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Crime et Châtiment | PV Sanadare


Ven 3 Nov 2017 - 19:47
Prélude:
 






Après le voile ténébreux de la nuit enveloppant le Village Caché de la Roche, venait prendre place la luminescence chaleureuse du jour. Formant un cercle s’enchaînant à l'infini depuis la nuit des temps. Si la nuit incarnait désespoir, alors le jour se jouait espoir. Il n'y avait pas que de la douleur et de la noirceur en ce triste monde tragique. Mais encore fallait-il savoir voir et ressentir ces infimes lueurs qui pouvaient incarner  l'optimisme dans le cœur même les plus blessés par les affres de tourments innombrables.

Elle était là, allongée dans cette alcôve drapée, telle une princesse paisiblement endormie. N'ayant à se soucier de rien. Qu'importe le temps, qu'importe la saison, qu'importe le lieu. Tout ce qu'elle avait à faire, résidait à être présente dans ce lieu. Dans cet havre de paix où elle n'avait rien à craindre. Le veilleur posa l'extrémité de sa main glacée et froide comme la mort sur cette joue si blanche qu'elle arborait avec ce toupet indéniable. Mais une innocence qui la rendait incroyablement captivante, résidait derrière ce masque de malice qu'elle s'était façonné. Pour cacher ses peines, sa détresse, ses tourments, ne pas afficher aux autres la réalité qui résidait au final, en ses pensées. Pour pouvoir exister, ou plutôt arriver à survivre.

Elle ouvrit les yeux, sur un décor qui devait lui paraître bien peu familier. Du moins, cela aurait été le cas si ce sens ne lui faisait pas défaut. Passant d'un environnement chatoyant, à ce qu'incarnait la totale sobriété. De nirvana, elle était passée à purgatoire, pour finir finalement en enfer. L'obscurité était palpable dans l’atmosphère de ces lieux. La rudesse du cadre n'avait rien d’idyllique ou de rêvé. Il s’agissait apparemment de geôles, aux murs de roches et à l'humidité éhonté.

Il la fixait, de son regard invisible pour elle, mais néanmoins irréel d'intensité. Même si la vue était absente, elle pouvait le sentir sur sa peau, sur son minois, sur son âme même. Elle était encore à moitié endormie, ouvrant son unique iris avec une difficulté digne des matin les plus difficiles pour ceux aimant tremper leurs lèvres dans le poison si revigorant, mais pernicieux.

« Shirohime, je connais enfin votre nom. N'ayez crainte, vous êtes malheureusement dans les geôles, mais pas pour l’éternité, fort heuresement. » -dit-il, d'une voix sérieuse- « Je vais vous expliquer. » -se raclant légèrement la gorge avant de poursuivre- « Je vous ai ramenée, car je ne veux pas vous abandonner à la mort. Vous êtes si prometteuse, non pas qu'en tant que Kunoichi, mais bien au delà, que cela serait un crime dont je ne voudrais prendre responsabilité. Cependant, un autre crime serait de ne pas vous châtier pour vos agissements. Rassurez vous, je n'ai rien dit à vos supérieurs concernant vos désirs d'aller vers l'inconnue. Du moins pour le moment, cela ne dépend que de vous que de leur avouer, mais ce serait mal avisé de votre part. J'ai trouvé un autre motif plus... pardonnable. » -lui expliquant un peu ce qu'il s'était passé-

Il avouait la plupart des choses, de manière calme et posée. Cela n'allait certainement pas plaire à la fleur sauvage, mais il n'y avait pas d'autres solutions.

« Nous allons jouer à un jeu. Reposez vous et réfléchissez à ce que vous souhaiter vraiment au fond de vous même. Puis obtenez le, qu'importe les efforts et le sang à verser. Abandonner sans tenter le tout pour le tout serait bien regrettable. Décevant même, surtout venant de vous. Ou bien continuez dans ce chemin esseulé et triste, que vous vouliez emprunter hier. Peut être que je ne vous y empêcherais pas cette fois-ci. » -lui laissant presque le choix, une nouvelle chance de se rattraper-

Kanon se leva, quittant la nubile nymphe encore allongée et certainement des plus dubitative. Fermant l'entrée de la cellule derrière lui. Dans un bruit strident et implacable.

Il se retourna une dernière fois avant de la quitter. Avant de la laisser à ses pensées et à sa quête probable de rédemption.

« Une dernière chose, Shirohime, n'oubliez pas que désormais je veillerais sur vous. Si vous souhaitez sortir de l'enceinte du village, découvrir d'autres horizons, panser les blessures de votre cœur meurtri, cela peut se faire sans avoir à se couvrir d’opprobre. » -d'une voix légèrement amicale- « Je passerai vous rendre visite très bientôt. »

Il lui fit une révérence d'un plissement succinct de tête, puis disparut dans le néant, tel un fantôme n'ayant jamais existé.



Dernière édition par Sōryū Kanon le Lun 6 Nov 2017 - 14:43, édité 1 fois
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Ven 3 Nov 2017 - 21:17
L'étreinte et la pression sur son cou lui revenait dans ses songes l'approchant du réveil, une chaleur manquante, mais bien que gelé, le toucher qui la sortait de la torpeur était plus réchauffé que ses joues là tout de suite. Ouvrir une paupière ne lui servait à rien d'autre qu'indiquait son éveil, les ténèbres étaient toujours ténèbres, quelque soit l'endroit, quelque soit le matin ou le soir. D'ailleurs quelle heure pouvait-il être. L'envie de poser la question ne lui venait même pas, quelle importance, à la place elle s'étonnait de pouvoir encore mouvoir à sa guise ses bras et mains, plier et replier ses jambes pour s'asseoir. Un petit rictus malgré le mal de crâne et le mal de gorge avait beau cassé sa voix, il ne l'empêchait pas d'user de son ramage.

-Mes membres sont restés intacts à contrario de mes vêtements sur mon dos.

L'humidité accentuait la fraîcheur, même si elle n'était que peu vêtue en général, elle reconnaissait encore les affres de la nudité, le bruit typique des métaux subissant l'environnement résonnait dans l'espace restreint. Si son ouïe et son toucher étaient aux aguets, sa tricherie sensorielle l'avait abandonné, la voilà redevenue aveugle pour de vrai, tel que les communs mortels de son espèce. Sa main glissait sur le creux de son œil manquant, elle l'avait vraiment mise à nue, si ne rien avoir sur le dos ne la dérangeait outre mesure, la plaie ainsi exposée la chagrinait un peu. Ses cheveux ivoires en bataille venaient la secourir quand elle baissait et pencher la tête du bon côté à couvrir.

-Vous voilà un homme bien chanceux, connaître mon nom et être capable de m'assigner un sobriquet. De vous, je connaîtrais au moins l’atypique de votre irrationnel. Vous devrez être aussi puni pour votre mensonge si la balance de la justice est incorruptible. Quelle hypocrisie amusante.


Ceci dit, il lui démontrait que rien n'était blanc ou noir, même la balance module à souhait, à son souhait, choix troublant de sa part, lui qu'elle ne connaissait pas plus que cela. Elle lui jetait un signe de la main droite, toujours assise, moitié 'affirmatif, bien compris', moitié 'Disparais', un surplus 'd'à la prochaine'. Quant à son humeur, elle semblait dépourvue, ni étonnée, ni désabusée, pas d'irritation, ni d'enthousiasme, simplement sa main caressait les surfaces autour d'elle jusqu'à trouver quelque chose d'intéressant à placer sur son dos. Le tissu bien que fin et pas de la meilleur des qualité était accueilli avec plaisir, ou presque. Derrière les barreaux, dans le couloir de son isoloirs, les bruits distincts de ceux qui gardent, sans intérêt, elle s'était concentré plutôt sur les pas feutrés du chat farceur. Les mémoriser pour repérer ses arrivées, assise à même le sol une jambe tendue en biais, l'autre partiellement repliés pour servir d'accoudoir à son poignet, sa tête se gelait contre la parois brute. Rien ne se jouait dans son esprit, comme s'il s'était dépourvu de mécanisme.

La notion du temps s'effaçait, si la châtiée l'avait bien écouté sur un point de ses conseils, c'était le repos. Déconnectée, immobile, elle écoutait son propre souffle ignorant les sons parasitaires autour. Aucune blessure à panser, aucun maux à surmonter, juste plus rien au bout de la corde pour la faire avancer et des vacances bien méritées où dès les premiers instants refusant de méditer à ce qu'elle savait déjà-son choix réfléchi après tout, elle somnolait dans son trou comme l'ours en hibernation durant les longs hivers. L'arrivée du printemps ne lui pressait pas, ni l'appétit dévastateur qui s'en viendrait avec lui. Elle reculait gentiment les denrées rapportées, pas par gréve de la faim, mais manque d'appétit, aussi curieux pouvait-il se concevoir cette réalité, la ténébreuse était à son aise dans sa cage cette fois réelle. Si elle l'empêchait de s'échapper, elle la protégeait aussi de la compagnie sauf quelques rares enquiquineurs, mais c'était mal jaugé de son éternelle mauvaise foi. La garde s'était faite insistante sous les commandements une fois de trop, la Hyuga s'était raclée le gosier, si l'effet et le goût du nectar avait disparu, sa mémoire était capable d'en jouer le requiem, celui bien entraîné, souvent faux. Des chants de mauvais goûts pour la plupart en boucle ou à la chaîne, de quoi irriter, la soirée, nuit, matinée et reste de la journée entière les oreilles à proximité. Qu'importe la protestation, les menaces et les sanctions, Sanadare n'en démordait pas, coupant son sifflet quelques minutes, laissant penser que Morphée l'avait emporté, mais son but n'était qu'il fasse son travail sur ses victimes, pour mieux sonner la fin de la sérénité.

-Arrêtes toi s'il te plaît. -Mot magique- Se désespérait son gardien en frottant son crâne.

Sa phrase se coupait en cours, son fascié inexpressif se ravivait de son air satisfait.

-Vois-tu, ce n'était pas si compliqué. Les négociants lui jetaient un regard d’incompréhension. Pourquoi je suis ici au fait ? Le duo s'épuisait de ce qu'il pensait une nouvelle provocation pour leurs nerfs.

Questionnement retardé, mais important au final, père fouettard avait avoué à demi-mot l'avait couverte. En fait non, il lui avait clairement dit. Rictus vers le bas à cette pensée, ses sourcils fronçaient, quel intérêt pour lui, s'il imaginait tenir un bon bout pour quoi que ce soit la rendant redevable ou reconnaissante, il se fourbait fortement. Pourtant, malgré le renard à qui elle était certaine d'avoir affaire, Sanadare restait tourmenter quant à ses intentions réelles qu'elle ne pensait pas si altruistes que cela, combien même elles auraient pu cela en frein de moteur. Jeu de faux et vrais semblants appétissants, sa curiosité et son appétit joueur auraient presque pu se laisser attiser, puis séduire, mais elle ne se doutait que trop bien qu'il était en train de la manipuler pour se faire. Pas question, elle s'entêtait et face au manque de contenu des réponses qu'on lui fournissait, elle reprenait de plus belle, cette fois, mélodies enfantines plus douces, plus niaises, mais tout aussi insupportable malgré son don assez mélodieux. Elle les travaillerait jusqu'à ce qu'ils l'emportent là où nul ne viendrait plus la chercher, dans cette petite zone spéciale pour les intraitables comme elle, mais ils étaient tenaces. Qu'à cela ne tienne, ça l'occupait jusqu'au moment de trop.

Elle obtenait gaine cause, un nouveau nid où elle avait à peine la place d'étirer ses jambes, pas assez haut pour tenir correctement debout. En soi, l'obscurité n'était pas un facteur de punition, et le confort encore plus rustique ne la troublait outre mesure. Son sourire satisfait aurait pu illuminer l'endroit si terne, faisant elle-même partie de l'ordre, la Hyuga savait au moins que les visites étaient intraitables une fois jeté là, hormis quelques bons arguments. C'était sa façon de poursuivre la partie qu'ils avaient engagé, le faire courir un peu plus davantage, démontrant qu'il n'était pas le maître de la situation aussi absolu qu'il le pensait. Vif et tenace, même après avoir abandonné, un paradoxe qui la définissait parfaitement. Chaque minute de silence réchauffaient son cœur de la morosité, c'était à s'arracher les cheveux que d'essayer de comprendre. Au moins elle s'avouait que la présence dans son coffre à jouet était digne d'intérêt, plus que sa vie en liberté le jour d'avant. Bien des promesses qu'elle l'obligerait à respecter comme pour lui faire regretter de s'être invité dans son acte de sortie de scène.

-Mon fessier souffre de l'ankylose, pas de la correction qu'il semblait mériter. Menteur terrible, simple beau parleur, aucune surprise... Je suis donc l'innocente dans cette affaire.

Constation à voix haute au destinataire flou, elle un tierce ? Ou simplement le besoin de rompre le silence pour raviver le rictus satisfait. Puis cela la faisait rire.

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Sam 4 Nov 2017 - 17:49




Le fil du temps s'écoulait, d'un monotone assuré, mais ne cassant jamais. Immuable, comme une rivière dont la source ne tarissait point, malgré la chaleur de l'été, la canicule ardente de ses effets, la sécheresse implacable de ses apparats, dont l'éclat ne connaissait froideur de se voir ternie en son coeur.
 
Lui offrir ce sanctuaire de pénitence était peut être rude, mais cela lui permettrait sans aucun doute de lui faire comprendre ,que la liberté n'était qu’une utopique chimère n'existant au final nul part. Quand bien même pouvoir déployer ses ailes, donnait un étrange sentiment de liberté, au final, ce n'était qu'une illusion éphémère.Une cage plus grande, mais se limitant aux possibilités se présentant dès lors. Un ciel, mais aucunement les cieux. Se rapprocher du soleil se résumerait en une fin bien punitive. Se brûler les ailes ainsi, n'était-il pas au final l'une des nombreuses limites empêchant l'infini ? Était-ce pour autant que ceux dotés de plumage se souciaient de ces contraintes ? Aucunement, au contraire. Ne disait-on pas après tout, que les plus heureux étaient les imbéciles ?

Cependant, le Sōryū, tout comme la Hyûga, n'avaient pas cette chance, ou plutôt malchance, d'être suffisamment candide pour ne pas souffrir de bien de maux. Tout n'allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils le savaient, comme nombre d'âmes avisées peuplant ces contrées.

La complainte s'élevait dans un échos résonnant, se perdant dans les volutes rocheuses, peu à peu, telle éphémère luminescence se perdant dans les ténèbres de l'obscurité. L'étincelle d'un fracas s’évanouissant de lui même. Ardent mais bref. Pourtant, une oreille inopinée su capter ce chant .

Cela faisait déjà quelques temps que l'ingénue avait l'occasion de se reposer, de méditer. A l'écart de tout ce qu'elle avait pu connaître, ou bien encore espérer. S'adonner à se laissait bercer par les songes de nuits à l'orée de la privation de la plus élémentaire liberté. Cela pouvait être aliénant, tout comme revigorant. Kanon ne savait pas vraiment comment elle réagirait à cette épreuve de plus, osant se dresser sur le chemin s'incarnant en elle. Il espérait qu'elle ne s'en offusquerait pas, qu'elle comprendrait. Il désirait simplement l'aider.

« L'innocence, est si surfaite. Qui est réellement innocent après tout ? » -répondit l’écho-

Sortant des ténèbres, il avait entendu cette doléance aux teintes accusatoires. Il s’avançait jusqu'à pouvoir atteindre les intransigeants barreaux séparant liberté et prisonnière. N'affichant aucune honte, ni scrupules, à l'avoir déçue par la promesse n'ayant été tenue. Au contraire, c'est même avec une certaine vaillance qu'il osait se présenter à cette fleur qui ne pouvait plus cacher sa plus profonde blessure, du moins physique. A part via quelques mèches à la blancheur tenant de l'immaculé. Cela en était émouvant, tant elle craignait que l'on aperçoive son manque. 

« Shirohime. » -la saluant d'un hochement de tête qu'elle ne verrait pourtant pas- « Je viens voir comment vous allez. » -dit-il-

Il la fixait avec un air oscillant entre sévérité et malice. Une expression étrange, ne semblant pas pouvoir expliquer son attitude si nébuleuse au demeurant. Il plissa les yeux, avant de poursuivre, d'offrir les mots qu'il voulait prôner aux ouïes de la captive.

« Vous allez encore rester quelques temps ici, j'en ai bien peur. Vous ne devriez pas vous affamer. Si vous souhaitez quelque chose en particulier, pouvant satisfaire votre palais, demandez le simplement aux gardes. Bien sûr, hormis l'alcool, cela va de soi. » -la torturant pour son propre bien-

Le poison de l'esprit se devait d'être apaisé, si elle voulait pouvoir réfléchir à tête reposée. Après tout, ce vice qui semblait la caractériser, ne lui apportait pas autant de réconfort que ce qu'elle pouvait croire.

Le garde l'avait renseignée sur la raison, cachée derrière son incarcération ici bas. Un ordre direct, dont les aspects étaient tenus secrets. Avouant que simple maton, il ne pouvait en connaitre les causes. Qu'avait bien pu raconter le Dragon ? Elle devait s'en inquiéter sans aucun doute. Enfin, peut être, cela aurait été le cas, si ce dernier voulait lui jouer un mauvais tour.

« Comment vous sentez vous ? » -demandant ouvertement ce qu'elle avait pu récolter de cet isolement contrariant son initiale volonté-

Il la fixait, posant son regard sur son œil cyclopéen. Son oreille était à l'écoute. Attentive, de la moindre oscillation dont elle aurait pu faire montre.

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Dim 5 Nov 2017 - 0:06
L'innocente surfaite ? Au moins, elle lui accordait que cette fausse vérité lui faisait partager le même sentiment. Son rictus s'était un peu agrandi dans les commissures de ses lèvres, tiraillée depuis le début sur le fait qu'il puisse revenir si tôt. Un homme de bien grandes ressources à son écoute, soit elle disposait d'un traitement de faveur des plus délicats, par qui, pourquoi, soit il était assez influent pour mener le monde de cet endroit à sa guise. Aucun empressement à son égard, la Hyuga se contentait parfaitement du mystère qui planait, parfois ça l'occupait, d'autre ça la rassurait, aucun sentiment amer passé pour venir troubler la donne. Une étrange neutralité régnait entre eux, alors qu'il était pourtant le bourreau et elle la châtiée. Se considérait-elle ainsi ? Une bonne question, pour l'heure, la femme ne voyait pas le crime dans son choix, si un cordonnier cessait ses activités, cela en faisait-il un accablement suffisant pour le punir. La règle avec les shinobis était plus complexe, ah si elle fouillait la logique telle qu'elle était appliquée, une désertion était la rupture d'un contrat militaire, mais avait-elle signé jusqu'au jour de sa mort son engagement pour la rocheuse ?

Peut-être aurait dût elle nuire à l'enceinte qu'elle protégeait, mieux qu'en voulant l'abandonner, ainsi sa sentence aurait été moins douce et sa volonté moins affectée devant la détermination de son protecteur. Il ne semblait rien avoir à y gagner, la fille n'avait rien à lui offrir qu'il ne pouvait obtenir déjà de n'importe quelle âme moins tourmenté. L'intrigue et l'incompréhension en moteur attractif, une réparation subtile d'un esprit vif bien qu'embrumé, un qui ne demandait qu'à être davantage stimulé, retranché. Car la vérité était que longtemps, Sanadare avait couru après les affres d'une quête en faisant une kunoishi juste par tempérament revanchard, accuser une faute pour accabler de regrets plus grands que ceux qui l'avaient engloutis. Elle voulait être la créature forte et indépendante manquante des années plus tôt, celle qui aurait pu se sauvegarder, sans tendre une main désespérée et croire qu'elle serait attrapé jusqu'à la dernière seconde. Les écraser. Mais, mais, Iwa la douce semblait avoir apaisé son ardeur, et sa fille adoptive refusait de le reconnaître à sa juste valeur. Le rôle de kunoishi, choix, devoirs et sacrifices, avaient emboîtés entres elles les pièces manquantes de son incompréhension à l'époque. L'importance offrait autant d'opportunités et de facilités que de tragiques chemins à emprunter.

Il était trop tôt pour parler de pardon, mais l'intelligence voulait arrêter son aveuglement d'enfant. Comprendre et réfléchir avait éteins la flamme trop ardente. Iwa lui avait appris qu'un individu n'avait pas la valeur d'une famille tout entière au moment où on lui avait confirmé qu'elle devrait offrir sa vie pour protéger celles des âmes de cette citée s'il le fallait. A plus petite échelle et par les temps troublés, est-ce le genre de chose qui avaient posé le raisonnement Hyuga. N'avait-elle pas elle-même lâchement déserté son rôle de tutrice auprès de Moïra, cette gamine adoptive qui n'avait plus qu'elle en ce bas monde, qui l'aimait fort. Non pas parce qu'elle lui tapait sur les nerfs comme elle l'affirmait, mais parce que, si elle arrivait à se faire détester d'elle, il serait moins dur de la voir disparaître pour la gamine. Pas un instant elle n'avait pensé au poids de la trahison qui se déposerait sur son cœur, la rendant aussi amère et triste que celle qu'elle avait pris en exemple, la Hyuga. Mais c'était exactement de ce sort pourtant qu'elle voulait l'épargner. Un serpent qui se mordait la queue, mais réfléchir était ici la seule chose à faire. Ce qui était fait, était fait, allégée et à nouveau accablée, c'était peut-être ce qu'il voulait.

-Quelle déception, moi qui gardait la place vide dans mes entrailles pour les réchauffer de l'alcool salvateur. Ne nous étions pas mis d'accord pour boire encore accolé ? Elle remuait la tête contre la parois gelée. Je pense que la garde est déjà lasse de ma présence. Lui avouait-elle taquine. Il n'y a que vous qui sache apprécié assez longtemps mon ramage il semblerait. Vos occupations sont-elles si minimes pour que mon cas vous intéresse autant ? Peu importe, à l'écoute de vos dires, je sais au moins quoi faire en sortant. Boire des litres et des litres de saké sans nul doute. Je me sens asséchée à trop chanter et vous ? Avez-vous rassasié votre estomac ? Lui envoyait-elle une invitation ou plutôt un caprice, voire chantage à peine déguisé. J'ai pour horreur de boire ou manger seule.

Sa tête se détournait un peu pour lui faire face, sa sensorialité n'était plus là pour l'aider et elle ne voyait rien, néanmoins son ouïe était parfaitement calibrée, n'avait-elle pas attendu qu'il soit à sa portée pour lui rappeler sa déception.

-Voyez-vous mon cher ami, l'avantage de ne plus voir est que n'importe quel endroit peu devenir un paradis, pour peu que l'imagination s'anime. Le 'trou' est moins bruyant que la cellule, décidément, Iwa ne semble pas comprendre le concept de la punition avec moi, à moins qu'elle ne me passe subtilement son message d'affection. Rictus moqueur, à nouveau leur défilé qui s'entamait, quand la prisonnière, telle une invitée diplomatique faisait son choix sur une carte imaginaire. Faute d'alcool, boirons-nous le thé ensemble ? J'ai une envie sucrée. Confidence non pas désintéressé, la Hyuga commençait à avoir les entrailles agitées, c'était toujours mieux pour se noyer alcoolisée un ventre vide. Combien de temps comptez-vous au juste pour mon séjour, non pas que je n'aime point les surprises, mais plus que je m’attise à jauger si je sortais d'ici sevrée ou non. Puis dites moi, quel genre de nouvelle politique vient-elle de passer pour qu'un prisonnier se voit accorder un service de chambre. Je n'avais pas eu le vent de ce traitement, ou je m'y serais rendue moi même en vacance. Boutade à part, son ton subitement se faisait sérieux, enfin un peu plus, Sanadare avait le don de jouer entre réalité et jeux de mots, dérision éternelle, impossible de savoir quand elle était sérieuse ou non. Quelle type de facture m'attend à la sortie, et si vous réglez la note pour moi, ne devrais-je pas au moins connaître votre nom... ? Combien de temps allait-il se jouer d'elle, si certes la Hyuga était en mat sur leur plateau, elle n'était pas prête en endossé l'échec. J'ai peur que la Sanadare plus saine ne soit toujours à votre goût et si vous connaissez tout de moi jusqu'à mon nom, pourquoi ce surnom nous offrant une familiarité ?... Elle se plaisait à le titiller, même si elle savait qu'il n'y aurait aucune réponse claire. Vous vous lasserez de mes questions avant que je le sois de l'absence de vos réponses claires, mais je me tairais volontiers pour un verre pour la commémoration. Alcoolisé. Insistait-elle.

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Dernière édition par Hyûga Sanadare le Lun 13 Nov 2017 - 4:06, édité 1 fois
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Lun 6 Nov 2017 - 17:58



Elle n'avait point perdu de son attitude si malicieuse et de son phrasé dénotant la sonate de mots aux connotations cachées. Cela n'étonnait pas vraiment le tortionnaire, qui la punissait au final d'une bien étrange manière. Une façon de faire qui relevait de l'inexplicable. Elle ne semblait pas lui en vouloir plus que de raison. Ce qui montrait qu'elle même avait une bien étrange pensée. Elle en demandait plus, semblant aimer qu'on la malmène, qu'on la fasse souffrir jusqu'à ce qu'elle y trouve sa propre extase. Était-elle du genre à trouver catharsis de manière inavouable et des plus primales ? Peut être, car après tout il était de notoriété publique que certains trouvaient leur septième ciel dans l’extrême de certaines passions.

Elle était déçue, apparemment, mais pas seulement du manque de punition corporelle. Le nectar spirituel lui manquait. Elle désirait tremper ses lèvres en ce poison, lui permettant sans doute d'oublier ses souffrances un instant. Mais l’éphémère sensation, s'évaporait toujours tôt ou tard, l'obligeant à recommencer encore et encore à succomber à l'ambroisie la soulageant momentanément de ses fardeaux.

« Vous semblez un peu trop apprécier l'alcool. Dites-vous qu'il faut bien une légère punition, sinon cela serait un peu trop gentil de ma part. De plus, cela vous fera peut être du bien au final que de ne plus avoir cette faiblesse. Après, libre à vous lorsque vous sortirez d’ici, de succomber à nouveau, mais cela serait regrettable. Mais je suppose que de temps en temps, pour les grandes occasion, partager un verre n'est pas si préjudiciable. A condition de ne pas s'y noyer, bien sûr. C'est pourquoi j'aimerais vous apprendre à nager. » -rétorquant à sa complainte, tout en la taquinant un peu- « Vous savez, mes occupations sont toujours prenantes, mais l'excuse d'être occupé est l'une de celle que j’abhorre le plus. Lorsqu'on veux vraiment trouver du temps, on le peut toujours. » -continuant de lui répondre, avec une voix toujours calme et posée- 

Il continuait de regarder l’espiègle, enfermée dans cette prison. La blancheur qu'elle arborait contrastait avec l'obscurité qui tentait de l'engloutir toute crue, mais qui n'y arrivait aucunement.

« L'imagination est la plus puissante des vertus, il me semble. Mais elle peut être à double tranchant. » -se permettant une hypothèse- « Tant mieux si la votre aspire toujours aux paysages des cieux et non à ceux des abysses. » -se permettant une opinion dont elle devait sa douter- « Nous boirons ensemble le thé, si tel est votre désir. Vous savez Shirohime-san, je ne vous considère aucunement comme prisonnière. Vous avez simplement besoin de temps et de calme. »

Il s'adossa au mur se tenant derrière lui, en croisant les bras nonchalamment et esquissant un léger sourire.

« Shirohime-san, je me permets de vous attribuer un sobriquet, en effet, tout comme vous pouvez m'en attribuer un. Est-ce une familiarité trop déplacée ? Je pense que nous avons dépassé ce stade de la bienséance. Ne vouliez vous pas votre fessée tantôt ? » -la narguant un peu, avant de redevenir sérieux- « Il vous serez facile de trouver mon nom lorsque vous sortiriez, mais je ne le cache nullement. Je vais donc vous l'offrir. Je me nomme Sōryū Kanon, Jonin d'Iwagakure. Nous nous sommes croisés jadis par deux fois. A l'époque déjà vous m'aviez fait forte impression. Bien que nous ne nous soyons pas parlé pourtant. » -finissant par lui expliquer clairement d'où il la connaissait-

Il soupira brièvement, un peu décu de lui même de lui avoir facilité la tâche qu'il se plaisait pourtant à entourer de mystéres. C'était un jeu assez amusant, mais il avait assez duré.

« Shirohime-san, Vous n'avez rien à payer en retour. Si vous voulez en connaître la raison, ce n'est pas la plus simple, qui se produit depuis la nuit des temps entre un homme et une femme, mais autre chose. Mais vous avouer ce secret, modelant mon essence même, ne me serait pas des plus plaisant. » -conclu-il-

Il lui avait donné beaucoup de réponses, peut-être un peu trop. Mais elle l'avait bien mérité.

« Si vous désirez tant la punition que je vous ai promise, il vous suffit de le demander. Continuez à vouloir de l'alcool tant que vous êtes ici, par exemple, votre souhait s'en trouvera exaucé sous peu. Mais êtes-vous prêtes à ne plus pouvoir vous asseoir pendant une semaine ? Ku ku ku... » -riant légèrement à ses propres paroles-

Il oscillait, entre paroles censées et autres semblant plus joueuses. Arrivait-elle à vraiment cerner cet étrange personnage au final ?

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Lun 13 Nov 2017 - 4:05
C'était peut-être bien la damnation qui l'avait frappé, le diable et ses enfers malicieusement maquillées l'avaient alors dévoré. Sa moue se faisait significative alors que le maître obscure lui suggérait un sevrage, elle soufflait bruyamment avant de croiser ses bras pour accentuer son jeu de scène. Une actrice aux si multiples facettes. Sa tête se détournait vers l'ombre malicieuse se jouant d'elle, on aurait pu presque jurer qu'elle le regardait grâce au jeu des ombres et faibles lumières de l'endroit.

-Je vois. Douce ironie. Si ma foi je peux encore m'exprimer ainsi...
Son tour de jouer les sons de ricanes, comme pour ré-équilibrer la balance à chaque fois que son ouïe percevait les siennes. Sommes nous tous fait pour nager ? Un oiseau peut s'envoler, mais pas nager. Est-ce qu'il est condamné à couler et se noyer au moment où il arrêtera de se débattre à la surface trouble du liquide qui la rendu imprudent. Un petit instant de silence s’initiait de lui même. Mon ami, certes l'option de la cage est judicieuse pour me retrouver facilement durant votre temps libéré. Ceci dit... Son sourire taquin annonçait son humeur inchangé par l'annonce... Ce n'est pas dans une cage que l'on apprivoise l'oiseau, mais plutôt en lui taillant les ailes, mais elles finissent toujours par repousser... Et un moment d’inattention, tous les efforts s'envolent avec lui.

Sa langue avait peut-être besoin d'une pause, s'il y avait bien une chose que la Hyuga avait rapidement compris, c'était que son père fouettard avait de l'esprit, beaucoup, beaucoup trop peut-être même... Mais toute son attractivité ne venait-elle pas de là après tout. A l'énoncé de son nez, sa mémoire se fouiller, il ne lui était pas totalement inconnu, quelque chose que l'on lui avait fait apprendre par cœur à son admission-officielle à la police. Au troisième nom des conseillers, elle l'avait à nouveau situer... Seulement aucune trace de leurs précédentes rencontres, c'étaient-ils seulement croisés ? Quant à son impression laissée... Soit elle était saoule, soit son atypique vestimentaire était le coupable. Au moins, elle ne l'avait pas frappé-visiblement. Alors pour ce qui en était de son intérêt pour elle... L'éternel papillon et la flamme, Sanadare était une créature volatile, mais tenace, cela la rendait attirante pour les braises trop paisibles nostalgiques de leurs embrassements passés. Et elle savait bien que c'était là que se tenait sa meilleure chance désormais, comme sortie de sa nonchalance, démontrant son agilité, la kunoichi avait faite une savane rotation, la rendant désormais accroupie devant ses barreaux modulables qui lui gâchaient la vue. A lui, pas elle.

-Parfois, il suffit juste de lui tendre une friandise, puis lui offrir un doigt où s'agripper et cela suffit. Dans tous les cas, il faut ouvrir la porte de la cage.


Le bout de ses doigts tapotaient un barreau de la porte les séparant quelques secondes avant de se laisser glisser lentement jusqu'au sol, tout le long créant de petits bruits distinctifs se faisant en échos entre les deux pièces qui les accueillaient. Hypnotique, la Hyuga aimait ses jeux là et les métaphores, l'avantage avec ces dernières étaient de leur pouvoir modulables à l'infini, couplé de la mauvaise foi de les nier à sa guise. Ses pommettes ressortaient sous son expression d'un sourcil pourtant bien incliné vers l'arrête de son nez...

-Vous puez l'ennui mon cher, pas celui qui se dégagerait de vous, celui qui vous étouffe, dévore et vous emprisonne. Le parfum a la même essence que la liqueur, il n'embrume que pour un temps. Les notes de têtes sont toujours bien enchanteresses, la note du cœur déterminante sur le choix, la note de fond restera toujours la plus imprégnante, mais il faudra chaque jour venir en remettre quand même.
Un doigt lui faisait un signe de se rapprocher plus près, cela devenait une habitude. Sans alcool, la fragrance est bien trop légère. Son nez seul, du moins son bout, quittait sa cellule en quelque sorte pour les rejoindre dans la même pièce. Père Fouettard, si mon fessier ne peut plus se poser, j'userais mes genoux, et s'ils venaient à rompre aussi, ma foi, m'allonger sur mon ventre fait partie de mes positions les plus favorites. Elle lui tirait littéralement la langue à cette dernière énoncée avant de rire visiblement toutes ouïes ouvertes. Ouvrez la porte, approchez votre doigt pourvu que la friandise soit appétissante au bout.

Ses doigts se succédaient pour tapoter le sol dans un rythme las qui n'avait rien avoir avec de la lassitude ou l'impatience, ils sonnaient comme une taquineries semblables à ses insupportables chants, mais ils n'étaient en réalité là que pour l'aider à rester concentrée. Nombres de fatigues l'accablaient, combien même à l'entendre rien n'avait su l’ébranler. Elle lui avait offert le temps de la réflexion ainsi donc, la stabilité ou l’imprévisible, la première était plus ce qui englobait aujourd'hui ce cher Kanon, la seconde était parfaite pour décrire sa Shirohime-san, car au final, jamais que lui pourrait se permettre user de ce sobriquet là. Elle n'avait même pas tenter une seule fois de l'en dissuader, elle qui ne supportait même pas que son prénom se raccourcit à Sana', même des plus proches. Ils étaient semblables à l'eau dans des déclinaisons différentes, la Hyuga affichait son torrent violent face à la crue, une saison des pluies, quand le Sōryū  paraissait un grand lac tranquille, à sa surface du moins.

-Tu sais. Commençait-elle. Quand j'étais enfant j'avais reçu un oiseau en cadeau, son chant était le plus beau, il paraissait du moins. Je ne l'entendais jamais, alors certains m'ont dit que mon oiseau avait un problème, qu'il n'était pas bon voilà tout... Et moi je me suis demandé pourquoi il ne voulait pas chanter. Peut-être que c'était sa cage qui le rendait malheureux... Alors j'ai ouvert la porte, tendu mon doigt pour le réconforter... Silence, elle avait comme encore l'air de le fixer, ce qui était impossible. Ce connard s'est envolé sans demander son reste. Basculait-elle sans ménagement... Il avait réussi à m’apitoyer. Est-ce que c'était vraiment son emprisonnement qui le rendait malheureux.. Sa tête se secouait doucement. Sais- tu pourquoi les oiseaux chantent ?

Son rictus malicieux pointait l'accent sur la conversation loin d'être innocente. Si le maître du jeu n'était pas pressé de se dévoiler, sa partenaire de jeu non plus, mais pour attiser les flammes, il fallait bien les nourrir de quelques brindilles avant de les rendre capable de s'attaquer au bois... Ne disait-on pas que les phénix renaissaient de leurs cendres.

-Allons boire ce thé autour d'une vraie table. Libre à vous de m'offrir le fouet avant, pendant ou après si je ne suis pas sage. Bien que si alléchante tentation ne m'encourageaient pas à l'être. Son rire joyeux perçait l'ambiance pesante du lieu à l'origine, bien qu'elle ne semblait nullement déteindre, ni sur l'un, ni sur l'autre des protagonistes ou leurs échanges. Que diable, un peu de folie. S'extirpait de sa bouche une fois son sérieux lui étant revenu. Tu en meurs d'envie, fais le, que ce temps ne se soit pas libérer en vain.

La familiarité installée dans le "tu" ou inattention...

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Lun 13 Nov 2017 - 16:05



Ce théâtre se déroulant dans ce lieu des plus exigus, n'avait rien d'angoissant, au contraire, in n'en était que plus palpitant. Ces deux interlocuteurs semblaient s'y plaire de jouer cette représentation des plus inhabituelle et rocambolesque. Mêlant paroles au tons tirant vers mélancolie, puis se jouant à s’exclamer subtilement. Ne voulant céder l'un à l'autre le dernier mot de cette bien étrange querelle animant leur rencontre.

La métaphore de l'oiseau était bien pensée. Légèrement décalée, mais n'offusquant en rien la logique qui se prônait d'elle-même. Il l'écoutait dans un silence pensif. Que voulait-elle lui dire au final ? Que seule l'incapacité à ce qu'elle ne puisse s'enfuir vers d'autres horizons aurait raison d'elle ? Voulait-elle être apprivoisée elle même ? Son séjour dans les geôles froides et austère ne suffirait-il pas à lui faire entendre raison sur sa mélancolie désabusée ? Elle énonçait une simple évidence, une vérité universelle. Un oiseau sera toujours éprit de la liberté. Via ses ailes, l'appel des cieux était une tentation qui ne pouvait trouvait obstacle. Seul moyen de remédier à pareil appel, était de défaire ces ailes intransigeantes.

L'ingénue prit malin plaisir à se mouvoir, dans un mouvement rappelant la grâce ne manquant de malice, réduisant l'écart avec son tortionnaire comme pour le narguer de plus belle. Alliant son geste à quelques mots fruités dont la saveur ne pouvait que tenter. Même le pire des bourreaux aurait pu céder à pareille plaidoyer. Pourtant, le Dragon ne fit qu'observer, ainsi que d'écouter.

Elle lui avait dit que l'ennui se ressentait autour de lui, que c'était peut être pour cela qu'il prenait cet étrange plaisir à tourmenter une inconnue de telle sorte. Cela relevait d'une supposition bien légitime au final. Effectivement, l'ennui était un des plus mortels ennemis que tous se devaient de combattre avec hardiesse.

Son petit nez avait l'audace d'oser se pointer avec toupet entre les barreaux de la cage emprisonnant son âme. Il aurait mérité une pichenette pour l'affront dont elle faisait preuve, mais il n'en fit rien. Le tintement des doigts jouant de la lyre marquant l'emprisonnement du lieu, était comme une Ode gémissant d'être absout de cette incarnation punitive.

Elle passa du vouvoiement au tutoiement, comme naturellement. Chose qui semblait légérement incorrecte, mais néanmoins appréciée implicitement. Faisant confidence, sur une nouvelle fois ce qu'elle avait prit en métaphore jadis. Peut être que cette image venait de là, peut être pas.

« Demander pourquoi les oiseaux chantent reviens à demander pourquoi le ciel est bleu. Parfois, il ne l'est pas cependant, mais il n'en reste pas moins le ciel. Un oiseau ne chantant pas reste tout de même un oiseau au fond de lui même. » -dit-il, d'une voix légèrement douce- « Ce qui est inhabituel, imparfait, est peut être ce qui est le plus appréciable, pour calmer l'ennui. » -rajouta-il, comme pour lui faire passer un message- « Ne dit on pas que ce sont les imperfections qui rendent quelque chose plus attrayant que la perfection elle-même ? » -demanda-il sans réellement vouloir de réponse à cette vision-

Chose qui ne manqua pas de faire sourire son hôte, elle demandait à boire le thé autour d'une vrai table, d'être libéré de son sanctuaire de solitude. Cette renardise laissa échapper un rire de la part du Dragon, qui était décidement de plus en plus attaché à cette dernière qui se montrait être une partenaire de conversation des plus raffraichissantes.

« Ku ku ku !!! Shirohime ! Je ne m'étais décidément pas trompé sur vous. Votre compagnie est des plus appréciables. Bien que le jeu auquel nous prenons part est finalement un peu dangereux. Vous savez, j'ai tendance à cerner les personnes assez rapidement. Bien sûr, je vous avoue qu'accorder ma confiance n'est pas vraiment quelque chose que je fait, même si je pense que la personne la mérite. S'attendre toujours au pire est le meilleur moyen de ne pas être déçu. » -lui faisant une nouvelle fois montre d'une confidence qu'il n'aurait normalement pas révélée-

Cette Hûyga disposait d'une nature assez lunatique, il le savait bien. Si elle désirait partir, ce n'était certainement pas un séjour en prison qui l'en aurait dissuadée.

« Vous savez, Shirohime, au final, la nature au plus profond de l'âme n'est pas sujette à changer facilement. Que votre séjour en cet endroit dure un jour ou mille jours, cela ne changerait rien. »

Il sortit une clef et ouvrit la cage. cette dernière grinça dans un râle strident, mais libérateur. Laissant la chance à la renarde de lui accorder plus vite que prévu initialement, une nouvelle paire d'ailes.

« Et si nous allions prendre ce thé ? » -dit-il, d'une voix chaleureuse, mais toujours un peu joueuse-

La cage était ouverte, l'horizon se dessinait alors. Prendre son envol était alors à sa portée.

« Ah, au fait, j'ai retrouvé votre chapeau, j'ai eu du mal, mais je pense qu'il vous va à ravir, il aurait été dommage qu'il ne s'égare à jamais. Vous le retrouverez avec le reste de vos affaires dans la salle plus haut. Les gardes ne vous poseront pas problème, je me suis déjà arrangé avec eux. » -rajouta-il, comme pour la taquiner- « Je vous attends dehors, prenez votre temps. »

Il avouait avoir fait des pieds et des mains pour retrouver cette étrange pièce manquant à sa parure. Ce qui dénotait qu'il avait un certain  intérêt mystérieux la concernant. Mais lequel ? La question restait en suspend comme figée dans la nuit des temps. 

A ces mots, il quitta l'endroit, laissant une Sanadare libre comme l'air. Il avait fait ce qu'il avait pu pour qu'elle trouve une raison de briser les chaînes de sa mélancolie. Au final, elle seule pouvait se libérer et décider de son propre sort.

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Mer 15 Nov 2017 - 13:41
Elle s'était redressé de tout son long, son bout de museau pointant vers le bas jusqu'à ce que le grincement, orchestre de sa libération, cesse d'émettre. Qu'à ce moment que son menton relevé, elle faisait face sans plus aucun obstacle, son rictus malicieux, celui qui donnait naissance à ses pommettes ne se présentant qu'aux moments joyeux. Si le dragon ne s'était pas fourbé en la choisissant pour partenaire de jeu, la renarde avait conclu qu'elle serait aussi bien satisfaite en le prenant comme point d'ancre, au moins jusqu'à ce qu'il rompt sous ses assauts dans la durée. Cependant, cette fois elle osait croire que cela n'arriverait pas, trop las même s'il ne le montrait pas, trop malin pour se laisser avoir par son art savant. Ils s'amusaient bien, une évidence et c'était tout ce qui comptait. Tout ce qui lui fallait, à aucun moment elle ne l'avait interrompu, soit obsédée par la cage ouverte ou alors à l’affût du moindre signe qui lui permettrait de prolonger l'échange, peut-être même à l'infini. Si c'était ça qu'il fallait pour garder les braises de son foyer vivantes, alors comme un bûcheron chevronné, elle irait tailler son bois. Elle attendait un peu son éloignement, ajoutant la dernière partie de sa fable.

-Ils chantent pour attirer leurs pairs. Le chant est séduction contre la solitude, mais si le monde est sourd, c'est comme une parade pour une aveugle. D'un effet moindre.

Ses pas la berçaient dans son silence nouvellement acquis, peu à peu leur échos disparaissait au loin, la laissant seule au croisement d'un chemin imaginaire. La cage comme sécurité d'y être retrouvée ou l'envol, mais alors le dernier qui serait définitif ou simple bond pour rejoindre un doigt trop rapidement échappé. Elle avait franchie le seuil instinctivement avant même d'y penser, machinalement la sortie se retrouvait, première étape pour récupérer ses effets et toujours la même perplexité des gardes devant ce manège hors norme. Quand il fut temps de remettre son chapeau, l'espiègle créature l’inspectait de ses doigts longuement, pour vérifier son état, mais pas que. Même si la question ne lui avait encore jamais effleuré l'esprit, combien de temps et d’effort sa jeune sœur adoptive avait-elle pu mettre dans cet objet pour le rendre au final indestructible. Quoi qu'il arrivait, il lui revenait toujours comme un boomerang, comme un oiseau dans son nid. En l'ajustant sur son petit crâne de piaf, l'évidence faisait qu'elle n'avait pour une fois pas perdu de temps dans sa bêtise, la punition avait été loin d'être vaine, même plutôt instructive.

-A bientôt. Comme une ultime boutade auprès de ses gardiens, avait été lancé dans une révérence avec couvre chef à l'appui avant de rejoindre l'extérieur bien plus vite qu'elle n'était entrée dans l'enceinte.

L'air chaud lui offrait une caresse tendre, la notion du temps lui avait filé entres les doigts, le jour, l'heure ? Oh, elle avait bien le temps de s'y greffer à nouveau, en même temps qu'elle reprendrait sa place conservée dans ce monde ci. Grâce à lui, lui étrange personnage qui aimait les mystères, ses tirades et les jeux dangereux. Ses préférés. Sa sensorialité avait très vite repris ses droits et étrangement, l'aveugle réalisait qu'elle ne lui avait pas manqué tant que cela, néanmoins, elle ne crachait pas sur la facilité qu'elle lui offrait pour le rejoindre, à peine à sa portée, la voilà qui glissait son bras dans le sien.

-Je prends la responsabilité du choix de l'établissement, cela vous convient ?

En toute vérité, elle l'avait déjà entraînée comptant sur le fait qu'il serait une bonne crème, en prenant son temps, c'était le chemin de son foyer qu'elle aurait voulu parcourir, aucun thé n'était meilleur que ceux de Moira, sa cadette. Puis après coup, la gamine devait être vraiment inquiète, et la Hyuga se sentait sûrement coupable. Mais cela n'avait pas terni son espièglerie, ils étaient devant un poste de garde, tout près dans lequel elle les engouffrait. Leurs collègues leur jetaient un regard perplexe, peu importe, elle ne les voyait pas tandis qu'elle empruntait de l'eau pour la réchauffer.

-J'ai dit autours d'une vraie tables, pas dans un salon dédié. Argumentait-elle en tapotant la table de pause pour qu'il s'y installe. C'était un choix étrange, mais réfléchit, elle était impatiente déjà, puis ensuite, pas vraiment le plumage de ses genres d'endroits. La fumée dansait tandis que l'eau la générant se mélangeait aux feuillages aromatiques. Est-ce que j'oserais abuser encore de la main qui m'est tendue ? Question qui n'en était pas une. Père fouettard, tu parles aussi bien que tu ne penses, même si tu es plus façade que réalité. Elle riait doucement. Admettons que tu es gagné assez mon intérêt pour oublier mes ailes, est-ce que tu m'aiderais à atteindre un perchoir solide. Donne moi de quoi m'occuper, ça pourrait éviter de me courir après. Est-ce que tu vois où je veux en venir ?

Elle n'était pas claire, ça non. Dehors, les bruits de pas réguliers, ils faisaient leur ronde, irrémédiablement.

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Mer 15 Nov 2017 - 17:28



La blanche colombe, resta mutine aux paroles du dragon, aux bruissement de la cage la libérant de ses chaînes, lui laissant une luminescence de liberté se profilant à l'horizon au cœur des ténèbres glacées. Elle patienta, que son vindicatif gardien s'éloigne, avant de lui révéler la tirade répondant à l’énigme qu'elle lui avait précédemment formulée.

Les oiseaux chantaient donc pour cela. Obtenir une compagnie de la part des leurs, pour ne pas être proie à la mordante solitude et ses ennuis. Décidément, l'esprit et la répartie de la princesse aux Pupilles Blanches se révélaient être une compagnie des plus plaisantes. Peut-être même trop. Le tortionnaire sourit légèrement en entendant cette enivrante ode répondant à bien des questions concernant le ressentit de la jeune Kunoichi. Il se contenta de continuer à avancer sans répondre. Nul besoin, car il savait dès lors, que cette dernière n'allait pas faire des siennes contre un peu de compagnie et qu'il la retrouverait donc autour de l'eau chaude aromatisée.

Sortant des geôles, il croisa les gardes, qui étaient pour la plupart complètement hagards et se demandaient encore, avec effervescence bien mal dissimulée, à quoi tout ce manège qu'il leur avait imposé pouvait cacher comme raison. Arrivant finalement à la sortie de l'antre de la rédemption et symbole de la justice, il s'adossa contre la roche, puis patienta. Un peu pensif quand à Shirohime, avait-il bien fait de lui donner un traitement de faveur et lui avoir montrer quelques une des facettes de la bête, qu'il cachait pourtant avec si grand soin d'habitude. Qu'importe, si la situation s'était représentée, il aurait agit de même. Il le savait bien au fond de lui même.

Quelques instants après, la Hyûga réapparut devant lui, arborant sa parure de jadis, comme si tout cela ne s'était pas déroulé. Comme s'il s'agissait d'un rêve éphémère. A part une intimité nouvelle, un jeu étrange, qui s'instaurait désormais entre les deux étranges silhouettes. Elle ne semblait pas lui en vouloir, au contraire. Son austère séjour lui avait sans doute été bénéfique et elle lui en était même peut être reconnaissante au fond de son âme.

Elle glissait malicieusement son bras gracile autour de celui l'ayant auparavant châtiée, sans once de remords ou de crainte, comme si cela n'était pas la première fois qu'elle venait se réfugier dans ce nid. Sans surprise esquissée sur ses traits, le Dragon ne repoussa point l'oisillon, au contraire.

« Je laisse cela à vos soins. » -répondit-il, laissant les rôles s'inverser pour ce bref instant-

Il lui avait déjà imposé tant, conduite là où il le désirait, que laisser la kunoichi pour une fois mener ouvertement la danse, il lui devait bien. Elle ne semblait pas vraiment lui laisser le choix d'ailleurs, n'attendant point la permission, elle le forçait malicieusement à la suivre. L’entraînant devant ce qui semblait être un poste de garde, où le Yamagenzō avait pour habitude de prendre leur pause bien méritée après moult labeurs. Des regards plutôt interrogatifs se dessinaient sur les faciès des collègues de la fleur. Il était aisé de savoir ce qu'ils pensaient en voyant la scène. S'engouffrant dans ce repaire, la belle annonça alors son idée, en faisant le signe qui instaurait que le thé prendrait place en ce lieu et sous les regards de tous les freluquets se demandant bien qui était cet invité ne faisant pas partie de leur branche. Certains reconnurent le Kōeki, d'autres peut être pas. Elle semblait se moquer des rumeurs et autres suppositions qui pouvaient prendre place la concernant. C'était aussi le cas du Jonin. Qui ne se soucia guère du quiproquo qui pouvait naître.

Prenant place, autour de la table, il observa l'ingénue qui commençait à préparer l'eau. Elle se joua à lui redonner une énigme, qu'il écouta avec intérêt.

« Comme on dit, vous proposez, je dispose. Abusez ma chère Shirohime, je ne vous en tiendrais pas rigueur. » -répondit-il, d'un ton malicieux-

Elle lui demandait quelque chose à demi-mots. Un perchoir, une façon de s'occuper. Elle parlait par énigmes, ses mots pouvant revêtir bien des significations.

« Shirohime, pas de cérémonies entre nous, je vous prie, nous avons déjà dépassés ce stade, non ? » -lui demandant d'une voix joueuse- « Vous savez, si je peux vous aider à atteindre vos objectifs, je le ferais avec plaisir. Cependant, je ne peux pas vous garantir une réponse et la satisfaction de la réussite, comme vous pouvez vous en douter. Mais ne dit on pas que c'est le chemin qui compte et non la destination. » -souriant- « Si le chemin vous semble terne, je le rendrais plus amusant à vos yeux. »

Il lui avouait un intérêt certain. Bien au delà de celui qui s'ancrait dans une relation qui relèverait d'une simple attraction pernicieuse. Bien qu'elle était tout à fait à son goût et qu'il aurait volontiers croqué à pleines dents et avec délectation, ce fruit si appétissant se présentant face à lui.

« Shirohime, que souhaitez vous ? J'ai des projets aussi à accomplir de mon coté, mais je me doute bien que vous en avez vous même du votre. Que vous ne vous contenterez certainement pas de simples occupations, que je pourrais vous offrir. »

Il la fixait attentivement, avec un air oscillant entre la curiosité et le sérieux de la chose énoncée. Bien qu'il se doutait qu'évoquer ouvertement le sujet, en ces lieux, n'était sans doute pas avisé, mais il savait qu'elle esquiverait savamment la situation, en lui déversant si elle souhaitait avouer ses aspirations, une métaphore des plus implicites.

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Crime et Châtiment | PV Sanadare

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