu’elle s’occupait de ma commande, il avait été clair qu’elle était froide et directe dans sa façon de parler. En réalité, même dans sa façon d’être – regard, posture, aura -, elle imposait cette figure froide et autoritaire. Quelque part, elle me faisait presque penser à mon insalubre cellule, autant dire qu’elle faisait forte impression. Maintenant, difficile à savoir si c’était en bien ou en mal. Mais bon, je n’allais pas m’arrêter à ce genre de détail. Si la prison m’a appris quelque chose, c’est de savoir s’adapter aux autres. Et je risquais bien de devoir faire appel à cette qualité en sa présence. Après, ce n’est pas comme si j’étais une personne particulièrement porté sur l’enthousiasme et la conversation. Tant que j’ai mon Kiseru, ça devrait aller.

- Très bien.

Un petit clignement de paupière, avant de fermer les yeux une petite seconde. Je portais mon index et mon pouce aux creux de mes yeux, massant quelques secondes mes sinus. Bordel, elle était Fukutaicho. Ca risquait d’être intéressant de vivre mes premiers jours aux côtés d’une personne si… si… voilà. J’avais pas l’adjectif, mais dans ma tête, je savais exactement ce à quoi je pensais. Les mains dans les poches, le dos droit, je finis par lâcher un très discret ricanement avant de faire deux pas en sa direction.

- Aucune question, je vous suis, Fukutaicho.

Je n’avais pas l’habitude de vouvoyez. Plus depuis mon long passage dans ces geôles de merde. Mais utiliser ce grade avec un tutoiement me semblait bizarre. Je sentais que j’allais varier entre les deux. Enfin, dans ma vie de policier, j’entends. En effet, je partais déjà avec cette idée que nous allions échanger le minimum de mots pendant cette patrouille. Sauf qu’elle allait devoir faire quelques efforts malgré tout. Se connaître ne serait-ce qu’un peu sera utile. Enfin, au moins, je connaissais son prénom. C’était un bon début.

Dès que nous avions foulé l’extérieur, j’avais rallumé pris quelques minutes pour calmement remettre du Kazumi dans mon Kiseru. Autant profiter de ces moments de calme maintenant que je ne suis pas avec un excité. Et c’était finalement assez reposant. Je n’avais aucun problème à parler, mais fermer ma gueule ça allait très bien aussi, finalement.

Le bras plié afin que ma main tienne le Kiseru au niveau de mon visage, j’avais également une main enfoncée dans la poche de mon manteau. Je marchais avec flegme, m’adaptant au rythme de marche de la Metaru blonde. Sans tourner mon regard vers elle, préférant faire vagabonder ma vision tout autour de moi, je finis par lui poser une question.

- Daisuke nous a très peu informé sur notre position. Au niveau de nos devoirs, qu’attendez-vous de nous ?


La voix apaisée et le ton maîtrisé, je savais que j’allais légèrement à contre-courant de ses habitudes, bien que la question était professionnelle. Mais voilà, ça me ferait chier de passer des heures sans balancer un seul mot.


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Mer 1 Nov 2017 - 0:14
Perplexe...

Daisuke ne les avait pas formé ? Etait-il payé à rien foutre ? Sans aucun doute puisque c'était lui qui se versait sa propre paye. Franchement, combien de merde de sa part allais-tu devoir décrasser ? Tu l'avais prévenu, tu n'étais pas là pour faire sa bonniche d'aucune manière. Il allait entendre jaser, mais pour le moment tu gardais ton calme. S'il désirait recruter des débutants sans en prendre soin par la suite, soit. Tu n'étais pas plus expérimentée que lui dans la tâche à vrai dire, à la différence que ton passé et présent de jônin te permettait d'assurer plus aisément ce genre de tâche à responsabilité.

Pour le moment, tu ne disais rien, tu penchais légèrement la tête sur le coté, soucieuse de comment tu allais opérer. Après tout, s'il ne leur avait rien dit, c'était qu'il devait ne pas avoir de grande responsabilité. Tout en bas de l'échelon au mieux... Soit, tu pouvais aviser avec ce genre de cas.

- Tes attributions sont simples, patrouilles, interventions lorsque la situation l’exige. D'ailleurs, aujourd'hui on va patrouiller toi et moi. Une routine que tu devras mémoriser au plus vite.


En soit, il ne pouvait pas espérer à mieux. Faire quelques rapports de temps à autre, mais il n'était pas vraiment un élément indissociable de la police. Toi par contre... Tu soupirais, dans quoi tu t'étais encore engagée. Te dirigeant alors vers la porte, tu gardais le regard haut et tu espérais bien qu'il s'avise de te suivre. Tu détestais te répéter, et c'était l'échec assuré si tu devais le faire ne serait-ce qu'une seule fois. Marche ou crève, tel était ton nindo.

Ouvrant la porte, celui-ci semblait t'avoir suivi. Il avait pas une dégaine de policier, pas la prestance, pas le look... Heureusement qu'il avait le bandeau sinon toi même tu pouvais te demander ce qu'il venait foutre ici.

- Pour aujourd'hui je serais ton binôme. On va aller dans les bas quartiers, notre présence servira à calmer l'agitation.


En réalité, tu n'étais pas dupe, à cette heure précise, c'était sur la place du marché qu'il y avait le plus de monde. En allant dans les bas quartiers, tu t'assurais peu de monde. Peu de monde voulait dire très très faible chance de tomber sur une foule dense. Tant mieux pour toi, tu n'avais donc pas à te soucier de ce soucis épineux.

- J'ai lu ton dossier, mais j'aimerais en savoir davantage sur toi.


Tu t'en foutais bien en réalité. Seulement, tu refusais de laisser une partie de ta garde à quelqu'un que tu n'avais pas validé auparavant. Et quand bien même...

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Mer 1 Nov 2017 - 18:58
Loin d’être surpris par les tâches que j’allais devoir effectuer, je me contentais ainsi d’un simple hochement de tête accompagné d’un petit haussement des épaules. Je me rassurais bien sûr de n’avoir pas dans ma routine des emmerdes administratives, quelle plaie ça aurait été. Finalement, je me fis bien vite à l’idée d’être un patrouilleur. Ce n’était pas si mal, et surtout, il fallait bien passer par le bas de l’échelle pour remonter dans les sphères que j’espérais atteindre. Pour l’heure, je fus assigné à une patrouille aux côtés de ma Fukutaicho, mais à l’entendre, c’était plutôt exceptionnel. A l’avenir, il est probable que je patrouille plutôt avec les deux autres nouveaux, Shojito et Shôran.

Nous faisions route pour les bas quartiers. Je comprenais parfaitement ce choix, avant qu’elle ne donne une rapide clarification, à savoir qu’elle cherchait à imposer notre présence pour éviter l’agitation. Cependant, malgré ma récente arrivée à Kumo, j’avais en mémoire un quartier relativement calme, surtout en ce moment. Elle devait avoir ses raisons de tourner les choses comme ça. Mais avec une telle personne, impossible d’être certain.

La Metaru était quelqu’un de très… droite dans sa façon d’être. J’ai été un client, et maintenant, je suis un policier. Il n’y a pas réellement de tentative de discussions informelles. En temps normal, il y avait toujours une ou deux choses que l’on apprenait de la bouche de son interlocuteur. Avec elle, je doute que ce soit le cas avant un petit moment. Cela dit, elle fit un premier pas, bien que c’est toujours dans un contexte purement professionnel. C’est pourquoi je ne pris pas la peine de répondre immédiatement, laissant planer un léger silence simplement ‘’troublé’’ par ma bouche rejetant calmement de la fumée.

- Sept ans de taule injustifiées où je me suis découvert la capacité d’utiliser la vapeur. Je suis donc ninja depuis récemment et surtout, je n’avais aucune envie de le devenir.


Je plongeais une main dans la poche tout en continuant à regarder le chemin par lequel nous passions. Etant donné le caractère de la Fukutaicho, autant ne pas enchaîner trop de blabla à la suite. Mais je repris bien assez vite pour ne pas laisser planer un silence pesant.

- J’ai été recruté par le Taicho pour une raison qui m’est inconnue. Mais j’utilise ce poste pour tenter d’accéder à la haute justice, qui est actuellement dirigée par des bras cassés et des incapables. Des gens uniquement capables de diriger depuis un siège confortable.

Au fond de moi, j’aimerais bien en apprendre plus sur elle, mais je sentais que ce n’était pas spécialement le moment de le faire. Peut-être dans quelques minutes, peut-être pas aujourd’hui. A la place, je fis une remarque sur le Nidaime, toujours en lien avec mes propos précédants.

- Le nouveau Raikage a l’air d’être un mec juste. Maintenant, il serait naïf de penser qu’il pourra avoir un œil et de l’influence sur tous les domaines.

Le regard alors rivé sur la route depuis tout à l’heure, je me tournais quelques secondes vers Reiko dans l’attente de sa réponse. Je n’ajoutais aucun « Et toi ? », bien que j'espérais quelques info'. Nous avions adopté un bon rythme pour atteindre les bas quartiers, mais il restait encore quelques mètres.
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Jeu 16 Nov 2017 - 21:49
Perplexe...

Tandis que vous marchiez vers les quartiers les moins fréquentés, tu écoutais d'une œil mi-attentive ce qu'avait à dire le bougre. Un ancien taulard, ça tu le savais. Ce n'était pas vraiment comme s'il s'en était caché jusqu'ici bien au contraire. Tu n'avais jugé sa particularité assez exubérante d'affiche ses anciennes chaines de prisonniers. Mais tout le monde n'était pas comme toi, et cela lui avait certainement coûté beaucoup en terme de réputation. Un gars glauque et peu fréquentable. Tu te doutais bien, il allait avoir du mal à se faire respecter en tant que policier. Enfin... Ce n'était pas ton problème mais le sien. Tu n'allais certainement pas mener ce combat à sa place.

D'ailleurs, tu arquais toi aussi un sourcil. Ce type avait l'air propre malgré son passé, mais si tu avais été Taicho à la place du balafré, tu ne lui aurais certainement pas permit de rejoindre la police. Cela pouvait bien trop impacter une organisation qui était censée faire respecter la loi à travers une certaine droiture. Laisser un ancien prisonnier y accéder, c'était laisser l'opportunité au plus simple d'esprit de s'imaginer que la police devenait de plus en plus corrompu. Une réflexion que Daisuke n'avait certainement pas prit la peine de faire, puisqu'il t'avait recruté tout aussi rapidement malgré ta réputation peu glorieuse. Soit...

- Ce n'est pas judicieux de critiquer tes supérieurs lorsque tu te retrouves à parler avec l'un d'entre eux.


Ta voix était froide. Tu pouvais partager son avis certes, et tu ne t'empêchais pas de le clamer aux oreilles de tous certes. Mais cela n'empêchait pas que tu avais besoin de subalterne intelligent et malin. Il aurait pu se retenir, bien plus que toi tu ne le ferais. Si toi tu pouvais te permettre ce genre de chose, ce n'était certainement pas le cas de lui. Bien entendu qu'il considérait certainement pas Daisuke et toi dans le même bateau, il parlait d'une autorité encore supérieur très certainement. Mais ce genre de remarque, il allait devoir la garder pour lui. Du moins tant qu'il était à tes cotés. Quand bien même encore une fois tu pouvais partager son point de vue.

- Et pour le Raikage. Tu dois savoir que ce n'est pas non plus malin d'essayer de lui lécher les pompes à coté de moi. Surtout à coté de moi.


Tu venais de lui dire une chose et son opposé en l'espace de quelques secondes. Le pauvre, tu ne l'aidais pas mais tu n'avais aucune culpabilité. Ta voix était toujours aussi agressive et brutale, tu étais impitoyable avec tout le monde et ceux depuis toujours. D'ailleurs, il se devait de connaitre la relation conflictuelle que tu entretenais avec ce frère "Nidaime".

- Nous arrivons bientôt, je te laisserais faire les premières interpellations si tu remarques un soucis. Considère ça comme une journée de teste pour vérifier si Daisuke a eu raison de te recruter.


Il n'avait pas le choix. Il devait réussir à obtenir un semblant d'estime de ta part et cela allait être bien plus compliqué que d'obtenir l'accord de Daisuke. Il l'avait recruté mais tu avais carte blanche et presque tout autant de droit que le Taicho. En soit, tu étais même la plus amenée à devoir coordonner les effectifs employés.

Tu te murais alors dans un certain silence meurtrier, tandis que vous voguiez à travers les rues étroites des bas-fonds. Tu n'allais certainement pas l'aider à faire son job aujourd'hui. Tu devais ce qu'il avait derrière ses chaines.

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Ven 17 Nov 2017 - 19:58
Le tabac devint toujours plus orangé à mesure que mes poumons inspirèrent la fumée issue de mon Kiseru. Les yeux tournés vers ma Fukutaicho, je l’écoutais me faire comprendre que ce genre de remarque était tout sauf intelligente. Il fallait bien faire la nuance, cependant, car je ne sentais pas non plus qu’elle critiquait mon opinion. Pas que ça changerait quoi que ce soit, mais ça voulait surtout dire que, potentiellement, elle comprenait ce que je voulais dire par là. Cependant, suite à ma remarque sur le Raikage, elle changeait un peu de discours. Le ton, sans surprise, était toujours aussi froid qu’une porte de prison et également assez agressif. Elle ne semblait pas porter le Nidaime – qui devait être son frère, son cousin ou un truc du style d’ailleurs – dans son cœur. Après, il y a une certaine chose qu’elle n’avait peut-être pas bien compris et qui valait la peine de préciser de vive voix.

- Sans vouloir te faire chier, boss : ton opinion sur les sujets personnels ne m’intéresse pas. Je pense ce que je veux de qui je veux. Le regard posé sur elle et le visage détendu, je poursuivais avec un ton neutre et nonchalant tout en recrachant un fin tracé blanc de fumée. Mais aucun problème, on arrête de parler de ça.

J’ai compris depuis bien longtemps que la prison m’avait rendu plus froid, plus désagréable peut-être, parfois. Mais dans ce cas précis, la prison m’avait appris – ou obligé, ça dépend comment on voit les choses – à assumer mes opinions et à ne pas en avoir honte. Elle avait tout à fait raison sur le fait que je pouvais m’attirer des ennuis à faire le petit malin qui se moque de ses supérieurs. Mais concernant le Nidaime, c’était mon avis. S’il n’avait pas été Metaru, j’aurai dit exactement la même chose et de la même façon. Peut-être pouvait-elle ou pourra-t-elle me reprocher certaines choses, mais si elle commençait à m’emmerder avec ses vieux préjugés, ça allait vite me gonfler.

Mais bon, suite à cette épisode, on retournait gentiment sur un sujet plus professionnel. Si son opinion personnelle ne m’intéressait pas, l’image qu’elle allait se forger de moi en tant que policier m’importait. J’ai à cœur de m’impliquer dans ce qu’on me demande de faire. Donc en sachant en plus qu’elle était Fukutaicho, j’avais plutôt intérêt à pas merder.

Sans trop de surprise, les bas-quartiers étaient plutôt vides comparé à ce qu’on aurait pu trouver sur la place du marché. La zone n’était pas pauvre, mais on pouvait facilement voir les défauts sur les infrastructures. L’atmosphère générale était plutôt insalubre, avec de nombreux journaux au sol, quelques restes de cigares traînaient sur les rebords de la ruelle et une tonne de carton était disséminée sans qu’on sache vraiment depuis combien de temps ils traînent là. Le bas-quartier n’était pas entièrement comme ça, mais autant passer par la zone la plus sale avant toute chose, puis remonter progressivement.

Il n’y avait que très peu de gens autour de nous. Aucun ne semblait présenter un quelconque intérêt dans l’immédiat. Donc dans le même silence qui nous suit depuis quelques minutes, nous continuâmes sur une rue qui montait légèrement. Après quelques pas, nous finîmes par apercevoir un homme, la quarantaine environ, porter une caisse plutôt volumineuse. Si ça n’avait rien de choquant, il venait cependant de la mettre dans un coin de rue après un petit coup d’œil sur nous. Il ne s’enfuyait pas, mais faisait mine de partir dans une direction éloignée de la fameuse caisse de bois.

Je jetai un rapide regard à Reiko, mais elle ne me donna pas réellement de directives. Visiblement, elle comptait sur cette première patrouille pour se faire une idée de moi. Très bien, pourquoi pas. J’enclenchais tranquillement le pas en direction de l’homme, puis à quelques mètres de lui, je lâchais un simple :

- Monsieur. Kumo Keimu Butai. Accompagnez-nous jusqu’à la caisse que vous avez déposée, là-bas.

Après une hésitation qui ressemblait plus à un bafouillage, l’homme accepta cela comme une évidence « Mais bien sûr ! Je vous suis ! » Jamais amateur des gens inutilement enthousiastes, je le laissais nous guider en direction de la caisse. Mais vu que ce petit malin ne se décidait pas à prendre l’initiative d’ouvrir la caisse, je lui adressais un regard plus que détendu avant de pointer la boîte du menton.
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Sam 18 Nov 2017 - 16:04
Patiente...

Tu le regardais faire, arpenter les rues d'une manière plutôt assurée. Il n'était pas convaincant pour un sou, mais certainement que c'était un coup à prendre avec le temps... Tu n'en savais pas grand chose en réalité, tu étais toujours pleine d'autorité et d'agressivité, tu transpirais toujours cette sensation qu'il fallait pas te faire chier. Et cette attitude était davantage un moyen d'avertir les autres du danger que tu représentais que pour te protéger des autres. Ainsi, il était tout naturel pour toi de t’accaparer le rôle d'un policier. Bras droit du chef de la police qui plus est...

Tu avais tout comme lui remarqué l'homme transporté une caisse de manière assez étrange. Enfin... En réalité, tu ne considérais pas cela comme un danger potentiel. Il y avait bien entendu des ouvriers même au sein des bas quartiers et ce genre de comportement n'était pas vraiment anodin. Au contraire... Mais apparemment Hisao semblait s'en inquiéter. Tu n'avais pas vraiment de sensorialité ou quoi que ce soit permettant de savoir davantage de chose que ce te prodiguait tes sens. Mais tu avais un instinct de survie assez développer pour pressentir le danger.

Il tourna la tête vers toi quelques instants, mais tu ne lui disais rien. Il devait se débrouiller seul. S'il jugeait que la caisse était louche, alors à lui d'aviser. Toi, tu te contentais de te mettre en retrait et de regarder le spectacle se déroulait. Au final, l'homme vint à ouvrir le caisse et une odeur répugnante de poisson s'en dégageait. Celui bégayant toujours, intimidé par les chaines que portait Hisao vint alors à s'expliquer :

- Je suis pêcheur monsieur, je venais juste transporter tout mes tonneaux ici avant de les amener sur la place du marché.


Tu plissais les yeux. Tu étais du genre à ne croire personne, et c'était ce que tu faisais au quotidien. Néanmoins pour toi, tout te paraissait logique quant à son explication. Hisao semblait davantage douter de toi puisque c'était lui qui avait décidé d'aborder l'homme en question. S'il voulait aller jusqu'au bout de ses pensées soit. Mais tu n'allais certainement pas l'aider à plonger tes mains dans un pareil tonneau pour au final ne rien trouver.

Indiquant en arquant un sourcil à Hisao qu'il pouvait faire ce qu'il voulait. Tu venais à regarder les alentours afin de voir s'il n'y avait pas d'agitation diverse. Même en cas d'intervention, il fallait rester alerte aux dangers externes. Voir un bandit dans les bas quartiers n'aurait pas été une chose si farfelue que ça, bien au contraire. Pour cela qu'on avait déployé une police après tout...

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Sam 18 Nov 2017 - 17:11
Ce qu’il restait de tabac finit par être consumé puis recraché dans un dernier soupir de ma part. Je rangeais le Kiseru après avoir évacué les cendres et avoir laissé quelques secondes au foyer pour ne plus être brûlant. Les deux mains enfoncées dans les poches, je dévisageais désormais ce qui semblait être un pêcheur qui désirait apporter son dur labeur au marché Kumojin. Malgré la présence d’une ruelle juste à côté, ça pourrait être tout à fait logique, peu importe sa carrure, un tonneau de plusieurs kilos reste particulièrement éprouvant pour un civil. Néanmoins, quelque chose me semblait louche. Je n’avais aucun problème avec l’idée d’amener en un même point toute sa marchandise. Mais pourquoi le faire ici ? Si on se fiait à la direction qu’il avait prise, ses tonneaux se trouvaient au nord, donc géographiquement plus proche du marché que cet endroit-ci.

- Ca n’a aucun sens. Pourquoi sortiez-vous des bas-quartiers, dans ce cas ? Vous rassemblez donc vos tonneaux dans un endroit plus accidenté pour une bonne raison. N’est-ce pas ?


Le ton était à la fois neutre et glacial. La logique humaine n’est pas toujours l’indication la plus fiable. Certains sont juste cons. Mais un marchand qui possède un stand possédant plusieurs tonneaux de poissons ne risque pas d’être un petit nouveau qui ne sait pas ce qu’il fait. Donc je ne pense pas qu’il soit complétement stupide de me baser sur le manque de cohérence du bonhomme. Très silencieux, le marchand se contenta d’hausser les épaules et d’hocher la tête… Hm, peu convainquant comme réponse. Et en même temps, j’avais beau chercher dans ma tête, je ne trouvais aucune raison logique de faire ce qu’il avait fait.

- Désolé pour le dérangement, mais on va devoir inspecter votre cargaison.

Sauf qu’il y avait un petit souci : moi vivant, je plonge pas mes mains là-dedans. Je ne sais même pas combien de temps va durer la patrouille, donc l’idée serait de ne pas avoir la Fukutaicho à 50 mètres de moi et de ne pas avoir à couper ma respiration pendant trois heures pour ne pas me suicider sur place.

- Vous devez avoir votre atelier, votre demeure ou quelque chose du genre pas loin, si vous regroupez les tonneaux ici. C'est logique, après tout. Veuillez-nous y conduire.


Il était hors de question de faire exploser le tonneau. S’il y avait bel et bien des kilos et des kilos de poissons là-dedans, c’est non seulement notre réputation mais aussi tous les potentiels bénéfices du pêcheur qui seraient réduits en fumée. C’était pas acceptable. Donc j’ai pensé à autre chose, tout simplement.

- On va utiliser un long tissu ou un drap pour disposer votre marchandise. S’il n’y a rien de suspect, on pourra prendre les quatre coins du tissu pour tout remettre dans le tonneau avec le moindre effort.

L’explication était à mon sens nécessaire s’il était bel et bien un simple pêcheur innocent. Il ne fallait pas qu’il nous prenne pour deux policiers assoiffés de sang qui se fichent de leur situation, de leur argent ou de leur temps. Alors que nous nous mettions en route après un petit « oui » du quadragénaire, je regardais à nouveau Reiko afin de voir si elle n’avait aucun problème là-dessus ou si elle ne voulait rien ajouter. Après tout, peut-être qu’elle n’a pas partagé du tout mon raisonnement et que tout ceci est pour elle une perte de temps. Ce serait dommageable pour moi, mais bon.
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Sam 18 Nov 2017 - 17:23
Tenace...

C'était le mot. Hisao semblait persuadé qu'il tenait un bon coup, le bon filon qui serait capable de démontrer tout ses talents à l'adjointe que tu étais. Tu arquais un sourcil face à cela, soit... Il voulait continuer, désormais il allait devoir assumer tout ce qui allait se dérouler. Néanmoins, tu daignais remarquer un certain professionnalisme derrière tout ça. Quand bien même son intuition serait fausse, il s'assurait que celle-ci le soit. C'était un bon point pour lui, s'il n'avait pas daigné fouiller le tonneau d'un pêcheur...

Franchement... A cause de lui vous alliez devoir vous coltiner encore longtemps cette odeur insupportable. Levant les yeux au ciel, tu te contentais de le suivre tandis qu'il avait proposé une manière ingénieuse de fouiller le tonneau. Après tout, lui non plus ne semblait pas vouloir plonger ses mains là dedans. Chose compréhensible, bien que pour un homme, il avait l'air d'être un peu douillet.

Arrivant à l'atelier celui semblait... être tout ce qui avait de plus normal. L'odeur se retrouvait être encore plus prononcé. Franchement... Son intuition avait intérêt à être bonne sinon tu allais lui faire fouiller tout ces tonneaux, ça tu te le jurais. Le pêcheur déposa alors un drap au sol et s'efforça de renverser le baril, coupable de tant de soupçon. S'il dissimulait réellement quelque chose, alors il ne serait certainement pas entrain de tout dévoiler de la sorte.

- Voilà Monsieur...


Haussant les épaules, tu inspectais Hisao en réalité. Comment allait-il réagir par la suite face à ce genre de chose ? L'échec n'avait pas intérêt à lui impacter son jugement. Perplexe, tu le laissais s'occuper du type et de fouiller du pied tout ces poissons tandis que tu regardais discrètement de plus près le tonneau. Celui-ci était étrange puisque le type en question ne l'avait pas redressé aussi vite qu'il aurait dû. Comme s'il y restait encore quelque chose à l'intérieur. Toi qui étais restée en retrait de la sorte avait pu le constater bien plus longuement qu'Hisao prit dans l'action.

- C'est un double fond ?


Tu avais lâché cette phrase de manière dubitative, tandis que ton regard s'était jeté jusqu'au fond du baril. Il semblait que le "fond"ne l'était pas réellement puisque sa profondeur ne correspondait pas avec la hauteur du baril. Regardant Hisao, c'était à lui d'agir ensuite.

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Sam 18 Nov 2017 - 18:18
Ma main se déposa sur ma nuque que j’étirais en faisant quelques rotations. Ce n’est pas tant que je voulais soulager une quelconque douleur, mais c’était plutôt une manière de répondre à l’odeur qui régnait dans l’atelier dans lequel nous avait emmené le pêcheur. Chaque seconde qui passait me faisait penser qu’il n’y avait pas eu lieu de s’inquiéter. Ce serait l’idéal, mais il fallait d’abord qu’il vide son tonneau pour que nous puissions repartir l’esprit tranquille afin de reprendre notre patrouille. Et d’un bref mouvement, il nous montra qu’il y avait bel et bien que des poissons à l’intérieur.

- Bon. On dir-

Je faisais quelques pas autour du drap, mais ne constatait rien de bien inhabituel. Mais avant que je puisse porter mon regard sur autre chose, je fus efficacement aidé par Reiko, qui semblait avoir remarqué quelque chose de peu conventionnel concernant le tonneau. Et pour cause, il y avait un double fond. Je hochais quelques fois la tête pour saluer l’observation et imposais mon regard sur le pêcheur, qui était en train de discrètement se mordre la lèvre supérieure. Stressé ? Peut-être. Mais voyons si c’est à raison.

Mon pied s’éleva et percuta brutalement le centre du tonneau qui s’écrasa contre le comptoir situé à quelques pas de nous. Les anneaux métalliques qui entouraient l’objet en bois étaient d’une qualité totalement médiocre et ne purent encaisser le choc. Les planches se séparèrent et le double fond se révéla. A l’intérieur, nul autre que des armes entremêlées dans des tissus pour qu’ils ne puissent pas bouger d’un poil – et donc, alerter quiconque se trouverait à côté.

- Le Soshikidan est notre libérateur !

Bien plus proche de moi que de Reiko, l’homme qui se révéla être un trafiquant enclencha une charge en ma direction. Il était totalement désarmé et n’avait pas eu le luxe de prendre une arme ou un substitut quelconque. Il n’était apparemment pas non plus un ninja, ce qui allait grandement faciliter la tâche. Et en effet, l’homme qui avait presque les larmes aux yeux se fit violemment intercepter par ma main, qui vint se loger droit contre sa gorge. Bien plus imposant que lui, il avait beau tenter de me cogner, ça n’avait aucun effet.

- Vous êtes en état d’arrestation pour trahison et pour trafic d’arme pour une nation ennemie et criminelle.

Un mouvement d’épaule s’effectua et il s’écrasa lamentablement au sol. De son côté, Reiko avait pu aisément constater qu’il n’y avait aucune réelle nécessité de m’aider. Il semblait davantage être un homme plein de désillusion plutôt qu’un bandit dangereux.

J’ignorais si Reiko possédait des menottes ou de quelconques liens, mais je pris l’initiative d’utiliser la chaîne que je possédais constamment sur moi pour le lier. A genou près de lui, qui avait visiblement pris un petit choc sur la tête, je l’entourais des chaînes tout en m’adressant à Reiko.

- L'arrivée des emmerdeurs du Soschikidan a dû pousser les plus pauvres ou malheureux à se révolter… ou les plus simples d’esprits. dis-je en me relevant dans un soupir en maintenant fermement la poigne sur le prisonnier. Tu penses qu’on devrait mettre sous surveillance la zone ?

Proposant une éventuelle réaction, je m’approchais de ma supérieure avec le faux pêcheur à mes côtés. Calme et serein, j’attendais ses ordres. En effet, il fallait voir si on ramenait ce gars-là et continuons la patrouille ou si on faisait autrement.

Surtout que quelques secondes après l’altercation, Reiko avait pu apercevoir du coin de l’œil une silhouette s'éloigner de l'entrée de l'atelier. A voir si elle se décidait à le poursuivre ou non.
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Sam 18 Nov 2017 - 18:38
Alerte...

Tu regardais les agissements d'Hisao tandis qu'il venait à neutraliser l'homme ennemi de la nation. Tu arquais un sourcil quant à ses revendications... Encore un abruti incapable de penser par lui même. Quant à Hisao, tu n'en disais rien, mais tu soulignais clairement sa capacité à réagir. Avant d'être un policier, il était un shinobi, et cela se voyait puisqu'il avait su réagir d'une manière prompt et efficace. En soit, tout était normal, ses capacités dépassaient largement celles d'un pauvre malheureux, mais pour un premier jour, c'était plutôt pas mal.

Tandis qu'il restait alerte, il en venait à souligner le danger que pouvait représenter la zone. Toi étais moins encline à faire cela que lui. Cela ne servait à rien, après tout, cela ne devait être qu'un individu isolé dans la zone. Sinon, il ne se serait pas attardé à déplacer lui même tout ses tonneaux, en prenant pareil rixe et en traversant autant de rue.

- Je pense pas que déployer autant d'effectif vaille la peine. Par contre, il doit au moins avoir une autre personne.


Et celle-ci se retrouvait certainement proche que ce que tu pouvais penser puisqu'en retournant brusquement la tête suite à un léger bruit, tu avais entre aperçu une ombre fuyant les lieux. Tu avais deux possibilités la suivre, ou ne rien faire. Et évidemment que tu n'allais pas la lâcher. Mais encore une fois, ce n'était pas tes capacités que tu jugeais, mais celle d'Hisao.

- Hisao. Rattrape le type qui s'est enfuit, je m'occupe du "pêcheur". Je te rejoindrais juste après.


Tu allais clairement lui faire cracher quelques morceaux. Tu avais ce don assez particulier pour terroriser quiconque se mettant sur ta route. Voyant Hisao hocher la tête, celui-ci ne perdit pas de temps avant de se mettre aux trousses de l'inconnu. T'approchant du pauvre gars encore sonné et menotté, tu venais le prendre par les cheveux.

- On va discuter toi et moi.

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Dim 19 Nov 2017 - 1:11
- Compris.

C’est parti. Je laissais derrière moi une Reiko qui me semblait bien plus apte à surveiller le prisonnier – ou s’occuper de lui, c’est selon – que moi. Vu son tempérament, qui sait ce qu’elle lui réservait. Après tout, c’était un trafiquant ‘’inoffensif’’ sur le papier, mais il restait un traître à la solde d’une organisation criminelle. Donc bon. Dans les faits, il n’est pas spécialement défendable. Quoi qu’il en soit, je me propulsais en dehors de l’atelier et prenait appui sur les murs de celui-ci pour effectuer un grand bond en avant. Le but était de rattraper le plus vite possible le petit fuyard, ce qui ne tarda vraiment pas à arriver.

Il apparût en effet dans mon champ de vision. Le petit fumier n’avait pas pu aller bien loin. D’ailleurs, j’étais bien plus rapide que lui, donc à moins d’être un ninja médiocre, il ne devait pas être plus puissant que l’autre. C’est pourquoi je pris la décision d’y aller d’abord tranquillement avec lui, en lui adressant un simple avertissement.

- Arrêtez-vous ou subissez-en les conséquences. C’est mon premier et dernier avertissement.

Il venait de faiblir la cadence, sa tête se tourna en ma direction et ce, pendant trois ou quatre secondes. Dans une course comme celle-ci, c’était énorme. Cela montrait sans aucun doute qu’il réfléchissait sérieusement à l’éventualité de s’arrêter. Je l’aurais souhaité, en tout cas, mais il prit la décision de continuer. Grossière erreur. La distance se réduisait petit à petit, jusqu’à être infime. Une fois au contact, je lui adressais un regard lourd et inquisiteur avant d’élever un bras en l’air.

- Tant pis.

Mon bras droit vint se loger rapidement contre son épaule, ce qui le fit perdre progressivement l’équilibre. Une deuxième frappe vint heurter son torse, l’arrêtant définitivement dans sa course. Il cracha un peu de salive sous la douleur, mais était loin de souffrir le martyr. Pour conclure cette légère altercation, je jetai à nouveau mon poing droit contre lui, directement dans l’estomac, provoquant une chute en arrière du fuyard.

Imposant mon ombre sur lui, je soupirais en prononçant à nouveau la phrase suivante :

- Vous êtes en état d’arrestation.

S’il n’avait pas fui, peut-être aurais-je pu lui épargner la sentence de ma Fukutaicho, mais bon… Je fis un pas dans sa direction pour le remettre sur pied, espérant que le bandit ne fasse rien qu’il pourrait regretter en attendant l'arrivée de la Metaru. En le faisant se relever, je remarquais que le manteau de policier m'obligeait à m'exprimer de manière plus formelle que d'habitude. Je sais pas si je vais longtemps agir comme ça, mais si ça peut faire bonne impression à la population Kumojin...
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Dim 19 Nov 2017 - 2:41
Occupée...

Tu avais de quoi faire avec le type dont tu avais pris la charge. Le pauvre, tandis que tu le fixais d'un regard froid comme tu savais les faire, on pouvait entre les os de tes phalanges s'entrechoquer, et claquer comme pour signifier ce qu'il allait subir dans les quelques minutes qui allaient suivre. Cela ne manqua d'ailleurs pas, le projetant contre le mur, celui-ci s'était à peine remit de ses émotions que tu venais lui en refoutre une couche sur son esprit torturé.

- On va faire simple. Crache moi tes informations sur le réseau auquel tu appartiens.


Rien ? Étonnant, tu pensais pas qu'il en avait dans le pantalon pour résister à ta première injection. Enfin... Bon... Malgré l'odeur oppressante du poisson, une autre odeur tout aussi désagréable t'était parvenue jusqu'à toi. Regardant son froc, celui-ci s'était pissé dessus. Vraiment ? Le rabattant alors au sol, tu venais enfoncer ton poing dans une de ses côtes. Assez pour lui faire comprendre que son petit corps pouvait rapidement être un jeu pour toi. A force de casser des os, tu connaissais ceux qui provoquaient le plus de douleur lorsqu'ils étaient réduit en miette.

- Parle.


Le projetant à l'autre bout de la pièce, c'était limite s'il n'était pas passé à travers du mur. Pour toi, il n'était qu'une poupée chiffon dont tu pouvais tordre tout les aspects. L'attrapant par les cheveux tandis qu'il mangeait de nouveau le sol, tu relevais sa tête. Accroupie tu portais son regard dans le sien.

- Je je vais parler ! Arrêtez s'il vous plait !


Le choppant par le col, tu venais alors le placer brutalement sur une chaise. Ton poing toujours armé, ton regard l'était tout autant. Il n'avait pas intérêt à bluffer, sinon tu le verrais et lui ferais payer au centuple son mensonge. Sa vie valait davantage qu'une petite organisation. C'était ce qu'il devait se dire à cet instant.

- Je ne commerce qu'avec trois de mes complices. Je ne sais rien d'autre, je vous dirais tout ce qu'il y a savoir sur eux. Mais pitié me faite plus mal !


Et voilà qu'il chialait. Malheureusement pour lui, tu n'avais aucune pitié...

Après quelques minutes, se fut au final Hisao qui revint le premier à l'atelier. Tu aurais du le rejoindre initialement mais tu avais tant de chose à faire ici. D'ailleurs si toi tu pouvais constater qu'il avait réussit sa capture, lui de son coté pouvait constater l'état lamentable du pauvre homme. Tu lui avais retourné l'esprit autant que l'estomac et il t'avait tout craché, tout ce qu'il y avait à savoir. C'était un criminel après tout, il ne fallait avoir aucune pitié avec lui.

- Il m'a tout dit. Livrons les à la police et continuons l'investigation. Nous allons déployer une troupe chargée de fouiller les habitats de ces deux types, on sait pas ce qui peut se cacher. Nous, on va se charger des deux types restants.

Après deux petites heures, le temps de faire un rapport rapide, voilà que vous vous retrouviez de nouveau dans les bas fonds, mais cette fois-ci délestée des deux types en question. Tu avais reçu toutes les informations nécessaires du premier et de cela tu allais briefais le nouveau.

- L'un des deux types est un mercenaire. Il sert de bras armé au trafic. Normalement celui-ci n'avait pour but que d'être mineur, nous apprendrons davantage sur la racine de celui-ci en arrêtant le mercenaire. Comprend qu'il possède des capacités, bien plus que les deux autres. Tu vas gérer de nouveau et j'assurerais tes arrières.


Il était toujours en période de teste après tout. C'était à lui de se démerder dans ce foutoir pas possible.

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Dim 19 Nov 2017 - 15:00
Finalement, je suis remonté moi-même à l’atelier afin d’y rejoindre une Reiko qui semblait avoir passé plus de temps que prévu sur le prisonnier. Et force et de constater qu’elle n’avait pas été de main morte avec lui. Le pauvre type avait une gueule pathétique et le sol était jonché de salive, de sang et même de diverses substances dont je n’ai aucune envie de m’attarder dessus. Les coupables paient pour leurs actes, c’est comme ça. Si en étant innocent j’ai subi des choses semblables, alors il n’a eu que ce qu’il a mérité en tant que criminel.

Des ordres précis s’en suivirent et nous quittions aussitôt ce bâtiment puant le poisson. En chemin vers nos quartiers pour y déposer les deux prisonniers, je ne pouvais m’empêcher de regarder du coin de l’œil Reiko. Je l’avais bien sûr vu à la raffinerie Metaru, où j’avais pu remarquer un caractère froid et distant, mais j’avais aussi entendu parler d’elle lors de ma rencontre avec un autre Metaru : Nué. Il m’avait touché deux mots sur son agressivité, et effectivement, y avait clairement de ça. Mais le contexte-ci était bien différent de la réunion familiale dont il m’avait parlée. Et si j’ai pu remarquer qu’elle avait son caractère, je n’ai identifié aucune réelle violence en dehors du ‘’combat’’ de tout à l’heure. Enfin… je verrais bien avec le temps.

Le rapport effectué, nous repartions dans les bas-quartiers où je pus en apprendre un peu plus sur deux autres membres du réseau. Apparemment, un des gars pourrait représenter une menace plus sérieuse que les deux amateurs à qui on avait eu affaire.

- On devrait commencer par retourner à l’endroit où le ‘’pêcheur’’ a déposé le tonneau. On a pas d’autre réelle piste et c’est là qu’on a le plus de chance de voir un inconscient s’étonner de l’absence du tonneau.


A moins qu’elle ait des informations supplémentaires, je ne voyais que cette solution de véritablement viable. Et potentiellement rentable, surtout. On avait en effet pas mal de chance de trouver des indices quelconques là-bas, et pas seulement des individus comme je l’ai laissé entendre à Reiko, mais peut-être des preuves matérielles : armes, papiers, tissus ou que sais-je encore.

Et pour l’heure, tant que Reiko ne contestait pas cette décision, on faisait route pour la ruelle où le faux pêcheur avait été découvert en train de ‘’livrer’’ la marchandise.
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Dim 19 Nov 2017 - 15:22
Silencieuse...

Pour le moment tu ne disais rien. Enfin, cela était plutôt habituel pour toi de ne rien dire. Les phrases trop longues te faisaient mal à la gorge. Tu n'avais pas l'habitude de dialoguer sur une trop grande durée et c'était particulièrement douloureux d'user de ta voix plus que le minimum exigé.

Puis dans tout les cas, s'il devait y avoir une erreur de jugement, cela ne pouvait qu'être celle d'Hisao, puisque c'était lui qui menait l'opération malgré vos différences de grades. Tu te le répétais encore, mais il fallait comprendre que tu n'étais là que comme filet de sécurité. Pour réparer les éventuels pots cassés. Enfin... Jusqu'ici, son raisonnement t'avait paru logique, retourner à la position du tonneau, celui-ci aurait bien du être réceptionné d'une manière ou d'une autre.

Et vu sa lourdeur et sa marchandise sensible qu'il voilait, celui qui devait le récupérer ne devait pas trouver loin. Dans un périmètre assez restreint mine de rien. Bien entendu, la manière la plus rapide de régler ce genre de soucis aurait été de fouiller tout les bâtiments en déployant des moyens et un effectif conséquent. Mais le jeu n'en valait clairement pas la chandelle.

Vous vous retrouvez alors devant l'emplacement tant convoité. Regardant les alentours, tu cherchais vaguement des indices permettant de retracer d'une manière ou d'une autre les autres malotrues.

- Apparemment, ils opéreraient dans un autre atelier, similaire au précédent que nous avons croisé...

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Dim 19 Nov 2017 - 15:50
Le regard tourné vers Reiko, je finis par le rediriger sur la ruelle que nous avions finalement atteinte. Je l’avais bien compris, avec les récents événements, qu’elle cherchait à me coller une étiquette pour cette première patrouille, qui s’apparentait finalement à un examen en condition réelle plutôt qu’à une ‘’mission’’ en binôme. Elle me suivait, elle avait le dernier mot sur les ordres, elle avait interrogé l’autre type, mais finalement, c’est moi qui menait la danse. Ca me stressait pas réellement, mais l’idée que ce soit elle qui me juge pour mon premier véritable job était à la fois intéressant et vital. Intéressant car elle était clairement une autorité qui ne se laissait pas facilement impressionnée, et vital car il valait mieux avoir les faveurs des individus avec un caractère comme le sien.

Enfin, la mission avant tout. Nous étions tous deux en train de passer au peigne fin la ruelle qui était ma foi plutôt nickel pour les bas-quartiers. Peut-être qu’ils ne voulaient pas attirer le regard d’autrui en évitant d’avoir un bordel trop conséquent, mais du coup, ça faisait, au contraire, très suspect. C’est pas quelques cartons qui allaient maquiller la scène.

- Je me suis déjà baladé ici pour une affaire personnelle. Y a un atelier de travail du bois dans le coin, peut-être qu’on devrait s’y rendre ?


Ca faisait sens, après tout. Un atelier pour fournir le contenu, un atelier pour fournir le contenant. Il y avait peut-être même quelque chose lié au métal rouillé et mal foutu qui entourait les tonneaux, mais ça, on pouvait pas en être sûr.

Le Kiseru en bouche – l’air de rien, j’ai pas beaucoup fumé pendant cette mission, ça commençait à me stresser. Je sentais déjà mes cheveux perdre de leur couleur et de leur panache. Mais après quelques bouffées, ça allait déjà beaucoup mieux.

En route vers l’atelier qui était plus une sorte de petite scierie qu’autre chose, je jetais un regard aux alentours pour voir si rien ne semblait suspect. A l’œil nu, pas grand-chose. Du moins, pas grand chose de discret. En revanche, la scierie qui était fermée en début d’après-midi, c’était déjà plus questionnable. Les gens qui bossaient ici ne pouvaient pas se permettre d’arrêter leur boulot en plein milieu de la semaine, et encore moins en plein milieu de la journée.
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Dim 19 Nov 2017 - 16:42
En retrait...

Tu avais hoché la tête en signe d'accord à sa dernière proposition. Après tout, encore une fois, tu n'étais qu'une simple observatrice du spectacle qui se figurait devant tes yeux. Ce que tu avais pu néanmoins constater était son addiction maladive pour le tabac. Tu n'avais jamais fumé de ta vie, tu n'en trouvais aucun intérêt. En réalité, tu te foutais bien de ses mauvais penchants, il pouvait bien faire ce qu'il voulait de sa vie, cela ne te touchait en rien. Néanmoins, tu espérais seulement que cette pseudo addiction n'impacte pas son job dans le futur, sans quoi tu serais obliger de le recadrer.

Arrivant alors face à une pseudo scierie, tu en vins apparemment à la même réflexion que celle d'Hisao. L'activité n'aurait pas du être stoppée de la sorte. Techniquement, c'était le genre d'atelier qui tournait le plus possible. Plus l'atelier fonctionnait, plus la rentabilité était conséquente. Ainsi, il n'y avait aucune raison de te retrouver face à un calme pareil. Une couverture ? Certainement. Plissant les yeux, tu tentais de te figurer les divers dangers.

- Il y a possibilité qu'ils soient au courant de notre dernière arrestation.


Tu n'allais certainement pas lui apprendre son job. Comme tu l'avais déjà dis, il était un soldat, un shinobi avant d'être un policier. Ses années de taule l'avaient certainement rendu aussi alerte que toi. Mais tu préférais néanmoins lui rappeler que la situation pouvait très vite dégénérer, et que tu n'allais peut être pas pouvoir assurer ses erreurs éternellement.

- Je te laisserais affronter le mercenaire.


Ta voix était froide. Il allait devoir y aller sérieusement.

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Dim 19 Nov 2017 - 17:38
- C’est possible, boss. C’est clair.

Alors que nous nous rapprochions de plus en plus de ce qui semblerait être une couverture au reste du trafic sur lequel nous travaillions, elle m’informa que si nous croisions bel et bien le mercenaire, c’était à moi de m’en charger. Très bien, je n’avais aucun problème avec ça, bien au contraire. Si je n’étais pas encore à 100% confiant sur ma façon d’agir et de raisonner en tant que policier, je n’avais pas trop d’hésitation en ce qui concernait la pratique sur le terrain au cas où la situation dégénérerait.

Devant la porte, j’allais m’apprêter à toquer, mais c’était complétement con. S’ils savent pour notre venue, soit ils sont partis, soit ils sont sur le point de le faire, soit ils nous ont tendu une embuscade. Ou en tout cas, le fameux mercenaire dont la Metaru m’a parlé. Et puis, j’avais vu une ombre bougée à travers les planches de bois composant le mur, ce qui signifiait que quelqu’un se cachait bel et bien là-dedans. Donc un main dans la poche, j’élevais ma jambe qui s’orienta presque perpendiculairement au sol puis envoya ma botte de cuir contre la porte, qui explosa littéralement sous la pression de la frappe.

- Aarg, bordel !

Un homme tomba au sol, se secouant dans tous les sens sous la douleur. On a trouvé l’un des trafiquants, mais probablement pas le mercenaire. Je n’étais pas doté d’un quelconque niveau en sensorialité. Cependant, je restais un ninja capable de réagir rapidement, et ça n’a pas tardé à devoir être le cas.

Un son siffla de manière stridente lorsque trois kunais fusèrent vers notre direction. Reiko était un peu plus derrière, elle n’avait à se préoccuper que d’un seul projectile, et encore. De mon côté, je ne perdis pas un seul instant, à peine avait-il eu le temps que mon mollet se contractait avant de me propulser dans sa direction. Mon Kiseru eut à peine le temps de laisser un tracé blanc que j’étais déjà proche de lui. Mon pied s’éleva de la même manière que lorsque j’ai frappé la porte et vint se loger droit dans les côtes du mercenaire, qui valdingua contre un mur de la pièce. Un coup puissant, mais je le voyais déjà se ressaisir – bien que difficilement – afin de se relever.

- On a trouvé notre cible, je suppose.


Il tremblait, mais venait de s'être relever. Je hochais quelques fois la tête. Ils avaient effectivement pris soin d'engager un individu plus costaud qu'eux. Est-ce que ça allait suffire à protéger l'atelier de notre présence ? Non. Et même s'il était beaucoup plus puissant que les autres, ça ne suffirait pas. Il s'était ramassé le coup trop facilement. Mais, qui sait. Restons sur nos gardes. Reiko n'interviendra qu'en dernier recours. Cependant, fallait absolument pas que ça arrive. Je sortais ma main de la poche et était prêt à charger à nouveau.
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Dim 19 Nov 2017 - 19:07
Concentrée...

Tu avais évité aisément le Kunai qui s'était dirigé vers toi. Celui-ci avait tenté de toucher de manière assez imprécise, très certainement lancé dans le feu de l'action. D'autant plus que tu te retrouvais dans une position de retrait, dont il était bien plus aisé d'esquiver des attaques surgissant de nul part. Reculant d'un pas, tu observais Hisao porter son pied dans les côtes du malheureux. Avec une violence suffisante pour l'envoyer valser sur quelques mètres.

Pas mal pour un taulard. Des bons réflexes et une force plus que respectable. Pour le moment c'était un sans foute tandis que tu arquais tes sourcils en voyant le mercenaire se relever. Apparemment, il était plus résistant qu'il en avait l'air, ou alors Hisao avait retenu son coup. Que vous le capturiez vivant ou mort, cela n'avait aucune importance. Le but était juste d'éradiquer la gangrène.

Ne faisant alors rien de plus, tu laissais Hisao aviser pour la suite. Celui se retrouvait encore couronné par sa fumée qui ne le quittait pas d'un pouce. Tu pouvais voir à travers chaque fibre de son corps dévoilée, une grande concentration. Au moins il prenait son rôle au sérieux et semblait avoir la ferme attention de t'empêcher intervenir. Il avait prit la pleine considération des deux combats qu'il allait supporter. Néanmoins ton jugement risquait d'être bien plus meurtrier que ce pauvre mercenaire démunie.

Prenant encore un certain recul, tu contemplais ce qui s'en suivit. Aucun doute quant à la réussite d'Hisao, dès les premiers instant de l'affrontement il avait montré qu'il était un cran au dessus de son adversaire. Ne pas se faire avoir par une attaque surprise était synonyme de supériorité écrasante.

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Dim 19 Nov 2017 - 20:03
Bon… C’était l’heure de mon examen, donc je pense que je pouvais sans risque aller un cran au-dessus. Ce coup de pied suivant ma charge faisait partie de mes ouvertures lors de combat contre des adversaires plus faibles. Ma vitesse prenant le pas sur leurs yeux, et mon coup leur faisant recracher le semblant de courage qu’il avait accumulé avant de recevoir leur correction.

Dans ce cas-là, j’étais incontestablement dans cette configuration. Il ne fallait bien sûr jamais sous-estimer un adversaire, mais il était presque incapable de se relever. Il était bel et bien debout, mais ses genoux tremblotaient. Cet adversaire n’en était pas réellement un. Et si c’était un shinobi, il ne valait même pas nos ninjas à l’académie. Son seul atout serait d’être un adulte. Ca s’arrêtait-là.

Sans attendre lui laisser un temps de répit, je m’élançais et lui fis quitter le sol quelques secondes en enfonçant mon poing dans son estomac, effectuant au passage un coup semblable à un uppercut. Mais ce n’était que le début d’un combo. J’adoptais un style proche du goken et écrasait mon autre poing dans un mouvement circulaire, le faisant s’écraser au sol. Ou presque. En effet, ma poigne avait agrippé ses vêtements, me permettant de le soulever et de lui décrocher un coup de genou à nouveau dans l’estomac. Je me décalais légèrement pour ne pas subir ses crachats dans le visage et concluais la ridicule joute en lui heurtant brutalement le dos, causant sa défaite immédiate.

- Si c’était bel et bien lui le mercenaire, c’était vraiment un tout petit réseau.
dis-je en reprenant mon Kiseru, que j’avais fermement mordu pour ne pas le perdre du combat.

Pitoyablement allongé au sol, je le soulevais alors que l’autre se tordait toujours de douleur au sol. Il avait essayé de ramper en dehors de la scierie mais au rythme auquel il avançait, il ne pouvait pas espérer aller bien loin.

Plaçant le mercenaire sur l’épaule, je regardais Reiko s’approcher du dernier pour le récupérer.

- On les ramène ou tu veux fouiller la pièce avant ?

En lui demandant ça, je profitais pour jeter quelques regards aux alentours. Mais sans fouille détaillée, c’était incontestablement une scierie où quelques planches avaient été raffinées.
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Dim 19 Nov 2017 - 20:19
Pensive...

Au final, cela avait été un spectacle plutôt propre que t'avait proposé Hisao. Aucune bavure, aucune maladresse, il était allé droit au but bien qu'agissant parfois avec un peu de superflu. Enfin bon... Il n'avait certainement pas ton expérience de chirurgienne, et malgré ça, il avait fait son job comme tu lui avais demandé. Toi qui n'avait été là que pour le tester n'avait clairement pas été déçu, bien que ton visage ne s'était pas décrispé d'un pouce.

Prenant alors l'autre homme sur tes épaules, tu le portais avec une aisance remarquable. Le mec faisait presque deux fois ton poids mais cela ne te faisait rien de plus. Tandis qu'Hisao t'adressait la parole, tu laissais balayer ton regard dans les moindres recoins. En soit, il s'agissait juste d'une planque pour agir derrière la surveillance de la police. Dommage que la malchance les avait frappé, leur plan de manières générales avait été plutôt bien amené.

- Je pense pas que s'attarder ici nous apportera quoi que ce soit. Nous allons plutôt interroger ces deux là.


Au final, cette routine s'était transformée en véritable descente pour mettre un mal un pseudo trafic. Si le trafic était mineur, nul doute qu'il commerçait avec d'autres. C'était toujours comme ça de toute manière. Le principe était qu'il n'y avait qu'une racine dont découlait de multiple branche. Et de ces branches découlaient encore une fioriture d'autre branche. Tout ça afin d'éviter les fuites d'informations, d'éviter le surplus de risque.

C'était bien pensé, et bien souvent, même si vous arriviez à briser ce genre de type, cela ne vous permettait pas d'en apprendre plus. Chacun possédait les informations qu'ils se devaient de posséder rien de plus. C'était toujours une véritable plaie d'arriver à mettre des informations sur tout ça.

Finalement, tu allais te retrouver encore au bâtiment de la police pendant un long moment. Le temps d'imprégner tout ça sur un rapport et de passer à la seconde vague.

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Dim 19 Nov 2017 - 21:32
Une affaire rondement menée, dans ce cas. Du moins, pour la partie pratique et sur le terrain. J’ignorais précisément ce que j’allais devoir faire au niveau administratif concernant cette patrouille, mais je me doutais bien que je n’allais pas simplement retourner au poste et glander sur une chaise. Reiko doit avoir quelque chose en tête, et quelque chose de bien précis. J’étais loin de la connaître, mais je pouvais être sûr qu’elle n’allait pas lâcher l’affaire avant que le travail soit parfaitement effectué.

C’était un petit trafic, certes, mais il valait mieux l’avoir derrière les barreaux qu’en dehors. On ne s’est pas fait chier à endiguer un massif trafic d’arme au sein même de la raffinerie pour voir émerger de nouvelles organisations.

- Très bien, dans ce cas, on ramène ces deux-là.


Ce n’était pas des ninjas ou des gens particulièrement puissants, mais ça faisait toujours plaisir de ramener des petits malins qui se pensent au-dessus du système. Enfin pour ceux-là, c’était pire, vu qu’ils étaient aveuglés par les rumeurs – car ils en savaient rien de plus que ce que les rumeurs disaient – d’un pauvre révolutionnaire.

Comme à son habitude, il ne fallait pas compter sur Reiko pour décrocher un mot, peu importe la longueur du voyage. J’aimais le silence mais c’est vrai qu’avec elle, c’était différent. Ce n’était clairement pas le genre de personne qui cherchait quelque chose à dire lors d’un silence. Non, elle, c’est plutôt le contraire. Elle chercherait un moyen pour ne PAS parler.

Enfin. Ca me faisait presque ricaner de constater un tel caractère. Au moins, elle avait pu me voir sous un bon jour, c’était déjà ça de pris.

- Tu comptes entamer les interrogatoires aussitôt qu’on les ramènera ? Ou on établit le rapport en premier lieu.

Et je ne le disais pas, mais bien sûr il y avait de multiples paperasses dont elle était responsable en tant que Fukutaisho. Ce n’était pas une grosse affaire donc ce n’était pas comme si elle allait rester cloîtrer pendant des semaines dans une pièce à peine lumineuse et ensevelie sous les dossiers.

Le chemin jusqu’au poste fut finalement court. Le silence était loin de me déranger. Et comme je l’avais déjà constater à maintes reprises : le silence ne dérangeait pas Reiko non plus.
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Mar 21 Nov 2017 - 16:48
Silencieuse...

Tu rentrais finalement au poste, où tu déposais le criminel comme un colis à la poste. Ils allaient certainement pourrir dans ces geôles temporaires pendant quelques jours voir semaine, le tant de clarifier leurs situations. Après, cela allait soit l’exécution soit l'enfermement à vie. Bien que la deuxième option était peu envisageable. Quand on était un traître à la nation et aussi insignifiant qu'eux, il ne fallait pas espérer grand chose quant à la valeur de sa vie. Pensive, tu fus interrompu par Hisao qui t'avait suivit durant le trajet. Celui-ci malgré sa toute nouvelle carrière semblait être au fait de toute l'administration qui se cachait derrière le travail de terrain. Le jugeant rapidement, tu en vins à lui communiquer ses prochains ordres.

- Je veux ton rapport pour dans quelques heures. Oublie le moins de chose, soit précis.


Cela allait être son tout premier, tu n'attendais pas grand chose de sa part. Au mieux un chiffon retranscrit de manière hasardeuse les faits et comment ils s'étaient déroulés. Tu avais besoin de ce genre de chose, pour que les plus hauts puissent avoir une trace du travail accomplit. Tu n'aimais pas franchement te perdre dans cette paperasse infinie, depuis que Daisuke t'avait embauché, il t'avait presque délégué toute l'administration. Soit... Cela ne te faisait pas peur, mais tu ne pouvais t'empêcher de penser que cela était une incroyable perte de temps.

- Nous les interrogerons probablement dans le semaine. On va les laisser mijoter en attendant.


A chaud, il n'allait surement pas cracher d'autres informations que vous ne saviez pas déjà. Leurs laisser le temps de réfléchir, c'était aussi une manière de les torturer mentalement face à ce qui les attendaient. Ils semblaient néanmoins tous convaincus dans cette cause futile, probablement que l'un d'entre eux allait se dégonfler et se rendre compte de son erreur de jugement. Celui-ci allait peut être vivre et tenter de se repentir, les autres, tu n'espérais rien d'eux. La morgue était tout ce à quoi ils pouvaient prétendre.

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Mar 21 Nov 2017 - 20:47
Le rapport n’allait pas être quelque chose sur lequel j’allais réellement m’amuser. Certaines tâches étaient toujours plus ennuyeuses que d’autres. Pour mon cas, la rédaction d’un rapport devait facilement figurer parmi ces choses que je préférerais éviter. Cela dit, ça n’allait pas m’empêcher de faire du bon boulot. D’autant plus qu’il s’agissait-là de mon premier rapport sur ma première patrouille. Avec la Fukutaisho en plus de ça.

- Compris, je te l’apporterai quand j’aurai terminé.


J’allais m’appliquer et dès maintenant. Aussitôt m’avait-elle informé de la procédure à suivre concernant les nouveaux prisonniers que je la saluais avant de m’éclipser. Sincèrement, je pense pas que tourner autour du pot soit une bonne idée avec elle. J’ai mon travail et je vais le faire. C’est pas comme si elle avait autre chose à ajouter, de toute manière.

Redirigeant mon regard sur une feuille après avoir vu Reiko également s’éclipser de son côté, j’empoignais une plume et débutais mon travail. ‘’Quelques heures’’ étaient finalement plus que nécessaire étant donné que peu de détails étaient encore connus. J’avais fait mention de la patrouille, de nos observations, des prisonniers, de leur affiliation et de leur trafic.

L’écriture était loin de m’être étrangère malgré sa relative absence durant l’essentiel de ma vie. Mais je suppose qu’il y a des choses qu’on maîtrise naturellement plus que d’autres. Je n’étais pas bon dans le sens littéral du terme, mais les renseignements qu’elle voulait, je pense qu’elle les aura sans trop de problème. J’étais pas comme beaucoup à m’emmerder sur un sujet. Je balance une phrase concise mais précise.

Finalement, après trois heures de rédaction où j’avais profité pour sortir fumer de temps à autres, je finis par me rendre dans les bureaux de Reiko. Quelques tapes résonnèrent à travers la cloison et je me permis d’entrer après son invitation.

- Voilà. Je pense que l’essentiel est là. Besoin d’autre chose ?


Le rapport d’Hisao était affreusement simple dans sa structure. Chaque chose était structurée et chaque chose décrite l’était en un minimum de mot. L’Akahoshi ne cherchait pas à former de belles phrases ni à rajouter des détails superflus. Peut-être était-ce insuffisant ou incomplet pour Reiko, mais au moins, on pouvait reconnaître qu’à la première lecture, on ne remarquait pas de détail absent.

Je sais que je devais encore faire quelques progrès dans ce genre de tâche, mais bon. C'est vraiment pas un domaine avec lequel je suis habitué.



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Une patrouille au visage inattendu [Ft. Metaru Reiko]

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