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Acier fissuré Ft. Yuki Ayuka


Mar 14 Nov 2017 - 22:03
Il ne savait pas pourquoi il l'avait suivi. Cette journée était libre pour lui, ayant repris les bonnes vieilles habitudes quand son dojo au pays des brumes ne fonctionnait pas. Samouraï vagabond ayant juré de protéger la paix, le voilà désormais de retour aux heures les moins glorieuses, a faire ce qu'il peut pour obtenir quelques richesses et essayer de s'implanter du mieux possible dans le pays aux montagnes rocheuses. Et avec ce semblant de retour en arrière, le jeune homme se sentait déprimé, comme s'il n'avait pas su progresser au cours des mois. L'avenir lui semblait incertain et il doutait encore de ce qu'il devait faire, ou même choisir pour l'avenir.

Et pourtant, il avait accepté de suivre sa disciple, alors qu'elle lui proposait un entraînement. Son sabre était pourtant toujours dans un état relativement dégradé. C'était la preuve de sa montée en puissance de ces dernières semaines, du fruit de ses entraînements. Son contrôle du vent était devenu tel qu'il l'isolait et le réduisait a un degré dangereux même pour l'acier travaillé de son katana. Mais l'envie d'enseigner n'était plus aussi présente qu'elle avait pu l'être par le passé. Le jeune homme ne se sentait pas apte a enseigner quoi que ce soit, lui qui était déjà en proie avec des démons de haine qui brûlaient a l'égard des bellicistes. Son âme ne trouvait plus le repos et il avait peur de blesser les autres tout autant que de lui-même se blesser.

Contemplant le paysage qui était désormais son nouveau lieu de vie, saluant les gardes méfiants qui les voyaient toujours d'un mauvais œil palpable, il rappela a la jeune femme : Nous ne pouvons pas nous éloigner trop loin du village, Ayuka. Plus d'honorifique. Il ne savait pas s'il devait en employer, encore maintenant. Certes, ils s'était rapprochés, certes, elle était toujours sa disciple, mais le jeune samouraï ne savait plus exactement comment il devait s'adresser aux autres. Son dialecte était toujours celui d'un samouraï très poli, même si son âme semblait fatigué. Grimpant sur un sommet plat, il lui demanda alors : Que comptez-vous faire, toi et les Yuki ? Je n'ai pas encore vu Eiichiro, depuis... Il grimaça de fatigue. S'il était le sensei de la jeune femme du clan Yuki, le chef de ce clan, par bien des aspects, était aussi un de ses disciples sur lequel il prenait soin de veiller... Et ce, malgré toute la fatigue qu'il pouvait ressentir en ce moment. Pour ma part, il va me falloir un moment avant que je ne retrouve un lieu pour entraîner de manière satisfaisante des gens. Et encore plus de temps pour que les habitants de ce pays et du village caché de la terre me fassent confiance...

Il avait dégainé sa lame, la tenant en joue, alors qu'il discutait, un peu distraitement. Malgré tout, Ayuka pouvait percevoir que malgré la fatigue, Watari semblait désormais extrêmement plus fort qu'il ne l'était à leur rencontre...Les échanges entre leurs lames, las, du jeune homme, ne cachait en rien cet état de fait. Il était devenu encore plus vif et féroce, malgré l'apathie qui le traversait.

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Mar 14 Nov 2017 - 22:52
Hors de question de le laisser sombrer. Il avait été un pilier pendant de très nombres mois à Kiri, mais également pendant tout le voyage qui l’avait amenée au cœur du Pays de la Terre. Le samouraï avait de nombreuses raisons de baisser les bras et sa lame, tout comme Ayuka. Et même si les blessures se trouvaient encore présentes et peinaient à être pansées, la jeune femme ne pouvait pas se laisser aller. Sans commander, car ce n’était pas son rôle à l’heure actuelle, Ayuka ne désirait pas voir le clan qui avait traversé mers et terres arriver pour mieux mourir.

Si la neige pouvait recouvrit chaque territoire de ce monde, alors les Yuki pourrait s’intégrer comme les clans fondateurs l’avaient fait. Et s’il fallait qu’elle se lève avant tous, qu’elle soit constamment dehors à rencontrer les âmes d’Iwa, ou encore qu’elle travaille pour faire accepter au mieux les membres de sa famille, alors elle le ferait. Mais sans l’appui de Watari, la chose s’annonçait difficile. Non, il ne pouvait pas se laisser aller, pas alors qu’il avait tant à offrir, pas alors que son sourire faisait partie des motivations qui la poussait tous les jours à sortir de la chaleur de son futon.

Accompagnant le samouraï sur les hauteurs d’Iwa, la Yuki le suivait de près, sautant de pierre en pierre avec légèreté. Quand il l’interrogea sur son avenir et celui de son clan, Ayuka ne se fit pas prier pour lui répondre malgré le flou qui drapait son avenir. « Déjà se maintenir. Après… Je n’en ai pas encore parlé avec Eiichiro mais hors de question que la lassitude et l’ennui ne saisissent les Yuki. » D’un bond gracile, la jeune femme sauta devant Watari, lui faisant face. « Entraîner les jeunes filles déjà, car elles n’en ont pas vraiment eu l’occasion avant. Ensuite… Je pense tenter de redonner l'envie de découvrir l'avatar à Eiichiro, à le secouer un peu. Et enfin, parler avec Akimitsu de ce qu’il désire pour son propre avenir. » Un sourire éclaira son visage alors qu’elle ponctua ses explications « Quant à moi, et bien ne pas me faire totalement écrasée par ton sabre serait déjà un début. »

D’un geste assuré, la Yuki sortit également sa lame, fidèle alliée depuis tant d’années. « Tu trouveras. Et si tu as besoin d’aide, je serai présente pour t’aider au mieux… Surtout que j’ai besoin de toi, Watari. » Et pour appuyer ses mots, sans attendre, sans lui laisser le temps de souffler et comme pour le réveiller et le sortir de sa torpeur, Ayuka s’élança vers le jeune homme, sabre en avant, lame prête à frapper celle du samouraï.

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Mar 14 Nov 2017 - 23:14
Avoir besoin de lui ? Watari soupira. Il ne voulait pas qu'on ait besoin de lui. Et lui ne voulait plus dépendre de quiconque. Cette simple phrase alourdissait finalement son fardeau. La lourdeur de celui-ci accompagna sa frappe, qui, fatigué, dévia la jeune femme sur le côté. Il s'avança vers elle, la frappant a nouveau, le regard absent, fatigué. Pourtant, ses frappes étaient vives, régulières. Malgré que son âme pouvait sombrer dans la torpeur, son corps restait de celui d'un guerrier et ses réflexes étaient toujours les mêmes. Il la fit reculer sans ménagement.

Cette lame, tout comme ma détermination, est ébréchée, Ayuka. Il leva sa lame pour mieux la placer sous la gorge de celle-ci. Maître du combat, il n'en demeurait pas moins très fatigué. J'ai juré de protéger ce village, l’œuvre de mon cousin, ce peuple qui aspire a la paix. Mais je l'ai fait car Eirin, ma chère cousine, m'a demandé de vivre. Il prit une pause, se retira et abattit son sabre sur la jeune femme, sachant qu'elle avait les ressources pour bloquer son arme. Paraît-il que mon honneur est sauf. Mais pour les gens d'ici, je ne suis qu'un traître. Et plus important... Le vent se mit a souffler plus fort autour de lui alors qu'il la toisa, sa lame abimée flottant au vent, alors que son bras la tenait à l'horizontale sur son côté droit : J'ai encore dû fuir. Je n'ai pas pu changer les choses par moi-même, là-bas a Kiri. Même si je ne suis le seul responsable et même si le seppuku ne doit intervenir qu'en tout dernier recours... Tant d'insultes a mon honneur pèsent sur mon cœur.

Allait-il lui avouer ? Cette fille bien meilleure que lui, il ne méritait pas son opiniâtre optimisme. Si tu t'attaches à moi, tu seras blessé, Ayuka. Et je ne veux pas être abandonné et jugé, comme Tsukiyomi l'a fait. Il leva sa lame au-dessus de lui, le vent s'enroulant autour de celle-ci, comme un fléau divin. J'ai appris les démons que ma mère a su accepter. Mais je suis loin encore de pouvoir les accepter ou de même les assumer devant toi... Plutôt que de te faire face et de voir ton regard me juger, je préférerais encore être dehors, dans ces étendues sauvages que je n'aurais pas dû quitter, suite a mon exil du pays du fer... Cette force qui était devenue la sienne, elle semblait vidé de foi en elle-même. Il pouvait bien entendu vaincre la jeune femme dans cet entraînement. Il abattit sa lame, machinalement, alors qu'il répandit une onde de vide a destination de celle-ci, fatigué.

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Mer 15 Nov 2017 - 0:42
Elle-même avait progressé. Loin se trouvait la jeune femme de leur rencontre. Celle qui n’avait pas connu la terreur de Benten, qui n’avait pas vu son cher frère agressé, qui voyait Kiri comme son avenir, celle qui n’avait pas vu les morts de Shito et la violence psychologique de la traque.

Quand la lame affaiblie du samouraï plongeait vers son corps fin mais agile, c’est sa propre protectrice qui répliquait, bloquant une sœur d’acier. Il lui parlait d’honneur bafoué et d’esprit fatigué. Ayuka avait bien conscience de la chose et c’était l’envie de protéger son clan et ses proches qui la maintenaient totalement à flots. Qui finalement avait conscience des blessures vives et piquantes qui parsemaient le cœur de la manipulatrice des glaces ? Personne. Mais avant de songer à son propre bonheur, réparer celui des autres était nécessaire. Et quoique Watari puisse penser d’elle, il faisait partie des personnes qu’Ayuka désirait voir épanouies.

Sa mâchoire se serra quand il lui parlait de suicide, de mettre fin à ses jours. Non seulement elle considérait qu’il n’avait pas à en arriver là, mais en plus, serait-elle capable de se relever ? Rien n’était moins sûr. Mais cela, peu le savait, encore une fois. C’est toujours de sa voix assurée bien que marquée par la volonté de le voir vivre que la blonde répondit en ce remettant en garde, son regard ne lâchant pas la lame habile de son mentor. « Nous avons déjà changé les choses, lors de cette fameuse nuit, ne l'oublie pas. » Peut-être l’avait-il occulté mais avant la dureté du règne de Yuki Sosuke, la Shodaime n’avait pas pu continuer à verser le sang grâce à leur assaut.

Il lui parlait d’honneur. De Tuskiyomi. D’échecs. Mais avait-il conscience de la résonance qu’il pouvait provoquer ? Certainement pas au vue des termes employés. Blessée ? La jeune femme l’était déjà, voire meurtrie. Hypocrisie des sourires ? Certainement. Mais si le mensonge ou l’omission du bonheur pouvait aider ses proches, Ayuka n’hésitait pas. Écarquillant légèrement les yeux en prenant conscient du vent qui serpentait autour de sa lame, la jeune femme recula vivement, par pur réflexe. Quand la lame s’abattit violemment vers elle, Ayuka plissa le regard, tentant de repérer la déformation légère de l’environnement devant la lame invisible et tranchante. Prenant appui sur sa jambe droite, Ayuka se propulsa vivement sur le côté, esquivant celle-ci de peu et évitant à son sang de couleur à nouveau. Quand le danger fut passé, elle ne regarda pas l’attaque de fracasser avec violence contre les roches. Oui, il était devenu bien plus fort mais son esprit n’en restait pas moins celui d’un homme blessé.

« Si j’avais voulu t’abandonner comme Tsukiyomi, je ne serais pas face à toi. Je me serais aussi enfui. Sans te dire un seul mot. Car oui, je sais qu’elle est partie simplement. Sans rien dire, sans rien me dire à moi aussi. » Son visage fin vit ses traits se faire plus marqués alors que ses propres blessures tentaient de gagner la surface. Sans attendre plus longtemps et de sa main libre, la jeune femme fit apparaît trois senbons de glace après un simple mudra. S’élançant vers le samouraï, sa main les lança de toutes ses forces avant d’abattre de nouveau sa lame vers lui, ou plutôt vers ses jambes, profitant de sa petite taille. Et dans ce mouvement vif, alors que sa lame fendit l’air, de nouveaux mots résonnèrent « Elle m’a abandonné aussi ! Tente de partir, tu peux toujours essayer mais maintenant que ma famille est en sécurité, tu n’y arriveras pas sans que je te retrouve Hoshino Watari ! » Car oui, ses yeux se faisaient humide. Il ne voulait pas se faire abandonner et elle ? N’avait-elle pas le droit de faire preuve d’égoïsme ? Elle restait une femme blessée et fatiguée.

Dès que son mouvement fut finit et sans en regarder le résultat, Ayuka tenta de s’éloigner, sachant les ripostes du jeune homme redoutables. Serrant le poing, elle s’exclama encore plus vivement « Si le jugement me faisait fuir il y a bien longtemps que je ne serais plus connue de ce monde ! » Un vif soupira et un regard qui se planta dans le sien « Arrête de croire que pour être simplement toi-même, je vais me détourner de toi. Si mon âme est jugée si bassement, finalement, c’est peut-être simplement mon honneur qui ne te mérite pas, non ? » Une pique par rapport à ses mots précédents. Mais il avait touché son cœur et alors qu’une larme coulait sur sa joue, la Yuki se tenait prête à frapper à nouveau.

Spoiler:
État de santé : RAS
État de chakra : RAS

Résumé du tour : La jeune femme évite de justesse et réplique en lançant trois senbons de glace vers Watari avant de tenter une simple attaque au sabre vers les jambes du samouraï.

Hyohari
Hyôton ─ Spéciale
L'utilisateur crée trois aiguilles de glace entre ses doigts et peut les projeter.

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Dernière édition par Yuki Ayuka le Mer 15 Nov 2017 - 23:01, édité 2 fois
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Mer 15 Nov 2017 - 1:35
Changer les choses ? Il aurait voulu le croire. Mais en précipitant la fuite et la désertion d'une folle, ils avaient ouvert la place a un autre tyran, félon et probable pion des machinations d'acteurs des ombres. Sauf que cela n'a pas permis d'empêcher l'arrivée d'un nouveau tyran. Face à ses séides, je n'ai pas pu m'opposer a eux... Pour protéger Eiichiro, j'ai dû le faire fuir... Leurs lames raisonnèrent dans toute la région. Elles s'opposèrent, elles qui ne souhaitaient pourtant ainsi prolonger cette lutte. Mais rien a faire. Watari possédait une force accrue. Alors, il la repoussait, sans même réellement le souhaiter. Ce combat qui était un entraînement, devenait par la force des fardeaux qu'ils portaient, un véritable combat. Mais malgré tout, le jeune homme au clan du ciel étoilé restait mesurer. Son regard en témoignait. Il aurait pu la charger. L'esquiver. Il possédait désormais une technique suffisante pour affronter nombre d'adversaire. La puissance qu'il pouvait désormais invoquer pouvait tant et si bien trancher l'acier de la lame de la jeune femme.

Mais il ne le souhaitait pas. Le vent qu'il maitrisait avait littéralement et proprement découper la roche, la laissant retomber sur place. Les meilleurs pouvaient découper de telle sorte que les deux moitiés pouvaient de nouveau être unies. Tel était le cas des tranches du samouraï qui avait parcouru le continent. Les senbons de la jeune femme s'écrasèrent contre la lame de Watari qui les avaient déviés d'une simple garde, toujours empreinte de cette fatigue qui s'infiltrait dans ses gestes et son esprit. Et les paroles de la jeune femme ne firent qu'accentuer ce sentiment en lui de ne pas mériter celle qui s'accrochait a lui. Alors qu'il parait une nouvelle attaque de la jeune femme, son regard acéré perça au-delà des étincelles provoquées par le frottement de leur lames. J'ai passé une nuit avec Tsukiyomi, alors qu'elle a soigné mes mains. Nous avons fait l'amour ensemble, elle et moi, Ayuka. Aucune fierté, aucune émotion n'émanait de ces mots qui raisonnaient avec un profond désespoir. Si tu veux tout savoir, j'ai même failli le faire avec Eirin, ma cousine. Je ne me comprends pas, Ayuka. Je... Je deviens ce que je craignais de devenir. Je veux être libre. Je ne mérite pas l'honneur qu'on place en moi. Je n'ai pas la force de ma mère, Torahime. Watari rassembla à nouveau les vents au sein de sa lame et projeta une nouvelle lame de vent vers elle, comme s'il soufflait le poids de ses confuses émotions. J'ai failli céder à la colère et à la haine, par la faute de Tsukiyomi, qui m'a abandonné. Car oui... La plus grande peur que j'avais, c'était d'être abandonné. Combien de femmes que j'aime vais-je perdre pour être celui que je suis ? Une nouvelle lame de vent s'échappa dans les airs vers Ayuka qui allait devoir se frayer un chemin jusqu'à lui, malgré la puissance des assauts qui parviendraient très probablement à la repousser. Hoshino Watari n'est pas le grand samouraï que les gens voient de lui. Ce n'est qu'un affreux coureur de jupon, qui aime les femmes, qui aimait probablement sa meilleure amie et qui risque de tomber amoureux de toi, s'il ne faisait pas attention en mettant la distance entre lui et toi.

La lumière se mit à se déformer alors que l'air fut absorbé avec violence pour être compressé jusqu'à vibrer très fortement autour de lui. Cette technique était très dangereuse. Pourtant, il semblait s'être emporté dans ce flot qu'il déversait sur la jeune femme. Je ne peux pas être celui que les gens espèrent que je suis ! Et si je continue à étouffer ce que je ressens, je vais finir par devenir un guerrier qui cède au carnage ! Il se cacha les yeux d'une main, soupirant avec une certaine forme de résignation. Alors oses-me dire que tu aimes quelqu'un d'aussi peu honorable que moi ! Ses larme se mirent à couler alors que ses yeux crépitèrent sous l'impulsion de son chakra qui tourbillonnait avec force autour de lui. OSES-LE !

C'était une vibration étrange. Comme si on découpait le ciel jusqu'à la terre. Comme si l'air hurlait. Comme si la lumière ployait. Sa puissance se déchaînait autour de lui alors qu'il chargea Ayuka avec celle-ci, espérant qu'elle l'esquiverait, espérant qu'elle n'oserait pas se jeter avec sa lame contre lui. Son cœur était sur le bord d'imploser, alors que celui-ci hurlait d'assumer ses tressautements, qui rentraient en violente opposition avec son code d'honneur.

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Mer 15 Nov 2017 - 23:08
Tout d’abord elle crut avoir mal entendu. Puis mal compris. Pendant une fraction de seconde… Elle n’arriva pas les imaginer tous les deux. Tsukiyomi si détachée des hommes et Watari qui pourtant ne semblait jamais l’avoir regardé de cette manière. Et alors qu’elle aurait pu simplement subir une incompréhension, c’est pourtant une douleur triste qui saisit la jeune femme. Jalousie ? Certainement. Tristesse ? Assurément. Et c’était vrai, il n’avait aucune obligation envers Ayuka. Et de toutes manières, n’était pas le but de la jeune femme d’emprisonner le samouraï, tenter de l’étouffer pour mieux le posséder. « Et c’est cela que tu penses de moi ? Que je suis incapable de voir plus loin qu’une nuit avec elles ?! »

Alors que sa mâchoire de serrait à chaque nouvelle découverte, la jeune femme saisit plus fortement son fidèle sabre, s’élançant vers Watari, tentant d’esquiver chacun de ses assauts. Arrivée à quelques mètres de lui, c’est les bras couverts de fines lignes rouges qu’elle planta son regard dur et ambré dans le sien. Un regard qui laissait s’échapper quelques larmes de nervosité, de tristesse, de colère. Finalement il pouvait bien l’aimer, il pouvait également aimer Tsukiyomi ou diverses inconnues de Kiri, il ne lui faisait pas confiance. Comme Eiichiro le jour où il avait perdu la vue, comme la Kaguya en quittant le navire. Elle qui pourtant se trouvait prête à donner sa vie pour ceux qu’elle aimait n’était qu’un être parmi tant d’autres. Et pourtant elle l’aimait, malgré tout ce fouilli de sentiments, malgré les blessures et les douleurs, elle l’aimait, aussi faible soit-elle.

A chaque attaque, la jeune femme cherchait à subir le moins de dégâts possibles, et quand il disait l’aimer quand il lui disait vouloir s’éloigner, elle avait uniquement envie de hurler. Au cœur des montagnes de Tsuchi, elle voyait ses espoirs et ses rêves se fracturer avec le désespoir de Watari alors qu’une point de bonheur savait résonner au fond d’elle. Mais aussi faible était-elle, il était hors de question de n’être qu’une de ces femmes partant à la moindre difficulté, se vexant par pur égoïsme. Le visage dévoré par des larmes glaciales, ses deux mains se crispèrent sur son katana, presque à frapper de toute ses forces quitte à être balayée, quitte à se faire déchirer. Il n’y avait plus aucune malice derrière ses lèvres quand elle lui répondit avec une force aussi violente que celle du samouraï. « J’aime un homme qui m’a appris à me battre, qui m’a tiré d’un enfer ! J’aime cet homme qui me suit pour s’entrainer, j’aime sa force, j’aime ses sourires discrets ! » Projetant sa lame en arrière, prête à rencontrer l’acier de Watari, elle chargea vers lui rapidement, avec précipitation et violence. « Arrête de me rabaisser à un simple esprit futile ! »

Arrêter de croire que pour une nuit avec une autre, elle le laisserait tomber. Arrêter de croire que les craintes d’un homme peuvent faire fuir une âme attachée à la sienne. Arrêter de croire qu’elle n’est qu’une jeune femme aveugle. Que dans ce monde, elle n’est pas qu’un poids mais pourrait également aider. Et arrêter de croire que pour une dure épreuve et quelques douleurs, elle serait incapable de l’aimer.

Toute la suite se passa très rapidement. Quand le choc s’annonça, Ayuka ferma les yeux par réflexe, se mordant la lèvre… Et plus rien.

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Jeu 16 Nov 2017 - 1:16
Watari projetait du chakra de vent tout autour de lui. Elle croyait qu'il n'avait pas confiance en elle. Sa disciple. Cette question était risible. Bien évidement qu'il n'avait pas confiance en la jeune femme. En sa disciple, oui... Mais concernant ses liens avec les femmes, Watari n'avait jamais porté beaucoup de confiance en l'amour et l'affection de ses proches. Sa parure de samouraï était très confortable a cet égard. Tant qu'il incarnait le bushido qui avait servi parfois à le surnommer, la place pour son humanité était faible, inexistante. Mais à la poursuite d'une plénitude plus entière, plus complète, il s'était laissé débordé par les démons de son âme caché, il avait pêché et pêchait encore, repoussant avec tant de force celle qui lui tendait la main pour faire de lui, le sien. Tu ne comprends pas. Je ne sais pas quelle sera ma destination finale. Je ne veux pas me sentir lié. Je ne veux pas causer tes souffrances... Si tu continues de marcher vers moi, je ne supporterais pas de te voir souffrir par ma faute !

Un mélange d'égoïsme et de sollicitude. De peur et d'attention. De force et de faiblesse. Mais son adversaire n'était pas en reste. Ayuka ne reculait pas devant les assauts qu'il retenait du mieux qu'il pouvait dans ces émotions qui tempêtaient en lui tout comme le vent qu'il utilisait pour se battre. Chaque lame de vent laissait des cicatrices visibles sur les terres qui les accueillaient. Et elle courait vers sa lame. En voulant lui prouver qu'elle n'était pas doué d'un esprit futile, elle venait de lui prouver qu'elle était téméraire et orgueilleuse. Il ne restait qu'une solution pour s'assurer qu'elle ne se blessât pas sur son arme. Utilisant la maîtrise croissante qu'il avait sur le futon, il sauva la vie de sa disciple : inspirant toujours plus de vent dans la lame, il la rendit si tranchante qu'elle se trancha elle-même. La lame se sépara en deux morceaux, le sifflement s'arrêtant alors brusquement dans un tourbillon puissant. Il n'entendit pas précisément les mots de la jeune femme, mais il savait qu'elles étaient ceux-ci.

Il n'était pas idiot au point de l'ignorer. Il l'avait déjà deviné depuis longtemps, il l'avait cependant toujours réfuté. Il ne se sentait pas prêt, pas prêt d'assumer des sentiments qui l'effrayaient et qui étaient bien trop purs pour lui et son cœur blessé. Usant de sa maîtrise du kenjutsu et de sa lame brisé, il dévia celle d'Ayuka et la serra dans ses bras. Idiote de disciple... Murmura-t-il dans le silence soudain. Bien sûr, il ne pouvait s'empêcher de lui reprocher cette témérité. Bien sûr, il la voyait toujours comme sa disciple. Il ne pouvait pas la voir autrement. Son cœur l'aimait comme ça. Jeune, intrépide disciple à l'optimisme rayonnant, éclairant les nuits, s’opposant aux fuyantes lunes qui l'avait abandonné. Si tu t'étais blessé, je ne te l'aurais pas pardonné. Il ne savait pas quoi faire. Timide. Elle était douce, elle était belle. Elle était bien meilleure que lui. Il se sentait étrangement proche de son père, à cet instant. Mais son père, lui, se fichait bien de ne pas mériter la femme qui l'aimait et qu'il aimait. Shunsada-sama n'aimait que le combat. Et lui ? Comme sa mère, il aimait les plaisirs de la chair... Et je veux te voir devenir la meilleure de mes disciples, Ayuka...

S'il était aimanté par le corps de certaines femmes, il en était tout à fait différent pour la belle blonde aux yeux ambrés. Peut-être était-ce parce qu'elle était sa disciple et que cette sollicitude qu'il avait pour elle qui l'empêchait de céder à l'envie de l'embrasser ? Tu as une voie que tu dois accomplir ...

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Jeu 16 Nov 2017 - 2:13
Quand le bruit de l’acier brisé résonna contre les roches, Ayuka ouvrit vivement ses paupières mais n’eut pas le temps de voir le morceau métallique valser et s’écraser de nombreux mètres plus loin. Non, c’est le fin tissu de la tenue traditionnelle de Watari qui s’afficha devant elle alors que quelques secondes plus tard, tout son corps percuta celui du guerrier de fer, tombant dans ses bras. Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait à cet endroit si spécial mais à chaque fois, l’étreinte qu’il exerçait sur son corps savant la calmer, ou du moins apaiser les troubles et les tourments de son âme.

Peut-être qu’en effet elle était téméraire, orgueilleuse, trop assurée… Mais face à lui, elle s’en fichait. Au creux ses bras, elle n’en avait que faire. Éternellement sa disciple rattrapée par son sensei. Elle l’aimait comme j’avais elle n’avait encore senti son corps prêt à être donné. Elle l’aimait comme une jeune femme face à celui qui avait su attiser son intérêt dès leur rencontre. Elle l’aimait comme le guerrier qu’il était, comme le sage qu’il pouvait représenter, comme l’ami qui l’avait toujours épaulée depuis de longs mois.

Et alors que ses joues se trouvaient encore rouges et humides, Ayuka leva son visage vers le sien, un faible sourire aux lèvres « Idiote disciple qui un jour lointain saura répondre ton art. » Elle avait encore beaucoup à apprendre, que cela soit de la part des bretteurs ou d’Eiichiro. A à peine plus de vingt ans, elle était encore une toile esquissée mais pas encore une pièce de maître. Et il faisait partie de ceux qui savaient la façonner au mieux. Son propre sabre à terre,Ayuka ne chercha pas à le saisir à nouveau. L’entraînement avait trouvé sa fin avec la fracture de la lame de Watari. Contre lui son cœur se faisait plus sauvage, et ses gestes moins assurés. Sans lâcher son regard, la jeune femme poursuivit « Je serai la meilleure élèves que tu ais connues, mais toi aussi, ne m’abandonne pas… » Une demande. Ce n’était pas un moyen de l’enchaîner, la demande d’être éternellement lié à elle, mais une simple demande. Au jeu des peurs, l’abandon s’amusait également d’Ayuka et non, elle ne voulait qu’il parte. Pas sans elle. Qu’il disparaisse, que plus jamais elle ne s’entraîne à ses côtés, que plus jamais elle ne puisse voir son sourire du matin ou encore boire son thé si parfumé.

Watari, il était un pilier, en plus d’être son être aimé. Malgré les quelques gouttes de sang qui perlaient son bras au haori arraché, elle le leva pour doucement aller dégager les mèches sombres des cheveux du samouraï qui tombaient de ses yeux. « Continue de m’accompagner dans cette voie alors, continue de t’entraîner avec moi chaque matin… » Malgré la douleur elle lui souriait. C’était naturel face à lui, pas besoin de réfléchir, pas besoin de se refréner. « Les hauteurs d’Iwa sont aussi indiquées que les clairières des Marais pour s'entraîner… Ne pars pas. » Reste à Iwa, reste auprès de ceux qui t’aiment.

Elle ne lui demandait pas une nuit sous les étoiles, un baiser au lever du soleil ou encore la promesse d’une vie sous le même toit. Non, Ayuka le désirait à ses côtés. « Et puis idiot t’est également approprié, sache que jamais je ne t’abandonnerai. » Il pouvait craindre la promesse, ne pas la croire ou simplement l’occulter pourtant elle restait gravée dans le corps d’Ayuka qui passa ses bras autour du torse du samouraï et le serra doucement contre elle. Et l'aimait et ne désirait pas le faire fuir, elle l'aimait malgré ses passions, elle l'aimait comme l'homme qu'il était, comme le guerrier blessé mais qui pourtant saurait se redresser.

Entraînement violent sur les hauteurs d’Iwa, sentiments dévoilés et promesse énoncée.

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Hier à 23:23
Voilà qui était intimidant. Lui qui avait peur d'être abandonné sentait en la jeune femme une volonté inflexible qui le terrifiait finalement tout autant que d'être rejeté. Il comprenait mieux pourquoi son crédo cherchait l'harmonie en toute chose. Les passions extrêmes avaient en elles les germes des brasiers les plus dévorants et les plus cataclysmiques. Même quand ces passions semblaient innocentes, il avait retiré une leçon de vie de la traîtrise de sa meilleure amie : même l'innocence pouvait contenir ses viscérales conséquences.

Et des conséquences, il en était jusqu'ici, alors qu'il était ainsi accroché par les sentiments de la jeune femme qui se refusait de le voir si perdu, si tempétueux, si distant. D'une certaine manière, à bien y réfléchir, c'était touchant et agréable d'être ainsi désiré, ainsi aimé. Mais c'était effrayant en cela qu'une personne ne saurait représenter l'infinie de l'avenir à elle seule et il fallait une sagesse qu'il n'avait plus pour accepter de s'y verrouiller ainsi. Certains auraient désirés être à sa place et aurait rapidement fait leur choix, mais le samouraï ne voulait pas être dicté par ses peurs qu'il avait enfermé et qui menaçaient désormais de l'engloutir alors qu'il acceptait d'ouvrir son cœur aux autres. Mais choisir la facilité par peur plutôt que d'assumer ses désirs était autant une façon lâche de se fuir que de celle de repousser les autres par peur d'être blessé. Trouver une harmonie dans ce chaos était une tâche particulièrement difficile. Finalement, aux yeux du jeune homme, elle était bien plus ardue que celle de concentrer son chakra et de le maîtriser pour produire une lame au tranchant si intense qu'elle en faisait vibrer les sons et la lumière...

Elle ne fuyait pourtant ni le chaos de son, de lumière et de vent, ni ses émotions et ses peurs. Silencieux, les yeux baissés, écoutant la jeune femme, il se demandait pourquoi elle était ainsi attachée à lui. Qu'avait-il fait de si particulier ? Des samouraïs qui enseignaient, il y en avait d'autres, sûrement ici, à Iwa. La logique lui échappait, même s'il pouvait tout à fait concevoir que les âmes avaient les raisons que les esprits les plus illuminés ne savaient entendre. L'entendement des êtres humains étaient limités, comme en témoignait le dilemme de la moniale. Lui, expérimentait les désirs et tortueux torts de son âme. Un samouraï n'abandonne jamais ceux dans le besoin. Cette réponse avait quelque chose de mécanique, mais elle n'en était pas pour autant fausse au regards des fondations de celui qui était perçu comme un pilier. Cette façon d'être, la sienne, avait été celle qui concevait toute son existence. Mais il ne savait pas quoi lui répondre. Alors, naturellement, il caressa les cheveux de la jeune femme de sa main libre. Levant sa lame brisée, il soupira avant d'ajouter : Si je souhaite pouvoir entraîner quiconque, il va me falloir une nouvelle lame ou au moins, que quelqu'un répare l'ancienne... Heureusement, le shodaime tsuchikage m'a indiqué quelqu'un qui saurait m'aider dans cet objectif. Descendant sa main et effleurant le bras de la jeune femme et remarquant les plaies ainsi infligée, il soupira à nouveau. Il n'aimait pas l'idée d'être la cause de ces blessures, aussi superficielles soient-elles.

Rentrons panser ces blessures. Rester ici ne nous apportera rien de plus. Il se saisit de la main de la jeune femme et l'entraîna vers le village de la terre... L'avenir attendait, peu importe leurs états d'âmes...
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Acier fissuré Ft. Yuki Ayuka

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