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Odyssée Macabre | SOLO


Jeu 16 Nov 2017 - 14:24



Un long voyage s'érigeait dans les horizons miroitant par delà les pics rocheux. Un service avait été demandé par le Kōeki à la jeune femme. Enquêter à propos d'un lieu se situant par delà la roche des montagnes. C'était chose rare que ce dernier fasse appel à ses services. C'est un peu à contre cœur que cette dernière fut contrainte d'accepter la tâche qui lui semblait des plus désuète à ses yeux au bleu que même le ciel lui enviait. Soupirant, elle s'était préparée pour cette expédition lui tombant des nues. Terminant les préparatifs incombant à cette mission pour le moins officieuse, elle soupira.

Elle avait tout, rien n'avait été omis. Son équipement était au diapason, sa tenue de mission habituelle arborée. Une ample veste dotée d'une capuche venait dissimuler le tout. Elle avançait en direction de la sortie du village. Sacoche emplie de tout le matériel nécessaire. Toisant les gardes comme à son habitude, avec une audace qui les laissa plus que pantois. Ils avaient affaire à l'impératrice d'un monde qui les dépassaient après tout. Ces manants auraient dû courber l'échiner, plus bas que sol. Mais elle fermerait les yeux pour cette fois. Comme on disait, heureux les simples d'esprits. Ne pas ajouter plus à leur pauvre existence, déjà que ce n'était certainement pas facile de vivre en arborant pareil figures des plus hideuses, était après tout la base de toute noblesse d'âme.

Pourtant, l'un de ces fous osa prendre parole. Complémentent hagard, l’œil vitreux et manquant de toute élémentaire correction à l'égard de la divine.

« Vous là ! Halte ! » -interpellant la kunoichi-

Cette dernière s’arrêta, puis se retourna en affichant le dédain mortifère de son regard bleuté se posant dans celui de l'affreux garde.

« ... » -silencieuse, mais hautaine-

« Vous vous croyez dans un moulin ? » -s’avançant vers l’interpellée-

« Un moulin ? Je me passerais de vos blagues, qui sont à ne pas douter tout aussi drôle que ce que vous venez d'avoir l'impudence de jacter à mon égard. » -rétorquant avec le venin de sa langue alliant un esprit peu commun-

« Gnéhhh ? » -comprenant un mot sur deux, tout au plus- « Enfin bref ! Vous êtes une Chuunin, je vous reconnais ! Pour quelle raison vous quittez l'enceinte du village ? » -demandant justification-

« ... » -désabusée par tant de toupet- « Môsieur gras du bidon, vous feriez mieux de vous taire, si vous ne voulez pas que votre vile langue de manant ne se retrouve sur le sol. » -annonçant le courroux naissant-

Le garde outré sursauta dans ses bottes. Jamais on ne lui avait parlé ainsi.

« Cherchez vous querelle ? » -se mettant en garde-

« Ce ne seriez pas vous, plutôt, qui seriez en train de chercher querelle ? » -contestant l'énoncé vicié-

Les autres gardes commençaient à s'approcher, aux aguets, prets à intervenir à la moindre occasion offerte.

« Reculez, manants, comment osez vous remettre en cause la parole d'une Chuunin en son bon droit ! » -montrant la plaque gravée aux armoiries de la roche- « Un mot de plus, osez seulement son esquisse, vous vous en trouveriez bien honteux ! »

Le garde qui étaient animé de vindicte se retourna en direction de ses comparses, comme pour leur demander conseil. Affichant des airs plus que troublés. L'un deux finit par faire signe de laisser tomber. Essayant de faire bonne figure, malgrès sa face n'ayant aucunement d'attrait, le fautif se justifia.

« Une bonne et honnête Chuunin de notre belle Iwagakure qui part en mission, aucune raison de ne pas lui faire confiance. Ah ah ah » -riant bêtement et grassement-

La situation commençait à se faire remarquer. Les gardes s’esclaffaient entre eux, pour faire passer la pilule, tandis que les passant stupéfait, commençaient à prêter un peu trop d'attention à la scène se déroulant près de la sortie.

« C'est ça, plus fort espèces d'imbéciles, tout le monde ne vous à pas entendu. » -complètement atterrée par une telle idiotie-

Craquant, elle envoyant un bon coup de pied dans le tibia du freluquet. Histoire de se passer les nerfs. Ce dernier tomba à la renverse en hurlant à la mort, comme pour remettre de l'huile sur le feu.

« AAAAHHH !!! Ma jambeuh !!! Elle m'a cassé le tibia cette folle !!! » -agonisant et au bord des pleurs-

Les comparses s’enquirent alors du malheureux, qui venait de subir le divin courroux vengeur de la part de l'insultée.

Profitant pour réajuster sa capuche, histoire de ne pas révéler sa face plus que de raison, elle ne perdit point plus son temps avec ces manants.

Tournant les talons, elle passa l'arche menant aux Crocs Rocheux. Sa mission allait être effectuée avec panache, pour prouver au Jonin qu'il pouvait compter sur elle et qu'elle n'était plus aussi peureuse que dans sa prime jeunesse.

L'Odyssée pouvait alors commencer sans plus tarder.


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Ven 17 Nov 2017 - 11:35



Les Crocs Rocheux marquaient la frontières entre le beau Village caché de la Roche et le reste du monde. Les contrées inhospitalières s’étendant dès lors à perte de vue, au delà des pics montagneux formant la barrière naturelle. Protection suscitant convoitise en bien des cœurs. Il ne fallut pas longtemps à la porteuse de l'azur pour traverser et quitter ce plateau à l’appellation synonyme d'Iwagakure. Croisant quelques gardes, surveillant la zone, comme il se devait, mais ne montrant pas pareil toupet que leurs prédécesseurs, fort heureusement. Chance pour eux d'ailleurs. Un coup de lame castrateur était si vite arrivé. Farfouillant dans la besace qu'elle portait, elle finit pat trouver l'objet de sa recherche. Il s'agissait d'une carte assez grossière, peu détaillée. Elle l'examina en faisant la moue. Décidément, le Village du Commerce avait encore bien des choses à apprendre, si ce dernier voulait se targuer de l'efficience envers le reste du monde, qu'il semblait un peu trop oublier. Soupirant, un souffle las, elle rangea l'objet au fond de sa sacoche. Elle avait quand même quelques maigres indication, une direction à suivre pour rejoindre le lieu où son enquête devait prendre place. Avançant d'un pas de plus, elle venait de quitter l'enceinte où elle résidait, le territoire chaleureux où la monotonie jouait des mécanismes routiniers. L'inconnu était quelque chose qu'elle n'appréciait guère, pour ne pas avouer que cela la révulsait un peu. Lançant sa silhouette vers d'autres confins, elle suivit la route se présentant à elle. Tiens, quelle était cette sensation de légèreté  prenant place sur ses épaules, s’insinuant dans ses pieds, revigorant son cœur ? Ce simulacre éphémère de liberté, mêlant aventure, n'était finalement pas aussi désagréable qu'escompté. Étonnamment même, il s'avérait plaisant. Hormis ce malandrin soleil jouant de sa luminescente chaleur, cela s'avérait revigorant. Passant devant le bosquet dénotant la flore et la faune de la forêt, elle continua sa route, d'un pas léger, voir même insouciant. Il fallait une journée de marche pour atteindre la destination. Ce qui signifiait qu'en à peine un jour l'affaire pouvait être pliée. Bonjour, merci, au revoir, comme on disait. Bien sûr, c'était si la chance lui souriait. Mais pourquoi pas ? Elle pouvait bien avoir cette correction à l'égard de l'impériale. C'était chose rare que cette dernière ne compte sur elle. La Kunoichi marchait, encore et toujours, malgré le soleil accablant montrant ses facéties. Pourquoi était elle ainsi, de jais vêtue ? Habitude tenace, qu'elle pouvait dès lors maudire à raison. Prenant halte, elle fouilla une fois de plus, afin d'extirper l'eau pouvant rafraîchir et hydrater son palais. Une fois chose faite, séance tenante, elle reprit un peu plus prestement la marche. D'une force renouvelée, ses pieds se plaisaient à arpenter les lieux. Au bout de quelques temps, de ce jeu malhabile, finit par pointer à l'horizon, l'ombre synonyme de l'arrivée tant espérée. Un petit village de civils, sans réelle importance, mais où le fameux orphelinat était rattaché. Établissement évoqué lors d'une enquête concernant le mystérieux trafic d'organes humains prenant place à l'orée nocturne. Il ne fallut alors pas beaucoup plus de temps pour parvenir sur la place qui constitué l'épicentre de ce qu'incarnait ces bien piètres bâtisses, bien austères comparées à celles s'érigeant au sein d'Iwagakure. Les yeux se posèrent ci et là, les pas se firent un à un, plus méfiant sur cet antre cachant les secrets qui ne devaient se dévoiler. Quelques villageois fixaient la visiteuse, qui pénétrait leur havre. Bien inquiets de la raison de la venu d'un étranger. L'air se faisait malsain, voir même vicié.

Et maintenant ?

Quoi de plus normal, que de s'aventurer dans l'auberge que tout village, même le plus miteux et reculé, se devait d'avoir. Elle demanda à l'un des paysans, où cette dernière se située.

« Ohayô gozaimasu. » -saluant le freluquet avec correction, bien qu'il ne méritait pas une seule once de celle-ci- « Moushiwake gozaimasen. » -rajouta-elle, noblesse oblige- « Où se situe l'auberge de ce village, je vous prie ? » -demandant renseignement auprès de l'habitué des lieux-

Le manant, dont les manières relevaient plus de l'animal sauvage, que du personnage un tant soit peu civilisé, se racla la gorge, en essuyant du revers de sa main, son gros nez boursouflé, affichant un regard morne avant de répondre sobrement.

« L'auberge ? Par là, mamzelle... » -indiquant de sa main, pleine d'une substance répugnante, la direction- 

Reculant devant cet hurluberlu qui méritait trépas, elle le remercia quand même.

« Dômo arigatô gozaimasu. » -remerciant le rustre et répugnant individu, tout en restant des plus correctes, malgré son faciès plus proche du monstre que de l'humain-

Les yeux azurés prirent donc la direction de la fameuse auberge. Non pas pour y goûter les spécialités locales, jamais elle n'aurait prit ce risque d'ailleurs, mais uniquement en quête d'informations.


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Sam 18 Nov 2017 - 15:53



Malgré les doutes qui pouvaient s'instaurer, la malice demeurait. C'est toujours avec une certaine espièglerie, qu'elle entra dans la bâtisse servant de taverne. Un lieu miteux, des plus austères. Incarnation parfaite de ce qui se relevait du manant. Ni plus, ni moins. Le confort et le luxe avait tout du rustique le plus élémentaire. Quelques tables, grossières, accompagnées de tabourets, dans le même style paysan, trônaient éparpillées sans aucune minutie. Quelques badauds, aux mines tenant de la teinte maladive synonyme de fois mis à mal, enfouissaient leur triste âme dans un peu plus d'alcool. L'Impériale s’avança en direction du comptoir, où un rustre se plaisait d'y être accoudé en fixant le vide ambiant. Autant vous le dire tout de suite, l'ambiance était bien moins frénétique et agréable que celle du festival d'Iwagakure. Pour sûr !

Fixant le tenancier qui semblait happé dans les méandres de sa monotonie, elle s'enquerra alors de ce pourquoi elle était venue.

« Ohayô gozaimasu. » -saluant le manant avec une certaine correction, comme à son habitude- « Moushiwake gozaimasen. » -poursuivant- « J'ai quelques questions. » -annonçant le vindicatif décret de son inquisition- 

Complètement hagard, ne réagissant point avec la dévotion dont il aurait du faire montre, l'homme d'age mûr se contenta de la regarder. Il se contenta de grommeler dans sa barbe.

« Mouais, b'jour. Vous voulez quoi ? » -dit-il, d'une voix inhospitalière-

Prenant sûr elle, pour ne pas crever les yeux de ce malotru en usant de la pointe de Monsieur Pointu, elle finit par énoncer ce qu'elle désirait savoir.

« Il y a quelques années, un orphelinat ? Sauriez vous dans quelle direction il se situe ? » -affichant un sourire forcé, dénotant sa patience déboussolée-

Le rustre énergumène se frotta le front, avant de rétorquer avec le même manque de motivation.

« C'pas gratuit les renseignements. » -demandant quelques piécettes sonnantes et trébuchantes-

Outrage était présent, mais faire des simagrées contre la demande semblait alourdir la tâche. Soupirant, elle fouilla dans entre les plis de sa parure, puis sortit une pièce brillante, dont l'or radiait avec l'éclat. Elle la balança sur le comptoir, avec une vergogne signifiant son mécontentement.

« Parlez. »

Prenant la pièce, il tenta de la croquer, pour s'assurer de son authenticité, la tenant toujours dans sa main après confirmation.

« Bah, l'orphelinat, ça date pas d'aujourd'hui, vous devriez trouver ce qu'il en reste au nord. » -affichant un sourire grossier et hideux-

« Je vois. » -répondit-elle- « Vous auriez dû donner ces informations plus tôt. » -annonçant la triste vérité-

Alors, tel l'éclair frappant de son courroux, elle dégaina sa lame devant le manant, effectuant en l'espace d'un bref instant, un cercle avant de la rengainer comme di de rien n'était. Pour peu, à quelques centimètre près, il aurait vu son gros nez tomber sur le comptoir.

Un silence plana, avant que le personnage réagisse en se reculant. Surpris, mais néanmoins réactif dorénavant.

« Nah mais ça va pas ! Foutez le camp ! » -criant comme un âne s'étant déboîté une patte-

L'azurée, qui avait plus rien à faire ici, ne se fit pas prier, et sortie calmement de l'établissement de la discorde.

« Elle est pas bien celle-là ! Nah mais oh ! » -grondant-

Le tenancier regarda la pièce, satisfait de s'être fait ce bénéfice pour une simple information de rien du tout. Soudain, cette dernière se fendit en deux, sous la stupéfaction de son admirateur ne comprenant que trop tard. Il ne le savait pas encore, mais il été déjà tranché lui même. Soudain, une gerbe de sang éclata sur son visage, qui avait été châtié séance tenante. Il s'écroula en se roulant par terre, se tenant la blessure le défigurant encore plus dorénavant. Les ivrognes regardaient le spectacle, du moins pour ceux étant pas perdu profondément dans leur poison de toujours. Ils se demandaient ce qu'il se passait, brièvement, avant de s'envoyer un autre godet pour retourner à leurs occupations spirituelles.

Avant de passer le seuil menant à la sortie définitive de cette maudite auberge, Kurohime susurra quelques mots avec un plaisir certain.

« Gomen' ! J'ai encore beaucoup d’entraînement avant de maîtriser totalement cette technique. Et dire que je ne comptais que vous enlever l'or, que vous teniez entre vos doigts non méritants. Ku ku ku !!! » -ricanant malicieusement, encore plus satisfaite qu'elle ne s'y attendait-

Au moins, de cette triste histoire, elle connaissait à peu près où ses pieds devaient dès lors la mener.


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