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« Reveille-toi chogen » PV Tsuchikage


Sam 18 Nov 2017 - 20:39


☆ ☆ ☆     TIENS BON

Entre ses paumes frémit le papillon de nuit, l'araignée fragile et patinée par les décennies, qu'elle a laissé s'aventurer hors de la couverture afin qu'il pût s'en saisir et lui communiquer ce qui lui reste de chaleur à travers le parchemin de son épiderme. Yoshitsune est là, à observer ce seul frère qu’il lui reste. Il est là - colère et tempête qui tourbillonne en son sein. Kiri, ce n’est là qu’un village de traître.

Gloire aux Dieux jusqu’aux tréfonds des cieux. Telle est la devise certaine de cet individu qui veille. Guidé par sa croyance profonde, le fier bushido, à en son âme et conscience, confié le destin de son cadet aux divinités supérieures, puissances créatrices du cosmos selon les légendes sacrées. S’il leur est impossible de protéger l’Humanité contre sa propre nature, il est de leur devoir de maintenir le fragile équilibre entre l’univers et le monde des Hommes. Incontesté, salué, respecté, écouté avec attention et même craint par les plus puissants seigneurs du monde shinobi, le Rikudo sennin n’a aucune limite et ne connait ni frontière ni porte close. Face à lui, les daimyos eux-même ne serait que des pions de plus sur l’échiquier.

Douche froide qui éveille les sens, frisson au contact de cette eau qui perle et contraste avec la chaleur de sa joue ; il profite de cet instant de sérénité, pour cesser de penser à son compagnon quoique. Soupir long et las alors qu'il laisse la rage prendre possession de tout son être.

Chogen, allongé sur son lit d'osier tressé, presque mort parce qu'alitée contre son gré, à subir depuis trois jours les allées et venues inquiètes de ces ninjas qui l’adulent, se pressant autour de son chevet – Yoshitsune pas encore résigné à force de leur répéter qu'il va bien, qu'il se sentira bientôt même en pleine forme et qu'il y a tant à faire dans le village qu'il ne supporterait pas l'idée d'être un fardeau pour eux. Alors tandis qu’il nie la réalité, il les sommes de s’occuper du village. Alors ils le rassurent, lui affirment qu'ils se débrouillent sans eux, exigent qu'il veille à ce que Chogen se repose et qu'il ne pense qu'à lui, ce qui lui est véritablement impossible, de sorte qu'il en vient à sourire. Pourquoi parce qu’à la découverte de son bras manquant, il finirait par se maudire de se sentir tellement inutile à l'aune de ces promesses qu’il faisait. Lorsqu’ils quittent enfin la pièce, Yoshtsune prend soin d'envelopper petit à petit son petit frère dans son linceul de draps, construisant immobile sur sa couche son cocon pour l'ultime voyage, et s'ils ont fait mine de souhaiter son prompt rétablissement, il a lut dans leur souci une fatalité qui le révolte d'autant plus que ses protestations sont prises pour des caprices.

- Yoshitsune-sama vous devriez peut-être vous reposez. Cela plus de 3 jours que vous veillez à son chevet.
« Réveillez-le lui docteur. Si mon petit frère meurt en ces lieux, ne pensez pas y réchapper. », le pointe t-il de sa lame


Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Lun 20 Nov 2017 - 1:45, édité 1 fois
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Dim 19 Nov 2017 - 21:32
Sur le sol, le Shodaime ne bougeait plus. Il était en train de baigner dans son propre sang, la pluie venait alors tomber sur son dos, la nuit, elle commençant à tomber. Au loin, on pouvait apercevoir des gens arrivant en vitesse pour se précipiter sur son corps inerte. Des cris, des appels à l'aide, jusqu'à ce que deux Iryo-nin arrivent pour le transporter dans le petit hôpital de la ville.

Il avait perdu beaucoup de sang, mais pire, encore, surtout, pour un samouraï, il venait de perdre son bras. Impossible pour lui d'imaginer une telle chose, heureusement qu'il n'était pas conscient, car il aurait pu rentrer dans un moment de rage et ne plus se controler.

Durant quatre jours, il est resté inconscient. Il n'avait aucune maîtrise sur son corps, sur ses yeux. Comme s'il était plongé dans un rêve, sans pouvoir en sortir. Ou plutôt un cauchemar. Il revoyait son adversaire. Il revoyait le géant de pierre, ainsi que son attaque. Mais il n'arrivait jamais jusqu'à la fin. Jusqu'au moment fatidique.

Mais soudainement, le Nagamasa venait de reprendre confiance, tout en entendant la voix de son frère se levant à coté de lui pour attaquer le médecin qui venait sûrement de sauver la vie du Tsuchikage. Il se sentait très faible, arrivait à peine à bouger. Ses paupières s'ouvrirent tout doucement pour alors apercevoir la longue crinière de son ainé.

Ne... maltraite pas... les gens, Yoshi. C'est pas bon... pour notre image.

Des mots un peu moqueur, surtout heureux de voir son frère en pleine forme, de le revoir présent à côté de lui dans ce moment. Mais il n'avait pas encore réalisé pour son bras, étant encore dans les vapes.

Mais il ne fallut pas longtemps pour qu'il tourne la tête et qu'il le voit de ses yeux. Un bandage qui était en train de faire le tour de son bras coupé. Il ne sentait plus la chair et les muscles, mais du vide, ni plus ni moins. C'est un sentiment de rage, accompagné par de la haine, qui s'affichait maintenant sur le visage du Shodaime. Si bien que son chakra venait d'être relâché sans qu'il ne le contrôle, laissant tomber le médecin à côté de Yoshi inconscient.



Techniques utilisées ::
 

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« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Dim 19 Nov 2017 - 21:59


☆ ☆ ☆     TIENS BON


Une atmosphère plutôt sinistre venait de s’instaurer dans l'entièreté de la pièce. En effet, son jeune frère venait de se réveiller d’une targe léthargique. Son chakra monstrueux venait littéralement de faire s’évanouir le médecin qui s’occupait de ses soins. C‘est sans très grande surprise pour Yoshitsune que Chogen allait réagir de telle sorte face à une situation comme celle-ci. Son esprit comme assaillit par un tourment virulent de questionnement, ne laissait aucune place pour le calme ou la docilité dont il put faire preuve autrefois en la compagnie de Sun-Hi; comme si ses manières et sa présence enfantine arrivaient à calmer le tonnerre virevoltant qui gronde en lui, expulsant la tempête, réprimant la pluie. Il se retrouvait désormais comme Icare non pas privé d'ailes, mais de cet astre rayonnant - chef d’orchestre des bourgeons infimes qu’étaient ses sentiments. Loin de cette silhouette capricieuse qui baigne le monde qui l'entoure d'un halo solaire. Privé du sourire de Chogen, la chaleur se perd.

Pour Yoshitsune, désormais tout semble s'être retiré de cette bulle onirique qui entrelace les deux êtres - sentant son fluide coruscant s'écouler malaisément dans ses tempes.

Mais la lueur sur son visage qui s'éteint le plonge dans une perplexité qui inonde son cœur de sentiments qu'il n'avait pas ressentit depuis bien longtemps ; la haine, le remord, les regrets. Parfois, Yoshitsune ne réfléchit pas avant de l'ouvrir, il dit les choses comme elles lui viennent, n'hésitant pas une seconde à se faire cassant, cinglant, blessant. Ce ne fut pas son but avec elle, ce n'est pas ainsi qu'il avait prévu le déroulement des événements. Parce qu’au final, il avait été comme son paternel.
Figure véritablement dépourvu d'émotion, les ayant laisser assister à de tels spectacles macabres ; des carcasses qui s'entassent, dépourvue de langues, puant le désespoir ; teinté d'un rouge vermeil qui en ferait pâlir de jalousie l’as de cœur. Depuis sa dernière tirade, Yoshitsune semble maître dans l'art de la parole silencieuse ; si sa bouche ne peut dire quoi que ce soit, ses prunelles le feront ; car le regard est plus éloquent que les mots... Et le regard d’un Nagamasa, capable de tuer. Son chakra se déverse d'une manière similaire celle de son frère.
« Calme-toi Chogen et dis-moi qui t’as mis dans cet état là.. », le pointe t-il de sa lame


Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Lun 20 Nov 2017 - 1:45, édité 1 fois
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Lun 20 Nov 2017 - 1:11
Il n'arrivait pas à se contrôler. Autour de lui, il voulait tout détruire. Il voulait se déchaîner, laisser sortir toute cette colère qui se trouvait en lui sur le moment. Un moment plus que gênant pour l'homme qui doit être un exemple pour son village, un dirigeant puissant, un véritable guerrier.

Qu'allait-il devenir maintenant, avec un bras en moins ? Comment allait-il utiliser ses deux sabres convenablement. Trop de questions dans un esprit déjà embrumé par un combat qui lui a presque coûté la vie, il venait tout juste de se remettre de son combat, mais voulait déjà repartir dans un nouveau.

Ce chien... CE CHIEN DE KIRI.

Il ne pouvait pas garder son calme, son chakra devenant encore plus présent dans les environs, encore plus menaçant. De son poing, il venait de fracasser la petite table de chevet en bois, à côté de lui.

Un flash venait alors d'apparaître devant ses yeux. Comme s'il pouvait très clairement voir Yamamoto devant lui. Le golem attrapant son bras et l'arrachant de toutes ses forces. Et il venait alors de sentir une forte douleur au niveau de son membre manquant. Syndrome du membre fantôme.

Regarde moi, Yoshi. REGARDE CE QUE JE SUIS DEVENU.


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Lun 20 Nov 2017 - 1:44


☆ ☆ ☆     TIENS BON


Yoshitsune restait là silencieux. Pensif ou sujet à de nombreux tourments tel était la question. Il ne sait quoi faire ni même répondre à ce frère qui perd la tête ; face à ce bras qui lui manque ; face à cette détresse dont il est le témoin. Dans la nuit de son quotidien, Chogen, son petit frère avait toujours été reflet luminescent de son admiration. A l’inverse de lui et de son incapacité à défendre ce qui lui était cher, l’ombre de la terre, elle… Resplendissait de mille feux, à l’image d’une boule de feu né de sa conviction - (astre solaire) - présence iridescente face à laquelle il n’avait cesse que de ployer le genou.

Et il est désormais là, devant lui, estomaqué un mièvre instant. Pourquoi ? Parce qu’il ne reconnaît plus celui qui jadis faisait la fierté du clan Nagamasa. Parce qu’il ne reconnaît plus l’homme qu’il a élevé et élu au rang d’ombre de la terre. Car pour le moment, la seule chose qu’il voit, c’est cette chose qui se prend pour son cadet.

« Est-ce là vraiment toi, mon frère ? » le questionne t-il ?
L’intention y est certainement mais pas la volonté. En effet, Yoshitsune n’a pas la volonté de croire en cette larve qui se présente devant lui. Pour lui et à ses oreilles, les mots que prononcent cet homme ne sont murmure incessant. Il ne peut comprendre cette peur qui l’assaille parce qu’il le connaît comme surement personne.

Et c’est là, la raison pour laquelle l’aîné des deux, se refuse pour le moment à ses prunelles. Il n’espère que jamais ils croiseront son regard. Parce que ses yeux sont une tumultueuse tempête autant que les siens sont morceaux de ciel ; et il n’appartient à nul autre que ce ciel qui pousse à rêver que de dompter la foudre encore une fois.

C’est donc étouffé par le respect gorgée des traditions, tant second que grand-frère, amant bien sage du pouvoir en place que Yoshitsune a bercé de honte ?

Honte de lui ? Honte de son comportement ? Non, Yoshitsune n'avait pas de culpabilité ; pas quand il agissait pour le bien d'autrui ; pour la sécurité. Mais au vue du bras manquant de son frère, il ne saurait se pardonner. Encore trop prit dans les tourments de son enfer passé, son cœur se resserrant alors qu'il dégagea sa main avec lenteur pour mieux la placer sur le haut de son crâne, ébouriffant ses cheveux blafards en détournant le regard.

« Souviens-toi de cette promesse que tu as fait au peuple. Ressaisis-toi Chogen, et sers toi de moi non pas comme ton bras gauche… Mais deux bras invincibles. »
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Mar 21 Nov 2017 - 4:43
Dans le fond, son frère avait totalement raison. En cet instant, le Shodaime n'était plus du tout lui-même. Seulement une boule de haine, voulant laisser sortir toute cette frustration. Il en voulait au monde entier, mais surtout, il s'en voulait, lui. Oui, il s'en voulait, d'avoir perdu ce bras contre Yamamoto. De ne pas être assez puissant pour tenir tête au premier venu dans son village.

Comment est-ce que je peux défendre mon village alors que je ne peux même pas me défendre moi-même ?

Mais comme il venait de le dire, malgré ce drame affreux, le Nagamasa ne se retrouve pas seul. Non, au moins, son frère, comme toujours, est présent à ses côtés et les mots qu'il venait d'utiliser venait tout simplement de toucher son dernier frère.

Il lui avait promis après tout, il y a de ça un peu petit. La promesse de l'accompagner jusqu'au moment où il deviendrait Tsuchikage. Et alors qu'il occupe le poste, Yoshitsune lui, est toujours là. Il veille sur son frère. Comme dans l'instant présent, dans cette pièce.

Tu ne peux pas dire le contraire mon frère, si tu venais de perdre ton bras, tu sentirais le même déshonneur que moi au fond de ton âme.

Le démon blanc n'était plus aussi condescendant que d'habitude. Le vouvoiement n'était même plus présent pour parler à son frère. Il était blessé, nul doute la dessus. Comme si quelque chose, là-haut, fait en sorte de lui pourrir la vie.


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Mer 22 Nov 2017 - 1:04


☆ ☆ ☆     TIENS BON


De la réaction de chogen n’en ressort rien de bon. Son désintérêt pour sa personne ne guérissait pas. Et par ailleurs, son accès de colère sonnait comme le glas de leur conversation – à quoi bon tenter d'apaiser une bête sauvage ou bien même de lui donner tort ? Sa flexibilité n'ayant certes pas été ce qui l'avait rendu célèbre, son courage habituel manquait l’appel. Cet essence même qui fait de lui, un samouraï digne d’être de son clan. Rien, néant.

Dans son dévouement, l’aîné se laissait emporter à l’image d’un tumulte de vague dans un océan profond ;
Il est là face à cette homme ravagé par la rage et la peur, le dos droit le regard fier, pour lui faire face sans flancher,
pour être phare dans la tempête de ses incertitudes les plus sombres, muettes… Et si le silence était d’ores et déjà précieux il ne l'était jamais autant qu'entre eux, emmurés dans ce mutisme soi-disant d'or, gavés de ces hésitations que jamais plus ils ne pourraient formuler. Le silence entre eux était lourd mais les liait pourtant ; de par cette loyauté divine quasi aveugle et leur courage inébranlable, promesse éternelle qui résonne encore. Car en vérité
il y avait toujours sur le bout de sa langue, cet arrière goût d'amertume (d'échec peut-être) de n’avoir pas pu protéger son cadet encore ; comme l'écume morte de ses espoirs inavoués par ces non-dits il se liait à lui. Chogen, le seul et unique frère qui lui restait dans cette ultime bataille contre la mélancolie qu’était la vie.

Et par égard pour lui qui lui était si semblable, Yoshitsune s’efforce de faire abstraction de la douce familiarité avec laquelle il s’adresse à lui pour la première fois avant de ravaler ses mots dans cette crainte propre à ceux
comme eux dont le protocole régit les gestes comme les paroles. - sourire plus affable, assez pour indiquer qu'il ne se moquait pas ni ne jouait les faux repentir devant l'échec de son frère. Il voulait simplement lui démontrer qu’il n'avait rien perdu si ce n’était ce bras – il n'y avait rien à gagner non plus, si ce n’était une leçon. Il déplorait cependant que leur propre éthique ait raison de leur relation et que leur aversion pour la pluie s'appuie sur ce principe moral d'action selon lequel les Kirijins était un mal ; pareil manichéisme lui apparaissait risible de la part d'un tueur, fût-il d'ambition juste ou non. Pour autant, il ne pouvait le mépriser pour sa nature, pas plus que pour son vécu, et c'était là le plus grand gâchis.

« Permets-moi à présent de prendre congé ; il me semble avoir suffisamment abusé de ton temps. Surtout pour faire face à un tel idiot. Je te souhaite bien du courage pour la suite. »

La phrase était lâchée en toute hostilité. Et l’aîné n’attendait que ça que l’autre, réplique de son mordant habituel – une alternative qui laissait peu de place à la surprise.

Mais tant pis.

D'une inclination du buste, Yoshitsune salua son hôte, avant de se tourner. Il eut un léger rire d'où pointait la raillerie.

« Ne te dérange pas, je connais la sortie. »
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Mer 22 Nov 2017 - 8:36
Il venait de faire quelque chose qui n'était pas du tout conseillé en cette situation. Pour autant, Chôgen pouvait avoir des bons moments avec son frère, mais celui-ci risquait de plus en plus de ne pas en être un d'entre eux.

Le fait d'avoir perdu un bras dans un combat qu'il était pourtant certain de ne pas perdre l'avait déjà rempli de fureur, mais il ne s'attendait pas à ce que son propre frère lui tourne le dos comme ceci, lui envoie des mots comme ça, des mots qui semblait réellement penser, alors que de son côté, le Shodaime semblait être dévasté par ce qui venait de lui arriver.

Mais tant bien que mal, il venait de se relever pour s'asseoir sur le lit où il était allongé. Son chakra toujours présent et toujours aussi néfaste venait alors s'approcher de Yoshitsune qui se dirigeait vers la sorti avec les paroles plutôt irrespectueuses qu'il venait d'avoir.

Comment oses-tu me parler ainsi puis me tourner le dos ?! Dit-il, en prenant un ton colérique, mais à la fois faible, venant du peu de force qu'il avait sur le moment. On fonctionne ainsi dans cette famille maintenant ? Est-ce la une de tes nouvelles règles en tant que chef ?

Il ne pouvait faire autrement que de partir sur de l'attaque lui aussi, car il en sentait le besoin sur le moment. Un besoin de faire sortir toute sa rage et cette rancœur qui était installée en lui depuis son réveil. Depuis qu'il avait compris que sa vie allait changer du tout au tout à partir d'aujourd'hui. Depuis qu'il sait qu'il ne pourrait plus brandir le sabre de sa sœur fièrement dans le combat, avec l'hommage qu'il avait juré de suivre avec cette lame.

Ton rôle de frère est plutôt exécrable sur ce coup-ci je dois dire.


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Mer 22 Nov 2017 - 16:27


☆ ☆ ☆     TIENS BON

Non. Il faisait erreur et de loin. Agissait-il en chef de clan ou en grand frère ? Très certainement en aîné, au vue de sa réaction exacerbée, lui bien que trop déçu de cette déception que son frère lui évoque. Si il s’était comporté à l’image du leader qu’il est censé incarner, sans doute se serait-il débarasser de cette honte. Pourtant il s’en sait incapable, il est son sang pour toujours et à jamais.

Et depuis son accès à tête du clan, il s’attend bien sûr à cette scène parce qu’elle trouvait son écho dans l’infini, avec la même sûreté que le jour succédait toujours à la nuit. D’une profonde certitude Yoshitsune s’attend à une dispute de la sorte. Et alors qu’il tente de s’en aller sans faire de zèle, lui dont le duo de syllabe est encore étranger à son palais. Il n’est guère habitué à une situation compliqué tel que celle-ci et s’en offusque.

Alors il correspond donc de la seule manière qui ne lui est pas étrangère, le gratifiant d’une raideur parfaitement militaire, Il s’élance donc machinalement, sans plus de cérémonie à l’aide cette lame qui ondoie à même les airs. Il l’a tend jusqu’au cou de son cadet dont il se saisit par le col.

« Oy Gamin » , irrité.

Puis adoucit par la sympathie que son frère lui évoque le tengu décide de se reprendre. Une gorge déglutie plus tard il ajouta à son discours, une éloge qu’il voulut plus courtoise.

« Reste tout de même à ta place, tu n’es pas... » s'interrompt-il ?

Il resta droit, parfaitement immobile comme un soldat au garde-à-vous. On avait du mal à croire qu’il n’effectuait pas un rapport de guerre ; Ce qui n’était pas tout à fait faux car un unique fait loin d’être étranger à son métier les liait - Ombre et Lumière.

Grave et solennel, Yoshitsune chercha tout ce qu’il avait de plus doux en lui pour lui annoncer. Il brûlait d’un jour revenir avec la satisfaction d’avoir accompli son devoir mais plus le temps passait et plus il avait l’impression qu’on essayait de saisir du vent. Il n’avait rien de nouveau, rien, pas même une minuscule once d’espoir. Et peut-être était-ce mieux ainsi car il ne connaîtrait pas les vertigineux chagrins que connaissent les âmes ivres d’optimisme. Il rengaine sa lame avant de le pousser contre le mureau derrière lui.

« Dis-même ce que tu veux, tu ne parviendras pas à déverser ta colère sur moi. Conserve là plutôt pour Kiri. »
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Mer 22 Nov 2017 - 18:56
Ce n'était pas difficile de comprendre, pas besoin d'un dessin, là, sur le coup. L'ainé du Shodaime n'avait pas du tout bien pris les dernières paroles qu'il venait de lui envoyer. D'un côté, il avait réussi son but, avec son frère qui n'avait pas quitter la pièce et qui venait de se retourner pour venir s'approcher de lui.

Mais c'est par le col qu'il venait de l'attraper. En voyant son regard, on pouvait voir un brasier intense crépitant à l'intérieur. Puis c'est sa lame, froide, l'acier brillant, qui venait de se poser au niveau de l'épaule de Chôgen.

Qu'avait-il l'intention de faire ? Attaquer son frère, dans la faiblesse de cet instant, juste pour des mots un peu dur ? C'est ce qu'il croyait au début quand Yoshi venait de prendre la parole en utilisant un air différent de celui de d'habitude. Il semblait même être blessé. Ce qui n'était pas quelque chose qu'il pouvait voir souvent.

Ma place ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Pourquoi tu ne termines pas ta phrase ?

Oui, c'est vrai qu'il se sentait un peu volé de ne pas connaître la fin de sa pensée. Il venait de commencer une phrase qui allait sûrement énerver encore plus son petit frère, mais il voulait savoir ce qu'il allait dire. Ce qu'il pensait de lui en fin de compte.

Puis il venait de parler de Kiri. Ce village qu'en ce moment même, le samouraï était en train de maudire. Surtout à cause d'une personne en particulier. Celui qui contrôle la terre comme un jouet. Celui qui joue avec la vie des gens pour son bon plaisir.

Meikyû Yamamoto. C'est sur lui que je voudrais déverser ma haine, plus que sur son village.


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Mer 22 Nov 2017 - 19:14


☆ ☆ ☆     TIENS BON


Chogen ne voulant jamais rien lâcher, reprit la parole de plus belle. Comme un enfant à qui voler une sucrerie. Il ne fut jamais simple de mélanger les émotions personnelles à l’art de la guerre et sans les deux frères le savaient. Car avec Hideyoshi comme géniteur, Yoshitsune n’en était jamais moins que le bras armé d’Iwagakure no Sato qu’en ces instants-là. L’ombre de la terre si droit, si dévoué, si enragé remuait en lui les cris étouffés d’un homme ébranlé. Appelé par les arts de la guerre qu’il a longtemps réfuté. L’amertume qui était à son cœur, d’une éprouvante fidélité, se rappela durement à lui quand Chogen lui rétorqua sans l’ombre d’une désillusion.

Silence honteux.

Et pourtant, Nagamasa Yoshitsune n’eut jamais été autant soldat qu’en ces instants-là. Chogen toujours fidèle à lui-même d’une certaine façon si droit, si dévoué à la colère, invoquait toujours à lui, le serment qu’il avait prêté en devenant en devenant son homme de main. Il n’était certes plus toutes les valeurs qu’il avait juré de servir mais demeurait pour toujours et à jamais le frère qu’il avait juré de protéger. Et c’était là un écho rassurant à toutes ses convictions.

« Reste à ta place de Kage et n'agit pas comme notre père à être imbu de toi même. »

Il espèrait que son cadet lui fasse confiance, liant ses espérances et ses désirs aux siennes, dans des mots solennels qu’il prononçait autant pour lui que pour lui-même. Fidèle promesse de marbre. Il ne voulait qu’aucune hésitation n’érafle cette affirmation, comme si en l’ancrant solidement dans le domaine des certitudes, le futur se plierait devant son inoxydable volonté.

C’était toutes ces émotions-là, que Yoshitsune s’éfforcerait de rendre à Chogen bien qu’il ne s’en rende pas compte. La fierté d’un guerrier, d’un bushido. C’était tout ça qu’il résumait en de termes prosaïques et une moue affaissée dans laquelle il n’y avait pas de place pour les hédonismes indifférents de circonstances ; l’aîné n’eut jamais les paroles vides et les promesses creuses. Il était le silence, la négation sèche ou l’affirmation franche : Il avait trois mots et guère d’avantage car c’était là tout ce dont il était capable.

« Il a pris ton bras, soit. Nous prendrons sa tête. » Apposant sa main sur le reste du bras de Chogen.
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Mer 22 Nov 2017 - 19:52
Une comparaison plus que blessante. Ce que venait de dire Yoshitsune, n'était pas vraiment faux, dans le fond. Mais de l'entendre, la, dans cette situation, n'avait fait que détruire légèrement le Raikiri au fond de lui.

Un père, un monstre. Un kage, un démon. Finalement, le schéma n'est pas si différent. Avait-il vraiment changé au point de se rapprocher plus de son père que de l'homme qu'il s'était toujours juré d'être. Même lui ne le savait plus. La perte d'un bras, une chose aussi brutale, venait de lui provoquer un doute au fond de lui. Un doute sur qui il est, réellement.

Était-il trop tard pour changer, pour s'éloigner un peu de l'image de son père pour devenir quelqu'un de bien meilleur ? La haine, sur le moment, lui disait que non, que c'était maintenant quelque chose avec lequel il devait vivre.

Est-ce que finalement, je ne suis pas voué à finir comme père ? Détesté par un peuple, mort dans un combat ?

Cynique, rien de plus, il ne voulait même pas faire face à cette réalité. Car pour lui, elle n'était pas réelle. Être comme son père était sûrement la chose qui pouvait lui donner un profond dégoût assez facilement.

Puis son frère venait de poser sa main sur ce qu'il restait du bras manquant de l'Ombre. Il leva alors la tête pour le regarder, un sentiment de paix s'était légèrement installé entre les deux Alpha. Avec ses mots, il venait de reprendre légèrement confiance, mais était-ce vraiment suffisant ?

Ce que je me demande vraiment, c'est si je vais en être capable… dit-il en regardant alors son bras manquant.


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雷切 -Raikiri no Chôgen
« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Mer 22 Nov 2017 - 22:50


☆ ☆ ☆     TIENS BON


Yoshitsune dont la voix s’étouffe dans le doute, écoute avec quiétude le discours de son frère. Il a ouïe dire de ce qu’il déblatère et des phases de déprimes qui m'exaspère. Ce frère qui ne lui était pas plus étranger qu’hier mais il avait toujours le réflexe de creuser par la distance de ses mots, d’infranchissable fossé entre lui et cet être qui lui fait honte.

Ainsi les yeux mordorés du samouraï s'attardent sur ceux, tout aussi déterminés, du damoiseau qui lui faisait face. Le protecteur pouvait le ressentir, cette force profonde qui sommeillait en lui, d’habitude sûr de lui à l'extrême, comme si rien ne pouvait lui arriver. Yoshitsune avait une redoutable propension à s’irriter face à de tels comportements. Ses commissures tentent tant que mal de s’étirer finement en un sourire mais il lui est difficile de mentir de la sorte.

Yoshitsune se recula d’une moitié de pas et fixa son interlocuteur d’un air assombri. Il songea, contrit, qu’il l’a retenait peut-être, se demanda un instant si par cette gentille politesse il ne souhaitait pas de l’aide, du soutien. Lui-même ne s’autorisant jamais à se disperser en d’inoffensives conversations lorsque le devoir se faisait pressant, s’imagina qu’il en était de même pour lui.

Mais ce ne fut pas le cas : Il n’y aurait rien de tout ça car il s’était trompé..
Alors l’aîné dans son respect et dans ses égards qu’il avait pour son cadet, ne veut pas de fossés entre eux alors, il reformula promptement sa phrase.

« Bien sur que tu en es capable, tu es mon frère. Qui plus est le Tsuchikage alors reprends-toi ! » Lui tapotant la tête de sa main.


Quand il le regarda alors à nouveau, il eut l’impression de fixer un immense glacier dont les mystères silencieux l’avaient intrigué.
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« Reveille-toi chogen » PV Tsuchikage

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