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ça y est au noué ... -Nué


Mar 31 Oct 2017 - 22:48
Ses bras étaient chargés d'une montagne de livres, si la jeune Nara avait aujourd'hui un titre officiel de ninja dans ce village, elle n'en restait pas moins toujours une érudite. Parfois, répartir équitablement ses devoirs envers les deux lui était difficile, mais pour rien au monde elle n'aurait abandonné l'un pour l'autre. Déjà parce que ses pères ne lui en donneraient jamais le choix et surtout que la kunoichi pesait bien trop lourd sur la balance à son grand désavantage. Un long soupire s'était enfuis de sa bouche à cette pensée et maintenant qu'elle avait chassé les nuages qui embrumaient son esprit, à l'horizon une ombre familière avait tout de suite capté son attention. Son regard se plissait en le fixant, le soleil de l'après-midi avait déjà parcouru un long chemin et elle était toujours dans son uniforme scolaire. Une double vie comme on le disait plus tôt, pas de mission aujourd'hui, journée unique entière de repos à la base, qui était consacrée à l'étude avec professeur. Sa tête faisait de légères secousses en reconnaissant l'énergumène qui flânait dans les rues de leur citée commune.

Normalement, Sayo n'aurait jamais dû savoir son nom, encore moins lui parler, ou l'approcher. Il était le genre de personne qu'elle détestait, insupportable et attachant à la fois, il fallait l'avouer, mais seulement par pitié pour sa stupidité. Elle se souvenait encore de son sourire idiot la première fois que son beau père-professeur, l'avait tiré par la main jusque devant lui. La notion du temps lui avait échappé, mais la certitude était qu'elle en avait laissé filer, encore et encore, minutes, soirées, journées, patiences et énergies ! En vain la plupart du temps, il n'avait pas envie de comprendre, ni l'écouter, encore moins étudier, si bien que la jeune tutrice avait fini par se demander à quel point elle pouvait manqué d'attractivité pour être ainsi ignoré aux profits de conneries futiles en tout genre. Une Nara pour un soutien particulier... Il aurait dû se sentir honoré !

Il était vrai, que combien même elle partait à reculons au début pour leurs rendez-vous studieux, cela avait été très vite une habitude tenace qui lui avait laissé un manque contre toute attente à la fin du 'contrat'. Metaru Nué était nié, mais pas mauvais, nombre de fois il l'avait faite sortir de ses gongs, nombre de fois elle avait abusé avec son immense regard sous quelques battements de cils innocents, parfois larmoyants. Dans tous les cas, elle finissait penchée sur son bureau, son nez par dessus son épaule à se répéter sans fin jusqu'à ce qu'il s’épuise de la titiller et que ça finisse par rentrer. Avant qu'elle s'en rende vraiment compte, elle avait emboîté ses pas, dans son ombre et très vite, le regard louche d'un vieil homme la fixait de haut en bas. Hautaine, elle le snobait, évidement, jetant son dévolu et sa langue acerbe sur sa cible.
-Qu'est-ce que tu fabriques encore ? Tu pues la connerie à des kilomètres. Incroyable, tu ne changes pas à ce que je vois. Tu jetes un œil aux notes que je t'avais donné des fois au moins ? Je paris que non. Quel looser.

Déclaration affirmée en levant les yeux au ciel, le troisième protagoniste, le plus vieux, jetait un regard entendu au second, un du genre : C'est qui celle la ?...

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Mer 1 Nov 2017 - 0:26
Cette journée avait décidément trop bien commencé ... Déjà, en arrivant à la Raffinerie, on lui avait gentiment donné congé, sa mâchoire se remettant lentement encore de ses épreuves passées. Un grand soleil irradiait dans tout Kumo, et il avait passé la journée à sillonner chaque rues, ruelles ; écumé chaque pavés du village comme à son habitude. Il était toujours abasourdit par la grandeur de cette véritable ville, cosmopolite et complétement hétéroclite. Il en découvrait chaque jour, et même sur son propre clan... Et même sur celui des autres.
Avant, la mention de "Nara" ou bien encore de "Hyuuga" l'aurait laissé de marbre, comme si on vous proposait de choisir entre deux sorte d'absinthes dans l'arrière salle obscure d'un bar minable. Avec le temps, et surtout des rencontres, il avait apprit à connaître ce que le monde avait à lui offrir, parfois de manière douloureuse, et quelques autres de manière, étrange ? Revenons à cette belle journée, avec ses dégradés ocre d'une fin d'après-midi tranquille.

En véritable machine réglée, Nué se dirigeait vers son rituel du mercredi : Soirée Saké chez Kibichi. Ce n'était guère qu'une petite boutique dans une ruelle aveugle. On s'y asseyait sur des bancs délavés et vieillots, une simple tenture obstruant la vue de la foule. La rue était littéralement sur le pas de la porte, et les clients, peu nombreux. Et ça lui suffisait amplement, le goût de l'alcool et le prix attractif faisant le reste. C'était toujours son point de chute après une journée difficile, que ce soit à la forge ou ailleurs. Il appréciait cet homme bourru qui vous accueillait avec le sourire, et vous donnait de grande claque dans le dos en riant. Ce rituel égayait sa journée, et lui donnait de la force pour le reste de la semaine. Il se retrouvait dans cette petite boutique, comme s'il pouvait sentir son âme.

Bizarre à dire en parlant d'un simple marchand de saké non ?

Quelques minutes plus tard, il trouvait son frère entrain de sortir d'une échoppe, et ils marchèrent un peu ensemble. Quelques phrases plus tard, son grand frère lui arracha la vérité sur sa mâchoire, et se foutait de sa gueule proprement quand ....

-Qu'est-ce que tu fabriques encore ? Tu pues la connerie à des kilomètres. Incroyable, tu ne changes pas à ce que je vois. Tu jettes un œil aux notes que je t'avais donné des fois au moins ? Je paris que non. Quel looser.


Petite, brune, de grand yeux rougeoyants, de longues jambes ... Je l'avais dis, cette journée commençait décidément trop bien. T'aurais dû sentir venir le coup fourré, mais t'as encore décidé de la jouer bonne poire. Un grand sourire, tandis que son frère, meilleur analyste que Nué, quittait les lieux promptement, accueillit la nouvelle venue sans prendre ombrage de sa mauvaise humeur naturelle. Le mieux qu'il pouvait faire avec ses blessures encore fraîches. Nué, lui, gardait plutôt bon souvenir de son tutorat avec la jeune Nara. Malgré quelques expériences douloureuses, qu'il avait tendance à effacer sous la puissante roue du temps qui court.
Autant faire table rase du passé, les gens changent non ?

- Hey, Sayo Nara. commençait-il, continuant sa route sans se presser, d'un naturel à tout épreuve, les mains dans les poches. Ce ne fut qu'à ce moment là que son frère quitta le périmètre en silence, tirant un sourire amusé à Nué, peut-être -sans doute- mal interprété.
Tu m'as percé à jour, encore à faire n'importe quoi sans toi. Tu sais bien que je suis un pauvre petit chaton influençable. Et je m'en allais goûter l'un des plaisirs secret de notre beau village.


Et ce n'était pas elle qui allait l'en empêcher. Il ne le permettrait jamais. Elle ne pouvait rien contre sa sympathie, ce qui devait l'irriter d'autant plus.

- Eh ... Des notes ? Bien sûr Bien sûr ... Tout le temps. Premier conseil sur les femmes que lui avait apprit la vie : Quand tu ne comprends pas la question, ou que tu ne vois pas de quoi elle parle, dis juste oui et ferme là. Prie pour que ça passe. Parce que même si les gens changent, parfois, c'est en pire.

C'est comme ça qu'il se retrouva à l'inviter à venir boire avec lui. Déstabiliser pour mieux vaincre. Une stratégie qui pouvait s'avérer payante.
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Mer 1 Nov 2017 - 14:00
Ils avaient repris la marche, côte à côte au début. Dès qu'il commençait à parler, la Nara se tournait vers lui, plongeant ses pupilles-menaçantes- dans le reflet des siennes. Etait-il en train de se moquer allégrement d'elle ou bien. Dans ses souvenirs l'élocution de ce dernier était meilleur, il n'avait pas pu régresser à ce point quand même. Soupçonneuse, elle guettait longtemps l'expression de son visage avant d'attraper son menton avec familiarité pour examiner les portes de sa parole. Ils n'étaient plus à ça près. Vu la différence de taille, la tâche ne lui était pas très aisée, mais comme toujours, la Nara arrivait à le faire plier, au moins pour un instant.

-Qu'as-tu encore fait... Tu t'es battu ? T'as pris une volée c'est ça et tu t'es cassé quelque chose... ? Pire qu'un enfant ma parole. Elle avait relâché sa prise, plus simple pour marcher. Et tu ne penses encore qu'à t'amuser... De quel genre plaisir l'on parle au juste ?

Oh, elle allait très vite le comprendre, surtout qu'à la base elle avait accepté flattée l'invitation, s'imaginant que c'était une reconnaissance pour ses efforts passés, elle le pensait ingrat, mais le moment où elle avait choisi de 'l'eau' pour choix de boisson l'avait ramené à la réalité. D'abord, on l'avait prise au sérieux, lui précisant les eaux de vie, aussi appelées liqueurs disponible, mais quand son fascié avait dévoilé la vérité du sens premier de sa requête, la salle avait bien ris. Outrée au début de la proposition, elle se devait de le remettre à sa place, le vendeur, comme son rencard, tout d'abord concernant leur âge juvénile-selon elle, mais aussi par leur statut qui les voulait exemplaire, des shinobis chargé de la protection du village, blablabla. Sayo était du genre à prendre les choses un peu au point de la lettre, pas question de gâcher ses chances, même si la flopée de ses petits démons intérieurs lui suppliaient un peu de divertissement. Néanmoins, qu'importe sa morale, elle était là, avec lui, dans ce coin insalubre à son goût, si bien qu'elle n'osait même pas s'asseoir quand son acolyte prenait place, avouons le, en ignorant complètement ses arguments. Le tour de sa mâchoire à elle de se crisper sous la frustration, peut-être avait-elle un peu perdu la main, mais après tout, il n'était plus sa charge, alors pourquoi l'avait-elle poursuivi jusque là ? Ah oui, l'invitation si joviale qui l'avait trompé...

-C'est ça ta raison, noie ton cerveau avec cette cochonnerie, ça te donnera au moins une excuse pour ton idiotie.

Un revers de la main pour le saluer et ses sourcils n'avaient pas fini de se froncer, car sa rotation n'était pas encore finie, qu'elle était déjà revenue en arrière. Son ego avait été titillé quand on lui rappelait à quel point elle était coincée, faiblarde sur son mental, très vite un : « Pas cap de finir vingt shots de saké le plus vite possible! », c'était couplé d'un : « Je vais raser ta tête une fois ivre pour y tatouer looser à l'encre de chine. », après avoir accusé sa puérilité... Et voilà, elle avait posé son fessier de princesse sur le banc délavé, sa pile de livres à ses côtés s'oubliait en un instant.

-Mais c'est toi qui paye. Insistait-elle.

Les premiers shots se posaient devant elle, en premier lieu elle inspectait le contenant pour vérifier sa propreté, puis le contenu qui agressait déjà ses narines par la force de l'odeur s'en dégageant. Elle ravalait sa salive, plus aussi certaine, son regard rubis se relevait sur un plus moqueur, elle pouvait ainsi s’apercevoir qu'il ne faisait aucune manière en prenant de l'avance sur plusieurs verres. Et voilà, voilà comment Sayo Nara disait au revoir à sa sagesse en cette fin de journée, manquant de s'étouffer au premier verre tellement son gosier s'était vu agresser, au moins, elle avait ralenti son adversaire trop bien occupé à se moquer. Théoriquement au bout de quelques verres, les capteurs de sa langue auraient tous décédés, elle ne sentirait plus rien. Le second la faisait grimacer tout autant, le troisième l'obligeait à se faire de l'air, au quatrième elle avait pris des couleurs. Il commençait à faire plus chaud ici et ses oreilles bourdonnaient, mais sa focalisation sur son devoir de gagner pour prouver sa supériorité était le plus tenace. Machinalement, elle poursuivait sa quête, avalant difficilement chaque gorgée sous quelques mimiques. Il était trop tard pour les regrets, elle n'était plus vraiment apte à y réfléchir. Les minutes avaient filé, à croire qu'il avait pris son temps exprès pour lui laisser croire qu'elle aurait une chance de le battre. Il se jouait d'elle comme dans une petite revanche innavouée.

-Tu vois, j'ai tout bu ! Se vantait-elle avec un nouveau timbre de voix. Elle avait perdu, mais qu'à cela ne tienne. Ce n'était que le premier tour, je veux ma revanche. Et pour être sûr que cela se fasse, elle posait ses ryos sur la table en faisant signe aux services pour remettre ça.

Les grimaces se succédaient, mais au moins, la brûlure dans sa gorge lui facilité la tâche, au 'go' sorti de sa bouche, la course reprenait et dès le premier verre, la fille semblait montrer des difficulté à l'emmener jusqu'à ses lèvres...


-Connerie ! Déclarait-elle amère à la fin du second tour avant de faire rejoindre le sol crasseux à son fessier en basculant en arrière sous sa tentative de se lever du banc. Le bruit lourd des livres l'avait accompagné, ses notes s'échappaient un peu partout. Une main se tendait bien pour en rattraper une, puis à quoi bon, elle se redressait difficilement pour constater sa défaite-encore. Ramènes en ! Commandait-elle depuis sa place au proprio...
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Mer 1 Nov 2017 - 22:51
Nué n'aurait sû dire pourquoi. Pourquoi est-ce qu'elle lui tapait autant sur le système ? Et surtout, pourquoi est-ce qu'il continuait à la supporter malgré tout ? Bien qu'un grand optimiste reconnu, Nué restait surtout quelqu'un de pragmatique. On aurait pû imaginer qu'au bout d'un moment, il se serait lassé de cette relation sans queue ni tête. Un jour l'amitié pointait sous son regard carmin, parfois c'était la haine qui prenait flamme au fin fond de ses yeux. Il avait beau retourner la situation dans tous les sens, il n'y trouvait aucun sens, ni aucune logique aucune. Peut-être qu'au final, c'est que ce n'était pas la situation qui méritait d'être retournée dans tous les sens.
Devant la pugnacité de la demoiselle, Nué lui confia sa mâchoire, c'est teintée d'une douleur perçante qu'il reçut les commentaires de la demoiselle. Elle n'avait aucun tact, ni aucune délicatesse. Après, vu l'énergumène en face d'elle, il ne pouvait décemment pas lui en vouloir sur ce point. Aurait-il été une douce Kunoichi au cheveux noir et au teint de porcelaine, qu'il aurait sans doute agit de la même manière ... Perfide ? Ce qui l'amusait beaucoup, c'était comment elle pouvait déformer ses propos. Dans sa bouche, tous ses défauts semblaient mortels, et ses erreurs intentionnels. Il était vicié jusqu'à la trogne, et rien ne pouvait changer son avis. Et bien, elle n'avait qu'à passer une soirée avec lui, elle verrait bien de quel bois il était fait. Alors, reprenant son calme et son ardeur habituelle, il prit son mépris pour un défis, et s'apprêtait à lui faire passer une soirée, dont elle ne se souviendrait probablement pas.

- La famille... commença-t-il comme si ça expliquait son état, et même la totale. C'est vrais qu'on se forge à partir des matières premières disponible, on pioche dans ce que l'on connaît et nous entoure, point barre. Et puis c'était matière de lui rappeler que lui aussi, venait d'une famille prestigieuse, qui avait participé au fondement du village ; Ils méritaient le respect, au moins pour ça. C'est marrant que tu dises ça ... Je ne savais pas vraiment que ce mot faisait partie de ton vocabulaire. Pas cap de me suivre !

Lança-t-il à la volée, en accélérant encore, riant à moitié pour lui même, à moitié pour irrité sa partenaire de ce soir. Elle suivit le mouvement, heureuse, pour une fois. Quelque part, il aimait bien aussi voir cette humeur massacrante se transformer à son contact, ce qui semblait lui suffire pour continuer d'espérer. Un éternel optimiste, on vous l'avait dit. Qui déchanta aussi vite que Sayo, quand il vit changer son sourire en une moue dédaigneuse. Pas vraiment le palace qui convenait à la princesse, pas vrais ? Les tentures bleues étaient usées jusqu'à la corde, les bancs blanchis par les générations de postérieurs qui s'étaient posés là. Pas la définition même d'un haut lieu de la culture Kumojin, si l'on ne comptait pas l'histoire du Saké comme une de ses composantes.

Et quand sa camarade commanda un verre d'eau, il sût qu'elle ne faisait pas partie de la sienne. Passé l'étonnement (elle avait toujours l'air si vive intellectuellement ...), un rire secoua sa carcasse comme ceux des autres, son sourire jusqu'au oreilles lui provoquant même des courbatures. Et il aurait presque pu la remercier pour ça. Si ça ne lui aurait pas autant fait plaisir de ne rien savoir, et d'ignorer complètement ce qui faisait son bonheur.

« Pas cap de finir vingt shots de saké le plus vite possible! » lança-t-il, presque à sa propre surprise, quand il comprit qu'elle allait filer sous cette -prétendu- humiliation. Ce à quoi des menaces qu'il ne prit au sérieux s'en filèrent sur la table, suivit de quelques verres de saké savamment déposés par le vieux propriétaire des lieux, qui surveillait discrètement ce premier -de nombreux- duels idiots qui constituaient leur quotidien.

Tout ce qu'il avait comprit dans l'histoire, c'est que Sayo buvait à l'œil, le tout au frais de la princesse (la princesse se trouant être Nué). Sacré elle, il faut lui reconnaître, applaudissement, rideau, rappel. Et le cul de la crémière. Puis le duel silencieux se lança sur quelques regards en chien de faïence, chacun gardant sa stratégie pour lui. Du côté de Nué, on pouvait observer un savant mélange du soiffard, et de l'économe. Ses premiers verres engloutis rapidement, comme pour combler un manque, il sirota ce qu'il lui restait en veillant bien à surveiller sa concurrente. De rire en larme de rire, il continua tant bien que mal son duel contre la dérision. Ce duel était injuste, le sport n'y était même pas. C'était comme enlever son kunaï à un genin pour un Reiko en fureur. Il faut pas croire, sa vision était brouillée, ses tempes se serrant déjà douloureusent quand il arrivait à penser aux lendemains qui chantent. S'il avait été debout, peut-être même qu'il aurait été victime d'une légère oscillation caractéristique. Mais plutôt mourir d'un coma éthylique que de l'admettre.

- Sa y'est tu commences à voir c'que c'est que le verre à moitié plein et bientôt vide ? Sacré concept, y'a que chez Kibichi qu'on peut le comprendre. Il lui fit un clin d'œil, la trouvant même plus jolie comme ça, avec ses joues rosées. Attention hein ! Après la revanche, y'a toujours la belle ... Il lui lança un regard goguenard en ajoutant Et tu pourras pas la faire, pour une fois ! Et il ricana sans aucun tact ni aucune prudence.

Un deuxième tour rondement mené, et le monde s'illumina de mille feu devant ses yeux. Il lui semblait voir les choses comme à travers le kaléidoscope trop complexe d'un dieu complètement idiot. Alors, comme spéctateur, il vit sa jeune amie vouloir commander une troisième tournée. Quelle détermination ... Est-ce qu'il pouvait vraiment l'arrêter ? Est-ce qu'il le voulait seulement ? Pour une fois qu'elle semblait s'amuser.

- Hop Hop Hop ! S'entendit-il dire, comme prit d'une bouffée de prudence. J'ai une meilleure idée ! Kibichi, donne nous deux bouteilles à emporter ! lança-t-il au proprio, qui ne trouva rien à redire, faut dire que justifié l'état de deux jeunes ninja mineur dans son établissement, complètement soul, ne l'enthousiasmait pas.

Alors que Sayo râlait et s'insurgeait d'une pareille infamie, entre deux jurons d'un langage à peine compréhensible pour tout ceux possédant un taux d'alcool supérieur à deux grammes par litres de sang, Nué la dirigeait tout près, malaxa son chakra, et une bouteille dans chaque mains, chancela sur le mur jusqu'à un toit esseulé, du quel on pouvait voir le village et ses lumières nocturnes se dérouler comme sur une carte épistolaire.

- Dès fois, le plaisir, c'est surtout de prendre son temps et d'apprécier les bonnes choses. Lança-t-il, philosophe, comme tout ceux ayant abusé du goulot un peu trop souvent. Il désignait le paysages. Et tandis qu'elle s'abimait dans sa contemplation, il monta sur un petit toit, crocheta le rebord avec ses jambes, et lança, avec un sourire redevenu niais : Pas cap de boire ta bouteille cul sec, la tête à l'envers !


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Dernière édition par Metaru Nué le Jeu 2 Nov 2017 - 11:34, édité 1 fois
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Jeu 2 Nov 2017 - 1:37
Lâcheté que d'interrompre le jeu alors qu'elle commençait à tenir le bon bout, bien que les enjeux et le pourquoi commençait à lui échapper un peu. Son cerveau ou plutôt sa réflexion, semblait avoir fermé la boutique emportant son sérieux avec lui pour la laisser, au moins ce soir être de l'idiotie de son âge. Il avait quand même fallu deux tournées pour qu'elle s'avoue que sa compagnie lui avait manqué, après tout, Nué avait toujours été une bonne excuse pour faire tout ce qu'elle avait toujours désiré, sans avoir à l'assumer. Il suffisait de lui mettre sur le dos la responsabilité d'elle, pauvre chose innocente abusée. Belle blague, d'autant plus qu'elle était parfaitement consciente qu'elle était la plus perfide des deux, le pire, c'est qu'elle savait qu'il savait qu'elle savait qu'il savait. C'était à s'arracher les cheveux.

L'adversité-infondée n'était pas totalement éteinte non plus maintenant qu'il l'avait noyé, au fond d'elle, la Nara se satisfaisait de lui clouer le bec, certaine de lui avoir coupé l'herbe sous le pied en acceptant, elle était après tout du genre à faire marche arrière face à ce genre de proposition d'ordinaire. Mademoiselle si parfaite.

-Tu n'as pas gagné encore. Insistance maladive, tout comme sa mauvaise foi légendaire.

La chaleur était étouffante dans ce rafiot, elle avait beau eu se séparé de sa veste, chacune de ses bouffées d'air ne semblaient pas suffisante à ventiler son corps. Son col dégrafé, ses doigts avaient tiré dessus avec plus de vigueur que la jeune Nara ne l'aurait voulu. Son parfum de violette s'était étouffé sous l'odeur du sake qu'elle avait laissé échapper sur sa tenue, le retour à la maison serait sûrement plus simple que la volée qu'elle allait recevoir au matin, une fois désaoulée. Néanmoins, aucun de ses soucis ne venaient la troubler, peut-être même qu'elle avait commencé à arrêter de râler au contact du bras plutôt bienveillant offert par le jeune Metaru. Fermement agrippé quand il tentait de la laisser tenter quelques pas par elle-même pour ne pas tomber. Il la guidait sans difficulté parce qu'elle obtempérerait bien volontiers s'émerveillant de tout et n'importe quoi sur leur chemin, le forçant ainsi à souvent s'arrêter pour la soutenir et la contenter.

Le premier point de la destination, insoupçonné pour la Nara, offrait une vie si magnifique, que le fait qu'elle l'oublierait sûrement relèverait du crime. Épuisée, un peu maladive aussi par ce trop plein d'alcool, ses frêles gambettes s'écartaient en pliant vers le sol qui amortissait sa déchéance grâce à une de ses mains. L'autre capturait fermement la bouteille de son nouveau précieux. Enfin, pour ce soir au moins. Une petite somnolence la frappait sous le manteau calme de la nuit, le faible éclairage adoucissant encore plus l'endroit qu'elle était incapable de jauger à sa juste valeur. La voix de son camarade de beuverie la détachait un peu des bras de Morphée, il savait mieux que n'importe qui stimulait la combativité de son esprit.

-Tss. Pour seule réponse au début. Je ne m'accorde du bon temps qu'en échange d'objectifs atteints. Quelque part, vu sa vie si sérieuse, la Nara laissait entendre qu'elle n'était pas si douée que cela, car si on se tenait à sa logique, elle n'atteignait jamais le droit au divertissement... Comment peut-on boire la tête à l'envers ?... Titubait-elle au parler comme en essayant de le rejoindre sur le rebord tant bien mal.

Dès qu'il fut à sa portée, la Nara lui fendait presque dessus se laissant aller de tout son poids contre son flanc qui la réceptionnait, le nez et la bouche à moitié engouffrés contre son torse. Quelques mots s'en échappaient, incompréhensibles, avant que prudemment, après avoir vérifié d'être toujours dans l'arc de bras prêt à la retenir, la fille penchait la tête en arrière pour relever le défi. Sans grande surprise, le contenu se renversait sur sa face plus que dans sa bouche. Elle manquait de s'étouffer, avant de tousser bruyamment, essuyant ce qu'elle pouvait de ses mains en se frottant avec les manches de sa chemise avant les aveux...

-Je ne me sens pas bien... Lui glissait-elle presque au creux d'une oreille et on ne sait par quel miracle, elle avait réussi à se détacher assez pour se pencher sur le bord du toit avant de vomir et retapissé le jeune homme de sa déjection.

En bas, mécontentement, son rejet gastrique avait trouvé néanmoins la tête d'une victime d'un passant pas si innocent que ça. Sa grosse voix grondait la sentence quelque peu excessive dans sa menace de mort, la Nara n'y prêtait nul attention, se sentant comme au bout de sa vie. Elle ne s'était même pas rendue compte tout de suite qu'ils se mouvaient, ni même de la chance qui était sienne que malgré tout, Nué avait décidé de l'emporter avec lui. Ses pieds ne touchaient plus le sol ou à peine le frôlaient-ils tout du moins. Il manque la belle. Marmonnement léger, comme une endormie semi-éveillée, avant de jouer de sa gentillesse qu'elle ne connaissait que trop bien, tandis qu'elle lui indiquait un détour monstrueux pour rentrer chez elle, confortablement installée. Les pas et le temps passaient, la patience du Metaru aussi grande pouvait-elle être, avec la Nara du moins, pouvait être justifiable de se ternir. Le sourire en coin de la jeune fille à chaque demande de direction pouvait aisément trahir son subterfuge, elle n'était plus vraiment très subtile, mais au moins son caractère s'en trouvait adouci. Aussi imbibé pouvait-elle être, Sayo était consciente de ce qui l'attendrait si les pères la découvraient dans cet état... Devant la porte de sa demeure avant qu'il l'abandonne, déjà bien heureuse d'être déposée là, elle l'avouait enfin qu'elle aimait bien, ou presque.

-Dommage que l'on ait pas fait ça avant, tu serais peut-être passé me voir ! Des fois. Ingrat ! Concluait-elle, en glissant contre sa porte d'entrée verrouillée. Sa sacoche, ses livres et donc ses clés étaient restés oubliés au bar... Le reste de ses marmonnements se faisaient incompréhensible tandis que Morphée ou plutôt le sake finissait son œuvre. Un peu n'importe comment, elle s'était endormie, enfin se reposer un peu avant... Avant quoi... Bonne question. Toutes les lumières de la maison étaient éteintes, mais le lieu était loin d'être paisiblement endormi, deux hommes les avaient repérés de loin depuis leur fenêtre. Un pestait tout ce qu'il pouvait, tandis que l'autre le retenait amusé.

-On la ramène dans son lit ? Demandait le premier, Yuan.
-Attend un peu. Recommandait le géniteur.
-Il fallait bien que ça arrive un jour... Se désolait son compagnon, sans pour autant s'en attrister, bien au contraire. Son interlocuteur se remettait à pester en chuchotant, il avait bien repéré que l'accompagnateur de sa descendance était encore assez clair ou presque pour lui fournir quelques explications. Laisse la vivre cette gamine. Ton moqueur, comme son expression devant l’assassin regard qu'on lui portait.
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Jeu 2 Nov 2017 - 20:13
- Généralement dans ces cas là, celui qui gagne c'est celui qui ramène l'autre à la maison. Fit-il, encore bien philosophe. Il allait devoir l'être, et le resterait encore quelques heures, l'alcool aidant. Ses reflexes de bases étant comme endormis par les vapeurs de riz, et les coups de sang de son cœur en vrac. Boire autant et en aussi peu de temps, n'était pas non plus son habitude, s'abimer autant dans la rondeur suave de l'alcool étant bien trop dangereux à son goût. Sayo, consciemment ou pas, le poussait à ses limites naturellement, et c'était peut-être là le vrai fondement de leur amitié passée, et à venir. Toujours en compétition sur tout, d'accord sur rien, ironique et mordant comme deux cabots se disputant le bout de gras. Un truc instinctif qu'ils ne contrôlaient ni l'un ni l'autre, bien que du côté de Nué ce soit bien plus habituel.

- Facile ! Fit-il avec un doigt tendu dans le bon sens malgré sa tête à l'envers, On est vraiment motivé, déjà. Ensuite, on se met comme ça et ... Kanpai ! Son air érudit laissa place à un grand sourire satisfait, tandis que l'alcool tombait dans sa gorge.

Bien campé sur ses jambes au bord du petit toit, il vit venir le désastre et le subit, plus qu'il ne pût y faire quoi que ce soit. Entrain de boire d'une drôle de torsion de poignet, qui témoignait d'un entraînement certains dans cet art subtil, il se fit bientôt percuté par la jeune fille, renversa la moitié de sa bouteille par terre, et sentit un petit bout de nez froid s'insérer sur son torse quasi transpirant par cette chaude nuit. Ca y'est, elle prenait la confiance là, s'était-il d'abords dit. Peut-être qu'elle voulait taxer sa part dans cette bouteille nacrée. Et bien non, madame ... -Je ne me sens pas bien...
Un jet de vomissures et un bruit écœurant plus tard, Nué pardonna bien vite à la jeune fille son inadvertance et s'inquiéta plutôt des jurons qui vint d'en bas. Le mec était pour sûr imaginatif, mais peut-être pas assez déterminé pour ... Oh bordel ! De loin il vit une silhouette qui remontait le long du mur, un tâche brune sur le visage, l'air foutrement prêt à en découdre. Il semblait littéralement voler vers eux, sauf que ce n'était pas pour porter secours. Nué attrapa un bras de la kunoichi, et le passa sur son épaule d'abords, la Nara étant complètement groggy. A tel point qu'il dût se résoudre à la porter tout court, et à passer par la porte des étages, puis de la bloquer derrière lui. Il entendit des bruits de coups contre la porte, et descendit néanmoins prudemment au étages inférieurs.
Trouvant la cave, il sortit par un ruelle aveugle et obscur bien méconnue du grand publique. Puis enfin assumer sa victoire décadente. D'un autre côté personne ne lui avait jamais dit que c'était interdit de se faire plaisir. Et franchement, avez-vous déjà trouvé un meilleur moyen de décompresser d'une dure journée ? C'était un moyen de rafraichir le cerveau, et d'oublier un peu les difficultés. Ils suivirent un itinéraire bien étrange, fait de détour complexe et savamment étudié. Pas dupe, Nué comprit bientôt que la jeune fille allait surement se faire passer un sacré savon en rentrant chez elle. Et lui alors ? Il devrait la déposer devant chez elle, et fuir le plus vite possible. Il connaissait déjà les pères de Sayo pour les avoir rencontré une seule fois. Et il connaissait la réputation qui entourait l'un des deux -il ne savait plus lequel dans les brumes du saké- ; réputation née d'une légende qui racontait que tout les aspirants de Sayo avait tous disparu pendant quelques temps à un moment donné de leur relation avec cette fille.

Il était déjà presque sur le départ quand la jeune fille lâche une phrase qui le retint, et le fit se retourner.

-Dommage que l'on ait pas fait ça avant, tu serais peut-être passé me voir ! Des fois. Ingrat ! qu'elle lâcha sur lui, laissant son état parler avec son cœur. Il s'apprêtait à répondre quand la jeune Nara sombra dans des rêves sirupeux, et qui feraient mal au petit déj. Il pesta. Il ne pouvait décemment pas la laisser endormie sur le pas de la porte, ce n'était pas très galant. D'un autre côté, le méritait elle vraiment ? Il ne pouvait pas la laisser comme ça, mais il ne pouvait pas simplement sonné à la porte non plus. C'était du suicide dans cette configuration. Même avilie par l'alcool, son cerveau comprenait le danger, c'était déjà ça.

C'est comme cela qu'il se retrouva les deux pieds sur le mur, portant la jeune fille dans ses bras. Heureusement qu'il avait déjà porté des blocs de métaux bien plus lourds que ça ! Soufflant comme une forge, suant sang et eau, il atteint un premier toit, bien plus bas que le reste. Il ouvrit la fenêtre après avoir déposé Sayo, jouant de ses dons pour crocheter la fenêtre. Le tout dans un silence étudié, qui lui donnait l'air d'un voleur plus que du mec qui ramène ta fille à une heure indécente juste par gentillesse.
Pourtant, il prit même soin de la glisser dans son lit. En oubliant la case pyjama, il partageait bien trop l'intimité de Sayo à son goût en pénétrant ne serait-ce que sa chambre. C'est à ce moment là qu'une porte s'ouvrit, une lumière de bougie éclairant Nué, penché sur le lit alors qu'il la déposait dessus. Vu de loin, ça pouvait être très mal interprété. La tête de Nué, complétement alcoolisé, pris de cours par l'apparition d'un géniteur, valait le détour. Dommage, celle qui aurait pu en profiter le plus dormait à poing fermé, aveugle à la scène se déroulant alors.

Il y eut un moment ou tout dérapa, la mine sévère et fermé du père, le sceau qu'il formait d'une main, la fureur qu'il retenait pour ne pas réveiller sa princesse. Et Nué, entre la peur et l'instinct, qui décampait par une fenêtre judicieusement restée ouverte. Il sauta, retenant difficilement un cri tandis qu'il se réceptionnait sur le toit en catastrophe, regardant derrière lui. Grave erreur, un père en furie se précipitait sur lui en terminant ses sceaux, le regard déterminé qui voulait dire "Tu vas payer, mécréant !" condamnant Nué d'avance.

- Et Merde.

Il ne pouvait plus bouger d'un pouce, la terrible technique du Kagemane le clouant au sol. Ou plutôt au tuiles cette fois-ci. Il ne pût qu'articuler difficilement des excuses incompréhensibles qui n'en finissait jamais de se perdre dans des baragouinages fort peu convainquant.

- Qu'est-ce que tu lui faisais, à ma fille ? Accusateur.
- Mais... Mais, je .. Eh bah. Rien, je la ...
- ... Tu l'abusais, j'en suis certains ! Jamais ... non, jamais ... Fait les cent pas.
- On a juste été ...
- ... Jamais ma fille ne se laisserait embarqué dans des plans pareille ! Tu l'as abusé ! finit-il avec un coup de poing contre sa paume ouverte.
- Ryu voyons ... commença un homme qui observait depuis le fond de la pièce sans se faire remarquer.
- Non, ne commence pas Yuan, ne le défend pas ! Ce qu'il a fait est impardonnable ! Il a corrompu ma petite fille ... Si innocente et fragile ...
- Je .. Euh, mais, monsieur Nara, désolé monsieur Nara, je ne voulais pas ... finit par dire Nué, bien qu'exempt de tout défauts dans cette affaire, qui n'était que la preuve de deux égos surdimensionnés.
- ... J'espère au moins que tu prendras tes responsabilités ! Lança un père en colère.

Nué ne savait plus ou se mettre. Il regardait le sol, les mains sur les genoux, les genoux au sol dans une position classique. Yuan s'avança à la lueur des lumières, et le tira de là en le prenant par l'épaule et en réagissant à sa place.

- Puis qu'il te dit qu'il est désolé ... Et puis, bien sûr qu'il prendra ses responsabilités, cela va de soi, pas vrais petit ? Son air bienveillant semblait l'aider, mais Nué sentait poindre sous ses paroles des menaces bien pire encore que celle du géniteur.

Un bruit en haut de l'escalier le tira de ce mauvais pas pour quelques secondes. Sauvé par le gong.
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Ven 3 Nov 2017 - 0:18
Ce qui ne fallait pas entendre quand même, le père Nara aussi intelligent et lucide pouvait-il être dans sa vie de tous les jours, manquait cruellement de jugement concernant son bébé adoré qui n'en était plus vraiment un. Ryu, plus en phase avec la réalité ne se lassait jamais du piment de ses scènes, particulièrement cette fois où son instinct lui dictait qu'ils tenaient un bon bout. Il avait bien vu la face décomposé de son compagnon quand la petite princesse avait tiré sur un col qui n'était pas le sien, pour envelopper de ses frêles bras un rival soudain, le tout affectueusement ramené et serré contre son buste, comme le doudou d'une enfant-l'étouffant presque conte sa poitrine. Il avait manqué la crise cardiaque. Qui sait par quel miracle elle l'avait relâché, lui permettant la retraite avant la peine capitale. La suite on la connaissait et le voilà coincé, une enclume sur la tête menaçante et un bouclier aussi louche que cher payé.

-Il la surveillera pour nous, on lui donnera la responsabilité de tous dérapages. Sourire entendu, tout avait un prix. Ne juges pas trop vite, il ne l'aurait pas ramené ici avec de mauvaises intentions. Assurait Yuan des fois plus ingénieux que le Nara ne le soupçonnait. Ce dernier méditait peu convaincu, la vision de son fascié sur le double C de sa fille le hantant encore, mais un bruit en arrière et une seule origine possible. La protégée familiale.

-Hum... ? Marmonnait-elle affaler sur le sol.

Elle venait de glisser dans les escaliers, le genre pieds et fesses dans les airs, face contre le plancher. Gracieuse pose, digne des airs de princesse qu'elle se donnait et le brouhaha avait été assez pour attirer le protecteur excessif par ici, laissant en plan pour quelques minutes sa proie et son avocat. Ce dernier qui était d'ailleurs l'inquisiteur de la diversion. Il tapotait l'épaule du jeune homme un sourire complice.

-Alala, les Nara tu sais, excessifs, intelligents, mais trop sûr d'eux. Une faille merveilleuse pour plus malicieux et moins orgueilleux.

C'était que tandis que papa un jouait ses gros muscles, papa deux avait réveillé princesse, ainsi remise sur ses pieds grâce à un décoction spéciale gueule de bois, le tout en douce évidement. Néanmoins, la tête toujours embrumée bien qu'éveillée, son premier besoin primaire avec tout ce liquide ingéré devait être assouvie. Résultat, une mauvaise chute imprévue, mais tout aussi satisfaisante. Le géniteur la remettait sur pieds, trop inquiet, voyant dans un simple bleu une fracture qui l'handicaperait à vie. Il pestait-encore, on l'entendait au loin-encore, mais sa priorité restée son enfant chérie avant tout, il aurait tout le loisir de botter l'arrière train de l'avorton s'il osait réapparaître contrairement à tous les autres traumatisés par son biais...

Yuan lui faisait un signe de la tête pour lui signifier de filer. La nuit suivait son cours et le lendemain ou plutôt le matin s'invitait douloureusement sur la Nara qu'on avait punie avec des rideaux grands ouverts. Face à elle, son premier regard trouvait un père raide comme un piquet qui la fixait inlassable comme si ses pupilles pouvaient la marteler. Il lui hurlait si fort dessus, qu'en bas, Yuan face aux fourneaux savait qu'il pouvait rajouter un couvert. Brutal et une première pour elle, comme sa beuverie, elle sursautait sans comprendre, un mal de crâne monstrueux, qui n'était pas prêt de s'arranger avec l'humeur de son bourreau. Il lui suggérait une douche froide et un mot sur deux percutait dans l'esprit de la jeune demoiselle, elle avait que quoi avec qui ?

Perplexe, un œil presque à moitié ouvert, l'autre fermé, elle cherchait des brides dans sa mémoire tandis que le Nara rejoignait la sortie, par chance l'homme avait ses obligations, sans quoi il aurait traqué-sans relâche, l'avorton qui lui avait fait faux bond. Quoi qu'en dise Yuan, il me pouvait même imaginer de le voir en peinture sans s’iriser les poils. D'ailleurs, papa deux rafraîchissait la mémoire de damoiselle, avec tous les détails. Un autre Nara hurlait, puis lui, ça le faisait toujours autant rire.


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ça y est au noué ... -Nué

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