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Normalement, c'est chiant un hôpital [Ft. Metaru Nué]

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Mar 31 Oct 2017 - 19:49
D’habitude, j’adoptais une démarche rapide bien que toujours flegmatique dans mon attitude. Mais là, entre l’exigeant entraînement que je m’étais imposé cette semaine et le combat contre l'autre garce blonde, j’étais tout de suite plus décidé à être tranquille. J’étais en route pour l’hôpital afin de demander un médoc’ ou un truc pour soulager la blessure que j’avais derrière la nuque. Je crois que j’ai surestimé ma capacité à guérir. A résister à la douleur, ça, aucun problème. Mais là, j’commençais à croire qu’il serait temps de me débarrasser de cette plaie.

Autrement, bon, mes jambes ont bien morflé aussi. Mais rien de bien inquiétant. Finalement, ça m’empêchait juste de trop forcer pour l’instant. Ce n’était pas dramatique. Et puis, l’important, c’est que j’avais pu récupérer mon Kiseru de la main de ces enflures de voleurs. Ca se rachète, c’est clair, mais un de cette qualité et avec une telle histoire ? Bah, jamais d’la vie. Et d’ailleurs, bien heureux de le retrouver, je fis brûler le sommet du foyer avant d’en inspirer la fumée produite, la relâchant petit à petit par le coin de la bouche.

La route jusqu’à l’hôpital – enfin, le complexe scientifique de Kumo plutôt – fut finalement assez rapide. Je me rendis sans trop attendre au premier étage de l’établissement pour y demander des soins. Vu que c’était particulièrement récent, les locaux étaient plutôt vides, me permettant d’être pris rapidement en charge. Je pensais recevoir quelques médicaments classiques et deux-trois pansements, mais finalement, ils décidèrent de s’en occuper plus précisément. Bon, s’ils y tenaient tant que ça, pourquoi pas. Ca sera toujours ça de moins à faire chez moi comme un con.

Gentiment reçu par un infirmier, je fus envoyé dans une salle déjà occupée. Le pauvre mec, vu sa corpulence, avait bien dégusté au niveau du visage, qui était gonflé bien violemment. Mais même comme ça, le mec avait une sacrée gueule. Elevé à la dure ? Peut-être. Travailleur manuel ? Très probablement. En tout cas, il était plutôt singulier.

- Assey-…


- J’vais là-bas.

Il était bien sympathique, mais j’allais tenter de fumer. Donc un lit près de la porte, non merci. Il me fallait la fenêtre à côté. Il accepta rapidement puis disparut, sans doute pour aller chercher quelqu’un ou s’occuper de quelque chose. M’écrasant contre le lit, lâchant un mélange de râle et de soupir, j’imposais mes yeux plissés sur le gars qui partageait la pièce avec moi.

- Oi. Ca te dérange si j’allume ça ? J'le garderais pas loin de la fenêtre.

Il pouvait avoir plus de problèmes que de simples soucis physiques, donc dans le doute… on sait jamais. J’voudrais pas l’emmerder dans son rétablissement. De mon côté, en attendant sa réponse, je tournais légèrement la nuque. C'est que ça commençait à vraiment me gonfler ce truc. Surtout avec ce collier insupportable..
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Mar 31 Oct 2017 - 21:09
S'il y'avait bien une chose positive dans toute cette histoire, c'était qu'au moins il ne s'était pas vu embarqué sur une civière devant tout son clan. Encore un de ses nombreux secrets, d'une vie secrète d'adolescent, que ses parents ne devraient jamais découvrir. Certains se droguaient, d'autres traînaient dans la rue à la recherche d'adrénaline ... Lui, il se prenait des raclée par de jeunes femmes blondes, dans une situation improbable ; Genre, grosse réunion de famille, et tu reviens avec une plaque de métal incrustée dans la gueule, et une bouche en mode cul de poule intégrale. La honte, le déshonneur ! Il entendait déjà les réflexions de ses frangins, le petit rire de sa mère, qui malgré ses paroles rassurantes, lui laisserait sentir tout son amusement quand à savoir son fils étalé par terre.
Quelque part, il le méritait, mais ça ne l'empêcha pas de supplier e médecin du regard, et dans un charabia incompréhensible de syllabes mâchonnées à la va vite, de postillonné partout sur le bureau, qui sentait encore le plastique et la térébenthine. Il devait faire quelque chose pour son visage !

Il se retrouva par la suite dans une chambre nue, dénuée de tout sauf de deux lits et d'un grand drap séparant la pièce en deux. Les assisses étaient en plastique, ce qui l'obligea à s'asseoir en tailleur sur son lit, proche de la fenêtre. Le tout craqua désagréablement à l'oreille dans un bruit qui évoquait l'orage sous cellophane.

Pour le confort, on repassera. Les heures s'égrenèrent, au point ou Nué commençait à en avoir marre ... Tout ça pour une radio de contrôle ? C'était bientôt l'heure de la bouffe, mais les antidouleurs qu'on lui avait administré, et sa mâchoire sensible lui passait le gout de toutes nourritures. Peut-être que c'est pour ça que la bouffe des hostos est fade. Personne n'a vraiment les crocs après ce genre de choc non ? Il se rattrapa de justesse, en se disant que ça n'avait que trop duré... Il leur trouvait même des excuses à ses charlatans !

Et alors qu'il s'attendait à la visite du médecin pour viser sa sortie, un infirmier vint délivrer un colis bien particulier à sa porte. Des cheveux longs, crépus, un air de loubard, mais ... Un bandeau frontale à l'insigne évidente : Un ninja ! Il avait l'air pas trop en forme lui non plus, mais surement moins que notre petit Metaru. Il essaya d'articuler quelque chose à l'infirmier, qui n'écouta pas son la laïus... Là, c'était trop !

- J’vais là-bas.

La voix autoritaire, l'aura calme, ça l'avait séché. Il arrêta sa course, et retourna sur son lit. Se trouver en face d'une masse pareille, sa calmait les ardeurs. Et de toute façon, s'énerver n'y changerait rien. Il regardait par la fenêtre les nuages former une masse compacte et impénétrable, sûrement le secret de leur force. Un peu comme ceux de son espèce, se rassemblant par pairs afin de mieux faire la pluie et le beau temps. C'était l'ère des Shinobis. Et de la violence, comme en attestait sa joue.

- Oi. Ca te dérange si j’allume ça ? J'le garderais pas loin de la fenêtre.

Nué tiqua sur le lourd collier de métal accroché au cou de son interlocuteur, et se reprit rapidement. Il essaya de balancer plus de trois mots de suite, ce qui donna : " Vashi vfé toi plaichir, ché l'habitude de bvien pire..." C'est vrais que quand on évoluait dans les sphères de la forge, la fumée était une des composantes habituelles. Il se remémora alors d'où venait le collier du ninja, et posa une question à brûle pourpoint, le surprenant lui même : "Ché quoi dans tcha pipe ... ?" Espérant tomber sur quelque chose qui puisse atténuer sa douleur à la joue, qui recommençait à l'élancer. Bien qu'il ne fumait jamais de tabac, parfois, quelques herbes soulageaient vraiment la douleur d'une manière naturelle.

Il se contenta ensuite de lui tendre une main abimée par les années de forge, comme tout son corps, de combats et d'aventures.

- Ché s'appelle Nué. Metaru Nué.





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Mar 31 Oct 2017 - 23:47
Oi, oi, oi. C’était quoi, ça ? Le mec qui partageait ma piaule avait un accent plus que particulier. Même moi, qui m’en contrefoutait de ce genre de détail dût tiquer un moment sur celui-ci. Mais je passais rapidement outre cette prononciation bonne à couper au couteau pour sortir mon Kiseru et le Kazumi que je possédais dans la poche supérieure de mon manteau. Il me demanda ce que c’était, et malheureusement pour lui, ce n’était que du tabac. Je pense que vu sa tête et son état, il espérait autre chose.

- Rien d’autre que du tabac.

Il me tendit amicalement la main, que je dévisageais quelques secondes, toujours en entassant le Kazumi au fond de mon Kiseru métallique. Alors qu’il allait retirer sa main, je l’agrippais d’une forte poigne avant de la relâcher. J’étais occupé à allumer mon merdier, mais j’allais pas le laisser me tendre indéfiniment le bras.

- Akahoshi Hisao. Bordel, encore un Metaru. Décidemment, vous êtes pas un clan majeur pour rien. Ravi de te rencontrer mon gars.

Grattant une allumette contre la languette présente sur la boîte, je pris de petites bouffées sur mon Kiseru pour attiser les braises, qui prirent finalement sur le tabac. Je relâchais un élégant nuage qui vint se faire emporter par le courant d’air passant par la porte. Je tournais finalement la tête vers mon colocataire temporaire. Il avait les mains d’un travailleur manuel. Ca se voyait comme ça se sentait au toucher. Entre deux inspirations sur mon Kiseru, je finis par lui lancer :

- Alors. C’est quand même pas en travaillant que tu t’es fais ça ? T’es sacrément amoché. Je me suis mis dans cet état contre des saletés de bandits au côté d’un de tes proches, justement. Kinzoku. Mais même avec ce qu’il a bouffé, son visage a pas fini aussi gonflé.

Ce qui était plutôt pratique avec ma façon d’être et de parler, c’est qu’il n’y avait aucun doute sur le sens de mes mots. Ainsi, Nué n’allait avoir aucun mal à comprendre que je cherchais purement à m’informer, et pas me moquer du gonflement qu’il a subi. Et pour être franc, je me questionnais vraiment. C’est pas comme s’il y avait beaucoup d’agressions à Kumo, et comme je l’ai dit, je le vois mal s’être fait ça pendant son travail. Mais après, ne nous mentons pas. Sa tronche comme son apparence me font penser à un mec qui a l’habitude d’aller chercher le combat, que ce soit par envie d’entraînement ou par recherche d’emmerde, d’ailleurs.
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Mer 1 Nov 2017 - 2:00
Il sortait des pièces qu'il emboitait. Nué en connaissait des fumeurs, surtout à la Raffinerie, on y allait pas de main morte sur son quota de tabagistes. Il avait l'habitude de voir différentes manières de consommer ce produit nocif mais sirupeux, mais jamais il n'en avait vu des comme ça. Une pipe pareille, ça demandait presque des années d'études, un certificat, et deux poignées de mains du doyen. Nué comprit donc le retard qu'avait le fameux Hisao sur lui, et ne prit pas ombrage d'avoir tendu la main. Après, certains étaient morts comme ça paraissait-il, selon une vieille légende Kumojin.
Une épaisse fumait se dégageait de son bidule, pas désagréable pour autant. Il faut dire que ça ne valait pas l'odeur du métal chauffé à blanc au petit matin. Ni celle de tous les produits, machines, et ses hommes qui les utilisaient. Nué prit néanmoins la précaution d'ouvrir la fenêtre, plutôt pour éviter à Hisao de se retrouver nez à nez avec une de ses terribles femmes que l'on nommait "infirmières". Sous couvert de vouloir vous soigner, elle se faisait un malin plaisir de vous torturer l'esprit avec des ... Comment appelaient-elles cela déjà ? Des règles.

- Ché tchou le clan qui ché déplaché à Kumo, et on est plutcho "énerchique" dchans la famille... Et il savait qu'il voyait ce dont Nué parlait. Après tout, qui ne connaissait pas la réputation légendaire de leur nouveau Raikage ? Le couteau suisse du clan, à la fois Chef de file, Directeur, Chef du villlage, Ninja de renom... Tellement de casquette qu'il aurait pû ouvrir boutique et se faire chapelier. Malheureusement, Nué n'avait toujours pas son talent. Il composerait avec. "Le plachir est pour meua".

Il reconnaissait en cet homme un ninja plus puissant que lui. Plus posé aussi, plus sûr de lui peut-être ? Il faut dire que l'épisode à la résidence l'avait calmé. Il compterait ses mots et ses abattis la prochaine fois. Il n'y avait pas que de la taule de froissée cette fois, il se sentait faible. Vint donc la question qui fachait, auquel il n'avait même pas envie de penser. Une ombre terrible passa sur le visage de Nué, tout sourire jusque là.

ll se fit laconique, lui qu'on sentait d'habitude prompt à s'étendre.

"Greunion de famille, che t'avais dis, on nest plutôt enerchique dans la famille... Mais chi tchu connaît Kunzochu tchais de quoi je pärle."

En esquissant un faible sourire, il esperait éviter les questions. C'était sa honte et son déshonneur, la faute qu'il devait porter seul, son fardeau. Et puis lui aussi avait foule de question, de celle que tous les gamins pourraient poser en voyant un individu aussi étrange que ce ninja.

"Eh tchoa ? Ché décha forché des colliers comme cha ... Ils chont pas communs." Fit-il avec un coup d'œil avisé à son homologue. Il s'approcha soudainement très vite dudit collier avec le regard de l'expert ahuris, qui voit pour la première fois une travail de cette qualité sur un produit pareil. C'est comme si il voyait le clou le plus parfait de sa vie, pour la première fois.

- Cha, ché du collier ou chi m'y counnait pas ... Tcha du cashqué shévère pour cha ...


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Mer 1 Nov 2017 - 19:33
Comme une évidence, il me disait que son clan était plutôt énergique. J’avais bien remarqué ça, bien que j’ai pu rencontrer en de rares occasions des gens plutôt calmes. Maintenant, la première impression n’est pas toujours la bonne. Certaines personnes savent aisément adopter un certain comportement alors qu’ils sont radicalement différents au fond d’eux. En ce qui concernait mon interlocuteur, il ne paraissait pas spécialement énergique. Il semblait plutôt détendu et calme, comme personne. Mais bon, dans un hôpital et dans son état, est-ce qu’il devrait en être autrement ? Probablement pas.

Et en parlant de son état, il m’éclaira sur ce point. Aussi invraisemblable que ça puisse être, il se serait fait ça durant une réunion de famille. Merde, ils sont complétement malades dans ce clan. Même dans le cas où Nué aurait cherché les emmerdes, je ne vois pas de raison de lui infliger d’aussi grosses baffes. Après, comme il le disait, j’avais connu Kinzoku. Donc je savais à quoi pouvait ressembler un certain type de Metaru. Mais j’ai également connu des gens comme Hideaki, Itagami ou encore Himeka. Donc bon…

- Putain, si l’un de vous finit toujours dans un état pareil, à quoi bon s’emmerder à aller en réunion ‘’de famille’’ ? Si tu veux de l’action, tu n’as qu’à aller t’entraîner avec quelqu’un, tu sais ?

Je lui lançais un ricanement amical tout en réajustant ma position assise. Je cherchais un moyen d’éviter d’éveiller ma douleur à la nuque, mais c’était pas si facile. Encore plus avec ce collier, que Nué finit par relever.

- Possible. C’est avec ces chaînes qu’on enferme les prisonniers ayant commis des fautes graves. Pour le moment, je n’allais pas chercher à justifier la raison qui me poussait à les porter. Tant qu’il ne me dévisageait pas trop intensément, ça devrait aller. J’ai payé une bonne somme, ouais. Mais on m’a forgé ce collier directement dans votre raffinerie. J’avais demandé un truc très particulier, ce qui explique la qualité. C'est du bon matos, là. C'est certain.

Je tournais très légèrement la tête en direction du Metaru, tout en continuant à consumer lentement le tabac qui commençait à se faire rare dans le Kiseru. J’allais bientôt devoir le remplir à nouveau. Et d’ailleurs, sans trop attendre, je fis une bonne tape sur le dos du foyer métallique pour en éjecter les cendres qui risquaient de gâcher le goût de la fumée avant de le remplir à nouveau de Kazumi.

- C'était pas facile, d'ailleurs. Je pense que certains ouvriers étaient intimidés par ces bracelets et ce collier. J’ai dû attendre un moment avant que quelqu’un se propose enfin pour m’aider.


Je haussais les épaules en soupirant. Dans un clan aussi grand, il ne pouvait pas y avoir que des membres dignes et courageux. Quelque part, je pouvais comprendre qu’on ne désirait pas spécialement prendre en charge un connard qui ressemble à un détenu évadé.
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Jeu 2 Nov 2017 - 0:42
Des deux, aucun n'avaient la tête du type à sa place. Entre Nué, plus typé bandage fait maison, et son homologue sûrement porté sur l'automédication malgré un air d'innocent -forcément- bien joué. Si l'un se posait pour observer avec précision, l'autre était plutôt complétement perdu dans un monde tout rose, avec du coton à la place des genoux. Bouger aussi vaillamment le ramenant néanmoins à la réalité, il posa une main sur le bord du lit d'Hisao. Un premier pas pour l'homme, un grand pas pour l'intrusion dans la vie d'autrui.
Héros. Mot Masculin ; Mec qui se croit en mesure de s'incruster dans les histoires de tout le monde, comme s'il était le personnage principal de l'histoire.
C'est comme une maladie, les prémices ne vous diront rien, jusqu'à ce qu'un médecin vous dégotte une maladie incurable, probablement mortelle dans les six mois. Charlatans. Nué dériva un moment dans son esprit, puis reprit ses esprit en souriant malgré ses douleurs. Clairement, personne ne l'avait abusé sur la qualité de l'anesthésique. Même ses premiers verres d'alcool ne lui avaient pas fait cet effet. Après cet absence, il répondit néanmoins que les questions de son camarade de chambré étaient à moitié rhétorique.

- Tché, une famille cha commenche avec des chens, et chuis pas doué avec les chens." Manière de couper court, mais avouant qu'il l'avait quand même bien cherché. Ce qui n'était pas qu'à moitié faux. Au final, il en riait avec Hisao, malgré que l'autre ne connaissait qu'un bout de l'histoire. Les secrets, commencent et finissent ainsi.

En écoutant l'histoire, Nué ne pût s'empêcher de se rapprocher de l'objet. Plus il y prêtait attention, plus il l'appelait. Pour un Metaru, le metal chantait, craquait et parlait. Une mélopée qui le rendait presque vivant de manière générale. Par exemple, Nué, pouvait voir que le métal avait été très récemment forgé, rien qu'à ses réactions. Quelqu'un de très fort avait forgé ses chaînes, y avait passé du temps, y avait mit de son âme.

- Chacré histoire ... Un chacré forcheron pour un chacré obchet. Peut-être que c'était les médicaments, mais il lui semblait que tout ça avait une raison finale et cachée. Rien n'était dû au hasard, tout était écrit à l'avance. Pas la peine de lutter contre le courant, il demanda d'un coup de tête à pouvoir s'approcher et toucher l'objet. Une assertion silencieuse que lui rendit Hisao d'un petit coup de tête, tandis qu'il s'occupait de sa pipe, le gamin toucha l'objet avec son chakra. Il n'en était pas à voir les structures utilisées, mais pouvait déjà entrevoir le boulot sur les matériaux. Il siffla et hocha la tête religieusement.

- Cha mon gars, ché pas n'importe quoi. Puis fché pas attenchion à cheux qui chont pas foutchu de le chavoir. Il regarda les nuages qui se formaient de plus en plus, couvrant tout l'horizon. Ché refusve de kroire un nincha de Kumo inférieur à un zautre". Termina-t-il dans ce patois, qui ne semblait plus trop déranger Hisao.

Le bougre était impressionnant, son style pouvait paraître décalé, différent. Ses techniques, uniques. Ca devait être l'un des fondements de Kumo, si ça n'en était pas déjà un.

- Au chinal, ché zépreuves ont autchant forché zes shaines que le mech qui tenait le mardeau."
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Jeu 2 Nov 2017 - 21:12
Curieux. Hochant la tête pour lui montrer que j’avais bien écouté ce qu’il avait dit, je ne pouvais m’empêcher d’être dubitatif quant à ces réunions de famille dont il avait parlé. Il semblait évasif, même s’il tâchait de ne pas le montrer. Bah, il devait avoir ses raisons. Je ne ressentais absolument pas le besoin d’aller chercher plus loin, me contentant de réagir calmement à sa réponse.

Toujours bien anesthésié, il cracha difficilement quelques commentaires sur mon matos de prisonnier, enfin, plutôt le collier plutôt que les bracelets. En tant que Metaru, je me doutais bien qu’il devait y voir un certain talent. Et c’est pourquoi, sans le vouloir, il me rassurait un peu. Si j’avais parfaitement confiance en l’expertise de la Metaru qui m’avait pris en charge, avoir un avis extérieur et détaché était toujours bon à prendre pour s’assurer que la qualité était au rendez-vous. Le Kiseru en bouche afin de préparer un large nuage de fumée, je tournais mes yeux vers le jeune homme à la gueule pulvérisée, qui saluait l’œuvre métallique.

- C’est votre réputation qui le veut, après tout. Mais, oui. J’étais resté dans la raffinerie pour assister au travail qu’elle effectuait. Ca se ressentait que c’était du putain de bon boulot.

Puis… il fit quelque chose de bizarre. Enfin, de bizarre. Si c’était quelqu’un d’autre que moi, le poing serait déjà parti, peut-être. Mais pour ma part, je ne fis que le regarder avec mon flegme habituel, avec pour seule réaction un lent haussement de sourcil. Cela me fit presque ricaner étant donné qu’une situation similaire s’était déjà produite avec Himeka, une autre Metaru. Décidemment, ça doit être un truc qui explique leur capacité liée au métal. Ils doivent avoir une sorte d’attirance… de regard particulier sur le métal. Ainsi, le laissant voir ce qu’il voulait observer et analyser, il finit par renchérir sur la qualité du produit. Il laissa également un commentaire sur le traitement que j’ai ‘’subi’’. Il est bien sympa, mais bon, l’avis des autres étant ma dernière préoccupation, c’est pas comme si ça me perturbait.

- Oi, oublie ça. Après autant d’années passées en taule, l’avis des autres, tu t’en branles. Mais merci.


Il fit une réflexion étonnamment ‘’profonde’’ qui, malgré son accent et son anesthésie violente, me fit lâcher un ricanement rapide. Je n’avais peut-être pas exactement compris le sens de sa phrase, mais j’y répondais quand même. Je croisais les bras, alors qu’un infirmier passait avant de repartir aussitôt comme s’il avait oublié quelque chose.

- Comme jt’ai dit, c’était pas un mec. Mais ouais, c’est certain. D’ailleurs, derrière son marteau, elle semblait avoir connu quelques bonnes épreuves de merde aussi. Jamais vu quelqu’un si peu ouvert à la discussion.

Je lâchais un soupir tout en me frottant la nuque pour calmer un peu la douleur qui continuait à bien tirer. Elle ne m'avait clairement pas méprisé ou montré qu'elle voulait que je la ferme. Mais j'avais pu le sentir.

- Je suis calme et aime bien la fermer, mais je suis facilement ouvert au bla-bla en même temps. Elle… bah voilà. Les autres glandus qui avaient esquivé ma commande la dévisageaient et elle travaillait à l’écart.


La conclusion que j’en avais tiré était qu’elle était en froid avec les autres Metaru. Après tout, comme j’avais pu le voir et le répéter, il y a tous les types de caractère dans ce clan gigantesque. D’ailleurs, peut-être que Nué savait de qui je parlais. Quoi que vu la taille du clan, c’est possible que non aussi.
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Ven 3 Nov 2017 - 18:41
La curiosité manifeste d'Hisao se lisait sur lui, mais avant qu'un imbécile heureux sous traitement comme Nué s'en rende compte, il pourrait passer des mois, voir des années. Il pouvait percevoir les détails physiques qui trahissaient la condition d'Hisao, les lourdes chaînes qu'il portait tous les jours, la musculature qui en résultait, mais aussi les douleurs que cela pouvait entrainer ... La mécanique ne lui posait aucun problème. Il aurait été bien dupe par contre sur les intentions réelles du Kumojin. Il ne lisait ni les expressions, plus qu'il ne déchiffrait les paroles ou les codes. Malin sans être intelligent, philosophe sans être sage, son unique atout résidait dans ce qu'il pouvait créer de ses mains.
Des armes, des armures, de quoi blesser, de quoi se défendre. Un avenir, un famille, de quoi vivre et de quoi partager. Il retira vivement sa main droite de l'objet comme s'il était brûlant, conscient encore une fois de dépasser les limites, mais bien trop tard. Heureusement que son interlocuteur ne semblait pas se formaliser, ni pour son manque de courtoisie, ni son manque de savoir vivre. Il faut dire que malgré tout ce qu'on pouvait en dire, Hisao restait un supérieur hiérarchique pour Nué ...

- Comme jt’ai dit, c’était pas un mec. Mais ouais, c’est certain. D’ailleurs, derrière son marteau, elle semblait avoir connu quelques bonnes épreuves de merde aussi. Jamais vu quelqu’un si peu ouvert à la discussion.

Stop. Une Metaru ? Une bonne forgeronne ? Et à qui la discussion n'allait pas du tout, au point de pouvoir y mettre un terme ... définitif ? Il ne la connaissait pas assez pour savoir quoi que ce soit de son passé, mais cela collait avec la description de celle qui lui avait brisé un os le jour même. Curieuse façon pour le destin de lui faire une piqure de rappel sur cette satané patate. Une seule droite, s'il vous plait. Et lui n'avait vu que trente six chandelles.

- Reicho-chan ... murmura-t-il pour lui même, ne pouvant que sourire malgré tout, devant le portrait laconique de sa cousine. Reicho-chan, ché cha ? répéta-t-il plus fort a son homologue qui tendait l'oreille.

- Fchoui che l'ai pratichié un peu ... commença-t-il sur le ton de la confidence. Il semblait à deux doigts de se confier, de dire quelque chose d'important, se rattrapa, puis se ravisa. Cheviterai de loui ête redevable, perchonellement ... Tcha de la chanche d'être en vie pour en parler ... plaisanta-t-il à moitié, avec un sourire mi figue, mi raisin. Sa langue s'agitait, elle voulait se libérer d'un poids, et peut importait qu'il lui soit inconnu. Il ne le recroiserait d'ailleurs peut-être jamais, c'était l'idéal. Il ouvrit la bouche quand soudain ...

... Un grondement terrible interrompu sa diatribe, provenant de son estomac, et clairement audible pour nos deux ninjas. Même un héro doit bien se nourrir de temps en temps, surtout un héro en pleine croissance. Il se reprit et continua sur le ton de la conversation.

- En tchou cas tché pas banal tchoi, un ancien prichonnier qui sveille chur Kumo. Tchu doit avoir une chacré hichtoire à raconter...


A la place, ses yeux criaient famine et semblait proposer silencieusement une quête pour se sustenter, associé forcément à une recherche minutieuse de la moindre nourriture disponible dans ce foutu hôpital.
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Dim 5 Nov 2017 - 14:39
D’un mouvement vif et confus, il retira sa main du collier métallique qui me liait à mon passé, se pensant sans aucun doute intrusif. Son geste était inadéquat, c’était évident. Peut-être aurait-il pu avoir des ennuis avec quelqu’un d’autre, mais ce n’était pas le cas avec moi. Ainsi, c’est avec le même regard que je le regardais retirer sa main, montrant bel et bien que son action ne m’avait fait ni chaud ni froid. Ce qui était particulier, en revanche, c’est que son visage anesthésié se figea, avant d’avoir l’air en pleine réflexion. Reconnaissait-il la personne dont je parlais ? Possible. Il afficha d’ailleurs un petit sourire.

Cela se confirma finalement. Il me donna un nom, Reiko et le répéta en me demandant confirmation. J’aimerais bien te dire oui ou non l’ami, mais ça n’allait pas être possible. L’atmosphère entre elle et moi étant purement professionnel, et la commande ne m’obligeant pas à prendre son prénom, c’est naturellement que je l’ignore. Et d’ailleurs, peut-être s’en doutait-il, quelque part.

- Je pourrais pas te le confirmer. Je n’ai eu que du jargon Metaru comme seule conversation. C'est une blonde, silhouette musclée, la voix froide et directe. C'tout ce que je sais.


Mes yeux se plissèrent et mes sourcils se froncèrent ensuite. Je baignais un peu dans l’incompréhension lorsqu’il me conseilla de ne pas lui être redevable. Qu’est-ce que la blonde avait pu faire pour s’entacher d’une telle réputation ? Si elle m’avait semblé froide et distante, je ne parvenais pas bien à comprendre, et ce, de par le fait que je n’y connaissais bien évidemment rien à leurs affaires familiales.

- De la chance d’être en vie ? A ce point-là ? Allons… dis-je en ricanant légèrement. Je lui donnais presque quelques tapes sur l’épaule tant il me paraissait exagérer. De ce que j’ai vu, c’est forgeronne silencieuse mais qui bosse bien. Il y a des tonnes de gens comme ça.

Mon regard s’abaissait en direction de son ventre. Bordel, le pauvre gars devrait crever de faim au vu du bruit. Mais visiblement, il ne rebondit pas là-dessus et préféra enchaîner sur mon cas personnel. Je n’aimais pas spécialement parler de moi, donc j’allais tenter de dévier petit à petit la conversation de sorte à m’en exclure totalement.

- Pas plus qu’un autre. Parfois, y a juste le destin qui se tape des délires. On fait avec. Mais Kaminari, c’est chez moi. Ca me semble normal de protéger mon foyer, pas vrai ?


Direct et bref, comme je le voulais. Il y avait assez de choses de manière générale et de son côté pour qu’on ait pas à se pencher sur mon sujet. Et d’ailleurs, sur un ton léger, je pointais mon menton tout en lui demandant :

- T’as des projets pour plus tard ? La plupart des Metaru sont modestes en disant qu’ils veulent simplement protéger le village et améliorer leur talent en forge. C’est ton cas ?


Alors que je lui parlais, je me levais puis agrippais le bord de la porte qui nous séparait du couloir de l’hôpital. Je cherchais du regard un infirmier, avant de finalement en voir un. Quelques mots à la fois polis et froids sortirent de ma bouche pour demander quelque chose à manger pour Nué et moi-même. A défaut de se bouger à nous soigner, ils pourraient au moins ne pas nous laisser mourir de faim.




Dernière édition par Akahoshi Hisao le Mer 15 Nov 2017 - 17:42, édité 1 fois
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Lun 13 Nov 2017 - 23:27
- Désolé, mais pas de nourritures pour lui tant que le médecin n'est pas passé ... Voilà la réponse froide et directe que lui donna l'infirmier, dans un langage dégageant toute l'expertise, l’expérience, et la supériorité du personnel infirmier sur son patient. D'ailleurs, mon bonhomme, si on appelle ça "patient", c'est parce que ton boulot c'est de rester là et de poireauter comme le gland sur un chêne au moins de mars.
Hisao resta rond comme pas deux, sans avoir le temps de se révolter, que l'infirmier repartait déjà dans l'autre direction, vacant à des occupations médicales à l'allure complexe, sans doute une manière de dire que tout cela n'avait pas d'importance. Et bien, sans doute que cela n'en avait aucune quand on n'avait pas bouffé une dose d'antidouleur capable de vous endormir un cheval de guerre, et que l'on criait famine. On remarque que l'être humain, quand on en vient au passion qui ne le concerne pas directement, n'en a vraiment rien à faire d'autre chose que de lui même.
Heureusement, il reste des exceptions à la règle. Il reste encore quelques irréductible considérant la compassion, l'empathie et la générosité comme des qualités qu'il faut chérir au quotidien, et peu importe qu'il est ou pourquoi il y est. Il suffit de savoir que la vie l'a placé sur votre route pour une bonne raison, que cela soit un test, une mise en garde ou bien même un simple message. Rien n'est dû au hasard, tout est programmé pour nous arriver. Les épreuves nous font grandir, les petites joie font nos grand bonheurs, et nos erreurs apprennent aux générations futures comment évoluer. Tout ça est une grande farce, et nous en sommes les pantins.

- Des projets ... ? Je sais plus, franchement. Jusqu'à aujourd'hui je pensais pouvoir tout faire, réunir ma famille, mon clan et ce village ... Commença-t-il sans une once de crédibilité. Le rêve, lui, était bien réel. Devenir une sorte de pilier pour le clan, un axe autours duquel tournerait même, et pourquoi pas, le monde lui même. Et pour ça, il voyait bien que des gars comme Hisao étaient nécessaire. Et toi Hisao-kun, à part protéger tout le monde, c'est quoi ton rêve au fond ? Nué savait que derrière l'idéal de protection, devait se cacher de lourds secrets, et des volontés encore plus secrète encore.

Il était curieux d'en apprendre plus sur ce singulier ninja ... mais la faim se faisait trop forte pour son pauvre petit estomac. Il décida qu'il était temps de prendre le gauche, puisque l'on avait aucun droit dans cet hôpital. Il resserra son bandana d'un air déterminé, et affamé surtout. Son nez commençait à lui démanger. Son odorat pouvait déjà repérer des effluves de nourritures, et il se précipita à l’extérieur comme un chien flairant sa proie. Qu'Hisao le suive ou non, n'était plus dans ses priorité.

Dans le couloir, quasi plié en deux, tenant son bandage d'une main pour pas qu'il ne tombe par terre, Nué renifla deux trois fois bruyamment, s'attirant des regards indignés d'autres personnes. Il était concentré sur son objectif, insensible au regard extérieur ... Il courut presque, et bientôt, se dessina ... Une salle plus froide que d'ordinaire.

On aurait pû y rentrer presque toutes les provisions du Palais pour un soir de fête, mais rien ne s'y trouvait à l'exception d'une quinzaine de boites en bois alignées soigneusement. Des tables en métal et des outils traînaient dans un coin. Plus loin, caché à leur vue pour l'instant, des bocaux remplie de liquides et d'organes était disposée dans un ordre obscure à nos deux ninjas. Nué fit une tête impressionnée d'abords, ne comprenant pas ou il se trouvait ... "Ouah..." il siffla, et un écho revint vers eux. Cette salle était immense ... C'est en approchant d'une des fameuses boites qu'il comprit leur destination.

Le lieux ou reposait leurs morts.
Le lieux ou l'on cachait la mort.
Le lieux dont tout ninja devrait se rappeler pendant qu'il est encore vivant.



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Mer 15 Nov 2017 - 18:18

Mon arcade sourcilière gauche avait quelques spasmes alors que le médecin tourna bêtement et sèchement talon alors que nous étions pauvres malheureux morts-de-faim. Non mais quand même, on parvenait à causer, à marcher, à fumer même, mais la bouffe, c’était pas possible ? Non mais ils nous prenaient pour des petits biscuits fragiles ou quoi ? Ma main, alors empoignant le bord de la porte, se contractait et écrasait métaphoriquement le mur. Putain il m’avait gonflé avec son petit faciès de tête à claque.

D’un soupir, je redressais mon dos puis déposais tout mon poids contre le mur, la jambe et les bras croisés. Mon regard se porta à nouveau sur Nué qui bascula à nouveau sur notre conversation concernant nos projets respectifs. Il restait finalement très vague, mais de ce que je comprenais, il voulait gagner une place d’importance au sein de son clan. Je peux comprendre l’ambition quand on sait la taille et la notoriété de certains Metaru. Mais quand il me retourna la question, je ne pus qu’arquer un sourcil. ‘’A part’’ protéger tout le monde ? Hm… c’est une obligation plus qu’un but, mais je voyais ce qu’il insinuait. Sauf qu’il se méprenait. Non pas que je sois un enfoiré qui s’en fout des autres, mais j’ai un projet clair et précis en tête, qui n’est pas aussi vague et général qu’un désir de protéger son prochain.

- Protéger n’a rien à voir avec un rêve. On doit s’démerder pour le faire, c’est tout. Non, ce que je veux vraiment, c’est simplement acc-… commençais-je à dire alors que je sentais mes dreadlocks basculer contre le mur et légèrement en direction de la porte. Mes yeux étaient au sol quand il y a eu ce courant d’air. Et quand je relevai la tête, le Metaru avait dégagé. Oi, oi, oi... c’est quoi ce bordel ?

Me penchant – à nouveau – à travers la porte menant au couloir, je pouvais le voir fuser un peu maladroitement à travers l’hôpital. Le regard blasé et les yeux plissés, je lâchais à nouveau un soupir avant de traverser avec flegme le long couloir qui s’étendait à perte de vue.

- Non mais ça va pas de fumer dans un hôpital ?!


- Hein ? Oh, pardon. Réflexe.


Je concentrais rapidement un peu de chakra sur mon pouce mon couper le feu de mon Kiseru puis continuais en direction de Nué. C’est vrai que je ne me rends même plus compte quand je fume, c’est terrible quand même.

- Merde…

Cet idiot était rentré dans ce qui semblait être une chambre froide destiné aux récents décès. Je n’ai pas attendu ne serait-ce qu’une seule seconde pour aller l’agripper par le bras et le faire sortir de cette pièce – non pas sans un peu de violence dans le geste.

- Va falloir travailler ton odorat mon gars. C’est plutôt navrant pour le coup.

Passé le petit… malaise d’être proche de cette salle, je lui adresse un rapide sourire moqueur avant de l’aider à se relever. Non parce que mon mouvement avait été un peu vif. Je m’en excusais bien sûr mais bon, ce genre d’endroit me fout vraiment mal à l’aise.

- Alors. Est-ce qu’on se risque à insister pour la bouffe ? Non parce qu’en frappant un peu sur la table, ça devrait le faire.

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Mer 15 Nov 2017 - 23:33
Il l'aimait bien ce type. Après tout, c'est sûr que deux mecs avec des valeurs simples, ça rapproche forcément ... Pas besoin de se prendre la tête à agir, jouer, se cacher. On reconnait tout de suite nos semblables, ceux là qui ne vous trahiront pas pour quelques ryos, ou un instant de plaisir éphémère. Des gens sûrs, droits, solides. Pas exempts de doutes, non, car ses égarements permettaient également de savoir ce dont l'on ne pouvait douter.

Et Nué ne douta pas d'Hisao quand il le tira en arrière un peu trop énergiquement, lui faisant presque effectuer un vol plané. La vache, ce mec dégageait une impression de puissance, d'accords, mais la force qu'il avait était pas commune ! On parle quand même d'un gamin avec un appétit et des os solides, uane belle bête qui portait bien ses quatre vingt kilos. Il faut dire aussi, que plus l'heure tournait, plus son corps se faisait léger. Il pensait être arrivé au maximum de ce que pouvez faire l’analgésique, et il se trompait. Déjà, il avait confondu le garde manger, avec le garde-bières. Alors que ses sens n'étaient pas le plus émoussé chez lui, et que la nourriture passait toujours en premier.

Étrange affaire. Peut-être qu'il l'aimait bien parce qu'il était complètement à l'ouest.

- Je sais je sais ... Mais ça reste de la viande non, j'étais pas loin ! Fit-il d'un air obtus, têtu et convaincu. Il tapota l'épaule du ninja -fallait pas qu'il prenne ça pour une attaque non plus... On est jamais trop prudent, tout en riant de sa mauvaise foi. Je suis désolé pour tout à l'heure, je suis partis comme un sauvage, j'avais trop faim. se désola-t-il en laissant son estomac exprimer ses plus plates excuses dans un jolie gazouillement. L’insouciance propre à la jeunesse parlait pour lui parfois. Tu connais mon rêve, mais j'ai oublié d'écouter le tiens ... Quel nul Lâcha-t-il laconiquement.

C'était naturellement une invitation.

- Totalement pour ton plan Hisao-dono ! Et s'ils sont pas d'accords ... On fait une greve de la faim ! Fit-il avec une moue déterminée, et un poing brandit en l'air... Malgré ses bêtises, il savait exactement quoi faire.

Quand vous voulez faire bouger les choses, dans tout hôpital que ce soit, il fallait s'adresser à ceux que l'on sous estime le plus ; Les gratte papier. C'est donc devant une secrétaire effarée que Nué déposa un papier ou il avait noté le menu des deux comparses.

- Messieurs ... ? Je peux vous aider ... ?
- Chechi ché la lichte de nos revendicachions ... Fit-il avec un sourcil relevé aussi haut qu'il le pouvait.

La secrétaire, quant à elle, ne semblait toujours pas comprendre.
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Jeu 16 Nov 2017 - 22:35
Les mains dans les poches – à défaut d’en avoir une de libre pour fumer – je regardais le Metaru se redresser le plus tranquillement du monde – enfin, si on excluait la dose d’anesthésie qui le forcer à manœuvrer aussi adroitement qu’une tortue. Il me tapota amicalement l’épaule avant de s’excuser pour son comportement. Sans désir de me retenir, je lâchais un rapide ricanement détendu tout en secouant la tête, l’air de dire qu’il n’y avait absolument aucune raison de s’excuser. Le pauvre gars crève la dalle, à la tronche gonflée à cause de sa réunion et des anesthésiants et en plus, il s’excuse après que je l’aie balancé comme un sac à patate sur le côté.

- Tant pis pour les objectifs, pour le moment, on va s’occuper du principal.

Evidemment, Nué était le premier à crever d’envie de manger. Donc c’est tout logiquement qu’il accepta sans sourciller. Lorsque nous arrivons vers une des secrétaires de l’hôpital, le Metaru instaura un petit jeu de rôle en imposant à la femme sa… liste de revendications. Non mais quel crétin. Un crétin bien marrant, cela dit. Un mec un peu décomplexé ça faisait pas de mal de temps en temps. Du coup, entrant dans le jeu, mon coude s’écrasait contre le comptoir qui faisait office de bureau et je regardais la secrétaire avec un air qui annonçait l’évidence.

- Bah quoi ? En tant que malheureux patients, nous avons des droits, pas vrai ? Bien. Donc on veut nos bento.


Comme à mon habitude, mon visage était aussi détendu que celui d’un maître zen, mais cela contrastait donc avec ma voix et mon regard glacial. Ce n’était pas condescendant et ça ne voulait pas être intimidant. C’était juste ma manière de parler. Un flegme si grand avec une voix si rauque, ça ne peut pas sonner comme un chant, en même temps.

- Je… vais voir ce que je peux faire...

- La première chambre, là-bas. Merci beaucoup.

Visiblement, on allait pas faire une grève de la faim. Première bonne nouvelle. La seconde, c’est qu’avec un peu de chance, on allait pouvoir bien bouffer, et dans la chambre. Bon, si ça se trouve, on sera convoqué dans un réfectoire ou un truc du style, mais au moins, le ventre de Nué arrêtera d’alerter tout le village qu’il crève la dalle.

- ‘’Une liste de nos revendications’’, hein. Putain, fallait aller la chercher, celle-là. C’est après des petites phrases comme ça que tu t’es fais … câliner par les autres Metaru pendant vos réunions ?

Un air moqueur mais léger, j’allais me refoutre près de la fenêtre, allumant à nouveau mon Kiseru. Oi, ça va. J’ai pas fumé depuis au moins dix minutes, là. Faut pas déconner, j’essaye d’arrêter mais bon, faut y aller progressivement, hein.
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Ven 17 Nov 2017 - 19:22
C'est en vivant des aventures que l'on se forge, des liens plus indéfectibles que les bracelets d'Hisao. Et la quête de nourriture qu'il accomplirent ce jour là resterait gravée dans la mémoire du jeune Metaru. Un simple poing tapé sur une table de la part de son camarade, et la nourriture tant attendue fût promise par une bureaucrate à la fois effrayée, surprise, et convaincue de faire le bon choix en accédant à la requete des deux zouaves en face d'elle.

- Ché mieux d'avoir choissie la manière douche ... lança Nué tandis qu'ils retournaient vers la chambre d'hôpital, un brin énervé encore d'avoir passé l'heure du déjeuner sans n'avoir rien engloutis. Quand il avait faim, il avait faim, et cela n'attendait pas ! Quoi, vous vouliez que vos jeunes ninjas manquent de fer et de calcium, et grandissent mal, tout pâles et maigrichons ? Qu'ils se blessent à la moindre occasion durant les entraînements, ce qui entraînerait la ruine de tout le village ? Non ? Bon, alors va falloir se dépêcher de le faire cuir, ce riz cotonneux.

Retournés dans la chambre avec l'afro-ninja, il ria de la plaisanterie de son camarade, qui était déjà entrain de s'établir sur la fenêtre avec son célèbre instrument, fièrement porté à ses lèvres.

- Dès fois je suis un peu ... Bizarre. Il le scruta du regard, toujours pas sûr de lui faire confiance, même si l'occasion était trop bonne. Il aurait peut-être fallut que Hisao lui raconte l'un de ses secrets également, il marchait comme ça Nué avec ceux qu'ils jugeaient dignes, ou qu'il connaissait peu. On peut dire que oui, c'est à cause de ça que je suis avec toi. Il souriait avec les yeux clos en se rapprochant d'Hisao doucement, ses yeux demandant silencieusement de fumer, même s'il n'osait pas demander. C'était souvent son problème, de ne pas savoir demander. Mais finalement, c'est pas une si mauvaise chose. Confia-t-il, en ne disant pas que la rencontre valait surement le coup de poing. Ou de pied. Il n'était plus très sûr.

- Et du coup, qu'est-ce qui te motive toi, dans tout ça ? Dit-il, montrant le décor, et ce que cela impliquait : Une vie dangereuse ou l'on avait de la chance si l'on entrait dans pareil lieu sur ses deux jambes, et en un seul morceau. Il se permit d'approcher pour sentir l'odeur du tabac, qui le tentait malgré l’expérience ... bien trop ventilée ? Il savait que c'était mauvais, sa mère lui répétait sans cesse de ne jamais s'en approcher, sous peine de sentences pire que la mort elle même. C'est qu'elle avait de l'imagination, et qu'elle était connue pour l'utiliser, autant que ses cordes vocales, dans tous le quartier jouxtant la raffinerie. Peut être même qu'Hisao en avait entendu parler pendant l'une de ses rondes, d'une vieille femme aux cheveux noir comme l'ébène, l'air démoniaque, se trimballant avec un tablier autours de la taille et un couteau à la main, à la recherche d'une innocente victime -qui se trouvait être Nué, et qui à écouter sa matriarche, n'était pas si innocent que ça.

- C'est mauvais pour tes poumons, tu devrais arrêter ça
dit-il avec un air un peu trop renfrogné, maintenant qu'il s'était fait un camarade, il ne voulait pas le perdre à cause d'une maladie pulmonaire. Il était cependant conscient de l'intrépidité de ses paroles, et ajouta comme pour s'excuser. Enfin c'est ce que maman me dit tout le temps quand elle voit quelqu'un avec ça ... Un peu penaud le petiot, sa se voyait qu'il avait vraiment envie de retenter l'aventure gustative que pouvait offrir un tabac de qualité supérieure.

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Ven 17 Nov 2017 - 20:54
Libérant mes poumons d’une bonne quantité de fumée, la fumée vint s’écraser sur le Metaru, qui était en train de s’approcher de la fenêtre où je me trouvais. D’un haussement de sourcil, je m’étonnais cependant de sa direction. Il s’approchait davantage de moi que de la vitre, les yeux posés sur mon Kiseru. Bah qu’est-ce qu’il avait, l’anesthésié ? Hm, il se demandait sûrement d’où venait cet objet. En même temps, vu le raffinement de l’objet, je n’étais pas étonné. En plus, en tant que Metaru, il s’intéressait sûrement à la grande qualité du métal qui se trouvait aux deux extrémités du Kiseru.

A deux pas de moi, il poursuivit néanmoins sur ce qui avait été auparavant interrompu par la manifestation ‘’élégante et discrète’’ de son estomac. Sans désir de cacher quoi que ce soit, j’enfonçais comme à mon habitude une main dans la poche avant de lui raconter ce qu’il en était de mes motivations.

- Comme j’essayais de te le dire, j’ai été enfermé huit ans pour un crime que je n’avais pas commis. Une prison faite pour les pires raclures de ce foutu monde.


J’imposais une pause, à la fois pour structurer le récit et pour prendre une bouffée de mon Kiseru. On pouvait dire ce qu’on voulait sur l’état des poumons après coup, ça détendait plutôt efficacement. Et je pense en avoir besoin pour raconter les emmerdes que j’ai vécues. C’est derrière moi, mais en même temps, c’est toujours… juste là.

- Ce que je veux, c’est éviter qu’un autre finisse comme moi, les chevilles ensanglantées à cause des chaînes, le dos couvert de bleus à cause des autres détenus et le mental en miette de par la situation de merde. Idéalement, je voudrais atteindre les hautes sphères de la justice et… tout détruire. Refaire le système et instaurer quelque chose d’authentique mais d’efficace.

Voilà. Il savait grosso modo, dans les grandes lignes, ce que je projetais de faire. Ce qui me motivait à être shinobi – non parce qu’il le savait pas, mais je fais partie de cette minorité quasi-inexistante de gens qui n’a aucune envie d’être ninja. Je ne suis poussé que par les emmerdes que j’ai connues, rien d’autre.

Mais bon, dans l’immédiat, je regardais surtout Nué faire encore un pas en ma direction, mais cette fois, j’identifiais dans ce qu’il disait et ce qu’il regardait qu’il voulait – probablement – prendre une bouffée de mon Kiseru. Le sourcil arqué, je lui tendis mon Kiseru avec la petite quantité de tabac qu’il restait encore à fumer.

- Ouais ouais, si tu veux essayer, vas-y. Mais merci, mes poumons sont des athlètes plus endurants que toi. Donc t’en fais pas pour eux.

Je profitais pour lui donner une petite tape sur l’épaule. Il avait quand même un caractère assez spécial. Mais pas accommodant pour autant. Les bras croisés, j’attendais désormais de voir ce qu’il pensait du Kiseru et du Kazumi – qui était d’excellente qualité. Je ne fume pas n’importe quoi, moi.
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Sam 18 Nov 2017 - 3:38
L'histoire du jeune homme pénètrait lentement le crâne épais, l'ex-taulard, innocent, qui maintenant protégeait les autres. S'il n'était pas commode à première vue, il n'était aucun autre mobilier non plus à la seconde lecture. Un genre de livre qui ne livrait pas facilement se secrets aux autres, les gardant aussi enfermés que lui à une autre époque. Nué ne voulait pas en tenir compte, si l'homme qu'il avait en face de lui travaillait encore à la paix aujourd'hui, toujours debout malgré les épreuves qu'il semblait avoir vécu, sans se lamenter dans un coin obscure de Kumo, c'était qu'il était fait d'un solide acier. Le genre dont ce n'était même plus la peine de travailler le fil, et qui s'entretenait tout seul.

Vraiment, on aurait pu dire que les ninjas étaient des armes, que ça n'aurait pas été choquant.

- Sept fois à terre, huit fois debout. Baffouilla-il, empâté à chaque bout de phrase, et il tapa du poing sèchement dans celui qui restait là à ne rien faire sur le bras d'Hisao. Parfois, il faut combattre les choses qui nous définissent, même certaines de nos lois. Il savait ce que cela voulait dire, cherchant toujours plus à améliorer ce qui existait déjà, à renouveler sa façon de travailler chaque jour. A chacun son boulot après, même si vouloir détruire le système judiciaire pour instaurer une justice clairvoyante, ça en jetait vachement plus.

La question silencieuse entre eux ne le resta pas longtemps, l'Akahoshi saisissant assez vite ou voulez en venir le petit en face de lui, l’interdit, à autant d'attrait pour un jeune ninja, que pour un jeune homme banale. Surtout pour un ninja, suivant un code stricte pour se préserver le plus possible, condition sine qua none de la victoire, ou de la survie. C'est donc tandis que son camarade lui tendait sa pipe, qu'une infirmière entra avec un air pincé. Nous regardant avec un air qui voulait dire "bah voyons ..." , soit qu'elle pensât que ce n'était pas étonnant que ce soit ses deux là qui aient demandé un extra de bouffe, ou qu'elle ne figurait pas autrement qu'un ancien détenu, pervertisse notre jeunesse.

Nué lui fit les gros yeux. Et elle déposa les deux bentô sur la table, tandis que le jeune homme attrapait le Kiseru d'une poigne ferme et respectueuse.

- Oy ! Ché pouw quwa, madame balança-t-il sans se forcer, la tirant de son observation silencieuse des bracelets de contriction du ninja.

- Messieurs les Shinobis, pardonnez l'attente et bon appétit ... Fit-elle de mauvaise grâce, respectueuse uniquement du protocole. Un vrai automate si on lui avait demandé son avis ; On ne pouvait néanmoins pas demander à quelqu'un de changer sa façon de voir le monde, plus que de le découvrir.

- Che crois qu'elle a jamais vu une pipe aussi supaaaaa géniale ! gloussa-t-il pour eux, quan delle ferma la porte avec une mine fermée.

L'odeur d'un excellent repas, se mêlait à celui du tabac de qualité supérieure (uniquement) qui se dégageait du foyer. Il attrapa la pipe, et sans que l'on sache si c'était le coup sur la tête, la médecine, ou simplement un obscur besoin d'avoir l'air aussi cool qui le motivait, tira sur le foyer une bonne foi. Si c'était pour ...

*Tousse*
*Tousse Tousse*
Pfeuh.
*Tousse*

- C'est ... *tousse* ... trop *tousse* trop bon ! fit-il, sautant sur le lit, et attrapant la boîte à repas soigneusement emballée dans un chiffon-serviette, attrapa les deux baguettes, joignant les mains devant lui, ses deux baguettes sur les pouces, et sa tête d'idiot sur le visage.

- itadakimasu ! lança-t-il à la cantonade, comme un défit à son voisin de chambré d'apprécier autant ce moment, et de faire un concours de celui qui mangerait le plus de ses délicieux onigiris.


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Sam 18 Nov 2017 - 14:18
Enfin. Un peu de nourriture arriva finalement dans la chambre d’hôpital dans laquelle nous étions, amenés par une femme au visage protocolaire et au regard jugeur. Bon, je m’en foutais un peu, pour être honnête. Je ne l’ai pas écouté une seule seconde et me suis contenté de me diriger vers mon Bento, alors qu’elle ne les avait même pas encore posés quelque part, ce qu’elle finit par faire en les disposant sur un des lits. Elle ne s’attarda pas longtemps dans la pièce, préférant s’éclipser en vitesse. Bon, pourquoi pas. Tant que moi je mange, ça me va.

J’agrippais l’un des bentos – profitant d’avoir les deux mains libres étant donné l’absence du Kiseru – puis m’appuyais à nouveau contre la fenêtre, comme si c’était déjà devenu une habitude. Après, il fallait dire que j’aimais pas trop rester assis. J’ai passé assez de temps recroquevillé sur moi-même en prison pour éviter de recommencer une fois libre. Comme l’a dit Nué, sept fois à terre, huit fois debout. Dans les grandes lignes, c’était ça. Mais vaut mieux pas continuer dans ce sens-là quand même.

Le bento que j’avais pris était déjà attaqué. Je commençais par le riz cantonais qu’ils avaient préparé et qui était, je dois bien l’admettre, plutôt bon. On a toujours un peu peur du goût de la nourriture qu’on nous sert dans ce genre de lieu, mais force est de constater que les rumeurs sont infondées. Entre deux coups de baguettes, je jetais un œil sur le Metaru qui tentait tant bien que mal de fumer. Bon, apparemment il appréciait, mais quel gâchis de tousser ce Kazumi quand même.

- Oi, prends pas des bouffées aussi grosses si tes poumons sont pas habitués.

D’ailleurs, alors qu’il se rua sur son bento qui se trouvait encore sur le lit, je profitais de son passage pas loin de moi pour agripper mon Kiseru. Il devait pas faire ce genre de mouvement inconsidéré avec un objet de cette qualité bordel, il était cinglé ou quoi. Si le bambou pète, je crois que l’hôpital aura un homme à mettre en plus à mettre au frigo. C’est pour dire. Le pire, c’est qu’il ne fit pas spécialement attention à l’absence de la pipe métallique. Mais on va mettre ça sur le compte de l’anesthésie et de sa faim. Il partit d’ailleurs en course à celui qui mangeait le plus vite. Manque de bol, j’allais pas le suivre.

- Les gens savent plus profiter de la nourriture, hein ? Pour de la bouffe d’hôpital, c’est quand même drôlement bon. Calme-toi ou tu vas finir par tousser autant qu’à ton unique bouffée de fumée.

Lui avais-je envoyé dans un petit ricanement. C’était un brave gars, malgré tout. L’ambiance était bonne, mais comme on aurait pu s’y attendre, deux médecins vinrent nous interrompre, armés de divers outillages médicaux.

- Nous allons commencer les soins, si vous le voulez bien. Vous pouvez continuer à manger. Enfin, vous, au bandana rose. En revanche, Monsieur Metaru Nué, nous allons devoir vous interrompre.

J’arquais le sourcil en écoutant l’un des types parler. Non mais, quoi ? On nous emmène la bouffe après nous avoir fait attendre des plombes et puis soudainement, y a urgence on peut plus attendre pour se faire soigner ? C’est quand même dingue. J’allais finir par croire que Nué les avait provoqué et emmerdé et qu’ils se vengeaient maintenant.
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Sam 18 Nov 2017 - 17:20
Il engloutissait son repas, comme de coutume. Il se faisait mal, et pourtant, il ne pouvait pas s'arrêter.

- Y'a pas à dire, j'avais les crocs ... Gomen-asai pour le spectacle mais je peux plus m'arrêter Hisao-sempai... Fit-il, ponctuant chaque mot d'un morceau ou d'une bouchée de riz, la sauce soja lui donnant envie de lécher ses lèvres. A mon avis, vu l'heure, ils ont du aller chercher ça ailleurs... La dernière fois qu'il était venu .. Non, il ne voulait pas en penser.

- En plus avec ses bêtises, dit-il en montrant son visage avec ses baguettes, je n'ai même pas eu le temps d’apprécier le banquet de nourriture de la famille ... Il se désolait de ne pas avoir profiter des petits plats fabriquées avec amour, bien que le bentô fut délicieux. Il souffla, ses poumons de nouveaux comme neuf. T'as raison, même si j'ai plus l'habitude de manger que de tirer sur ton ... ton... Comment t'appelles ça exactement ? Fit-il soudain soucieux.

Le médecin arriva, et les soins commencèrent. On lui enleva son bento, et il eut le regard du chiot que l'on abandonnait sur le bord de la route, ou de l'orphelin qui voit une famille heureuse attablée au chaud, derrière une fenêtre. Hisao ... Hisao... Ils peuvent pas faire ça mec, aide moi s'il te plait ! Trop injuste ... Il avait vraiment pas envie, il savait la suite des opérations et ça le faisait flipper. Le médecin devrait adjoindre son chakra à manipulation, afin de débloquer une partie de son points énergétique. Sinon, malaxer du chakra serait très compliqué, et la réduction de la fracture allait mettre des semaines.

La douleur voulait lui faire serrer les dents, mais on lui tenait la bouche pour ne pas mordre le médecin. Il bougeait néanmoins son corps, dans des petits cris étranglés de lapin effrayé, pas du tout glamour. Tant pis pour sa réputation, c'était pas son jour. Les médecins les quittèrent, et il se regardèrent avec cette connivence des patients qui ont souffert pour des causes différente, mais dans un but commun.

Nué tirait la tête, ils avaient augmenté le dosage encore une fois, et son regard avoisinait la vivacité d'un petit cailloux dans un grande marre.

- J'ai même plus faim ... Hisao n'avait pas pû l'aider, mais ce n'était pas sa faute. Il fallait qu'il en passe par là, pour comprendre un peux mieux les autres. Foutue Reiko... lachâ-t-il comme pour lui même. Au final, c'était autant de sa faute que la sienne non ? Pas lui qui s'était pété la mâchoire tout seul non plus. Cinquante cinquante.
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Sam 18 Nov 2017 - 17:46
Le pauvre gars venait de se faire victimiser par des médecins assoiffés de sang. On se croirait presque dans une histoire d’horreur lorsqu’ils se regroupèrent tout deux autour de lui pour mettre en place le nécessaire pour entamer les soins. J’étais de loin pas un expert dans le domaine médical, donc je saurais pas trop dire s’ils ont vraiment fait quelque chose ou si c’était des préparatifs à une opération qui viendrait plus tard. Si c’était le cas, je plaignais sincèrement Nué. Surtout que de mon côté, j’avais eu une infirmière qui était tout le contraire de ceux qui s’occupaient du Metaru. En effet, elle s’occupait de la plaie que je possédais à la nuque avec douceur et professionnalisme. En clair, c’est presque si je mangeais encore mieux qu’avant.

Et après les quelques instants de torture de Nué, ils finirent par quitter la pièce, laissant un homme encore plus achevé qu’il ne l’était avant qu’ils arrivent. Je poussais un soupir compatissant en mangeant un des sashimis qui se trouvait dans l’un des compartiments du bento. Bon, au fond, la situation était quand même assez comique. La façon dont Nué s’était plaint montrait qu’il prenait ça avec humour… ou alors que l’anesthésie était violente, je savais pas trop. Après un coup de baguette, je m’approchais de lui et lui tapotais lentement l’épaule.

- T’en fais pas, je finirai ta part. En tant que compagnon de chambre, ce sacrifice me revient…

Un ricanement qui sonnait plus comme un soufflement de nez se fit entendre alors que je fis quelques pas pour retourner dans mon endroit préféré de la pièce. Ma douleur à la nuque s’était endormie, mais je sentais que ça allait déjà mieux qu’avant. Donc actuellement, j’étais dans l’état contraire du pauvre Nué.

Alors que je faisais quelques pas pour retourner m’adosser contre le mur, il marmonna une petite phrase, rapidement et silencieux, que je n’eus pas réellement le temps de comprendre. Je n’allais pas poursuivre là-dessus, étant donné que s’il voulait communiquer avec moi, il l’aurait fait plus fortement. Mais en voyant que son visage – en plus d’être complétement gonflé – était toujours blasé, je finis par lancer un bref :

- Qu’est-ce qui te préoccupe ? Je rigolais pour la bouffe, hein.

Au fond de moi, je pensais bien qu’il marmonnait pas pour ça, mais je trouvais que c’était encore la meilleure façon de voir ce qu’il avait en tête sans me montrer intrusif.
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Sam 18 Nov 2017 - 18:12
- Tu vois, je pensais jusque là qu'appartenir à un clan, ça voulait dire ce soutenir ... Commença-t-il sur un ton douloureux, comme sa pauvre mâchoire s'il n'avait pas été dans les vapes. Ses propos n'étaient pas clairs, et son phrasé imprécis. On aurait dît un jambon parlant avec du pâté dans la bouche, donc rien de très agréable à écouter ... Saleté de cannibales. Tu vois, comme un village et ses habitants, mais en mieux peut-être ... Il lui glissa le reste de son bentô sur son lit, le plus proche de sa cher fenêtre adorée.

Il faut dire que quand on habitait Kumo, la vue à couper le souffle donnait envie de ne jamais voir de murs sans elles. Au final elles permettaient d’apercevoir une partie de la beauté du monde, comme le rayonnement du village des nuages leur permettaient d'être le bastion du monde ninja, et de ses avancées les plus incroyables. Il ne connaissait le monde, que parce qu'on le lui mettait à disposition, comme un simple passant se promenant dans une allée couverte de baie vitrée.

- Au final, elle m'a apprit une dur leçon ... Il baissa la tête tout penaud, et s'assura de pouvoir le prendre, avant d'attraper religieusement le Kiseru. Fumer lui permettait d'avoir les idées plus clair, malgré le brouillard du médicament, et la fumée de son tabac (de qualité supérieure). Très désagréable. Plus que les médecins, l'attente, et la douleur...

Il avait échoué à lui faire entendre raison.
Et l'échec était son fardeau.

- Tout ça je m'en fous ... C'est le métier qui veut ça, et notre monde est dur, alors autant l'apprendre assez vite.

Fataliste. Il était fataliste sur ce qu'il voyait, entendait, on pouvait ressentir.

- Mais ce que Reiko à fait, c'est encore plus dur que ça. On se blesse continuellement et on appelle ça de l'amour chez moi ... Alors quand j'ai voulu intervenir, je me suis dis que ça irait et qu'on en rigolerait plus tard.

Grossière erreur. Il se retrouvait maintenant avec un méridien brisé, et un rêve en berne.
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Dim 19 Nov 2017 - 0:52
Bordel, qu’est-ce qu’ils avaient rajouté dans leur anesthésiant ? Des pilules de mélancolie ? De l’alcool qui fait pleurer ? Le Metaru était tout simplement en train de se plonger dans une sorte de tristesse… ou de regret, je ne savais pas trop. Mais un sentiment qui n’était pas spécialement agréable à ressentir, ni à observer, d’ailleurs. Je ne pouvais pas trop m’empêcher de me demander si je ne faisais pas face au véritable Nué, qui en avait plus sur le cœur qu’il ne le laissait présager. Après tout, il n’est pas si simple de combattre nos emmerdes. Et encore moins de les planquer tout au fond de nous. Et à l’entendre, l’étrange relation qu’il a avec sa famille semblait le peser. Mais une mention me fit arquer le sourcil. Il ne disait pas ‘’ils’’, ou ‘’eux’’, ou ‘’ces gens’’. Non, il avait choisi de dire ‘’elle’’.

A mesure que son discours progressait, le ‘’mystère’’ s’éclaircissait. Ce qui le tracassait, c’était cette Reiko, qui, si j’avais bien suivi, était la Metaru qui s’était occupé de remettre en place tout mon matos métallique. Merde, quel sacré hasard quand même. Il exagérait pas quand il disait qu’il ne fallait pas lui être redevable. Mais bon, je l’ai payé et je risque pas vraiment de la revoir, d’après ce qu’elle m’avait dit.

- Drôle de relation familiale, c’est sûr. Après, c’est mieux que d’avoir coupé les ponts de manière dégueulasse et injuste. dis-je en faisant référence à ma propre situation. En effet, j’avais été séparé de mes parents à cause de la prison. Et je n’ai jamais eu le courage de retourner les voir après ma sortie. Mais ça, ce n’était pas quelque chose que je souhaitais réellement partagé. C’est qui, cette Reiko ? Ta sœur ? Ta cousine ?

Ca ne pouvait pas être sa mère. Ou alors elle avait pas été victime du temps. Quoi qu’il en soit, je m’approchais de lui alors qu’il avait repris le Kiseru et m’écrasait sur le lit. Mes coudes s’imposèrent sur mes genoux et un profond soupir émana du fin fond de mes poumons.

- Tu dis que vous vous blessez continuellement. Pourtant, j’en ai rencontré, des Metaru. Et aucun me semblait vraiment enclin à rentrer dans ce petit manège. J’me trompe en disant que c’est cette Reiko qui est l’unique véritable cible de ce que tu dis-là ?


Après ma phrase, je pris le Kiseru à mon tour pour consumer ce qu’il restait de tabac. Et vu la consommation actuelle, je ferais bien de remettre un peu de ce délicieux Kazumi. Parce que vu la tronche que Nué tire, il en aura bien besoin.
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Dim 19 Nov 2017 - 22:24
Nué dans toute sa splendeur ! Un incorrigible rêveur qui ne savait combattre ceux-ci que dans la défaite, la peine ou la douleur. Il lui fallait expérimenter pour vivre, deviner, et appréhender des concepts simples, mais une fois ceci intégrés, ils ne le quittaient généralement plus. Ah, ça, il pouvait oublier beaucoup de chose. Il était une irrémédiable tête en l'air, toujours le nez dans les nuages, à se demander des choses improbable ... Vous croyez qu'il ont un goût sucré ou salé, d'ailleurs? Nué c'était déjà posé la question. Et il distinguait grâce à ce la plusieur types de réponses. Pour lui, il y'avait la réponse du savant, celle de Sayo Nara son ancienne tutrice, et de tous ses gens qui ne pense qu'à la physique, et les faits établis. Puis il y'avait la réponse du poète, celle qui laisse une place au rêveur et son imaginaire, qui semblait embellir la réalité d'une si parfaite manière, qu'il n'osait jamais rien y toucher.

En entendant l'Akahoshi, même qu'il soit drogué, ou bien à cause de cela justement, il ressent le cœur lourd et la tristesse pointant son nez chez le policier. Il connaissait ça, vivre avec des démons intérieurs et, parfois, se laisser vaincre quelques instants... Quelques instants le nez dans le vague, le cerveau saturé par une chimie complexe, et dont on ne percerait jamais tous les mystères. Il comprenait, dans la brume de ses idées, que l'homme n'avait jamais plus revu sa famille.

- C'est sûr, sempai à raison, je suis un privilégié quelque part ... Il fit un soupir fataliste, et attrapa le Kiseru que son homologue venait de recharger ... Prêt ? Feu ! Il fit couler le tabac dans le tube de métal, et la fumée glouglouta jusqu'à ses poumons dans un sifflement caractéristique. ... Je devrais pas me plaindre d'avoir une mère trop autoritaire ... C'était un euphémisme, elle était même violente, vindicative, extravagante et égoïste. Elle restait sa mère néanmoins. Ni d'avoir un père un peu trop solitaire, mais tu vois, je n'arrive pas à dépasser ça ... J'ai toujours l'impression qu'on pourrait faire mieux.L'humain, cette bête qui se voile la face, et suit malgré tout le fil rouge de sa destinée, même si elle peut sembler idiote. Reiko, c'est la soeur de Shuuhei-sama ... Ma cousine donc, fit-il après un instant de réflexion et son petit air d'idiot pensif.

Sa cousine... Donc sa mère était la sœur de la sienne ? Oh, d'accords. La génétique surement ...

- Oh non ! Il y'en a de formidables, mais nous sommes, comme tu le dis et le sait, un très grand clans, au multiple facette, comme le diamant ou bien même certains miroirs ... Et donc il y' aussi beaucoup de Metaru peu reluisants, et qui ne correspondent en rien à ce que l'on pourrait penser de nous. Ou même que l'on pouvait dire derrière la protection d'une ombrelle, ou d'une mains en éventail. Il tira une bouffée, puis en réalisant son impolitesse, la redonna à son compagnon. Reiko est juste la plus directe de ses reflets, elle m'a fait mal oui... mais il y'a bien des manières de blesser ... Il parlait notamment de ses critiques qui volaient à son encontre malgré son comportement héroïque, et qui avaient surement précipité sa réaction. Lui ? Il n'avait jamais vraiment connu ça, se mêlait ici expérience vécues, rapportée et devinées des suites d'une réflexion profonde. Il s'imaginait avoir subit des sévices avec sa matriarche, mais ce n'était que des idées de gamins encore trop jeune pousse...

Il pensait encore, que s'ils n'avaient été que tout deux, qu'il aurait eu une chance de la faire changer d'avis, et rester avec eux, et non pas contre.
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Lun 20 Nov 2017 - 22:01
Oh putain… si j’étais parvenu à le faire relativiser sur sa situation, je n’avais pas réussi à le faire sortir de cet état étrange où il se morfondait et se plaignait. Car c’était bien ce que c’était : des sortes de plaintes. Il ne devait pas se croire un privilégié, même en faisant mention du ‘’quelque part’’. Mais il ne fallait pas non plus que tout son monde s’effondre pour des conneries. C’est clair que c’est simple pour moi de dire ça, parce qu’être marin, ça coupe pas mal des liens familiaux. Et la prison, je pense qu’il y a pas besoin de réellement en parler.

- Ouais bon, si on rentre là-dedans, tout le monde peut faire mieux, hein.

Ma phrase était volontairement directe et, peut-être, crûe aussi. Après tout, si les Metaru étaient vraiment si compliqués à gérer en interne, ça ne pourra pas être résolu facilement. Et la meilleure solution contre ça, c’est encore de laisser faire le temps. Ca peut paraître un peu facile de dire ça, mais bon.

- C’est l’anesthésie qui te rend poétique ? dis-je d’un léger ricanement alors que je déposais mon bento – désormais vide – sur une table à côté de moi. En bref, y a des Metaru chiants, pigé.

D’un haussement d’épaule, je croisais mes bras – bien qu’un peu difficilement à cause des imposantes menottes que je me trimballais – tout en imposant mon regard sur Nué. Sa dernière phrase m’avait enfoncé dans une intense réflexion. J’sais pas si c’était la fatigue, mais j’avais du mal à saisir ce qu’il voulait dire. Reiko serait violente physiquement, mais c’est pas ça le problème ? Pourtant, il se plaignait y a pas longtemps de sa présence ici, non ? J’dois manquer quelque chose…

- Donc finalement, tu te plains de cette Reiko, mais ce n’est pas le réel souci ? Eh ben, t’es complexe comme type.

C’était totalement amical comme remarque. Mais c’était aussi la vérité. Mais au-delà de cette remarque, je me devais d’ajouter quelque chose nécessaire à ma propre ‘’culture’’.

- Du coup. Quel est le problème ? Ca se passe pas bien dans ton clan, mais c’est pas tant l’ambiance… explosive, mais bien l’aspect psychologique ? Faut dire que j’en ai vu des idiots à la Raffinerie, l’autre jour.


Et c’était la stricte vérité. Quand j’ai demandé l’aide des Metaru pour reforger mon bordel métallique, ils m’avaient donné la gerbe, pour la plupart d’entre eux. Ce clan est respectable, et c’était là une image biaisée. Mais elle existait, malheureusement.
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Lun 20 Nov 2017 - 22:51
Un dynamique s'était installée, ou Nué faisait ses grandes déclarations, et Hisao le rassurait sur la normalité de la chose. Bien sûr, il devait relativiser pour avancer, surtout dans un monde ne laissant que très peu de place à l'innocence. Et nous pouvons tous comprendre l'incongruité d'un ninja comme Akahoshi Hisao. Il devait être passé par des moments si terribles, que plus rien ne pouvait vraiment l'ébranler non ? Un mental d'acier, dans un corps de démesurément puissant. Le géant de brume et de fumée, il lui rappelait quelque chose, mais à cause des médicaments, ou de par sa nature même, il ne se rappelait plus trop qui, ou quoi. Nué perdait souvent le fil de ses idées, et avait même pensé à s'acheter un petit carnet pour y noter les rares bonnes idées qui pouvait traverser sa caboche de Metaru.

- Le mieux est l'ennemi du bien, qu'il lui répondit du tac au tac, c'est ce que mon paternel dit toujours, quand je tire la tronche.. Il souffla en se posant sur son lit, les deux mains derrière la tête, posé contre le montant. Il fermait les yeux en laissant le restant d'odeur du Kiseru lui flatter la narine. Il lui semblait flotter, et répondre comme dans un rêve. Non, c'est toi qui me rend comme ça, c'est sympa de discuter avec toi. Il devait le savoir non ? Il lui rappelait parfois se genre de dresseurs qui, qu'importât l'état de l'animal qu'on lui apportait, pouvaient calmer l'animal rien qu'avec le son de leurs voix. Sa présence, et une puissance contenue. On la sentait pulser dans tout son corps. Non, définitivement, elle me plaît pas cette fille ... Quelle façon de faire, que de régler tous ses problèmes à coup de poings ? Ça finirait par rencontrer un mur trop dur un jour, et à se briser les phalanges dessus. Mais je sais que les pires, c'est ceux qui critiquent et jugent sans connaître, ceux là qui poussent les gens agressifs à attaquer la moindre main qui se tends vers eux ... Est-il clair ? Peut-être pas.

- Ce qui me dérange, c'est de rien pouvoir y faire Hisao. J'aime l'ambiance, on ne s'ennuie jamais, mais à force, on en oublie d'être vraiment nous non ? A force de jouer à être fier, on en oublie qui on en est vraiment ... Mais oui, après y'a des sacrés idiots à la raffinerie ... rien que mon aniki déjà ...
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Mar 21 Nov 2017 - 19:48
La conversation devait plutôt étrange au fil des minutes, voire des heures qui passaient. Il semblait apprécier notre dialogue, ce qui était bien sûr totalement parfait, mais de mon côté, je devenais de plus en plus perplexe à chaque phrase qu’il me lançait. C’est pas vraiment qu’il était bizarre, ni même qu’il me faisait grimacer pour X ou Y raison, mais c’est juste que j’avais du mal à saisir le personnage. Pour l’heure, je m’efforçais de mettre ça sous le compte de l’anesthésie… et peut-être d’un certain mal-être qu’il tente tant bien que mal de refouler. Et pour être honnête, je ne savais pas s’il fallait continuer sur ce sujet de conversation ou s’il fallait que j’enclenche un virement à 360°.

Cependant, même si je l’avais voulu, je pouvais pas simplement mettre un terme à cette discussion. Déjà parce que je ne voyais pas d’éléments sur lequel rebondir et ensuite parce que j’avais quelques commentaires à faire par-dessus, malgré tout.

- Si j’peux me le permettre…


Ma voix résonna étrangement dans la salle, comme si j’avais augmenté le volume de ma voix tout en gardant le même ton et le même timbre. Les bras croisés – maintenant que je ne fumais plus mon Kiseru de toute manière – je vagabondais à travers la pièce, sans regarder Nué, juste en me concentrant sur mes paroles et sur mes pas.

- T’as quel âge ? Dix-huit ans ? Même pas ?

C’était en effet pas spécialement facile à voir. Il avait cette apparence mature, ces ‘’marques’’ indélébiles de la vie, mais il n’en avait pas les épaules. J’pouvais bien sûr me tromper. Après tout, l’apparence est souvent trompeuse. Mais pour son cas, je ne le voyais pas avoir plus de vingt ans.

- Pourquoi t’emmerder avec toutes ces questions ? Je comprends, hein : le clan Metaru doit se montrer digne, il doit se montrer fort, il doit se montrer fier… dis-je calmement, toujours en continuant ‘’ma route’’. Je marquais une légère pause avant de reprendre. Mais au final, vous restez des gens normaux. Des braves gens au milieu de quelques idiots.

Alors que je repassais pour la troisième fois au milieu des deux lits de la chambre d’hôpital, je finis par remonter mon regard vers Nué, toujours les bras croisés. Mes yeux plissés étaient lourdement imposés sur lui, bien qu’ils n’affichaient aucun jugement, aucune lassitude ou quoi que ce soit de ce type.

- Tout est question de hasard, hein. Mais si on se rencontre ici, c’est peut-être parce que faut que quelqu’un te dise d’arrêter de t’emmerder avec toutes les peines du monde. Tu penses que Shuuhei a pas vécu les mêmes complexes ? Les mêmes réflexions ?


Je secouais la tête en m’approchant de la fenêtre, ou je finis – à nouveau – par y coller mon dos. Je profitais en plus pour être à deux-trois mètres seulement de Nué, qui était lui-même adossé contre le métal du lit sur lequel il était posé.

- Ce que je vois, c’est que tu fais une sacré crise – accentuée par les médocs, c’possible – parce que tu t’es fais cassé la bouche par quelqu'un qui te respecte pas spécialement. C’est tout ce que je vois. Le reste, c’est des détails.

C'était pas méchant. Mais bon, j'avais l'impression - peut-être fausse - qu'il englobait beaucoup de détails pour rien. Du coup, d’un coup de menton en sa direction, je lançais un terriblement simple :

- Tu veux qu’on s’entraîne ensemble, une fois que tu seras rétabli ?

La proposition était d’une part parce que je trouvais toujours un intérêt à m’entraîner avec quelqu’un que je ne connais pas ou peu, d’autre part parce que ce Nué m’était sympathique. Les Metaru en général me semblent très intéressants. Il ne fait pas exception.
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Normalement, c'est chiant un hôpital [Ft. Metaru Nué]

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