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Le village des cannibales [Hisao]


Lun 6 Nov 2017 - 23:27
Croire en quelque chose de supérieur à l’homme, une figure divine, qui est à l’origine de tout sur notre monde. Il existe un tas de culte dans le Yuukan, tous autant farfelues les uns que les autres. Personnellement, je ne crois en rien, si ce n’est en moi, ce qui est déjà pas mal. Comment est-ce que je pourrais croire en un ou plusieurs dieux ? C’est complètement absurde. Pourtant, je reste fasciné par une chose, l’abnégation de ces gens qui vénèrent quelque chose qui à mes yeux est faux. On a beau leurs dire que c’est du grand n’importe quoi, ils restent fidèles à leurs préceptes. Il y a des religions qui je dois l’admettre, unissent les peuples et apportent le bien. Mais, malheureusement, il en existe certaines qui ne respecte pas les lois fondamentales de la vie. J’ai eu l’occasion d’en rencontrer, des fanatiques, près à n’importe quoi pour répandre la divine parole, alors que je n’étais qu’un jeune brigand en quête de richesse et de liberté.

Pourquoi, moi qui ne me penche jamais sur ce genre de réflexion, me mets d’un coup à penser à ça ? Tout ça remonte à maintenant plusieurs jours. J’ai reçu un dossier sur mon bureau parlant d’un petit groupe de religieux qui avaient franchis la frontière pour rejoindre notre pays. Jusque-là, rien de bien dangereux. Mais, deux jours plus tard, j’ai eu des nouvelles qui m’ont donné la chair de poule. Dans un village composé uniquement de paysans, un homme a été brûlé vif en place publique. C’est un crime horrible, et qui doit par ailleurs être enquêté. C’est alors que j’ai commencé à faire le lien entre l’arrivée récente du groupe d’individu et se massacre absurde. Je n’avais bien-sûr aucune preuve pouvant les inculper, mais j’avais le sentiment qu’il y avait un lien dans cette affaire. Il était donc de mon devoir, en tant que Taicho, d’intervenir et faire régner la loi et de faire juger les coupables.

Je me suis donc renseigné sur ce fameux groupe religieux. D’abord, j’ai essayé d’en apprendre plus sur leur religion. Malheureusement, je n’avais que très peu d’éléments à ce sujet étant donné qu’ils ne sont pas originaires du pays. Je devais donc me rendre sur place pour enquêter. Seulement… je ne peux pas me permettre d’y aller seul. La Taicho se rendant seul dans un village isolé n’est pas très politiquement correct. J’ai donc besoin de quelqu’un qui pourra m’épauler. Je n’avais aucune idée sur la personne qui pouvait venir avec moi, et il faut dire que j’avais le choix.

J’étais donc dans mon bureau avec mon cigare à la main, fixant le mur. Je cherchais désespérément la bonne personne qui m’accompagnera. En plus, cela tombait assez mal, car plusieurs membres de la police étaient déjà en affectation. Mais je ne pouvais pas abandonner cette affaire. Je commençais à me sentir investi par mon devoir pour faire rétablir la loi, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un certain moment. Depuis ma nomination en tant que chef de la police, je n’allais que très rarement sur le terrain. Cette époque me manquait, quand je partais en opération pendant plusieurs jours pour traquer les crapules et autres malfrats. Maintenant, je dois m’occuper de l’administration de la police, ce qui est assez ennuyeux je dois le dire.

J’étais limite désespéré. Il me fallait absolument quelqu’un… je ne pouvais pas demander à Reiko de m’accompagner, car elle devait rester ici pendant mon absence, pareil pour les Metaru avec le boulot qu’il y a en ce moment. Alors que j’avais toujours mon regard fixé sur l’un des murs de mon bureau, j’ai entendu une voix familière dans les locaux. Est-ce que cette personne sera la bonne ? Prenant appui sur ma canne, je me suis dirigé hors de mon bureau pour rejoindre l’endroit d’où provenait la fameuse voix familière. Alors que je me déplaçais, je pouvais aussi sentir une odeur particulière, celle du tabac. Ce n’était pas du tabac à cigare comme j’ai l’habitude de fumer. Non, c’était bien différent. C’est alors que je suis tombé sur Hisao, nouvelle recrue de la police. Je l’avais récemment poussé à nous rejoindre ainsi que deux autres Chuunin, et je n’étais pas mécontent de mon choix. Il tombait d’ailleurs à pique.

« Tiens Hisao, j’ai justement besoin de toi. Tu vas partir avec moi en opération. Récemment, il y a eu dans un petit village rural un meurtre bien inhabituel, la victime a fini sur un bûcher et j’ai besoin d’une personne pour enquêter. Partant ? »



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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Mar 7 Nov 2017 - 18:49
Mon pouce et mon index maintenait l’une des plume roses que je trimballais sur moi depuis plusieurs années. Si mon visage était aussi flegmatique que d’habitude, ne laissant transparaître aucune émotion particulière ou inhabituelle, j’étais au fond de moi … apaisé, soulagé et satisfait. Enfin j’avais mis la main sur ce maudit piaf, et comme je l’avais espéré durant toute ma période d’emprisonnement, j’ai réussi à me lier avec lui. Mais au-delà de la satisfaction d’avoir pu mettre un point final à cette longue quête, c’est le soulagement d’avoir enfin quelque chose d’autre en tête que la poursuite constante de Suzaku – le nom de cet enfoiré d’oiseau.

En effet, j’étais désormais libre de pouvoir m’entraîner comme je n’avais pas pu le faire depuis longtemps, mais surtout, j’allais pouvoir m’investir plus sérieusement dans mon rôle de membre de Kumo Keimu Butai. Car au final, retrouver cet oiseau n’était que secondaire. C’était plus un besoin personnel qu’un véritable objectif. Secondaire était bien sûr un mot dégoutant à utiliser tant c’était important pour moi, mais mes années en prison me forcent à suivre une route bien définie… et cette route doit absolument me conduire en direction des hautes sphères de la justice. Bon, j’sais pas vraiment comment faire pour être parfaitement honnête. Ca va peut-être me prendre des années pour gravir la hiérarchie. Mais bon, j’compte pas m’arrêter à 40 ans. De toute manière, ça fait longtemps que je ne fais plus ce que je veux, mais que je fais ce que je dois faire. C’est une philosophie qui a ses inconvénients, c’est clair, mais j’ose penser qu’elle pourrait m’emmener plus loin que ce que j’imaginais au début.

Ainsi, depuis tôt ce matin, j’aidais mes quelques collègues dans les locaux de la police. Rien de bien complexe mais rien de bien amusant non plus. Mais on va dire que je travaillais mes relations professionnelles, même si ça me gonflais. Ce n’était pas vraiment mon boulot, après tout. Mais pour le moment, le Taicho ne nous avait pas réellement renseigner sur nos tâches quotidiennes. Simplement nos devoirs en général.

Le Kiseru en main, proche de la fenêtre, je fus cependant interpellé par mon supérieur et patron, Daisuke. Alors accoudé à une étagère, je redressais lentement l’échine puis fis calmement quelques pas en sa direction.

- Taicho. En quoi je peux être utile ?


Il se fit concis en me demandant de partir avec lui concernant un meurtre inhabituel. Apparemment, un individu a été brûlé vif sur un bûcher. Etrange procédé pour un meurtre. On dirait plutôt une exécution, qui plus est publique. J’avais en effet du mal à concevoir, si le meurtre a bien eu lieu dans le village, comment un bûcher aurait pu être attisé.

- C’est mon travail d’être partant pour ce genre d’emmerdes. J’suis prêt à partir si l’opération a lieu dès maintenant.

Suivant sa réponse, je me rendis dehors en rajoutant un peu de tabac dans mon Kiseru métallique. Curieux sur l’affaire, je me permis d’essayer d’en savoir plus afin d’être parfaitement au clair dans notre tâche.

- J’aurais quelques questions, Taicho. Est-ce que c’est vraiment un meurtre qui a eu lieu dans un village ? A entendre ce que vous avez dit, ça m’a plutôt l’air d’être une mise à mort. Kaminari n’est pas censé avoir de village acceptant la peine de mort publique, j’me trompe ?

La question pouvait peut-être paraître stupide pour le Kizuato, mais j'avais besoin d'avoir cette précision. Un meurtre pareil au sein d'un village ou en dehors est très différent.
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