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Burned to the ashes [PV Rima Meikyû]


Lun 30 Oct 2017 - 3:19
Burned to the ashes
Malgré la brume, l'astre céleste tentait de creuser son chemin à travers les volutes blanchâtres. La journée battait son plein et la populace également. Je pouvais entendre les jérémiades en tout genre de divers marchands ventant sans vergogne la qualité de leurs médiocres marchandises. Vociférant à plein poumon tel des cerfs bramant. Une pénibilité qui me faisait crisser des dents alors que je me concentrais sur mon bureau à rassembler mes derniers tracts. Certes ce n'était pas forcément une somme exorbitante, mais accumulé, mon petit pécule partait lentement en fumée. Je me devais pourtant de mettre tout en oeuvre pour trouver la moindre information, le moindre indices. Agacée par le bruit je venais finalement claquer ma fenêtre sans ménagement. Laissant ma main appuyée quelques instants sur cette dernière, je fixais la rue passante malgré moi. Comme pour me donner une autre image que ces feuilles volantes avec le visage de ma progéniture. Me retournant alors pour retourner à mon bureau, je ne pouvais que constater mon laisser aller. Mon appartement n'avait pas beaucoup eu la chance de subir mes attentions en terme de rangement et autres facéties de savoir vivre. Deux bouteilles de saké vide, plusieurs paquets de cigarettes molestés et laissés à l'abandon sur le coin du meuble. Un cendrier débordant et une odeur peu ragoûtante de tabac froid dans toute la pièce. Triste mine que je m'infligeais en croisant le reflet d'une femme les cheveux en bataille, les traits tirés et une lueur de haine et de désespoir dans le regard.

- Depuis combien de temps tu n'as pas dormi plus de trois malheureuses heures en une nuit Ayame ? Hein ? Tssssss..... Disais-je, dans un monologue à mon reflet sans espoir de réponse en retour.

Je faisais peine à voir alors que je tentais de lapé les quelques goûtes du liquide exutoire dans une bouteille qui sonnait aussi creuse que mon avenir. La laissant choir à un endroit sans aucune attention. Je me faisais violence pour qu'une douche me fasse reprendre mes esprits. Si je devais encore sortir dans la rue, autant ne pas ressembler à une jeune ivrogne. Pourtant je savais qu'avec ma légère ébriété, mes nerfs étaient à fleur de peau, encore plus que depuis ces quelques semaines. Qu'importe pourtant, je devais pourtant m'atteler à cette tâche devenue mon fardeau. Je me plongeais dans ce qu'il y a pas si longtemps me vrillait les tympans. Expirant de nombreuses fois pour trouver un self-contrôle, je questionnais, interloquais, présentant la photo de Nozomi ou encore de mon ex compagnon. Certaine personne que j'avais déjà côtoyées se souvenaient sans peine, sans pour autant savoir à quel moment ils ont quitté le village. C'était désespérant et incompréhensible, comment avait-il pu disparaître ainsi sans attirer l'attention de personne ? Je serrais mon poing dans un léger crissement de chair. Résolue à poursuivre mes recherches, je finissais par tomber sur un homme plus ivre encore que moi. Son esprit noyé dans la bouteille qu'il tenait miraculeusement entre deux doigts fébriles. M'interpellant dans une ruelle adjacente qui était bien moins empruntée. À la lisière de celle-ci, il me faisait signe d'approcher, au début je ne prêtais pas vraiment d'attention avant que son insistance me fasse changer d'avis. Me dirigeant donc vers ce dernier, l'air suspicieuse je m'arrêtais à sa hauteur avant de croiser les bras sur ma poitrine.

- Parle, que me veux-tu ? Disais-je alors d'un ton froid

- Je t'ai ... entendu tout à l'heure, YUP tu cherches ... ta fil...fille non ? Me retoquait-il avec une haleine aussi agréable qu'un cadavre au soleil.

- C'est le cas, si tu sais quelque chose parle.

- Va voir ... du côté du cimetière ... ! Lança-t-il en se gaussant froidement.

Pourquoi ? Pourquoi une telle parole ? Car il est ivre et voulait se donner en spectacle ? Sans doute, en temps normal je l'aurais sûrement rabroué et passé mon chemin. Pourtant, ici je sentais quelque chose bouillir en moi, un trop plein de frustration et de colère. Je n'ai jamais été une tendre, pourtant la violence n'a jamais été un moteur dans mon existence. Ici, trahissant cette ligne de conduite, mon poing se serrait avant de venir s'écraser dans son visage. Propulsant le pauvre bougre titubant dans le mur. Le visage ensanglanté, il ne comprenait sans doute même pas ce qu'il se passait. Une légère douleur venait s'emparer de ma main égratignée. Pourtant, mon regard le transperçait de part en part alors qu'il se tortillait de douleur au sol tel le ver qu'il était. La plaie béante laissée par l'absence de la chair de ma chair. Je suis peut-être jeune, mais je reste une mère et une mère blessée peut être pire qu'un démon. Cette pulsion me guidait, j'étais spectatrice d'une génitrice ayant perdu tout contrôle de la situation. Alors que la main de cette femme que je ne reconnaissais pas glissait dans le bas de son dos pour saisir la poignée de son wakizashi. J'étais impuissante, faible et résignée. Dépérissant d'une perte irréparable que je ne trouvais pas le courage de la simple espérance. Allais-je commettre l'irréparable ?


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Sam 4 Nov 2017 - 1:37

L'air était très frais en cette nouvelle journée, en tout cas bien moins réchauffant que celui qui brûlait le désert du pays du vent. Pays natal. Pourtant aucun manque ne semblait emplir ce cœur. Il était pur. Il était aussi immaculé que la chevelure de la femme qui le portait. Malgré cette prétention, il n'était pas le plus désintéressé, le plus altruiste. En rejoignant son pays de cœur, celui de l'eau, elle avait dans l'espoir d'y vivre paisiblement avec sa famille. Toute sa famille la plus proche. Et en l’occurrence en cet instant où elle était assise au sein d'une échoppe qui faisait office de petit restaurant, elle ne songeait qu'à tous les retrouver pour se bâtir un chez-eux.

Pourtant devant ce bol vidé et cette petite tasse de thé vert, Rima était pensive, entièrement tractée vers autre chose. Si en effet ses ambitions demeuraient à Kiri dès à présents, ses pairs étaient toujours à Kaze no Kuni. Ce n'était pas une moindre information car avec eux se trouvait son héritage, et elle aurait tant voulu emmener toutes les matriarches Meikyû avec elle dans ce bateau. Le devoir avant tout. Comment l'oublier ? Après tout c'était pour cette même raison que Manako avait envoyé le fils régler ses comptes à Kiri, car elle savait, à défaut de l'avoir avoué au rejeton. Brave grande Manako. La même probité qui avait encouragé la nymphe à faire le voyage à son tour, et finalement ne même pas savoir si le jeune Yusuke avait réussi. Mais si cette petite pensée pour le clan qui foulait le sol de sable travaillait la femme, il était évident pour elle qu'elle ressentait cette petite flamme qui lui disait d'y retourner, et de tous aller les chercher.

Rima chassa l'idée noire de son esprit d'une dernière gorgée de ce breuvage apaisant, et elle laissa la récolte monétaire de l'auberge, pourboire compris, et sortit aussitôt après avoir remercié l'hospitalité offerte à une étrangère. Ce fut en parcourant d'un revers du regard la rue de droite à gauche qu'elle remarqua une jeune fille. Elle semblait plutôt agitée, perturbée, et acharnée. Une silhouette aussi banale que celle de la Kazejin d'origine, cette dernière secoua la tête pour se sortir de cette scène et prit son chemin malgré que la direction apparut similaire à celle de cette inconnue qui sillonnait cette avenue.

Finalement la trentenaire s'arrêta subitement, voyant plus loin la présence de cette même jeune qui faisait exactement la même chose que quelques minutes plus tôt. Elle questionnait les passants, les marchands, les natifs, les voyageurs. Encore et encore, sans aucune relâche. Mais lorsqu'elle détourna sa route pour une plus sombre et isolée, l'immaculée se posa une petite question. Devait-elle cette fois jouer les curieuse ? C'était un exercice dans lequel elle excellait, mais qu'elle tentait de travailler. Son plus gros péché. Alors d'un léger soupir de désespoir, car en vérité son raisonnement était similaire à bien d'autre qu'elle avait pu avoir, elle prit sa décision. Rima reprit sa marche, mais cette fois détournant à son tour sa voie vers l'obscurité de cette ruelle cachée.

Mais lorsqu'elle arriva ce n'était pas une enfant pressée qu'elle témoigna de ses lapis-lazuli. Ils s'écarquillèrent immédiatement lorsqu'ils virent ce poing rempli d'agressivité s'écraser sur le museau de la victime. Un homme. Il semblait bien sinistre, et probablement avec un nez cassé, après cet assaut. Sans même réfléchir à une quelconque conséquence, Rima tendit sa main, et de ses pas propulsés, elle attrapa le poignet dont la dextre était prête à une nouvelle menace. Elle était loin d'une héroïne, mais elle demeurait une kunoïchi, et si elle devait faire part entière de ce village, elle devait commencer par protéger ses nouveaux confrères. « Je ne suis pas sûre que ce soit vraiment ce que tu souhaite, jeune fille. » La voix sévère, la voix d'une femme d'expérience. Impassible. Imperturbable. Franche. Froide et pourtant ce brin de douceur qui signifiait qu'elle ne lui voudrait pas de mal. Bien au contraire. « Tu vas lâcher cette arme, s'il te plait. Et on va s'écarter, quitter cette rue. »
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Jeu 9 Nov 2017 - 1:52
Burned to the ashes
J'étais prête à frapper cet homme qui avait lancé une pique totalement déplacé sur mon enfant. Je baigne dans la violence depuis longtemps, en silence. Victime de ma faiblesse et sans doute de ma naïveté de penser que tout cela allait changer. Coups après coups cet espoir s'envolait telle la dernière feuille d'automne, allant s'éteindre sur un sol froid. Chaque douleur que j'endurai, je le faisais avec le sourire. La lèvre entamée et sanguinolente, les hématomes sur mon visage, jamais ma Nozomi ne m'avait vu verser une larme. Faignant que tout allait pour le mieux, bien qu'elle ne comprenait sans doute pas encore grand chose. Dans un sens, je partage la faute de cet imbécile, je n'ai pas répliqué assez tôt. J'ai donné l'image d'une femme soumise et faible pendant ces années de servitude. Suis-je réellement cela ? À mes propres yeux ?

Je sentais encore mon poing vibrer alors que l'ivrogne était au sol. Le visage crispé, la main fermement maintenait mon sabre. Seule l'hésitation me retenait de laisser cette violence canalisée en moi depuis toutes ces années, exploser. Prendre des vies n'étaient pas une première, je reste une Kunoichi et cela ne m'effrayait que bien peu. En revanche, ôter celle d'un pauvre bougre simplement car il a eu le malheur d'être ivre ? Est-ce plus honorable ? Clairement non, pourtant, j'ai envie qu'il souffre pour ce qu'il a osé dire. Ce contraste saisissant me poignardait les entrailles. Tiraillée entre ma conscience et mes pulsions, je posais la plante de ma botte sur le torse de la prétendue victime. Appuyant avec vigueur tout en gardant cette main vengeresse sur l'instrument de mort. Pourtant, je pouvais sentir quelque chose me retenir avec une certaine fermeté.

C'était au-delà du simple état d'esprit cette fois. Posant mes perles grisâtres par-dessus mon épaule. Je constatais une femme, le teint halé et une chevelure nacrée . Elle semblait plus âgée que moi et même si son geste aurait pu me mettre hors de moi dans cette situation, je parvenais à retrouver un semblant de lucidité. Je ne saurais l'expliquer, mais elle dégageait quelque chose d'apaisant, entre rigueur et douceur. Elle m'avait intimement recommandé de ranger mon arme et de quitter cet endroit. Assurant que ce n'était pas la suite que je voulais donner à mon geste. Elle n'avait pas tort, j'avais été aveuglée par la haine, mais je ne suis pas une meurtrière.

Dans un long soupire qui feignait agacement et soulagement je replaçais la lame de mon sabre dans son fourreau. Je jetais un dernier regard certes dédaigneux sur l'homme qui gisait encore au sol, sans doute trop ivre pour se relever. Faisant un signe de tête à la femme qui avait stoppé mon action qui aurait pu être inconsidérée, je me dirigeais à ses côtés dans la rue principale. Relevant ma main quelques instants, je la fixais quelques instants, tremblante, je refermais mon poing sans vraiment comprendre ce qui m'était arrivé. Je fixais cette fois ma bienfaitrice en quelque sorte, ou en tout cas celle de l'homme. D'une voix tintée encore de stress et pourtant relativement calme à présent je venais dire.

- Merci de m'avoir empêchée de faire une imbécillité, mais à qui ai-je l'honneur ?


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