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Iwa Shukusai | Au meilleur estomac || Libre [3/3]


Mer 15 Nov 2017 - 17:42
Iwa Shukusai | Au meilleur estomac


L'agitation était à son comble. Les fourneaux crachaient leurs épaisses fumées. Les couteaux taillaient la chair et le bois à un rythme soutenu tandis que, les baguettes et autres ustensiles battaient le fer des poêles, marmites et casseroles. Les pâtes si elles n'étaient pas martelées, fouettaient l'air. Le riz s'il n'était pas cuit sous couvert, crépitait de même que les viandes, poissons et légumes. Et les cuisiniers continuaient à rivaliser d'imagination ; faisant subir diverses sortes de préparations aux aliments.

Au même moment l'on s'affairait à disposer de longues rangées de bancs et de tables, de sorte à accueillir le plus de monde possible. Puis l'on venait placer serviettes, baguettes, verres et carafes d'eau. En parallèle, l'on pouvait observer une file s'allonger sur quelques mètres. Au bout de celle-ci ? Un stand sur lequel les villageois venaient s'inscrire à l'activité qui se préparait. La participation était gratuite, il suffisait simplement de s'acquitter d'une signature, en échange d'un numéro. La foule s'amoncelait autour de la place improvisée, les bruits se répandaient ; les plus courageux - ou fous - ayant ouïs de l'affaire allèrent eux aussi marquer leur nom. Alors que les curieux hésitaient à se lancer dans cette course gustative ; les plus froussards et les moins gourmands, se contenteraient de jouer les spectateurs. Toi ? Tu faisais partie de ceux qui s'apprêtaient à relever ce combat d'estomac !

Ton oncle et ta tante vous massèrent dos et épaules à toi et ta fratrie pendant que ta seconde grand-mère, vous massait tour à tour l'estomac. " On compte sur vous ! " ; " Vous êtes la fierté de cette famille ! " ; " Montrez leur ce que le clan Lee a dans le ventre ! " ; " Ne les laissez pas venir manger gratuitement dans notre fier restaurant ! ", prononcèrent-ils sur un ton solennel. Vous hochâtes la tête, d'une façon tout aussi sérieuse, préparant votre mentale avant l'entrée en arène. Vous concentrant uniquement sur l'objectif. Faisant fi de vos concurrents ; ne pas se comparer pour ne pas se décourager.

Midi. Les tambours résonnèrent avant de se taire, pour laisser place à la voix de celui qui allait animer ce concours. " Bienvenue ! Et merci pour votre patience habitants d'Iwa ! ", s'exclama-t-il en agitant les bras en l'air. " Aujourd'hui ! À ce premier Iwa Shukusai ! Nous assisteront pour la première fois ! À une bataille entre les meilleurs mangeurs d'Iwa ! Le gagnant ! En plus de recevoir vos honneurs peuple d'Iwa ! Remportera ce magnifique panier, plein de nos récoltes ! Ainsi que le droit, de se nourrir gratuitement durant le mois entier ! Dans les restaurants ayant aidés à ce concours ! ". La foule s'électrifiait à mesure qu'il parlait. La tension entre les concurrents commençait à se faire sentir. Tu balayas rapidement tes adversaires du regard ; toutes les catégories étaient là : du plus mince au plus gros, du plus jeunes au plus vieux ! Ensuite, tu défias tes cousin.e.s. Bien que tous stimulés par cette même envie de gagner, vous vouliez savoir lequel ou laquelle de vous possédait le plus gros appétit...

" Concurrents ! À vos places ! ". C'était le moment, c'était l'instant ! Tu avanças d'un pas assuré ; arborant le numéro " 7 " au haut de ton bras droit, tu pris siège. Une fois tous installés, on vous apporta le premier plat : une fournée de quinze yakitori. On remplit les carafes et...

" À vos marques !... Prêts !... MANGEZ ! "


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Jeu 16 Nov 2017 - 0:59, édité 2 fois
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Mer 15 Nov 2017 - 18:24



Le festival de la Roche offrait moult activités des plus variées, voir même parfois inattendues. Entre les animations de rues et autres concours, il y en avait pour tous les goûts. Même les plus loufoques, pouvaient aisément trouver la satisfaction, parmi les pléthores s'animant aux creux de hardiesse qui fulminait.

Un concours du gourmand prenait place, pourquoi ne pas relever le défis ? Cela permettrait de se restaurer et de prouver la vaillance du Dragon d'Iwagakure à tous. La convoitise et l’appétit de la bête, se devait de part son titre, être des plus gargantuesques. Après tout, nul ningen ne pouvait se targuer d'oser arpenter les cieux ou encore d'égaler la noblesse qu'incarnait pareille engeance.

S'amuser de temps en temps, oublier un peu son rôle se devant des plus sérieux, étaient obligation n’incombant qu'à elle même. De plus, le Kōeki se devait de donner l'exemple lors du festival. Tous les Iwajins ne pouvaient qu'approuver la participation de ce représentant, se livrant aux mêmes activités que tout autre. Rester humble et proche du peuple, s'amuser avec lui de toutes les joies pouvant s'ancrer dans ces activités, relevaient plus du plaisir, que de plans machiavéliques. Sans compter, qu'il restait des plus discret et que bien peu d'habitants de la Roche pouvaient reconnaître ce personnage si atypique.

L’événement prenait une envergure dantesque. Un beau prix était à la clef pour le vainqueur de cette querelle entre gourmets. Que demander de plus. Beaucoup de participants, bien plus de spectateurs, les astres présentaient des augures dont les lueurs miroitaient au sommet d'un piédestal des plus dorés. Il s’avança, entrant dans la ronde, après avoir signé le registre et avoir obtenu son numéro. Le huit, comme si le destin lui désignait un signe. L'esquisse d'un sourire se dessina sur la toile formant ses traits. Décidément, ce chiffre semblait revenir bien souvent à son encontre. Il prit la place que venait de lui attribuer Dame Chance.

Le discours retentit, annonçant la bienvenue, les tenants et aboutissants, le commencement de la rixe. Se dressait alors devant chaque participant, des yakitori, accompagnés d'eau pour faire passer le tout.

Prenant le premier «Oiseau grillé » se présentant à lui, il porta la brochette vers ses lèvres et se permit de mordre avec parcimonie la viande grillées. Révélant la saveur du diapason entre ces saveurs dignes de la plus gourmande féerie, le morceau exprima sa danse, avant d'être engloutit. Un délice, pour sûr. Il ne se pressait pas plus que de raison, cela aurait été bien mal avisé.

Il profita alors, de ce bref instant, pour jauger les participants alentour, posant son regard oscillant entre le jade et l'azur, aux quatre vents.

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Jeu 16 Nov 2017 - 0:51
Certains anciens déserteurs doutaient de la possibilité de s’intégrer au Village Caché de la Roche. Adopter les coutumes pour mieux se faire adopter en retour ? Pour la plupart des Yuki, la fatigue du voyage et l’angoisse de la traque ne leur permettaient pas encore de sortir sans craindre quelques agressions comme il était courant au cœur du Village des Pleurs.

Cependant c’était avec un pas léger qu’une jeune femme blonde avançait dans les rues bondées et bruyantes, son haori azuré ouvert et virevoltant à chaque mouvement. C’était bien là une caractéristique d’Ayuka, essayer d’aller de l’avant pour elle-même et sa famille. De plus il fallait bien l’avouer, quitte à faire des rencontres, mieux valait d’abord tomber sur une jeune femme sociable et souriante que sur un aveugle renfermé et avare en paroles.

Le soleil brillait dans un ciel d’un bleu à faire frémir les mers de Mizu no Kuni et les rayons chaleureux avaient le don de mettre de bonne humeur celle qui découvrait un peu plus tous les jours, son nouvel habitat. Et forcément, celle qui notait dans son esprit chaque nouvelle enseigne à tester un peu plus tard. Cela aurait pu être une simple promenade, mais un attroupement attira le regard ambré de la Yuki s’approcha, entendant au loin des consignes hurlées. Puis l’activité se révéla aux yeux pétillants de la jeune femme qui comprit rapidement qu’elle allait pouvoir tester les spécialités d’Iwa. Un concours de nourriture. Ces habitants étaient des génies. Certes, son ventre se rappelait encore de la dure bataille menée à Shito contre un samouraï redoutable, mais jamais à Kiri elle n’aurait imaginé un seul instant la chose possible.

Pourtant les restaurateurs pouvaient être agréables et charmants, là n’était pas le soucis mais… Non l’ambiance du village ne se prêtait que peu à l’amusement. Sans compter la pluie. Décidément, celle-là ne lui manquait pas. Sans attendre plus longtemps, Ayuka se fraya un chemin qu’à la file qui attendait pour s’inscrire, souriant en donnant son nom et prénom à l’organisateur et lançant un regard curieux aux autres participants alors qu’elle enfilait son propre bandeau. Le 3, simple, efficace, parfait pour elle.

Alors que la blonde fila s’installer sous les regards curieux, la tension monta d’un cran. L’activité pouvait être futile mais par expérience, la jeune femme savait que certains mangeurs pouvaient se montrer plus agressifs et déterminés qu’au cœur d’une violente bataille. Sans réellement regarder le public, il était pourtant évident qu’au milieu de tous, Ayuka dénotait. Petite, fine, presque juvénile, ce petit bout de femme ne payait pas de mine et pourtant dans son for intérieur, elle le savait : ils n’avaient encore rien vu.

Quinze brochettes devant elle. Finement grillées, brillantes… Parfaites. Juste parfaites. D’un geste vif et fin, la jeune femme attrapa la première d’entre elles et commença à la déguster. Suite à cette première bouchée, elle eut deux réactions. La première, noter dans son esprit le nom du restaurant en levant les yeux vers l’enseigne afin d’amener sa famille voire Watari découvrit ce bijou de gourmandise. La deuxième, regarder les deux concurrents à ses côtés et leur sourir avant de commencer une deuxième bouchée.

Tranquillement mais sûrement, ce n’était pas un sprint, mais un véritable marathon à venir.

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Jeu 16 Nov 2017 - 22:28
Iwa Shukusai | Au meilleur estomac


Les tambours entonnaient à nouveau, soutenant la cadence de vos mastications. La masse applaudissait et hurlait comme porter par les vibrations. L'excitation de celle-ci ne faisait qu'attirer de nouveaux curieux qui, ajoutèrent leur voix à ce brouhaha orchestré par l'orateur. Brisant ainsi le tempo d'une partie ; l'autre part en plus de se gaver l'estomac, se nourrissait des acclamations. Comme revigorée, leur confiance devint plus grosse que leur panse. Le reste ? Se contentait de suivre simplement ou - pour les cas plus particuliers - entrait peu à peu dans une transe culinaire. Concentrée, tu pouvais entrevoir les portes refermant cet état d'hypnose mais, il était encore trop tôt. Tu commençais à avoir le rythme mais ce n'était pas assez. Il te fallait encore manger, manger plus pour accéder à cette zone. Seulement, tu risquais de perdre cette concentration. Tu n'avais plus de quoi remplir ton gosier et tu ne pouvais te permettre de rester trop longtemps dans cette situation.

Tu levas la main pour signaler ton plat vide. Un homme s'empressa de te le retirer tandis qu'un autre t'apportait une fournée de tempura, venus d'autres horizons et dont le nombre, fut plus important que la fournée précédente. Tu mâches ce qu'il faut pour que ça passe l’œsophage. Ne prenant pas le temps de savourer, tu ne veux pas que ton gosier prenne le temps de digérer. Il ne doit pas connaitre ce sentiment de satiété. Pas tant que tu n'auras pas décroché la victoire alors, tu le remplis le plus et le plus vite possible sans qu'il ne s'en rende réellement compte.

Tu as fini. Tu lèves la main. Une nouvelle fournée : des kimbap, homologues des sushis maki. Tu connais bien cette variante puisqu'elle fut préparée par ton clan. Tu les gobes sans difficulté et prend le peu de plaisir que tes papilles captent. Tu finis. On t'apporte un nouveau plat, plus gros, plus consistant : des onigiris. Puis l'on passe à des salades de riz, omelette de riz, okyao don et autres plats moyens ; on compte vous faire doucement transiter des entrées vers les plats principaux. Et tu continus d'avaler sans jamais t'arrêter contrairement à d'autre qui demandèrent l'abandon ou, en furent forcés suite à des régurgitations... Était-ce à cause du soleil tapant ? Avaient-ils atteints leur limite ? Ou alors un mélange des deux ? Tu ne savais pas et, ne cherchait pas à le savoir. Tu entendais à peine l'animateur s'égosiller, annonçant tour à tour les candidats qui venaient de lâcher. " Oh mon dieu ! Les numéros 22, 31, 14, 18 et 16 viennent d'être éliminés ! Oh encore un autre ! Le numéro 23 est lui aussi éliminé ! Les amis ! Nous assistons aux premières chutes de ce tournois ! "
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Ven 17 Nov 2017 - 0:35



Le son rugissant des taiko tonnait haut et fort, battant le rythme et donnant la cadence d'une bataille frénétique et insoupçonnée, qui prenait désormais place entre les participants de tout horizons. Il ne fallait pas se bercer d'illusions. Sous des traits bien anodins, se cachait les brasiers d'une guerre des plus ardente, qui allait se dérouler sous les regards médusés et captivés de la foule en liesse. Montant progressivement, savamment, subtilement en ferveur, sous les cliquetis des dents s'entrechoquant, les mastications plus ou moins élégantes, les bruyantes ingurgitations de nourriture se fredonnant. Ce n'était pas un simple concours qui se déroulait à l'orée de la Roche. Cela était bien plus. Une rivalité farouche, implacable, sauvage, s'ancrait dans le cœur de chacun. Il n'était plus question de trivialité, ou même d'amitié. Aucun ne voulait tomber dans les méandres amères et inhospitaliers de la cuisante défaite semant l’opprobre. C'était bien plus qu'une question d'honneur. Mais une querelle, demandant le talent stratégique du Shōgi, allié à l'appétit tenant de l'ogre. Conquérir n'allait pas être aisé, que nenni ! Cela allait même relever de l'exploit, lorsqu'on voyait certains des individus s'étant lancés dans la rixe prenant place. Kanon termina, sans se presser aucunement, les délicieuses brochettes qui étaient présentes face à lui. Comme si ces dernières avaient méritées une quelconque considération. Chose assez amusante quand on y pensait. La majorité avait déjà terminé l'offrande, engloutissant le tout sans vergogne, sans regrets, sans penser à la suite. Ce qui ne manqua pas de faire sourciller le Dragon d'Iwagakure. A en juger de leur empressement, ils n'allaient certainement pas durer longtemps. Mais à trop prendre ses aises, on pouvait vite être dépassé par cette frénésie qui commençait à bouillir de plus en plus fort. Où cette folie allait conduire ce concours, qui semblait pourtant prendre place en tout bien, tout honneur ? Nul ne semblait savoir. Ne voulant être dépassé, par ce zéphyr hurlant, le Jonin se prit au jeu, demandant la suite. Ayant terminé le plat constitué de brochettes de viande. Prestement, un nouveau plat fut déposé devant lui, à son unique intention. Cette fois-ci, des tempuras, en quantité non négligeable. Même cette montagne serait escaladée avec succès, quoi qu'il en coûte. Après tout, un Dragon ne se souciait guère de ce genre d'obstacle. Il le toisait fièrement, de sa noblesse ne connaissant nulle équivalence dans l'infini des cieux au reflets azurés. Ayant des horizons que tous auraient vigoureusement jalousé. Kanon se permit d'aller plus vite, concernant les beignets. Usant des baguettes fournies à cet effet, il les saisis et les croqua successivement, avec une habilité certaine, dont l'engouement aurait impressionné tout gourmet. L'extérieur était croquant, tandis que l'intérieur présentait le moelleux. Un délice de plus, il fallait l'avouer. L'enseigne qui tenait ce concours savait ce qui était bon, en restant dans les classiques dont le succès n'était plus à prouver. Terminant le dernier, il se devait d'avouer qu'il aurait peut être mieux fait de s'abstenir de participer à ce théâtre, où le gargantuesque prenait toutes ses aises et son sens le plus primordial. Il n'avait pas pour habitude de se restaurer autant, si rapidement, en telle quantité. Mais s'avouer rassasié aurait été une faiblesse impardonnable méritant le trépas. En face de lui, un étrange individu semblait le narguer. Affichant un sourire en coin, tout en dévorant sans une once d’élégance les plats les uns après les autres. Quelle audace ! Quel toupet ! Son regard vitreux et perfide osait manquer de respect envers le Sōryū. Il voulait la jouer à la dure, alors ainsi soit-il. Ce manant, freluquet de bas étages, allait connaître le courroux vengeur, la puissance implacable de la bête se déchaînant. Kanon interpella la personne chargée de lui apporter la suite. Cette dernière s'exécuta, débarrassant le récipient, pour poser avec espièglerie le troisième obstacle. Se dressait alors le mont Kimbap lui-même. Ce dernier arborait moult yeux fixant le Dragon désabusé, mais ne perdant point esprit de compétition. Surtout après le manque de respect de l'adversaire située en face de lui, légèrement sur le coté. Ce sale manant allait voir de quelle braises se chauffait un Dragon. Kanon commença à déguster les sphères serties de leurs écrins d'algues. Il ne connaissait pas ces mets assez exotiques, néanmoins, ils étaient des plus savoureux. Un régal, ne connaissant point concurrence fallait-il croire. Chaque bouchée de plus venait alourdir le Shinobi, qui commençait à être rassasié autant que faire se peut. Mais tout homme doit savoir relever les défis, les surmonter, les écraser. De l'autre coté, le faquin personnage qui s’esclaffait en percevant les premiers signes de la satiété sur les traits du Jonin, semblait soudainement avoir ralentit. Kanon esquissa un léger sourire, avant de mimer des lèvres une sentence à son encontre.

« Omae wa mou shindeiru... » -dit-il, dans l'imperceptible fracas dans lequel le concours se déroulait-

Soudain, le bougre, se mit à convulser frénétiquement, puis tomba tête la première dans la nourriture qui siégeait devant lui. Tout cela sous les acclamations du public, qui était cathartique, complètement en transe, mené aux portes de la pâmoison sous les battements incessants de l’eurythmie des tambours.  Le malandrin avait été foudroyé par son empressement et avait eû les yeux plus gros que le ventre. Tout homme devait tôt ou tard tomber, après tout. Satisfait que ce dernier se soit châtié lui même, Kanon pu poursuivre plus sereinement la suite du festin. Onigiris, les fameuses boules de riz, puis salades, omelettes, Okyao Don, moult et moult autres mets variés se succédèrent. Kanon tenait bon, envers et contre tout. Ce n'était pas quelques plats qui auraient raison de lui. Après tant d'efforts, tout en essayant de garder sa superbe, pour ne pas afficher moindre once de faiblesse, il ne pouvait que continuer. Encore et toujours, ne pas abandonner, ne pas flancher. L'animateur hurlait, commentant avec une langue habile et experte, l’événement. Se délectant d'offrir ce spectacle qui tenait plus de la boucherie que du simple amusement. Les candidats commençaient à chuter dans les méandres obscurs et terrifiants de la perdition, de la défaite sonnante et trébuchante. Certains faisaient même des crises, se tordant de douleur, le ventre plus rond qu'un ballon, qui ne demandait alors qu'à exploser. Les premières pertes s'entassaient, unes à unes, laissant les plus vaillants continuer la querelle s'incarnant en ce défi demandant panache et insatiable appétit.

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Dim 19 Nov 2017 - 21:09
Certains s’imaginaient que plus on était grand, plus on possédait une stature impressionnante, plus ce type de concours étaient facile à gagner. Certes, la taille avait son importance puisqu’elle conditionnait la longueur de l’intestin tout comme la compliance de l’estomac mais la volonté et le métabolisme avaient un rôle à jouer et la nature avait offert à Ayuka les deux derniers.

Dans un sourire satisfait, la jeune femme déposa la dernière pique boisée sur laquelle venait de périr la dernière brochette de viande grillée. S’étirant, Ayuka leva sa main simplement, signalant son plat terminé et fut une des dernières à recevoir la colossale ration de tempuras qui leur fut servie. Alors que les joueurs de taiko faisaient vibrer la foule sous le soleil chaleureux d’Iwa, Ayuka regarda l’assiette face à elle et soupira en voyant que l’homme qui lui faisait face avait déjà tout englouti. Certes, ce concours n’était pas réaliser dans le but de déguster tranquillement quelques pièces de choix mais tout de même…

Enfin, le but n’était pas de faire languir pour autant. La Yuki trempa la première pièce dans une sauce rougeoyante et la porta à ses lèvres. Délicieux. Encore plus fondant que précédemment, chaque tempura semblait fondre dans sa bouche, faisant découvrir à ses papilles, des saveurs plus vives, plus piquantes que celles que la jeune femme avait l’habitude de déguster à Kirigakure dans son passé. Si les quelques enfants qui participaient commençaient déjà à montrer des signes de faiblesse, ce n’était aucunement le cas pour la jeune femme qui voyant ce second plat succulent comme une mise en bouche au sens figuré comme littéral. D’ailleurs il était étonnant de voir qu’une grande partie des participants dévoraient ces merveilles à l’aise de baguette alors qu’Ayuka se contenait de ses doigts, différence culturelle ? Au moins non seulement elle aurait pu découvrir les spécialités mais en plus quelques informations toujours utiles pour une bonne intégration.

Alors que le fameux concurrent qui lui faisait face levait les bras à chaque plat finit, hurlant presque sous les applaudissements d’une foule bien intriguée par un tel spectacle, Ayuka commença son troisième plat. Assise confortablement, elle découvrit avec des yeux émerveillés ce plat inconnu mais qui ressemblait aux makis du Village Caché de la Brume. Une senteur attirante, un visuel qui avait de quoi se damner, il n’en fallait pas plus pour qu’Ayuka touche au bonheur pour une des premières fois depuis son arrivée à Kiri.

Alors que les premiers abandons eurent lieu, ainsi que les plaintes suivant à mauvaises ingestions, Ayua croisa ses jambes, mangeant tranquillement et se temporisant. Watari le lui apprit à Shito, il s’agissait d’un marathon. Souriant, elle vit les nouilles sauter lui arriver et là s’en était fini. Son plat préféré, LE plat. C’est avec un réel sourire que la Yuki les dégusta, les fameuses yakisoba. Et pour la première fois, elle regarda le chef et le félicita « Elles sont délicieuses ! » Et alors que son voisin s’effondra, se tenant le ventre, Ayuka ajouta « Du coup je prendrai une table pour demain soir, et je vous amènerai quelques estomacs curieux ! »

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Lun 20 Nov 2017 - 1:25
Les Yakisoba arrivent. Tu t'empares de tes baguettes. T'empares des nouilles avec dextérité, les déposes dans ta bouche, les aspires. Elles caressent ton palet, elles sont exquises tout comme les plats qui les précédaient. Penchant la tête vers l'arrière, exposant ton cou ; tu les fait glisser avec aisance le long de ton œsophage. On te voit déglutir. Ce mouvement de gorge fait appel aux plus bas instincts de quelques esprits présent et, plus particulièrement à celui assis à côté de toi. Il t'observe. T'admire. Te reluque. Ses yeux traînent sur cette dernière avant de descendre sur ta poitrine. Il en bave presque. C'est indécent, c'est dégoutant, c'est répugnant. Pourtant, tu t'efforces de l'ignorer jusqu'à ce qu'il t'interpelle de sa bouche grasse et dégoulinante... "Oh ! Onee-san ! Tu as l'air d'avoir une bonne descente. Je me demande ce que tu pourrais avaler d'autre, héhé...".

Tu lui jettes un regard assassin tout en continuant ta course. Il te répond avec son regard lubrique, puis s'interrompt à nouveau, "Allons Onee-san, ne me regarde pas avec des yeux aussi violent.". Ses hormones chauffent ; tu pourrais vomir si ta fierté et celle de ton clan n'était pas en jeu mais tu continues. Tu manges tout en le poignardant de ton regard azure. C'est mal mais quelque part, tu souhaites qu'il s'étouffe. Après tout il le mériterait bien.

Puis il fait appel à son comparse masculin portant le numéro "8", "Gya-gya-gya ! Tu ne te débrouilles pas mal pour un gringalet ! Mais les femmes aiment les hommes bien portant ! Pas vrai, Onee-chan ?". Il finit sa phrase en approchant son visage suintant du tien. Il te touche... Tu en as assez, tu ne supportes plus ce porc ! Décidée à lui faire la peau, tu t'apprêtais à lui assener un coup de tête - quitte à te faire disqualifier - or, le destin s'occupant de son sort. Le sagouin tombe à l'arrivée des somen. Il ne termine à peine la moitié de son assiette et lutte pour ne pas tout recracher. Il plaque ses mains devant sa bouche, se battant pour une seule chose : ne pas tout dégobiller. C'est désormais tout ce qui compte pour lui. Et tu le fixes, amusée alors que tu dégustes cette victoire et ces nouilles froides, particulièrement rafraichissante sous ce soleil ardent. Le premier rang s'écarte afin de laisser le cochon relâcher tout ce qui pèse son ventre. "Iiiiiiiih!!! Ce n'est vraiment pas beau à voir !", exprima l'animateur écœuré.

Tu es satisfaite. Tu peux continuer en paix et savourer les plats qui arrivent, sans dérangement. Rare sont maintenant ceux qui n'appartiennent pas à la classe des véritables guerriers de la nourriture.
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Lun 20 Nov 2017 - 3:07



Et de plus belle, de nouveaux plats, de nouveaux mets, plus raffinés et succulents les uns que les autres, continuaient à apparaître et à disparaître avec une frénésie cathartique. Où pouvait bien disparaître toute cette débauche de nourriture ? S'agissait-il d'un envoûtant Genjutsu ou bien de la folie des hommes se mettant en œuvre ici bas ? La réponse à cette interrogation semblait des plus irréelles. Le Dragon d'Iwagakure fixa un bref instant le demoiselle qui arborait le numéro sept comme individualité. Cette dernière se battait bien, trop bien à son goût. A croire que toute la nourriture qu'elle ingurgitait avec gourmandise, venait directement s'ancrer et prendre place dans sa poitrine des plus opulente. Étrange, car en faisant un rapide tour de table sur les participant continuant la lutte, il aperçu une jeune femme à la chevelure dorée, qui semblait tout autant combative, mais qui était légèrement moins bien dotée au niveau du buste. Décidément, la supposition venait de faire montre de son erreur relevant de la simple logique élémentaire. Mais le Dragon n'allait pas céder pour autant, il continua de se repaître des offrandes, encore et toujours, ne lâchant point once de la moindre hésitation.

Vaincre ou périr ? Il avait choisit ! Il préférait trépasser séance tenante, que de faiblir !

La querelle se poursuivait, avec frénésie et hargne. Les plus faibles étaient tombés, il ne restait que les plus vaillants. Ceux qui répondaient au péché primordial de la gourmandise ne connaissant repos. Autant vous dire que gagner ce concours, allait être une tâche ardue et pas piquée des hannetons.

Le plus surprenant, c'était que contrairement à ce qu'il s'attendaient, ce n'était point les plus massifs qui semblaient tirer leur épingle du jeu. Au contraire, rien qu'à voir la frêle jeune femme portant le numéro trois, ainsi que la demoiselle arborant deux pastèques outrageusement développées, ainsi que le numéro sept, Kanon comprenait aisément qu'il avait du soucis à se faire.

Mais le combat était loin d'être joué d'avance.

Kanon savait que des coups de théâtre inattendus pouvait survenir au moment où on les attendaient le moins. Pouvant renverser la situation contre toutes expectations. Les coups du sorts pouvaient faire montre de malice, à en croire que la main du destin était semblable à la patte d'un espiègle renard farceur. Kanon était déjà plus que rassasié, mais ne pouvait se permettre de faire montre de moindre faiblesse trahissant sa vaillance.

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Lun 20 Nov 2017 - 4:06
C’était à la fois un jeu de gourmandise, un défi personnel mais également une réputation familiale qu’Ayuka se devait de défendre alors qu’elle finit le bol de nouilles sautées avec un certain regret. Enfin, demain soit elle viendrait en chercher d’autres et la jeune manieuse de glace comptait bien éduquer sa nièce aux spécialités d’Iwa. C’était aussi un des objectifs de la Yuki, celui de permettre aux deux enfants de sa famille de s’épanouir et si possible, que la transition brutale entre Kiri et le Village Caché de le Roche se fasse avec le moins de dégâts possibles.

Un gémissement tira Ayuka de ses légères divagations, en effet, un concurrent venait de s’effondrer massivement à terre, les mains agrippées à son ventre alors qu’on tentait de le relever, une consigne finit par retentir « Lui, emmenez le voir un médecin ! » Chaque guerre avait son lot de blessures et visiblement, le malheureux faisait partie des âmes peu chanceuses en cette journée ensoleillée. Ayuka tendit son bol vide à l’un des organisateurs, inspirant fortement et expirant… Si elle se savait encore capable d’avaler quelques épreuves, sa respiration était mise à rude épreuve, elle qui n’avait pas l’habitude de l’air sec d’Iwakagure. Allez, courage !

Prochain plat, et certainement un monstre pour tous : Sukiyaki. Quand il fut annoncé, deux jeunes femmes encore en lice se levèrent, ne tenant pas à se conforter à la fameuse fondue. Et malgré son entrain, Ayuka comprit que cette épreuve serait décisive pour la nuit du concours. Alors qu’on préparait les différents bols pour chaque concurrent, le regard ambré de la jeune femme sauta de participant en participant, découvrant tant de visages inconnus. Certains surent attirer et attiser la curiosité de la Yuki. Tout d’abord une femme aux… Formes plus que généreuses et visiblement une adversaire de choix ! Encore une fois Ayuka se permit quelques réflexions, notamment sur le fait que les femmes d’Iiwajin semblaient d’un naturel plus… impressionnantes que la plupart des kirijin qu’elle avait côtoyées. La nourriture riche en était-elle la cause ? Ayuka jeta un rapide regard à son propre buste et pour la première fois de sa courte existence, elle envisagea la possibilité de se restreindre.

Et un jeune homme, proche d’elle. Fin, discret mais ne semblait pas prêt à lâcher du terrain. Un homme intrigant mais un homme à surveiller de près.

C’était l’heure et la jeune femme saisit ses baguettes, prête à en découdre.

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Mer 22 Nov 2017 - 1:26
Le plat final. Le mastodonte : le fameux sukiyaki ou la fondue. Des participants abandonnèrent en voyant la taille du monstre. C'était compréhensible, dans d'autres circonstances tu aurais probablement toi aussi renoncer à cette fondu. Or tu tenais à remporter ce concours, même si cela devait te rompre l'estomac ! Tu en profitas pour jeter un oeil au reste des concurrents. Il y avait toujours cet homme à côté de toi. Jusqu'ici tu ne lui prêtas pas beaucoup d'attention, ni même à cette blonde aux yeux de glace ; une physionomie peu courant pour la région. Fit elle exprès le voyage pour profiter de l'Iwa Shukusai ? Dans tous les cas, les deux se battaient bien. Semblaient être aussi coriaces que toi ; il serait ardu de vaincre avec de pareils adversaires mais, tu pris ta résolution au début de ce marathon : tu irais jusqu'au bout.

Le colosse est là. Depuis longtemps tu n'as plus faim mais, tu t'attelles à dévorer la bête du mieux que tu le peux... Tu te fais moins hargneuse. Plus lente. Tu traînes, tu peines. Désormais, plus tu manges et, plus tu ressens les plats précédents occuper ton estomac. À ce stade, tu ne sais pas si tu tiendras. Le public non plus n'a aucune idée de qui ressortira vainqueur de cet excès de nourriture... Il est suspendu à vos lèvres, chaque bouché faisant monter le suspens. Et pour toi ces dernières s'avère pénible. Tu avais beau te forcer, tu ne pouvais échapper à la fin ; mais tu t'obstines, jusqu'au point de rupture. Tu venais d'atteindre la bouchée de trop... Encore une et tu te retrouvais dans un état plus que lamentable, comme les autres... Penchée au-dessus de ton bol, tu tapes trois fois sur la table ; tu abdiques. Malgré ton amertume, tu ne peux en supporter plus. On vient vérifier tes restes. Le public retient son souffle puis hurle, tu penses que c'est à cause de ton échec or, il n'en est rien.

"C'est... C'est... Iwajins... Je n'ai pas de mots pour décrire une telle situation ! C'est juste... Incroyableeeeeeeeee !!!", un peu vaseuse, tu regardes autour de toi. Tu ne comprends pas ce que vaut cette hystérie. Y avait-il un gagnant ? Pourtant, ça ne semblait pas être le cas. "Mais quel concours les amis ! Quel CON-COURS ! Jusqu'au bout il aura été plein de rebondissement ! Je vous annonce les amis ! Que nous assistons, pour la première fois ! À ce premier concours de nourriture ! Ici ! À l'Iwa Shukusai ! À un triple ex aequo !", la foule s'enflamme à nouveau. Tu l'observes, ahuri. Ensuite, une main vient attraper ton poignet gauche et te laisse là, bouche bée, toujours dans une totale incompréhension. Tu observes ton voisin de table, puis sur ton homologue féminin à qui l'on force également à lever le bras. Tu entends vaguement les membres de ta famille s'époumoner en criant ton nom ; vous avez gagnés ? Tu souris, dubitative. L'animateur se rue d'abord sur le seul représentant masculin, l'assénant de question. "Qu'est-ce que ça vous fait de gagner ?! Vous êtes le seul homme restant vous savez ?! Vous et les deux femmes nous avez offert une bataille A-CHA-RNÉE ! Qu'avez-vous à dire ces deux-là ?!". Lui donnant à peine le temps de répondre, il se jette sur toi, "Vous ! Oh la la... VOUS ! Qui aurait qu'une femme aussi bien en chair puisse manger autant ?! Est-ce là le secret de vos formes ?! Si c'est le cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire mesdames !". "Je... Heu... Eh... Bien...", il s'en va déjà... Lançant un rapide clin d'oeil à l'assemblée féminine, il fonce vers la troisième gagnante. "Et vous ! Dites-nous d'où vous venez un peu, vous êtes une Iwajin ? Ou alors êtes venue exprès pour participer au festival ? Parce que si c'est le cas, vous avez beau être frêle, je peux vous assurer que votre appétit est aussi grand que celui du peuple du pays de la Terre !".
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Mer 22 Nov 2017 - 18:34



Venait l'heure du grand final, sous les acclamations de la foule en liesse, jamais il n'avait tonné aussi fort  et frénétiquement en cœur et place d'Iwagakure. L'annonciateur du jugement des cieux, se réjouit à annoncer la suite, l'épreuve finale, la sentence implacable qui allait se dresser devant les pauvres participants déjà mis bien à mal de ce chemin qui ne pouvait être arpentés que par les plus dantesques gourmets. Le divin Sukiyaki, impérial met parmi ses sujets, pouvait se targuer d'être le plat le plus imposant pouvant rassasier avant de trouver trépas, bien des estomacs criant famine, avec une aisance déconcertante. Il fallait être fou, pour oser prétendre engloutir cette chimère, seul. En entendant et apercevant l'engeance, moult participants abandonnèrent soudainement. Certains, tournèrent même de l’œil, tombant dans les pommes par la seule idée d'avoir à finir telle consistance pas piquée des hannetons.

Les marmites fumantes et gorgées de milles et unes bouchées. Un démon venu faucher les âmes des participants, les piétiner comme de vulgaires fourmis, ne pouvant supporter le poids de telle masse les écrasant sans vergogne. Mais, le Dragon n'était point vulgaire insecte. Regardant à sa gauche, puis à sa droite, il jaugea les participants qui restaient et semblait ne point vouloir abdiquer. Soupirant un instant, il devait faire montre de sa volonté. La jeune femme qui était dès plus gracile, était toujours dans la partie. C'était sans doute la plus étrange chose qu'il voyait en ce concours. Comment une si frèle personne pouvait faire disparaître tant de nourriture, comme le néant aurait engloutit les gargantuesques astres éternels, d'une bouchée à peine. La femme située à ses cotés semblait aussi des plus combatives. Cette dernière, était tout aussi impressionnante. Ces succubes ne voulaient rien lâcher, ce qui ne faisait que naître un sentiment farouche de rivalité, de désir de vaincre envers et contre tout. Kanon frappa légèrement du poing sur le bois de la table, pour se remotiver. Chose qui se fit. Il n'avait plus faim depuis fort longtemps, il était même assez mal, mais qu'était un instant de souffrance comparé à une éternité d’opprobre, de s'être vu vaincu comme un vulgaire freluquet.

La fondue était devant lui, chacun des participants même. La joute finale pouvait commencer. Kanon prit les baguettes qui trônaient malicieusement à coté de la cuve outrageuse. Se permettant de commencer à prendre l'une des fines tranches de viande de bœuf et de la porter à ses lèvres. La croquant et la faisant virevolter sous ses crocs, avant de l'ingurgiter. Commencer une chose, sans la terminer, serait mal avisé. Tous ces ingrédients, allant des nouilles, aux champignons de différentes formes et variétés, même ce satané tofu que le Dragon ne pouvait supporter, disparurent peu à peu. Laissant le récipient vide. Les yeux tirant du jade à l'azur, étaient comme plus mornes et ternes que ceux d'un membre du clan des pupilles blanches. Ce regard de poisson mort, si particulier, on pouvait aisément voir que celui du Jonin y ressemblait désormais. Mais il avait réussit ! Il était le vainqueur ! Il avait terrassé la bête ! Ou pas ! S'étant concentré jusqu'à son paroxysme pour réussir à passer le colosse, il n'avait plus prêté attention alentour. Il remarqua que les deux renardes étaient toujours debout, toujours vivantes. Par les cieux ! Elles avaient osés !

La foule est en délire, les spectateurs en défaillent même, sous les acclamations et les cris de l'animateur qui annonce le résultat incroyable qui venait s'installer alors.

Trois ex æquo !

Kanon était là, ou plus vraiment. Il pouvait voir son corps, attablé et immobile. Mais son esprit semblait être ailleurs. On le força à lever le bras, en signe de victoire, ce qui le fit redescendre légèrement sur terre. Comprenant à peine la situation, que déjà, venaient à la charge des questions aussi rapide et implacables que la foudre déchirant les cieux bercés de nuages.

« Je... de redoutables adversaires... » -n'ayant même pas le temps de répondre-

L'animateur était complètement possédé, tout autant que le public qui scandait les louanges des gagnants de cette querelle gastronomique aux parures de la gourmandise effrontée.


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Jeu 23 Nov 2017 - 0:45
Ayuka s’amusait quelques fois à comparer son cousin à un colosse de glace ou encore Watari à un monstre de puissance. Cependant en cet instant, aucun des deux shinonis n’était plus effrayant que cette montagne de nourriture, ce plat à la fois mythique autant que redoutable. Ayuka prit une grande inspiration avant d’expirer longuement, comme pour chasser ce sentiment de satiété en même temps que l’air de ses poumons. Cette épreuve lui rappelait les Mochi de Shito, ceux qu’elle n’avait pu avaler après tant de plats variés, premier abandon de sa vie pour ce type de concours mais cette fois il était hors de question qu’elle se laisse avoir de cette manière ! Non, ce n’était plus la réputation de son clan qui était en jeu, mais bien celle de sa propre personne.

Pendant quelques secondes, Ayuka se pencha devant la marmite, mettant en place un vrai plan d’attaque, s’essayant à l’art de la stratégie, une bataille qui était la sienne. La logique voulait que la fondue soit mangée sans faire attention à l’ordre des aliments cependant… Commencer par la viande. C’était le meilleur choix à faire, puis les nouilles, puis les légumes, puis le liquide pour tenter de faire passer le tout.

Attrapant ses baguettes, Ayuka se permit cependant un regard vers les derniers concurrents, ses réels adversaires du jour ! Il y avait toujours cette femme si impressionnante aux courbes à faire se damner sans aucun doute la plupart des hommes qu’elle avait connus voire même quelques femmes. Rarement Ayuka n’avait vu une telle volonté chez un autre être et cette inconnue qui savait attiser et affûter l’esprit de compétition de la jeune Yuki. Et puis cet homme, tout aussi inconnu, plus calme, peinant mais… Aussi impressionnant. Certes la croyance commune voulait que les hommes aient une meilleure descente que les femmes mais pourtant le shinobi semblait également être un poids plume, au point qu’Ayuka se demanda dans un sourire malicieux s’il serait capable de se relever.

Allez, trêve de réflexion, passons à l’action ! Les fines tranches de bœufs mijotées avaient redonné envie à Ayuka qui les dégusta lentement… Enfin, il fallait également admettre qu’elle n’était plus en état d’avaler sans mâcher, tentant de pousser à chaque bouchée sur son œsophage pour laisser la nourriture parvenir à son estomac en peine. La foule la poussait toujours à avaler plus, mais c’était presque une douleur qui saisissait le ventre d’Ayuka quand elle attaqua les nouilles. Ne plus réfléchir, ne plus penser… Serrant les poings sur la table, elle montrait quelques signes de faiblesse sans pour autant arrêter et abandonner.

Puis elle posa les baguette, signe de rédemption. Malgré sa volonté et sa fierté, il lui était impossible de continuer au risque de réels dommages digestifs. Akuya, dans un dernier effort poussa le plat vide devant elle, ne prenant pas la peine de regarder les autres concurrents, tentant déjà de réguler sa respiration. Après de longues secondes de clameurs et d’applaudissements, la jeune femme leva les yeux vers le ciel, passant sa main dans ses cheveux pour tenter de les recoiffer au mieux rapidement. Posant ses mains sur ses hanches, une nouvelle fois la blonde soupira, fermant les yeux et ne les rouvrant qu’une fois la nausée passée.

C’est à ce moment exact que l’animateur se jeta sur elle, manquant presque de la percuter. Elle ouvrit ses lèvres, prête à répondre… Mais plaqua sa main sur son visage, faisant signe de lui donner encore quelques secondes. Il attendit, elle dut répondre. « Et bien euh… Disons que le festival fait bien parler de lui sur tout le continent mais… Bien, les Iwajins natifs sont plus entraînés que tous ceux que j’ai pu rencon-… » En fait non, pas de grand discours, l’animateurs écoutait à peine, s’amusant à pousser la foule à applaudir toujours plus.

Trois vainqueurs, mais dans quel état ? Cela n’empêcherait pas la Yuki de s’inscrire l’année prochaine.

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Mer 29 Nov 2017 - 1:14
Le concours est terminée. Quelque part, tu te sens soulagée, d'en avoir fini avec cette épreuve, d'avoir gagnée ; ton honneur et celui de ta famille est sauf. Hésitante à cause de ton estomac rempli, au fond de toi, tu sais que tu reviendras l'année prochaine. Tu défendras ton titre et tenteras cette fois, d'être la seule et unique gagnante. En attendant tu salues humblement la foule venue épier cet indécent spectacle de gloutonnerie et, au passage vous encourager. Tu t'attardes plus longuement sur les tiens à qui tu fais signe de victoire à l'aide de ton pousse levé ; leur signifiant dans un même temps que tu vas bien malgré ton ventre légèrement gonflé... Heureusement tu avais mis un haut ample pour que cela ne se remarque pas - question de fierté - mais, il allait te falloir un petit moment avant que tes sucs ne broient tous ces repas...

Quoi qu'il en soit tu t'apprêtais à te reposer auprès de tes cousins lorsque tu fus stoppée par cette voix maintenant reconnaissable, "Dans tous les cas maintenant une question se pose ! Qu'allez-vous faire de ce prix ?!". Il pointait, de manière théâtrale ? Rocambolesque ? De ces deux indexes, le panier de récolte. En effet, tu avais complètement oublié ce point... Cependant, il était clair que tu repartirais avec ta part afin que les fruits et légumes puissent être utilisés dans les préparations du restaurant ; ce que vous aviez convenus. Or, que faire les autres gagnants en décidaient autrement ? Un cas auquel vous n'aviez pas réfléchie... Tu lances un regard interrogatif ; ça papote, ça se concerte au sein du clan puis, ils te rendent leur verdict : la décision est tienne. Ils s'aligneront sur ton choix. Tout repose donc sur tes épaules. Timidement tu lances un même regard, plein de questions à tes comparses. Puis t'éclaircis la voix et d'énoncer : "Heu... Eh bien... Je vous avoue que je comptais simplement prendre ma part, à moins que mes deux compagnons en décident autrement ?". Tu replaces une mèches, te frottes nerveusement l'avant-bras : tu ne souhaites pas te montrer trop imposante ni trop intéressée ou encore mal polie.

L'animateur poses ses pupilles curieuses sur les suivants, tend l'oreille afin de faire son rapport aux spectateurs, "Hum... Bien ! Bien ! Et vous que souhaitez-vous faire du prix ? Désirez-vous le garder ou le partager ?". Il attise, la curiosité de ces derniers se retenant dans un souffle, comme s'ils attendaient une décision importante. Ou alors, souhaitaient-ils tout simplement vous voir vous quereller ? Tu espérais que cette situation n'arrive pas... De toute façon, les deux ne semblaient pas non plus être enclins à la dispute, te rassurant un peu sur la finalité de cet évènement.
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Jeu 30 Nov 2017 - 21:38



Clou du spectacle se tenant alors, en cette place dramaturge prônant la rixe armé d'ustensiles servant à se repaître jusqu'à satiété. La bataille avait été rude, nombre de gloutons avait faillis et était tombé au champs d'honneur. L'aube des vaillants, se tenant toujours debout parmi les ravages et les débris de la querelle s'étant désormais parachevée, scintillait alors dans l'honorable gloire qui suscitait admiration et louanges. Trois survivants à ce malicieux massacre, se présentaient alors. Sous les yeux de la foule qui les acclamaient, les applaudissaient tous à l'unisson, nul doute que l'inspiration qu'ils insufflaient, inspirerait moult récits, poèmes et chants. Une légende venait de naître, sous les yeux ébahis des mortels. Une Trinité carnassière et implacable, prenait sa place sur le trône lui revenant de droit. Accomplissant les miracles que nul mortels ne pouvaient se targuer de produire. Une épreuve digne du dantesque, se trouvait aussi simplement défaite, d'une aisance taquine. Simplement, la chimère a trois tête, n'était unique. Trois visions, trois désirs, mènerait certainement à une querelle assassine. Ce festin avait-il enterré tout désir de conquérir ? Partager les délices de la victoire semblaient être proie à fervente jalousie. Pourquoi se contenter d'un bout de lauriers, alors que posséder la couronne toute entière est bien plus douce satiété ? Un conquérant ne partage pas ! Il se contente de prendre les trésors qu'il convoite, qu'importe les sacrifices, qu'importe le sang à verser pour se faire.

Kanon n'était pas spécialement amère sur ce point. L'important, était qu'il avait réussit à se hisser aux sommets. La compagnie des deux étranges femmes sur le piédestal du prestige de la première place du concours , ne le surprenait point. C'était déjà miraculeux qu'il soit arrivé si loin.

Il les regarda, un peu dubitatif. Ces deux demoiselles faisaient tout de même un peu peur. Qui aurait soupçonné que ces belles s'avéreraient des monstres de gloutonneries, de véritables ventres-sur-pattes. Le Dragon était désabusé pour le coup. Lui, chimère censées avoir des envies insatiables, que moult mortels ne pouvaient se vanter d'égaler, voilà que deux démones démontraient qu'il ne fallait jamais se surestimer.

Kanon soupira, mais garda bon esprit face à la situation qui se déroulait alors. Acceptant même le constat ,avec un certain soulagement. Au moins, c'était terminé. Une simple cuisse de poulet aurait sans aucun doute terrassé le Dragon, qui se serait étouffé avant de rendre trépas.

Venait la décision revenant au choix des participants. Le fameux prix ? Comment faire pour trancher ce cornélien dilemme se présentant alors inopinément ?

Diantre ! Fallait-il poursuivre a nouvelle fois combat pour trancher ? Désigner celui qui repartirait avec l'offrande de la félicité ?

La femme aux formes singulièrement et délicieusement prononcée, évoqua son opinion en premier. Apparemment, elle comptait prendre sa part, sans demander suite. A moins que ses égaux, n'en pensent autrement. Au moins, elle était humble et semblait des plus avenantes. Pensant aux autres et écoutant leur opinion sur la question.

Kanon croisa les bras, quand ce fut son tour de parler, puis dit alors quelques mots résumant ses pensées.

« Je saurais me satisfaire de cette victoire partagée. Ce qui est la plus belle récompense à mes yeux. »

Il se tourna alors vers la gagnante à la chevelure dorée. Pour voir ce qu'elle allait dire. Étant impatient de connaître son choix. Allait-elle défier sa comparse à la chevelure d’ébène ? Vouloir le prix pour elle seule ou bien se contenter de le partager avec joie ? Une rixe entre les deux demoiselles, aurait été dès plus palpitantes.



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Sam 2 Déc 2017 - 3:11
Le fameux prix, celui qui avait certainement poussé plus d’un concurrent tombé au combat à s’inscrire, peut-être même était-ce le cas pour les deux autres vainqueurs ? Ayuka put enfin s’approcher d’eux, d’autant plus que le présentateur semblait insister très grandement pour que le spectacle ne se finisse pas de manière aussi simple, si peu théâtrale par rapport à son attitude.

Ayuka désirait s’intégrer à Iwa. Faire de ce village le sien et un jour être capable de dire que c’est avec le cœur et non un simple contrat qu’elle le défendrait, déployant toute la pleine puissance de ses Glaces. Et dans cette optique, la Yuki ne tenait pas à être source de dispute aussi rapidement après son arrivée.

Le fameux prix, celui qu’elle avait admiré par plusieurs fois pendant la compétition, alors qu’elle dévorait les brochettes en imaginant les sourires des petites filles quand elle rentrerait à la maison avec tant de denrées précieuses. Un dilemme liait donc les trois vainqueurs, trois combattants de l’extrême pour un seul Graal. Ayuka sourit face à la décision de la jeune femme plantureuse puis la résignation polie de celui qui semblait un peu plus jeune qu'elle mais non moins intriguant pas ses manières et ses paroles. Que faire… Réclamer le prix pour elle-seule ? Non, cela ne correspondait pas à son caractère. Piquante, malicieuse, joueuse, malgré ses quelques penchants égoïstes par le passé, Ayuka ne se voyait pas réclamer ainsi, d’autant plus que la brune méritait tout autant ce panier garni.

Ayuka posa une de ses mains sur sa hanche, prenant un air faussement songeur et pensif. Elle pourrait également réclamer sa part, partir avec la moitié des produits, mais malgré la taille conséquente du prix, il serait difficile de nourrir toute la fratrie, encore plus si Akimitsu désirait se joindre au repas, tout comme Watari ou leurs récentes rencontres. Ne restaient que peu de possibilités envisageables et envisagées par Ayuka.

Son regard se posa finalement sur la jeune femme aux cheveux d’ébène, un sourire sincère et amusé sur ses lèvres. « De même. La victoire et le plaisir de découvrir de nouveaux horizons culinaires me suffisent comme victoire ! Cependant… » Le foule retint son foule, tout comme le présentateur qui semblait se complaire à se pendre aux lèvres de la Yuki. Celle-ci même qui voyait les membres de la fratrie de l’autre gagnante féminine attendre également la fin de sa phrase. Après quelques réflexions bien menées, Ayuka se doutait de l’affiliation entre la brune et le restaurant. Haussant légèrement les épaules, un air malicieux planant sur son visage pâle, l’ancienne kirijin accepta enfin de dévoiler sa pensée, ou plutôt, son choix. « Je pense qu’une réservation dans votre restaurant, votre plus grande table pour demain soir, suffirait à me combler totalement. »

Et oui, Ayuka ne laisserait pas Eiichiro se morfondre dans sa chambre. Rakka attendre désespérément un peu d’attention. Setsuka perdre définitivement confiance en l’humanité et Akimitsu se perdre si loin de sa vraie famille. Ayuka sentait le poids des responsabilités l’accabler un peu plus mais après tout, tel était son choix.

Et en ce début d’après-midi chaleureux, la Yuki espérait découvrir un peu plus ceux avec qui elle avait eu l’occasion de non pas croiser le fer, mais les baguettes.

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Sam 16 Déc 2017 - 4:13
Tu écarquilles les yeux. Plaque tes mains devant ta bouche. La vieille femme lève son ustensile. Et tu les vois, au ralenti, se jeter sur elle, pour l'empêcher de commettre l'irréparable ; de dire le mot de trop. Vous vous échangez des regards de panique ; la bombe est amorcée. Quitte à faire une charge, pour leur prêter main forte ; parce que tu ne la connais que trop bien. Il te faut initier la course mais, tu vois sa bouche s'ouvrir : "Cette petite ! Jugeullae [Tu veux mourir] ?! Hein ?!". Tu couvres ton visage à l'aide de tes mains ; osant à peine l'observer entre tes doigts ; il est trop tard... Vous avez échoués... Vous, enfin, tes cousins tentent tant bien que mal de la calmer. Toi tu ne fais que regarder, impuissante ou plutôt honteuse... Et elle ne s'arrête pas, pire même, la matriarche et patronne du restaurant enfonce le clou... " Aish... Les enfants de nos jours...", elle continue de vociférer dans votre dialecte. Le commentateur est comme ravi, enchanté. Un grand sourire vint se coller sur sa face ; il a obtenu ce qu'il voulait ; et c'est avec une immense joie, qu'il s'empresse de faire par de la situation : "Il semblerait que la doyenne du clan Lee soit hors d'elle suite à la proposition faite par la blonde !".

Tu jettes un oeil à ce commentateur un peu trop heureux, il t'énerve à se délecter du spectacle de la sorte ; tu baisses la tête ; un long soupire s'échappe d'entre tes lèvres ; ta main glisse sur ta face. Il te faut les aider avant que ça ne dégénère plus. Ainsi, tu prends la situation en main. Ton bras gauche vient se caler sous ta poitrine ; ton coude droit prend appui dans la main gauche et, son homologue droit recueille ta joue. "Désolée, ma grand-mère est, comme dire... Elle ne se laisse pas faire...", un sourire dépité, nerveux. La matriarche qui te hurle, toujours dans votre dialecte : "J'espère que le reste de sa clique paiera ! C'est elle qui a gagné pas eux !" ; elle t'empêche de réfléchir alors, tu hausses fermement la voix : " Halmeoni [Grand-mère] ! Butakhapnida [S'il vous plait] !". Elle te regarde d'abord stupéfaite, puis te menace d'une main levée mais, tu ne cèdes pas. Au contraire tu soutiens son regard. Vous n'usez point de mot ; tout se passe dans les gestes, les expressions faciales ; tu lui fais comprendre qu'elle devrait se taire et te laisser faire comme vous l'aviez convenus. Elle ne veut pas. À ton tour, tu la menaces de tes iris azurées ; soutenue par le reste de la petite tribu. Elle grogne, t'avertissant au passage qu'elle n'hésitera pas à te corriger si tu loupes ton coup. L'animateur s'extasie, "Je ne sais pas ce qu'ils se disent dans le clan du Joseon mais, ils sont bien agités ! Et la doyenne semble avoir énervée sa petite fille et, ex-æquo du concours!".

Tu te masses le front puis relève la tête vers l'impudente : "Combien serez-vous ?". Ton bras droit s'en va rejoindre le gauche sous ta poitrine ; un sourire avant de reprendre les négociations ; il te faut te montrer ferme sur tes positions sans paraitre trop agressive : "Il sera possible de vous obtenir un prix mais, vous ne pourrez pas tous manger gratuitement ou je risque de me faire taper sur les doigts...". D'un mouvement de tête tu pointas ta grand-mère. Était-ce mal de jouer sur sa compassion ? Non. Après tout c'est la blonde qui se lança dans ce jeu. Il n'y avait donc aucun mal à défendre vos intérêts. "Tant que j'y suis, souhaitez-vous aussi une table ?". Tu fis également la proposition à ton comparse ; il aurait été malpoli de ne pas l'inviter et puis... Peut-être que lui aussi allait tenter le coup... Il valait donc mieux prendre de l'avance.
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Dim 17 Déc 2017 - 0:30



Il n'en fallait pas beaucoup pour que la situation dégénère. La foule était effervescence, après le bel affrontement endiablé qui avait prit place sous leurs yeux ébahis, durant cette épreuve digne uniquement plus aguerris voraces. Si les participants étaient rassasiés -pour ceux qui étaient toujours debout, autant que faire se pouvait-, les spectateurs eux, de facto, en voulaient toujours plus. Adorateurs du oh combien captivant coup de théâtre, arrivant sans crier gare, chamboulant et remettant en question toute la donne, ils étaient bien sûr impatients de voir les vainqueurs s’entre déchirer. Chose qui malheureusement pour eux, n'arriva point. Kanon abdiquait, sans demander son reste. Il était à deux doigt de rendre l'âme et ne comptait pas ajouter quelconque sel sur la plaie. Tout allait se jouer entre les deux vaillantes, mais aussi des plus belles, survivantes. Les voir se crêper le chignon devait être le fantasme de bien des spectateurs, cela allait sans dire. Un peu de "Drama" et voilà que toutes les attentions étaient captivées et aux aguets. Nature humaine oblige. Le choix reposait entre les mains -ou plutôt l'estomac-, de la petite gourmande à la chevelure d'or. Allait-elle accepter, ou bien refuser, la proposition de la brune au formes si avantageuses ? Le Dragon voulait connaître lui aussi la réponse, comme tous ceux assistant à cet événement qui avait été si haut en couleur. Tous, hormis les intéressées, retenaient leur souffle, tant le suspense était à son comble. L’impétueuse tête blonde s'enorgueillit d'accepter, avant d’introniser le mot de la discorde, faisant rebondir l'issue et défaillir les cœurs les plus sensibles. La gredine savait tenir en haleine son auditoire, de par le phrasé à l’espièglerie éhontée employé, doublé de par le théâtral arboré. Signifiant qu’elle n’acquiescerait à l’offre de sa rivale, que si, et uniquement si, cette dernière l'invitait le lendemain à son restaurant en lui réservant la plus dantesque table.  Soudain, des hurlements de contestation  planèrent, avec une véhémence des plus ostentatoire. Le présentateur était ravie pour le coup, pouvant rebondir sur l'esclandre qui se déroulait alors. Apparemment,  il s'agissait de la parente de la candidate, patronne du restaurant en question de surcroît, qui était outrée et en avait gros. Manger à l’œil dans son établissement, ne semblait pas être quelque chose trouvant grâce à ses yeux. C'était bien légitime après tout. Après une querelle des plus houleuses entre les deux Lee, commentée avec panache comme il se devait par l'animateur, scrutée avec passion par les spectateurs, l'accalmie -ou du moins une trêve- se fit. La jeune Lee semblait avoir son caractère et n'avait pas démordu une seconde face à sa tyrannique aînée. Finissant par accepter la proposition indécente, mais avec quelques consignes tout de même. L'échange était plutôt beau joueur. Kanon avait regardé la scène, un peu à l'écart. Après tout c'eétait bien des trucs de femmes de sociabiliser avec tant d'aisance. Cela lui fit même tirer un léger sourire. Après une telle guerre, un semblant de paix s'installait entre ces deux farouches et redoutables candidates. Cela était amusant, voir même assez touchant. N'ayant plus sa place, il allait se contenter de partir, cependant, la correction -chose des plus rares en ces temps- de la brune, fit qu'elle lui proposa à lui aussi, la même bienséance. Il réfléchit une seconde, avant de lui répondre en affichant son air sempiternellement monotone.

« Cela sera avec plaisir. »
-lui répondit-il-

Bien qu'il n'aurait plus eût d'appétit pour au moins un millénaire, refuser aurait manqué de tact. Il fit ses adieux pour ce soir à ce monde de paillettes et à ces deux bien étranges femmes, que peut être il reverrait dans ce fameux restaurant, comme il y avait été convié.



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Merci Sora-chan!
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Ven 22 Déc 2017 - 17:26
La situation tourna d’une manière bien étrange pour Ayuka qui ne comprit de suite ce qui se passait. Encore plus alors que l’ancêtre de l’autre gagnante et représentante féminine parlait dans un dialecte que ne connaissait pas et ne comprenait pas la Yuki. Levant les mains devant elle, comme pour marquer une possible résignation ou un geste d’apaisement, il était hors de question qu’un quiproquo vienne gâcher une journée si ensoleillée.

Faisant un pas vers la pulpeuse et flamboyante jeune femme, Ayuka sourit, légèrement gênée alors qu’elle passait une main dans ses cheveux. « En fait… La simple réservation me suffit, nous comptons payer, mais j’imagine que votre restaurant doit être complet par les beaux jours, donc l’assurance de faire goûter vos spécialités à ma famille me suffit totalement ! » Avec un peu de chance, la grand-mère ne se vengerait pas sur sa famille toute la journée et ne risquerait pas un accident du cœur bien malheureux…

Nul doute que Rakka se plairait à dévorer nombre de plats succulents, avec un peu de chance Eiichiro saurait sourire sincèrement, Setsuka s’ouvrirait peut-être dans un endroit chaleureux et Watari profiterait une soirée calme… Ou pas. Vu les tenanciers du restaurant, Ayuka ne doutait pas que le service devait se montrer électrique aux soirs de grandes affluences… Mais c’est également cela qui la poussait à découvrir toutes les enseignes du Village. Dans un restaurant il y avait toujours les passants, tous différents, les serveurs faisant danser leurs plateaux et les cuisiniers coupant frénétiquement viandes et légumes. Une énergie folle se dégageait toujours de ces lieux, attirant inexorablement la Yuki en leurs antres.

Alors que le troisième gagnant accepta de se joindre à eux, un choix s’imposait pour la jeune femme. Dévoiler son identité ? Un geste si banal et poli en temps normaux cependant pour beaucoup d’habitants, les déserteurs restaient des étrangers au village. Et un étranger était soit rejeté soit intégré. Se penchant légèrement en avant face aux deux autres gagnants, la jeune femme prit une petite inspiration et finit par se présenter, elle que l’on n’avait jamais vu dans les rues et avenues d’Iwa « Si vous acceptez, la réservation sera au nom de Yuki Ayuka. »

Se redressant, elle affichait un simple sourire aimable sur son visage pâle, espérant intérieurement que la réaction ne serait pas digne de cette de Kiri face à l’inconnu.

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Jeu 28 Déc 2017 - 5:05
"Oh... Je vois...". Tu poses ta main sur ta poitrine ; un soupir de soulagement : tout ceci n'était qu'un malentendu. Et ta grand-mère, à la nature explosive, ne fut pas d'une grande aide bien au contraire... Emportée par sa colère, tu crus que la blonde voulait alors qu'il n'en était rien... Sans compter que la pauvre se faisait enguirlander dans une langue qui lui était totalement inconnue... Tu te sentais tellement désolée... Peinée de la voir ainsi, tu calmas tout de suite le jeu avec la matriarche furibonde, lui faisant signe que tout allait bien et que les autres payeraient leur part. Louche encore en l'air elle jette un énième regard furieux à ton homologue avant de reposer les yeux sur toi. Elle te redemande confirmation et tu l'as rassure, à nouveau. Lentement, l'arme de cuisine s'abaisse : la grand-mère - bien qu'encore rouge - se calme petit à petit. Et tes cousins se détendent, s'écroulant presque, ce qui t'enleva un doux rire.

Tu te tournas vers celle ayant subi les foudres, "C'est arrangé. Et encore désolée, pour cette scène... C'est qu'elle pique vite la mouche lorsque l'on parle du restaurant et... d'affaire en général... M'enfin !", un grand sourire se dessine sur tes lèvres ; tu ramènes tes mains sur tes hanches : "Vous avez dit Yuki c'est bien ça ? Hum Yuki, comme la neige ? Si c'est bien ça c'est très joli ! ". Ensuite ta mine se fit plus sérieuse : "Yuki Ayuka...", et tu répétas son nom, à voix basse, pour ne pas l'oublier. "Et ! Vous...", tu voulus lui demander son nom mais, le taciturne s'en alla, discrètement... Tu aurais souhaité le voir partir ; lui dire au revoir. Un sourire plus léger prend place sur tes lippes : tu le reverrais, surement. Puis tu te dirigeas vers les tiens, préférant noter sur papier le nom de celle qui reste afin d'être sûre de t'en rappeler !

L'animateur te regarda, niais, comme tout le reste de la foule. Ils semblaient perdus mais, avaient compris une chose : la "dispute" venait de se terminer... La déception se lisait sur leur visage, les fourbes vous scrutaient, espérant sans doute un nouveau coup de théâtre qui n'arrivera pas !

Tu t'appliques à inscrire son nom. Ensuite tu reviens auprès d'elle afin de lui montrer : "Comme ceci ?" ; tu veux être certaine de ne pas avoir fait de fautes.
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Iwa Shukusai | Au meilleur estomac || Libre [3/3]

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