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Perspectives d'avenir ; Ft Shizen


Mar 31 Oct 2017 - 1:08
Il y a une forme de soulagement à le voir dormir. Loin de tous tourments. Loin de la dangerosité de ce monde de merde. Loin des shinobis tout court. Pourtant, il y aussi cette frustration. Frustration causée par ma grande impuissance. Frustration causée par son amnésie. Frustration causée par son incapacité à redevenir ninja, du moins avant un bon moment. Son rythme cardiaque ne montrait aucune anomalie et son air était paisible. Je passai tendrement ma main droite dans sa chevelure avant de sourire. En fin de compte, les déconvenues qu’il avait subies avaient peut-être du bon… Mais dans tous les cas, je m’étais maintenant juré de ne plus faillir à mon devoir de grand frère. Plus jamais.

Une infirmière finit par rentrer dans la pièce. Sans doute pour s’occuper de la toilette du jeune qui comatait encore. Pour ne pas la gêner dans son travail, je pris le parti de sortir de la pièce. Je me postai devant une vitre qui donnait sur sa chambre, mais l’infirmière avec un air désolé finit par rabattre les stores. J’eus un soupir, puis je grattai ma nuque comme un idiot avant de m’en aller. Ma présence dans le complexe n’avait pas été motivée par une visite à Kahei à la base. Non, ce qui me motivait, c’était rencontrer Shizen et voir comment tout se déroulait pour lui sur le terrain. C’était une visite qui pourrait s’apparenter à de l’inspection, mais je le savais prof comme les deux autres du conseil.

Je n’avais aucune raison de tout contrôler comme un parano.

Cinq minutes me suffirent à grimper les quelques étages pour me rendre au bureau officiel du jeune Shizen. Il devait bien être le seul membre du conseil à en avoir deux, quand j’y repensais. De quoi m’arracher un petit sourire amusé. Une jeune femme vint à ma rencontre lorsque je fus à proximité de son bureau. Elle s’inclina poliment devant moi et finit par rentrer dans le bureau de l’Aburame sans frapper, histoire de lui annoncer ma venue. C’était mieux ainsi. Rentrer sans frapper à la porte n’était pas dans mes habitudes et ce quand bien même j’étais son chef. Néanmoins, je fus plutôt étonné par les permissions de cette jeune femme qui était entrée sans toquer. Etait-elle sa compagne ?

Enfin… Ce fait ne me regardait en rien. Et le plus important était à venir puisque je les sentais se diriger vers moi.
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Lun 13 Nov 2017 - 22:05
Si quelque chose dérangeait bien Shizen, c'était le manque de respect. Surtout quand ce manque de respect l'interrompait dans son rendez-vous avec le calme qu'il chérissait. Evidemment, lorsque celle qui lui servait de secrétaire ne toquait pas à sa porte - qu'importe la raison - il devait forcément corriger ce détail important à ses yeux. Alors qu'il consultait ses documents, il ne laissa même pas le temps à sa collègue de justifier son acte.
Il y a ..
LA PORTE, HAYANO. Pourtant, ce n'est pas comme si l'Aburame avait quelque chose à cacher. Non, il ne pouvait pas se retrouver avec une femme dans son bureau comme pourrait le faire le général Kizuato Daisuke, voire le dirigeant actuel du village. Simplement un principe de base qu'il voulait voir appliquer par l'ensemble des membres du complexe scientifique.
Désolé ..
Qu'est-ce qu'il y a du coup ... ?
Le Raikage est présent pour vous voir.
D'accord. Tu peux disposer, mais la prochaine fois n'agit plus de la sorte.
Normalement, il ne l'attendait pas. Sûrement une visite surprise, mais ça ne le gênait pas tant que ça. Il allait pouvoir lui faire une visite un peu plus approfondie du réel complexe scientifique. Ce que voulait certainement le deuxième du nom, d'où sa présence.

Shizen prit une petite minute pour remettre en ordre ses affaires avant de prendre le seul chemin donnant sur son bureau pour tomber face au mastodonte. Comme à son habitude, il le saluait respectivement.
Raikage-sama, bienvenue. Il lui fit signe de le suivre jusque dans son bureau. Même s'il n'allait pas s'éterniser à l'intérieur, le sous-sol étant le lieu le plus intéressant pour discuter avec l'Ombre de la Foudre. Je suppose que vous êtes là pour en apprendre plus sur le secret qu'abrite cet hôpital. Shuuhei pouvait directement distinguer la présence d'une deuxième porte, qui donnait sur une cage d'escalier permettant d'accéder aux locaux de l'institut. Le manipulateur d'insectes ouvrit donc la porte en guidant le doyen du clan Metaru jusqu'en bas. C'est un des accès donnant sur l'institut. Il doit y en avoir trois au total, dont deux qui ne sont pas connues par tous. Une fois en bas, le dirigeant pouvait déjà constater les nombreux laboratoires, mais surtout la forte présence de membres. Normalement, le Metaru connaissait déjà tout à propos de l'institut. Il souhaitait peut-être voir comment cela se déroulait ou tout simplement discuter avec le natif du Feu. Dès que Shizen vit un employé traversait les couloirs, il l'interpella pour lui demander de préparer deux cafés. Il en devait un à Shuuhei, lorsqu'il était encore chef de la police. Alors, de quoi voulez-vous parler ? Il fallait bien connaître la raison exacte de sa présence. Même si pour le coup, la question arrivait tardivement ...

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Mar 14 Nov 2017 - 20:45
- « Je bougerais bientôt. Et j’aurai besoin d’une personne à mes côtés. »

La phrase était quelque peu implicite, mais j’étais sûr qu’il l’avait comprise. Le fait qu’un kage doive quitter son village impliquait quelque chose de très important. Mais plutôt que d’aller au fond des choses, je préférai ne rien ajouter d’autre. Je voulais voir s’il était disposé à se tenir à mes côtés dans n’importe laquelle des situations. Ce rôle était normalement celui de Daisuke, mais j’étais venu à la conclusion que ce dernier était également trop important pour le village et que les deux hommes forts ne pouvaient pas quitter kumo en même temps. Trois même. Shiroi était également à l’extérieur. Le choix s’était donc logiquement porté sur le manipulateur d’insectes qui pourrait servir de bon garde de corps. Si on peut dire ça comme ça. Qui plus est, son caractère pondéré et sa paranoïa pourraient aider…

- « Pour le reste, on va dire que c’est une simple visite. Histoire de voir les lieux… Et comme ça se passe… »

Il n’empêche que c’était la toute première fois que j’avais entendu le jeune homme gueuler de la sorte. Je savais qu’il était buté et qu’il avait parfois des positions arrêtées, mais de là à le voir crier sur une aussi jolie jeune femme… Etonant. Bon, elle était peut-être tête en l’air, mais tout de même… Ça m’attristait quelque peu et ce d’autant plus qu’elle avait eu une mine triste en sortant du bureau. Mine qui m’avait poussé à la « consoler » via un câlin et des mots doux avant qu’il ne daigne sortir m’accueillir. Enfin… Que pouvais-je dire sur ce fait ? Le gronder ? Non. Shizen n’était pas un gosse et il était bel et bien libre de faire ce qu’il voulait. Il dirigeait l’endroit comme il le sentait et basta. Lui toucher un mot de quelconque manière que ce soit serait malvenu de ma part. Et puis, là n’était pas le plus important.

- « Tout va pour le mieux, sinon ? Tu as fini de former ton unité spéciale ? »

A ce propos, je n’avais pas encore reçu de nouvelles de sa part. Si je savais que Shiroi disposait du jeune Nara Shikarai et que Daisuke avait sous ses ordres une bonne partie des Metaru dont Reiko, je n’avais aucun nom ni aucune nouvelle pour ce qui était de l’équipe de l’héritier des Aburame. J’avais précédemment entendu le nom d’un Yamanaka, mais sans plus. Après, je devais avouer que ce fait ne m’étonnait pas vraiment. L’homme était pointilleux. Très pointilleux. Chaque détail comptait à ses yeux et c’était bien ce rigourisme chez ce garçon que j’admirais et déplorais à la fois. Ce caractère sérieux allait certainement l’emmener très loin. Mais plus il était méticuleux et plus j’avais l’impression qu’il s’isolait. Ça coulait de source : Il devait filtrer ses relations et ne devait pas avoir grand monde avec qui vraiment échanger.

Et dire qu’il avait un meilleur ami dans le temps. Presque incroyable…

- « Quand j’y pense… Comment as-tu appris la nouvelle de la part de Shiroi et de quoi t’a-t-elle fait part lorsqu’elle t’a annoncé que j’ai approuvé le projet ? »
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Mar 14 Nov 2017 - 21:24
Voilà une nouvelle surprenante. L'Ombre de la Foudre devait effectuer un déplacement. Seulement, Shizen ne connaissait ni l'endroit, ni le lieu. La seule information en plus était que le Metaru cherchait une personne pour l'accompagner dans son voyage. Une chose tout à fait naturelle, histoire d'avoir une personne qui pourrait se charger de le protéger. Même si une personne de sa trempe pouvait facilement se débrouiller seul. Mais il fallait bien des camarades prêts à se sacrifier aveuglement pour leur dirigeant. L'Aburame se rangeait dans cette catégorie. S'il était convié à l'accompagner - expliquant la réelle présence du mastodonte au complexe - il donnerait tout pour que le deuxième du nom n'ait rien de casser. Pour la simple et bonne raison que l'avenir de la Foudre, ce n'était pas lui, mais bien l'ex général de la police. Bien qu'il occupait un siège au conseil, toutes les décisions passaient sous l'accord de Shuuhei. Alors pour le bien du village et une meilleure stabilité, il fallait qu'il vive le plus longtemps possible. Et cela passait forcément par des Kumojins prêts à faire ce sacrifice.
Un départ politique, je présume ? Le manipulateur d'insectes ne voyait que cette raison pour qu'il décide de partir en personne. Mais il restait Shuuhei et il pouvait faire de grosses surprises. Qui sait, peut-être qu'il voudrait juste aller au bout du monde pour rencontrer une femme.

L'employé précédemment interpellé par le Jonin venait d'apporter le café aux deux hommes. Shizen prit instantanément une gorgée. Ce n'était pas le sien, mais il faisait l'affaire. Pour l’anecdote, il avait offert à l'ensemble des membres une fiche type. Une genre de recette. C'est pour dire à quel point il adorait cette boisson.
Tout ce passe bien pour le moment. Nous sommes encore en phase de lancement, mais l'idée et la structure est déjà bien ancrée. Il ne me reste plus qu'à repérer de jeunes talents sur qui réellement miser. Mais à ce niveau-là, je préfère prendre mon temps. Dernièrement, il y avait eu Yamanaka Washi et Yotsuki Kagero. Les retours n'étaient pas si mauvais et Shizen pouvait s'en satisfaire. D'ailleurs, je suis revenu de ce précédent long voyage. Celui va servir à nous mettre à jour sur notre pays. Que ce soit les villages, les détails, les trajets les plus courts ... Enfin bref, une analyse complète.

Voilà qu'il revenait sur Shiroi, qui se trouvait actuellement en mission.
Oh, ça. C'était un soir, elle était venue chez moi avec ses habitudes discrètes. Mais nous n'avons pas parlé très longtemps du projet en réalité. En revanche, elle m'avait partagée une page de ce fameux recueil afin d'y travailler. C'est en le disant qu'il se rendait compte qu'il venait peut-être de mettre Shiroi dans le pétrin. Elle n'était peut-être pas autorisée à partager un document pareil. D'ailleurs, qu'en est-il de cet ouvrage ? Je ne vous cache pas qu'il m'intéresse. Surtout pour en apprendre sur mon clan et qui sait ... dépasser certaines limites de notre art. Comme l'avait pu faire son meilleur ami disparu.

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Jeu 16 Nov 2017 - 17:20
- « Je me disais bien que tu jouais la comédie quand tu as mentionné le recueil durant la réunion. »

Dans le pétrin ? Non, pas vraiment. Si ce recueil était un sésame et que je me demandais encore comment des personnes aient pu le créer avec autant de précisions, je n’en faisais pas un trésor à garder jalousement. Je n’allais certes pas le partager ou divulguer l’information à quiconque le voudrait ou le mentionnerait, mais Shizen faisait partie de mes hommes de confiance. Il n’y avait donc aucune raison de gronder Shiroi. Sans être télépathe, j’avais senti une certaine raideur dans ses gestes ce qui m’avait fait deviner ses pensées profondes. La jeune traqueuse avait bien agi, même si dans le futur, je comptais lui toucher un mot sur sa liberté d’actions concernant le livre. Me consulter tout d’abord, c’était la base. J’aurai après tout pu décider de nier l’existence de ce livre. Chose que Seijiro avait voulu faire.

Très certainement…

- « Politique oui. Tu auras les détails uniquement que si tu acceptes et ultérieurement. Je ne suis pas là pour ça, après tout… »

Je le titillais un peu. J’aimais bien jouer avec lui. Il devait deviner d’ailleurs ce fait puisqu’il me connaissait depuis un moment maintenant. Cependant, j’arrêtais bien vite pour ne pas dépasser les limites. Non pas parce que j’avais peur de lui et de ses insectes que je trouvais dégueulasses pour être franc, mais bien parce je n’avais aucun intérêt à l’énerver. Il n’était pas très jouasse d’ailleurs et jusqu’à tout dernièrement, je m’étais même demandé s’il pouvait céder à la colère. Le cas de sa secrétaire était venu me confirmer que malgré son flegme, il était humain comme nous tous. Ses capacités faisaient parfois douter, mais bon… En parlant de ses capacités d’ailleurs, j’avais eu l’occasion de lire le recueil sur son illustre clan. Leurs justus étaient dégueulasses, mais l’un d’eux était particulièrement puissant. Très même…

- « Tu auras une photocopie sur la page de ton clan prochainement. Mais tu devras te déplacer toi-même pour venir la récupérer. Vu que cette affaire sur le recueil s’est tassée, j’aimerais qu’on l’oublie un peu. »

Il y avait non seulement cette réalité, mais le fait que nos ennemis devaient être aux aguets concernant le sujet. Sans devenir parano, je n’excluais pas le fait que Kumo aient été infiltré, en particulier par les nations mineures. Celles-là même qu’on négligeait mais qui pouvaient devenir des problèmes à l’avenir. J’eus un gros soupir. Shito avait été vraiment l’erreur de notre vie. Si nous ne nous y étions pas déplacés, notre village aurait certainement évité des morts comme celle de Shinobi. Une perte dont je m’en voulais encore. Je chassai cette pensée de mon esprit et m’emparai de mon café que je dégustai avec bon cœur. Il était un peu trop chaud, mais il restait bon. D’ailleurs, cela me faisait penser à…

- « C’est drôle. Je me souviens encore de notre dernière entrevue au poste de police. Tes mots d’antan ont du sens maintenant que j’y pense… » Affirmais-je avec le sourire. « Et sinon ? Quel est ton projet immédiat actuellement ? Tu as des objectifs ? »
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Jeu 16 Nov 2017 - 20:27
La comédie ? Shizen saisissait mal la remarque de l'Ombre. Certes, il n'avait jamais fait une mention pareille par rapport au recueil, mais de là à dire qu'il jouait la comédie ... C'était difficile à accepter pour lui. Cela le faisait passer en quelque sorte comme une personne malhonnête et lui-même avait horreur des mensonges. De toute façon, ses souvenirs quant à cette réunion, restaient tout de même flou. Il doit y avoir erreur. C'est la seule chose qu'il pouvait répondre à ce moment-là. Il n'allait pas non plus faire tout un plat pour un simple mot. Ce n'était pas de son âge. Même s'il n'était pas encore tout à fait vieux, il avait une certaine maturité. Ce recueil m'a toujours intéressé, dès que j'ai appris son existence. Que ce soit pour son contenu ou son histoire. C'est quand même fascinant d'apprendre que l'homme a réussi à se renseigner sur tout un monde et le détailler. Enfin, si c'est bien l'homme qui est à l'origine de cet ouvrage. Sur cette phrase, il laissait échapper son rare sourire. Clairement, ce recueil avait de quoi exciter les adeptes de l'histoire de ce monde. D'ailleurs, connaissez-vous l'histoire de ce recueil ? Celui-ci a-t-il été créé par ceux qui habitaient la Foudre ? Tant de questions pour quelques pages d'un livre.

Concernant l'offre d'accompagner le mastodonte dans son voyage politique, Shizen ne pouvait qu'accepter. Même s'il connaîtrait tous les détails dans le futur. Il avait juste à mettre au courant le conseil de l'institut pour favoriser les prochains jours.
Ma réponse est forcément positive, Raikage-sama. Je vous accompagnerais aussi loin que vous le voudrez. Loyal comme toujours. Concernant le recueil, il allait avoir l'honneur de récupérer une page qui devrait parler du clan Aburame. Une bonne nouvelle, qui lui permettrait d'en apprendre plus sur l'histoire des siens. Puis qui sait, les arcanes interdites. Je me déplacerais sans aucun soucis. Merci à vous. Normalement, l'Aburame ne devrait plus évoquer ce recueil. Du moment qu'il avait ce qu'il souhaitait, c'était bon.

Lors de la dernière rencontre entre le manipulateur de métal et d'insectes, le sujet de l'Ombre avait été évoqué. Notamment le fait que tôt ou tard, le Metaru se trouverait à la tête de ce village. Finalement, Shizen avait vu juste. De quoi amuser le forgeron.
J'ai eu du flair. Autrement, dans l'immédiat, veiller à ce que l'institut se développe convenablement. Devoir améliorer l'institut était sa seule occupation de toute manière. Puis plus tard, trouver une réponse sur cette fameuse histoire personnelle. Malheureusement, le climat qui règne actuellement sur Hi ne me le permet pas. Cette histoire de Shoshikidan ne l'arrangeait guère. Vous croyez que ce problème sera résolu ? La question était plutôt de savoir si Shuuhei voyait Kumo comme la solution.

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Ven 17 Nov 2017 - 13:13
- « Nous ne sommes pas à l’abri depuis qu'un soi-disant recueil secret sur les autres nations, qui serait en notre possession fut annoncé au monde entier. C’était ta phrase. Sans aucun mot déformé. »

J’eus un sourire. J’étais peut-être pas le gars le plus futé de Kumo, mais je demeurais un petit mâlin qui avait aussi une mémoire éléphantesque. Sa phrase voulait également tout dire. Il jouait la comédie lorsqu’il avait mentionné le livre puisqu’il avait reçu une feuille dudit livre pour ses différentes recherches. Cependant, ma phrase n’avait pas eu pour but de le blâmer, mais plutôt de l’asticoter. Force est de constater que ça avait bien marché. Car même si nous étions dans ses locaux, nous étions dans un cadre informel. Comme je l’avais déjà dit, c’était plus une simple visite qu’un audit pur et dur. Je lui faisais confiance. S’il me disait que tout allait pour le mieux, il n’y avait pas de raisons que je ne le crois. Cela me faisait d’ailleurs penser que je devais faire la même chose avec Dai. Bien longtemps que je ne m’étais pas rendu au poste de police quand j’y pense. Ma présence là-bas leur ferait certainement plaisir et pas qu'un peu d'ailleurs.

- « Je vois où tu veux en venir sinon. Une seule nation ne pourra rien régler. Il faudrait au minimum les trois grands pays. Nous sommes indirectement responsables de ce qui s’est passé là-bas, si l’on omet leur guerre civile qui durait depuis des lustres… »

Bien que le Soshikidan avait frappé ces terres pour diverses raisons qu’ils n’avaient pas manqué d’énoncer, c’était la présence des différentes nations à ce qui semblait être un simulacre qui avait causé tout ce bordel. En vérité, si la perspective de voyager et de découvrir un pays autre que le mien ne m’avait pas alléché, je ne m’y serais certainement jamais rendu. Mais peu importait à présent. Le passé restait le passé. « Mais à l’heure actuelle, je ne sais pas vraiment si nous pourrions encore collaborer main dans la main. » Je fronçai mes sourcils. La missive du Tsuchikage m’avait laissé perplexe. Il n’avait même pas mentionné l’ordre du jour. Rien. Et bien que les sujets que nous allions aborder tourneraient très certainement autour du « chaos » qui régnait en maitre sur le monde shinobi, j’aurais certainement refusé cette invitation si le Shodaime Tsuchikage n’était pas Chôgen. L’apprendre m’avait choqué. Vraiment.

Mais dans le bon sens du terme.

- « Et toi ? Qu’est-ce que tu en penses ? C’est vrai que tu es originaire de ce pays et que je ne t’ai pas demandé jusqu’à présent ce que tu en pensais… »

Je ne doutais pas de sa loyauté envers Kumo. Là n’était plus la question. Ceci étant dit, le pays du feu restait sa terre natale et il devait y être lié sentimentalement parlant. La guerre avait dû le travailler quelque peu. Il était peut-être flegmatique en apparence, mais il arrivait parfois de laisser ses émotions le dépasser. Mais quelques petites années feraient de lui un homme complet. Plus ou moins complet. Si seulement il se sociabilisait plus, l’héritier des Aburame serait sans doute parfait. « Cela me fait penser que tu ne m’as jamais vraiment parlé de ta famille. Hormis ton meilleur ami, tu n’as aucun membre de ta famille que tu souhaiterais retrouver par le plus grand des hasards ? » Il devait bien y avoir quelques survivants. Tous ne pouvaient pas être morts de cette guerre civile qui perdurait depuis. Cela m’étonnerait vraiment. Si cette Inuzuka d’Iwa essayait de rassembler les siens, l’Aburame pourrait faire de même.

Et nous les accueillerons très certainement à bras ouverts.
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Ven 17 Nov 2017 - 13:58
Ah oui. Ce que le mastodonte disait avait maintenant du sens.
Décidément, vous avez une meilleure mémoire que moi, Raikage-sama. C'est vrai que je n'avais pas parlé de la copie partagée durant le conseil. D'ailleurs, en y repensant ... Lorsque Hitsuji était venue la lui livrer, il pensait que le doyen serait au courant. J'ai dû penser qu'ouvrir une parenthèse sur ce détail n'était pas le moment. Bien que maintenant, il savait que le Metaru n'avait rien contre le geste du Mouton Blanc, il pensait que cela aurait pu créer quelques disputes. Comme le général Kizuato Daisuke qui aurait pu montrer son mécontentement. Sauf si lui aussi avait reçu une copie de ce recueil, auquel cas le manipulateur d'insectes n'était pas au courant. Décidément, il réalisait qu'il n'était pas à la page. Maintenant qu'il possédait un siège au conseil, il devrait peut-être changer de comportement. Notamment se rapprocher un peu plus des villageois, recenser les avis sur la politique actuelle pour en faire part lors des réunions. Ce serait comme être la voix du peuple. Une idée qu'il allait bien garder dans un coin de la tête. Actuellement, avec le développement de l'institut, il ne pouvait pas se permettre une telle mission.

Concernant une riposte face à l'organisation qui avait attaqué les trois pays lors de l'examen internationale, le Metaru avait fait comprendre qu'il fallait forcément coopérer de nouveau pour abattre cet ennemi. Sachant que le Shoshikidan avait augmenté ses forces après une démonstration pareille, c'était logique. Maintenant, il fallait que la Brume, la Roche et les Nuages décident de marcher ensemble une nouvelle fois. Ce qui inquiétait justement le deuxième du nom, qui pensait qu'actuellement, ce ne serait pas possible.
Pourquoi une telle opinion ? Depuis le conseil, Shizen savait bien que Shuuhei était bien renseigné sur les autres nations. Une telle question lui permettrait sûrement d'en apprendre un peu plus. Logiquement, l'Ombre de la Foudre voulait aussi connaître l'avis d'un membre de son conseil. Je suis né dans ce climat de guerre civile. Ce n'était pas tout rose, forcément. Mais j'ai très vite compris que ce Pays ne m'assurerait pas un avenir. Que ce soit pour moi ou pour ceux qui y habitaient. Finalement, j'ai bien eu raison. Car ceux qui souhaitaient mettre fin à cette guerre civile n'ont fait qu'empirer la chose et créer une tension internationale. C'est pour cela que j'ai décidé de rejoindre ce village. Mais cette décision s'est faite seule. Il y a quelques semaines de ça, l'Aburame se montrait très réservé. Mais partager son histoire lui ferait certainement le plus grand bien. Il y a bien des camarades qui doivent encore être présent à Hi. Nous devons être rares à avoir quitté ce pays. Notre clan est très fidèle à cette terre. Malgré les événements, je suis certain qu'ils sont encore nombreux à se trouver là-bas. Y compris mes parents. Enfin, il l'espérait au plus profond de lui. Mais tôt où tard, j'y retournerais. Je trouverais une réponse sur la disparition de mon confrère et je veillerais à ce que mes proches vivent bien où ils sont. J'ai juré loyauté à la Foudre, mais j'essayerais d’œuvrer pour leur bien dans ce maudit pays. Seulement si je ne me prends pas une branlée en les retrouvant. Cette dernière phrase l'amusait tout particulièrement, allant même jusqu'à le faire rigoler. Car un scénario comme celui-ci pouvait tout à fait arriver. Mine de rien, le Metaru arrivait bien à creuser pour cette deuxième rencontre personnelle.


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Ven 17 Nov 2017 - 15:02
- « Je pense que tu es assez costaud pour éviter une déroute totale. »

J’eus un sourire amusé moi aussi. Le Shizen était assez fort. Son grade de jonin le prouvait bel et bien. Mais ledit sourire disparut très rapidement lorsque je me rappelai de ce que m’avait fait subir Aldéran. Mon air s’assombrit carrément. A croire que le grade de jonin n’était pas du tout gage d’invincibilité. Même le titre que j’avais ne voulais rien dire. Le plus puissant des kumojins hein ? Ça restait tellement à prouver que j’en avais presque les larmes aux yeux. Je me mis tout d’un coup à broyer du noir. Si Daisuke et Kahei n’avaient pas été là ce jour-là, les cieux seuls savent ce qui serait advenu de ma personne. Là-dessus je me mis à broyer du noir pendant un instant avant que sa question ne refasse surface dans ma p’tite caboche. Là-dessus, je repris un maintien digne d’un kage, même si j’étais plutôt sans façon en sa présence. Mon rang ne m’avait pas vraiment changé quand on y pense…

- « Si tu ne garantis pas la paix et la stabilité chez toi, il n’y a aucune chance que tu réussisses à le faire ailleurs. Chez tes voisins en l’occurrence. »

C’était simple : Ici, je parlais plus de Kiri. Ce village devait impérativement régler ses propres problèmes en interne avant de s’intéresser à la politique externe. Ça coulait de source. Quelques semaines nous séparaient à peine des évènements de Shito. Un laps de temps bien trop court pour ce faire, que pensais-je. Après, je n’en savais plus grand-chose, mais la réunion des kages qui se profilait en territoire neutre pourrait certainement nous renseigner un peu plus. Encore fallait-il que le ou la mizukage soit là ce jour-là, ce qui n’était peut-être pas gagné vu que nous n’avions vu aucune leadeur à Shito. Seul le jonin Eiichiro avait fait office de figure de proue. « Et encore faut-il le vouloir… » Dans le cas où Kiri était dorénavant en paix, il leur fallait vouloir régler les différentes tensions à l’international et participer à la pacification de Shito. Était-ce vraiment dans leur intérêt ? Personne ne pouvait le savoir…

- « Il y a plusieurs points d’interrogations dans cette histoire. Mais le voile sera très vite levé. Très vite… »

J’eus une mine réfléchie, sérieuse. Si j’aspirais à l’entente, il n’était pas dit que les autres le veuillent. Pour ce qui était de Chôgen, je pouvais seulement espérer qu’il aspire à cet idéal tout comme moi, mais rien n’était sûr. Cependant, son invitation à une rencontre pacifique était bon signe ce qui me rendait un peu optimiste quant à la suite des évènements. Je me mis à profiter une nouvelle fois de mon café encore chaud, avant de rebondir sur un autre sujet pour ne pas trop lui dévoiler ce qui allait se passer. « Quand les choses se tasseront, je te permettrais de voyager là-bas à ta guise. Il faudrait déjà que Shiroi revienne en un seul morceau et nous fasse son rapport. La menace du soshikidan est encore trop d’actualité. Je prie pour que les tiens soient à l’abri du danger. » Si l’on partait du principe que ces nunkenins ne visaient que les grands pays et institutions, ils ne courraient aucun risque. Normalement…

- « Et qui sait… Peut-être même que tu pourrais les convaincre de s’installer ici si tu les retrouves… Nos portes sont grandes ouvertes. Pour ton clan en tout cas. »
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Ven 17 Nov 2017 - 18:33
Costaud ? Plaisant à entendre. Mais il faut dire que cela faisait assez longtemps que Shizen ne s'était pas illustré au court d'un combat. Ce n'était pas une pratique qui lui plaisait tant que ça. Une personne comme lui, qui adorait la tranquillité ne pouvait pas être attiré par la violence pouvant offrir la mort. Ce n'était pas étonnant. Bien que même avec une mentalité pareille, l'Aburame bénéficiait d'un niveau respectable. Son grade en témoignait pour lui. Puis, son héritage jouait clairement sa faveur. En y pensant, le Jonin devrait songer à s'organiser un entraînement physique avec un de ses collègues. Le général de la police pouvait être le parfait candidat. Surtout que depuis sa défaite face au dirigeant du Shoshikidan, il devait se donner corps et âmes pour atteindre un niveau supérieur. Même si actuellement le village de Kumo connaissait une certaine stabilité, tôt ou tard, quelque chose exploserait. Et lorsque ce moment sera venu, le dirigeant de l'institut devra être impérativement prêt. Surtout pour son voyage aux côtés du deuxième du nom. Dans des contrées inconnues, il fallait avoir du répondant. Shizen restait tout de même assez confiant de son niveau actuel. Puis, la réalité rattrapait très vite l'être-humain. Dans un monde comme celui-ci, il n'y avait pas de place pour les faibles.

La phrase du Metaru avait énormément de sens. Même s'il parlait de la Brume, l'Aburame pensait au cas du Feu, ainsi que son clan. En soit, le village faisait tout de même preuve d'une certaine stabilité, malgré la récente nomination de Shuuhei. Néanmoins, le climat qui régnait là-bas restait le seul problème. C'est pourquoi le rapport de mission d'Hitsuji était très important. Afin de connaître la situation sur place et savoir si les forces du Shoshikidan occupaient sérieusement tout le pays. Shizen comprenait les mots du mastodonte et les approuvaient. S'il avait eu ce regard lors du conseil, ses interventions auraient été totalement différentes. Avant de chercher quoi que ce soit à l'étranger, il fallait s'assurer de son propre foyer. Puis comme l'indiquait l'Ombre, encore fallait-il vouloir faire quelque chose.
Je comprends donc que nous aurons toutes les réponses lors de votre voyage. Cela devait donc impliquer la haute instance du monde shinobi. Espérons que tout ce passe bien, alors. Si c'était bien le cas, Kumo pourrait être pointé du doigt à propos du recueil. Et les pays en question pourraient demander des comptes à ce propos. Comme connaître les informations que la Foudre disposait sur ses concurrents.

Une autre nouvelle importante, lorsque la situation sera plus calme à Hi, l'Aburame pourrait s'y rendre comme il le voudrait.
Merci, sincèrement. Je l'espère aussi. Mais pas seulement pour mes proches. De nombreux clans siégeaient là-bas. Qui sait ce qu'ils sont devenus eux-aussi. Tout comme j'espère que tout ce passe bien pour Hitsuji. C'est une mission aussi risquée qu'importante. D'ailleurs à ce propos, avez-vous fixé un délai pour cette mission ? Dans le sens où si le village n'avait pas de retour après un certain temps, comptait-il envoyer des renforts ? Si la situation se calme là-bas, il n'y a aucune raison qu'ils viennent ici. Comme je vous l'ai dit, notre clan est très rattaché à sa terre. Le climat environnemental de Hi est un avantage pour les miens. Et vous Raikage-sama, comment se porte vos proches ? Il parlait du clan en général, mais avait aussi une pensée pour le petit frère de Shuuhei. Cela restait un sujet sensible, alors il ne préférait pas citer directement son nom.

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Dernière édition par Aburame Shizen le Sam 18 Nov 2017 - 13:21, édité 1 fois
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Sam 18 Nov 2017 - 12:11
- « Je n’ai pas vraiment fixé de deadline. Mais si dans trois à quatre semaines nous n’avons aucune nouvelle, je serai forcé d’envoyer un autre groupe. Plus conséquent cette fois-ci. »

Globalement, j’avais une confiance totale en Shiroi. Même si le mouton blanc était quelqu’un de très discret, elle s’était illustrée plusieurs fois dans l’ombre et avait donné satisfaction à l’ensemble des jonins. Si cette femme avait été plus sociable, nul doute qu’elle aurait pu faire une bonne candidate pour le poste de nidaime du nom. Peut-être même qu’elle m’aurait fait de l’ombre. J’avais eu plusieurs fois l’occasion de voir le daimyo faire son éloge non sans cacher sa gueule de gros porc qui nourrissait des desseins pas vraiment catholiques. Là-dessus, j’eus des frissons. J’étais peut-être un gros queutard, mais j’espérais très sincèrement ne pas finir comme lui et ce d’autant plus que j’avais maintenant quelqu’un dans ma vie. Une personne qui avait réussi à cicatriser mes blessures ; même si une autre s’était ouverte récemment. Kahei… Le simple souvenir de mon petit frère m’arracha un gros soupir.

- « Tu es le directeur de cet établissement. Qu’est-ce que je saurais que toi tu ne saurais pas ? C’est toi qui a l’exclusivité des informations ici. A moins que tu ne sois trop occupé pour te renseigner sur le cas de mon petit frère ? Enfin… Ce n’est pas comme si j’attendais un traitement de faveur… »

J’eus encore une fois un sourire. On pourrait croire que je m’étais offusqué, mais point du tout. Je m’habituais doucement au fait que mon petit frère n’aurait plus jamais la même vie. Si son état actuel était de ma faute, elle était aussi celle de Seijiro. Quelque part, je lui en voulais. Je lui en voulais d’avoir confié à mon petit frère une mission d’une telle envergure. Si seulement il m’avait pris moi, les choses n’auraient pas été pareilles ! Quelle idée d’envoyer un simple chuunin et deux genins à la frontière de notre pays. Une idée vraiment conne, mais vraiment… « Pour le reste des Metaru, on peut dire que ça va. Nous avions essuyé une attaque il y a peu, mais tout va bien maintenant… » J’avais encore en tête cette attaque d’un Metaru déchu aidé de plusieurs sbires sortis de nulle part comme une mauvaise surprise. N’eut été la présence de Reiko dans les parages, mon clan aurait subi un gros carnage…

- « Mais revenons sur un sujet on ne peut plus grave et sérieux : J’aimerais que tu participes à l’interrogation prochaine de Katenshedo. J’ai un mauvais pressentiment à ce sujet depuis un certain moment. Un mauvais pressentiment dont je n’arrive pas à me détacher… »

Je vidai finalement ma tasse de café avant de la poser sur le bureau qui nous séparait, puis tranquillement, je me levai de mon siège avant de commencer à faire le tour du bureau la mine réfléchie. Je faisais confiance à Daisuke. C’était un bon élément. Si l’on omettait nos différents personnels, j’avais également confiance en Reiko. C’était également une kunoichi très compétente. Mais pour une raison qui m’échappait, j’en vins à penser qu’ils n’étaient pas suffisants pour lui chiper toutes les informations dont on avait besoin. « Bien sûr, l’idée n’est pas que tu empiètes sur leurs prérogatives, loin de là, mais j’aimerais un œil externe à la police dans cette histoire. » Je finis par m’arrêter d’un coup et je croisai mes bras… Dans mon dos. Katenshêdô était également l’une des raisons pour lesquelles je voulais que Daisuke reste sur place. En plus de surveiller Kumo, sa présence dissuaderait une tentative d’évasion.

- « Mais bien entendu, cela se fera après notre déplacement à l’extérieur. Partant pour cette deuxième mission ? »
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Sam 18 Nov 2017 - 13:46
Trois à quatre semaines. Un temps correct qui devrait laisser suffisamment de temps à Hitsuji et son effectif de récolter le maximum de données sur la situation actuelle de Hi, ainsi que l'organisation. Désormais, c'était à elle de jouer.
Je suis sûr qu'elle saura rendre ce délai rentable. D'autant plus qu'elle n'avait aucune difficulté à dissimuler sa présence. Si ceux qui se chargeaient des patrouilles n'étaient que des vulgaires pantins du Shoshikidan, ce serait un jeu d'enfant pour le Mouton Blanc. Concernant les hommes qui l'accompagnaient, l'Aburame n'avait pas cette information. Mais nul ne doute qu'ils suivront attentivement les consignes de leur supérieur et la prendront comme exemple pour être aussi discret qu'elle. Mine de rien, le manipulateur d'insectes avait hâte de son retour. D'une part pour être rassuré quant à l'état de l'effectif dépêché sur cette mission. D'une autre, pour prendre connaissance de l'ensemble d'information qu'elle avait en possession.

Le Metaru compris instantanément que l'Aburame avait une pensée pour son petit-frère. D'ailleurs, il se trouvait encore au complexe scientifique, afin que les médecins trouvent une solution. Même s'ils avaient émis un avis final, Shizen ordonnait toujours les recherches.
J'ai toujours du temps pour des cas importants. Certes, il ne s'était jamais confronté au jeune manipulateur de métal, mais il étudiait son cas de loin. La première conclusion que vous avez reçue disait qu'il n'y avait plus rien à faire pour votre petit-frère. Je ne veux pas vous faire de faux espoirs, mais je suis actuellement sur une hypothèse. Et celle-ci pourrait tout faire revenir à la normal. Dans la situation de Kahei, le point le plus important est le procédé qui a été utilisé pour le mettre dans un état pareil. En l’occurrence, une technique Yamanaka. Si nous partons sur ce même procédé que nous inversons, il y a peut-être une chance de revenir à la base. La base était évidemment l’état normal de l'adolescent. Néanmoins, encore faut-il trouver la personne capable de le faire. Celle qui aurait pu au sein de notre village n'a clairement pas le niveau pour. Il n'y a donc une seule solution plausible. Shizen n'avait pas besoin de l'expliquer en détail pour que le mastodonte comprenne qu'il fallait capturer la coupable. Là encore, il fallait qu'elle coopère. Je reviendrais vous voir à ce sujet lorsque ce sera plus concret. Comme il l'avait bien dit, il ne voulait pas lui faire de faux espoirs.

D'ailleurs, à propos de cette attaque. Il faut dire que vous n'avez pas gâté le mur de ce bâtiment. Cela devait être un coup de l'Ombre actuelle. Une force de frappe pareille ne pouvait être que lui. Mais ce n'était qu'une parenthèse. Il fit vite part de son envie à voir le manipulateur d'insectes participer à l'interrogatoire. Ce qui fit rappeler à Shizen que le petit frère au deuxième du nom avait été retrouvé avec cette marionnettiste. Il n'allait pas manquer à lui poser des questions à ce sujet. Si c'est votre souhait, c'est naturellement que j'y répondrais. Mais quel est ce mauvais pressentiment ? Lui aussi avait les mêmes craintes que l'Aburame ? Pensait-il qu'elle s'était volontairement rendue pour tenter quoi que ce soit au sein des Nuages ... ?

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Sam 18 Nov 2017 - 14:30
- « Nous savons peu de choses sur elle. Je te ferai également lire des passages sur les marionnettistes. Sait-on jamais… »

Nos craintes étaient semblables. Quelque chose me disait depuis un petit moment qu’elle tenterait quelque chose. Bien que les policiers qu’étaient Daisuke et Reiko seraient sur le qui-vive, il nous fallait une troisième personne en retrait qui saurait la maitriser au cas où. C’était là que le manipulateur d’insectes allait s’illustrer. En plus des informations qu’il récolterait, j’étais sûr et certain que l’homme allait pouvoir la neutraliser avec sa capacité aussi redoutable que dégueulasse. C’était toujours dégoutant que d’y penser. Si sa présence et le fait même de le toucher ne me dégoutait jamais, penser qu’il était un nid d’insectes sur pattes me faisait toujours un drôle d’effet. J’espérais un jour ne jamais voir d’insectes sortir de sa bouche, quelque chose comme ça. L’idée était tellement à gerber que je préférai l’effacer de mon esprit pour penser à autre chose. Comme cette histoire de mur. La fameuse…

- « Contrairement à ce que tu crois, ce n’est pas moi le fautif, mais Reiko… »

J’eus un soupir. Si le kage s’abaissait à détruire les infrastructures de la ville, bonjour les ennuis. Mes quelques détracteurs pourraient certainement en profiter pour se plaindre et me casser les couilles pendant un long moment. Heureusement qu’ils avaient vite réagi dans les parages. J’aurai peut-être dû lui en parler, tiens. Mais peu importe. C’était le bon moment : « N’hésite pas à m’envoyer une note pour les frais de réparations. Je le déduirais dans son salaire. » Inutile de le dire à Reiko. Cette dernière comprendrait largement en voyant son bulletin de paie. C’était pas comme si elle viendrait s’en plaindre en même temps. Les Metaru étaient sans aucun doute l’un des seuls clans qui ne pouvaient jamais souffrir de pauvreté. Avec notre métal, rien ne nous empêchait de tricher et de provoquer une inflation monétaire que personne ne comprendrait. En vérité, avec nous, Kumo ne pouvait jamais être pauvre…

- « Je suis ravi de constater que je pouvais compter sur toi, Shizen. »

J’eus enfin un sourire. Un sourire satisfait mais aussi amical. Si Daisuke était plus ou moins mon bras droit, on pouvait dire que le jeune homme était mon bras gauche tout simplement. Vu que Shiroi allait dorénavant œuvrer à l’extérieur pour notre compte telle une ambassadrice, ces deux hommes étaient tout bonnement les piliers sur lesquels je pouvais me reposer. J’avais fait le bon choix et j’en avais la certitude. Pour lui offrir une sorte de récompense, je lui dévoilai une nouvelle information : « Le pays du fer. Prochainement. » Il était assez intelligent pour comprendre ; et quand bien même je pouvais lui en parler ici, je préférai attendre qu’il vienne à mon bureau pour que nous puissions échanger des détails à venir. En attendant, il me fallait aller réfléchir à d’autres choses et c’est ainsi que je pris la direction de la sortie avec calme et tranquillité. Hormis son petit coup de gueule, ce début de journée m’aura beaucoup apporté.

- « Je ne vais pas abuser de ton temps, Shizen. Tu dois avoir d’autres choses importantes à faire. Je ferai de toute façon appel à toi bientôt pour te donner d’autres détails. »
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Sam 18 Nov 2017 - 15:21
C'est vrai que le village en savait trop peu sur cette marionnettiste. Malgré les personnes positionnées sur cette mission, il pouvait y avoir de mauvaises surprises. Après-tout, elle faisait partie du Shoshikidan. L'organisation qui avait réussie à faire battre en retraite les trois grandes nations, en plus d'avoir surpris tout le monde avec un titan métallique de cent mètres. Qui sait, cette Kâtenshedô pouvait bien être une marionnette humaine. Ce qui fait que malgré les précautions prises, elle pouvait tout à fait agir et engager un affrontement ou prendre la fuite. Si c'était bien le cas, le manipulateur d'insectes pouvait facilement se réjouir. Ceux qui abritaient son corps pouvaient aisément bloquer les articulations et neutraliser la fameuse prisonnière. Enfin, ce n'était qu'une crainte. L'interrogatoire pouvait très bien se passer. Mais il y avait toujours ce problème avec le Pays du Vent qui persistait. C'est pour cela que Shizen souhaitait que cet interrogatoire arrive le plus rapidement ce possible. Ce problème était majeur et le village n'était au courant de rien sur cette nation étrangère. L'Aburame espérait seulement que les résultats n'influeront pas sur la stabilité que les Nuages connaissaient.
Ce sera toujours utile. Comme quoi, malgré les problèmes que pouvaient générer ce recueil, il s'avérait réellement utile.

C'est avec surprise que Shizen apprit que le mastodonte n'était pas à l'oeuvre de ce mur détruit. C'était Reiko, celle qui lui servait de sœur.
Elle a dû apprendre ça de son aîné. De quoi rigoler un coup. Le manipulateur d'insectes n'avait jamais eu affaire à elle. Ce sera le cas lors de la prochaine mission. Pour la note de frais, il ne voulait pas rebondir dessus. D'ailleurs, il se sentait mal de parler d'argent de la sorte. Il s'occuperait lui-même des rénovations sans demander de l'aide à l'Ombre. Après-tout, ce complexe était comme sa deuxième maison. C'est là qu'il réalisait qu'il aurait dû être là le jour de cette attaque. Même si ce n'était pas ses problèmes, cela restait son endroit préféré. La relation entre les deux hommes progressait dans le bon sens. Si au début, le Metaru et l'Aburame pouvaient penser que les échanges resteraient dans l'ordre de l’intérêt du village, ce ne semblait plus être le cas. Shizen commençait à s'ouvrir et aimait partager des discussions avec son supérieur. Cela lui faisait du bien et il devrait le faire beaucoup plus avec les autres. Ça ne coûtait rien.

Sur quoi, le Metaru livra le futur lieu de destination. Le Pays du Fer. De ce qu'il savait, ce pays était considéré comme neutre. Ce qui confirmait alors les hypothèses de Shizen sur le but de ce voyage. Il ne doutait plus : cela allait impliquer la rencontre entre les différents dirigeants du monde shinobi.
Le Pays du Fer ... Qui d'autres participeront à ce voyage, Raikage-sama ? Il y avait déjà Hitsuji qui se trouvait en dehors du village. Si le mastodonte le quittait avec le manipulateur d'insectes, il fallait compter sur des gros bras. Comme le général Kizuato qui s'illustrait comme le second, qui devrait normalement s'occuper de l'administration en son absence. Sauf si lui aussi était convié à accompagner son dirigeant. D'ailleurs, comment comptez-vous gérer votre absence ? Vous attisez ma curiosité en me donnant ce lieu. Surtout que je ne suis pas énormément occupé aujourd'hui, si vous voulez discuter des détails, nous pouvons le faire maintenant. Voilà les résultats de l'impatience.

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Lun 20 Nov 2017 - 0:47
- « Ne t’en fais pas Shizen. Je te dirai tout en temps et en heure. »

Je pouvais sentir l’impatience du manipulateur d’insectes. Si en vérité rien ne m’empêchait de tout lui raconter, d’autant plus mes capacités de ninja sensoriel étaient particulièrement élevées, je ne voulais quand même pas le faire. Je ne voulais prendre aucun risque surtout qu’on ne parlait pas d’un sujet à prendre à la légère. C’était peut-être le plus important depuis mon élection au poste de Nidaime Raikage. J’eus un sourire amusé et un peu moqueur sur les bords. Il allait m’en vouloir un peu, mais rien ne l’empêchait de venir me demander audience peu après que je sois parti de ses bureaux. S’il avait de la suite dans les idées et s’il était vraiment intéressé par le sujet. M’enfin…

- « Tu trouves qu’elle tient ça de moi ? Je dirais qu’on a juste la force en commun. »

C’était clair. Au niveau des mains nues, Reiko et moi étions vraiment des armes humaines. Une bonne attaque combinée et c’était tout simplement la mort de notre adversaire à ce niveau-là. Je me souvins encore du double lariat que nous avions dû employer pour nous débarrasser du Metaru déchu qui avait voulu massacrer notre clan. Sombre histoire que voilà. Je finis par soupirer avant de me retourner une dernière fois vers la sortie. Je connaissais maintenant le chemin et j’étais globalement satisfait des installations. Nul besoin de pousser la visite plus loin. Et puis, j’avais un peu la flemme de le faire. Sans doute à cause de la confiance que je lui accordais. A lui comme aux autres.

- « Tu es libre de venir me voir quand tu veux pour savoir ce qu’il y à savoir. Sur ce… »

Sans me retourner, je lui fis un signe de main en guise d’au revoir puis je disparus une fois proche des marches d’escaliers.

Cette rencontre n’aura pas été vaine.
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Lun 20 Nov 2017 - 20:34
Malheureusement pour Shizen, c'était un échec total. Lui qui souhaitait profiter de son temps libre pour récupérer le maximum d'informations possible sur cette prochaine réunion au Pays du Fer, venait de se faire interrompre par l'Ombre de la Foudre. Bon, en même temps, c'était compréhensible. Le manipulateur d'insectes s'était peut-être montré un peu trop impatient avec son supérieur. Ce n'était clairement pas ici, dans les locaux de l'institut, sans le confort nécessaire, qu'ils allaient discuter d'une mission de la plus haute importance. Non, il y avait certaines règles à respecter. Comme l'Aburame aimait bien le dire, il y avait des principes. Plutôt drôle de constater qu'il l'oubliait quand cela pouvait l'arranger. Quoi qu'il en soit, il se rendrait en temps et en heure dans ses bureaux pour parler des détails de cette mission. D'ailleurs, plus tôt il le ferait, mieux ce serait. De cette manière, il bénéficiera d'un temps suffisant pour se préparer à cette tâche importante.
Je comprends, Raikage-sama. J'attendrais donc le moment venu. Il pouvait déjà se satisfaire de connaître le lieu de destination. Ce n'était pas plus mal ...

Cette discussion avait suffisamment durée. Le Metaru avait certainement du travail et avait dû se rendre au complexe sur son temps libre. Logiquement, l'Aburame n'allait pas le retenir plus longtemps. Tout de même, il le raccompagna par le précédent chemin emprunté. Puis une fois en haut, il le salua respectueusement. Un bon moment de partage, dans l'ensemble. Des liens qui se renforçaient de plus en plus. Ces deux-là étaient bien partis pour réellement s'entendre dans le futur.
Tout s'est bien passé ... ?
LA ... Oui-oui, excuse-moi de te crier dessus pour une porte. D'ailleurs, tu tombes à pic, Hayano-san ! Je pars bientôt en dehors du pays pour une mission. J'ai besoin que tu préviennes le conseil de l'institut de mon absence afin qu'ils s'adaptent pour l'occasion. De plus, si tu le souhaites, tu pourras prendre ton repos jusqu'à mon retour. Sur quoi, elle acquiesçait en remerciant son supérieur. Cette récompense - en plus du travail bien effectué - faisait aussi office d'excuse. En attendant, il devait se préparer. Mais une chose était sûre : le manipulateur d'insectes ne serait pas du tout prêt pour ce qu'il attendrait une fois là-bas ...



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Perspectives d'avenir ; Ft Shizen

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