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Le village des cannibales [Hisao]

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Lun 6 Nov 2017 - 23:27
Croire en quelque chose de supérieur à l’homme, une figure divine, qui est à l’origine de tout sur notre monde. Il existe un tas de culte dans le Yuukan, tous autant farfelues les uns que les autres. Personnellement, je ne crois en rien, si ce n’est en moi, ce qui est déjà pas mal. Comment est-ce que je pourrais croire en un ou plusieurs dieux ? C’est complètement absurde. Pourtant, je reste fasciné par une chose, l’abnégation de ces gens qui vénèrent quelque chose qui à mes yeux est faux. On a beau leurs dire que c’est du grand n’importe quoi, ils restent fidèles à leurs préceptes. Il y a des religions qui je dois l’admettre, unissent les peuples et apportent le bien. Mais, malheureusement, il en existe certaines qui ne respecte pas les lois fondamentales de la vie. J’ai eu l’occasion d’en rencontrer, des fanatiques, près à n’importe quoi pour répandre la divine parole, alors que je n’étais qu’un jeune brigand en quête de richesse et de liberté.

Pourquoi, moi qui ne me penche jamais sur ce genre de réflexion, me mets d’un coup à penser à ça ? Tout ça remonte à maintenant plusieurs jours. J’ai reçu un dossier sur mon bureau parlant d’un petit groupe de religieux qui avaient franchis la frontière pour rejoindre notre pays. Jusque-là, rien de bien dangereux. Mais, deux jours plus tard, j’ai eu des nouvelles qui m’ont donné la chair de poule. Dans un village composé uniquement de paysans, un homme a été brûlé vif en place publique. C’est un crime horrible, et qui doit par ailleurs être enquêté. C’est alors que j’ai commencé à faire le lien entre l’arrivée récente du groupe d’individu et se massacre absurde. Je n’avais bien-sûr aucune preuve pouvant les inculper, mais j’avais le sentiment qu’il y avait un lien dans cette affaire. Il était donc de mon devoir, en tant que Taicho, d’intervenir et faire régner la loi et de faire juger les coupables.

Je me suis donc renseigné sur ce fameux groupe religieux. D’abord, j’ai essayé d’en apprendre plus sur leur religion. Malheureusement, je n’avais que très peu d’éléments à ce sujet étant donné qu’ils ne sont pas originaires du pays. Je devais donc me rendre sur place pour enquêter. Seulement… je ne peux pas me permettre d’y aller seul. La Taicho se rendant seul dans un village isolé n’est pas très politiquement correct. J’ai donc besoin de quelqu’un qui pourra m’épauler. Je n’avais aucune idée sur la personne qui pouvait venir avec moi, et il faut dire que j’avais le choix.

J’étais donc dans mon bureau avec mon cigare à la main, fixant le mur. Je cherchais désespérément la bonne personne qui m’accompagnera. En plus, cela tombait assez mal, car plusieurs membres de la police étaient déjà en affectation. Mais je ne pouvais pas abandonner cette affaire. Je commençais à me sentir investi par mon devoir pour faire rétablir la loi, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un certain moment. Depuis ma nomination en tant que chef de la police, je n’allais que très rarement sur le terrain. Cette époque me manquait, quand je partais en opération pendant plusieurs jours pour traquer les crapules et autres malfrats. Maintenant, je dois m’occuper de l’administration de la police, ce qui est assez ennuyeux je dois le dire.

J’étais limite désespéré. Il me fallait absolument quelqu’un… je ne pouvais pas demander à Reiko de m’accompagner, car elle devait rester ici pendant mon absence, pareil pour les Metaru avec le boulot qu’il y a en ce moment. Alors que j’avais toujours mon regard fixé sur l’un des murs de mon bureau, j’ai entendu une voix familière dans les locaux. Est-ce que cette personne sera la bonne ? Prenant appui sur ma canne, je me suis dirigé hors de mon bureau pour rejoindre l’endroit d’où provenait la fameuse voix familière. Alors que je me déplaçais, je pouvais aussi sentir une odeur particulière, celle du tabac. Ce n’était pas du tabac à cigare comme j’ai l’habitude de fumer. Non, c’était bien différent. C’est alors que je suis tombé sur Hisao, nouvelle recrue de la police. Je l’avais récemment poussé à nous rejoindre ainsi que deux autres Chuunin, et je n’étais pas mécontent de mon choix. Il tombait d’ailleurs à pique.

« Tiens Hisao, j’ai justement besoin de toi. Tu vas partir avec moi en opération. Récemment, il y a eu dans un petit village rural un meurtre bien inhabituel, la victime a fini sur un bûcher et j’ai besoin d’une personne pour enquêter. Partant ? »



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Mar 7 Nov 2017 - 18:49
Mon pouce et mon index maintenait l’une des plume roses que je trimballais sur moi depuis plusieurs années. Si mon visage était aussi flegmatique que d’habitude, ne laissant transparaître aucune émotion particulière ou inhabituelle, j’étais au fond de moi … apaisé, soulagé et satisfait. Enfin j’avais mis la main sur ce maudit piaf, et comme je l’avais espéré durant toute ma période d’emprisonnement, j’ai réussi à me lier avec lui. Mais au-delà de la satisfaction d’avoir pu mettre un point final à cette longue quête, c’est le soulagement d’avoir enfin quelque chose d’autre en tête que la poursuite constante de Suzaku – le nom de cet enfoiré d’oiseau.

En effet, j’étais désormais libre de pouvoir m’entraîner comme je n’avais pas pu le faire depuis longtemps, mais surtout, j’allais pouvoir m’investir plus sérieusement dans mon rôle de membre de Kumo Keimu Butai. Car au final, retrouver cet oiseau n’était que secondaire. C’était plus un besoin personnel qu’un véritable objectif. Secondaire était bien sûr un mot dégoutant à utiliser tant c’était important pour moi, mais mes années en prison me forcent à suivre une route bien définie… et cette route doit absolument me conduire en direction des hautes sphères de la justice. Bon, j’sais pas vraiment comment faire pour être parfaitement honnête. Ca va peut-être me prendre des années pour gravir la hiérarchie. Mais bon, j’compte pas m’arrêter à 40 ans. De toute manière, ça fait longtemps que je ne fais plus ce que je veux, mais que je fais ce que je dois faire. C’est une philosophie qui a ses inconvénients, c’est clair, mais j’ose penser qu’elle pourrait m’emmener plus loin que ce que j’imaginais au début.

Ainsi, depuis tôt ce matin, j’aidais mes quelques collègues dans les locaux de la police. Rien de bien complexe mais rien de bien amusant non plus. Mais on va dire que je travaillais mes relations professionnelles, même si ça me gonflais. Ce n’était pas vraiment mon boulot, après tout. Mais pour le moment, le Taicho ne nous avait pas réellement renseigner sur nos tâches quotidiennes. Simplement nos devoirs en général.

Le Kiseru en main, proche de la fenêtre, je fus cependant interpellé par mon supérieur et patron, Daisuke. Alors accoudé à une étagère, je redressais lentement l’échine puis fis calmement quelques pas en sa direction.

- Taicho. En quoi je peux être utile ?


Il se fit concis en me demandant de partir avec lui concernant un meurtre inhabituel. Apparemment, un individu a été brûlé vif sur un bûcher. Etrange procédé pour un meurtre. On dirait plutôt une exécution, qui plus est publique. J’avais en effet du mal à concevoir, si le meurtre a bien eu lieu dans le village, comment un bûcher aurait pu être attisé.

- C’est mon travail d’être partant pour ce genre d’emmerdes. J’suis prêt à partir si l’opération a lieu dès maintenant.

Suivant sa réponse, je me rendis dehors en rajoutant un peu de tabac dans mon Kiseru métallique. Curieux sur l’affaire, je me permis d’essayer d’en savoir plus afin d’être parfaitement au clair dans notre tâche.

- J’aurais quelques questions, Taicho. Est-ce que c’est vraiment un meurtre qui a eu lieu dans un village ? A entendre ce que vous avez dit, ça m’a plutôt l’air d’être une mise à mort. Kaminari n’est pas censé avoir de village acceptant la peine de mort publique, j’me trompe ?

La question pouvait peut-être paraître stupide pour le Kizuato, mais j'avais besoin d'avoir cette précision. Un meurtre pareil au sein d'un village ou en dehors est très différent.
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Dim 26 Nov 2017 - 18:14
« Bien-sûr que l’opération a lieu dès maintenant, tu pensais que ça serait pour la semaine prochaine ? »

Il était évident qu’il fallait partir au plus vite pour s’occuper de cette affaire rapidement. Déjà, il faut savoir qui est la victime, ensuite découvrir les coupables pour enfin éviter un nouvel acte de ce genre, qui est tout simplement de la barbarie.

« Le problème, c’est que je n’ai pas plus d’élément à l’heure actuelle pour dire si c’est un meurtre ou une mise à mort. La peine capitale peut seulement être annoncé par le Seigneur de la Foudre en personne, ce qui n’est pas le cas ici. Une fois sur place, on en saura plus. On part tout de suite, va prendre un paquetage et rejoins-moi à la grande porte de Kumo, il n’y a pas de temps à perdre. »

Pour ma part, mes affaires étaient déjà prêtes. Je n’avais plus qu’à prendre la route pour rejoindre la Grande Arche. En demandant à Hisao de prendre son paquetage, cela me laissait une longueur d’avance non négligeable pour rejoindre la sortie du village. En effet, avec ma canne, je suis vraiment plus lent qu’avant. Je suis donc sorti du Q.G. de la Police et ensuite prit les ruelles menantes à l’Arche. Il me fallut pas mal de temps, avec les descentes et les montées. C’est vraiment pénible d’avancer avec une canne au final. D’ailleurs, je ne suis même pas obligé de m’en servir, je marche très bien, je le fais juste exprès… Mais je suis obligé de garder cette mascarade jusqu’à la grande porte. Je raconterais la vérité ensuite à Hisao, mais dans le village, je garde mes manières.

Après plus d’une vingtaine de minutes à marcher dans Kumo, me voilà donc au point de rendez-vous. Je ne fus pas très surpris de voir qu’Hisao était déjà arrivé. En même temps, c’était logique, vu le temps qui me fallait pour avancer. Je l’ai donc ensuite rejoint, pour faire un dernier petit débriefing avant de partir.

« Bon, je vois que tu es prêt. Voilà ce qui nous attends : dix heures de trajets pour arriver jusqu’au petit village rurale au fin fond de Kaminari. Il n’y a quasiment aucune route qui donne accès à l’endroit, ce qui complique la tâche. Sinon, rien de bien spéciale. Ensuite, une fois sur place, nous installerons un campement en dehors du village. Nous n’allons nous rendre près des habitants seulement après avoir fait le repérage des alentours. Ensuite… tu auras carte blanche de ton côté pour découvrir indice, coupable etc… D’accord ? »

Sur ce, j’ai ensuite sorti un cigare de ma poche pour me le mettre au bec. Après me l’être allumée, j’ai pris ma canne que j’ai rangé le long de mon sac, et j’ai commencé à emprunter le sentier qui allait nous mener au fameux village. J’attendais bien une réaction de la part d’Hisao sur le fait que d’un seul coup, je ne suis plus boiteux.


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Dim 26 Nov 2017 - 22:02
Je vois. Donc, excepté par le Seigneur de la Foudre lui-même, les mises à mort sont bel et bien prohibées. Les circonstances entourant cette mission sont donc plutôt étranges, comme j’avais pu le comprendre à la première information transmise par Daisuke.

Il me demanda de préparer un paquetage et de me rendre aux portes du village. Super, sauf que c’était quoi le paquetage requis pour ce genre de missions ? Est-ce qu’il y avait des réglementations à ce sujet ? Est-ce qu’il y avait des paquetages pré-faits ? D’un soupir, je m’avançais dans les bureaux avant d’être aidé par un collègue. Finalement, ce fut très rapidement réglé et je n’avais plus qu’à me concentrer sur mes propres affaires : du Kizumi et mon Kiseru.

La marche rapide, comme à mon habitude, je ne fis pas long avant de rejoindre les portes de Kumo, où je pus remarquer que Daisuke n’était toujours pas là. Le pauvre Taicho avait quelques difficultés à marcher depuis sa mésaventure à Shîto, donc c’était plutôt compréhensible de le doubler malgré mon besoin de rassembler quelques affaires. D’autant plus que j’avais finalement profité de quelques descentes pour enjamber ‘’la ville’’ en utilisant notamment les toits. Finalement, le Kizuato arriva lentement mais sûrement. Je n’avais pas eu à l’attendre longtemps. Et à peine arriver, il me confia ce qu’il y avait à savoir sur le chemin, sur nos plans et sur notre mission.

- C’est très clair, Patron. dis-je alors tandis que je m’interrogeais sur les dix heures de trajet. Parce que vu son état, ça risquait d’être beaucoup plus long… Mais du coup : Sont-ils au courant de notre arrivée ? Ce serait con que les coupables se fassent la malle.

Il était assez intelligent pour le savoir tout seul. Mais je pouvais aussi comprendre que nous n’étions pas toujours maîtres de ce genre de choses. Il suffisait d’une rumeur, d’une demande de la part du village en question ou d’une quelconque raison annexe pour qu’on soit attendu là-bas. Je n’y connaissais rien, je n’étais pas policier depuis assez longtemps et pour être honnête, si j’en ai côtoyé beaucoup dans le passé, c’était pas spécialement du ‘’bon côté de la barrière’’.

Mais alors que nous allions nous mettre en route, mes yeux s’écarquillèrent tandis que mes sourcils s’arquèrent. Qu’est-ce que c’était que ce bordel ? Daisuke venait de purement et simplement ranger sa canne et s’était mis à reprendre une marche des plus maîtrisées. Je secouais la tête de gauche à droite avant de diriger mon regard sur lui, une fois l’avoir rapidement rattrapé.

- Euh… comment dire Taicho… Je ne sous-estime pas votre capacité de guérison, soyez-en certain. Mais là, je dois avouer que c’est peut-être un poil trop rapide. Qu’est-ce que ça signifie ? demandais-je le Kiseru en bouche. J’étais curieux et cherchais moi-même des réponses à cela. Est-ce que vous cachez votre rétablissement pour une raison spécifique ?

Moi qui pensais m’adapter encore plus que d’habitude à la vitesse de quelqu’un, eh ben je me trompais. Nous avancions même plutôt vite, même si ce n'était pas non plus une course effrénée. Il était certain que nous n'allions pas faire plus long que dix heures pour atteindre le village.
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Mar 28 Nov 2017 - 18:31
« Comment ça ? De quoi tu me parles ? Je suis guéri depuis longtemps petit, tout ça, c’est que du cinéma. »

J’avais bien une raison cachée de faire en sorte que tout le monde croit que je suis infirme. Enfaite, depuis que je suis sorti de l’hôpital après ma blessure subie à Shîto, je me porte parfaitement bien. Bon, c’est vrai, j’ai vu mon espérance de vie chuter, mais après tout, ce n’est pas très grave, j’ai déjà dépassé l’espérance de vie d’un ninja. La raison du pourquoi du comment, c’est tout simplement que je joue un rôle. En me faisant passer pour un boiteux, je pourrais un jour découvrir si quelqu’un veut profiter de mon soi-disant état de faiblesse pour tenter de me faire du mal. Oui, je suis assez parano sur les bords, mais ce n’est pas nouveau faut dire.

« Je fais semblant depuis le début, je marche très bien. Puis cette canne n’est pas un simple bout de bois, c’est bien plus. »

En effet, en plus de me servir comme canne pour faire semblant, elle me sert aussi d’épée. J’ai eu cette idée après mon combat contre Alderan. L’Iwajin qui m’avait malencontreusement planté son épée dans le ventre était un samouraï vraiment bluffant, et j’ai été séduit par l’idée de me battre avec une épée. Bon, je suis loin de maîtriser le kenjutsu comme un maître, mais j’arrive à me débrouiller, et surtout, ma lame étant dissimulé, personne ne peut deviner que je suis un faux boiteux doublé d’un épéiste.

« Bon sinon, comment ça se passe pour toi dans la police ? Je n’ai pas vraiment eu le temps de te demander si tu étais bien intégré, en même temps, faut dire que cela ne fait pas si longtemps. Tu dois toujours trouver ça bizarre que je t’ai recruté alors que tu es un ancien prisonnier, je me trompe ? »

Cela tombait bien qu’Hisao soit l’homme qui m’accompagne pour l’opération. Parmi toutes les recrues, c’est bien celui dont j’ai le plus d’admiration. Même si nos passés sont assez différents, je ne le considère pas comme étranger. J’ai passé ma vie en cavale avec une bande de bandit. Tout comme lui, j’ai été victime d’une injustice. Je n’ai jamais demandé à devenir un brigand, c’était contre ma volonté. Lui, il a été jeté en prison alors qu’il était innocent. Bon, il est vrai que j’avais plus de liberté, mais j’aurais préféré emprunter un autre chemin que celui-là.

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Mer 29 Nov 2017 - 20:00
Sacré surprise que je voyais là… depuis un bon petit moment, le Taicho se payait la tête de la population en feignant l’infirmité – si ce n’est à ses proches, peut-être. Il esquivait la question du « Pourquoi ? », mais on pouvait faire quelques déductions là-dessus sans trop de mal. Et puis, c’était ses affaires et il avait ses raisons. Je pense pas que je me sentais le besoin d’en savoir davantage.

- Comment ça, ce n’est pas un simple bout de bois ?


Question peu pertinente vu que les possibilités n’étaient pas non plus infinies. Et à peine avais-je eu le temps de poser la question que je pus sans trop mal imaginer une astuce comme une arme cachée ou un… ‘’truc’’ lié à son Mokuton. Le Taicho était en effet connu pour son art à manipuler le bois. Dans le style, c’était aussi une nature de chakra plutôt rare et très polyvalent. Si je ne me plaignais pas de mon Futton, il fallait reconnaître qu’avoir un talent comme le sien pouvait vraiment être efficace. Encore plus quand tu emmagasines de l’expérience au fil des jours, des entraînements et des combats.

Enfin. Nous changions plutôt vite de sujet de discussion lors qu’il en vint à me parler de mon ressenti général sur la police, mon recrutement et ma vie au sein du Kumo Keimu Butai.

- Bah… écoute - j’peux vous tutoyer, pas vrai ? – ça se passe plutôt tranquille. J’ai pu participer à mes premières patrouilles il y a pas si longtemps. J’étais exceptionnellement accompagné par la Fukutaicho, donc c’était plutôt pratique pour savoir ce qu’on attendait de moi. J’ai eu une bonne vue d’ensemble du boulot et je l’accomplis au mieux, quoi. Après, c’est sûr que j’ai pas l’habitude d’être de ce côté-là de la barrière.

Il abordait justement ce point-là. Et c’est certain que je me posais pas mal de questions. Même si son rapport soulignait que j’avais rien à me reprocher, il y avait quand même l’image que je dégageais, notamment avec les chaînes que je portais aux poignets et le collier métallique qui était très visible également. Je respectais sincèrement ce mec-là pour avoir été au-delà de l’image et du passé, mais c’est vrai que je ne l’explique pas non plus. Enfin, presque.

- J’vais pas te mentir, je suis toujours pas sûr de comprendre pourquoi tu m’as pris. Ouais, j’suis innocent et tout le bordel, mais bon. Y a quelque chose qui a pesé dans ton choix ?

Le Kiseru en bouche, je le regardais du coin de l’œil tout en essayant de voir quel genre de réactions et remarques il allait faire. Car je ne connaissais rien de lui, finalement. J’étais à Kumo depuis trop peu de temps pour connaître tout le monde, même des gens qui commencaient sérieusement à se faire un nom dans le monde shinobi, à l’image de Kizuato Daisuke.

- D’ailleurs, en parlant du temps à ta disposition. Ca va ? Le rôle de Taicho est pas trop lourd à porter ? J’ai dû traîner pas mal au poste à cause d’une affaire et je ne t’ai pas beaucoup vu. Voire presque pas du tout.

En même temps que nous discutions, je me rendais compte que Daisuke n'avait vraiment plus aucun problème au niveau de sa santé ou de son état vis-à-vis de l'attaque de Shîto. J'avançais vite et accélérais même légèrement et pourtant, il n'avait aucun mal à suivre. Limite, il a autant l'habitude que moi d'adopter un tel rythme. Finalement, on y arrivera peut-être dans un peu moins de dix heures. Tant mieux.

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Jeu 30 Nov 2017 - 15:29
« Comment dire… Considères que c’est une arme, rien de plus. »

Il était quand même un peu curieux Hisao. Enfin, c’est un peu normal. Il ne me connait pas trop, juste en tant que chef. Je suis assez distant je dois l’avouer avec mes hommes. Je n’ai pas vraiment de temps à consacrer au sociale, je suis d’avantage concentré sur mon rôle de Taicho. Mais je ne peux pas lui en vouloir d’en apprendre plus sur moi. D’ailleurs, il commença enfin à me tutoyer. Je déteste que l’on me vouvoie. Je trouve ça vraiment désagréable, j’ai l’impression d’être un vieux en plus à chaque fois. Hisao en profita donc pour me parler un peu de son nouveau job de policier. Il me raconta qu’il était parti en patrouille avec Reiko, ma Fukutaicho. C’est bien pour lui de connaître ses collègues de travail et surtout sa supérieure. J’espère juste, connaissant la bête, qu’elle ne l’a pas martyrisé.

« Bien-sûr que tu peux me tutoyer, au contraire, je préfère comme ça. J’espère que ta patrouille avec Reiko c’est bien passé. Je connais bien son comportement… elle n’est pas facile à vivre, rien à voir avec son frère Shuuhei. »

Nous avancions avec un bon rythme. Hisao est quelqu’un d’assez athlétique, il n’avait donc aucun problème à me suivre. Et je dois avouer que j’avais vraiment la forme, ça faisait longtemps que je n’avais pas au tant marché, et j’avais l’impression de pouvoir tenir des journées entières sans même m’arrêter. Je pense que nous serons arrivés au village bien avant le délai prévu, ce qui tombait bien d’ailleurs.

« Hé bien, je vais être franc, j’ai un peu l’impression de me voir en toi. Tout comme toi, j’en ai bavé dans la vie avant d’arriver à Kumo. Quand j’y suis arrivé, le village s’appelait d’ailleurs encore Shitaderu. A la base, je n’étais pas du tout prédestiné à devenir ninja, j’ai même appris tardivement les arts shinobi. Avec mon expérience de la vie, j’ai su grimper facilement les échelons pour devenir Jonin. J’ai eu du mal à me faire accepter par le village au début, mais maintenant, je suis quelqu’un d’assez important. Et toi, tu es déjà Chunin, et je suis certain que tu deviendras rapidement Jonin. Et qui sait, un jour, tu seras peut-être Taicho tout comme moi. »

Au début, j’avais recruté Hisao pour le nommer ensuite Fukutaicho. Mais, étant donné qu’il n’est pas encore un ninja d’élite, j’ai donné le titre à Reiko, ce ne que je ne regrette absolument pas. Mais j’imagine bien, après ma retraite, Hisao devenir le Fukutaicho de Reiko. Enfin, je ne suis pas prêt de prendre ma retraite. Ils vont devoir me supporter pendant encore un moment.

« Oh, je n’ai pas trop à me plaindre à ce sujet. J’ai assez de temps libre pour m’occuper de moi et de ma fille, puis qui dit grande responsabilité dit aussi grand salaire. Je vie bien mieux maintenant qu’avant quand j’étais un simple Jonin. Puis, Shuuhei m’a formé dès que je suis arrivé dans la Police. Je dois avouer que de temps en temps, j’aimerais être libre de toute contrainte, mais je fais avec. J’ai atteint un certain âge, je dois faire avec. »

A force de parler, je ne me rendais même pas compte que les heures passaient et que nous étions déjà proche de rejoindre le point de rendez-vous. Il faut dire que notre cadence était assez soutenue, et nous n’avons pas perdu notre temps. Le village ne devait pas être si loin maintenant, plus qu’une ou deux heures et nous y seront.


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Jeu 30 Nov 2017 - 23:56
Ah, la fameuse question. C’est vrai que j’aurais pu m’en douter vu que ça semble être le sujet principal dès que je finis par mettre ça sur la table. Daisuke ne déroge absolument pas à la règle et possède les mêmes avis sur Reiko que les autres. Aucun propos grossier, méchant ou quoi que ce soit. Mais elle semble inspirer cet aura de fille au comportement difficile. Et… c’est clair qu’il y avait de ça… Je tournais mon regard vers le Taicho tout en recrachant un petit nuage de fumée après un léger ricanement.

- En fait, tu es de loin pas le premier à me dire ce genre de trucs. Sauf que, aussi bizarre que ça puisse paraître pour la majorité des gens, je la trouve plutôt… tranquille. Bon, elle est pas facile à cerner, c’est clair. Mais c’est pas comme si j’étais le genre de personne qui se montrait bruyant, intrusif ou quoi que ce soit de ce type-là. Je fais mon boulot et c'est tout. Donc finalement, j’ai plutôt bien bosser avec elle.

A force, ça me faisait presque rire – tout en me rendant un peu dubitatif, j’vais pas mentir. Est-ce que j’avais juste réussi à éviter les emmerdes jusqu’à maintenant ? Est-ce que le karma m’avait laissé tranquille après ces années en prison ? Mouais. Possible. En tout cas, je commençais à croire que ce genre de remarque n’allait pas s’arrêter de sitôt. En même temps, si je pouvais éviter que ma supérieure veuille me tuer, ce serait pas mal.

Mise à part ça, Daisuke avait rapidement fait référence à Shuuhei, visiblement bien à l’opposé de sa sœur Reiko. Je ne l’avais encore jamais croisé donc difficile à juger, mais je n’ai pas non plus trop de mal à m’imaginer quelqu’un de plus accessible qu’elle, c’est certain.

Mais passons, car Daisuke abordait désormais quelque chose d’assez intéressant : Les raisons de mon recrutement ainsi que la considération du Taicho vis-à-vis de moi. Et autant dire que je savais pas trop où me mettre après ça. En plus de compatir avec son histoire, le mec me balançait des compliments auxquels je ne m’y attendais vraiment pas.

- Euh… Je sais pas trop quoi dire. Merci pour ta confiance. Et sinon, je suis étonné d’entendre ça. Je pensais que les gens qui, comme moi, n’aspiraient pas à devenir ninja se comptaient sur les doigts de la main. Mais je suppose que vu ta position et ce qu'on dit sur tes compétences, tu as montré que la voie shinobi t'était finalement destinée.


Son visage me disait encore pas mal de trucs, mais rien que je pouvais confirmer. Il avait la même gueule que moi. Celle d’un mec qui a été emmerdé très longtemps dans sa vie. Et puis, s’il se voyait en moi, c’était peut-être que la prison, il connaissait aussi. Mais ce n’était pas le moment de m’attarder là-dessus, car il répondit rapidement à mes interrogations sur sa fonction.

- J’vois. C’est sûr que niveau finance, ça doit aller mieux… même si Jônin ça doit pas être à plaindre non plus, non ? Perso, j’ai pas mal galéré ces premiers mois à Kumo. Je dois avouer que ta convocation tombait vraiment à pic. Travailler à gauche à droite, c’est bien, mais voilà… D’ailleurs, mon grade de Chûnin je ne l’ai eu que très récemment donc, forcément, c’était pas facile.

Finalement, nous foulions de plus en plus des chemins façonnés par l’homme. On s’approchait donc du village, notamment grâce à l’allure que nous avions adoptée. Franchement, ça m’a été très agréable de parler au Taicho. C’est un bon gars à qui j’avais pas pu encore parler. Mais les choses sérieuses commençaient.

- Bon, Patron, je pense qu’on arrive petit à petit. On pose un camp dans le coin et on commence à vérifier le périmètre ?


J’crois que c’était ça qu’il avait ordonné avant que nous partions.



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Dim 3 Déc 2017 - 18:03
Cette longue marche pour rejoindre le village perdu dans les campagnes était très fructueuse pour en savoir plus sur Hisao. J’ai pu avoir une idée de son ressenti par rapport à son nouveau poste de policier. Puis, lui aussi en profita pour en apprendre plus sur moi. Il est évident qu’il faut avoir de bon rapport entre collègue, même si je suis son supérieur. Cela permet d’avoir confiance avec ses compères, ce qui est la base dans la police. En tout cas, le voyage prit moins de temps que prévu. Nous étions quasiment arrivés à bon port. Il était maintenant question d’établir un campement provisoire et d’ensuite vérifier le périmètre. J’espère juste que tout se déroulera comme je l’avais prévu.

« L’endroit a l’air parfait pour établir un campement. Nous allons donc nous installer ici. »

Le paquetage que j’avais demandé à Hisao de prendre contenait tout ce qui était nécessaire pour avoir un campement digne de ce nom, mais également mon paquetage aussi. Il fallait maintenant décider de la personne qui s’occupera de monter le campement. Bon, étant donné que je suis le chef, je vais laisser cette tâche symbolique et importante à Hisao. Pendant ce temps, je vais commencer à inspecter l’endroit où nous nous trouvons. La nuit ne devrait pas tarder à apparaitre, et il est important de savoir exactement à combien de distance nous sommes du village, et repérer aussi d’éventuelle trace de brigands ou autre.

« Je vais te laisser monter notre campement, pendant ce temps, je vais aller faire un premier tour d’observation. »

Je pouvais très bien laisser seul Hisao pendant quelques temps. Je n’avais aucun doute sur ses compétences, je suis certain qu’il est capable de s’occuper de n’importe quel genre d’individu sans le moindre problème. Et cette remarque est également valable pour moi. Il n’avait pas à s’en faire pour moi, je peux me débrouiller tout seul. Prenant donc juste ma canne, qui pourrait m’être utile au cas où, je me suis donc dirigé vers le sud, pour découvrir ce qui se trouvait près de notre base. J’avais mon cigare dans la bouche, et je savais très bien que l’odeur et la fumée de celui-ci pourrait trahir ma position. Mais après tout, si quelqu’un voulait venir à ma rencontre, qu’il vienne, je n’ai pas l’intention de me cacher.

Me voilà donc seul, dans une vallée avec des herbes hautes. Il n’y avait pas l’air d’avoir de présence humaine à des lieux à la ronde. Mais il faut toujours se méfier des apparences. Il suffit de juste d’un renfoncement pour créer un abri. Je connais le mode opératoire des brigands, étant donné que j’en étais un avant. Et cela était un avantage assez conséquent. J’inspectais donc, je scrutais à l’horizon, pour voir le moindre indice me permettant d’évaluer la situation. Mais pas grand-chose. Je me suis peut-être planté, j’aurais sûrement dû partir vers le nord. De là où je me trouvais, je n’apercevais pas le village.

Mais alors que je pensais être tout seul, j’entendis derrière moi une branche se casser. Je ne me suis pas retourné sur le coup, j’ai attendu que la présence étrangère s’approche de moi, pour mieux le prendre par surprise. Je restais donc statique, attendant la bonne occasion. Et là, d’un coup, j’ai fait un demi-tour sur place et je suis tombé sur un individu. Un jeune homme, habillé comme un paysan, qui n’avait pas l’air se rendre compte de ce qui se passait. Il ne portait pas d’arme sur lui, et il avait même plutôt l’air de fuir quelque chose. Était-ce un garçon originaire du village ? J’allais vite le savoir.

« Hé gamin, tu comptais m’attaquer par derrière ou comment ça se passe ? Je te préviens tout de suite, tu es tombé sur bien plus fort que toi. Je te conseil donc de rester tranquille et de répondre à quelques-unes de mes questions. Déjà, qui es-tu, ensuite, d’où viens-tu et pour finir, qu’est-ce que tu fais là ? »

Le garçon baissa la tête, avant de prendre la poudre d’escampette sous mes yeux. Je ne m’y attendais pas vraiment, je dois l’avouer. Je pensais qu’il allait répondre sagement à mes questions, que mon physique était assez impressionnant pour qu’il n’est pas l’idée de s’enfuir. Mais non, et je ne comptais pas le laisser partir comme ça sans avoir eu mes réponses. Alors qu’il s’éloignait de moi, j’ai posé une main au sol. Par la suite, des lianes sortirent du sol et agrippèrent le jeune homme, qui ne pouvait maintenant plus bouger d’un pouce.

« Tu pensais pouvoir me poser un lapin aussi facilement ? Je t’avais prévenu pourtant. Bon, tu vas me suivre tranquillement, et pas question de tenter de t’enfuir encore une fois, je me suis fait comprendre ? »

Après avoir prit soins de lui attacher les poignets, je me suis rendu avec lui à l’endroit où Hisao était d’ailleurs censé avoir terminé de monter le campement. C’était peut-être un peu risqué de le ramener à notre position, mais j’avais un pressentiment avec le gamin. Je pense qu’il a dû me confondre avec une autre personne, qu’il me prend pour quelqu’un que je ne suis pas.

« Hé Hisao, regardes ce que j’ai trouvé en faisant mon tour. Bon, maintenant petit, tu vas répondre aux questions que je t’ai posé tout à l’heure. »

« Vous… vous allez me tuer c’est ça ? Parce que je n’ai pas envie de croire en votre dieu hein ?! Je … je refuse de me soumettre à des hommes comme vous ! Vous êtres cruels ! »

Hé bien, ma supposition était bien fondée. Comme je m’en doutais, il m’avait pris pour quelqu’un d’autre. Il donna d’ailleurs quelques éléments de réponse. La responsabilité du meurtre revenait donc au groupe de religieux qui avait franchit la frontière peu de temps avant qu’un pauvre innocent finisse au bucher ? Impossible d’en être certain à l’heure actuelle, mais en tout cas, ça en avait tout l’air. Sans répondre au gamin, je me suis rapproché d’Hisao.
« Je te laisse le plaisir d’en savoir plus à son sujet. Tu n’as pas besoin d’employer la manière forte avec lui… il est complètement déboussolé le pauvre. »


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Dim 3 Déc 2017 - 19:42
Bon, ce n’était pas très réjouissant, mais il fallait bien que l’un d’entre nous s’occupe du sale boulot que représentait le montage du campement. Et en vérité, c’était une bonne chose que ce soit le Taicho directement qui s’occupe de faire un tour du périmètre. En plus d’avoir la réputation qui le précède, il sera toujours mieux accueilli – s’il venait à croiser quelqu’un – que je ne le serais. En effet, si à Kumo, en plus milieu de la ville, j’ai pu effrayer certaines personnes à cause de mes chaînes de prisonnier et de mon collier métallique, alors il est certain que dans les territoires plus isolés de Kaminari, ça allait poser encore plus problème s’ils ne me voyaient pas accompagnés de Daisuke. Et même comme ça. Mais bon, fallait assumer porter ces merdes.

Dès son départ, je me mis à rassembler le matériel contenu dans les paquetages et à monter le campement. Si je n’étais pas le plus expérimenté dans ce genre de domaine, j’avais pu avoir quelques notions durant ma traque pour retrouver les traces de Suzaku, où j’avais été forcé de m’isoler dans diverses forêts où j’avais pu trouver des traces d’oiseaux de son espèce. Enfin. Tout ça pour dire que les tentes furent finalement vite montées. La disposition du reste du matériel à disposition avait été, quant à lui, grossièrement disposé. Ca ressemblait à un camp sans qu’il y ait un aspect ultra professionnel qui en ressorte. Ca m’allait amplement. Il y avait peut-être d’autres choses à faire, comme veiller à un coin pour la nourriture ou des conneries comme ça. Mais bon, en l’état c’était pas mal.

Dans l’attente de son retour, j’enfonçais un peu de Kizami dans le foyer de mon Kiseru préféré et allumais le tabac tout en l’attisant lentement. Une fois que le feu fut pris, je recrachais un nuage de fumée qui se dissipa progressivement devant moi. Mais lorsqu’il se dispersa, il me révéla également Daisuke, qui revenait finalement. Mais il n’était pas seul, un jeune homme paraissant apeuré l’accompagnait. Sûrement un ‘’prisonnier’’ que Daisuke avait fait. Reste à savoir pourquoi.

Le Kizuato me confia la responsabilité quant à l’interrogatoire. J’hochais la tête lorsqu’il me dit que je n’avais pas besoin d’utiliser la manière forte. Ça se voyait, en vérité. Le pauvre gars, en plus de son air apeuré, semblait nous confondre avec d’autres types. Et pas des moindres, étant donné qu’il commençait à parler de ‘’notre dieu’’. D’un soupir, je l’asseyais au sol tandis que je fis de même, juste devant lui. J’expirais un dernier nuage de fumée avant d’entamer la conversation.

- Je suis Akahoshi Hisao, de Kumo. Sauf si t’es un criminel, on va rien te faire étant donné qu’on a besoin de ton aide plus que de ton sang.
lançais-je calmement en déposant un coude sur mon genou. Ce que tu dis tombes bien, pour être honnête. On vient car on a eu vent de certaines histoires douteuses concernant des décès – ou plutôt des meurtres – dans le coin.

L’inconnu clignait quelques fois des yeux tandis que son regard vagabondait autour de lui, y compris en se déposant quelques secondes sur Daisuke. Toujours de ses mains liées, il se grattait nerveusement pendant qu’il évaluait la situation.

- Oi. Je comprends ton état, mais on a besoin d’informations pour t'aider toi et tes proches. On a besoin de concret sur les événements qui ont lieu ici. T’as parlé ‘’d’un dieu’’. Est-ce que ton village est confronté à un problème religieux ?


Il lâchait un anxieux soupir tout en arrêtant de se calmer. Il semblait toujours apeuré, comme pouvait le montrer son regard vagabond.

- Ils… ils sont si cruels… ce ne sont pas des humains, mais des monstres ! … Ca va plus loin qu’un simple dieu assoiffé par le sang ! C’est… c’est pire !

Tâchant de contrôler son souffle, il imposa son regard sur Daisuke. S’il n’était plus autant angoissé, il semblait désormais paniqué. Bordel, qu’est-ce qu’il se passait ? Qu’est-ce qui lui a autant perturbé l'esprit ?



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Lun 4 Déc 2017 - 21:53
Hmm… il n’avait pas grand-chose à nous dire. Il était plus apeuré qu’autre chose. Il était pris d’une certaine panique, et cela ne nous aidait pas vraiment. Ce qui était certain, c’est qu’il se passait quelques choses dans ce village, quelque chose qui nous dépassait largement. J’ai commencé à me poser plusieurs questions. Est-ce que j’aurais mieux fait de venir ici avec un bataillon ? Est-ce que j’ai décidé de m’occuper de cette affaire trop rapidement ? J’ai un mauvais pressentiment… Il était maintenant question de décider du sort de ce pauvre garçon. Bien-sûr, je n’allais pas l’éliminer, je ne suis pas un monstre. Mais ce n’était pas possible de le garder avec nous… j’étais face à un dilemme. Je ne voulais pas le renvoyer chez lui pour apprendre deux jours plus tard qu’il s’est fait lapider par des brutes sanguinaires. J’ai quelque chose à lui proposer, mais c’est à lui de voir, je ne veux le forcer en rien.

« Bon petit, je ne vais pas te solliciter plus longtemps. Il va bientôt faire nuit, et tu ne peux pas rester avec nous pour ce soir. J’ai donc un marché à te proposer… tu vas retourner dans ton village pour la nuit, et demain matin, tu reviens nous voir et tu nous donneras des informations sur la situation, d’accord ? Si tu n’es pas là avant midi, nous irons te chercher dans le village. Bon, il va sans dire que tu gardes tout ça pour toi, ok ? On est venu pour protéger toi et tes semblables, je n’ai pas envie de voir notre affaire capotée si rapidement. »

Le jeune garçon acquiesça de la tête, avant de se relever. Il prit ensuite la direction du village et disparu dans les ténèbres de la nuit. Bon… il va falloir maintenant faire un petit topo avec Hisao, puis aussi manger. Je commence à avoir la dalle moi, on n’a rien mangé depuis qu’on est parti de Kumo, et travailler le ventre vide, c’est vraiment pas conseillé. Etant donné que j’ai laissé Hisao monter le campement, il était donc naturel que je m’occupe de la bouffe. Heureusement, je n’ai pas eu à faire grand-chose. Un petit feu de bois était suffisant pour ensuite faire chauffer une casserole remplie d’eau et pour mettre le riz à cuire. J’y ai rajouté ensuite quelques épices ainsi que de la viande et j’ai laissé mijoter le tout pendant quelques minutes.

« Sincèrement… j’ai un mauvais sentiment. Vu comment le gosse était apeuré… je te préviens, je sens qu’on va avoir du boulot les jours prochains. Notre but premier était de découvrir les circonstances du crime passé et d’enfermer les coupables, du coup, je te préviens, si ta vie est en danger, tu as le droit de tuer. Je préfère te prévenir… »

Laissant un silence après ça, j’ai servi le repas à Hisao pour après me servir aussi. Il était important de prendre des forces, c’est peut-être l’un de nos derniers repas avant quelques jours. Comme j’ai dit au gamin, s’il n’est pas là avant midi demain, on ira le chercher avec Hisao. C’est une promesse que je lui fais, et je suis un homme de parole. Tout en mangeant, d’ailleurs, assez rapidement, je parlais à Hisao sur ce qui nous attendais demain.

« Demain, si le gosse n’est pas la à midi, on va le chercher au village… mais pour cela, nous utiliseront un Henge pour nous fondre dans la masse. Si jamais quelqu’un nous reconnait, on peut avoir quelques soucis. Tu as quelque chose à dire là-dessus ? »


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Mar 5 Déc 2017 - 19:22
D’un long soupir je regardais le jeune homme disparaître en direction de son village tandis que nous nous tenions debout et toujours aussi peu avancés sur la situation. Le plan de Daisuke me semblait… dangereux. Vu sa peur, je ne suis pas certain qu’il soit en très bon terme avec les sectateurs cinglés qui tuaient visiblement au nom d’un quelconque dieu. Mais bon, en attendant, il était parti sans nous partager son angoisse, son appréhension ou quoi que ce soit dans ce style, donc… théoriquement, ça devrait aller. Surtout qu’on agirait tôt.

Je m’écrasais devant le feu de camp tandis que le Taicho avait pris l’initiative de préparer la nourriture. Honnête de sa part, je devais le reconnaître. Dans un équipage, chacun a un rôle très précis. Mais il est rare que le capitaine ait à gérer ce genre de choses. Inconsciemment, je considérais le Kizuato comme le capitaine essentiel qui s’occupait des grosses affaires mais pas des petites. Mais finalement, c’était plutôt un gars simple qui se fit pas prier pour commencer le repas. Et franchement, ça m’allait très très bien.

- J’te le fais pas dire...
lâchais-je en prenant ma première bouchée. Les yeux qu’il avait… C’était pas seulement de la peur ou de l’angoisse. C'était du vécu je pense. J’crois bien qu’il en sait beaucoup plus qu’il nous en a dit, mais qu’il est tout simplement traumatisé. Peu importe ce qu’on avait en tête avant de venir ici… on va devoir s’attendre aux pires saloperies. On sait jamais.

Il ajouta d’ailleurs que si je venais à rencontrer un problème, j’avais le droit de riposter et d’éventuellement tuer. Sauf que bon…

- Pour être honnête Taicho… je me serais pas retenu si vraiment j’avais pas le choix. Des meurtriers qui tombent en combat, c’est pas la pire des sentences.


Bien sûr, il devait comprendre que je modérais mes propos. Ca dépendait énormément de la situation, de la personne en face et du contexte, mais l’idée était là. Enfin, quoi qu’il en soit, tout en vidant progressivement mon plat, il m’exposait le plan qu’on allait adopter. Ca m’allait très bien, et surtout, ça semblait le mieux à faire.

- Ca me va très bien. Et qu’est-ce que tu proposes si ça arrive ? En Henge, on tente de parler aux locaux, voire d’espionner leur conversation ? On se fie aux bâtiments, à l’ambiance ? Je suis pas spécialement doué dans ce genre de choses, mais peut-être que tu as une idée précise de ce qu’on devrait faire ?

Et puis, il y avait plusieurs autres détails : Est-ce que l’on devait se séparer ? Est-ce que l’on devait commencer par chercher le gamin disparu avant tout ? Je ne savais pas quelle solution était viable, ni même laquelle était la plus adéquate. Mais peu importe ce que ce serait, j’allais m’adapter.

- Je vais pas me coucher avant un bon moment, donc je vais veiller sur le camp cette nuit.


* * *

La nuit passa vite, bien qu’elle ne fut pas spécialement agréable. L’endroit ne valait véritable lit et l’ambiance était un peu dérangeante. Peut-être était-ce pas anticipation, mais j’en avais même mal au ventre. Et ce mal de ventre s’accentuait à chaque minute qui passait malgré mon air impassible et mon Kiseru en bouche. Fallait dire qu’il était presque midi et qu’il n’y avait personne aux alentours. On entendait rien, on en voyait personne… Mais pour le moment, ce n’était pas dramatique. Le retard, ça arrive à tout le monde et en toute circonstance.

- Bordel, bouge-toi… lançais-je malgré tout.
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Mar 5 Déc 2017 - 22:20
« Si ça fonctionne, on reste extrêmement discret. On se fera passer pour de marchands, venu vendre quelques marchandises dans le village. J’espère ainsi que l’on trouvera le jeune garçon, et qu’en même temps, nous en apprendrons plus sur les agissements de ces religieux. Mais je dois t’avouer, que j’espère bien voir le gamin demain avant midi. Ça nous enlèvera un risque, enfin, pour un court instant… »

J’avais conscience que mon plan était assez bizarre. J’avais laissé le gamin rentrer dans son village, alors qu’il y avait un risque de ne pas le revoir demain. Mais, j’avais envie d’y croire. J’espère vraiment que nous ne serons pas obligés d’aller le chercher, qu’il viendra par lui-même. Finissant ma gamelle, je me suis ensuite levé pour faire quelques pas au tour du feu de camps. Un cigare dans la bouche, je faisais les cents pas, non seulement pour faire une petite marche digestive, mais aussi, parce que j’étais intrigué par les futurs événements.

« Essaie de te reposer un minimum, j’ai besoin de t’avoir en forme demain. »

Après quoi, je suis parti dans mon petit nid douillet de fortune pour essayer de dormir. Je dois avouer, que j’ai pas mal cogité la nuit. Je me demandais si j’avais fait le bon choix… peut-être que je n’aurais pas dû renvoyer le gosse chez lui… enfin, maintenant, je ne peux pas faire grand-chose, à part attendre.

***

Le soleil se levait doucement. Dehors, il y avait seulement comme bruitage le chant des oiseaux. Sinon, rien. Hisao était déjà levé, je me demande combien de temps il a dormi lui. J’espère qu’il n’est pas fatigué. En tout cas, pour l’instant, pas de trace du gamin. Il était encore tôt, il ne fallait pas s’inquiéter maintenant. Pour me réveiller, j’ai fait chauffer un petit peu de café, que j’ai partagé avec Hisao par la suite. Et, pendant plusieurs heures, je suis resté assis sur un rondin de bois, le regard perdu dans l’horizon, attendant désespérément l’arrivé du ‘’messie’’. Le temps passait… je ne savais pas si c’était rapidement ou lentement. Je n’avais plus la notion du temps. Mais, Hisao lui, avait l’air de savoir que l’heure fatidique approchait.

« Qu’est-ce qu’il fout merde… »

Le soleil était quasiment au zénith et toujours rien. Bon… je crois qu’il va falloir agir maintenant. Une promesse est une promesse. J’espère juste qu’il va bien. Je me suis donc levé, j’ai attrapé ma canne, qui me servait uniquement à Kumo, puis je me suis rapproché d’Hisao pour lui expliquer comment nous allions procéder.

« Du coup, on va se faire passer pour des marchands. Je ferais un vieil homme et tu feras mon fils. Notre but premier est de trouvé le garçon, mais profitons de cet instant pour recueillir le maximum d’opération. Bon, je me lance… »

Alors que je me préparais à prendre l’apparence d’un vieillard, j’ai pu ressentir plusieurs présences arriver par derrière. Mais qui ça pouvait-être ? Sûrement pas le gamin, il était sensé revenir tout seul… J’ai lancé un regard à Hisao. Je crois que lui aussi c’était rendu compte de la situation. Puis, je me suis retourné doucement, sans trembler et sans me précipiter. Devant nous, il y avait bien une dizaine d’individu. Vêtu de noir avec des sortes de robes, portant aussi des capuches. C’est qui ces clowns-là ? Ils sont sérieux ? Je m’attendais plutôt à des brigands, mais là… je suis surpris.

Ils n’avaient pas l’air très menacent, ils étaient juste devant nous, sans bouger, sans parler. C’est alors que sorti du groupe un homme décapuchonné. Il avait l’air assez âgé, il n’était d’ailleurs pas très grand. Mais, il ne faut jamais se fier aux apparences. Il se dirigea vers nous deux. Pour l’instant, il n’y avait aucun signe d’hostilité de la part de l’individu. J’ai comme l’impression qu’il voulait nous dire quelque chose.

« Païens, nous venons à votre rencontre. N’ayez pas peur, nous ne vous voulons aucun mal. Un de mes fidèles m’a rapporté votre venu. Je sais qui vous êtes. Vous êtes des pêcheurs, et je suis venu pour vous prêcher la parole de notre Dieu tout puissant, créateur de la lumière ! »

Bingo. Est-ce que je devais être content ? Un peu quand même, on était enfin tombé sur les gens que l’on recherchait. Mais, le seul point négatif, était l’infériorité numérique de notre part. Certes, Hisao et moi sommes des ninjas expérimentés à fort potentiel, mais je n’ai aucune idée de ce que peut réserver ce genre d’individu. Et cela ne m’étonnerait pas de savoir que plusieurs d’entre eux maîtrisent le ninjutsu.



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Jeu 7 Déc 2017 - 20:34
- Eh merde…

Un groupe d’une dizaine de personne nous faisait face et avançait dans notre direction. Rien que l’aura qu’ils dégageaient transpirait les emmerdes, surtout en sachant le contexte actuel de ce village. Leur accoutrement ne faisait référence à rien d’autre qu’un mouvement sectaire tordu et dangereux. Parmi cette foule encapuchonnée, un homme se détacha. Un homme dont le visage était visible et dont l’âge commençait à se faire ressentir. S’il n’affichait aucune hostilité à notre encontre, rien que de le voir m’angoissait. J’ai pu voir ce qu’il en était du culte de l’eau à Humy. Si c’est une religion noble et respectueuse, quelques gourous s’étaient formés dans certains coins. Et la tronche de ce type me faisait remonter de sales souvenirs. Et de sales émotions.

Cela dit, peu importe son discours, peu importe sa considération envers nous, je ne pouvais pas me permettre de l’attaquer lui et ses ‘’fidèles’’. Quel genre de flic serais-je pour foncer bêtement dans le tas ? … En attendant, si les rumeurs sont fondées, ils sont sûrement les responsables du meurtre inhabituel dont m’a parlé Daisuke. Et pouvais-je simplement attendre qu’ils décident de nous tuer – avec potentiellement des ninjas dans leurs rangs ? Non. Je ne pouvais pas faire ça non plus. Du coup, il fallait pouvoir nous préparer, éventuellement les affaiblir afin de justifier une action de notre part. Bon, espérons que Daisuke comprenne…

Je descendais de la petite hauteur sur laquelle se trouvait notre camp et m’avançait en direction du vieil homme. Si mon apparence faisait peur, mon regard tentait de transmettre le moins d’agressivité possible. Mon visage, quant à lui, reflétait toujours ce flegme avec lequel je me baladais en toute circonstance.

- Je suis Hisao, chef de notre petit groupe. Vous avez raison, nous ne savons pas qui est votre Dieu et ignorons le culte que vous lui vouez. J’ai longtemps appartenu au culte de l’eau, mais l’Eau m’a abandonné et m’a laissé subir un châtiment qui n’était pas le mien.
dis-je en référence à mes chaînes.

L’avantage, c’est que c’était la pure vérité. Ma voix tremblante et certains mots cassés en témoignaient. J’avais mis derrière moi mon passé, mais il ne fallait pas être comédien pour faire remonter ces émotions. Et visiblement, cela portait ses fruits.

- Vos mots m’ont touché et votre détresse est palpable. Si mes yeux inférieurs l’ont vue, alors les yeux omnipotents de notre Dieu l’ont remarquée aussi. Votre présence est peut-être le fruit de sa volonté. Mais pour vous expiez de vos pêchers, vous devrez jurer allégeance. A genou, ou périssez.

C’était… direct. Deux choix : la vie, ou la mort. Son discours qui semblait si bienveillant ne faisait que cacher sa démence. Mais désormais auprès d’eux, ils devaient commencer à sentir leurs yeux leur faire défaut. Car pendant que nous parlions, j’avais laissé répandre un fin nuage de vapeur se confondant avec la petite brume environnante. Personne ne l’avait détecté… pour le moment. Mais s’ils réagissaient, ça nous donnait à moi et à Daisuke une bonne raison d’agir. Sinon, peut-être que le Kizuato voulait rebondir sur mes mots pour tenter d’aller plus loin avec eux. Mais avant toute chose, j'allais tenter d'aller un peu plus loin :

- Expier ses fautes sans cérémonie et au milieu de nul part ? Est-ce vraiment acceptable vis-à-vis de votre Dieu ?

Dans des efforts pour parler... comme lui, j'essayais le coup du "Cherchons des informations". Qui sait, peut-être va-t-on s'éviter un affrontement ici ?

Mais peut-être pas...


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Ven 8 Déc 2017 - 22:42
Comment la suite allait se dérouler ? Bonne question. Alors que nous étions en retrait, attendant le moindre faux pas des sectaires, Hisao s’avança vers eux. Il avait quelque chose en tête ? Il allait tous les éliminer d’un coup ? Il allait se mettre à sympathiser avec eux ? Non, rien de tout ça. Il parla de lui, disant qu’il était le chef du groupe. Bon, je vais pas intervenir sur ce qu’il vient de dire, je vais le laisser parler, mais qu’il ne recommence pas un truc du genre la prochaine fois, c’est moi le chef ici. En tout cas, il raconta que lui aussi appartenait à un culte avant. Celui de l’eau. Je ne connais pas et j’en ai jamais entendu parler. De toute façon, moi et la religion, ça fait au moins quatre.

Il avait l’air sincère dans ses paroles. Cela ne ressemblait pas à un mensonge pour berner les religieux. Je ne savais pas qu’un homme comme Hisao était croyant. Enfin, ça m’est égal, il peut croire en ce qu’il veut, tant qu’il ne m’emmerde pas avec. Mais je n’avais pas vraiment à me préoccuper de Hisao mais plutôt du vieux qui avait l’air d’être le chef du groupe. Il répondit à mon policier, lui disant que nous devions nous prosterner devant Dieu, de nous agenouiller pour faire parti des leurs, sinon, de mourir. Hé bien, enfin, ça commence à bouger ! On avait une preuve de plus qui les discréditaient, c’était sûrement eux les responsables du précédent massacre.

Hisao avait quelque chose en tête. Il voulait gagner du temps, ça se voyait, rien qu’avec la remarque qu’il venait de faire. C’était sûrement le moment d’intervenir. Le vieux venait clairement de nous menacer. Et sa tombe bien, je n’ai ni envie de me soumettre à quelqu’un comme lui ni me soumettre à quelque chose de faux, à savoir son fameux Dieu. J’ai pu ressentir le chakra d’Hisao se mettre en ébullition, en action. Il était d’ailleurs déjà sûrement entrain d’agir. Il me laissait donc une chance d’attaquer à mon tour. Je vais déjà tenter des les immobiliser, et de passer à un interrogatoire. Et si jamais il y a de la résistance, j’aurais aucun scrupule à couper la tête de chacun. M’avançant à mon tour en direction du groupe pour me mettre au niveau d’Hisao, j’ai ensuite pris la parole.

« Désolé de vous déranger dans vos histoires de Dieu, mais franchement, ça sera sans moi. Et, papy, je ne compte pas me mettre à genoux, et encore moins mourir pour un truc aussi con. »

Le visage du vieil homme se crispa, on dirait que mon discours ne lui plaisait pas tant que ça, je me demande pourquoi d’ailleurs. Je n’ai pas été si insultant que ça je trouve. Je n’ai fait que dire mon point de vu, et nous sommes dans un pays où la liberté de parole existe. Enfin, le vieux se retourna, pour s’engouffrer derrière ses sbires. Je pense que l’heure du combat était venue.

« Des pêcheurs, voilà ce que vous êtes… je perds mon temps ici, débarrassez-vous d’eux, je ne veux pas que des hérétiques infestent nos terres. »

Juste après, le vieux disparut complètement laissant places à ses hommes de mains religieux. Ils sortirent tous de leurs grands manteaux noirs des armes blanches, tel que des kunaïs ou des katanas. Plusieurs se lancèrent sur nous, mais ils avaient quelques problèmes à nous viser correctement, comme s’ils étaient pris dans un genjutsu ou une technique d’altération de leurs sens. C’était l’occasion parfaite pour entraver leurs mouvements. Évitant une attaque sans la moindre difficulté, j’ai ensuite posé mes mains aux sols. Puis, des lianes sortirent de terre pour recouvrir chaque corps, et empêcher ainsi leurs progressions. C’était un jeu d’enfant.

« Bon les gars, vous n’avez pas de chance, vous êtes tombé sur plus fort que vous. Donc, vous allez sagement répondre à quelques questions, puis, suivant le résultat, je vais réfléchir si je vous laisse en vie ou non. Vous avez donc intérêt à être coopératif. »


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Dim 10 Déc 2017 - 23:04
A mesure que ma vapeur se déployait, chaque fidèle dont les yeux m’étaient visibles commencèrent à cligner des paupières et à secouer légèrement leur tête, confus par ce qu’ils leur arrivaient. Mais leur réflexion ne put avoir de réelle suite car le vieillard leur ordonna de nous tuer. Ni plus, ni moins. Comme prévu, si ce n’était pas le principal gourou de ce petit mouvement débile, il avait du pouvoir, et un pouvoir qui faisait froid dans le dos. Que des gens acceptent de tuer aussi facilement au nom d’un faux dieu… Non mais j’vous jure.

Cependant, Daisuke avait aussitôt fait de les calmer grâce à son Mokuton. Des racines… non, des lianes sortirent soudainement du sol, immobilisant complétement les cultistes. Je n’avais même pas eu à esquiver étant donné qu’ils s’étaient rabattus sur Daisuke… en vain.

- Bien joué Taicho. lançais-je en m’approchant d’un d’eux et en lui retirant brutalement la capuche.

Le visage horrifié, je regardais l’homme et son crâne brûlé avec au sommet, un signe devant représenter la lumière, le feu ou quelque chose comme ça. Le mec s’était incinéré en l’honneur de son dieu ? Ou peut-être était-ce lié à un certain grade dans cette secte ? En tout cas, c’était vraiment déstabilisant.

- Oi. Parle-nous un peu de ton ordre. Pourquoi cette religion et ces pratiques ?


- Nous prêchons la parole de notre Dieu tout puissant, créateur de la lumière !


- Ouais, ton vieux l’a déjà dit, ça. Développe. Pourquoi est-ce que cette ‘’religion’’ a pour épicentre ce village ? Est-ce que cette personne âgée était votre prophète ou un truc du style
?


- Nous prêchons la parole de notre Dieu tout puissant, créateur de la lumière !


Je me massais un instant les sinus, passant à un autre, qui répéta les mêmes mots, puis encore et encore. Finalement, par manque de patience, je fis jaillir de ma paume un gaz corrosif et l’appliquait sur le torse d’un des sectateurs. Mais il ne fit que sourire à la douleur, comme s’il y était habitué, comme si elle ne l’affectait pas… en tout cas, au début. Mais petit à petit, son sourire se transforma en grimace, ses yeux commencèrent à se révulser et il tremblait. Mais rien ne sortait de sa bouche. D’un soupir, je dégageais la vapeur qui imprégnait ma main et le laissa dans sa souffrance quelques instants avant de me diriger vers Daisuke.

- Qu’est-ce qu’on fait, Daisuke ? Ces mecs sont complétements vides. Leur cerveau est juste totalement déconnecté. Je suis plutôt certain qu’on tirera rien d’eux. On les enferme quelque part et on poursuit la mission ? Ou...


J’enfonçais mes mains dans les poches et regardais le premier que j’avais interrogé. Son crâne était absolument dégoutant à voir. Je n’arrivais pas à comprendre qu’on puisse aller aussi loin pour ces conneries. J’y croyais, plus jeune, mais ça a bien changé aujourd’hui. Et poussé à l’extrême, c’est un truc juste impardonnable.

- On va sans doute devoir aller faire des recherches directement sur place. Mais à voir leur crâne, j’ai peur de trouver des bûchers un peu partout. On s’en tient au plan ou on tente bêtement de choper le vieillard ?

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Ven 15 Déc 2017 - 23:26
Je pensais qu’on pourrait au moins tirer quelques informations de ces religieux, mais rien… ils avaient l’air de bien supporter la douleur. Même la vapeur d’Hisao n’était pas suffisante pour les faire parler. Bien, il va falloir s’adapter à ça. Le problème, c’est que le vieux est parti et il a sûrement dû rejoindre le village pour prévenir tout ses copains. Est-ce que je devais poursuivre le plan comme prévu ? Ou bien changer mon angle d’approche ?

« En effet, ces pourritures ne nous servent pas… fais en ce que tu veux, élimines-les ou débarrasses-toi en, mais fais-en sorte qu’ils ne puissent pas être de nouveau une menace pour nous. »

Cela ne servait à rien de les garder avec nous. Déjà, c’était risqué, ensuite, pas le temps de s’occuper d’eux. Dans tous les cas, ils ont essayé de nous attaquer, les éliminer ne sera pas un problème, mais je laissais le choix à Hisao. Après tout, ce n’est pas un criminel, s’il souhaite leurs laisser la vie sauve, c’est sa décision et je ne dirais rien.

« Franchement, je ne sais pas trop. Notre identité à été découverte par le vieux. Il risque de nous reconnaitre facilement, puis il sait que nous sommes des ninjas de Kumo… »

C’est vrai, l’idée première de se Henge pour infiltrer le village, je n’y croyais plus trop. C’était toujours possible, mais je pense qu’à l’heure actuelle, personne ne pourra rentrer dans le village, marchand ou non. Il restait une solution, la force. Je ne pense pas à foncer tête baissée bêtement et tout détruire sur notre passage, mais il est clair qu’il faudra user de la force pour rentrer dans le village. Pendant qu’Hisao s’occupait des autres gars, j’étais entrain de faire les cents pas, avec mon cigare à la main. Je devais prendre la bonne décision, et rapidement. Si j’attends trop longtemps, le papy sectaire aura le temps d’organiser les défenses du village, ou pire, de fuir loin d’ici sans qu’on puisse mettre la main sur lui.

Pour moi, le choix était quasiment fait. D’abord, une approche discrète aux abords du village. Un repérage pour évaluer rapidement les forces présentes, puis, l’assaut pour mettre hors service la majorité des opposants. Avec de la chance, ça marchera. Puis, avec les techniques d’Hisao, je n’ai pas vraiment de soucis à me faire nos vies. Non, ce qui me préoccupe le plus dans cette histoire, ce sont les villageois.

« Bon… j’ai réfléchis, et je pense qu’il n’est pas possible d’appliquer notre premier plan. Le village doit être en ébullition maintenant que le vieux connait notre existence. Je te propose donc d’utiliser la force pour faire irruption dans le village. Mais on ne va pas faire ça comme des pingouins, on va élaborer un plan pour entrer efficacement et sans perte de temps inutile, ok ? »


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Ven 22 Déc 2017 - 21:54
Mon regard froid vagabondait, s’attardant sur chacun des zélotes que nous venions de vaincre. L’hésitation embrumait quelques instants mon esprit tandis que Daisuke me chargea de prendre une décision quant au sort qu’on leur réservait… c’était plus compliqué que prévu. Pour moi, les choses sont simples : les traîtres méritent la mort immédiate et sans sommation. Mais étaient-ils des traîtres envers Kumo et Kaminari, ou juste des aveugles animés par un fanatisme malsain ? Est-ce que certains ne pourraient pas ouvrir les yeux s’ils passaient par un programme visant à les ‘’soigner’’ ? Quoi qu’il en soit, leur donner la mort, ici et maintenant, me semblait trop dur. Indigne de la personne que j’étais et que je voulais incarner. Ainsi, avec la longue chaîne de métal que je possédais, je les liais à un arbre non loin de notre camp. Nous les récupérerons une fois cette histoire terminée, ou nous les livrerons simplement au village victime de leur folie religieuse.

Cela terminé, je retournais aux côtés de Daisuke, qui cogitait intensément afin de trouver le meilleur plan d’action pour continuer notre mission. D’après lui, c’était une mauvaise idée de nous en tenir à notre première idée, ce que je comprenais parfaitement. S’ils n’étaient pas trop stupides, les berner allait être difficile. Surtout quand le papy constatera l’absence des moines.

Ainsi, c’est tout logiquement qu’il proposa qu’on emploie la manière forte et brutale. Cependant, on allait pas foncer comme des demeurés et envoyer tout ce qu’on a en stock. On allait faire ça bien.

- Comme tu veux. Sans parler du temps, il vaut mieux éviter de se foutre tout seuls dans la merde en faisant une irruption qui mettrait en danger le reste des habitants. Cela dit, sache que je suis plutôt mauvais en dissimulation, donc faudra pas compter sur ça pour faire notre entrée.


Mon pouce et mon index passèrent sur mon menton tandis que je me relevais et regarder en direction du village. On ne le voyait pas réellement, mais c’était surtout une manière de réfléchir tout en restant un peu en mouvement.

- A moins que tu aies un plan précis, je peux éventuellement créer d’énormes quantités de vapeur inoffensives en plus de faire péter deux bombes fumigènes à différents endroits. Bombes transportables par des racines au pire ? Ensuite, on les prend de vitesse ou on prend simplement avantage de la surprise.


Je sortais un kunai et dessinait vaguement au sol ce que j’avais pu voir du village en proie au fanatisme, montrant à Daisuke la large rayon que je pouvais couvrir entre les fumigènes et ma vapeur.

- Vu à quel point le culte semble encré dans leur esprit, je serais pas étonné qu’ils aient aménagé un lieu de prières et de rassemblement. Peut-être qu’on devrait foncer à l’intérieur tout en se faisant légèrement remarquer. Leur prophète y sera sûrement, forçant les éventuels gardes, patrouilleurs ou que sais-je encore à se déplacer en urgence sur nous, les éloignant directement des habitants ?


Amenant mon Kiseru en bouche après avoir rajouté un peu de tabac dans son foyer, je regardais mon Taicho afin d’entendre son avis et surtout, entendre son ordre final. Il y avait une différence majeure entre lui et moi : On avait pas la même expérience. J’ai fait de la prison l’essentiel de ma vie. Niveau tactique, je pense avoir des lacunes. De grosses, même. Faire de son mieux, c’est bien. Mais être efficace, c’est préférable.

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Mer 27 Déc 2017 - 18:53
Comme je m’en doutais, Hisao n’avait pas l’intention de les tuer. Après tout, ils étaient complètement fous et ils ont subis un gros lavage de cerveau avec cette foutu religion de merde. Je pense qu’un séjour en cellule leurs fera le plus grand bien, et qui sait, ils pourront peut-être retrouver une vie normale à la suite de ça. Après s’être occupé d’eux, Hisao est venu me rejoindre.

« Tu n’as pas à te faire de soucis, je suis aussi bon en dissimulation qu’en chant, alors tu sais. »

Je chantais comme une casserole, et vu la quantité de cigare que j’ai dû fumer dans ma vie, ça ne m’étonne pas. J’ai une voix très grave, juste bon pour faire peur au gens, mais certainement pas pour chanter. Enfin bref, Hisao donna son avis sur la méthode que je voulais employer. Il avait l’air d’accord d’utiliser la manière forte, mais comme moi, il voulait y aller avec un plan solide. Il commença donc à me présenter une option. Il pouvait utiliser sa vapeur ainsi que des fumigènes pour créer des écrans de fumer et nous permettre de rentrer dans le village et aussi de créer une diversion. C’était une très bonne idée ce qu’il venait de me présenter.

« L’idée des fumigènes et de la vapeur pourra combler nos lacunes en dissimulation, et on pourra pénétrer dans le village sans trop de difficulté… »

Prenant moi aussi un kunai, j’ai commencé à faire quelques gribouillages dans le sol, pour montrer la suite des opérations. De ce que je savais, le village ne possédait que très peu de rempart, ce qui permettra de rentrer sans grande difficulté. Cependant, il y avait plusieurs tours de gardes qui donnait un avantage certains aux autres fanatiques. J’ai donc pointé deux endroits. Un au sud et l’autre à l’ouest.

« Avec tes fumigènes et mes racines, nous déclencherons une première diversion à l’ouest. Cela nous donnera un certain temps pour agir et désorganisera sûrement nos adversaires. Au même moment, tu utiliseras ta vapeur au sud, la où nous entrerons dans le village. Après… il faudra trouver le fameux point de culte où nous allons y faire un petit passage et j’espère que nous tomberons sur le prophète. »

Reste ensuite la question des troupes qui seront à l’intérieur du village. Combien sont-ils ? Aucune idée. La priorité sera de les mettre hors d’état de nuire, laissant ainsi à la population le temps de se mettre à l’abri si jamais les combats doivent durer.

« Bon, le plan me convient personnellement. On va attendre la fin de l’après-midi pour lancer l’assaut, quand le soleil sera presque au crépuscule. C’est en général à cette heure là que les lieux de cultes sont les plus fréquentés. Prends le temps de te préparer. »



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Jeu 28 Déc 2017 - 0:39

- Diversion à l’ouest, passage au sud. Compris. Je mettrais un parchemin explosif à l’ouest pour renforcer la sensation d’attaque, mais ça me permettra aussi de savoir quand utiliser ma vapeur. On manque de dissimulation, mais je pense qu’on pourra pas trouver de meilleur moyen de passer en ‘’douce’’.

Il proposa d’attaquer au crépuscule. Excellent choix. Vénérer la lumière implique sans doute les premiers rayons de l’aurore et les derniers rayons du crépuscule. Sûrement un moyen de représenter l’arrivée de la Lumière et son départ pour la nuit noire. Selon leur degré de fanatisme, une attaque pile au moment où le symbole même de la lumière disparaît serait parfait. Enfin, à supposer que le soleil fait partie du culte. On sait jamais, avec ces gens-là.

Une trentaine de minutes avant le crépuscule, je proposais à Daisuke de nous aventurer près du village pour mettre en place les préparatifs. Si on voulait être discret et rester invisible aux yeux des tours de guets, on allait devoir avancer prudemment. C’est un village relativement petit, donc trente minutes suffiront sûrement pour poser un simple fumigène à l’ouest et se rendre au sud. Ainsi, à pas feutré, nous nous mettions en route. Aucune patrouille n’était à dénoté. Encore heureux : C’était un petit culte fanatique, pas une armée innombrable de zélotes. La végétation du coin nous permettait de passer relativement inaperçu, surtout que le soleil faiblissait sérieusement.

Cependant, tandis que nous approchions de l’ouest, notre regard pouvait être détourné de son objectif en raison d’une lumière particulièrement vive, provenant d’au-delà des quelques remparts entourant le village. Un crépitement semblable à un gros bûcher pouvait également se faire entendre. Je me tournais alors vers Daisuke en lâchant quelques chuchotements.

- Possible que la lumière soit produite pour la prière, pour le lieu du culte ou quoi que ce soit d’autre de ce style. Avant de frapper au sud, on devra localiser correctement d’où proviennent cette lumière et ce crépitement.


Une fois à l’ouest, je posais le fumigène explosif non loin de la bordure du village tout en demandant à Daisuke s’il était possible qu’il approche le fumigène du village avec ses racines. La bombe de fumée n’était pas très loin du village, mais le réalisme n’en serait que meilleur s’il se trouvait plus proche encore.

Le dispositif posé, nous nous rendions tranquillement en direction du sud. Ce sera de là que nous mènerons notre assaut. On allait devoir faire gaffe à causer un minimum de dégâts matériels mais on allait aussi devoir éviter de faire des techniques de zones, potentiellement dangereuses pour les civils. Cependant, en plus de notre vitesse et de notre sens de l’observation, on allait pouvoir se baser sur d’autres éléments.

- Avec un peu de chance, tous les membres officiels du culte porteront ce manteau à capuche. Nos adversaires avaient tous des sabres, si je me trompe pas ? On va devoir être prêt à en recevoir au corps-à-corps. Quoi qu’il en soit, à ton signal, on y va Taicho.

Le sceau déclenchant le fumigène et le parchemin explosif étaient prêt à être activés par mes soins tandis que je faisais déjà bouillonner le chakra dans mon corps. Ma vapeur allait être nettement plus blanche que la fumée du fumigène, mais c’était finalement un point intéressant : Une fumée noire était plus inquiétante qu’un vulgaire gaz blanc, le premier étant sûrement une brûlure importante du bois ou de quelque chose de ce style.
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Ven 29 Déc 2017 - 16:00
Peu avant que le soleil soit au crépuscule, Hisao me rejoint pour commencer l’opération. C’était l’heure de pénétrer dans le village. Nous devions d’abord préparer les fumigènes pour la diversion qui se déroula à l’ouest du village. Malgré les tours de guets, nous n’avons pas rencontré de difficulté pour nous y rendre, sachant que la végétation abondante nous permettait de passer en toute discrétion. Mais alors que nous approchions du but, Hisao fit une remarque qui me préoccupa. En effet, il avait observé qu’un grand bûcher était en ce moment même en activité dans le centre du village. Je me suis soudain rappelé du rapport que j’avais eu il y a quelques jours sur mon bureau. C’était par ce même moyen qu’ils avaient exposé puis brûlé une victime. Il était sans doute très probable que les fanatiques réutilisent cette méthode ce soir. Mais qui sera la prochaine victime ? Il fallait agir vite.

« J’ai bien peur que ce soit un bûcher destiné à un sacrifice Hisao. Agissons vite. »

Quelques minutes plus tard, nous étions à bonne distance du village pour placer les fumigènes. Hisao me demanda d’utiliser mes racines pour éviter que nous approchions trop près du village. Il ne me fallut que quelques secondes pour faire sortir du sol des racines, qui agrippèrent les fumigènes et les envoyèrent en toute discrétion. Après quoi, il ne restait plus qu’à nous rendre au sud du village. Avant de commencer, un dernier débriefing avec Hisao, puis l’assaut sera lancé.

« Oui tu as raison, nous tomberons sûrement seulement sur des hommes à capuches, mais restes aux aguets, certains pourraient-être en civil. Il est d’accord que nous nous battrons au corps à corps, mais cela ne m’étonnerait pas de voir des fanatiques capables de maîtriser le chakra. Mais je ne me fais pas trop de soucis, je suis certain que tu arriveras à te sortir de n’importe quelle situation. Bon, on y va. »

A mon signal, les fumigènes se déclenchèrent. Hisao avait prit soin d’y ajouter un parchemin explosif. Avec la détonation, j’espère que la plupart des combattants allaient se rendre à l’endroit prévu, nous laissant ainsi le champ libre. Mon compère, fin utilisateur de la vapeur, en créa une blanche opaque, qui ressemblait beaucoup à de la fumée de bois, qui était parfait pour se dissimuler dans le village. C’est ainsi que nous nous précipitions à l’intérieur, cherchant d’abord la source de chaleur incandescente. Mais une odeur désagréable me parvint aux sinus. Cela s’apparentait à de la viande grillée, comme du cochon ou quelque chose comme ça. Qu’est-ce que ça pouvait être ?

Hisao derrière moi, nous sommes arrivés près du bûcher. Il était vraiment… immense. Ils étaient vraiment tarés dans ce village pour faire quelque chose de cette taille. C’était complètement inutile. Enfin bref, il y avait quatre gardes qui se trouvaient devant. D’un geste de la main, sans parler, j’ai attribué deux cibles à Hisao, tandis que j’allais m’occuper des deux autres. Sans faire de bruit, je me suis retrouvé derrière le premier. Je l’ai attrapé par derrière et je lui ai fais une prise visant à couper momentanément sa circulation sanguine, pour qu’il perd connaissance. Quant au deuxième, je lui ai frappé au cou et je l’ai laissé tomber à terre. Voilà une bonne chose de faite. C’est alors que la fumée se dissipa légèrement, laissant devant nous la possibilité d’admirer ce qui était devant. Sur le bûcher se trouvait des traces permettant d’affirmer qu’un ou plusieurs corps venaient être brulé. La présence de sang à terre confirmait ma théorie. Nous étions malheureusement arrivés trop tard.

« Merde… Bon, maintenant, ne retiens plus tes coups Hisao. On va rentrer dans le lieu de culte et on va faire un massacre, ces types sont des monstres. »


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Sam 30 Déc 2017 - 16:25
Suite aux ordres du Taicho, je mis aisément les deux gardes désignés au sol. J’avais peut-être été un peu plus brutalement que Daisuke, mais je n’avais pas encore le talent pour leur épargner une intense douleur. Mais ma tâche avait été faite avec suffisamment de discrétion pour qu’on ne remarque pas la différence. Avant de frapper, j’avais cessé la production de cet intense nuage de vapeur. J’avais produit une fumée particulièrement volatile pour qu’elle puisse se diffuser à grande vitesse, mais assez dense pour qu’elle puisse nous dissimuler efficacement. Le plan était un succès et nous ne tardâmes pas à pénétrer le village et à se retrouver devant le gigantesque bûcher préparé par le culte. Mais à bien y réfléchir, peut-être aurions-nous préféré nous en passer.

Mon regard croisa les yeux embrasés de Daisuke. Nous nous étions compris. Ils avaient dépassé les bornes. Ils avaient dépassé la frontière qui séparait les hommes des animaux. La scène était morbide, et tout ce qu’ils faisaient, c’était prier et vénérer leur soi-disant dieu. C’était inacceptable.

- Taicho. On dit bien que ce n’est pas un crime de voler un voleur, pas vrai ? dis-je en bougeant légèrement mon épaule. Ce n’est donc pas un crime de "cramer" des pyromanes.

Je me montrais volontairement violent et direct dans ma façon de réagir. J’allais bien entendu être très prudent face à ceux qui allaient croiser ma route, mais c’était acté : Je n’allais ni retenir mes poings, ni retenir ma vapeur corrosive. D’ailleurs, je ne me fis pas prier. A peine mon supérieur direct avait annoncé ses ordres que je m’élançais brutalement dans le lieu du culte, arrachant de leur gong les portes. Les deux morceaux de bois fusèrent à travers la salle, emportant deux personnes qui se trouvaient sur le chemin.

Les dizaines et dizaines d’individus qui étaient agenouillés à même le sol pour prier se retournèrent soudainement vers moi. J’aurais voulu faire une entrée encore plus fracassante en ensevelissant tous ces gens d’un seul coup, mais on devait attendre de voir qui fuyait et qui se battait comme des fanatiques aveugles… ce qui ne tarda pas à arriver. Au moins la moitié des partisans se réfugièrent contre les murs, sous les tables et même derrière les monuments voués au culte.

- Battez-vous pour votre Dieu, pleutres ! Le Seigneur de la Lumière ne saurait protéger des infidèles ! Frappez ces hérétiques, ou mourrez de la main du Prophète !
et comme en signe d'exemple, il dégaina son sabre, pointa un homme en panique et le frappa avec une technique Raiton. Il n'avait plus rien du petit chef de culte bienveillant.

Comme on aurait pu le supposer, certains étaient des ninjas. Donc le… ‘’prophète’’ l’était à coup sûr. Bien, bien. Alors commençons. La première charge venait sur moi, m’obligeant à déchainer une certaine rage sur eux. Des frappes fusèrent et précédaient de violents coups de pieds et de genoux. Ceux qui avaient osé s’avancer vers moi avant même le discours du prophète n’allaient pas être épargnés. Les plus hésitants et les plus effrayés auront au moins le bénéfice du doute. Mais pour le moment, tandis que mon poing venait de fracasser la mâchoire de l’un des fidèles, je n’y pensais pas spécialement….


Dernière édition par Akahoshi Hisao le Sam 30 Déc 2017 - 23:22, édité 1 fois
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Sam 30 Déc 2017 - 23:21
Des barbares, des animaux, des monstres. Voilà ce que représentaient pour moi ces fanatiques. Ils ne méritaient aucune compassion de ma part. Et Hisao avait le même ressentiment. Quand il regarda le spectacle macabre qui était sous nos yeux, il a réagi d’une manière qui m’empêchait de le blâmer. Il devait être plus affecté que moi, lui qui a connu aussi la religion dans le passé, lui qui a connu la prison et sait à quelle point la vie est quelque chose de précieux.

« Tu as totalement raison. »

Je n’avais pas grand-chose à rajouter, il avait tout dit. C’est d’ailleurs lui qui se précipita le premier vers le lieu de culte. Il arracha de toute ses forces la grande porte et envoya valser au passage plusieurs individu. J’étais derrière lui, je le suivais, je pouvais ressentir sa rage, sa volonté de rendre justice. Mais alors que je m’apprêtais à le suivre et rentrer dans le lieu de culte avec lui, un bruit m’intrigua et me força à m’arrêter. Cela provenait d’une petite cabane qui était à une vingtaine de mètres. Je suis resté figé, tendant l’oreille, essayant d’identifier la nature du bruit.

Restant aux aguets, je me suis approché lentement, un kunai à la main. La porte de la cabane était entrouverte mais avec le soleil qui était presque couché, je n’avais pas assez de visibilité pour voir ce qui se cachait à l’intérieur. J’entendais un soufflement, comme un animal qui respirait fort par le museau. Alors que j’étais de plus en plus proche de la maisonnette, j’ai pu sentir une odeur à me faire vomir mon déjeuner. C’était la même odeur que des œufs pourris, mais en bien plus puissante.

C’est alors que quelque chose bougea à l’intérieur et fit beaucoup de vacarme. La chose qui se trouvait à l’intérieur était imposante, bien plus grosse qu’un humain standard. La masse imposante se déplaça pendant quelques secondes, puis plus rien, le calme. Enfin, venant de la maisonnette, je pouvais entendre d’ici Hisao se défouler dans le lieu de culte, mais ça c’était une autre histoire. C’était vraiment louche ce qui se passait dans la cabane.

Soudain, la façade avant de la cabane vola en éclat. Des débris de bois volèrent partout et j’ai d’ailleurs failli m’en prendre dans la gueule. Mais je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui venait de se passer que quelque chose me percuta de plein fouet et me projeta plusieurs mètres plus loin. C’est quoi ce bordel encore ? Ce village est vraiment bizarre…

Me relevant avec difficulté et encore sonné, j’ai regardé un peu partout pour voir ce qui m’avait foncé dessus. Mon regard se posa alors sur quelque chose d’indescriptible et que je n’avais jamais vu auparavant. Une chose monstrueuse. Un genre d’humain croisé avec toute sorte d’animaux. Le visage était totalement défiguré, il avait un épais pelage sur tout le corps et disposait de main crochue avec des griffes. Mais le pire dans l’histoire, c’est que la chose tenait dans sa gueule quelque chose qui s’apparentait à une jambe.

J’étais tellement choqué par la laideur de la chose que je fus paralysé pendant quelques secondes. J’avais l’impression d’être dans un rêve, ou pire, dans un cauchemar, et je n’allais pas être au bout de mes surprises. La créature me regarda et sembla prise d’une colère soudaine. Elle chargea une seconde fois en ma direction. Malgré sa taille et son poids, elle était extrêmement rapide. Heureusement pour moi, j’ai de bon réflexe. Au dernier moment, j’ai réussi à esquiver sa charge à l’aide d’une roulade. Quant à la créature, elle continua de charger pour finalement finir encastrer dans un des murs du lieu de culte, laissant apparaitre ce qui se passait à l’intérieur. Je apercevoir Hisao ainsi que les autres fanatiques.

« Putain c’est quoi ce bordel… »


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Dim 31 Déc 2017 - 0:25
Son regard fusillait chacun de ses petits acolytes aveuglés et fanatiques. Entre deux frappes, je ne pouvais qu’observer ce vieux lâche, qui se tenait fièrement au-delà de ces pauvres gars qui croyaient se battre au nom d’un idéal véritable, d’une cause noble ou que sais-je encore. Les ravages de la religion ne connaissent pas de limite lorsqu’ils sont poussés à l’extrême. Quand nous avions eu des imbéciles qui ont commencé à se considérer comme des « Eauracle », mystiques supposés être des élus d’Isonade, mais qui n’étaient rien d’autre que des malades voulant se créer un culte personnel. Ces gens-là devaient souffrir d’un violent surplus d’ego, d’un besoin maladif de diriger de manière autoritaire, voire divine.

D’un mouvement rapide, j’écrasais le sol sous mes pieds et me décalais rapidement, m’éloignant ainsi de la foule fanatique. Ce n’était pas une action de désengagement, mais bel et bien une esquive. Du coin de l’œil, j’avais pu repérer quelques mûdras avant de voir apparaître un projectile Katon se diriger vers moi. A défaut de m’avoir touché, la tunique d’un homme avait pris feu, l’obligeant à rapidement l’enlever. Il semblait avoir subi une bonne brûlure, dénotant ainsi un certain talent chez le shinobi. Mais mon visage était toujours aussi froid. Je n’avais pas le temps de m’occuper de la compassion. J’avais du boulot avec tous ces malades, d’autant plus que Daisuke ne m’avait étrangement pas suivi. Il devait sûrement être occupé ailleurs, peut-être à aider des civils.

Le vent siffla, une traînée de poussière se souleva derrière moi avant que je vienne décrocher un coup de poing violent dans le torse du ninja ennemi. Il n’avait pas eu le temps de réagir, certaines de ses côtes se brisèrent brutalement tandis qu’il fut projeté en arrière. Le temps n’était cependant pas à la victoire, malgré une bonne réaction, je reçus une entaille du sabre de l’un d’entre eux. La frappe était rapide, cela devait également être un ninja. Mais force est de constater qu’ils étaient vraiment nombreux… trop pour que je me retienne longtemps. Faisant une petite rotation sur moi-même, je tendais les deux bras et ouvrais les paumes. Ces fumiers allaient cramer. Tous ceux qui m’entouraient étaient tout simplement trop endoctrinés. On ne pouvait plus rien faire pour eux. Petit à petit, la zone laissa apparaître un fin nuage blanc, qui malgré son doux aspect, était aussi toxique que le plus acide des produits. Le premier qui avait osé m’approcher avait vu son sabre fondre lentement, avant que ce ne soit ses mains qui finirent par perdre de leur aspect… perdre leur peau… le sang ne s’écoulait même pas, donnant naissance à des furoncles. Mais mon jutsu fut interrompu. Une des tables qui accueillait de nombreux ornements fusa soudainement sur moi, me blessant à l’épaule.

- Bordel, c’était…


Les mots me manquaient soudainement. A quelle horreur venais-je de faire face ? La douleur à l’épaule disparût totalement en raison du sentiment de surprise… de confusion… - d’effroi, même – que je ressentais. Alors que j’étais totalement choqué par ma vision, son bras difforme s’écrasa sur ma position, enfonça trois cultistes dans les échardes du sol. Ses griffes remontèrent en ma direction, mais se logèrent – volontairement – sur un autre de mes ennemis. Je ne savais même pas comment réagir. Ce monstre semblait désespéré. Des yeux humains communiquaient, en plus de la rage, une grande détresse.

- Putain Taicho… Qu'est-ce que c'est que ça ?

Que devais-je faire ? Il frappait sans faire de distrinction entre nous ou les membres du cultes. Mais… à l’approche du muté, le maître du culte fit un pas sur son piédestal.

- Qu’avez-vous fait… ! Imbéciles...!
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Dim 31 Déc 2017 - 16:18
Décidément, cette mission était loin d’être une promenade de santé. J’ai eu du flaire dès le début, je savais que quelque chose de louche allait se passer ici, mais j’étais loin d’imaginer ça. Un monstre humanoïde dans un village dominé par des fanatiques religieux. Ça mérite bien de passer dans le journal ce truc, ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur des missions du genre. Enfin bref. La situation était critique, entre l’apparition de la chose et le bûcher qui servait à brûler des innocents. J’espère que nous arrivons à nous débrouiller Hisao et moi, je commence à penser qu’à deux on est un peu juste.

La seule chose qui pour l’instant était assez rassurantes, c’est que la créature emporta sur son passage plusieurs membres du culte, ce qui d’un côté nous arrangeait bien. Il ne fallait cependant pas que cette créature décide de nous attaquer une fois de plus, je ne souhaite pas voir le village complètement détruit. Mais avant tout, le prophète du culte avait l’air d’en savoir beaucoup sur la nature du monstre. Il était peut-être envisageable de l’interroger en vitesse pour qu’il crache le morceau.

« Je n’ai aucune idée Hisao, c’est la première fois que je vois quelque chose comme ça… mais notre ami le ‘’prophète’’ va nous raconter tout ce qu’il sait, n’est-ce pas ? »

Il y avait encore un hic. Il restait dans le lieu de culte des fanatiques et aussi la présence du monstre. Je devais faire diversion pour que Hisao puisse s’occuper de lui. Mais comment faire ? Je pouvais toujours essayer de l’insulter pour qu’il fonce vers moi, mais je ne suis même certain qu’il comprenne notre langue. Etait-il d’ailleurs doué d’une intelligence quelconque ? Grand mystère. Mais ce n’était pas l’heure de faire un débat philosophique dans ma tête pour essayer de comprendre cette créature. Je devais passer à l’action.

« Hisao, occupes toi du vieux, moi je m’occupe de la chose. »

Comment faire sortir la grosse bestiole de l’église sans qu’il ne ravage pas tout sur son passage ? Bonne question. J’avais une idée, très risqué, mais je voulais quand même essayer. On ne sait jamais ça pourrait fonctionner. Effectuant une série de mudras, j’ai pris par la suite une grande inspiration pour ensuite cracher une boule de feu relativement petite. Vu que la créature possédait un épais pelage, cela devrait suffire à faire cramer une partie et l’énerver suffisamment pour qu’il décide d’attaquer moi et non Hisao.

Mon attaque katon réussit à toucher la cible. Un gémissement sorti de la gueule de la créature et elle se retourna en ma direction. Je pouvais sentir de la colère, de la haine dans son regard. C’était parfait, c’était toute l’idée de mon attaque. Tant qu’elle voudra s’occuper de moi, cela laissera à Hisao le temps d’arrêter le prophète et de lui demander certaines explications. La créature frappa plusieurs fois au sol à l’aide de ses deux bras difformes pour exprimer sa colère et se jeta ensuite droit vers moi.

« Allez viens grosse bête affreuse ! »

Il ne me restait plus qu’à prendre mes jambes à mon cou et de partir loin du lieu de culte. Je voulais emmener la créature à l’écart du combat entre Hisao et les fanatiques et aussi de la population. Je n’ai pas envi d’avoir des victimes innocentes en plus sur le dos.


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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Le village des cannibales [Hisao]

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