Derniers sujets
» Entrainement à l'épée n°1 - Shiori
Aujourd'hui à 23:25 par Watanabe Shiori

» Le blondinet s'ennui !
Aujourd'hui à 23:21 par Aami Shôran

» Encore ... ? [Pv Shuu]
Aujourd'hui à 23:20 par Metaru Reiko

» Deux épreuves pour le prix d'une (ft. Y. Kagero & N. Sayo)
Aujourd'hui à 23:14 par Aburame Shizen

» [Equipe #4] Première rencontre matinale
Aujourd'hui à 23:06 par Kanashīdesu Inja

» Impact [Sayo N.]
Aujourd'hui à 22:35 par Nara Sayo

» La chieuse en tenue d'infirmière... [Ft.Sayo]
Aujourd'hui à 22:30 par Nara Sayo

» C'cadeau Senseï | Shojito
Aujourd'hui à 22:18 par Nara Sayo

» Pile ou face ? | Frero
Aujourd'hui à 22:03 par Nara Sayo

Partagez | 

Affaires communes [tsukiyomi]


Dim 29 Oct 2017 - 22:21

Mizu no Kuni, ce pays si longtemps quitté pour finalement revenir après bien des années. Plus de seize ans. Des cuvées qui s'étaient évacuées, encore et encore, sans que rien ne laisse sa trace, pas même cette nymphe aux cheveux immaculés. Partie aussi vite qu'elle était arrivée, elle n'a pourtant jamais oublié cette île sur laquelle elle avait connu des moments très difficiles et si merveilleux à la fois. Rima avançait, observait, elle parcourait les rues de la cité militaire de la brume et demeurait impressionée. Yamamoto, cadet adoré de la grande femme, ne lui avait pas menti. Kiri était sublime, vivante, un village plein de mystères et démontrant tant de possibilités.

A son arrivée, quelques jours auparavant, la Meikyû avait eu la grande surprise d'être débusquée par sa cousine, Hoshiyo. Cette dernière, fidèle à elle-même n'avait pas manqué un instant pour tout bavarder à son aînée. Si la jeune femme n'avait pas signifié la présence du jeune Yusuke, elle n'avait certainement pas omis celle d'un fantôme du passé. Le genre omniprésent dans l'esprit et dans les rêves. Celui qui ne s'échappe plus une fois entré. Kaguya Hanzô, devenu le Torrent. Un sentiment était bien actif au coeur même de son estomac, celui d'une angoisse évidente mais aussi une ébullition.

Les pas de la belle femme s'enchaînait d'une allure peu soutenue. Elle était calme, semblait sereine, une habitude qui lui collait à la peau. La direction qu'elle empruntait, ele l'avait demandé à un marchand qui l'avait gentiment guidée mais aussi mise en garde. Là où elle allait était un lieu connu au coeur du village, et ces individus qui le fréquentaient n'étaient pas des plus ouverts. Mais rien ne l'aurait retenue plus encore, et elle espérait y trouver ce qu'elle recherchait. Dans la demeure Kaguya, peut-être un adulte qui n'avait jamais vécu auprès de ses pairs.

D'une grande inspiration, elle pris un chemin perpendiculaire, parsemé deçà delà de verdure rempante sur les murs. Mais alors qu'elle arrivait à une ou deux minutes, tout au plus, de sa destination, Rima s'arrêta subitement. Ses azurés glissèrent de bas en haut, détaillant la silhouette dessinée d'une femme et sa cascade d'une nuit sans étoile. Elle était de dos, immobile en plein milieu de cette rue, alors inquiète, l'immaculée s'approcha un peu plus rapidement. « Excusez-moi, tout va bien ? » Elle dépassa l'inconnue pour se dévoiler et chercha ses yeux du regard. C'était une pâle jeune femme, qui ne devait pas être très âgée, et dont le teint blâfard faisait contraste avec celui de Rima. Elles étaient pour ainsi dire de parfaites opposées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1587-meikyu-rima-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u341

Lun 30 Oct 2017 - 13:15
Le temps était une notion abstraite, depuis le soir funeste ou Tsukiyomi avait dû faire face à ses contradiction. Combien de jours étaient passés, deux, trois ? Une dizaine ? Elle n’en savait trop rien. C’est à l'hôpital qu’elle vivait depuis cette nuit là, ne pouvant se résoudre à retourner au domaine Kaguya. Chaque jour qui passait était une confirmation de plus de son état, et que les nausées n'étaient pas dues au stress ou à la tristesse. Il n’y avait aucun doute, et elle devait éviter à tout prix d'être percée à jour par les siens. C’est pour cette raison, entre autres, qu’elle restait à l'Hôpital, profitant d’une couche de temps en temps pour se reposer, et de tous les services qu’il proposait. Personne ne remarquait rien, car une fois réveillée, elle travaillait. Certains louaient même son sens du dévouement pour les malades, une aubaine en temps de crise. Dans les moments de flottement, où elle se sentait vide et pleine de désespoir elle regardait les herbes médicinales, les onguents, et songeait aux solutions qu’elle pourrait envisager. Pourquoi se sentait-elle obligée de garder ce fardeau ? Elle avait assez de connaissances en la matière pour s’en débarrasser, ou au moins essayer. Les solutions étaient multiples. Pourtant, elle ne parvenait pas à s’y résoudre. Peut-être était-ce son attachement à ce souvenir de son meilleur ami, ou quelque chose de plus inconscient, peut-être même qu’elle n’avait pas la force de passer a l’acte. A chaque fois que la Kaguya avait essayé de le faire, elle avait renoncé au moment clé. Tout lui faisait peur.

Après quelques jours, il fallait bien qu’elle retourne chez elle, qu’elle saute le pas. Peut-être qu’elle ne risquait rien, après tout ? Ca ne serait pas visible avant un certain temps. Elle avait parfois des nausées, mais elle les mettait sur le compte de la tristesse plus que de son état qui était vraiment tout récent. Il suffisait de prendre sur soi. Alors ce jour la, Tsukiyomi prit la direction du Domaine Kaguya. Si elle avait exigé de Hanzo qu’il garde le secret sur sa condition, ce n'était pas pour se conduire de façon suspecte et vendre la mèche d’elle même.

Le chemin était court, et habituel, et pourtant elle semblait le redecouvrir. Comme si elle s’y rendait pour la première fois, alors qu’elle avait bâti ce Domaine. Chaque plante, chaque bâtiment, elle les redécouvrait. La Lunaire arrivait presque à destination lorsqu’elle se figea en plein milieu de la route. Assaillie de doute, elle se sentait nauséeuse, le regard perdu. Ce n'était ni l’endroit ni le moment ! Elle ferma les yeux un instant. Se ressaisir, absolument. Inspirer, expirer, ne rouvrir les yeux que lorsque ce serait passé. Mais bien vite, une voix la sortit de sa méditation. Que pouvait-elle espérer d’autre alors qu’elle était plantée là, au beau milieu du chemin, immobile ? Tsukiyomi ouvrit les yeux sur une femme, vraiment belle, l'opposé d’elle même en tous points d’ailleurs. La sollicitude dont elle faisait preuve se lisait dans ses traits et son regard mit instantanément la Kaguya en confiance. Cependant, elle avait appris récemment qu’il ne fallait pas céder inconsidérément à ses instincts, c’est pourquoi elle se garda bien de repondre de maniere exhaustive.

“ Pardon, excusez-moi. Je suis juste un peu patraque, c’est t…” Commença-t-elle avant d'être interrompue par un retour de nausée. La jeune femme porta brusquement sa main a sa bouche avant de partir brusquement se cacher derrière l’un des arbres qui longeaient le chemin. A son grand étonnement, elle se calma rapidement et n’eut à déplorer aucun vomissement. Mais elle dut bien prendre de grandes inspirations pour se calmer. Elle avait encore sans doute fait grande impression à la parfaite inconnue qui s'inquiétait pour elle.

“ Désolée pour ça, je ne suis pas si impolie d’habitude.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1156-presentation-de-tsukiyomi

Ven 3 Nov 2017 - 0:01

Rima était une femme qui se souvenait. En effet, sa mémoire lui faisait que peu défaut. Elle se rappelait chacun des jeux qu'elle avait partagé avec son cadet, jusqu'à cette fois où elle avait tourné le dos à son aimé dans un unique but : Lui donner toutes ses chances. Mais par dessus tout elle songeait par moment, et dans les moindres détails, de tous ces instants qui justifiaient la grandeur et la poussée de ce petit être qui était devenu si grand après seize années. Son fils. Et elle savait que jamais elle ne pourrait oublier quelconque moment passé avec ce dernier, pour rien au monde. D'ailleurs, les plus insignifiants étaient les plus précieux. Ces petites habitudes, les manies, les promesses d'un petit garçon qui criait qu'il protégerait sa mère. Tous étaient si importants pour la nymphe qu'elle en oublia le sacrifice qu'elle avait dû faire. Celui qui l'avait aujourd'hui menée jusqu'ici.

Visiblement cette femme n'allait pas bien. Le regard perdu dans l'inconnu, elle semblait perturbée. Rima n'était pas dupe, et lorsqu'elle s'éclipsa bien trop rapidement derrière la verdure arrangée en de grands arbres disposés côte à côte, elle resta un moment sceptique. Ce n'était pas habituel comme réaction. Bien trop atteinte par sa curiosité et un altruisme qui frôlait l'absurde, l'oiseau s'approcha de la jeune louve apeurée qui s'était réfugiée pour ne pas être découverte. Les azurés de la grande Meikyû se faufilèrent en contournant le tronc d'écorce et observait cette jeune femme à peine tirée de sa torpeur. « Peu importe, je crois que vous avez besoin d'aide ? Je peux vous conduire à l'hôpital si vous le voulez. Il faudra me guider mais je suis plutôt bonne écoute. » En effet, si beaucoup de choses échappaient à cette kazejin d'origine, elle n'était pas contre ce détour, l'ébène semblait en avoir besoin.

« Enfin je comprendrais parfaitement que vous ne vouliez accepter la main d'une étrangère. » Et elle se savait que trop juste dans ses mots. La trentenaire présenta dans le même temps les paumes de chacune de ses dextres avec un sourire légèrement forcé pour la rassurer mais qui témoignait plus de son inquiétude. Ici ce n'était pas la kunoïchi mais bien la femme qui agissait. Elle fixa son antipode tandis qu'elle attendait un semblant de réponse. Plus elle la regardait et plus elle trouvait quelque chose de terriblement familier qui lui remémorait quelque chose. Cependant impossible de mettre le doigt dessus. Le peu d'angoisse qui assiégeait le fin visage de la brune poussa alors Rima à reprendre aussitôt un aveu. « Je m'appelle Rima. Au moins maintenant je ne suis plus totalement une inconnue croisée dans la rue. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1587-meikyu-rima-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u341

Ven 3 Nov 2017 - 12:41
L’altruisme de l’inconnue était étrange, aux yeux de la Kaguya, mais dans d’autres circonstances elle aurait probablement agi de la même façon. Contre toute attentes, elle appréciait ce geste de bonté et d’empathie de la part de cette femme qu’elle n’avait jamais vue. Le visage de la Kaguya s’adoucit, tandis que la nausée passait un peu, laissant tout du moins une sensation de malaise toujours présente.

“ Oh c’est inutile, je viens de l'hôpital - j’y travaille en réalité - c’est quelque chose dont on peut difficilement se débarrasser.” L’usage de ce mot dans sa propre bouche la fit tiquer. Ce n'était pas exactement une tournure des plus souhaitable compte tenu du sujet, mais elle chassa bien vite cette idée de son esprit, avant de poser ses iris ambres une nouvelle fois sur l’inconnue en prenant ses mains pour se redresser. Elle n’avait pas exactement besoin de support physique, mais elle se félicita de l’avoir fait. Ce contact l’apaisa étrangement, comme s’il transmettait toute cette sympathie qu’elle semblait dégager et dont Tsukiyomi avait cruellement besoin en ces temps de trouble. Tous ses soucis n'étaient évidemment pas disparus, mais cette rencontre fortuite avec une inconnue au doux regard était quelque chose dont elle avait oublié les bienfaits. Les quelques sourires du quotidien qui pansent les blessures.

“ Je vous remercie, Rima, pour votre sympathie. Je m’appelle Tsukiyomi.” Répondit-elle en s’inclinant légèrement. L'écoeurement était encore assez présent pour qu’elle prenne des précautions dans ses mouvements. De toute évidence, elle avait surestimé son était et n'était peut-être pas si prete a retourner au domaine, avec tous les risques de confrontation que l’on pouvait envisager. “ Je crois que j’ai juste besoin de respirer un peu pour faire passer la nausée. Enfin, j’imagine.” Piètre soignante que cette jeune femme qui n'était pas capable de gérer son propre etat. Mais elle n'était jamais chargée de s’occuper des grossesses à l'hôpital, ses connaissances sur la questions étaient limitées à ce que son clan ne lui avait jamais appris. Grandir sans mère, c’est aussi avoir ce genre de lacunes. Les petits remèdes face aux inconvénients du genre sont l’apanage de ceux qui sont éduqués par leur famille.

“ Je ne vous ai jamais vue dans le coin … Vous êtes Kirijin ? ” Tsukiyomi était légitimement curieuse, si elle n'était pas connue de tous, loin de la, elle avait néanmoins une excellente mémoire des visages et aurait retenu celui de Rima. L’aura qu’elle dégageait était assez marquante en cet instant pour qu’elle en soit persuadée. Ou bien peut-être que tout cela n'était que contextuel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1156-presentation-de-tsukiyomi

Affaires communes [tsukiyomi]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume
Sauter vers: