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L'honneur des exilés. | ft. Les Hoshino

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Mer 15 Nov 2017 - 19:21


Watari & Sakuya

L'honneur de l'exilée.


“ Bon, vous restez à distance, j’y vais en première. Tenez vous.”

Le regard d’acier de la Hoshino quitta les corps sans doute fourbus de ses grands frères pour se reporter sur la route qui menait au village d’Iwa. Elle ne savait pas le moins du monde à quoi s’attendre mais elle préférait prendre ses précautions. En l’état, ils ne pouvaient se permettre une erreur diplomatique ou stratégique, au risque de doublement décevoir l’Ancêtre, bien qu’en cet instant, aucun des membres de la fratrie ne le portait vraiment dans leur coeur. Une long soupir plus tard, elle prenait la direction d’Iwagakure no Sato.

***

Tant de précautions furent inutiles pour elle, au bout du compte, car son entrée dans le village se fit sans heurts et sans problèmes. Restait pourtant que c’était un endroit nouveau, avec ses codes et ses repères qu’elle n’avait pas. A l’instant où elle découvrait l’endroit, Sakuya se bénissait de ne pas s’être encombrée de ses frères à surveiller. Dans un endroit aussi vivant et nouveau, plein de belles et bonnes choses, elle aurait eu bien du mal à les canaliser jusqu’à trouver le domaine de leurs cousins les Nagamasa pour y retrouver Watari. Leur futur tuteur, en quelques sortes. Difficile de s’y résoudre, à se considérer ainsi comme des enfants à nouveau. D’un pas assuré ne trahissant pas le moins du monde l’incertitude dans l’orientation de la jeune femme, cette dernière parcourait les rues du village en portant bien peu d’attention à toutes les activités et attractions qu’il offrait. Elle ne savait pas si l’endroit était toujours ainsi, mais les ninjas de ce pays avaient vraiment le goût des festivités, la samouraï ne savait pas trop quoi penser de cela. Son esprit ne pouvait se permettre de se laisser aller à ces considérations pour l’instant. Le message toujours accroché à sa ceinture, elle y passa ses doigts pour la énième fois depuis le début de son périple, pour s’assurer qu’il était bien toujours là.

Au bout du compte, il ne fallut pas tant de temps pour trouver son chemin, à la faveur de quelques habitants au demeurant plutôt chaleureux qui la renseignèrent sans faire trop de manières. En un sourire poli et quelques formules, elle obtint les informations nécessaires et se retrouva, droite et tendue comme un I, devant le domaine Nagamasa. Watari. Son cousin qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps. Pessimiste et amère qu’elle était, Sakuya supposait qu’il ne connaissait même plus son nom, mais cela ne l’empêcherait pas de lui montrer la déférence dont elle faisait preuve à l’égard de son clan. Face à l’entrée de la pièce qu’on lui désigna pour rencontrer Watari, elle fit une nouvelle pause. Ce n’était pas le moment de sentir tout le poids de la situation, elle avait encore besoin de garder la face, encore un peu, jusqu’à ce que tout cela soit réglé. Discrètement, elle ouvrit la porte et entra en s’annonçant d’une voix un peu étouffée.

“ Cousin ? W … Watari ? ”


Difficile pour elle de savoir si c’était l’appréhension ou le fait de n’avoir que peu parlé pendant le voyage qui rendait son verbe hésitant et sa voix enrouée. Sakuya dut se racler la gorge avant de reprendre, se tenant bien droite afin de reprendre une certaine contenance après ce faux départ.

“ Bonjour, Watari. J’ai ici une missive très importante de la part de l’Ancêtre. Cela devrait éclairer les raisons de ma présence ici.” Pas de retrouvailles, pas d’émotions ou de sentimentalisme. Ce n’était ni l’endroit ni le moment, et surtout, Sakuya n’avait pas la moindre idée de ce à quoi s’attendre. Obnubilée qu’elle était par le but de sa visite, elle en oubliait même que son cousin ne s’attendait probablement pas le moins du monde à la revoir ici et en cet instant. Mais elle ne levait pas encore les yeux, inclinée dans une salutation presque excessive, fixant le sol en tendant devant elle le message qu’elle venait de détacher de sa ceinture. La mission en premier, le reste ensuite. Il lui fallait lever ce poids de ses épaules une bonne fois pour toutes.




Dernière édition par Hoshino Sakuya le Mar 21 Nov 2017 - 18:04, édité 1 fois
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Jeu 16 Nov 2017 - 9:00
Le confort dans l'inconfort. Il fallait bien mélanger un peu d'eau dans son saké. Ils étaient bon gré malgré, les hôtes des Nagamasa. Watari n'avait pourtant pas manqué de commencer a économiser des revenus de divers travaux. Le soir, il gardait des auberges. Le jour, il travaillait dans les mines ou les chantiers. Le maniement des vents avait quelque chose d'assez pratique, a cet égard et ses compétences lui valaient, malgré la méfiance que l'on pouvait avoir sur ce nouveau visage, une certaine fiabilité dans les travaux qu'on lui confiait. Comme quoi, les élans mégalomanes du second mizukage avait au moins eu l'avantage de lui apprendre à travailleur sur des chantiers et donc, à savoir accélérer ceux-ci.

Fallait-il y voir une certaine honte dans le fait d'user d'un katana pour de triviales besognes que celle de la charpenterie ? Le jeune homme trouvait une certaine satisfaction et un moyen de mander ses blessures de de participer à des activités créatrices. Ce village, contrairement à celui qu'il avait quitté, était en plein développement, en pleine effervescence. Ce n'était pas l'agglomérat criminel de haine, de rivalité que pouvait se cacher derrière les brumes où ils avaient pourtant voulu fonder la paix. Son cœur était toujours lourd. Mais il n'était pas seul. Il ne savait pas s'il pouvait réellement se reposer sur les deux femmes qui l'entouraient. En tant qu'homme et guerrier, il ne le devait pas. Mais d'une perte, deux liens se renforçaient. Cela lui redonnait de meilleurs fondations. Malgré les durs labeurs, il se sentait reposé désormais. Une certaine affection était née, elle aussi, envers Chôgen et plus encore, aux membres du clan Nagamasa.

Ils n'étaient pas les fervents défenseurs d'un bushido scrupuleux. Mais ils étaient pourtant des gens respectables et fiables, malgré les facéties de certains de leurs membres. C'était comme s'il vivait dans des vies différentes. Une à Tetsu no Kuni, studieuse. Une au sein du continent, aventureuse. Une à kiri, tragiquement tumultueuse. Et une à Iwa, sereine et calme. Mais le calme allait bientôt cesser, alors qu'une nouvelle péripétie l'attendait, bien à son propre insu. Le domaine Nagamasa avait les commodités de son ancien dojo, tant et si bien qu'avec le commerce florissant dans lequel ils baignaient, le samouraï avait pu se remettre très rapidement à ses vieilles habitudes. Faire du saké, faire du thé...

Et c'était alors qu'il cuisinait des biscuits et qu'il préparait du thé qu'un messager l'informât d'une nouvelle qui manqua de lui faire renverser ses préparations sur le sol. Les Hoshino n'étaient pas des samouraïs qui aimaient s'échapper de leur pays. Ils n'appréciaient pas plus que cela les shinobis et si Watari n'était plus hostile à ceux-ci, c'était bien à force de les fréquenter depuis des mois. Quel malheur était donc à l'origine de la présence de trois des membres de sa famille, ici, à Iwa ? Dans un sens, il était presque sûr et certain que cela arriverait tôt ou tard : maintenant qu'il était si proche de chez lui et qu'il ne bougeait plus, l'Ancêtre allait forcément faire parler de lui, d'une manière ou d'une autre. Son cœur et son estomac serré, il se rendit dans une pièce où il pourrait accueillir ses invités.

Une voix enrouée et mal assurée, mais qu'il n'ignorait pas complètement. Voilà la personne qui, après avoir fait coulissé la porte, s'était avancée, agenouillée face a lui, avec respect. Sa cousine, Sakuya. Elle lui avait tendue un message dont le sceau était celui de l'aïeul. Il n'était donc pas totalement dans le faux quand il avait subodoré l'influence de celui-ci. Acceptant avec celle-ci, il se releva alors et fit signe a une servante du domaine Nagamasa de lui apporter ce qu'il avait préparé. En silence, elle s'exécuta et fit glisser jusqu'à eux le thé préparé et les biscuits. Chère cousine, Sakuya-dono... Il prit une pause, laissant le bruit du liquide chaud remplissant les tasses s’immiscer dans ses paroles, avant de continuer : je dois admettre que tu as bien grandie, à l'instar d'Eirin. Elle et lui n'avait pas été les plus proches par le passé. Malgré tout, ils avaient partagés des copieuses leçons sous le giron de sa mère, Torahime. Ses souvenirs lui rappelait qu'elle était devenue médecin en formation, toujours sous les conseils avisés de la légendaire femme-oni...

Sakuya était une jeune femme aux vêtements étranges, que certains qualifieraient sans aucun doute de carnavalesque. Ses cils avaient une grâce étrange, donnant au regard de la jeune femme une intensité qui dépassait celle-ci. Elle semblait encore assez immature, d'une certaine manière, malgré le corps de femme dont elle était aujourd'hui pourvue. Mais ce qui était le plus étrangement saisissant pour le jeune homme, c'était ce mélange de gris et de blanc, qui tranchait avec d'autres mèches couleurs corbeaux dans cette fougueuse chevelure. Elle avait un joli minois, des traits qui lui donnait l'air rusée, semblables à celles que l'on donnaient aux divinités d'Inari, les kitsune, qui prenaient des formes féminines pour tromper et tenter les autres. Mais cette ressemblance s'arrêtait-là ; au fond, il savait que la jeune femme, si elle n'était pas dénuée d'une âme gracile, avait ses tempéraments qui faisait d'elle, aux dires des hommes du pays du fer, une mauvaise épouse. Watari n'en croyait rien, mais il savait bien qu'elle n'était pour autant dénué d'un côté caractériel. Certains aimaient, d'autres pas. Watari était bien trop calme en temps normal pour qu'ils s'accordent à première vue...

Il s'approcha délicatement d'elle, pour se mettre a son niveau, relever son visage et la contempler. Je reconnaitrais ces traits parmi des milliers d'autres. Tu as certes, bien grandie, mais tu n'as pas changé sur ce point-là. Ces spécificités la rendait unique. Tant et si bien qu'il se souvenait encore avoir eu la pensée qu'un jour, cette chevelure poivre et sel finirait peut-être par devenir légendaire. Lui tendant une tasse et des biscuits, il reprit sa place, avant de regarder le message. Il se demandait sérieusement s'il avait envie de l'ouvrir. Méfiant, il préféra demander alors : Plutôt que les calligraphies raffinées d'un homme qui toujours eu du mal à entendre les autres, je préférerais que tu m'éclaires par toi-même sur les raisons de ta venue. Cette missive peut encore attendre quelques minutes encore, tu es plus importante, Sakuya-dono. Avait-il dit, sa voix toujours aussi affutée que par le passé.

Pourtant, il avait lui, changé. Son attitude n'était pas la même. Il était bien moins un silencieux attentif qui attendait d'apprendre, il était devenu un homme d'action, bien malgré lui. Il ne le réalisait pas encore, mais ces mois et ces années d'aventures, de combats, avait fait de lui un samouraï, tant dans ses manières que dans sa posture et dans l'aura de force qu'il dégageait désormais. Watari n'était plus le jeune héritier qui faisait de son mieux pour être à la hauteur des espoirs du clan. Il était ailleurs, peut-être bien au-delà désormais, à forger une destinée manifeste qui à son tour, avait fait de lui un digne guerrier...
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Jeu 16 Nov 2017 - 12:33


Watari & Sakuya

L'honneur de l'exilée.


Une partie des appréhensions qui serraient les entrailles de la jeune femme s'envolèrent instantanément lorsqu’elle entendit la voix du samouraï. Il y avait bien longtemps qu’elle ne l’avait plus fréquenté et, par le passé, c'était sous la coupe de Torahime qu’ils avaient été réunis. Autant dire que ce n'était pas la chaleur des soirées sous le ciel étoilé qui caractérisait leur lointaine relation. Mais sa voix, plus grave que dans son souvenir, et surtout plus posée, témoignant d’une sagesse et d’un calme auxquels elle aspirait depuis toujours, l'engloba dans un sentiment qui parvint pendant quelques secondes à dissiper son malaise. Pas assez pour lui arracher un sourire, meme poli. Obnubilée par sa tâche et par l'idée que le pardon passerait par le sérieux qu’elle aurait dans l’accomplissement de sa mission, elle n’osait se permettre le moindre écart, même en famille. C'était après tout cette même famille qui l’envoyait en exil, et elle n'était pas encore en état de considérer l'idée que la famille qu’elle retrouvait à Iwa était celle qui n’avait su - comme elle - contenter le clan dans sa plus pure extraction.

Alors qu’il s’approchait d’elle, Sakuya retint difficilement un sursaut au contact de son cousin. Elle ne s’attendait pas le moins du monde a ce genre de familiarités, au mieux quelques formules de politesses envoyées depuis l’autre bout de la pièce, mais peut-être était-ce cela qui différenciait les Hoshino hors de Tetsu no Kuni. Il avait quitté les siens depuis bien longtemps, elle ne pouvait s’attendre à voir en lui l'Ancêtre et ses mots tranchants. Mais hors de question de prendre cette impression pour argent comptant. Son regard d’acier se leva enfin, pour se poser pour la première fois sur son cousin qui, effectivement, avait bien changé aussi. Mais peut-être était-ce également ses souvenirs qui étaient trop flous pour qu’elle puisse penser autrement. Sans donner l’air d’agir de la sorte, elle détaille néanmoins les traits de son visage, et son regard dans lequel elle interprétait - peut-etre a tort - de la bienveillance et de la mélancolie, chose qu’elle ne voyait que chez peu de gens, en particulier dans son clan. Une nouvelle fois, elle aurait pu suivre cette perception pour être totalement confiante, mais sa discipline lui dictait l’inverse. Et son tempérament la suivit. Son regard se fit fuyant lorsqu’un tres leger sourire parcourut ses lèvres, en réponse à la remarque du samouraï. Heureusement pour elle, il reporta son attention sur le message qu’il n’ouvrit pas immédiatement. Devait-elle être optimiste à ce sujet ?

Affamée par le voyage, elle attrapa rapidement un biscuit lorsqu’il baissa les yeux et mordit dedans dans l’espoir d’apaiser les ardeurs de son estomac. Elle mâcha tout juste la bouchée qu’elle prit avant de poser le restant devant elle et reprendre la même position, avec une tension qui avait presque tout du burlesque. Ce qu’elle venait d’avaler etait … etrange. Pas mauvais à proprement parler, mais ce n'était pas vraiment bon. La consistance était exactement ce à quoi elle s’attendait pour ce genre de friandise mais ca n’avait aucun goût. Ni bon, ni mauvais, simplement neutre, elle n’y décelait rien de plus que ce qu’elle percevait en buvant de l’eau, la fraîcheur en moins. La médecin posa un furtif regard dubitatif sur le restant de biscuit sur la table, tout en tirant vers elle une tasse de thé, avant d'être surprise par la voix de son cousin qui interrompit net son geste et l'empêcha de prendre une gorgée.

Sa demande était plutôt fâcheuse. S’il y avait bien une chose pour laquelle elle était reconnaissante à l'Ancêtre, c'était bien de leur avoir épargné l'épreuve d’avoir à s’expliquer auprès d’un cousin dont elle admirait les prouesses depuis l’enfance. Car si Sakuya ne savait pas trop quoi penser de lui depuis tout ce temps, elle n’avait certainement pas envie de se présenter sous son plus mauvais jour, et cela d’elle même. Certes, la missive de l'Ancêtre ne devait pas etre tres flatteuse, mais comment présenter les choses de façon plus élégante ? Même la tournure de phrase que son cousin employait la perturbait. Etait-elle vraiment plus importante ? Il penserait sans doute autrement lorsqu’il aurait vent de ses exploits. Ils ne lui ressemblaient pourtant pas…

“Je … Je ne m’attendais pas à devoir exposer mes méfaits de moi-même, mais soit.” Sa voix était encore hésitante mais elle ne pouvait se permettre de ne pas être convaincante. Il fallait se lancer, une bonne fois pour toute. Avant de commencer, comme pour se donner du courage, elle prit une gorgée de thé. Délicieux. Elle laissa d’ailleurs échapper comme un petit bruit d'appréciation avant de poser brusquement la tasse sur la table. “ Pardon.” Une grande inspiration. “ Takazane, Reisei et moi-même avons été envoyé en mission diplomatique chez un des vassaux du clan. Une mission montée de toutes pièces par l'Ancêtre mais, une mission tout de même, et nous n’en savions rien.” Jusque la, tout se passait correctement. Venait ensuite les détails fâcheux. “ La mission a … échoué. Nous avons failli à notre tâche, nous sommes mal comportés et avons sali notre honneur et celui du Clan.” Elle baissa les yeux une nouvelle fois, contemplant ses mains jointes sur ses genoux. Sa voix affaiblie lors de cette dernière phrase se fit plus forte et décidée. “ C’est pourquoi nous avons été envoyés ici par notre aïeul, sous la supervision de Watari-dono.” En concluant par ces quelques mots, elle s’inclina, à la fois en signe de respect mais aussi pour cacher la honte qui rosissait ses joues. Et tout à coup le doute s'installait. Et s’il n’avait pas la moindre intention d'accéder à la requête du clan ? Puisqu’il était parti depuis si longtemps, était-il vraiment tenu de le faire ?



Dernière édition par Hoshino Sakuya le Sam 18 Nov 2017 - 12:35, édité 3 fois
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Sam 18 Nov 2017 - 11:14
Sa cousine était pour le moins louvoyante. Très peu assurée ; il pouvait en déduire que les raisons qui les amenaient ici étaient assez lourdes, assez pour faire en sorte que cette jeune femme demeure méfiante et silencieuse à son égard. Elle avait sursauté, comme un petit animal effrayé face à tant de proximité soudaine et d'impudeur de la part du jeune guerrier du clan au clan double croissant de lune. Watari sourit, à la fois partagé entre l'humour et la gêne, lorsqu'il comprit que ses biscuits, malgré qu'ils fussent le produits de nombreux essais et entraînements, demeuraient aussi peu agréable. C'était peut-être pire ; elle ne s'étouffait pas, mais elle n'en reprenait pas non plus. Il semblerait que je ne sois toujours pas parvenu à décrocher un franc-succès les concernant... Minauda-t-il en laissant ses yeux voguer jusqu'à l'assiette de biscuit. Il s'y essayerait, mais pas tout de suite, il préférait qu'elle continue le mouvement qu'elle avait initié jusqu'au thé, breuvage dont il était bien plus un fier maître : Si mes pâtisseries ne sont pas les meilleures, je suis bien plus confiant concernant le thé que je vous sers, Sayuka-dono. Il hocha poliment de la tête avant de se mettre à l'écouter, elle et son récit...


L'air placide, il ne laissa rien transparaître quant aux réactions de son âme, émois intérieurs alors qu'elle exposait ainsi ses fautes, qu'elle qualifiait bien volontiers de méfaits. Watari, interdit, la laissa terminer ses explications, prenant un biscuit pour s'en faire à son tour l'expérimentateur goûteur; de telle manière qu'il partagerait la déception de la jeune femme, si tel était le cas. Alors qu'elle arborait des joues rosies, Watari croqua son œuvre et grimaça. Eh bien... Peut-être devrais-je trouver des solutions pour relever leurs goûts... Dit-il en le terminant. Il avait une certaine habitude dans cet art qui consistait à terminer ses ratés. La solitude d'un homme qui cuisinait pour lui depuis moult années. Il lui sourit chaleureusement, acquiesçant silencieusement et laissant se mourir sa voix chaleureuse et harmonieuse qui ne laissait transparaître aucun jugement, aucune forme d'animosité. Votre attitude pleine d'humilité vous honore, Sakuya-dono. Et si je m'en fie à vos paroles... Il prit une petite pause pour poser une main sur son épaule et de l'autre, relever la tête de la jeune femme : Bien plus des méfaits, ce sont des fautes ou des erreurs qui ont été commises. Néanmoins, si mes souvenirs sont bons, vos frère ainés, Takazane-dono et Reisei-dono étaient des jeunes hommes turbulents... J'imagine qu'ils ne sont ni très loin, ni étrangers à la fureur de l'ancêtre...

Si celui-ci était volcanique, les deux frères de la jeune Sakuya étaient à tout le moins qualifiable d'esprits détonants, prompt à la rébellion et à des vices qui, maintenant qu'ils s'en rappelaient, étaient bien moins conséquents que ceux qu'il affrontait par lui-même. Ceux-là demeuraient pourtant des ainés... Je puis vous offrir un gîte et un couvert, tout comme je puis très certainement tenter de vous offrir mes savoirs et mon expérience. Mais... J'ai tout de même de sérieux doutes concernant vos frères, Sakuya-dono. S'ils me respectent, je n'ai pas d'autorité sur eux et je n'ai jamais été quelqu'un qui faisait preuve d'autorité. Que pouvait-il donc faire de ces deux-là, s'ils n'obéissaient pas à l'ancêtre ? Il était moins terrifiant et manquait cruellement des multiples années d'expériences, des balafres de guerre qui décorait le torse musclé du vieil homme à la longue barbe blanche. C'est pourquoi, il se demandait si sincèrement, il pouvait réellement se faire tuteur de ces trois-là.

Il fallait aussi parler de la question du logement : il ne voulait pas faire demeurer trop longtemps Reisei et Takazane chez les Nagamasa, au risque de devoir rapidement prendre l'attitude de Sakuya et d'en faire la sienne auprès du chef actuel de ce clan auquel il devait tant, Yoshitsune. Néanmoins, votre présence pourra me permettre d'avoir un certain poids auprès de ma demande... Je sais que le shodaime tsuchikage-sama me proposait de bâtir une résidence pour moi et Eirin... Votre arrivée fait que ces plans devront probablement être agrandis, mais si vous prêtez votre lame à Iwa et si vous me promettez de m'aider dans la dette que je dois rembourser auprès de notre cousin... Vous serez les bienvenus. Il avait conclu ses paroles au ton harmonieuse par sourire chaleureux et sincère, alors qu'il tendait la main vers Sakuya et d'une certaine manière, vers ses deux frères.
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Sam 18 Nov 2017 - 12:37


Watari & Sakuya

L'honneur de l'exilée.


L’attitude décontractée de Watari et l’humour avec lequel il prenait son échec culinaire décrocha bien un petit sourire à Sakuya, brisant ainsi le cycle de malaise qui occupait son esprit depuis le début de cette rencontre.Il aurait été prématuré de parler d’ambiance familiale - une ambiance aux échos bien différents selon les contextes et qui pour Sakuya n’avait pas de contours bien définis. Mais avant tout, c’était la façon dont il semblait admettre ses paroles sans remettre en cause son honnêteté et sans chercher à avoir les détails de ses erreurs qui la plaçait dans un état bien plus décontracté. La jeune femme s’attendait à devoir répondre de ses actes, expliquer avec force détails les raisons de son comportement passé et s’en excuser une nouvelle fois, mais il n’en fut rien. L’erreur de la médecin était probablement de supposer que Watari, pourtant absent depuis bien des années, avait un fonctionnement similaire à celui de l’Ancêtre. Mais que pouvait-elle imaginer d’autre quand leur aïeul lui même les confiait à sa charge ? Toutes ces réflexions s’évanouissaient devant le comportement avenant de son cousin.Une question persistait néanmoins, celle de ses deux frères. Question épineuse s’il en était, Sakuya se doutait bien que la situation serait bien plus complexe une fois arrivés qu’à Tetsu no Kuni, où elle pouvait les laisser, seuls responsables de leurs actes devant le clan qui avait appris à faire avec leurs singularités. S’ils étaient acceptés auprès de Watari, ils seraient une part importante du clan dans le village d’Iwa, et représentatifs de l’image qu’il véhiculait par delà les frontières de leur pays natal.

“ Ils sont tout autant responsables que moi mais, oui. Vos souvenirs sont bons.”

Une gorgée de thé de plus. Il était véritablement délicieux, de nature à ravir les papilles et apaiser les coeurs. Le genre de breuvage dont elle avait grandement besoin après un si long et épuisant voyage. Un peu gênée par la chaleur des manières du samouraï, elle recula poliment, tentant de masquer son inconfort le plus possible. Elle n’était vraiment pas coutumière de ce genre de comportements et, si elle ne le jugeait pas, elle n’avait admis ce genre de choses que de la part de sa cousine Eirin avec qui elle entretenait un lien très fort, depuis longtemps. Les seuls modèles de relation qu’elle connaissait étaient plutôt froids et solennels, y compris vis à vis de ses parents, et même de Kazumori son professeur qui avait pu s’essayer à l’occasion à une relation plus décontractée. “Pardon” Chuchota-t-elle pour elle-même. Il ne l’avait probablement pas entendu mais elle n’était pas si bonne actrice, et il aurait sans doute remarqué sa gêne. Pour s’occuper les mains, elle reprit sa tasse mais pas une gorgée. Les yeux rivés sur son contenu, elle soupira, avant de lever ses iris d’acier vers son cousin, décidée.

“ Je prendrai l’entière responsabilité du comportement de mes frères. Et je me porte garante de leur conduite, s’ils font des erreurs, je me chargerai de les réparer moi-même.” Répondit-elle d’un ton péremptoire. Sakuya avait beaucoup à se faire pardonner pour son comportement, et sa rédemption passerait en premier lieu par ce serment. S’il fallait qu’ils la détestent, soit. Mais elle ne laisserait plus jamais sa fratrie, elle comprise, porter le déshonneur sur son nom. “ Je vous en fait le serment, Watari-dono, que ce qui nous a conduit ici ne se produira plus.”

Le sujet qui suivit porta à l’attention de la jeune femme plusieurs choses qui la surprirent. Dans un premier temps, la question de la situation du clan dans le village. Elle n’était pas sûre de savoir exactement à quoi elle se résumait mais l’arrivée de ses cousins devait être toute récente. Et leur place dans ce village de shinobis n’était probablement pas encore totalement définie. “ Bien sûr !” S’exclama-t-elle d’une façon peut-être un peu trop décidée pour le ton de la conversation. “Je donnerai ma lame, et mes humbles capacités pour servir ce village si c’est ce que vous souhaitez. Et mes frères feront de même.” Cette dernière promesse était bien moins certaine, et sa voix trahissait ce doute. Même si elle devait apprendre la manipulation pour le faire, ils obéiraient à leur cousin, il en allait de leur légitimité dans ce nouveau pays qui devait devenir le leur. Et puis elle repensa à ce qu’il venait de dire. Eirin, il avait évoqué le nom de sa cousine naturellement et elle n’aurait pas dû être surprise, elle aurait dû la savoir à ses côtés. Les yeux à nouveau baissés sur son breuvage, elle murmura ce nom qu’elle n’avait plus prononcé depuis son départ. Voilà encore une question qu’elle devrait gérer en dépit des émotions contraires qu’elle soulevait dans son âme. Toutefois, l’heure n’était pas à ces considérations. Répondant à son geste en premier lieu, elle reprit ensuite le biscuit qu’elle avait laissé un peu plus tôt et, comme pour montrer sa bonne volonté, le termina enfin. Pas de grimace, mais une déception certaine en comparaison du thé si délicieux qu’il lui servait à côté. Une fois ce restant avalé, elle dit simplement. “ Je ne vous décevrai pas.”


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Dim 19 Nov 2017 - 19:12
Le minimum que l'on pouvait dire, c'est qu'au-delà de la honte et de la probable gêne, la jeune femme qu'était sa cousine était réellement précautionneuse dans sa manière d'être, dans sa politesse. Si d'aventure, le samouraï du clan au double croissants de lune ne se serait pas senti mal à l'aise. Il y avait eu beaucoup trop de trahisons, beaucoup trop de méfiance, de folie, pour que le jeune homme ne soit pas surpris ou relativement en confiance. Y avait-il anguille sous roche ? Cela pouvait tout autant être qu'une manière d'essayer de ne pas le frustrer et risquer de les voir se faire éconduire. Il faut dire aussi qu'il imaginait parfaitement les menaces du vieil homme, ou à tout le moins, la fureur qu'il avait abattu sur eux. Cela signifie qu'il y avait autant de probabilités que ceux-ci soient sous le coup d'une terrible menace que des agents du vieil homme venu l'importuner.

Et que les hotokes en furent témoins, sa cousine était réellement grandiloquente. C'était même affreux pour lui de le remarquer, car il savait pertinemment que lui-même était bien souvent reconnu comme étant quelqu'un usant de mots parfois trop lyrique. Allons allons, pas besoin de proclamer si fort pour me passer la pommade. En dehors de Tetsu no Kuni, c'est le monde qui rend les gens responsables... Sinon, ils le paient souvent le prix cher. Ils n'imaginaient pas un seul instant les mésaventures de leur cousin, Watari en était sûr et certain. C'était lorsqu'il avait vécu seul en dehors de son clan qu'il avait compris comment la nature recelaient de beautés et de dangers. Autant de paysages lointains et transcendants que de loups prêts à dévorer les imprudents. La voix incertaine de la jeune femme suffisait à le convaincre qu'elle essayait elle-même de se persuader d'être en mesure de se faire maîtresse des émois et des débordements de leurs ainés.

Reisei-dono et Takazane-dono ne doivent plus répondre de la responsabilité d'autres, s'ils souhaitent survivre au futur qui se présente, celui-là même qui s'annonce comme plein de bellicisme... Watari soupira... Il faut que je vous réunisse tous pour que je puisse vous expliquer ce qui vous attends ici. Si le village à l'air paisible, j'ai le sentiment que cela ne sera bientôt plus le cas. As-tu déjà entendu parler du village de la brume ? Le Soshikidan a-t-il réussi à se faire connaître jusqu'à vous ? Watari fit un sourire amer, sardonique. Il est nombres de gens qui veulent imposer leurs vues sur les pays du monde. Watari, l'air sombre, se leva et invita sa jeune cousine à faire de même. Si je dois tout te dire : des ninjas du village caché de la brume ont tenté de me tuer, moi et Eirin. Voilà de quoi je dois vous avertir...
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Mar 21 Nov 2017 - 9:30


Le clan Hoshino

L'honneur de l'exilée.


Malheureusement pour elle, Sakuya n’avait absolument aucune base solide dans sa connaissance de son interlocuteur lui permettant de savoir comment se comporter au mieux avec lui. Par habitude, elle avait opté pour ce côté très solennel, expression sincère de ses regrets les plus profonds et résultat logique de son besoin d’obtenir la grâce de pouvoir vivre avec ses cousins et obtenir les enseignements du fils de Torahime. Mais il semblait bien plus décontracté et pragmatique qu’elle ne l’aurait cru, et Sakuya se prit un court instant à songer qu’ils avaient peut-être plus de traits en communs que ce dont elle se souvenait, avant qu’il ne quitte leur pays natal. Ne cachant pas sa surprise en l’écoutant parler, elle ne sut quoi répondre à sa déclaration qui semblait cacher un vécu sinon traumatique, au moins formateur. A chacun son fardeau, et finalement, ils auraient tout le temps du monde pour en discuter si le samouraï trouvait cela pertinent. La médecin hocha simplement la tête, signe qu’elle admettait ce premier enseignement.

Mais voilà qu’il présentait une situation bien différente que celle que la jeune femme avait imaginée. Eloignée de toutes ces considérations, Sakuya n’avait aucune idée de la situation du village dans lequel elle se rendait et supposait qu’il y avait une certaine stabilité dans la vie de Watari. Grossière erreur qu’il mit à jour immédiatement. “ Le village de la Brume ?” Elle soupira, le regard un peu perdu. Elle savait peu de choses au sujet de Kiri mais avait lu ce nom auparavant. Dans la note qu’Eirin lui avait laissée en partant, un nom qu’elle maudissait pour des raisons qui n’avaient rien de rationnel. L’ancêtre ne les avait informés que de peu de choses et les voilà catapultés dans un conflit dont ils ne savaient rien. Si elle même ne se faisait pas vraiment confiance pour se placer dans un tel contexte - autrement qu’en suivant les autres membres plus éminents de son clan - elle était extrêmement inquiète quant à la réaction de ses frères. Au-delà de leur comportement instable, elle se sentait responsable d’eux quand bien même elle était la plus jeune.

“ Je ne sais que bien peu de choses sur la situation, tout au plus ce que vous m’apprenez. Nous ne sommes pas exactement des membres éminents du clans, mes frères et moi, et en ce qui me concerne, je n’ai pas été informée de la situation politique extérieure à Tetsu no Kuni. “ Elle se leva, pour rejoindre son cousin, les yeux baissés. “ Mais nous serons prudents. Et nous vous aiderons comme nous aiderons ce village.” Quelqu’un avait levé la main sur Eirin, c’était impardonnable. Ce fut néanmoins avec le sourire qu’elle ajouta. “ Il s’agit bien là de mon travail que d’aider ceux qui en ont besoin.” Levant les yeux vers le samouraï, un peu plus sûre d’elle et décidée, elle conclut. “Mes frères sont à une petite distance du village, ils attendent que je vienne les chercher, on est jamais trop prudent, vous comprenez… Enfin. Je peux aller les chercher, nous serions tous là dans moins d’une heure.”




Dernière édition par Hoshino Sakuya le Mar 21 Nov 2017 - 18:00, édité 2 fois
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Mar 21 Nov 2017 - 14:42
Très bien, Sayuka-dono. Je vous laisse aller vous enquérir de vos frères, quant à moi je vais faire en sorte qu'Eirin-chan nous revienne pour pouvoir assister à cette réunion imprévue... Il restait songeur. Bon gré, mal gré, il se retrouvait à convoquer des gens et tenir une réunion clanique qu'il n'avait pas du tout prévu. Mais son départ pour Tetsu no Kuni se faisait extrêmement proche, tant et si bien qu'il savait devoir donner ses instructions, si jamais malheur il lui arrivait, un peu comme Chôgen avait fait concernant auprès de lui... Pour autant, il espérait ne pas faillir et ne pas devoir confier la responsabilité de ces trois arrivants à Eirin, qui, même si elle avait sa confiance, n'avait pas l'expérience du combat et des arts ninjas pour les faire survivre ici...

Avant qu'elle ne parte pour chercher Reisei et Takazane, il lui dit alors : J'ai beaucoup à vous dire sur l'état du monde. Il est probable que Tetsu no Kuni ne puisse plus vivre en autarcie sans se mêler du reste du monde... Sa voix était grave et il ne mentait pas. Le sommet devant être tenu là-bas, son intuition lui disait que rien ne se passerait comme prévu. Les séquelles de Shitô lui signifiait très sincèrement que le monde n'était pas prêt de la paix, mais bien plus de la guerre. Il suffisait pour lui de reconstituer son expérience du village de la brume pour s'en persuader. Celui-ci ne se préparait pas à développer des bateaux de commerce, mais des bateaux de guerre. Il ne construisait pas des habitations ou des remparts, mais des palais dédié à la majesté d'un homme sur d'autre. Non, le village de la brume n'était définitivement pas en train d'ouvrir ses portes vers la paix, mais de préparer ses hommes partir dominer les autres au nom d'égo avide de puissance et de contrôle.

Alors qu'elle était partie, il missionna un serviteur du domaine avant de déplier la lettre, de lire et de rire sincèrement de ce qu'il y vit. Allons bon, quelle tâche me demandez-vous d'accomplir, grand-père ? Si ça se trouve, celui qui n'a pas su répondre vos attente trouvera sa fin là-bas, dans son pays d'origine... Le nombre de samouraï qu'il commençait a avoir sous sa garde lui dictait l'interdiction de se battre jusqu'à la mort, ce qui, bien évidement, l'attristait. Le bushido pouvait-il accepter cette vision ? Cela pouvait-il être compatible avec son honneur ? Le débat était posé, mais personne ne serait là pour le trancher : Watari se retrouverait bientôt seul face à lui-même...
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Mar 21 Nov 2017 - 18:01


Le clan Hoshino

L'honneur de l'exilée.


“Très bien, je vais les chercher, et nous pourrons discuter de tout cela ensemble.”

Sakuya salua son cousin, et quitta la pièce rapidement. Elle ne se précipitait pas vraiment, si l’on enlevait le contexte gênant et la crainte de la réaction du samouraï devant la lettre de l’Ancêtre, sa compagnie était bien plus appréciable et relaxante qu’elle ne l’avait imaginé depuis l’annonce de leur exil. Mais que faisaient ses frères pendant tout ce temps ? Difficile à imaginer. La jeune femme espérait simplement qu’ils seraient au même endroit où elle les avait laissé, et qu’ils n’auraient rien perdu de leurs affaires. Cet exode était déjà bien assez difficile à vivre, après tout.

En chemin, elle pensa à Eirin qu’elle reverrait sous peu. Etait-elle changée ? Que penserait-elle en les voyant arriver ainsi ? Sakuya avait déjà honte, car les circonstances de son départ n’avaient à priori rien à voir avec celles d’Eirin, elles étaient bien plus honteuses. Il était inutile et contreproductif de se poser tant de questions alors qu’elles trouveraient une réponse dans moins d’une heure et pourtant, elle ne parvenait pas à les chasser de son esprit. D’un pas décidé, ignorant une nouvelle fois les festivités qui faisaient vivre le village en cette saison, la Hoshino se dépêcha de rejoindre ses frères.

Le trajet parut bien plus court cette fois, peut-être parce que ses appréhensions étaient différentes, ou qu’elle retrouvait son chemin plus facilement. Toujours est-il que ses estimations auprès de son cousin étaient un peu faussées. Ils seraient de retour bien plus rapidement qu’elle ne l’avait prévu. Arrivée au point de rendez-vous, elle y trouva fort heureusement ses deux frères, disciplinés.

“ C’est bon, je lui ai donné le message. On y va.”

Après cette déclaration au ton péremptoire, elle attrapa son unique sac et leur fit signe de la suivre. La jeune femme ne traîna pas pour se rendre à nouveau au domaine Nagamasa, et constata qu’elle s’orientait plutôt bien dans le village, en fin de compte, et ce malgré le festival. “ On va tâcher de faire les choses dans l’ordre, d’accord ? Et de bien se tenir, notre cousin est plutôt avenant mais il ne faudrait pas abuser.” Lança-t-elle aux deux autres sans se retourner, alors qu’ils entraient dans le quartier commerçant où se trouvait le domaine. Elle ne doutait pas que l’ambiance emballeraient ses frères, eux qui aimaient tant les plaisirs et les fêtes. Sakuya pensait particulièrement à Reisei qui devait apprécier l’idée de s’intégrer par la boisson. Secouant la tête pour chasser ces idées, elle accéléra en direction du domaine dans lequel ils entrèrent sans problème. Elle salua avec une grande déférence les membres du clan qu’elle croisa, et se dirigea sans traîner vers la pièce qu’on lui avait indiquée plus tôt. Arrivée devant la porte, elle chuchota à l’attention de ses frères quelques mots avant d’ouvrir la porte. “ Faites gaffe, hein ? Apparemment la situation est pas si simple que ça.” Songeant qu’elle les prenait sans doute encore trop pour des enfants alors qu’elle restait leur petite soeur, elle tiqua, se remit les cheveux en place dans un geste nerveux, et entra en s’annonçant. Sakuya était un peu plus détendu qu’auparavant mais, il ne fallait pas s’y tromper, la présence de ses frères n’y était pour rien, elle était toujours un peu terrifiée, au fond.

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Jeu 23 Nov 2017 - 17:39

Toute en observant une colonne de fourmis qui s'étendait d'un bord à l'autre de la route, Reisei fulminait. Non seulement le vieux leur avait soufflé dans les bronches pendant plus d’une heure non-stop, alors que dès le départ, il s’attendait à les voir foirer. Mais en plus, sa sœur cadette avait pris la décision d’aller voir seule Watari, pour tâter le terrain et probablement aussi éviter une première mauvaise impression. Tandis qu’il rongeait son frein, Reisei se remémora la mission vouée à l’échec que leur avait confié le vieux : De base, il ne devait s’agir que d’une visite diplomatique toute bête et simple. Pourtant, la fratrie de 3 avait réussi, chacun dans son genre, à tout compromette : Pour sa sœur, il s’agissait d’un accès de violence sur un notable, conseiller du diplomate qu’ils devaient rencontrer. Son frère avait animé les nuits de la fille et de la femme de celui-ci. Et Reisei, lui, il avait fait dans la sobriété, si l’on puis dire : Il avait commencé sa soirée par un jeu d’alcool qu’il ne connaissait pas qui consistait à lancer une petite balle de liège dans des coupes remplies de saké et disséminées partout sur une table rectangulaire, avec un joueur à chaque bout. A chaque lancé on ajoutait en plus un pari d’argent sur la réussite ou non de celui-ci. Les locaux appelaient ce jeu « Saké-pong ». Reisei avait joué, il avait perdu. Et il avait fini sa nuit, le ventre plein d’éthanol et sans l’argent du trio. Il s’était écroulé dans un jardin. Comble du hasard, ou du malheur, il s’agissait de celui du diplomate.

Reisei ne put s’empêcher de sourire en repensant à la suite : Pêcher à mains nues les koïs du bassin et se soulager dans les bonzaïs, tout les bonzaïs, sans exception. Il avait fait fort ce coup-ci. Lorsque l’ancêtre avait lu la partie détaillant ses hauts faits, Reisei avait clairement senti la température de la pièce baisser de plusieurs degrés et eu l’impression qu’on lui avait mit des poids sur les épaules tandis qu’une veine venait d’apparaitre sur le front du vieillard et palpitait, prête à exploser.

« Record battu. Je crois que pour le coup, c’est moi qui ai remportée la palme… Pourtant même la sœurette avait fait des efforts ! »

Tien, en parlant d’elle. Elle arrive d’un pas rapide dans sa direction, lui adresse quelques mots rapides à lui et son frère puis repart, sans les attendre. Reisei se lève à contre-cœur et lui emboite le pas, peu motivé de rencontrer son nouvel hôte.

*On va voir quel type d’homme c’est. A mon avis, c’est le stéréotype du samouraï honorable, plein de vertu… Bref, notre antithèse. Bah, on verra…*
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Dim 26 Nov 2017 - 10:43
Soupir. Il détestait attendre. Il était le plus vieux du trio, dépassant seulement de quelques minutes son petit frère. Pourtant, c’était leur sœur, finalement peut-être la plus responsable, qui était partie devant, entrant finalement au sein du Village de la Roche. Puis, ce fut la patience. L’impatience. Cette attente longue et interminable. Comme si le temps ralentissait uniquement autour d’eux mais qu’ils le vivaient normalement. Assis sur un rocher en bord de route, il creusait doucement, à l’aide du fourreau, un trou, le faisant sans cesse tourner. La tête posée contre la garde, il méditait un peu. Ou plutôt, il se faisait royalement chier. Il détestait particulièrement l’inactivité, surtout alors qu’il se tenait au bord d’un étrange gouffre. Finalement, c’est son frère qui brisa le silence.

_ Tracasse. J’ai fait fort aussi. J’ai couché avec la mère et la fille durant la même soirée. Si je n’avais pas bu mon dernier Saké, je suis sûr que j’aurais pu me les enfiler en même temps. »

Puis, alors que d’un pas rapide la soeurette revenait, il s’étirait, faisant craquer les vertèbres de son dos légèrement douloureux. En réalité, il ne lui en voulait pas. Néanmoins, elle prenait trop à cœur les responsabilités. Si elle était venue le cœur emplie d’une véritable joie, ce n’était pas son cas à lui. Il détestait sa venue ici. Pourtant, alors qu’elle les invitait à la suivre, il poussa un soupir de plaisir. Enfin, la journée commençait réellement.

_ Enfin ! Je pensais que j’allais devoir dormir à la belle étoile. T’as rattrapé le bon vieux temps, Saku’ ? »

Puis, traversant les portes, observateur, il continuait de tenir son fourreau dans sa main gauche, ne tenant pas à révéler à quiconque le fait d’être ambidextre. Jetant des coups d’œil ici et là, il restait curieux de l’ambiance et atmosphère des lieux. Bien différent de Tetsu no Kuni, il semblait y avoir une toute autre vie, comme si le monde entier se trouvait en ces lieux. Ecoutant d’une oreille distraite, il finit néanmoins par lui répondre, à ses tracas.

_ Je suis certain qu’il se fait un sang d’encre pour nous, tiens … »

Lâcha-t-il ironiquement, puis, alors qu’ils marchaient, de jeter un coup d’œil à certaines femmes aux descentes phénoménales. S’il se retint de trop longtemps regarder, en raison de la présence de sa sœur, il laissa encore traîner un autre commentaire.

_ Détends-toi, Soeurette. Tu vas ressembler au Vieux dans deux semaines à cette allure. »
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Jeu 30 Nov 2017 - 14:52
L'honneur des exilés
Eirin & Watari & Sakuya & Reisei & Takazane

Eirin soupira quand elle entendit la porte se faire violenter. Les cheveux encore légèrement humide, une serviette masquant son corps fin et féminin, elle en venait presque à pester. A croire qu’elle ne pouvait avoir une matinée au calme, une matinée pour elle. D’un pas rapide, elle ouvrit ladite porte et tomba nez-à-nez avec un des serviteurs de la demeure de son lointain cousin le Tsuchikage. Ils se regardèrent. De longues secondes. Et il rougit face à la presque nudité de la femme qui lui faisait face. « J-Je… Votre frère, non ! Votre cou-cousin… » Il déglutit, tentant de reprendre ses esprits car tenant à son salaire et à garder la face. « Votre cousin, Watari-sama vous fait demander. De manière… » Il regarda de nouveau la serviette, rougissant un peu plus. « Pressante. »

Eirin retint un léger rire amuser en voyant le jeune homme partir justement de manière bien… Pressante. Enfin, fermant la porte son esprit apaisé quelques instants par les bains chauds se retrouva à nouveau trituré. Il était rare que Watari la fasse venir de cette manière, qu’il lui ordre presque de le rejoindre. Soupirant, Eirin lança sa serviette sur le lit avant d’enfiler une tunique immaculée ainsi qu’un bas en toile. De simples bottes noires. D’un geste rapide et tant de fois répété, elle noua à moitié sa longue chevelure puis hésite en voyant son katana et son wakisashi et se décida tout de même à les prendre à ses côtés.

Avec un peu de chance il ne s’agissait que d’une rencontre avec de nouveaux Nagamasa mais au vue de la situation actuelle et malgré son manque de pratique, Eirin le savait, il fallait être paré à toute éventualité. Toujours d’un pas rapide mais assuré, la jeune femme s’élança dans les couloirs, se rendant jusqu’à la salle indiquée quelques instant plus tôt. S’arrêtant quelques instants avant de pénétrer dans la pièce, Eirin prit une grande inspiration, ignorant la situation qu’elle allait devoir affronter. Puis la porte s’ouvrit et la cinquième Hoshino fit son apparition et découvrit… Watari seul ? Fronçant les sourcils la samouraï avança vers son cousin, fermant la porte « Celui qui m’a tiré de ma chambre avait tendance à me dire que la situation était urgente… ? »


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Jeu 30 Nov 2017 - 17:36
Disons que je n'attendais pas à ce que Kazan-sama m'envoie Sakuya, Takazane et Reisei pour me les confier... Surtout quand je vais sûrement partir risquer ma vie au sommet des kage.

En soi, cette simple réponse avait une connotation doublement cataclysmique. D'une part pour le sommet des kage, d'autre part pour lui. Au final, que serait le pire dans cette situation ? Survivre à cet événement et rentrer pour s'occuper de ces trois jeunes gens capricieux ? Certes, dans ce groupe qui semblait se dessiner, il y avait la présence d'Eirin qui avait cette étrange tendance à l’apaiser et le rendre heureux, mais entre les politesses fausses de Sakuya et l'attitude désinvolte qu'il attendait de Reisei, voire rebelle, il se demandait si finalement le plus simple à gérer ne serait pas ce coureur de jupon qu'est Takazane ?

Désolé si je t'ai fait venir de manière impromptue et si je t'ai dérangé dans tes activités. Je sais qu'ils arriveront sous peu. Dit-il en lui lançant un rouleau de parchemin pour qu'elle puisse s'en saisir. Tu vas pouvoir découvrir en lisant qu'ils ont fait bien pire que ta pointe d'orgueil et de témérité... Peut-être que leur déshonneur rendra ta honte plus supportable, mais je dois admettre que je n'ai pas confiance en mes mots pour raisonner de tels succès... Après tout, si les paroles, la bonne volonté suffisait, cela ferait un moment qu'ils seraient rentrés dans le droit chemin. Inspirant un grand coup, Watari s'installa en position de zazen et bloqua sa conscience sur une grande inspiration. Il fallait se préparer... Et espérer qu'il parviendrait à leur faire comprendre la situation. Qu'il parviendrait au moins à les faire se tenir correctement. S'adressant à un serviteur qui gardait la porte de leur pièce, Watari ordonna : Eiiki-dono. Faites les entrer.

La porte se mit à coulisser quelques minutes plus-tard, alors que les serviteurs du domaine Nagamasa les fit entrer et s'installer face à lui. S'éclaircissant la gorge, Watari les salua d'un hochement de tête avant de les contempler. Ils n'avaient pas tant que cela changer. Ils se souvenaient encore d'eux et du caractère turbulent des deux jumeaux. Ils étaient devenus des hommes au comportement qui ne méritait pourtant pas d'être qualifié ainsi. Sa vue s'attarda moins sur Sakuya, quoi que son regard intensément perçant qui les jaugeaient rester méfiant. Takazane-dono, Reisei-dono. Sakuya-dono. Je dois admettre que je ne m'attendais pas à recevoir une telle missive. Et encore moins une telle demande à cette période troublée du monde. Sa voix était dure et distante, bien qu'elle ne semblait pas agressive ou nerveuse. Elle était froidement calme, grave. En vérité, je ne viendrais pas vous accabler pour les hauts-faits qui ont motivés Kazan-sama à vous faire ainsi venir sous ma surveillance. Je pense qu'il a largement était suffisamment éloquent par lui-même.

Watari indiqua du regard la lettre qu'Eirin tenait. Comme vous pouvez le voir, Eirin est ici aussi. Il ferma un de ses yeux, les fixant d'un seul de ses deux yeux. Et j'imagine que vous n'êtes pas au courant de notre situation, concernant le pays de l'eau et son village, le village de la brume. Bien qu'il m'en coûte, car c'est une histoire que j'ai déjà trop de fois eu à raconter, je m'en vais tout vous dire et vous mettre face à la réalité du monde. Watari en avait réellement assez de faire ce discours, mais il n'épargna aucun détail de cette longue aventure qui avait été la sienne : Benten, les orphelins du feu, les expériences, les tortures, les traîtrises, les coups d'état, les étranges relations entre des adultes et des mineurs, les soupçons sur la dévolution de la seigneurie du titre de daimyo de l'eau, la traque, Sôsuke, sa politique, les menaces de bannissement, l'occulophagie, la schizophrénie : une vision de la souillure des hommes, des démons au karma purulent de méfait et de sang croupie.

En soi, nous sommes donc les invités de Nagamasa Chôgen-sama, shodaime tsuchikage d'Iwa. Et je l'accompagnerais sous peu au pays de fer, dans la délégation d'Iwa. Je ne vais pas vous mentir : je risque de mourir là-bas. Il n'y a aucune chance que rien ne se passe. Si jamais malheur devait m'arriver... Eirin, tu les ramèneras au pays de fer, si celui-ci est encore en paix. En vérité, je ne sais pas encore si celle-ci demeurera encore longtemps. J'ai la sensation que nous sommes face à une guerre de grande envergure. Watari soupira, fatigué par son récit, avant de prendre une tasse de thé qui leur avait été servie par les servantes du domaine des Nagamasa. Évidemment, je vous demanderais de faire preuve de respect envers nos hôtes et de bien vous comporter, mais à votre âge... Je ne suis pas votre père, je suis à peine votre cadet. Si vous voulez mériter l'illustre lignée qui est la vôtre, ce sera à vous de devenir cette personne. Pour ma part... Je place ma confiance en vous, mes cousins. Devenez fort, car le monde sera encore plus impitoyable que l'aïeul. Et ni lui, ni moi, ni Eirin, ni Sakuya, ne seront là pour vous protéger éternellement.

Watari ne mentait pas. Il les lasseraient faire. Et il les laisseraient prendre leur responsabilité, certes, sous surveillance, mais ce serait leurs choix qui forgeraient leurs routes. Il se tiendrait là pour eux, mais depuis longtemps, les sermons n'avaient plus d'effets sur ceux qui étaient des adultes. Ils devaient grandir par eux-mêmes. De toute façon, il risquait de ne plus être là pour pouvoir les protéger les surveiller. Il espérait d'eux qu'ils prendraient conscience de l’horreur que leur vie ne pourrait plus être tranquille. Et si vous voulez nous aider... Iwa aura besoin de guerriers fiables. Des gens d'honneur. Nous pourrons construire ici, une alliance durable avec le pays de la terre et le pays du fer, si nous travaillons dur. Nous pourrons construire notre propre domaine en ces terres, si nous méritons ces honneurs. Je ne pourrais pas être le seul à travailler pour vous obtenir le gîte et le couvert.
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Sam 2 Déc 2017 - 12:40


Le clan Hoshino

L'honneur de l'exilée.


“ Si tu ressemblais un peu plus au Vieux, je prendrais pas ce genre de risque. Si tu te soucies vraiment de moi, tiens toi bien, frangin.” Avait-elle répondu. Son ton n’était pas spécialement sec, bien au contraire. Elle espérait que sincérité, sa sobriété, le touche un peu plus que les coups derrière la tête pour une fois.

***

Enfin, ils pouvaient entrer. Sakuya observait à nouveau l’endroit en se tenant en retrait pour laisser entrer ses frères. A présent, elle ne voulait plus prendre les devants et répondre seule de sa fratrie. Son regard ne s’attarda pas plus sur la pièce et sur Watari car un visage connu l’attira bien vite. Un visage qui mit à l’épreuve son impassibilité. Eirin. Que devait-elle ressentir ? De la colère ? De la jalousie ? Ou bien de l’enthousiasme ? Il lui semblait que les trois se battaient en elle et la plongeaient dans une détresse qu’elle n’avait pas imaginée. La jeune femme salua ses deux cousins, poliment, sobrement. En retenue, comme d’habitude enfin, comme elle aurait souhaité le faire en toutes circonstances. Au bout du compte, elle avait bel et bien l’air de cacher quelque chose, de retenir nombre d’émotions sourdes. Il lui fallait à tout prix trouver autre chose pour se concentrer.

Ses frères. Parfait. Elle regarderait ses frères, surveillerait leur comportement, tout naturellement. Watari ne trouverait sans doute pas cela étrange vu qu’il la savait attachée à leur changement.

Au ton de Watari et à ses paroles, elle comprit qu’au bout du compte, il n’était pas si détaché de ce que pouvait dire l’Ancien. Car il avait lu la missive. Et il semblait différent à présent. Avait-elle fait une erreur ? Etait-elle responsable pour cela ? Ne sachant quoi penser et préférant se passer de faire des commentaires, elle resta immobile, impassible. Le regard passant de ses frères, au vide. Fuyante.

Le récit du samouraï était horrifiant, à bien des niveaux. A l’écoute de celui-ci, Sakuya regrettait de n’avoir pas su préserver sa place à Tetsu no Kuni car on la jetait à présent dans le grand bain. Au beau milieu d’un chaos qui ne montrait pas encore tout à fait son visage, mais qui d’ici peu, serait bel et bien présent. La vie avec le clan Hoshino semblait si douce à présent, même la quête insatiable de reconnaissance semblait être un Eden face à tout ce que Watari avait vécu, et ce qui semblait se profiler pour eux maintenant.

En l’écoutant parler avec une certaine éloquence, Sakuya se sentait malgré tout confiante ou, à défaut, déterminée. Elle ne voulait pas le rendre fier, gagner son estime, elle voulait le dépasser, et gagner son respect. Et du fond du coeur, elle souhaitait que ses frères soient aussi inspirés qu’elle l’était. Si les manières et les mots si durs des grands responsables du clan à Tetsu no Kuni n’avaient pas réussi à leur faire entrer du plomb dans le crâne, peut-être qu’un tel discours dans des circonstances graves le pourraient ? La jeune femme l’espérait car si la guerre se profilait vraiment, elle ne pourrait assumer de tenir des responsabilités pour trois personnes. Mais elle ne supporterait pas non plus de ne pas savoir ses frères en sécurité. La dernière solution pour elle était tout simplement d’avoir confiance en leur capacité à agir correctement. Ce n’était pas encore gagné.

“ Je … Nous travaillerons dur pour gagner notre droit à vivre ici à vos côtés.” Commença la jeune femme en jetant un regard décidé à ses deux frères. S’ils n’avaient pas compris l’ordre implicite dans le discours de Watari, elle se chargerait bien de le leur faire entendre. “Je mettrai mes capacités au service des gens d’Iwa si vous le permettez.” Son poing se serrait sur sa jambe. Il fallait espérer qu’elle serait à la hauteur de l’enseignement de Torahime, et qu’elle n’aggraverait pas leur situation. Un nouveau regard à l’attention de ses frères, pour les encourager à intervenir dans le même sens qu’elle. “Merci beaucoup, Watari-dono.”

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Dim 3 Déc 2017 - 15:07

Après plusieurs minutes de marches, ils arrivèrent finalement en vue d’une vaste bâtisse et y entrèrent. Reisei était le premier de la fratrie et se laissa guider à travers les pièces par une servante plutôt jolie avant d’entrer dans une salle avec Watari et une inconnue. Reisei s’assit face à lui et ne bougea plus, bien décidé à écouter en silence ce que l’homme avait à dire et à rester le plus digne possible. L’homme se mit à leur parler de la politique des différents villages et il présenta la jeune femme lui tenant compagnie : Eirin. Ce nom disait vaguement quelque chose à Reisei mais sans plus. Il choisit de rester toujours aussi immobile, n’adressant même pas un regard à la jeune femme et les yeux perdus dans le vide. Non, il n’avait pas envie d’être là mais bon, cet homme faisait un effort pour les héberger, autant tenter d’être un minimum civilisé.

L’homme embraya ensuite sur ce qu’il attendait d’eux : travailler et s’accomplir en temps que personne. Sur le coup, Reisei fut presque tenté de lui dire que l’idée lui plaisait bien mais il se ravisa. Le samourai avait certainement été obligé de les héberger, le vieux l’avait contraint. En somme, il avait été puni, à cause de la fratrie. Reisei ne doutait pas que l’homme entretenait une rancœur envers eux pour ça même si, en vertu des règles de bonnes conduite d’un hôte, il ne le montrait pas. De ce fait, il décida de conserver de nouveau son air éteint, et de rester stoïque et le plus déconnecté possible de la situation, témoignant d’un absence de réaction qu’il ne pensait pas possible.
Le samourai sous entendit ensuite qu’ils devraient travailler s’ils voulaient rester. Bien que cela n’ennuie Reisei, celui-ci trouva cela normal aussi, il resta calme. Du moins, jusqu’à ce que sa chère sœur qui avait jusqu’à présent eu la brillante idée de se taire ne se décide à parler pour flatter leur hôte. Reisei sentit quelque chose monter en lui et avant qu’il ne puisse se retenir, les mots franchir ses lèvres :

« Dis soeurette, je sais que c’est notre hôte mais t’as tant besoin que ça de lui polir le sabre ? Nan parce que je comprends ton désir de te trouver un bon parti mais je crois pas que sa voisine soit juste là pour décorer et puis, à la longue, tu vas avoir les lèvres gercées. Sans compter qu’à force, il va chopper de l’érythème »

Dit il sans même se retourner, sans que son faciès ne bouge d’un millimètre

* Et merde ! Pourquoi j’ai dit ça moi ?!*

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Jeu 7 Déc 2017 - 9:34
Il bâilla. Comme s’il en avait réellement quelque chose à faire de cette fameuse histoire de l’eau. Comme si cela allait changer quoi que ce soit au fait que, aujourd’hui, il ne profitait plus des courbes du Fer, mais qu’il se retrouvait coincé dans les Remparts poussiéreux. En réalité, il n’avait pas envie d’être là. Il n’en avait même jamais eu l’envie. Tout cela pour une histoire de deux demoiselles aux courbes si délicieuses qu’il avait succombé, le temps d’une nuit, au charme des deux. Pourtant, ce jour-là, alors qu’il fermait la porte coulissante derrière lui, il scrutait Watari et sa cousine. Aujourd’hui, il était là écouter les erreurs passées de cet homme chez qui il était envoyé. Comme une cure de redressement. Comme s’ils avaient besoin de l’enfant prodige, mais exilé, pour devenir de meilleurs hommes. Clairement, encore une belle idée. Enfin, au moins ferait-il découvrir l’Art du Sabre auprès des courbes généreusement généreuses des femmes qui peuplaient ces terres inconnues.

Passant une main dans ses cheveux, se grattant ceux-ci, il fit craquer sa nuque dans les deux sens avant d’observer l’étrange groupe. Décidément, Watari parlait autant que le Vieux, sûrement un truc de la Branche principale. Peut-être qu’ils aimaient à s’entendre finalement. Tandis que sa sœur semblait être prête à s’agenouiller, son jumeau semblait plus ouvert à l’ouvrir. Un peu trop même. Passant sa main sur son visage, la laissant glisser jusqu’à ses lèvres. Il fallait vraiment que ça se fasse maintenant. Aussi, ouvrant déjà la porte coulissante, il se préparait à éviter les mauvais coups qui allaient bientôt glisser entre les deux.

_ Cous’, j’ferai c’qu’on m’demande. »

Puis d’ajouter, d’un sourire amusé.

_ Tracasse, on gère. »
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Mar 12 Déc 2017 - 17:13
L'honneur des exilés
Eirin & Watari & Sakuya & Reisei & Takazane

Eirin manqua de frapper sa paume contre son crâne en entendant les deux cousins. Certes, ils étaient plus âgés, n’étaient pas dénués de talent au combat, Eirin ayant déjà eu quelques entraînements avec eux, mais par tous les esprits, qu’est ce qu’ils pouvaient se montrer immatures. Malgré la présence des Nagamasa et leur protection ainsi que leur asile, l’intégration au village n’allait certainement pas être si aisée que tous les déserteurs pouvaient l’espérer. Et nul doute que les deux jeunes hommes faisant face à Eirin et Watari ne leur offriraient pas de repos…

Et Sakuya. Dès qu’elle était arrivée, son regard était tombé sur la cadette du trio. A la différence de Takazane et Reisei qui restaient en partie étranger pour la samouraï, Sakuya avait su se faire une place bien particulière dans le cœur d’Eirin. Si elle se tenait debout à présent, cela était certes dû aux soins et au talent de Torahime mais également à la patient de Sakuya et de ses bandages et attentions quotidiennes pendant de longs mois.

La jeune femme aux cheveux d’opale ne détourna pas son regard face à la médecin, face à son amie, celle qu’elle avait abandonné. Le soir où Eirin avait posé son simple sac de toile sur son épaule et choisit un des chevaux du clan pour partir comme le désirait son grand-père et elle-même, elle ne lui avait laissé qu’une simple note. On ne pouvait guère qualité quelques mots simples d’une réelle lettre d’adieu. L’Ancêtre Kazan lui avait fait comprendre que même si en quittant son mari, elle ne commettait pas un crime méritant une sanction exemplaire, il n’était pour autant pas appréciable qu’elle parte aux yeux de tous, en faisant un peu plus parler d’elle.

Peut-être aurait-elle du s’appesantir sur les raisons de son départ, la rassurer en lui disant qu’elle ne pourrait rien faire… Mais quel aurait été l’utilité ? Eirin n’était pas avare en mots mais elle n’avait jamais apprécié en dire plus que nécessaire. Restait à voir si Sakuya allait lui parler cette facette de sa personnalité. Son regard se détacha difficilement du sien, alors qu’elle s’adressa enfin à ceux qui finalement faisaient également partie de sa plus proche famille.

« Tout comme Watari, je ne tiens pas à être sur votre dos et j’imagine que vous n’en avez également pas envie. » Eirin fit un pas vers eux, dépassant légèrement son plus proche cousin « Vous avez également ma confiance et mon amitié, même si vous n’avez pas de comptes à me rendre, nul doute que vous ferez ce qui est nécessaire pour aider le village d’Iwa et au pire… Ne pas entraver les efforts de Watari. »

C’est après ces quelques mots qu’un sourire simple mais agréable s’afficha sur le visage d’Eirin alors qu’elle ajouta « Maintenant que vous êtes mis au courant et prévenus… » ses doigts parcourent malicieusement et significativement le fourreau de sa lame, comme pour finir la mise en garde de Watari, tranchant avec l’amabilité qui se dégageait de son visage.

« Bienvenue à Iwa. »


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Mar 12 Déc 2017 - 19:27
Sakuya, espérons que je me trompe, mais ton frère à l'air bien versé dans l'art d'avaler et de recracher toutes sortes de sornettes. Semble-t-il qu'il ait pu compter sur ton aide pour panser ses lèvres lorsqu'il fut la cible des attentions de certains adeptes de la voie des jeunes hommes. Watari, pince sans rire, fit un clin d’œil amusé à Takazane et Sakuya, se moquant bien des âneries de leur frère. Cependant, Watari sourit doucement avant d'ajouter : Une âme rebelle, s'il en est Reisei. Ta franchise à au moins le mérite d'équilibrer un tant soi peu ton manque de rectitude. Il préférait un honnête gai-luron qu'un déloyal dispensaire de fiel et en ça, il savait reconnaître l'audace de son ainé.

Quant à Takazane : Tes manières sont au diapason de tes paroles. Je te fais confiance pour gérer tes désirs. Rappelles-t-en, la voie dicte qu'il ne faut pas se laisser guider par ses désir et l'amour, au risque d'en finir la victime. Une autre leçon, qu'il venait de dispenser, cette fois-ci à l'adresse de celui qui semblait bien trop à l'aise en comparaison à sa cousine pour qui la prochaine allocution lui serait dirigée. Sakuya, ta bonne volonté t'honore, mais n'en oublie pas ta fierté personnelle. Mes cousins, rappelez-vous tous de qui vous êtes : vous êtes des samouraïs. Votre honneur est votre fierté. Respectez-vous, je vous respecterais.

Il sourit en s'avançant vers eux. Je ne vous retiendrais pas plus longtemps. Ce soir, j'aurais obtenu vos bandeaux et vous serez officiellement au village de la terre. Et au risque de paraphraser Eirin.. Bienvenue à vous. Il s'inclina légérement, avant de se diriger vers la sortie de la pièce. Trois nouveaux guerriers pour Iwa lui demanderait d'obtenir les bandeaux de la part de Chôgen et de les déclarer aux autorités du village. Restait l'espoir qu'ils participent eux aussi, à la fierté de son clan...
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Sam 23 Déc 2017 - 10:01


Le clan Hoshino

L'honneur de l'exilée.

Trop occupée à suivre une discussion qui pouvait se montrer cruciale pour sa position et celle de ses frères, Sakuya ne détourna le regard à aucun instant de son cousin. Enfin. Jusqu’à ce que Reisei s’illustre dans des facéties qui, en temps normal, lui auraient valu une bonne tape à l’arrière de la tête, du type à lui remettre les idées en place et lui rappeler qu’il n’était jamais bon de provoquer sa soeur, si petite soit-elle. Malheureusement, ce n’était ni le moment ni le lieu pour ce genre de corrections, et la jeune femme s’en serait voulu de faire montre d’une telle impulsivité et un tel manque de retenue dans des circonstances où cet aspect de sa personnalité lui avait valu l’exil. Elle se mordit alors simplement l’intérieur de la bouche pour éviter d’envoyer une réplique cinglante manquant d’élégance qui n’avait rien à envier à ce qu’il avait lui même formulé.

Takazane ne s’illustra pas beaucoup plus par son respect de l’étiquette mais, au moins, il n’était pas aussi vulgaire que son frère. Sakuya leva les yeux au ciel sous ses paupières closes un court instant, songeant que sa nonchalance lui faisait certes commettre des erreurs, mais au moins il ne se montrait pas insultant pour le moment. A côté de la plaque, oui. Injurieux … pas encore.

La samouraï s’inclina silencieusement dans un premier temps pour toute réponse aux mots de son cousin. Elle n’était pas vraiment en état d’apprécier l’humour de Watari, mortifiée qu’elle était de devoir répondre du comportement de la fratrie, mais elle sourit tout de même poliment. La jeune femme espérait bien avoir l’occasion de se relâcher un peu maintenant que toutes ces questions étaient réglées. Elle ne se fit d’ailleurs pas prier pour partir lorsqu’il annonça que leur petite rencontre arrivait à son terme. “ Merci beaucoup.” Répondit-elle simplement en s’inclinant.

Pressée de pouvoir enfin souffler un peu, elle quitta la pièce d’un pas vif, lançant un regard lourd de sens à Reisei, lui intimant silencieusement de ne pas retenter une telle chose sans qui il regretterait amèrement les conséquences. Puis, songeant exclusivement à la solitude dont elle avait besoin depuis trop longtemps, elle prit la direction des crocs rocheux, pour réfléchir à la situation, ce qu’il allait advenir d’elle, de ses frères, mais surtout de son lien avec ses cousins.

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Mer 27 Déc 2017 - 21:17

Le commentaire lâché involontairement par Reisei avait, semble-t-il fait mouche. Aucune des personnes ayant participé à la discussion n’avait pu rester totalement neutre. Bien que son frère avait tenté plus ou moins avec succès à ne pas tenir compte de son commentaire et à garder son flegme tout en assurant à Watari qu’il serai un bon samourai bien discipliné, ses yeux semblaient dire le contraire : Il comptait aller profiter de la nuit en charmante compagnie, sans en assumer les lendemains.
La jeune femme aux cheveux blancs elle aussi avait semblé vouloir garder le contrôle de son apparence. Pourtant, un léger pincement de lèvre confirma ce que pensait Reisei : Elle n’était pas là que pour la déco. Quant à son rôle, pour l’instant, Reisei s’en moquait. Il creuserai au besoin et n’hésiterai pas à appuyer là où cela fait mal si le besoin s’en faisait sentir. S’il avait été plus attentif, Reisei aurai remarqué les fréquents coups d’œil de celle-ci à destination de sa sœur. Elle leur souhaita la bienvenue tout en leur adressant une menace à peine voilée, la main sur son sabre

* Cause toujours. J’ai le vieux Kazan qui m’a promis la mort si je rentrais au pays avec encore plus de déshonneur pour la famille, c’est pas ton cure dent qui va me faire peur, quelle qu’en soit ta maitrise de celui-ci*

Ce fût ensuite au tour de Watari d’intervenir. Il fût le seul à répondre à son intervention, les 3 autres gardant pour eux leurs pensées sous une façade qu’ils croyaient impénétrable. Il répondit à son intervention qui manquait de finesse par une remarque assortie d’une pique finement ouvragée. Il sous entendait que Reisei avait un léger penchant pour les hommes, ce qui était on ne peut plus faux mais, ça avait le mérite d’être bien amené.

* Il est d’un autre gabarit le cousin … Je pense que je vais avoir pas mal de choses à apprendre de lui, ce voyage n'était peut être pas qu'une simple corvée*

Le dit cousin eût la bonne idée de continuer sur sa lancée et de tacler poliement les deux autres membres de la fratrie, confirmant ainsi les paroles de Reisei à l’attention de sa sœur.

Celle-ci d’ailleurs bouillait littéralement. Si son côté mielleux et soumis n’avait pas pris le dessus, il est clair qu’à l’heure actuelle, Reisei aurai reçu, dans le meilleur des cas, une tape derrière la tête à lui décrocher les globes des orbites. Mais elle continua à garder un minimum de tenue et remercia même le cousin pour ses remarques, avant de se lever, ayant visiblement besoin d’air. Elle adressa toutefois à Reisei un regard lourd en reproche auquel il répondit d’un grand sourire avant de se lever pour la rattraper une fois le cousin partit.

Il n’eût pas à aller loin, elle marchait perdue dans ses pensées. Il l’attrapa par le bras et la força à se tourner pour lui faire face : Il était venu le temps de mettre les choses à plat. Il s’était trop longtemps tut.

« T’aimes pas ma manière d’agir soeurette ? Alors arrête avec ce comportement. »

Sans même lui laisser le temps de répondre, il renchérit

« Depuis toujours t’es comme ça : Déjà toute petite, tu courbais l’échine devant tout le monde et tu supportait en silence. Résultat, tu entretenait juste une frustration qui, alimentée chaque jour, finissait par éclater de manière … explosive. Si tu pense que le vieux t’as envoyé ici juste pour assumer nos actes, tu te trompe. On est suffisement grands pour prendre nos responsabilités. Il t’as envoyé ici pour une raison : Te redresser. Et c’est quoi le premier truc que tu fais ? t’obstiner dans ta voie. »

Il aurait pu s’arrêter ainsi mais une fois lancé, il ne voulait pu s’arrêter. Quitte à parler, autant le faire entièrement et sans détours.

« Je sais pas ce qu’en pense Taka mais tu crois que je ressent quoi quand je te vois ainsi t’humilier sous prétexte d’assumer nos erreurs ? L’honneur des Hoshino, j’en ai rien à battre, m’humilier j’en ai rien à faire non plus, l’honneur est juste une valeur créée pour discriminer et frimer lors des soirées saké. Par contre, t’es ma sœur et disons que te voir ainsi courber l’échine, disons que j’ai suffisament de bon sentiments à ton encontre pour que cela m’afflige et que je commence à ressentir une pointe de culpabilité et de regret. Sauf qu’on dirais que ça te plait de tout prendre à notre place. T’es maso ou quoi ?! »

Sans s’en rendre compte, il avait peu à peu élevé la voix, au fur et à mesure que son regard se durcissait. Mais bon, l’essentiel était qu’il avait dit ce qu’il avait à dire. Il repartit donc, laissant en plan sa sœur, pour réaliser l’objectif qu’il s’était fixé initialement : Trouver de l’alcool dans ce foutu village et se mettre la biture du siècle.
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Dim 31 Déc 2017 - 9:39
Il avait bâillé. Tellement bien qu’il n’avait pas su se retenir de bâiller une deuxième fois alors que son cousin en Chef, Watari, parlait à chacun. D’abord, il avait évoqué le penchant que Reisei aurait pu avoir pour les hommes. C’était propre, joliment dit et il se retint d’en rire trop bruyamment, bien qu’il s’était retenu de recracher sa propre salive sous le rire qui se nourrissait dans ses entrailles. Puis ce fut son tour d’entendre quelques sages paroles qui lui parlaient de l’amour et des désirs. Aussi, hochant discrètement de la tête, il ne comptait pas rester plus longtemps au sein de cet air corrompu par tant de cérémoniels. Pourquoi fallait-il toujours tout faire avec cette fausse mesure ? Haussant les épaules, se dirigeant vers la sortie, il suivit les deux autres membres de sa fratrie.

Rapidement, alors que Sakuya marchait devant les deux autres, ce fut Reisei qui l’attrapa par le bras pour lui faire le sermon qui, finalement, risquait de tomber à chaque instant. Car les deux étaient peut-être plus expressifs qu’il ne le serait jamais. C’est ainsi que, ralentissant son pas, il s’arrêta finalement pour entendre ce que son jumeau avait à dire à sa petite sœur. Puis, haussant les épaules, se passant une main dans le pantalon, il fit un mouvement d’écartement, avec sa jambe.

_ Désolé, ça collait en fait. Et cela aurait été gênant de le faire d’vant le cousin. »

Puis, alors que son jumeau terminait, il poussa un soupir avant de relever à nouveau ses épaules. Il fallait vraiment que ça se passe ainsi alors qu’ils entraient dans le Village ? Poussant un soupir, avant de se passer une main sur son visage, il souffla légèrement.

_ En vrai, faut bien que quelqu’un prenne pour les autres, j’imagine. En tant que femme, finalement, elle a assez l’habitude, je dirais. Nan ? »

Puis, passant entre eux, les séparant finalement, il se remit en marche et, se tournant une dernière fois alors qu’il passait l’épée à son épaule, il lâcha en riant quelques dernières paroles.

_ Et, parlant de ça, elles me démangent. Donc, j’vais aller m’trouver une p’tite dame, histoire de bien profiter de l’hospitalité d’Iwa. »

Puis, d’un clin d’œil, pointant le bout de son fourreau vers Sakuya, il lâcha ses derniers mots alors qu’il s’en allait déjà.

_ Je compte sur toi pour ne rien dire à l’Ancêtre ou à Watari. Merci, Sœurette. »
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Dim 31 Déc 2017 - 19:41
L'honneur des exilés
Eirin & Watari & Sakuya & Reisei & Takazane

Eirin toussa bruyamment contre sa main, le faisait exprès, signalant sa présence. Car si Watari était rentré dans le domaine, certainement pour se préparer avant son entretien avec Chôgen-sama, le Tsuchikage, ce n’était en rien le cas d’Eirin. Il aurait fallu être idiot pour imaginer qu’elle laisserait partir Sakuya aussi facilement. Malgré la pointe de culpabilité qui naissait dans son cour en pensant à son départ… Précipité vers Kiri, l’immaculée ne comptait pas rester dans le silence face à elle. Sauf que le reste de la fratrie avait suivi. Eirin les connaissait bien moins que leur sœur, n’ayant côtoyé Reisei et Takazane que lors d’entraînement ou de cérémonies officielles. Et au risque d’être cruelle envers eux, elle aurait préférée se retrouver seule avec Sakuya. L’emmener se balader ou dans un bar pour parler. Mais bon, il fallait faire avec les frangins.

« En tant que femme, elle a l’habitude de prendre. Très classe cousin. » D’un pas vif, les cheveux blancs virevoltant, elle s’approcha de Takazane, ses yeux azurés transperçant les siens. Le frôlant presque, elle détailla son visage, d’un air amusé « Continue d’imaginer les femmes comme des êtres fragiles incapables de te mettre à terre et tu finiras par recevoir. » Puis elle ajouta malicieusement « et dans ce cas précis, je ne parle pas de relations charnelles. » C’était un réflexe. Petite, sa mère lui avait fait comprendre que le clan désirait des fils. Qu’elle ne serait jamais aussi douée que ses cousins voire, ne serait qu’une femme à marier. Et cela avait fini par devenir le cas. Mais certains pouvaient également se souvenir de la flamboyante Eirin partant en mission avec Katsuo ou entraînant l’introverti Watari dans quelques aventures périlleuses. Elle s’était laissée dominée une seule fois par ses devoirs de femme et ne comptait plus jamais se retrouver enfermée simplement parce qu’à la différence de Takazane… Rien de pouvait coller entre ses jambes. « … Et en général, les hommes à qui je dis cela et qui ne me crois finisse par le regretter. » Un nouveau sourire. Tranchant étonnement avec ses paroles dures.

Puis elle s’approcha de Reisei, avec la même vivacité que précédemment. « Tu n’as pas vraiment tord sur le principe. Mais que veux-tu que Sakuya fasse d’autre ? Sourire face à ceux qui admirent vos comportements ? Vous devriez être fiers d’avoir une sœur ayant la patience d’essayer de réparer vos réputations. Moi je ne l’aurais pas eue. » Malgré la solitude que ressentait la samouraï a toujours avoir été la seule fille unique du clan, il était évident qu’elle n’avait pas la même patience que Sakuya et que sous ses airs glacials et ainsi que ses mots tranchant, se tapissait un brasier dévastateur.

Puis elle soupira, posant une main sur sa hanche libre, l’autre portant fièrement ses deux lames. « Profitez d’Iwa mais ne commettez pas les mêmes erreurs car… Un jour vous en ferez une qui ne vous sera pas pardonnée. » Mariages forcées, suicides commandés, bannissements du clan… Peut-être que les deux jeunes gens n’en avaient pas conscience, mais Iwa représentait leur dernière chance. Et malgré les ressentis qu’Eirin possédait sur eux, elle ne tiendrait jamais à découvrir un de ses cousins, le ventre ouvert par seppuku.

Enfin, le regard de la belle se releva jusqu’à celui de Sakuya. Elle n’avait pas encore su trouver les mots, et ce n’était pas entourée des deux frères qu’elle allait se lancer dans des explications… D’une situation dont les jumeaux ne savaient strictement rien. Elle, d’une voix plus douce, elle lui lança « Je te retrouverai plus tard. Si tu veux respirer, je te retrouverai toujours, Sakuya. »


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Mar 2 Jan 2018 - 12:23


Le clan Hoshino

L'honneur de l'exilée.

On ne lui laisserait donc jamais un instant pour souffler. Sakuya devait déjà assumer les bêtises de ses frères, le déshonneur que la fratrie avait porté sur leur nom, la rencontre en demi-teinte avec le cousin Watari. Et voilà qu’elle devait en plus encaisser sans prévenir les reproches du plus ivrogne et inconséquent de ses frères qui se sentait pousser soudainement une conscience.

Face à ses mots si durs, elle ne parvenait même pas à déceler l’inquiétude sincère et le sentiment protecteur qui s’y cachait. Tout ce qu’elle y voyait, c’était le déni de ses efforts pendant toutes ces années pour leur survie. Pour qu’ils vivent bien et qu’ils aient tous une certaine reconnaissance au sein du clan. Sakuya ne cherchait pas la gloire, elle voulait que sa famille vive bien selon les préceptes des Hoshino. Qu’ils ne soient pas maltraités. Au fond, si elle avait voulu se faire remarquer pour son bon comportement, elle aurait pu enfoncer ses frères et en sortir grande aux yeux du Clan. Mais ça n’était pas ce qu’elle souhaitait, plus que tout, elle voulait les protéger. Selon elle, il ne le réalisait pas. Il était simplement ingrat. Et Takazane, c’était pire que tout, il ne se positionnait même pas sur la question. Il les laissait s’envoyer des reproches au visage et se montrait insultant d’une manière plus inédite. “ Putain c’est pas croyable.” Sakuya ne répondit même pas aux propos de Reisei. Et à Takazane, elle lança un regard noir. “Est-ce qu’un jour seulement tu auras du respect pour les femmes ? On aurait bien du mal à croire que tu aies une soeur.” Dans ces simples mots, elle venait presque faire un aveu d’échec. L’irrespect dont-il faisait preuve, elle l’imputait aussi à sa relation avec lui. S’il ne respectait pas les autres, pourquoi la respecterait-il, elle ?

L’arrivée d’Eirin et ses remarques à l’encontre de ses frères ne l’aida pas vraiment. Un autre de ses tourments se manifestait, le départ de sa cousine et confidente avait laissé une marque indélébile dans son coeur. Après toute la pression qui pesait sur ses épaules depuis le début du voyage, elle n’était même pas capable de répondre convenablement à qui que ce soit. Ses frères, ou Eirin, c’était du pareil au même à cet instant. “Démerdez-vous.” Lâcha-t-elle en baissant les yeux. S’il fallait mettre les choses à plat, régler les problèmes entre ses frères et elle, entre Eirin et elle, ce n’était pas le moment. Pas encore. Car les larmes lui montaient aux yeux et ses poings se serraient, Sakuya ne savait pas comment réagir. Comme à chaque fois qu’elle était submergée, la Hoshino salua généralement l’assistance d’un mouvement de tête avant de partir en courant. N’importe où, pourvu qu’elle puisse respirer.
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Sam 6 Jan 2018 - 12:29

Tandis qu’il réglait ses comptes avec sa sœur, Reisei vit du coin de l’œil qu’ils n’étaient pas seuls. Le scénario qu’il souhaitait éviter, à savoir descendre sa sœur en public venait de se réaliser. S’il n’y avait eu que Takazane, cela aurai encore été un moindre mal mais celui-ci était suivi par la plante en pot qui était à côté du cousin tout à l’heure, la jeune femme aux cheveux blancs. Il ne savait pas qui elle était, ne l’ayant vu que peu, lors de cérémonies familiales et, n’ayant aucun intérêt pour ce genre de réunions de famille, il faisait tout pour s’esquiver à la moindre occasion.

Le frère décida d’intervenir en lâchant une série de répliques que Reisei n’écouta même pas. En 33 ans de vie commune, il avait appris à connaitre son jumeau : Pour désarmer une discussion houleuse, il avait pris l’habitude de sortir des phrases aussi à côté de la plaque que manquant de classe. Toujours est-il que, loin de désarmer la tension au sein de la pièce, les phrases qu’il prononça ne plurent à aucune des deux femmes : Tandis que sa sœur se désespérait, la femme aux cheveux blancs, Eirin, alla vertement le sermonner. Qu’il subisse les conséquences de ses actes ne gênait pas plus que ça Reisei, ça lui donnait même l’occasion de s’esquiver pour accomplir son objectif.

Sauf que la jeune femme changea vite de cible et se dirigea rapidement, trop rapidement aux yeux du samouraï, vers lui. Elle était rapide, finalement, il allait quelque peu se méfier d’elle et son cure-dent, sait-on jamais. Elle lui glissa quelques phrases, précisant qu’il n’avait pas tort mais que pour autant, il avait d’avoir de la chance d’avoir une sœur pareille. Puis, elle se tourna vers Sakuya et lui glissa quelques mots, qui semblèrent presque plus la déstabiliser que ce que venait de lui dire Reisei. Le jeune homme savait qu’elles avaient eu l’occasion de se voir plus régulièrement qu’eux mais il ne savait pas pour autant ce qu’il s’était passé entre elles. Une aventure ? Qu’importe, toujours est-il que cela fut l’élément déclencheur de la fuite de sa sœur, laissant Reisei avec la jeune femme aux cheveux de neige, ne lui laissant pas le loisir au jeune homme de finir de vider totalement son sac auprès de sa sœur, lui laissant un arrière-goût amère de déception et d’inachevé.

Il se retrouvait donc avec elle, autant mettre aussi les choses au point avec elle, histoire de vite définir des bases à minima saines, vu qu’apparemment, il allait devoir pas mal la côtoyer. Il s’approcha donc d’elle, soutenant son regard glacier de son visage aussi inexpressif que possible

- Ce que je souhaite que ma sœur fasse ? Quelle arrête de se mêler d’affaires qui ne la concernent en rien. J’ai 33 ans, je suis loin d’avoir passé l’âge d’être materné et protégé. J’aimerai pouvoir vivre ma vie comme je l’entends sans l’avoir sur le dos, sous prétexte qu’elle doit rattraper mes erreurs. Tu crois que le cousin y a quelqu’un pour assumer ses âneries ? Je crois pas non, et j’aimerai bien qu’il en soit de même pour moi.

Il pointa d’un geste du menton la salle où ils s’étaient tenus quelques temps auparavant. Il était plus grand qu’elle. Et bien qu’il ne fasse aucun effort particulier pour, tout son corps hurlait un seul message : Qu’on lui foute la paix.

- Maintenant que j’ai enfin mis un peu de distance entre moi et le Vieux, je compte bien vivre ma vie comme cela me chante. Et si y a des conséquences … et bien il y en aura. Je n’ai de comptes à rendre à personne, et je n’attends rien de qui que ce soit, je veux juste me cuiter au saké toute la nuit et passer la journée à me préparer à la nuit suivante, ne t’en déplaise.

Ça, c’était déjà dit, une bonne chose de faite. En lui annonçant ses objectifs de manière claire et en précisant bien qu’il se passerai de l’aval de la jeune femme, il lui montrait sa détermination à vivre sa vie

- Et ne vas surtout pas te mettre en tête l’idée de me changer, que ce soit à la méthode du Vieux, à coup de latte, ou à celle de ma sœur, en tentant de me culpabiliser en assumant mes actes et en me le rappelant à foison. Le Vieux, ça fait 33 ans qu’il essaie de me changer, de me modeler selon le stéréotype du bon petit samouraï honorable, le résultat, tu l’as devant toi. Qui plus es, de ce que j’ai compris, Watari et toi, vous nous avez confirmé qu’on allait pouvoir avoir notre liberté de mouvement et d’assumer nos actes. Ce serai pas très bushido de se parjurer.

Et il la laissa en plan ainsi, lâchant un dernier « Foutez-moi tous la paix » avant de reprendre la direction vers son objectif : la taverne.
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Dim 7 Jan 2018 - 15:47
Qu’attendaient-elles réellement de lui ? Ou, plus important, qu’attendaient-ils donc tous de lui ? Ce maudit Clan, ce Bushido, cet Honneur. Tout. Ne comprenaient-ils donc pas qu’il ne recherchait que sa propre liberté, libéré des entraves qui l’empêchaient de vivre heureux ? Ne pouvaient-elles pas comprendre que l’aîné souffrait silencieusement, d’être né de cette Branche secondaire ? Après tout, il n’était pas né de l’illustre Kazan, le Vieux légendaire. Il n’était pas non plus l’Héritier qui avait fui. Ou la femme qui, mariée, s’était finalement libérée de l’étreinte d’un homme. Non, il n’était que Takazane, l’aîné d’un trio sans grande importance. Et c’était à lui de sentir toute la différence, lui qui se faisait le protecteur des deux autres. Car, en son for intérieur, il souffrait l’ombre importante de Watari, Eirin, Katsuo, Kazan et tant d’autres noms, lui qui n’était que le fils d’un homme sans grande importance, aux mœurs déplacées, qui n’avait rien de Samouraï sinon l’épée. Puis, d’une voix plus tranchante, piquante et cassante qu’à l’accoutumée, il souffla vers la cousine du feu.

_ Blablabla. Que d'belles paroles venant d'toi ! »

Puis, alors que sa sœur s’en allait autant que son frère, il se tourna vers sa cousine pour laisser entendre quelques mots qui venaient du fond de son cœur. Car il parlait de l’injustice. Car il parlait de tous ces sentiments effacés. Car elle ne savait rien de cette famille qu’elle jugeait de toute sa noblesse.

_ Fais c'que bon te semble, Ô petite-fille du Légendaire Kazan. C’est pas moi qui, marié, m'suis lâchement enfui. Tu fais la tout'grande parc'que t'es une proche cousine de Watari et Katsuo, et une descendante directe de Kazan … Mais sans tous ces hommes, t’es qui, hein ? »

Puis, se détournant, la laissant avec cette interrogation, il poussa un soupir alors qu’elle venait de lui faire perdre cette première et belle journée. Décidément, peut-être que l’installation serait plus compliquée qu’il ne l’aurait cru. Soufflant pour lui-même, il haussa les épaules.

_ Et de nous deux, n’oublie pas qui, d’une goutte d’eau, peut éteindre tes flammes les plus ardentes … »
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L'honneur des exilés. | ft. Les Hoshino

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