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Iwa Shukusai - Les retrouvailles | Sôsaku-ô Enkei


Lun 13 Nov 2017 - 16:44
Son menton se relevait, la tête dans les nuages ou presque, silencieusement Sanadare aurait voulu pouvoir observer les cieux. Les masses se déplaçaient lentement, c'était une vérité qui n'avait pas pu être changé et un instant, elle se surprenait à s'imaginer erré à leur rythme tout là haut, qu'une éclaircie l'obligerait à détourner son regard éblouie et que ce dernier se poserait sur le monde d'aujourd'hui à nouveau dévoiler à sa vue. Plus tout à fait le même, mais pourtant si identique à sa mémoire qui se troublait, venant rajouter les éléments qui lui manquaient de plus en plus. Un sentiment étrange la tiraillait maintenant, mais la rêverie se stoppait tandis qu'on tirait sur un coin de son gantelet. Aucune iris ne pouvaient lui faire distinguer l'enfant venu l'interrompre, mais un sens bien aiguisé de sa sensorialité l'avait quant à lui distinguer en un instant. Un petit rictus amusé alors qu'il pleurait dans son affolement, elle n'avait glissé que de deux entres les siens et c'était bien assez pour l'entraîner à travers la foule à la recherche de ses parents égarés.

De quelques mots habiles, la kunoichi avait réussi à rapidement le calmer et elle restait un peu étonnée qu'il l'ait choisi aussi spontanément pour l'aider. A croire que l'enfance offrait des instincts qui se perdaient eux aussi avec le temps, au bout de quelques pas qui lui avait fait comprendre que la foule serait gênante, la Hyuga s'était accroupie. Quelques instants plus tard, au dessus de toutes les têtes, celle qui petit garçon dépassait, c'était que la Hyuga était plutôt grande, elle aurait pu regarder les gens de haut littéralement avec facilité. Il n'avait ainsi pas fallu très longtemps pour que la voix maternelle se fasse entendre, le fuyard remis à sa génitrice, il ne lui restait plus qu'à reprendre sa patrouille. Après tout, avec ces festivités, son groupe de l'ordre était surbooké, pourtant, elle était resté là figée comme attirée instinctivement par quelque chose de familier.

Comme un félin qui allait fendre sur sa proie, elle se rapprochait lentement vers l'objet de son attention, l'obscurité était déjà là, combien même la Hyuga n'en avait plus conscience, aucune différence. Mains dans les poches, elle diminuait les pas petit à petit entres eux deux, son rictus s'étirait alors au fur et à mesure qu'elle accordait son portée, dire que fut un temps, elle se moquait de lui pour sa singularité au sein de son clan... Qui aurait cru qu'elle épinglerait un statut bien plus pire dix ans plus tard. Enfin bref, c'était une autre histoire, mais ce soir-là, aussi flous ses souvenirs s'étaient fait, le sien restait intact. Rare était ses connaissances d'enfance n'étant pas gravé dans sa liste noire, mais cet ancien camarade là n'était pas Huyga, il était probablement Iwajins aujourd'hui, mais c'était un shinobi différent dans le genre. Face à lui qui allait sûrement commander à boire au vu de l'odeur qui se dégageait de l'échoppe... La kunoichi lui décrochait une droite en pleine mâchoire. Comme ça, c'était gratuit, une vieille façon de se saluer...

-Damne Enkei, je t'ai connu plus réactif tu t'es déjà trop imbibé ?... Lui avouait-elle comme son identité par ce biais.

Sana' était difficile à confondre déjà enfant, la princesse Hyuga avait déjà un caractère volcanique et un trop plein de témérité dès que les regards de ses pairs l'avaient quitté. Peu étaient ceux qui pouvaient se vanter d'avoir côtoyé la petite fille sans sa facette. Ce samouraï là en faisait parti, combien de temps qu'ils ne s'étaient plus vu ? Mais on aurait juré qu'elle avait quitté hier dans son kimono siglé. La tenue était moins respectable, la fille aussi d'ailleurs, mais l'amie n'avait pas semblé avoir subi les affres du temps.

-Ne bois pas sans moi idiot.
Elle s'installait à ses côtés. C'est grâce à toi que je cogne si dur aujourd'hui, je t'offre à boire en récompense ?

Elle ne lui faisait pas l'affront de faire semblant de le regarder, oh non, il savait et elle savait qu'il savait. Puis elle ne mentait pas, c'était souvent comme ça que l'un ou l'autre se saluaient après quelques jours passés ensembles, un bras de fer en quelque sorte pour savoir qui du Nagasama ou de la Hyuga était le meilleur. Il n'y avait encore jamais eu de vainqueur, match nul, chaque victoire s'étaient couplée à une défaite au match retour. Sa présence ici bas lui faisait du bien, pour le moment du moins...

-Tu vois, j'ai gardé des cicatrices, je te l'avais dit ! Taquinait-elle en désignant les coups de lames que le gamin d'antan lui avait porté. Alors toi aussi tu es ici ?

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Dim 19 Nov 2017 - 20:48
L'ivresse de la nuit, celle de l'instant éphémère où l'esprit, en saturation, ne s'occupait plus qu'à des frivolités et cette soirée improvisée au cœur de l'évènement Iwa Shukusai ne manquerait pas d'en apporter. Évidemment, Enkeï ne l'assumait guère, flâner ainsi à travers une foule en effervescence, d'ailleurs, sans surprise, ce dernier ne ressentait que mépris pour tous ces plaisirs pleins de vide. C'était ce qu'il pensait généralement, c'était ce qu'exigeait de lui cet enseignement strict, le bushidō, placer l'honneur au cœur de tous choix étant un principe fondamental.

Il s'était tout de même vêtu pour célébrer l'évènement et marquer son appartenance à cette cité rocheuse, c'était, malgré ses quelques divergences avec celle-ci, le minimum à respecter. Il observait tout autour de lui, au cœur de ce marché vivant, ces visages égaillés, ces sourires parfaitement heureux, ceux-là mêmes qu’il n’avait jamais su reproduire ou du moins, avec autant de sincérité. Un traditionnel kimono noir et sobre le vêtissait avec élégance, en dépit de cette noirceur qui le distinguait des autres couleurs claires et chatoyantes. Elles étaient certainement plus dans le thème de cet évènement.

L'heure était à l'alcool, une échoppe parmi d'autres, atypique au premier coup d’œil, lui sembla être le meilleur endroit pour boire. Il brassa littéralement cette foule de ces bras robustes pour se frayer un chemin à travers elle vers son but, but qu'il atteignit en soulevant le voile épais qui offrait aux clients passagers un peu d'intimité. Nul autre odeur que celle des différents saké ne sut le séduire et , à vrai dire, après tous ces jours de sobriété, l'envie ne manquait aucunement. Il était tard, les lieux était quasi-vide, une véritable aubaine pour s'entretenir avec soi-même, se désinhiber l'esprit en paix. Il s'installa, tandis que le serveur taciturne lui servit ce qu'il avait de mieux en alcool, pas nécessairement en terme de degré, mais plutôt en terme de qualité. Il souleva sans plus attendre la coupole de saké jusqu'à ses lèvres, l'embrassa, avant d'absorber le tout cul-sec. Il répéta l'opération une seconde fois, la bouteille à portée de main. Sa pensée s'était comme figée, il n'y avait que cet instant à vivre pleinement, sans que nulle autre réflexion ne parvienne à parasiter son esprit. Il profitait, ainsi.

Sobre, mais les sens légèrement engourdis par le breuvage alcoolisé, le demi-nagamasa s’apprêtant à boire une énième fois ne vit le coup-de-poing qui lui fut décoché en pleine mâchoire. Au sommet de cette chaise haute, le choc, brutal, manqua de le projeter au sol. Prompt à la colère, son regard s’enténébra tandis que tous les muscles de son visage saillirent en une affreuse grimace, mâchoire serrée. Prompt à tuer, sa lame assoiffée sifflait déjà dans l'air avec l'intention meurtrière de trancher la gorge de l’imprudent(e). Ce .. ce cache-œil, ce visage. Il s'arrêta au dernier moment, les yeux écarquillés. Elle, car oui c'était le cas, s'installa à ses cotés comme si de rien n'était, comme si leur dernière rencontre ne remontait pas à de longues années. Il s'accouda au comptoir, massant de ses mains sa mâchoire malmenée. Ces traits tirés renforçaient l’austérité déjà présente sur ce pâle visage, l'esprit confus, le demi-nagamasa servit de l'alcool à cette vieille connaissance apparue comme par enchantement.

« Idiote,
Lança-t-il froidement, avant de boire cul-sec avec insouciance-
Après toutes ces années d'absence,
J'aurais pu oublier qu'on se saluait à coups-de-droite,
Te rends-tu compte que j'ai failli commettre l'irréparable ?
Soupirant profondément-
Et, c'est grâce à toi, que j'encaisse aussi bien les coups,
Allez, bois, j'invite-
Il observa d'un regard désolé,
Les blessures cicatrisées d’antan qu'il avait commis,
Fraichement arrivée,
Tu gâches déjà le bon saké,
Et, à vrai dire, des cicatrices d'elle, son corps en portait aussi,
Autant de souvenirs en tous genres imprégnés dans sa chair-
Je ne suis ici que pour assouvir une envie de boire ~

Cette enfance qui les liait était également faite de noirceur,
Il réfréna alors cet ébauche de sourire, les yeux rivés dans l'alcool,
Incertain quant à l'attitude à adopter-
Sept années d'absence-
Nous avons tous grandi ensemble,
Et pourtant, cela ne t'a pas empêché de disparaitre,
Après ce sinistre évènement-
Le regard enténébré-
Idiote,
Nous fuir ainsi,
Rejeter ainsi notre aide,
Buvant cul-sec une énième fois,
Disciplinant tant bien que mal ses émotions-
Je t'ai tellement haï ce jour-là. »
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Mar 21 Nov 2017 - 21:57
Son air se soufflait lourdement de ses narines, c'était que sa gorge était déjà réquisitionné pour rire. Une bonne tape sur l'épaule qu'il lui laissait imprudemment, puis il resta bien sérieux, tandis qu'elle se déridait totalement. Sacré Enkeï !

-C'est qu'il insiste à m'attribuer un sobriquet de stupidité, faudrait peut-être quelques autres coups, tu sembles mal te souvenir qui a cassé pour la première fois ton nez.

'fin, il lui semblait, lui ou à un autre, elle avait frappé tellement de ses camarades du bushido, ça ne changeait pas qu'ils étaient aussi tendres dans les coups dans le temps, qu'ils n'étaient bons aujourd'hui dans la descente du sake. Quelques secondes avaient suffi à faire disparaître le liquide, elle fit danser et chanter son verre sur le comptoir, une façon agaçante de l'obliger à la resservir.

-Ne commences pas à chialer comme un enfant dès les premières secondes, moi qui t'avais cru un homme aujourd'hui.
Elle lui vola la bouteille pour boire au goulot parce qu'il avait été trop lent à réagir. Allons pas de chichi, s'ils n'étaient pas frères de sang, ils l'étaient au moins de cœur pour toutes les fois où ils s'étaient aimé de façon réconfortante et haïe pendant les jeux de la vie. Ce qu'elle aurait aimé lui jeté un regard en coin pour le faire taire comme dans le temps, à la place, elle soupira. C'est pas comme si t'aurais pu y arriver de toute façon, même l'approcher du bout des doigts ton irréparable. Elle s’inonda d'une nouvelle gorgée.

Sept ans déjà, en toute sincérité, elle avait perdu le décompte, mais là dessus, elle lui faisait confiance aveuglément, à ce petit rancunier. Elle le poussa encore un peu du bout de sa main libre pour le faire vaciller sur son tabouret, un air de lui dire : Allez fais pas la gueule.

-Tu dis ça comme si j'avais eu le choix. Tss. A ce qu'il paraît je suis morte dans cette forêt, ce jour-là et personne à juger bon de ramener mon cadavre.
Haussement d'épaules, elle enrageait, mais il n'y était pas pour grand chose, oh elle savait bien qu'un idéaliste borné comme lui l'aurait traîné sur son dos d'enfant ou accompagner dans les bras de la mort. Pour ça qu'elle l'aimait bien. J'aurais voulu revenir vers vous et les oublier eux. Pas besoin de préciser, il comprendrait. Malheureusement, j'ai mis longtemps à me déterrer. Avouait-elle mélancolique. Mais qu'est-ce que ça fait de toute façon. Je suis là maintenant et toi aussi. Elle trinqua direct depuis le bout d'une bouteille pas à elle et un petit verre du gus de l'offrande. C'est pas équitable ton affaire. Et elle ne parlait pas de la quantité d'alcool mal dispatchée. Tu sais ce que je noie, mais toi après quoi tu rumines encore... ? Nouvelle gorgée, ça l'aiderait peut-être à faire preuve de moins de mauvaise foi. En quoi vous m'auriez aidé ? Tu viendrais péter la gueule des patriarches Hyuga avec moi ?

Son rire bruyant inonda le petit coin qui se faisait oublier. Elle laissait rouler sur le comptoir la bouteille vidée en faisant un signe pour en obtenir une autre.

-C'est bien ton genre et puis là, au lieu de boire comme deux idiots, on serait mort... Brillant Enkeï ! Vraiment ! T'en as d'autres dans cette tranche.


Elle se moqua encore un peu de longues minutes durant parce qu'il était trop sérieux.


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Sam 25 Nov 2017 - 9:48
Elle se riait de sa fougueuse détermination, celle-là même qui allait souvent au-devant de tous les dangers et ce, dès l’enfance. Loin de vivre avec insouciance comme l’exigeait cet âge, le tout jeune samouraï connaissait déjà le sens du mot loyauté et les risques mortels à encourir pour le mettre en pratique. Hyûga et Nagamasa, deux enseignements fondamentalement opposés, deux écoles de la vie, deux doctrines qui ne se mélangeaient qu’en trop peu de points. Tant mieux si la principale concernée, qui avait subi un préjudice à la fois corporel et moral irréparable, savait noyer ce sinistre évènement dans l’alcool et reconnaître, peut-être, cette impuissance qui fit d’elle la partie lésée de l’histoire. Lui, fidèle à lui-même, pensait différemment. Ils ne se comprendraient pas, seules les tartes dans la gueule savaient parfois les mettre d’accord. Elle souhaitait sans nul doute préserver sa vie d’une mort inutile ; Il souhaitait sans nul doute s’illustrer dans un acte de loyauté, au mépris de la mort, pour cet être si cher à ses yeux. Certainement, y voyait-elle là l’élan d’héroïsme puéril d’un adolescent, certes aguerri.

Chaque situation déterminante à laquelle le samouraï avait été confronté le réconfortait dans l’idée d’entreprendre une quête de puissance. Il savait pourtant les illustres noms des grands héros qui connurent un destin aussi commun que tragique. Ceux qui avaient succombés à la détresse, désespérés, ivres de pouvoir, détruits au cœur de cette quête grugeuse et démentielle.


Elle était bien la seule à pouvoir ainsi se moquer de lui aussi ouvertement, cette voix, muée par sept années de disparition, éveilla en lui une succession de bribes désordonnées, que l'alcool ne saurait désormais noyer en sa présence. Il clôt ses paupières, soupirant profondément. Aucune réaction face aux propos ô combien nombreux de la jeune Hyûga, mieux, tel le mauvais joueur empli d'une insupportable frustration, ce dernier l'interrompit en s'adressant au serveur d'une voix autoritaire.


« Une deuxième bouteille, s'il vous plait !
C'est que la Demoiselle ci-présente boit comme un trou !

Catapulta-t-il, avant de porter ses yeux rougeoyants sur elle-
Je n'accorde désormais plus autant d'importance à la vie d'autrui,
Alors, sois ravie de constater que nous sommes pour la première fois d'accord,
Ce qui t'est arrivé devait t'arriver,
Fin de l'Histoire ~

Le rictus aux lèvres, au-delà de cet air désinvolte qu’il affichait,
Imperméabilisait diverses émotions qu’il ne souhaitait révéler.
Revenu à sa boisson alcoolisée, ce dernier poursuivit-

Et donc, tu as finalement trouvé vocation,
Dans les forces de l’ordre d’Iwa ?
Il avait précédemment vu l'insigne de police,
Manquant de pouffer de rire à l'instant-
D'où t'as un sens de la Justice toi,
Avoues que tu es là pour le plaisir de casser des gueules avec légitimité ~ »
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Lun 27 Nov 2017 - 3:32
La Hyuga se saisisait de la bouteille aussitôt arrivée, elle les servait joviale de leurs retrouvailles, c'était comme si ils étaient encore hier en train de courir après le vent, la tête pleine de leur rêve d'enfant.

-Comme un trou ? T'es loin du compte, j'ai à peine commencer.


Il se moquait d'elle et c'était de bonne guerre, elle en avait fait autant et continuerait sûrement, ils avaient ce genre de relation, toute sauf mignonne, celle d'un rentre dedans perpétuel qu'aucun ne prenait au sérieux. La Hyuga l'adorait vraiment et il lui avait manqué, peut-être pour ça que son répondant était aussi aiguisé, pour être sûr qu'il se rappelle qui elle avait été, qui elle voulait toujours être à ses yeux. Sana' la terrible petite teigne.

-Ouah, dans le mille, t'as l’œil du fin détective, je devrais te recruter tu penses ?

Son rire inonda encore le petit espace, et la vérité avait valu un regard surpris du propriétaire des lieux. AH elle était belle la représentation des forces de l'ordre d'Iwa. Habillée comme une fille de mauvaise vie, insolente jusqu'au bout des ongles et adepte de biens des vices.

-Tu sais la justice c'est une question de point de vue. Disons plutôt que je maintiens l'ordre à la force de mes poings dans mon cas.

Est-ce qu'elle devait avouer qu'elle était tombé dans l'unité par un concours de circonstance sans vraiment rien demander... Déjà que sa crédibilité n'était pas au top, peut-être qu'il serait sage de taire le détail encore pour le moment. Mais si elle n'était pas assez satisfaite de son rôle, c'était qu'il ne lui avait permis d'obtenir ce qu'elle avait espéré en l'intégrant. Elle voulait juste quelques miettes l'aidant à avancer.... Un sujet trop sérieux, pour un jour qui aurait dû être joyeux, c'était une bonne surprise de tomber sur lui ici.

-Je peux te faire essayer mes menottes si tu insistes.
Rétorquait en tirant un bout de langue taquine. Tu ne m'as pas répondu, pourquoi t'esquive la question ? Une histoire de bonne femme c'ça ? Oh pitié, ne me déçois pas comme ça !

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Dernière édition par Hyûga Sanadare le Mer 27 Déc 2017 - 20:06, édité 2 fois
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Mar 26 Déc 2017 - 0:15
« Moi, dans les forces de l'Ordre ?
J'ai déjà bien assez de mal à être un shinobi droit et assidu ~ »

À la question suspendue qui parlait de lui faire essayer les menottes de son interlocutrice, le bushi ne put retenir un sourcil arqué. L'esprit parfaitement orienté en temps normal, légèrement éméché par l'alcool, ce dernier y vit un double-sens à accorder cette fois-ci. Il manqua d'ailleurs de faire une fausse route en buvant de travers le saké. Après s'être repris, Enkeï la bouscula énergiquement du bras. Oui, entre eux, pas de demi-mesure.

« Erf, t'arrêtes de dire des conneries un peu ?
Et, de quelle histoire de 'bonne femme' me parles-tu ?
Laquelle d'entre-elles voudrait d'un mec au train de vie aussi irrégulier ~ »

Mensonge. L'hygiène de vie n'avait jamais fait entrave à sa vie sociale, elle était même banale vis-à-vis des autres shinobis, c'était une vie commune, chargée d'émotions et de chamboulements, que tous partageaient. Mensonge, ce n'était qu'un choix : celui de fuir les autres, de ne se lier à aucun d'entre-eux. Car, tout lien, s'il ne trahissait pas, était une faiblesse potentiellement exploitable. C'était en effet l'une des clés pour survivre dans le monde d'ici-bas. Loin, si loin, de la quête du bonheur que les non-initiés au shinobisme recherchaient. Il conserva ce visage jovial, aux joues rosâtres, qui ne laissait rien  transparaitre sur cette mélancolie grugeuse. Heureusement, une vision de son enfance l'aida dans cette voie. Subitement, sans crier gare, son bas-visage se fendit en un large sourire sincère.

« Quand on était gamins,
Et, que tu tyrannisais tout le monde, petite teigne que tu étais,
Je me disais qu'il suffisait de te battre, de te dépasser,
Pour enfin me dire : ça y est, je suis désormais fort !
Lança-t-il, en élançant ses bras-
Aujourd'hui, le Monde est bien plus vaste,
Je n'ai toujours pas atteint ce but,
Et, des plus forts que toi, il y en a !
Soupira-t-il, péniblement-
C'est déprimant ~»
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Jeu 28 Déc 2017 - 2:27
Elle riait à sa première réponse de bon cœur, sur la question de la droiture et l’assidue, ils se rejoignaient parfaitement dans leur médiocrité. Au moins, cela la consolait un peu sur le fait qu’elle était loin d’être une exception et du coup, pas forcément dans le tort.

-Ouahh qui a parlé de droiture et… C’est quoi l’autre mot déjà ?

La Kunoichi se fit moqueuse, autant que provocatrice à la suite, ce qui manquait d’étouffer son camarade pour son plus grand plaisir, il la poussait, elle manquait de tomber de son tabouret en riant comme une idiote sous le regard ébahit du propriétaire du comptoir qui servait leurs verres. Sur quels fous était-il tombé encore ?

-Bof, des poufs ce n’est pas ça qui manque, pour peu que tu joues la cartes du héros…. Qui ne sera bien sûr qu’une comédie joviale dans ton cas.
Insistait-elle dans ses taquineries.

D’ailleurs, à force de rire comme ça, ils irritaient leurs gosiers qui s’asséchaient, la kunoichi agitait sa coupelle, on leur servait une nouvelle bouteille qu’ils allaient descendre aussi vite que les premières. Au moins, ils n’avaient pas l’alcool mauvais quand ils étaient ensemble. La Hyuga soufflait bruyamment quand il la décrivait comme un tyran en culotte courte qu’elle était jadis-toujours ?

-Mais écoutez donc cet ingrat ! Après tous les efforts que j’ai fournis pour tenter de tirer quelque chose de toi !
Son tour de le bousculer. Y aura toujours plus fort que soi crétin, c’est pour cela qu’il faut jamais rater une occasion de castagner… Pour garder la main ou l’améliorer.

D’ailleurs… Elle se relevait d’un bond, posant ryos sur le comptoir en emportant la bouteille d’eau de feu et son partenaire d’antan par le col, qu’importe ses protestations, elle l’entraînait avec elle à travers la foule s’écartant sous le passage inquiétant. Ils attiraient toute l’attention et elle s’en foutait pour sa part, en service ou pas…

-Tu vas voir ce que c’est d’être vraiment déprimé après la raclée que je vais te mettre !

Affirmation enjouée alors qu’elle le relâchait en le balançant presque en face d’elle dans une ruelle plus calme. La Kunoichi se mit en garde, un sourire de garce sur la face, le même qu’elle avait enfant quand elle criait « YATA!!! » avant de lui sauter dessus pour le couvrir de coups… D’ailleurs, elle le fit encore, juste pour le fun...

-Yata ! C'était ridicule...

Son pied accrochait le mollet de son camarade aussi éméché qu’elle pour le faire renverser au sol dans une prise. Voyons s'il avait appris avec le temps à se défaire de sa prise favorite.

-Me dis pas que t’as rien appris avec tout ce temps et que tu vas encore prendre ta raclée ?


Elle plaçait un coup de pied en visant ses côtes… Allez ! Allez du nerf !

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Jeu 28 Déc 2017 - 18:30
Elle s’agitait soudainement, se mettait à brailler ouvertement sans tenir compte qu’ils étaient tous deux sur un espace publique, même si c’était dans le cadre des festivités. L’effet de ce fort alcool opérait-il enfin sur cet insatiable trou, si bien nommé ? C’était certes à coups de petites coupoles cul-sec, mais coupole après coupole, ça finissait par constituer des litres tout ça ! Elle le taquinait allègrement, en toute familiarité, fidèle à elle-même. Il ne put s’empêcher de rire lui-même, également éméché par l’alcool, lorsqu’elle lui prodigua ses précieux conseils. D’après elle, pour demeurer fort, il n’y avait rien de mieux que de bastonner à foison pour ne pas perdre la main. Il lui était difficile de la contredire, cela se tenait. Alors qu’il méditait sur ces paroles baignées de douceur et de bienveillance envers autrui, le samouraï, s’apprêtant à boire une énième fois cul-sec, se fit soudainement happé par le col pour être brutalement tiré vers la sortie de l’établissement.

« Mais, qu’est-ce qu-HEY ?!
Sur le chemin, une pauvre dame avait été bousculée,
Tandis qu’il tentait de se libérer de son étreinte-

Oups-désolé, je suis victime d’un abus de pouvoir !
Revenant ensuite à elle-
Argh-Tu vas émailler mon col, avec tes conneries ! »

Autant s’adresser à un pied de table, c’était tout pareil, elle s’entêtait dans son silence et tirait toujours avec la même énergie. La bougre, elle était sacrément costaude. Quand elle daigna enfin s’exprimer sur les raisons qui l’avaient menées à le ridiculiser en publique, telle une mère courroucée après son fils, c’était pour lui annoncer qu’elle allait le tabasser. Ok. Tout va bien.

Yata ? Mince, ce kiaï réveillait en lui de bien mauvais souvenirs. Ainsi, elle cherchait un point d’accroche au niveau de ses mollets pour exécuter cette prise réalisée tant de fois au cours de leur enfance. Puéril. Il prit aussitôt l’ascendant sur elle, lui saisit promptement les vêtements, au col et à la manche, dans le but de la projeter au sol, en utilisant la force de tout son corps –engourdi par l’alcool-. Tsuri-Komi-Goshi.
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Ven 29 Déc 2017 - 21:09
La Huyga avait la pogne aussi dure que sa descente facile, vu les litres qu’elle engloutissait chaque jour, difficile de lui faire perdre pieds et ses idées fixes. Seule variante, elle était moins modérée maintenant, mais l’avait-elle été un jour au moins ?

-Ne fais pas ta chochotte.

Qu’elle suggérait sans tact en continuant sa route sans se soucier de rien d’autre que son objectif, où sur place, il la fit basculer au sol dans quelques éclats de rire, à croire qu’elle était contente qu’il parvienne enfin à user d’une riposte contre leur terrible souvenir d’enfance. Ceci dit, ce n’était ni des félicitations ou une médaille qui l’attendaient pour ça, oh ça non. Mais il la connaissait depuis le temps, elle n’était pas très soigneuse de ses vêtements contrairement à lui, hormis son chapeau, ni une gentille joueuse. Si tôt au sol, alors qu’il se sentait pousser des ailes, exactement ce qu’elle voulait histoire de lui gratter de plus près les puces…

-Alala cet idiot, tu as progressé mais…


La Hyuga lui pognait le paquet littéralement, sans aucune forme de respect pour leur vie commune passée, les règles du jeu n’avaient pas changé. C’était le plus acharné qui gagne et les coups bas en combat comme dans la vie n’étaient pas à négliger. Tous n’étaient pas des idiots de Samourais avec un code d’honneur.

-T’as toujours pas appris ta leçon on dirait !


La suite logique quand on presse le point faible d’un homme. Son rugissement n’avait d’égale que son plissement tandis que la borgne riait comme une idiote bien déçue de ne pas pouvoir voir sa tête dans ce moment magnifique. Elle en profitait d’ailleurs, toujours au sol, pour soulever ses jambes afin de capturer sa tête entre ses cuisses et le faire basculer sur le côté dans une prise de… catch ?

La kunoichi l’étouffait légèrement, mais lui laissait au moins les bras libres pour tenter de se défaire, les voilà non pas quitte, mais au moins au même niveau sur la terre. Son rire résonnait dans la ruelle, attirant l’attention de quelques curieux qui se demandaient bien ce que ces deux-là faisaient, et la police aussi d’ailleurs !

Ah ? Mais c’était elle la police !

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Sam 30 Déc 2017 - 17:05
Il évita in extremis la prise du dit-paquet, leur enfance étant une école de la vie riche en leçons. Il avait appris. Même éméché, ses sens étaient en éveil, mais peut-être pas autant que la bougre qui se riait toujours de lui, malgré sa technique de projection. Il n'y avait rien à faire, c'était cause perdue manifestement. Le rugissement qu'elle crut entendre était en fait sa tentative de placer une clé de corps contre-carrée, elle en profita d'ailleurs pour le saisir en cisaillant, à l'aide de ses cuisses, son cou à lui. Fatalement, la garce l'étouffant tout en le contraignant à soulever son poids, ce dernier tomba sur le côté, toujours soumis à l'étreinte de sa partenaire de jeu .. à ce qu'il semblait être et à son insu, pauvre de lui. La police, quant à elle, passa son chemin, puisqu'elle en était.

L'insoumis samouraï ne tardera pas à réagir. Elle lui laissa les bras, sa gentillesse lui coutera bien cher ! Alors qu'elle l'étouffait de ses cuisses, les deux mains du guerrier se scellèrent en un mudrâ très rependu, dans l’exécution d'une des techniques les plus classiques du ninjutsu : Kage Bushin no Jutsu. Une explosion retentit, libérant un panache de fumée. Son clone, dont le bas-visage s'était fendu en un sourire mesquin, était fin prêt à l'emploi. En toute autonomie, ce dernier tint les bras de l'impétueuse borgne, tout en emprisonnant sa tête entre ses cuisses et ce, de toutes ses forces. Enkeï, à deux doigts de l'asphyxie, en profita pour se libérer de ces satanées cuisses de catcheuse grâce à ses deux mains libres. Aussitôt, le clone usa de ses jambes également, se renversant sur elle, pour une étreinte totale, tout en lui guillotinant le cou. Enkeï s'accroupit, de sorte à lui sourire ouvertement au visage, l'air faussement désolé.


« Tu as toujours été trop brute,
Et, aujourd'hui, j'ai su en tirer avantage-
Il lui agita un parchemin explosif au visage, la nargua allègrement,
Avant de l’apposer délicatement sur son abdomen-
Hop-op-op-ne bouges pas trop,
Oui, je sais, cela ne te tuera pas,
Mais, tout de même, cela risque de 'piquer' un peu beaucoup-
Les dents saillantes, le regard espiègle-
Bien,
Il ne me reste plus qu'à te souhaiter Bonne Chance,
Au revoir,
Lança-t-il, tout en se redressant-
Retrouvons-nous dans de meilleures circonstances,
Que celles-ci- »
Sur ces dernières paroles empreintes de mesquinerie,
Il quitta empressement les lieux,
La laissant à son funeste sort-
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Mer 3 Jan 2018 - 23:45
Sa satisfaction fut d’autant plus grande quand contrairement à leurs souvenirs d’enfance où elle l’écrasait toujours sans sourciller, cette fois le samourai lui offrait un répondant. Bien qu’il soit fait avec un jutsu plus qu’un vrai effort physique comme elle lui offrait, mais bon, elle n’allait pas se plaindre qu’il leur rajoute un paramètre de jeu augmentant son panel. Si elle ne pouvait pas le voir, la Hyuga entendait très bien le ton enjoué de sa voix, malheureusement pour lui, tandis qu’elle se laissait faire par la prise du clône, elle s’empressait de lui rappeler.

-Vendre la peau de l’ours avant de le tuer tu sais. Certes, elle avait eu du mal à lui glisser celle-là au fur et à mesure que la prise se refermer, mais, placée quand même.

Si ces entraînements dans la police lui avait bien appris une bonne chose, c’était comment réagir en cas de prise d’étouffement, surtout ne pas se crispait et encore moins lutter pour se dégager c’était bien pire, d’autant plus que… Il lui posa un truc sur le ventre, ce petit fourbe quand même, elle le laissa filer à peine, en bonne senso sans perdre sa trace avant de subitement user de sa technique d’expulsion visant à la libérer des emprises et pièges de ce genre. Son chakra s’expulsa dans son dos et son ondulation partie de ses jambes, s’en suivait un revers puissant pour exploser le clone et tandis qu’il donnait l’info à son créateur, d’une pirouette pour se relever et une charge, elle lui avait déjà sauté dans le dos pour le rejoindre, lui toujours au bout de cette ruelle…

-BADABOUM ! Lui hurlait-elle dans les oreilles accrochée comme une petite fille à son cou et à sa taille pour lui faire profiter de son cadeau aussi. Quoi ? Si on avait le droit au justu alors !

Le parchemin s’activa, la foule se mettait à hurler en s’écartant de la fumée qui venait de se générer… C’était déjà comme ça dans le temps, un grand n’importe quoi !

-APPELLEZ LA POLICE ! Hurla une femme.
-NON LES SECCOURS ! Hurlait une autre.
-Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demandait un autre individu...

Et eux ? Ils en disaient quoi ?



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Jeu 4 Jan 2018 - 23:19
Il la savait capable de déjouer ce piège vil et dangereux à la fois. La savait-il capable de le déjouer en si peu de temps ? Il entendait bien profiter du reste de sa soirée et fuir de bons en bons jusqu’à se faire transpirer dans son si beau kimono des grandes occasions auraient sans nulle doute desservi ses intérêts. Le guerrier, à la chevelure d’un blanc immaculé, héritage génétique de sa défunte mère, se remémorait le sourire aux lèvres des derniers mots prononcés par sa victime. Sourire qui disparut dès lors où le chakra de ce dernier lui communiqua la disparition de son clone. Au bout de cette rue obscure, à la lumière de la voie principale scintillante de mille feux, le malheureux eut à peine le temps de détourner son regard, que son bourreau l’avait déjà étreint au cou et à la taille, lui hurlant dans les oreilles .. badaboum. Quelle âge avait-elle déjà ?

À peine isolés tous deux, un crépitement soudain emplit l’air, avec l’odeur que l’on attribuait à des mèches d’explosifs allumées. Le regard stupéfait, le samouraï, qui s’était décidément engagé dans un jeu qui lui couterait bien cher, comprit alors qu’elle n’avait absolument rien fait pour désactiver le parchemin explosif. Les passants le comprirent également et définirent automatiquement un périmètre de sécurité, à plusieurs mètres de distance des trouble-fêtes. Le foule alors tumultueuse générait un brouhaha infernal. Avant que l’instant n’ait atteint son apogée, le guerrier tout de même raisonné exécuta d’une main une mudrā qui était le code de désactivation, avant de taper le parchemin quasi-entamé apposé sur l’abdomen de la bougre. Le papier cessa de crépiter aussitôt, l’explosion n’aura plus lieu. Inutile d’aller plus loin. Résolu à abandonner, dans ce jeu qui finirait bien mal, le guerrier leva les mains en ce sens.


« J’abandonne- »
Sourire aux lèvres-
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Sam 6 Jan 2018 - 21:51
-Tu ne peux pas. Lui susurrait-elle au creux de l’oreille en sentant le chakra sur son ventre s’éteindre. Tu as gagné je pense, pour cette fois.

Quittant le dos de son compagnon de jeu, que la Hyuga gardait malgré tout enlacé d’un bras autour de son cou, elle arrachait le papier maudit de son ventre pour le jeter dans le vent. Un petit sourire joyeux quand même sur le visage, cette folle.

-Au moins toi tu n’as pas changé, ce village n’a pas réussi à te corrompre avec ses idées niaiseuses.

C’était un fait, dans le temps c’était déjà tout est permis pour gagner et le fait qu’ils ne soient plus des enfants avaient creusés l’écart de la force brute, même si la Hyuga ne le reconnaitrait jamais, si elle ne puisait pas dans son chakra, il était plus fort qu’elle. Moins crétin que dans le temps aussi, plus vicieux et malin, mais au fond ils étaient encore des enfants innocents quand ils s’étaient quittés. Comme si de rien n’était, elle l’entrainait accolés dans les ruelles festives, un petit air pensif malgré son sourire en coin.

-Pourquoi tu es là toi ? Sincèrement j’entends.

Ils marchaient à contre-courant de la foule qui se hâtait vers le feu d’artifice, et au fond, ce tableau là les définissait parfaitement. Elle se remémorait leur jeu dans le camp d’entraînement d’antan, elle qui n’était pas farouche aux étrangers, bien au contraire et aujourd’hui c’était tout le contraire, alors qu’elle se méfiait bien plus encore de ses amis et proches du passé, mais pas de lui ?

-Dis-moi Enkei, tu ne penses jamais à passer ses portes qui sont l’entrée et la sortie d’Iwa, et ne plus rentrer… jamais ?

A chaque fois qu’elle patrouillait et y arriver, la Hyuga se demandait pourquoi elle avait besoin d’une autorisation pour ça, surtout pourquoi elle s’était vendue aussi rapidement à ce village en pensant naïvement qu’il lui apporterait tout ce qui lui manquait. Elle ne voulait ni la gloire, ni l’honneur, encore moins une petite vie parfaite, ses rêves étaient un chaos sans fin dans lequel elle se complaisait. Quelque chose qu’elle ne pouvait jamais avouer à personne.

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Jeu 18 Jan 2018 - 22:33
Cette étreinte chaleureuse, qu’elle tâchait de maintenir à son cou tout en arrachant ce papier inanimé de son abdomen, lui fit oublier cet aveu qu’elle lui avait fait l’instant d’avant. La victoire, qu’elle avait bien voulu lui céder pour cette fois-ci. Quel étrange constat fit-il depuis sa hauteur. Il n’avait jamais vu en elle ce qu’elle avait pourtant toujours été. Une jeune fille auparavant, puis une jeune femme aujourd’hui. Cette proximité soudaine, qui ne donnait plus lieu à une rixe mortelle, lui permit de lire plus en détail ces traits fins, cet œil unique qui s’animait en dépit de sa cécité, le tout dessiné sur une peau nacrée.

Il détourna le regard de cette beauté qui n’avait cessé de croître avec le temps, et pour laquelle, à l’étude de tous ces souvenirs d’enfance partagés avec elle, ce dernier ne saurait être épris. Il en eut néanmoins les joues rosâtres, ou peut-être était-ce dû aux effets résiduels de l’alcool ? Le guerrier alors trop fier balaya de son regard cette foule qui reprit à la fois son calme et ses activités festives, l’étreinte amicale toujours maintenue. Ils marchèrent à contre-sens du peuple, tels deux marginaux anticonformistes.


« J’ai toujours été réticent à l’idée de festoyer,
Et, pourtant, je suis bien là,
La bousculant quelque peu,
l’éternel sourire aux lèvres-
J’ai dû m’assagir avec l’âge-»

Au loin, tout au bout de la grande rue, illuminée du feu des festivités, se dressait d’immenses portes, gardiennes de l’entrée principale du village caché de la Roche. Gardiennes ou geôlières d’une prison surdimensionnée. La dangereuse réflexion de sa camarade lui fit lever un regard méditatif jusqu’au sommet de ces fameuses portes. Il s’était d’ailleurs brusquement arrêté, au risque de se détacher d’elle. La désertion. L’état de grâce des êtres libres. Il n’y avait néanmoins pour eux que déshonneur, disgrâce, sans compter leur tête mise à prix. Les gouvernements de ce bas-monde méprisaient les libertés individuelles. Lui, que voulait-il au fond ? Sa camarade ou du moins le sujet évoqué l’invitait à y réfléchir. De ces portes colossales, la brise nocturne, qu’il perçût alors, au vu du dit-sujet, comme un symbole de la liberté, s’immisça caresser de sa fraicheur les deux protagonistes. Les autres villageois trop absorbés par la joie qui les animait ne semblèrent pas en tenir compte. Voilà qui était révélateur de la scission qu’il y avait entre lui et ce village. Les secondes devenaient des minutes, une réponse était attendue.

« En ce bas monde,
Le désir aveugle de liberté est à craindre,
Car, la liberté d’un individu doit servir sa cause, son ambition-

L’éternel sourire disparut de ses lèvres,
Le regard, enténébré-
Être déserteur,
C’est l’exposition à la peine capitale,
C’est le reniement de ses proches, de sa patrie,
C’est le renoncement à sa vie antérieure-

Le tribut à verser est conséquent,
Le bénéfice doit en valoir la peine-

Être libre .. pour être libre,
Cela n’en vaut pas la peine- »
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Iwa Shukusai - Les retrouvailles | Sôsaku-ô Enkei

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