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Wax on, Wax off [Etsuko]


Mer 1 Nov 2017 - 23:46

Voilà une belle journée qui s'annonçait.

Ce matin, je m’étais réveillé à six heure… non, cinq heure pour aller m'entraîner. À cette heure-ci, le village était calme, exactement comme je l’aimais. Cela me donnait l’occasion de faire le point sur les derniers jours. J’avais maintenant un toit au-dessus de ma tête et avait même rencontré quelques personnes. Ce qu’il me manquait à présent, c’était un but. Mais ce n’était plus le moment de penser à tout ça. Il y avait plus important à faire.

Un entrainement.

Après une heure de méditation, je me remis debout en laissant échapper grognement. Comme à chaque fois que je me levais, mes vieilles blessures de guerres refaisaient surface. Beaucoup de combats que j’aurais pu éviter… aujourd’hui, je payais le prix de mon audace.

La méditation m’avait permis de vider mon esprit et j’étais maintenant fin prêt pour mon entraînement. D’abord, il fallait revoir les bases. Comme une maison avait besoin d’une fondation solide, les guerriers se devaient de maîtriser les techniques fondamentales. Enfin, c’est ce que mon père passait son temps à me dire.

Je commençais avec des attaques lentes, cherchant la perfection dans chacun de mes mouvements. Ma technique manquait encore de raffinement, même après toutes ces années, je me trouvais encore des défauts. Mais je m'approchais encore un peu plus de la perfection chaque jour.

Quand mon corps fut assez réchauffé, je me mis à accélérer la cadence jusqu’à me rapprocher de ma vitesse maximale. C’est alors que je ressentie cette sensation. Là sensation qu’on a quand on sait que quelqu’un nous observe. Je ne sais pas d'où me vient ce sixième sens, mais il ne me trompait pas la plupart du temps. Aussitôt, je m’arrêtais pour regarder derrière moi.

Aucune surprise. Il y avait une jeune femme debout à quelques mètres. Elle me fixait de ses grand yeux verts. C’était particulièrement gênant. Je ne savais pas trop quoi dire. Est-ce que j’étais même supposé dire quelque chose? Peut-être qu’elle avait besoin d’aide?

“Hum… est-ce que je peux vous aider?”
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Jeu 2 Nov 2017 - 19:35
La jeune fille, qui venait d'arriver à l'Académie bien plus tôt qu'à son habitude, ne s'attendait pas à y croiser âme qui vive.

Ce jour-là, à son levé, la demoiselle aux yeux verts comme les feuilles des arbres au printemps avait été surprise du déroulement des évènements du matin. Alors que d'habitude, elle mangeait avec sa mère, son père dormant encore, pour filer à la serre et y passer à peu près toute la matinée, elle lut un mot de Selana qui lui indiquait qu'elle pouvait prendre son temps. Sa mère était partie en expédition au milieu de la nuit pour aller chercher quelques variétés de fleurs que l'on trouvait que loin dans le nord du pays, bien au-dessus d'Iwa. Elle avait dû oublier de la prévenir, occupée par ses préparatifs...

Etsuko était un peu triste de ne pas pouvoir accompagner sa mère mais elle en comprenait la raison. Elle était encore nouvelle à l'Académie et n'y avait toujours pas de professeur, c'était donc une occasion d'y passer du temps avec l'espoir de trouver finalement quelqu'un qui accepterait de s'occuper d'elle.

La jeune Naari s'étira donc après la lecture de cette lettre écrite de la douce calligraphie de sa tendre mère, se préparant un petit déjeuner chaud contrairement aux jours de travail à la serre. Après tout, elle avait tout son temps, elle qui s'était levée vers cinq heures pour aller s'occuper des plantes dès le lever du soleil... Elle se prépara donc du riz blanc et une tranche fine de viande, faisant aussi une part pour son père qui se lèverait dans les alentours de six heures pour aller à la boutique. Elle prit le temps de s'occuper des fleurs de la maison avant de se mettre à la préparation du premier repas de cette journée, ainsi, lorsque son père se leva finalement, elle était là, souriante, l'invitant à partager avec elle la table qu'elle venait de finir de préparer.

Meito remercia sa fille bien-aimée avant de s'installer avec elle autour de la table basse qui servait de centre névralgique du petit appartement qui surplombait leur fleuristerie. Ils profitèrent donc tranquillement de cette rare occasion matinale pour discuter un peu de la boutique et des projets futurs d'agrandissement que Selana prévoyait avant qu'ils ne se séparent, le père allant préparer la boutique pour les premiers clients tandis que la fille se changeait de ses habits de travail en serre pour des habits plus adaptés à l'entraînement physique.

Elle s'esquissa alors de la petite demeure pour diriger ses pas vers l'Académie. Arrivant sur les lieux, elle se dirigea directement vers le terrain d'entraînement. À cette heure elle serait tranquille, pas de genins ennuyeux pour venir l'attaquer et la traiter de tous les noms pour la simple raison qu'elle ne vient pas de l'un des grands clans du village. Une discrimination qui lui pesait même si elle faisait de son mieux pour en faire abstraction.

Arrivant enfin à sa destination, elle fut surprise de voir un homme d'une quarantaine d'année en plein entrainement, accélérant ses mouvements petit à petit, comme s'il cherchait à aller toujours plus vite, à être toujours plus précis. Quelqu'un qui, semble-t-il, savait se défendre à mains nues. Pendant l'espace d'un instant, elle resta ainsi à le regarder, se disant que si elle savait faire de tels mouvements, les autres genins la laisseraient certainement en paix... Elle n'aurait plus à se cacher et à esquiver ces gens-là...

Envieuse, perdue dans ses pensées, elle ne se rendit pas compte que l'homme s'était arrêté pour se tourner vers elle, l'ayant remarqué sans qu'elle n'ait fait de bruit. Ce n'est que lorsque celui-ci ouvrit la bouche qu'elle sursauta, comme si son âme était soudainement revenue dans son corps après une expédition onirique. Elle bafouilla un instant avant de répondre à la question de l'inconnu.

« Euh... Excusez-moi ! Je m'appelle Naari Etsuko, j'étais venue pour m'entraîner mais... Juste ça m'a surpris de trouver quelqu'un ici à cette heure... Les élèves n'ont pas l'habitude de venir avant neuf ou dix heures pour la plupart d'après ce que j'ai compris... Je ne voulais pas vous déranger... »

Elle était un peu embêtée de l'avoir ainsi perturbé dans son entrainement et en même temps... En même temps, en le voyant si expérimenté, une question lui dévorait les lèvres. Elle finit donc par la laisser s'enfuir pour éviter d'en souffrir un quelconque remord plus tardif.

« Vous avez l'air de bien savoir vous battre et je cherche un sensei pour apprendre à me débrouiller et devenir une véritable genin... Vous pourriez m'enseigner ?.. Même sans devenir mon sensei si vous trouvez que les responsabilités sont trop grandes... Juste m'apprendre un peu à me défendre ainsi... Je sais que cette demande est osée et égoïste, mais j'en ai véritablement besoin pour enfin avancer dans cette voie et pouvoir servir Iwa et ma famille... Je vous en prie, considérez au moins ma demande ! »

La demoiselle aux cheveux noirs comme la nuit se plia en deux, en une respectueuse salutation, espérant ainsi que l'homme lui accorderait un peu de temps. Elle ne le connaissait pas, ne l'avais jamais vu. Cependant, la fluidité de ses mouvements lui avait indiqué que contrairement à elle, il savait comme se battre avec efficacité, et ce, même à mains nues.
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Ven 3 Nov 2017 - 0:16

Elle avait l’air encore plus gênée que moi par cette situation. Je comprenais toute suite qu’elle n’avait pas voulu mal faire. “Ne vous inquiétez pas, il n’y a aucun problème.”

Je m'apprêtais à reprendre mon entraînement. C’est alors qu’Etsuko me demanda d’être son professeur, ni plus, ni moins. Je clignais des yeux plusieurs fois, cherchant à confirmer que je ne rêvais pas. C’était la dernière chose à laquelle je m’attendais ce matin. Elle avait du culot de demander ce genre de service. Surtout à un inconnu.

Mais je devais avouer que sa passion m'impressionnait. Alors que la plupart des gens voulaient devenir plus fort par égoïsme, elle désirait s'entraîner pour mieux servir son village et sa famille.

“C’est un noble but que vous avez là…”

J’aurais aimé avoir autant d'initiative à son âge. Moi, quand j’étais ados, je ne pensais qu’à boire et à me battre pour des raisons stupides. Je ne savais pas si je pouvais faire d’elle une vraie genin, je ne connaissais rien aux ninjas, mais j’allais lui montrer tout ce que je pouvais. Même après avoir quitté mon dojo, le goût de l'enseignement n’avait pas disparu.

“Très bien, Estuko-san,” dis-je en m’approchant d’elle “Moi, Kai Maito, accepte de vous montrer à vous battre. Mais si vous voulez réussir, il va falloir suivre toutes mes instructions, sans hésiter.”

Avant de commencer à l'entraîner, je devais savoir ce qu’elle connaissait déjà. D’après ce que j’avais compris, c’était une novice, mais à quel point?

“D’abord, montrez-moi ce que vous savez faire. Enchaînez quelques coups, que je vois votre niveau.”
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Dim 5 Nov 2017 - 17:46
La jeune fille hésita un moment avant de se mettre en action.

Commençant par la rassurer, l'homme fut néanmoins surpris par sa demande osée. Elle se rendait bien compte de l'étrangeté de la situation, mais après le refus de Sôryû-san, bien que compréhensible qu'il l'ait généreusement conseillé dans la foulée, elle se sentait un peu plus rejetée de toutes parts. Aussi elle n'avait pas hésité, se doutant que sa requête n'aboutirait certainement pas. Enfin. Qui ne tente rien n'a rien, d'après ce que l'on dit. Elle lui avait dit son nom, ainsi, peut-être que même s'il refusait sa demande, il saurait vers qui la guider. Ou parler d'elle auprès de quelqu'un cherchant une élève...

Alors qu'elle était en position de révérence, attendant sa sentence, la demoiselle sursauta. Quoi ? Elle avait bien entendu ? Il... Il avait dit oui ? Elle se redressa, surprise. Il se présenta à son tour avant de la prévenir qu'une obéissance serait de mise pour une réussite de l'apprentissage. C'était pour elle une évidence, mais certains aimaient à le rappeler. Elle s'empressa donc d'acquiescer. Vint alors la question qui pouvait porter préjudice à l'accord que l'homme d'une quarantaine d'années venait de formuler. Lui montrer ce qu'elle savait faire... Il allait être déçu... Mais bon, si personne ne prenait le temps de lui enseigner les bases, elle ne les aurait jamais.

La Naari prit donc une grande inspiration avant de s'avancer un peu sur le terrain d'entraînement. Faire de son mieux, voilà ce qui importait. Montrer qu'elle avait envie.

Allez, courage ma grande, ce ne sera pas long... Une petite humiliation pour se remettre les idées en place avant de pouvoir commencer à apprendre...

« Je... Erhm... N'ayez pas trop d'attente... »

Elle fit une moue un peu triste, se sachant par avance incapable de lui montrer un niveau correct même pour un débutant, aussi tâcha-t-elle de reproduire, entre le comique et le pitoyable, quelques mouvements qu'elle avait déjà vu faire par des shinobis s'entraînant. Les coups étaient faibles, non seulement par son manque de force physique naturelle mais aussi par l'absence de sûreté dans ses gestes, de confiance en elle probablement mais aussi en ce qu'elle avait vu. Le poing était-il vraiment fermé après les deux coups enchaînés ? La paume ouverte pour ce geste ? Des questions qui l'empêchaient de faire des mouvements propres...

S'emêlant encore pendant quelques dizaines de secondes, la demoiselle soupira avant d'arrêter, baissant la tête. Elle espérait simplement ne pas avoir dégouté celui qui la regardait. Elle attendait désormais le jugement qui lui dirait si oui ou non, il était possible de rattraper un tel cas, et si oui, s'il acceptait encore de s'en charger lui même...

« Il y a une chance que vous arriviez à faire quelque chose de moi ou c'est peine perdue, Maïto-san ? »
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Lun 6 Nov 2017 - 0:49

La femme hésitait à se lancer. Comme beaucoup de débutants, elle était probablement gêné de montrer ses techniques et ne savait pas trop quoi faire. Rien de bien grave, avec le temps, elle prendrait confiance en elle et ce genre de démonstration deviendra un jeu d’enfant.

“Ne vous inquiétez, vous êtes sûrement meilleur que vous le pensez.”

Etsuko fini par débuté son enchaînement. Je me mis à observer attentivement chacune de ses techniques, cherchant déjà ce que je pouvais améliorer chez elle. Verdict? Il lui fallait tout apprendre. Vraiment tout? Oui, absolument tout. Au début, j’avais cru qu’elle était simplement trop humble. Mais non. C’est bien pire que ce je pensais…

“Vous n’avez pas la force, ni la technique requise pour apprendre mes techniques,” lui dis-je.

Je n’avais pas entraîné de débutants depuis longtemps, la plupart des gens qui se présentaient au dojo de mon père avaient déjà quelques bases. La tâche serait difficile, mais j’étais près à relever le défi.

“...Mais je sais ce que vous pouvez faire à la place. Suivez-moi.”

Je conduis Natsuki jusqu’au porche d’une maison isolée. Elle était entourée d’une vieille barrière en bois qui avaient peut-être était bel quelques années auparavant. À travers les herbes qui faisaient maintenant la taille d’un homme, un pouvait voir un petit chemin menant jusqu’à la porte d’entrée. Les fenêtres étaient si crasseuses qu’on pouvait difficilement voir à l’intérieur et le toit était parsemé de trous. Un véritable trou-à-rat.

“On est arrivé!” lui dis-je en passant le portail. “C’est la maison que je viens d’acheter. Comme vous pouvez le voir, il faudra travailler dur par la rendre habitable. Pour commencer votre entraînement, mettez une bonne couche de peinture sur cette clotûre.”

Ceci dit, j’allais lui chercher un sceau et un pinceau.

“N’oubliez pas de bien répartir la couleur. Regardez bien comment on fait.”

Après avoir trempez le pinceau dans la couleur du bois, je me mis à peindre une planche avec un long mouvement de haut en bas. “Tout est dans le poignet, n’oubliez pas, c’est très important. Je suis à l’intérieur, si vous avez besoin de plus de peinture.”

Je disparaissais ensuite à l’intérieur de la maison pour la laisser travailler. Elle devrait en avoir pour plusieurs heures. Ça, c’était si elle n’abandonnait pas maintenant.
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Lun 6 Nov 2017 - 22:07
La Naari clignait des yeux, essayant de savoir si elle avait bien compris la demande de Maito Kaï-san.

Alors qu'il l'avait encouragé un peu avant qu'elle se lance, tentant de la rassurer, elle avait bien senti en tentant de faire ce qu'on pourrait appeler une parodie de démonstration qu'elle n'était absolument pas au niveau. D'ailleurs, elle n'avait aucun niveau dans cette compétence, pas plus qu'en combat au sabre. S'il lui avait mit un katana dans les mains, elle s'en serait tranché une ou elle aurait risqué de le tuer sans le vouloir...

Aussi, lorsque la sentence retomba, elle ne fut pas surprise. Il lui indiqua clairement qu'elle n'avait pas les capacités nécessaires pour cela. Sans mot pour l'envelopper, cette déclaration était une lame chauffée à blanc qu'il lui plantait dans le ventre. Le temps dont elle eût besoin pour retrouver sa respiration normale fut celui qu'il prit pour enchaîner ce qu'il comptait dire. Elle n'avait pas vraiment cherché à se défendre, sachant bien que son niveau catastrophique faisant preuve d'une complète ignorance du sujet n'était juste pas défendable. Mais de là à avoir une réponse aussi violente...

Cependant, lorsqu'il se reprit, elle fut amplement rassurée. Même si elle était au plus bas niveau imaginable, il acceptait de lui accorder du temps. Il voudrait peut-être bien lui enseigner les bases, ce que personne n'avait prit la peine de faire jusque là. Elle accepta donc sans la moindre hésitation de le suivre.

« Merci de me laisser une chance d'apprendre, Maito-san ! »

Elle le suivit donc avec un empressement qui laissait déborder sa volonté d'apprendre, prouvant une certaine excitation chez la jeune fille qui pensait enfin se lancer sur la voie des ninjas. Ils traversèrent ainsi le quartier résidentiel pour arriver à une petite maison assez ancienne, abandonnée depuis un certain moment semblait-il. Une des rares maisons dans ce cas, sans doute abandonnée pour une demeure plus grande ou mieux placée par une famille avec suffisamment de moyens pour ne pas avoir à s'en soucier. Il lui indiqua alors qu'ils étaient au bon endroit, ce qui la surpris, avant qu'il ne se mette à lui donner quelques explications. C'était donc sa demeure... Et il comptait la rénover. Soit. Elle s'attendait donc à ce qu'il l'invite à entrer ou qu'il lui dise de l'attendre dehors le temps qu'il aille chercher des affaires, mais sa réaction fut toute autre.

Après quelques instants, l'homme qui était rentré chez lui revenait armé d'un pot de peinture et d'un pinceau. Il lui montra alors comment peindre le portail avant de lui tendre les deux ustencils puis lui indiqua qu'il n'était pas loin avant de repartir à l'intérieur. Pot et pinceau à la main, la jeune fille qui pensait apprendre le taïjutsu resta un moment qui lui parut immensément long à essayer de comprendre ce qu'il se passait. Il lui avait donné ça ? C'était ça son entraînement ? Loin d'elle l'idée de juger, mais elle n'avait jamais rien entendu de tel... Elle était perplexe.

Elle resta donc ainsi un certain temps avant de se secouer et de se mettre à la tâche, s'appliquant autant que possible. Ce n'était certainement qu'un moyen de lui demander un paiment pour l'entraînement qu'il lui donnerait après. Ça devait être ça oui... Comme il pensait qu'elle était pauvre pour en être ainsi réduite à demander de l'aide au premier inconnu semblant savoir se battre, elle ne devait pas avoir d'argent. Ça se tenait oui... Enfin il aurait pu la prévenir... Elle s'appliqua donc patiemment, attendant le retour de son nouvel entraîneur, prenant soin de faire ce qu'il lui avait dit de faire de la meilleure manière qui soit, avec la finesse qu'elle avait développé en s'occupant des fleurs pendant toute son enfance et ce jusqu'à lors.
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Mar 7 Nov 2017 - 17:35

Après avoir laissé ma nouvelle élève seule devant la maison, j’avais nettoyé une fenêtre avec un vieux chiffon pour mieux la voir. Je m’attendais à ce qu’elle laisse tomber le seau et s’en aille en claquant le portail derrière elle. Ça aurait été décevant, mais c’était la réaction la plus probable.

Etsuko n’avait rien fait de tout ça. Elle s’était mise à peindre avec beaucoup de dextérité et de finesse, comme si elle avait l’habitude de faire des mouvements aussis précis. Plutôt surprenant, compte tenue de la technique grossière qu’elle avait pendant sa démonstration. Intrigante, cette petite…

Je tirai une chaise devant la fenêtre et m’assis pour méditer, ouvrant les yeux de temps en temps pour voir comment le travail d’Etsuko avançait. Quand elle eut fini, après quelques heures, je partis la rejoindre.

La clotûre commençait à reprendre son éclat d’antan. Je n’avais rien à redire sur sa façon d’appliquer la couleur, la technique était parfaite. Finalement, elle arriverait peut-être à quelque chose.

“C’est bien,” lui dis-je.

J’avais pris soin de cacher mon admiration, pour ne pas qu’elle prenne la grosse tête. Les félicitations viendraient plus tard, si elle parvenait à tenir.

“Attendez-moi ici”

Encore une fois, je disparaissais. Cette fois, c’était à l’arrière de la maison, dans la remise. Je revins avec une faux à la main.

“L'entraînement continue, vous allez tailler le gazon avec ceci, puis le ramasser et l’entasser dans un coin.”

Comme pour la peinture, je commençais par lui faire une démonstration. Agrippant le manche et la poignée, je coupais l’herbe d’un grand balayage répétitif de gauche à droite. La faux était un peu émoussée, ce qui demandait de mettre plus d’énergie dans le mouvement.

“À votre tour. Et n’oubliez pas de faire la cour arrière.”

Après lui avoir donné l’outil, je retournais me reposer à la maison.
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Ven 17 Nov 2017 - 23:19
Après un long moment de travail calme et précis, la demoiselle avait finalement terminé son portail.

Il lui avait fallu un certain temps pour terminer ce travail et Etsuko espérait désormais sa part payée, pouvant enfin prétendre au début de l'entraînement, quel qu'il soit. Elle attendit donc quelques instants avant que l'homme ne ressortit pour vérifier le résultat de ces quelques heures de peinture, il semblait donc heureux. La jeune fille commençait à avoir un peu mal au poignet à force de répéter ce même mouvement sans arrêts mais elle ne comptait pas abandonner si facilement un sensei, même s'il n'était là que pour lui apprendre à se battre un minimum à mains nues ou à désengager si nécessaire. Ce serait déjà un premier pas immense.

Kaï-san lui indiqua alors son plaisir de voir le travail bien fait, lui demandant alors d'attendre à nouveau sur place. Peut-être allait-il chercher de quoi commencer l'entraînement, un papier sur lequel il lui indiquerait quoi faire ou entre du matériel... Elle se mit alors un peu à rêver du futur, un futur où elle saurait se défendre, elle et sa famille, où elle pourrait se battre pour son village et montrer sa valeur.

C'est la voix de Maïto-sensei qui la réveilla de sa pensée onirique pour la ramener assez brutalement dans la réalité qu'il avait décidé. "L'entraînement continue." Hein ? Entraînement ? De quoi parlait-il ? Ils n'avaient pas encore commencé là... Elle l'avait juste aidé en échange du temps qu'il lui accordait... Il se mit alors à faucher peu à peu l'herbe avec cette faux, ce qui semblait demander une énergie folle. Même la lame ne semblait pas aiguisée, tranchant seulement la moitié de ce qu'elle aurait du faire si elle s'était trouvée en bon état... Elle devait faire ça maintenant ? Et c'était ça son entraînement ? C'était grotesque... Même lui semblait se fatiguer à brasser une pareille arme...

C'était une blague... Une blague ou une mise à l'épreuve... Il tentait de voir sa détermination c'est ça ? Si c'était bien ça, alors elle avait toutes les raisons d'essayer. Au moins essayer oui... Au pire, elle aurait aidé un nouvel arrivant du village... Sa mère lui avait toujours enseigné qu'il fallait aider les gens autour d'elle, dans la mesure du possible. La plupart du temps, cela leur était bénéfique et il y avait parfois un retour. Ce n'était pas là le but de la manoeuvre mais c'en était un bénéfice non négligeable. Cela permettait notamment que, s'ils se retrouvaient eux-même dans un besoin similaire plus tard, les gens auraient plus tendance à leur rendre la pareille que s'ils avaient refusé de leur apporter leur aide plus tôt. En résumé, aider quelqu'un était rarement un mauvais choix lorsque cela ne coutait rien.

Prenant l'outil en main, peu sure d'elle, la jeune fille s'essaya à ce nouveau travail que lui confiait son supposé sensei. Elle s'épuisa cependant très rapidement en plus de ne pas avancer très vite, mais elle avançait tout de même. Prenant des pauses lorsqu'elle commençait à avoir vraiment trop mal aux bras, elle finit par se laisser retomber les fesses sur l'herbe fraîchement coupée lorsqu'elle eût terminée le champ indiqué par l'homme, ayant totalement oublié l'arrière de la petite maison. Elle se laissa aller sur le dos pendant quelques minutes, épuisée, attendant de regagner de l'énergie pour pouvoir recommencer à bouger.
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Mer 22 Nov 2017 - 23:30

Je n’avais presque pas quitté Etsuko des yeux pendant qu’elle exécutait sa tâche, m’attendant à ce qu’elle abandonne d’une seconde à l’autre. Il fallait dire que je ne lui avait pas facilité la tâche, avec un mauvais outil et un gazon si peu entretenue. La jeune femme dû s’arrêter quelques fois, mais finissais toujours par reprendre le travail avant que j’intervienne. Si ça technique avait beaucoup de défaut, elle y mettait du coeur.

Quand mon maître m’avait fait passer la même épreuve, je me m'étais mis à me plaindre dès le début. Pourquoi ne m’apprenait-il pas à me battre, au lieu de me faire faire le ménage? Alors que tous les autres disciples commencèrent leur entraînement après quelques jours de corvée, moi, j’y étais resté pendant des semaines. Je ne savais pas si Etsuko comprenait ce que nous faison, mais au moins, elle ne se laissait pas abattre.

Je sortis pour rejoindre mon élève épuisée. Mon expression se changeant en un regard autoritaire, que je réservais seulement pour ce genre d’occasion. ”Vous avez bien travaillé, revenez donc demain, il nous reste encore beaucoup de travail.”

Puis je disparaissaient dans ma maison. Il était encore tôt dans la journée et nous aurions pu continuer, mais elle aurait besoin de repos pour demain.

***

Le lendemain, j'attendis patiemment son retour. Nous n’avions pas convenu d’une heure, alors je restai à la maison pour être sûr de ne pas la manquer. De toute façon, je n’avais rien de mieux à faire, mes connaissances dans le village était plutôt limités.

Quelqu’un avait cogné à mon portail. Je ne fus pas surpris de tomber sur Etsuko. Cela ne pouvait être qu’elle, puisqu’elle était la seule à savoir où j’habitais. ”J’imagine que vos bras sont encore fatigués d’hier? Ce n’est pas grave, j’ai une tâche plus facile pour vous échauffer.

Je lui fis signe de me suivre jusqu’à l’entrée. Deux seaux d’eau et des éponges nous attendaient près de la porte. L’eau avait eu le temps de refroidir, depuis ce matin, mais peu importe, il lui faudrait simplement frotter plus fort. Puis on dit que le froid renforce le corps.

Après m’être retrousser les manches, je pris une éponge dans chaque main et m’approchait d’une des fenêtres crasseuses. De mouvements circulaires, je me mis à la nettoyer la nettoyer avec le chiffon plein de savon. ”Frotter…” Avec l’autre, j’essuyais le savon. “essuyer…”

Frotter, essuyer, c’est très important. Puis, n’oubliez pas la cour arrière, il reste encore des mauvais herbes!”
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Jeu 14 Déc 2017 - 16:26
La Naari était allongée sur le dos, épuisée, lorsqu'il revint la voir.

Etsuko travaillait depuis longtemps avec cette faux horrible lorsqu'elle s'effondra finalement de fatigue sur le sol. Elle Vit alors une ombre s'approcher d'elle, c'était le Maito. Il lui indiqua simplement qu'elle en avait assez fait pour aujourd'hui, qu'elle pouvait aller se reposer et venir le lendemain. Décidément, l'épreuve ne faisait que commencer... Mais elle tenait à cet enseignement, quel qu'il soit. Chaque découverte était bonne à prendre et elle souhaitait apprendre de tout son coeur, de toute son âme. Kai n'avait pas trainé, partant directement. Il jouait décidément à la tester, ne lui disant rien de plus, pas même un aurevoir, disparaissant dans sa maison.

Après une petite pause, la jeune fille put finalement se lever, les membres engourdis, des crampes commençant à se faire ressentir. Elle profita donc de la fin de la journée et de la nuit pour se reposer pleinement et se représenta au portail le lendemain, souffrant encore des courbatures de la veille mais ne laissant rien paraitre, frappant un peu pour signaler son arrivée au levé du jour.

« Bonjour, Maito-san... »

À peine son sensei du moment était-il sorti qu'il l'embarqua avec lui, toujours sans la moindre formule de politesse, indiquant simplement que la tache serait plus facile après qu'elle ait hoché la tête à sa question. Il se montrait très directif, ne lui laissant pas le temps de se plaindre. Une fois encore, elle se mit à la tache sans rouspéter après qu'il lui ait présenté le travail. Elle pllongea donc rapidement les mains avec une éponge et du savon dans un des seaux, sursautant, s'étant attendue à de l'eau chaude pour faciliter un peu le travail, mais soit il s'était levé vers les quatre heures contre six heures pour elle, soit il avait directement mit de l'eau froide pour le compliquer volontairement. Dans les deux cas, il démontrait une envie de la tester dans l'esprit de la jeune fille qui commençait cependant à peiner un peu pour suivre le rythme avec ces difficultés ajoutées.

Alors qu'elle commençait à frotter les premiers carreaux à sa portée avec l'eau glacée savonneuse, Kai lui rappela qu'elle n'avait pas fait la cour arrière avec la faux le jour précédent, ajoutant ainsi un poids à la douche froide de la demoiselle qui se contenta de répondre par un "Oui sensei" qu'elle rendit aussi énergique que possible malgré ce froid qui commençait à l'engourdir.

Travaillant donc sans relâche, la jeune femme parvint au bout de plusieurs heures à bout des fenêtres, celles-ci brillant sous l'éclat du soleil, transparentes comme le jour de leur installation, puis la demoiselle aux yeux vert sortit pour aller récupérer la faux et aller s'atteler à la dernière partie du travail indiqué par Kai. Si le jour précédent avait été très dur pour cette épreuve, ce jour-èci était encore plus affreux. Les mains glacées par l'eau froide qu'elle avait manipulé pendant longtemps pour laver les vitres, encore refroidies par la légère brise une fois dehors, avec les muscles engourdis et de nombreuses crampes, Etsuko faisait de son mieux pour ne pas craquer, ne se plaignant toujours pas. Lorsqu'elle eut enfin terminé cette nouvelle tâche, elle alla reposer la faux là où elle l'avait retrouvée, rentrant rapidement à la maison pour être à l'abris du vent, se mettant en boule contre un mur et soufflant dans ses mains pour essayer de les réchauffer. Elle tremblait de froid mais attendait les nouvelles consignes du Maito, toujours sans la moindre plainte bien qu'il était facile de voir qu'elle souffrait de ce test assez sévère.
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Sam 16 Déc 2017 - 21:32

Elle avait réussis!

Cela avait pris du temps, mais Etsuko était venu à bout de mes fenêtres. Avant même que j’ai pu sortir de chez moi, la jeune femme se dirigeait vers la sortie. Je couru à toute vitesse pour la rattraper. ”Pas si vite!”

Elle tremblait comme une feuille. Bien! c’est quand on est fatigué qu’on apprend le mieux.

”D’abord, montrez-moi comment vous peignez une clôture,” lui dis-je. Puis, m’attendant à ce qu’elle se dirige vers le seau, je l’arrêtais tout de suite. ”Pas besoin du pinceau.”

Au moment ou elle mimait le geste, je lui envoyais un coup de poing en plein visage. Son poignet percuta ma main, la déviant facilement vers le haut. Un blocage parfait! Il fallait dire que je lui facilitais la tâche en retenant mes coups, tous ces exercices devaient l’avoir fatigués. ”Encore!” Cette fois-ci, c’est son ventre que je visais. En plus de bien répartir la peinture, le coup de pinceau que je lui avait montré était une technique de blocage très efficace.

”Frottez!” Dis-je, avant de lui envoyer un crochet du gauche à la mâchoire. ”Essuyez!” Mon poing droit fila vers sa tête.

”Coupez les mauvais herbes!”

Cette fois, je lui décohai un coup de pied dans l’estomac. Si elle avait bien mémoriser le mouvement, elle pourrait facilement bloquer mon coup avec son avant-bras. ”On ramasse!” Je lui envoyais un coup de pied à la figure, espérant qu’elle se baisse à temps pour l’éviter, comme lorsqu’elle ramassait les mauvaises herbes. Lui laissant quelques secondes pour reprendre ses appuis, je repartais à l'assaut. Peindre, frotter, essuyer, couper, ramasser. Mais cette fois, je ne la guidais plus.

Après avoir repris mon souffle, je lui fis une révérence, comme le voulait la coutume. ”Vous avez bien travaillé. Pourquoi ne pas rentrer chez moi, prendre un bon thé?”
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Dim 17 Déc 2017 - 23:01
Etsuko se fit arrêter par son sensei du moment alors qu'elle allait finir sa dernière tache connue du moment.

La demoiselle venait de terminer les fenêtres, elle était assez fatiguée. C'est à ce moment que Kai lui dit de s'arrêter, ce qu'elle fit sur le champ de peur de l'avoir fâché. Il ne lui avait encore rien appris, elle ne pouvait pas déjà se faire virer... Elle avait tout fait comme il l'avait demandé... Une certaine inquiétude dans les yeux, elle s'était retournée vers lui lorsqu'il lui demanda de lui montrer comment elle avait peint la clotûre. Se dirigeant vers l'endroit où elle avait laissé le pinceau et la peinture, elle se fit de nouveau stopper net. Il voulait qu'elle lui montre comment elle peignait sans avoir le pinceau en main ? Étonnée, elle ne fit cependant aucune remarque, obéissant une nouvelle fois sans protester, espérant que cela serait suffisant à finalement lui faire accepter de lui enseigner comment se défendre un minimum au corps-à-corps.

Alors qu'elle remontait son geste, elle vit avec effroi un coup de poing lui arriver en pleine face. Continuant le geste demandé par Kai sans même qu'elle n'ait compris pourquoi elle continuait de le faire, elle bloqua le coup littéralement sans faire exprès, sursautant en se rendant compte de la chose. Elle allait ouvrir la bouche pour demander ce qu'il se passait, ne comprennant pas grand chose ni même comment elle avait paré l'attaque, mais il lui indiqua de continuer, l'attaquant cette fois-ci au ventre, coup qu'elle arrêta à nouveau, ayant l'impression d'halluciner éveillée.

Continuant de suivre les ordres à la lettre, elle parvint ainsi à bloquer les différentes attaques du quarantenaire, et bien qu'elle sentait une certaine retenue dans ses mouvements, elle ressentait une certaine fierté en comparaison de sa démonstration de la veille. Il continua alors, ne la prévenant plus à chaque fois. Elle s'en sortait pas trop mal bien que les coups bloqués à répétition ne finissent par lui faire mal aux poignets et aux avant bras, mais au moins, elle ne prenait pas les coups directement, les amortissant en grande partie ou les déviant. Lorsque finalement le Maito s'arrêtant, elle laissa s'échapper un soupir de soulagement, épuisée par cette démonstration qui avait achevé de dévorer son énergie. Elle qui était habituée à récolter et à préparer des fleurs, elle s'était retrouvée à faire des travaux manuels qui nécessitaient de la force et de l'endurance, ce qui n'était, il faut l'avouer, pas ses deux plus grandes qualités. Il la salua alors, salut qu'elle rendit respectueusement, faisant de son mieux pour bien se faire voir.

Finalement, il lui proposa de le rejoindre à l'intérieur, l'invitant à prendre un thé et la félicitant avec parcimonie. Elle était toujours un peu intimidée du haut de ses dix-huit ans, mais accepta volontiers la proposition de sa voix frêle et fatiguée.

« Je veux bien, Maito-san... Merci pour vos enseignements... »

Le suivant à l'intérieur, elle réfléchit un moment, le laissant préparer le thé, avant de le questionner un peu.

« Excusez-moi, Maito-san... Je peux vous poser une question ? Vous êtes arrivés depuis peu je crois... Pourquoi avez-vous souhaité venir vous installer à Iwa plutôt qu'ailleurs ? C'est un village shinobi et... sans vouloir vous offenser, vous êtes assez âgé... Vous avez encore envie de combattre ?.. »
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Ven 22 Déc 2017 - 21:07

Je fermai rapidement la porte derrière moi. Le vent fait danser le feu de l'âtre, mais la flamme tint le coup. Etsuko s'installait à la table alors que je fis bouillir de l'eau au-dessus du feu. Si la façade de ma maison faisait peur, l'intérieur était beaucoup plus soigné. Je m'en étais beaucoup mieux occupé, comme c'est là que je passais le plus clair de mon temps. Grâce à Etsuko, il ne me restait plus qu'à m'occuper du toit. Mes voisins arrêteraient peut-être enfin de se plaindre.

En attendant que l'eau soit prête, je pris place devant la jeune femme. Elle avait l'air un peu hésitante. C'était compréhensible, compte tenu de notre grande différence d'âge. Malgré tout elle était curieuse, une qualité que j'appréciais. ”Je suis arrivé à Iwai par pur hasard.”

Je me revoyais une fois de plus sortir de ma maison avec un baluchon sur l'épaule, sans trop savoir ce que j'allais trouver au bout de ma route.

”J'ai vécu toute ma vie dans petit village, à quelques jours de marche d'ici. Mon maître en avait assez que je reste là, alors il m'a ordonner de partir. J'imagine qu'il avait raison, il fallait bien que je sorte un jour.“

La bouilloire se mis à siffler, l'eau était prête. Je partis préparer deux bols avant de revenir à la table, continuant ce que je disais. ”Combattre est une des meilleures façon d'apprendre et on n'est jamais trop vieux pour ça. D'ailleurs, je suis sûr que vos avez bien des choses à me montrer.“

Les ninjas sont capable de choses vraiment incroyables. Qui sait ce dont cet enfant était capable? Cracher des boules de feu à volonté? Peut-être bien.

”De toute façon, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre. J'ai bien peur de n'être d'aucune utilité pour les civils. Et vous, c'est vos parents qui vous poussent vous battre?“



Dernière édition par Maito Kaï le Mer 7 Mar 2018 - 19:09, édité 1 fois
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Mer 3 Jan 2018 - 17:39
Profitant de l'offre de son sensei de deux jours qui lui avait appris bien plus que ce qu'elle ne l'avait cru pendant les travaux manuels, Etsuko s'installa à l'intérieur de la petite maison. Comme elle avait pu le voir en nettoyant les fenêtres, l'intérieur était bien plus avancé, bien plus soigné que les parties dont elle s'était occupée. Il avait évidemment du préférer commencer par se faire un lieu où vivre au calme avant de se préoccuper de l'apparence extérieure de sa maisonnette. Elle s'installa à la table lorsqu'il l'y invita, écoutant sa réponse alors qu'il préparait la boisson chaude qui la revigorerait.

Elle hocha la tête de temps en temps, signe qu'elle l'écoutait avec attention. Ainsi il était originaire d'un petit village... Ca devait être plus tranquille comme vie... Elle rougit un peu lorsqu'il lui dit qu'elle avait certainement des choses à lui apprendre. À part peut-être sur les fleurs, elle voyait mal dans quel domaine elle aurait pu enseigner à un homme qui devait avoir appris une quantité phénoménale de choses en tant d'années... Enfin, elle ne connaissait pas son âge, peut-être paraissait-il plus vieux qu'il ne l'était...

« Je crains de vous décevoir Maito-san... Je n'ai appris que trois techniques dont une récemment, je me vois mal capable de faire quoi que ce soit d'effrayant... Je sais juste manier les fleurs, ça n'a rien d'exceptionnel... »

Faisant quelques mudras, elle fit apparait sept pétales qu'elle fit tourner sur eux-même à quelques centimètres au dessus de sa main droite. Ils tournaient également tous ensemble autour de sa main, dans une double rotation comme des planètes autour d'un soleil inexistant. Elle le regardait, un peu gênée, se sentant assez ridicule par rapport à ce qu'il avait pu faire.

« Vous voyez, rien d'extraordinaire... »

Elle soupira alors, regardant le thé pendant quelques instants, respirant les vapeurs qui s'en échappaient.

« Non... Mes parents ne m'ont forcé à rien, c'est moi qui souhaite apprendre à me battre. Je veux devenir forte pour le village et pour eux. Je ne veux plus être une jeune fille de marchand, je veux avoir mon identité propre, je veux être utile, je veux protéger ceux que j'aime. Je ne veux plus être une spectatrice impuissante... »

Elle trempa finalement les lèvres dans la boisson chaude avant d'avoir un petit mouvement de recul, s'étant légèrement brûlé les lèvres. Elle était trop pressée. Trop pressée d'apprendre, trop pressée de découvrir, de savoir, d'être forte en somme. Elle ne voulait plus se savoir aussi faible et impuissante, ne voulait plus être une cible facile pour les imbéciles de l'Académie. Elle releva alors les yeux, souriant un peu à l'homme d'expérience qui lui faisait face.

« Je sais que c'est un peu osé comme question, n'y répondez pas si cela vous dérange mais... Vous n'avez pas de famille ?.. Vous êtes tout seul ?.. »
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Mer 7 Mar 2018 - 22:03

Quel don exceptionnel…

C’est-ce que je me dis en voyant la jeune fille faire pousser des fleurs à l’aide de quelques signes. Elle venait de créer la vie sans verser une seule goutte de sueur. Nombreux sont ceux qui savent prendre la vie sans effort, c'est la faire foisonner qui est le plus dur.

Je lui adressais un sourir sincère en voyant sa technique. Elle n’avait pas l’air de réaliser l’étendue de sa force.
”Bien au contraire, je crois que c’est une technique tout à fait prodigieuse.”

Elle me parla ensuite de ses aspirations en tant que ninja qui, ma foi, me faisait bien chaud au coeur. Au lieu de chercher la puissance par pur égoïsme, Etsuko la voulait plutôt pour protéger les autres. ”La force vient souvent à ceux qui se battent par nécéssité... Je crois que vous êtes sur le bon chemin.

Il fallait simplement qu'elle acquiert un peu plus de confiance en elle. J'osais espérer que l'entrainement d'aujourdh'ui lui a prouvé qu'elle avait l'étoffe d'un grand combattant. Même moi je serais partie, si mon maitre m'avait fait faire des exercices aussi bizarres jour après jours.

La question que je redoutais était finalement arrivé. Etsuko voulait en savoir plus sur ma famille. Je savais qu'on en arriverait là un jour, surtout si on s'entrainait régulièrement, mais pas si tôt. Je pris un instant, me demandant ce que j'allais pouvoir lui répondre. Est-il vraiment sage de parler de ça maintenant? Sa curiosité semblait sincère et puis... Si je voulais qu'elle me fasse confiance avec son entrainement, il fallait bien que je lui accorde le même traitement. Malgré tout, trouver les bons mots était difficile. Une gorgée de thé me permis de rassembler mes esprits avant de me lancer.

À dire vrai, je n’ai jamais connu mes parents. Voyez-vous, ils m'ont laissé sur le pas de la porte d’un vieux maître d’arts martiaux. Plus qu’un guerrier, il aimait aider les autres et j’imagine que c’est pour ça qu’ils m’ont laissé là… Bref, c’est lui qui m’a élevé et lorsqu’il est mort, il m’a fait promettre de partir, pour explorer le monde, ce genre de chose...

Je me rendais compte que mon histoire devenait lourde. Mais il ne fallait pas, après tout, la mort faisait partie de la vie.

...et il avait bien raison, j’ajoutais avec un sourire 40 ans, c’est beaucoup trop vieux pour rester chez ses parents.
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Wax on, Wax off [Etsuko]

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