Partagez | 

Un Travail bien fait [Pv Hisao]


Dim 19 Nov 2017 - 14:31
Fatiguée...

Encore une fois, tu accusais un sommeil qui n'était clairement pas présent. Depuis quand tu n'avais pas fermé les yeux ne serait-ce que plus d'une heure ? Depuis que tu avais accepté ce job, tu t'étais mise dans l'idée de tout clarifier, de tout remettre sur des bonnes bases. Des dossiers s'étaient entassés depuis des mois sur le bureau de l'adjoint que tu avais récupéré en prenant ce poste... Daisuke n'était pas foncièrement mauvais dans ce rôle, mais il semblait clairement avoir perdu de sa productivité en vieillissant.

Tu avais déjà fait un boulot plus que conséquent. Tu avais clôturé certaine demande en attente, tu avais restructuré des anomalies au sein du système administratif. C'était la première fois que tu faisais cela, mais comme dans toute chose, tu étais particulièrement autodidacte et têtue. A force de vivre plus de deux décennies seule et à progresser seule face aux autres, il n'y avait aucun doute que ta débrouillardise était au delà de n'importe quel autre type dans ce monde.

Cela faisait déjà alors quelques semaines que tu avais pris ce poste, quelques semaines que tu supportais les autres policiers qui au départ avaient eu du mal avec toi. Énormément de mal. Il ne fallait pas trop t'approcher sous peine d'être victime de ton agressivité. Mais mis à part cela, ton travail suscitait un certain respect chez eux, notamment chez les Metaru au sein de la police qui te connaissait en temps normal comme étant un vilain canard.

Sortant de ton bureau, tu allais alors vers Hisao, que tu côtoyais lui aussi depuis quelques semaines.

- T'as lu le dossier que je t'ai fournit tantôt ? On a capturé un des types qui foutait la merde sur la place publique. On ne sait pas encore grand chose sur le réseau derrière, c'est pour ça qu'on doit lui tirer les vers du nez. Tu vas t'en charger.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 15:10
En tant que simple policier, je jouissais d’une certaine liberté en raison du peu de responsabilité qui pesait sur mes épaules. J’avais finalement du travail uniquement lorsqu’on m’en donnait ou lorsque c’était l’heure de ma patrouille. En dehors de ce créneau-là, rien ne m’emmerdait vraiment au point d’en cracher mes tripes à force de bosser comme un acharné. Après, je vais pas mentir, je sais que c’est pas en me contentant de si peu que j’allais m’élever hiérarchiquement pour accomplir mon objectif. Du coup, de temps à autres, je me permettais d’assimiler toutes les informations disponibles aux simples ‘’soldats’’ et notamment sur les rapports établis récemment.

Ce jour-là, j’avais notamment décidé de revenir un peu sur l’affaire dont on s’était occupé avec la Fukutaisho afin d’avoir tout ça en tête. L’air de rien, ça pouvait m’être particulièrement utile d’avoir en tête tout ce qu’il se déroulait au sein du Kumo Keimu Butai, et par extension, du village directement.

- Putain ça me gonfle.

Adossé contre la fenêtre qui était entrouverte, afin de ne pas emmerder tout le bureau avec la fumée de mon Kiseru – qui était pourtant d’une qualité supérieure, faut pas l’oublier – je lisais les rapports non pas sans un certain ennui. J’aimais bien lire, là n’était pas le problème. Mais ça faisait trois, voire quatre heures que j’épluchais tous les rapports. Ceux où j’avais joué un rôle et ceux dont mes collègues étaient impliqués. Instructif, mais assommant. Quoiqu’au moins, j’y apprenais deux-trois détails plus qu’intéressants.

Et d’ailleurs, alors que je relâchais un soupir mêlé à un fin tracé de fumée, le bras-droit de Daisuke vint à ma rencontre pour discuter justement de ce sujet. Redressant mon dos et déposant le dossier sur mon bureau, j’élevais la tête pour orienter mon regard sur elle.

- J’étais dessus. Du bon boulot, donc. dis-je avant qu’elle ne m’informe de mon prochain rôle dans cette affaire. Une petite grimace se dessina sur mon visage, mais ce n’était pas un manque d’envie, de la peur ou quoi que ce soit de ce genre. C’était plus semblable à un haussement ‘’d’épaule’’. Ca marche. Je vais pouvoir essayer quelque chose par la même occasion alors.

D’un mouvement plein de flegme, je me levais et indiquais de la tête que j’étais prêt à la suivre. Voyons voir ce qu’ils ont à révéler.


Dernière édition par Akahoshi Hisao le Dim 19 Nov 2017 - 16:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 19 Nov 2017 - 16:10
Soit...

Tu le regardais alors se lever tandis que vous commenciez alors à vous diriger vers la salle d'interrogatoire. Il y en avait deux au total, afin de pouvoir travailler en simultané lorsque la situation l'exigeait. L'une était néanmoins réservée au cas les plus graves, lorsque le prisonnier avait intérêt à ne pas se détacher de ses chaines. Une sorte de cage renforcée. Mais ce n'était clairement pas celle-ci que vous alliez user sur le moment, l'affaire avait clairement une ampleur bien moins grande que celle qui demandait l'utilisation de la salle sécurisée.

Rentrant dans celle-ci, apparemment, tu n'eus pas la peine de briefer davantage Hisao. Il semblait opérationnel bien qu'un peu lassé par la tâche. Tu l'avais vu plusieurs fois à travers les vitres de ton bureau. Celui-ci était ennuyé par les tâches qui l'incombaient, comme s'il n'aimait pas se contenter de faire le sale boulot. Mais en attendant, il allait bien devoir s'y accommoder puisqu'il avait encore tout un chemin à rattraper comparé aux autres. Enfin...

Là n'était pas la question actuelle. Pénétrant dans la salle, il y avait cet homme que tu avais capturés quelques jours plus tôt. Le type tremblait toujours en te voyant, apparemment, c'était un énième individu que tu avais traumatisé par tes méthodes assez... expéditive. Arquant un sourcil, tu fixais Hisao. C'était à lui et à sa "nouvelle méthode" de montrer ses preuves.

T'appuyant le dos au mur, tu inspectais alors la scène.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 16:31
Un soupir s’échappa à nouveau de ma bouche. J’étais bien ‘’excité’’ de pouvoir essayer une nouvelle technique de ma confection, mais c’est vrai que j’allais devoir me remotiver un peu après tout ce travail administratif. Et je devais bien avouer que la tâche qui m’attendait avait de grande chances de susciter mon intérêt. Nous allions certes nous diriger vers la salle destinée aux affaires de ‘’moindre’’ importance, mais ce n’est pas comme si ça allait changer quoi que ce soit à ma façon de faire.

Une fois dans la pièce, sachant pertinemment que Reiko désirait que je gère seul l’interrogatoire – pour le moment du moins, je m’approchais sans attendre du prisonnier, qui tirait toujours la même tronche que la fois où la Fukutaisho s’était… occupée de lui. On en aurait presque pitié de lui. Presque, uniquement.

- Je vais fumer, ça te dérange ?

La question n’était pas adressée à Reiko, mais bien au prisonnier. Il ne me répondit pas, donc je portais malgré tout mon Kiseru en bouche. Tout ceci était bien plus qu’une simple envie, il y avait un procédé plus ou moins complexe là derrière. Je n’avais pas envie de jouer un rôle, donc j’allais être moi-même, jusqu’à l’utilisation de cette méthode dont j’avais parlé à Reiko.

- Tu n’as pas une infinité de choix. Soit tu parles, soit tu subis le même traitement que la dernière fois. A toi de choisir.

Il fut silencieux. Je relâchais une bouffée de fumée droit en direction de son visage avant de soupirer en signe de désapprobation. Allons, mon gars, tu vas pas me dire que t’as les couilles pour rester la mâchoire fermée, surtout pas après le traitement qui t’as transformé en poisson-globe dégueulasse.

- Deuxième avertissement, choisis vite, mais choisis bien.


- Vous ne comprenez pas.

Arquant le sourcil tout en tirant sur mon Kiseru, je secouais la tête devant ce débile. C’est qu’il y croyait dur comme fer à son organisation criminelle à la con. Mais ce n’était pas surprenant, comme je l’avais dit, les gens simples d’esprits tombaient vite dans ce genre de piège idéologique et rebelle.

Je crachais un autre nuage de fumée sur son visage, presque en témoignant de l’irrespect à son encontre. Sauf que la raison était autre. Je tournais la tête en direction de Reiko. Sans ouvrir la bouche, elle pouvait cependant comprendre que je lui demandais la permission pour passer à la vitesse supérieure.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 19 Nov 2017 - 16:52
Silencieuse...

Il n'avait pas la même présence, pas la même animosité, pas la même agressivité que toi, mais il se débrouillait plutôt bien. C'était certainement un talent qu'il avait développé en prison. Chose assez ironique quant on savait que toi tu n'y avais jamais mis les pieds une seule fois. Enfin... C'était sans compter le fait que tu considérais ce monde comme une prison bien pénible à gérer. Le fixant, il avait cette manière calme de parler. Ce même calme synonyme d'une tempête en approche. Le pauvre gars était bien entendu intimidé mais pas assez, il avait eu du temps entre cet instant et la dernière fois que tu l'avais malmené. Du temps pour réfléchir et renforcer sa volonté.

Tu arquais un sourcil lorsque Hisao déclarait son second avertissement. Un second avertissement ? Vraiment ? Tu n'étais pas convaincue de ce choix. Tu ne laissais jamais de seconde chance aux gens. Pour toi la vie c'était équivalent à la phrase marche ou crève. Il n'y avait pas d'échappatoire et quant on faisait son choix, il fallait en subir les conséquences directement. En cet instant, le type serait certainement entrain de déballer tout ce qu'il savait en même temps que ses dents, si cela avait été toi l'interrogatrice.

Enfin...

Tu haussais les épaules face à cela, ce n'était pas à toi de gérer après tout. Puis, vint le moment où Hisao s'était retourné vers toi comme pour quémander une sorte d'autorisation. Bien sur qu'il pouvait y aller, tu le trouvais d'ailleurs même trop lent, pas assez expéditif. Hochant la tête, tu l'incitais même à aller plus loin que les limites qu'il s'était fixé. Aucune pitié pour les criminels. Ils ne ployaient de toute manière que face à la puissance brute.

La méthode forte était toujours la meilleur, et si celle-ci ne suffisait pas, c'était qu'on y était pas allé assez fort. Tout simplement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 18:09
Le regard tourné vers Reiko, je sentais qu’elle était presque impatiente de voir la suite. Mais pas dans le sens réjouie, non. C’est comme si elle en avait marre d’attendre. Sauf que ce n’était pas mon rôle d’être aussi violent. Surtout pas en aussi peu de temps. Parfois, il fallait savoir y aller lentement pour ne pas choquer le prisonnier au point qu’il en vienne à oublier des détails. Visiblement, ce n’était pas le mode opératoire de la Metaru. Mais bon, chacun ses techniques.

Quoi qu’il en soit, il était évident qu’elle me donnait le feu vert. Et j’avais une politique très simple. Tu as une première chance, qui est en réalité la demande initiale, et la seconde chance qui est, comme son nom l’indique, le dernier avertissement. Au-delà, t’as signer pour subir ce qui représentait la gravité de l’acte que t’as commis. Dans son cas : Trahison et allégeance envers une nation ennemie et criminelle. Désolé mon gars. J’ai pas subi toutes ces merdes en prison pour laisser tranquillement les raclures.

- J’aimerais te dire que je suis désolé. dis-je en crachant une troisième fois de la fumée sur son visage. Mais ce n’est pas le cas.

La fumée s’écrasa à nouveau sur son visage, mais la quantité relâchée par Hisao était plus grande qu’auparavant, et surtout, trop conséquente par rapport à ce qu’il avait aspiré. Mais ce qui était perturbant, c’était la fumée elle-même. Beaucoup trop dense pour être uniquement du tabac. Et pour cause, ce n’en était pas. Le prisonnier commençait à bouger dans tous les sens, nerveusement dans une certaine forme de panique. Petit à petit, ses jambes et ses bras tentèrent de se défaire de leurs liens, mais impossible.

La fumée qui trônait sur son visage était corrosive. Et sa peau qui devenait d’un rouge écarlate le montrait bien. Il criait, encore, encore et encore. Mais la cellule était insonorisée : sa voix ne nous pénétrait pas spécialement. Et personne dehors ne pouvait réellement se rendre compte du supplice.

- Parle.

Trop occupé à crier, à pleurer, à gesticuler, il ne répondit même pas. Du moins, pas immédiatement. Car quelques très longues secondes plus tard, il supplia de tout son être pour que la douleur cesse. Je n’aimais pas torturer. Je détestais ça. Mais bon. Le Soschikidan n’a pas sa place ici.

- ENLEVEZ-MOI CA ! A L’AIDE ! ARRÊTEZ ! AR--..

Ma main balaya l’air à quelques centimètres du visage du prisonnier. La vapeur se dissipa, et pour ce qu’il en restait, je l’absorbais lentement. Je remettais mon Kiseru en bouche, pour le montrer que s’il ne parlait pas, il en recevra une autre dose. Mais j’étais certain qu’après quelques bouffées d’air, il sera enclin à parler. Mon regard était droit et dur, mais mes yeux montraient bien que ce n'était pas une situation que j'affectionnais réellement. Mais il avait choisi sa voie.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 19 Nov 2017 - 18:31
Muette...

Tu constatais avec un regard froid les efforts que mettaient Hisao à la tâche. Apparemment, lui aussi avait ses manières de faire cracher le morceau à ses cibles. Si toi tu usais la force de tes poings, lui cela se retrouvait être bien plus fourbe que cela. Il faisait vivre alors au faux pêcheur une douleur indescriptible d'un visage peu à peu entrain de fondre. Tu ne détournais pas le regard, tu ne levais même pas un cil.

Cela ne te faisait ni chaud ni froid ce spectacle en réalité. Malgré les cries d'agonies de l'interrogé, tu n'étais clairement pas choquée par pareille prestation. Au moins, il allait parler et pas qu'un. Enfin... S'il en était capable. Tans pis au pire, vous lui donneriez une feuille pour qu'il puisse tout vous raconter, d'une manière ou d'une autre. Il avait joué avec les mauvaises forces et les mauvaises personnes.

Quelques mois auparavant, cela aurait été Daisuke et Shuuhei qui aurait être à votre place pour lui faire cracher le morceau. Sans nul doute qu'il aurait bien moins dégusté qu'à l'heure actuelle. Lui jetant un regard froid tandis qu'il implorait ta pitié et celle d'Hisao, celui-ci relâcha son emprise. La vapeur... Drôle d'affinité.

- Désormais tu vas parler ?


Faisant craquer tes poings, ce doux bruit symbolisait que sa torture n'était peut être pas terminé en réalité. Heureusement pour lui, ce n'était "que" Hisao qui était en tâche de cela. Cela se voyait, il avait une certaine culpabilité à faire ce genre de chose. Sa pitié allait certainement le perdre un jour ou l'autre mais bon, d'ici là...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 19:49
Le prisonnier, souffrant bruyamment d’une agonie certaine, fit basculer sa tête en arrière. Il essayait d’allonger le plus possible son corps afin d’oxygéner son corps d’une manière optimale. Mais c’était difficile, la douleur qu’il avait au visage l’obligeait à réfugier sa tête vers le sol, où l’air se montrait moins agressif et volatil que vers le sol.

Je constatais, au même moment et d’un rapide coup d’œil, que Reiko n’avait pas bronché d’un cil en regardant le ‘’spectacle’’. Bordel, quelle froideur. Remarque, j’avais pas bronché non plus, mais sur son visage, ça se lisait qu’elle ne portait qu’une attention mineur au sort qui était réservé à ce traître. Je savais qu’il existait des gens comme elle dans ce monde, mais en voir de ses propres yeux, c’est spécial. Surtout avec une personne que j’allais inévitablement côtoyer dans le futur en raison du cadre dans lequel nous évoluons. Mais bref, c’est ce genre de personne dont on a besoin durant une guerre, aussi.

- Je… vais parler… me faites… pas de mal.


Hochant quelques fois la tête, j’attendais uniquement la réponse. Sa promesse, en elle-même, ne valait rien. Il avait eu le temps d’assimiler la douleur et devait parler avant de subir à nouveau l’acidité de mon jutsu.

- On est un petit groupe… cinq personnes. Un se chargeait d’effectuer le transport en dehors de Kaminari… les autres, bah...

Il employait un ton que je n’appréciais pas. Bien sûr, il avait cramé au niveau du visage, mais c’était pas la question. Il parlait comme une personne qui arrivait à nous tromper. Comme quelqu’un qui se sentait capable de nous cacher une chose cruciale.

- Et ? Ce cinquième gars ?

Il leva difficilement le menton pour me regarder. Il aurait bien arqué le sourcil, mais ses muscles ne répondaient pas. Ou alors ça lui faisait trop mal d’effectuer ce simple geste. Quoi qu’il en soit, il finit par ouvrir la bouche, et ce qui en sortit était tout sauf ce que je voulais entendre.

- Hein ? Bah rien bordel.

Mon point s’écrasa contre son torse, le faisant basculer en arrière et s’écraser contre le sol comme le vieux déchet qu’il était. Ce « bah » était vraiment le mot qu’il fallait pas dire. Ce fumier pensait peut-être qu’il était tiré d’affaire, mais il ne nous a rien appris.

- T’avais pas parlé de lui le jour de ton arrestation. Je te jure que si tu bouges pas vite à nous révéler ce que tu sais, tu vas littéralement crever, c’est compris ?

Je n’avais pas réellement changer d’expression, mais ma voix était bien plus portante et haute qu’auparavant. Il avait sérieusement intérêt à parler, et surtout, il avait intérêt à le faire très vite.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 19 Nov 2017 - 20:09
Perplexe...

Tu roulais les yeux au ciel pendant que le pauvre homme était entrain de cracher tout ce qu'il savait. Hisao avait fait en sorte d'établir la bonne suite logique des choses. On voyait qu'il avait une certaine expérience dans la chose. Enfin, à la vue de son passé, il en avait certainement la victime plus que le bourreau. Drôle de manière de se venger du destin, le prendre à contre-courant et se retrouver de l'autre coté de la barrière.

Même si son jugement avait été basé sur une erreur, il ne faisait aucun doute que la prison l'avait marqué et l'avait transformé en quelqu'un de bien plus sombre qu'avant son arrivé. Haussant un sourcil, tu écoutais le malheureux tout lâcher. Enfin... Tout ? Tu n'étais pas convaincue, il vous donnait ce que vous aviez envie d'entendre mais il était évident qu'il gardait des choses pour lui.

- Si tu veux mon avis Hisao. Il nous cache encore des trucs. Remet lui en un coup.


Ta voix était telle le jugement de la faucheuse. Aucune hésitation, aucune culpabilité. S'il ne voulait pas tout dire, alors il l'emporterait dans sa tombe. Voilà tout ce qu'il méritait. Ton regard était alors encore plus brutal qu'à ton habitude. On voyait toute la détermination effroyable que tu pouvais posséder, et ces yeux pouvaient être vu aussi bien du prisonnier que d'Hisao.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 20:47
Ca me faisait chier de l’admettre, mais s’il ne voulait rien cracher de plus, alors j’avais pas d’autre choix que de continuer. La voix de Reiko résonna dans mes oreilles comme si c’était les murmures de la tentation en personne. C’était vraiment bizarre. C’était clair qu’elle avait une certaine… autorité. Je pense que beaucoup pourraient céder facilement face à elle. En fait, c’est même une certitude.

Dans un mouvement las et fatigué, j’agrippais la chaise et le remis – non sans violence – de nouveau sur pied. J’écrasais la chaise avec une certaine rage, ce qui provoqua un choc qui lui fit cracher un peu de son sang – qu’il a dû ‘’produire’’ après mon coup de poing.

- Vous êtes des monstres.


Bordel, il manquait pas de culot. J’avais été affreusement tolérant avec lui, surtout après le passage de Reiko. Mais bon, il préfère jouer au plus malin, comme s’il nous pensait d’aller plus loin dans le traitement… Mais il avait tort. En tant que traître à la solde du Soschikidan, il avait fait le pas de trop en dehors du village.

- Non. Pas encore, en tout cas.


Cette fois, pas la peine d’être subtil. Pas avec la fumée de mon Kiseru, en tout cas. Je le posais d’ailleurs délicatement sur la table avant de retourner face au prisonnier. Je le regardais quelques secondes, espérant qu’une réponse sorte, mais rien n’y faisait, il voulait être courageux, je suppose. Mais bon, comment être courageux après être tombé dans les illusions d’un faux libérateur ?

Ma main se posa sur la tête du trafiquant et lui fit lever le menton. A nouveau, je le regardais, mais il avait définitivement choisi de ne rien dire. Je voulais vérifier que ce n’était pas la douleur qui l’en empêchait mais… non. Ce n’était pas ça. Tant pis pour lui.

Une fumée dense évacua à travers les pores de la peau de ma main, entourant petit à petit la tête du ligoté, puis ses épaules, rongeant ses vêtements et, bien entendu, sa peau. C’était reparti pour une séance de souffrance. Je faisais pas ça par plaisir, même après son sale caractère.

- ARRÊTEZ ! ARRÊTEZ !!


Je continuais. Si je le libérais à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, je ne pouvais pas recevoir ce que je voulais. Je savais comme ça marchait. Il fallait que le mental soit sous la supplice également. Et cette fois, c’était le cas. Il craquait.

- C’ÉTAIT MON FRERE, MAIS IL EST PARTI, JE VOUS LE JURE ! A QUELQUES MET-… AAAARGH

J’absorbais une partie de la vapeur qui commençait sérieusement à lui causer du dommage, lui permettant de finir sa phrase.

- On a… un point de rendez-vous… à un croisement devant Kumo… mais il... reviendra pas...


Sous la douleur, il finit par perdre conscience. Mais de toute manière, pas sûr qu’on en aurait tiré quoi que ce soit d’autre. Rien de bien intéressant en soi, mais c'était toujours ça de pris.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 19 Nov 2017 - 21:16
Enfin...

Finalement, les choses sérieuses venaient vraiment de débuter. Cette fois-ci plus de demie mesure, une violence subtile et fatale. Voilà comment tu pouvais décrire le spectacle qui se figurait devant toi. Intéressant. Au moins, Hisao était capable d'assumer jusqu'au bout. Il avait les épaules pour supporter ce genre de situation. Contrairement à toi, on pouvait voir qu'il n'en était pas pour autant étanche. Toi tu étais totalement imperméable aux malheurs des autres. Un être fait de froideur et de violence...

Tandis que tu le regardais se tortiller dans tout les sens, tu te figurais toutes les choses qu'il pouvait encore cacher. Au final, la torture lui aurait fait dire tout ce que vous désiriez entendre. C'était le vice de la douleur, lorsqu'on y succombait, celle-ci était une peine bien plus menaçante que la prison ou la mort. Des flics pouvaient se servir de ce genre de méthode, arracher des aveux à des gens innocents.

Heureusement pour ces innocents. Ce n'était pas ton cas. Néanmoins... Pour les coupables... Aucune pitié n'était requise. Celui-ci en vint finalement à succomber à l'évanouissement, une sorte de repos d'urgence avant que son esprit et son corps ne se brise.

- Nous avons eu tout ce que nous voulions de lui. Nous pouvons l'emprisonner ou l’exécuter. Le choix te revient.


Il avait trahit la nation, cela équivalait à une peine de mort presque immédiate. L'idée même qu'il vivait encore était une chance miraculeuse pour lui. Si tu devais décider en cet instant, tu ne l'aurais certainement pas fait crouler parmi vos geôles. La place était limitée après tout. Et ce n'était qu'un insecte que l'on devait écraser.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 21:48
Le regard stoïque, la posture disciplinée, je regardais le malheureux qui gisait au sol et qui n’avait pu réagir autrement qu’en perdant connaissance en raison de la douleur. Ma main balaya à nous la pièce afin de dissiper le gaz corrosif restant dans la pièce. L’idée serait de ne pas abîmer la salle d’interrogatoire ou même Reiko, bien que ça n’aurait pas été un réel danger pour la Metaru.

Mon Kiseru avait fini de flamboyer tandis qu’il se trouvait toujours sur le bureau qui faisait précédemment face au prisonnier. Les dernières nappes de fumées s’étaient ainsi dissipées progressivement après s’être écrasé contre le plafond.

Mes mains enfoncées dans les poches, j’entendis Reiko me donner le choix de l’exécuter ou de l’enfermer. Mes yeux tournés sans pour autant les accompagner par un mouvement de tête, je réfléchis à la réponse à donner. Je me disais qu’au fond d’elle, la Metaru voudrait peut-être que je l’exécute. Un traître est un traître, après tout. Ce genre de personnes ne mérite même pas de croupir en prison.

Mais est-ce que je me sentais capable de le tuer ? Oui, bien entendu. Mais la volonté de le faire n’y était pas. Un soupir se fit d’ailleurs entendre avant que je quitte la pièce, laissant le prisonnier là, gisant et agonisant. Reiko aurait pu croire que j’avais décidé de l’épargner, mais mon prompt retour allait la contredire.

J’avais en main un tissu et j’empoignais dans l’autre un kunai, qui, après une petite rotation élégante vint se loger dans le cœur du prisonnier. Ses yeux se rouvrirent juste avant, mais je les refermai aussitôt. En retirant mon kunai, j’imposais le tissu dessus pour éviter de joncher le sol de son sang.

- La prison implique une chance de rédemption, pas vrai ? Les traîtres ne méritent pas cette chance.


C’était froid, mais pourtant véridique. S’il sortait un jour pour une quelconque raison, serait-il libre de rejoindre à nouveau Kumo ? Non. Et est-ce qu’il le ferait, de toute manière ? Sans doute pas. Il aura développé, au contraire, une haine intense contre nous.

Je n’aimais pas exécuter quelqu’un comme ça. Mais j’aimais encore moins torturé. Pourtant, je l’ai fait. S’il n’était pas Alderan, s’il n’était pas un quelconque membre haut-placé du Soschikidan, il restait quand même coupable de crimes impardonnables.

Au moins, je pris soin de le faire correctement et sans bavure. C’était déjà ça de pris. Reiko voulait peut-être une exécution brutale, mais ce n’était pas dans ma vision de la justice. Je pense que ce genre de décision incombent à Daisuke. Mais bon, autant le libérer de son agonie.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 19 Nov 2017 - 21:57
Bien...

Au moins... Il s'était exécuté. Bien entendu il l'avait fait à contre-cœur, cela c'était vu dans la manière de procéder ou même dans le temps qu'il avait prit pour le faire. Il avait longuement tourné autour du pot, certainement pour prendre le temps de se décider et d'être certains de ses choix. Soit... Toi tu t'en foutais bien en réalité. Si tu avais du l’exécuté, il serait déjà mort, tu n'avais pas le temps à perdre avec une foutue moralité ou quoi que ce soit d'autre de ce style. Il y avait bien d'autres démons qui t'empêchaient de dormir la nuit, et la culpabilité n'en faisait néanmoins pas parti.

- Bon... Je demanderais à un autre d'évacuer le corps. Il serait certainement inspecté avant d'être jeté dans la fausse publique.


Il ne fallait pas se leurrer, ce lopin de terre pouvait s'apparenter de loin à un village, mais vous restiez davantage une base militaire habitée. Ici, les soldats n'avaient pas le temps de se perdre en moralité, en honneur ou en quoi que ce soit d'autres pour l'ennemi. Il avait trahit la nation, celle-ci l'avait alors punit comme il se devait. S'il avait une famille, il n'avait qu'à y penser auparavant. Tu n'allais clairement pas pleurer sur un sort qu'il avait lui même choisit après tout. Et tu n'allais certainement pas lui attribuer les honneurs d'un enterrement. Si vous commenciez à enterrer tout vos criminels, Kumo se serait alors battis sur un cimetière.

- Va chercher le mercenaire en attendant.


Les autres policiers s'attardaient alors dans le fait de traîner le corps encore convulsant parfois de certains spasme de vie. Vous n'en aviez pas fini avec ce petit réseau. Le but ici, c'était de se faire un indic pour pouvoir s'y infiltrer. Et le mercenaire semblait être la proie idéale.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 19 Nov 2017 - 22:23
Un regard peu convaincu : c’était ce que me lança Reiko. Elle ne comprenait peut-être pas que c’était un sujet complexe pour moi, du moins pour le moment. J’ai besoin de savoir comment je suis bâti, comme je veux orienter ma manière de voir la justice et surtout, sur ma manière de l’imposer. Je pense, après réflexion, avoir pris le bon choix. C’était peut-être long, trop long pour la Metaru, visiblement, mais c’était essentiel. Pour mon évolution personnelle.

- Ouais. J’y vais.


En tout cas, peu importe ce qu’il se passe dans ma tête et peu importe mes réflexions, je restais stoïque. Je n’avais plus trop la place pour les sentiments trop complexes et surtout trop chiants. La prison me les avait volé, de toute manière. Donc bon !

Je franchis ainsi la porte et me mis en direction du mercenaire. Je pris une petite minute, peut-être deux, avant de le ramener. Il fallait dire qu’il était plutôt obéissant. Comme un bon toutou, il se contentait de me suivre sans se plaindre. C’était déjà ça de moins à gérer. De toute manière, ça valait mieux pour lui. Ce comportement lui évitera des emmerdes, surtout vu ce qui pourrait se passer dans la pièce.

Très calmement, avec mon flegme habituel, je pénétrais la salle d’interrogatoire avec le mercenaire et le dirigeais sans violence aucune sur la chaise encore chaude du faux pêcheur. Il regardait autour de lui de manière un peu apeurée, mais ne pouvait rien constater, si ce n’est quelques traces séchées au sol, qui étaient simplement des restes de salive. Du sang était également visible, le faisant se mordre les lèvres nerveusement.

- Fukutaisho. Tu veux t’en occuper, cette fois ?


A peine avais-je fini ma phrase que le mercenaire s’insurgea. La voix tremblote et les mots hasardeux.

- N-non non ça va, vraiment. Y a pas de problème, je ferais ce que vous voudrez ! Vous savez, j’étais juste payé, moi !

- Donc vous avez choisi d’accepter de l’argent venant d’une nation ennemie à Kumo. Dans le genre débile...


Ma voix résonna presque dans la salle malgré la structure de celle-ci. Autant diminuer mentalement un mec comme lui, d’entrée de jeu.

Mais pour l’heure, je regardais Reiko. Peut-être voulait-elle s’occuper du mercenaire. Après tout, durant toute notre patrouille et même pendant l’interrogatoire, elle s’est placée entant que spectatrice. Est-ce que ça allait continuer ?

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Mar 21 Nov 2017 - 17:20
Patiente...

Tu restais adossée au mur tandis qu'on évacuait le corps sans vie de l'homme. Aucune nervosité n'était perceptible chez toi, tu restais là, calme, prête à enchaîner avec le second. Un véritable golem fait de chair, insensible au monde extérieur. Au final, il ne prit pas bien longtemps à traîner l'autre enfoiré jusque dans la salle. Le mercenaire semblait terrorisé à l'idée de se faire interroger. Il en avait gros sur la conscience à se reprocher, il le savait, et vous aussi. Le fixant dans le regard dès les premières secondes où il avait franchit le bas de la porte, tu le jaugeais. Allait-il être résistant ? Aucune chance... Ce n'était qu'un vermisseau... Soit. Peut être que lui allait vivre. Tout dépendait de sa motivation à se repentir.

Hisao te fixa l'espace d'un instant et te demanda si tu voulais t'en occuper. Tu arquais un sourcil. C'était sa proie, c'était lui qui lui avait cassé la gueule tantôt. Avec une aisance assez remarquable d'ailleurs, s'il s'y mettait lui même, il avait très peu de chance de devoir repasser au stade de la torture. Mais bon, il fallait bien que tu bosses aussi...

Te posant sur la chaise en face du type, tu posais tes coudes sur la tête et laissais entendre le craquement de tes phalanges prêtes à détruire le type en face. Tu étais moins patiente que ton compère, moins tolérante aussi. Avec toi, pas de seconde chance. D'ailleurs, il transpirait chez toi une animosité encore plus accrue qu'à ton habitude, qui ne laissait clairement pas insensible le type en face. Tu pouvais sentir le tremblement de ses jambes en dessous de la table bien qu'il tentait maladroitement de les dissimuler.

- Je veux tout savoir. Celui qui t'a embauché, combien il t'a payé, pourquoi, comment. Tout.


Ta voix était froide, brutale, autoritaire. Pas de place à l'hésitation. Cette fois-ci, tu avais décidé de passer aux choses sérieuses.

- C'est que, ça date maintenant et que...


Te levant, tu venais alors avec une vitesse extrême agripper sa tête de ta main droite pour l'enfoncer dans la table métallique avec une extrême violence. Il voulait jouer au malin ? Tu allais réduire son crâne en bouillit. Le relevant par les cheveux, tu le fixais toujours sans l'ombre d'une quelconque pitié dans le regard.

- Je me souviens ! Je me souviens ! Arrêtez...


Il paraissait être dans les vapes, sa tête pissait le sang. Te relevant de ta chaise tu laissais la place à Hisao.

- Il est à toi.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Mar 21 Nov 2017 - 22:13
Voilà qui était intéressant. Contre toute attente, Reiko accepta de s’en occuper, mettant donc en avant – et face à moi – sa manière de procéder dans ce genre d’interrogatoire. Son caractère, son attitude et même son apparence, tout montrait qu’elle allait dévoiler un spectacle plutôt pénible à vivre… pour le prisonnier, bien sûr. Ma méthode avait été longue a déployé mais dégoutante à utiliser. Le genre de torture que je n’appréciais pas – bien que je n’aimais pas ça du tout, en fait.

Néanmoins, il fallait se rendre à l’évidence que la Metaru était plus expérimentée que moi. Le premier point que je relevais était dans la question qu’elle posait d’entrée de jeu au prisonnier. Préciser ce qu’on voulait, ça paraissait évident étant donné que le prisonnier savait ce qu’on cherchait. Mais devant la réaction immédiate du mercenaire, je ne pouvais que reconnaître que c’était efficace. Elle imposait une pression psychologique en plus de le rappeler la réalité des choses.

Derrière des claquements de dents et le frissonnement de ses jambes, on pouvait sentir son inquiétude à l’idée de révéler ce qu’il savait. En même temps, mes yeux étaient posés sur une Reiko qui inspirait une réelle aura de menace. C’était intimidant et puissant… et bien sûr, assez impressionnant.

Les bras croisés contre l’une des parois de la cellule d’interrogation, j’eus un léger sursaut lorsque le nez du pauvre gars heurta avec une violence sans nom la table qui était au centre de la pièce. Le geste comme le coup de Reiko avait été d’une brutalité et d’une rapidité sans nom. Je ne m’étonne plus de l’état de Nué quand je l’ai rencontré à l’hôpital…

- Compris.


Elle m’avait laissé la place. En même temps, pas sûr que le mec tienne très longtemps face à elle s’il continue à jouer au con. Mais… depuis le début, il semble bien plus ouvert à la discussion.

Je m’approchais lentement de lui alors qu’il avait reposé la tête contre le table. Il comprend rien, putain… Je lui agrippais son nez broyé et sanglant et lui relevais la tête dans un subtil mélange de violence et de calme.

- Ah, Aaah ! Arrêtez j’vous dis ! Arrêtez !


Je lui lâchais le nez et m’essuyais les doigts tout en l’écrasant du regard.

- T’as pas entendu ? Elle a dit « Celui qui t'a embauché, combien il t'a payé, pourquoi, comment. »


J’écrasais la table, le faisant inévitablement regarder son propre sang qui coulait au milieu de la table. Et rien qu’avec ce dernier rappel, il laissa tomber son pathétique et inexistant courage pour laisser place aux aveux et à la lâcheté.

- C’est un homme, on le nomme « J »… il m’a payé une petite blinde, 30'000 ryo. J’devais protéger leur trafic pour qu’ils rejoignent Shîto… je sais rien de plus.

Il n’avait pas répondu au ‘’comment’’, mais connaissait-il cette info ? Pas sûr. Mais je pouvais pas non plus le certifier. Mon regard vint croiser celui de Reiko pour savoir si je devais aller chercher plus loin avec celui-ci.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Mar 21 Nov 2017 - 23:12
Posée...

Tu étais de nouveau spectatrice tandis que tu t'adossais à ce même mur. Tu restais pensive, tu avais brisé en même temps que son nez, toute éventuelle résistance de sa part. Il restait un shinobi, et possédait une certaine force en soit. Mais son esprit était frêle, apte à céder à chaque instant. Bref... Une brebis dans un monde de loup. Et malheureusement pour lui, que ce soit toi ou Hisao, vous aviez tout deux un grand appétit.

J ? Un pseudonyme pour cacher une véritable identité. Cela voulait-il dire que le cerveau de tout ça avait une identité à cacher ? Tu restais pensive tandis qu'Hisao foutait toujours plus la pression aux malheureux. Celui-ci avait fini par cracher plus d'information que ce que tu pensais. Néanmoins, à cause de sa bêtise, dans l'affolement et la précipitation, il avait omit certains détails.

- J ? Fait moi une description physique de ce J. Et n'essaye pas de nous faire croire qu'il t'a payé avant même que tu n'es remplit ton contrat. Tu risques de payer cher...


Tu serrais tes poings, ce n'était pas à toi qui avait normalement la priorité sur l'interrogatoire, mais il restait plein de trou dans son discours, que tu allais décidément combler. Il te fallait plus de précision, plus de chose pour monter un dossier plus complet... Avec un peu de chance, tu allais mettre la main sur des informations cruciale afin de remonter une étape de plus dans ce trafic d'apparence anodin.

- Hisao, continue à l'interroger. Je veux que son discours soit limpide et cohérent.


Ton regard était froid, mais il indiquait néanmoins à ton subalterne que ce n'était pas la peine cette fois-ci de tuer le malheureux une fois l'interrogatoire terminé. C'était un shinobi avec des bonnes compétences et certainement une envie de se repentir après ça. Dans une dizaine d'année de prison, il irait garnir les rangs de ce lopin de terre sans l'ombre d'un doute.

Quittant la pièce, tu venais jusqu'à ton bureau plus modeste que celui du Taicho pour repenser toutes les informations que tu avais pu glaner. Tu n'en avais clairement pas fini avec ce qui c'était annoncé au début comme une simple patrouille.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Mer 22 Nov 2017 - 20:11
Toujours précise et efficace, Reiko prit l’initiative durant l’interrogatoire et ordonna au prisonnier de lui révéler bien plus que ce qu’il avait dit. Sa réponse était en effet tout sauf précise et la Metaru n’avait pas manqué de lui rappeler que s’il tenait à sa vie, il avait meilleur temps de ne pas négliger de détails.

D’un hochement de tête, je fis comprendre à ma Fukutaicho qu’elle pouvait compter sur moi pour la suite. Pour être franc, ce type me donnait la gerbe. Il était un traître, mais il ne le faisait même pas exprès. Il ne comprenait pas les conséquences de ses actes. C’était un débile sans profondeur ni substance. Un mercenaire du dimanche. Je finis alors quelques pas en sa direction, lui agrippa brutalement le menton et le fit plonger son regard dans le mien.

- Elle t’a dit de parler de ce « J », je crois…
dis-je en faisant sortir un peu de vapeur légèrement corrosive par les pores du bout de mes doigts, provoquant l’agitation aussi soudaine que frénétique du prisonnier. Le but était simple, profiter de son esprit faible pour avancer plus vite.

- Arrêtez espèce de monstre ! ARRÊTEZ ! « J », c’est un petit brun, pas plus grand qu’un gosse de 15 piges ! Je suis certain que c’est son prénom ! C’est p-… AARGH… C’est… il savait que ça pouvait merder, donc il m’a payé à l’avance…


Le regard glacial, je ne retirais pas ma main. Crache ce que tu sais, arrête de jouer aux cons, pauvre type. Tu as bien plus à offrir que ce que tu laisses entendre. Tu le sais au fond de toi. Donc qu’est-ce qui t’empêche d’ouvrir ta bouche ?

- JE SUIS JUSTE UN MERCENAIRE, JE M’EN FOUS DE TOUT CA, ARRÊT-

D’un mouvement puissant, je le fis basculer d’un coup brusque et précis, lui et sa chaise, afin de les faire heurter violemment le sol. Une fois au sol, je pliais les genoux, m’accoudais sur ceux-ci et penchais légèrement la tête. Le regard posé sur lui, je ne daignais pas ouvrir la bouche. Je voulais que ce soit lui qui fasse le premier pas… ce qu’il ne tarda pas à faire non sans douleur.

- Je m’en fous… je veux juste de l’argent… il voulait des armes, donc je l’ai protégé dans son trafic… c’est tout bordel, j’vous en prie…


Le pire, c’est que je sentais qu’il disait la vérité. Peut-être Reiko ne l’entendait-elle pas de cette oreille, mais de mon point de vue, je n’ai pas décelé un quelconque mensonge. Il avait rien à dire, parce qu’il était trop con pour en avoir quelque chose à foutre de son gagne-pain.

- De plus en plus lamentables, les criminels…

Quelle ironie de dire ça, alors que l’on entendait le frétillement de mes chaînes métalliques qui s’entrechoquaient à mesure que je me relevais. Pour être honnête, je savais même pas quoi faire. Ce type, qui était d’ailleurs en train de pleurer, m’emmerdait sérieusement.

- On va rien en tirer de plus, boss. Il ne sait rien. Il n’a ni dignité, ni loyauté, ni intelligence.


C’était juste une épave humaine. Un mec qui savait pas pourquoi il existait, qui ne savait pas pourquoi il continuait d’exister et qui ne savait même pas pourquoi on lui faisait subir tout ça. C’était juste… pitoyable. Et je pouvais pas avoir de compassion pour un type pareil.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Sam 25 Nov 2017 - 18:56
Ennuyée...

Tu avais repris tes positions dans ton bureau, entrain d'éplucher divers dossiers et divers rapports. Tu détestais toute cette paperasse mais tu n'en avais pas le choix. Sur l'un des tableaux fichés sur ton mur, on pouvait apercevoir quelques dessins par-ci par là recensant le réseau que vous aviez déterré jusqu'ici. Celui-ci manquait clairement de précision et était bourré de trou. Il restait encore beaucoup de question et trop peu de réponse et au fond de toi, tu savais que ce mercenaire n'allait pas vous attribuer davantage d'information. Soupirant, cette histoire commençait véritablement à t'exaspérer, tandis que Daisuke lui se prélassait tranquillement de son coté. Le Taicho avait la vie belle comparé à sa lieutenante...

Levant la tête, Hisao vint à t'indiquer qu'il n'y avait pas grand chose à tirer de ce type. Evidemment, cela ne t'étonnait même plus. Vous aviez récupéré les sbires les plus en bas de l'échelle de l'organisation, tu ne pouvais décemment pas espérer davantage. Soupirant, tu portais ta main sur ta tête et tu te posais certaines réflexions l'espace de quelques secondes.

- Bien... Tu peux prendre congé, comme d'habitude, établit le rapport des deux interrogatoires et fait le moi parvenir au plus tôt.


Tes mots étaient froids, comme à ton naturel. Tu n'avais pas l'envie d'essayer d'y mettre les formes, ton esprit était porté ailleurs. Fronçant les sourcils, tu vins néanmoins à lui tendre un semblant de papier représentant ces tâches dans la semaine qui allait suivre. C'était aussi une part de ton job de superviser le travail de tes subalternes.

- Tiens. Ce sont tes routines de patrouille pour la semaine. Tu iras avec Kengai. Probablement que ce genre de réseau gangrène encore Kumo, n'hésites pas à intervenir si une situation similaire se reproduit.


Te retournant alors vers ton tableau tu te perdais une réflexion solitaire. Peut être allais-tu quérir un semblant de tranquillité dans ce nœud de problème sans fin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1548-metaru-reiko-terminee

Dim 26 Nov 2017 - 2:07
C’était reparti pour les rapports. J’aimerais bien me plaindre d’avoir tout le sale boulot, mais vu l’état de ma Fukutaicho, je devrais peut-être éviter de faire le malin. Ses yeux vagabondaient à travers plusieurs rapports annexes et épluchaient de nombreux dossiers dans l’espoir, sans doute, de rassembler le plus possible de pièces du puzzle. Comme j’avais pu le voir à la raffinerie Metaru, elle faisait son travail sans commentaire, sans spécialement se plaindre ni emmerder qui que ce soit avec ‘’ses’’ problèmes. Il fallait soulever et reconnaître ce point chez elle.

- Compris. Malheureusement, on a eu finalement que peu d’info. Les rapports arriveront rapidement.

Je n’allais pas la faire attendre longtemps, mais je tenais à le faire bien. J’avais pu réaliser un premier rapport qui, d’après les yeux de Reiko, s’avéra complet mais peut-être trop brouillon ou grossier. Donc en considérant ces points, mon boulot allait consister à m’améliorer même dans ces domaines un peu gonflant de la police. Et puis vu comme elle se creuse la tête en ce moment-même, être précis et efficace lui fera pas de mal.

Arquant le sourcil, je m’approchais d’elle en empoignant ce qu’elle me tendait. Mes routines de patrouilles ? Avec Kengai ? Bon… je ne le connaissais que de vue. C’était un gars plutôt simple d’après ce que j’avais vu, donc, sauf erreur, aucun risque qu’il me prenne trop la tête au quotidien à parler sans arrêt ou à glander au lieu de bosser.

- Très bien Reiko. Si c’est tout bon pour ce soir, je te laisse.

Ma tête s’inclina en guise de salutations avant que je tourne talon en direction de mon bureau. Il est vrai que j’aurais eu certaines choses à lui demander avant d’entamer cette première semaine avec Kengai, mais j’ai senti que ma présence n’était plus nécessaire. Ni nécessaire, ni désirée, en fait. Elle en avait visiblement plein le dos de tout ça et avait sans doute besoin de temps pour réfléchir à tout ça. Des choses qui, en bref, ne me concernent pas.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Un Travail bien fait [Pv Hisao]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages
Sauter vers: