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KUCHIYOSE NO JUTSU / L'aventure commence maintenant.


Dim 19 Nov 2017 - 17:53


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU


Et tandis que l’aurore qui se déploie de ses longs doigts au travers les dunes de terre, le monde reprend ses couleurs. La fraîcheur qui apaise les lieux disparaissant petit à petit et laisse place à l'ardeur de cet astre solaire. La nuit, les grands vents déferlent et soulèvent des bourrasques de sables, rendant difficile toute marche tandis que le jour, la chaleur ardente des ergs épuise tout homme qui s'y aventure. C'est principalement pour ces raisons que le pays de la Terre était rarement en proie aux attaques des autres pays si ce n’est la dernière. La plupart de ses conflits, étaient internes, avec les innombrables déserteurs de la terre. Yoshitsune avait un avantage certain dans ces contrées arides. D'une part il savait s'y repérer aisément et d'autres part, il s'était habitué au climat desséché et ce depuis sa plus tendre adolescence. Une armée peu importante mais des shinobis combattant tous les jours, la nature désertique de leur nation.

Vêtu du plus simplement qui soit et d'une couleur noire, un turban uni ornait la tête du jeune homme. L'étoffe autour de ses mèches métissées chuta sur ses épaules, dévoilant un faciès haletant. Toutes les astuces étaient judicieuses pour ne pas subir un rayonnement trop important. Cela faisait trois jours que notre protagoniste pistait une créature chimérique se nourrissant de cadavres humains. Si des talents de senseurs auraient été utiles dans ce genre de situation, dans la présente situation il suffisait simplement de suivre la trace des corps mutilés, déchiquetés dont il ne restait parfois que les os.

Ainsi aux prémices d'une immensité rocailleuse, la chevelure hybridée du jeune Bushido se souleve au rythme de la respiration des bourrasques ardentes. Son visage, lacéré par l'aquilon incandescent. Cette atmosphère est aux antipodes de l’habituel embrun qui étreint les nations où le jeune Yoshi avait bien pu résidé. Celui-ci referme son sombre haori sur sa chair blême, éludant la ferveur solaire. Il avait traversé les mers, et même il avait traversé les sinueuses montagnes de Tetsu no Kuni pour déshabiller les mânes du passé et glaner les gemmes ancestrales enfouies dans le limon de Rokkusu. Enfin tout ça pour dire qu’il fut calcinés vifs au cœur des steppes. Et qu’après avoir braver les vagues tumultueuses, les sylves oppressantes et le reg igné pour recueillir ce vestige antédiluvien. Aux abords de cet horizon caustique, l’éphèbe déplia ses bras pour étreindre le panorama. Ses jambes étaient engourdies par le fouet des zéphyrs, ses prunelles mordorés rosies par les grains volants... Quel plaisir avait trouvé la bestiole à souhaiter s’installer dans ces terres ? s’interrogea l’homme. Le descendant de Samouraï s'élança depuis la lande pour atterrir dans les poumons de l'erg.

Dans tous les petits villages où Yoshitsune se rend, la même rengaine lui est servie. La tête féroce d’un loup, un corps gigantesque et des jambes canines. La bête a fait de brefs passages dans les petits villages, emportant avec elle des dizaines de victimes. Une chimère des plus affreuses.


Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Dim 19 Nov 2017 - 23:44, édité 1 fois
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Dim 19 Nov 2017 - 19:27


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU


Par-delà le paysage solitaire et retiré, alors que l'hélianthe au-dessus de tout répand sa chaleur oppressante, des serpent, lézards et scorpions se dissimulent dans le sablon. Ils attendaient patiemment qu'une proie s'offre à eux. C'était là leur seul moyen de se nourrir. Les temps sont difficiles, mêmes pour ces pauvres petites bêtes. Assuré de posséder quatre fois plus de réflexes que ces derniers, c’est avec charisme qu’il ne s'en souciait aucunement. Avec un soupir, il passa à côté comme s'il n'en était rien. Sa concentration était optimisée sur la chimère dont il percevait encore les empreintes. Elle s'était stationnée non loin pour la nuit et s'était remise en route, il y a de cela quelques heures. Quelques jours de plus allaient suffire à la débusquer. Le guerrier ne s'attarda pas davantage sur le chakra de la chimère, car il savait pertinemment où cela menait et son pas se fit de plus en plus hâtif.

Pour quelqu'un d'externe au pays de la terre, la zone aride se ressemblait. Pour quelqu'un de cette nation, chaque recoin du désert, différait de l'un à l'autre. Les roches également ne se composait pas de la même manière et sa couleur changeait au Sud ou au nord. Et ne parlons pas des créatures rencontrées. Ce paysage aride était très diversifié et ne pas à prendre à la légère. À un moment, une légère brise de vent se souleva au loin et en tout bon connaisseur, le jeune shinobi se drapa dans sa toge avant de s'enfuir dans une dune proche. Une brise ne reste jamais dérisoire là où rien ne peut l'empêcher de se développer. En un rien de temps, ce qui semblait insignifiant devint rapidement une gigantesque tournage qui ravagea tout sur son passage. Le sable tournoyait en quantité astronomique, les bestioles frêles se faisaient emporter comme des brindilles et la pauvre flore se déracinait comme on arrache de mauvaises herbes. Yoshitsune, terré assez profondément, eut la chance de ne pas se faire emporter et ne sorti du sol que lorsque le démon venteux eut passé.

Comme un nombre sans cesse croissant, les habitants de la terre, font face à la mort un nombre incalculable fois. C'est ce qui fait un atout principal aux Iwajins en temps de guerre : la mort est partout, il faut vivre avec. La route s'avérait encore longue, tandis que des gouttes de sueurs perlaient sur le front du jeune homme. Ses yeux encore en état observait avec attentions les allées sinueuses entre les dunes comme si des titans allaient en sortir.

Après une dernière inspiration qui lui sembla durer une éternité, il glissa hors de la surface pour retourner s'enfoncer vers la masse informe et terreuse mélangée au sable, touchant le sol du bout des pieds tandis qu'il voguait au gré d'un zéphyr allant dans son sens vers sa source d'inspiration du moment.

Il pénètre alors l'édifice, quittant l'éclat solaire pour s'imprégner de l'ombrage. Pas un seul son. Il en profite pour s'effondrer, l'échine contre la brique. Celui-ci plongea une main dans son sac à la quête d'une gourde et la porta à ses lèvres sèches pour faire serpenter le fluide transi dans son œsophage. Son torse se soulevait et s'abaissait au rythme de ses soupirs. L'atmosphère extérieure était franchement asphyxiante... Des minutes s’étendirent avant que le jeune homme reprenne sa spéléologie dans les viscères du somptueux palais. Les apports solaires aux travers des portes permettaient d'assurer une nitescence naturelle et une vision adéquate. L'architecture séculaire était splendide si seulement suffisait le terme. Cela n’était en rien ce qu’avait imaginé l'aîné de la fratrie, aucune poussière qui virevoltait, par le limon tassé sur d'antiques vasques ; simplement des muraux ornés de quelques peintures valant leur pesant d’or. C’était là le vestige d'une époque d'or, que rien n’émietta pas même les guerres et les hommes.

Sa silhouette s'esquissait sur les cloisons et se reflétait dans la propreté des lieux.


Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Dim 19 Nov 2017 - 23:44, édité 1 fois
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Dim 19 Nov 2017 - 21:42


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU

Il était près de la fin l’après-midi et le vigoureux guerrier, assis contre les murs de la bâtisse, lisait un long rapport dont les mots lui traversaient l’esprit sans qu’il parvienne à en saisir le moindre sens. C’est d’ailleurs dans ce genre de moment que Chogen lui était habituellement utile, capable de lui en expliquer les vils machineries ; en se demandant à quel moment ce satané personnage allait enfin se pointer ; si on ajoutait à cela la longue semaine, épuisante et difficile, qu’il venait de passer il ne restait plus guère de place dans sa tête pour songer à autre chose. Il avait beau essayer de se concentrer sur la page qu’il lisait, il ne pouvait s’empêcher de voir surgir devant ses yeux les visages réjouis des éternels insatisfaits de la régence de Chogen. Sans doute l’un d’eux prendrait-il un malin plaisir à rabaisser son frère, non seulement en énumérant tous les évènements tragiques qui s’étaient produits depuis sa prise de fonction (comme s’il était nécessaire de les rappeler à qui que ce soit) mais également pour expliciter en le gouvernement était entièrement responsable de chacun d’eux.

Le rythme cardiaque de ce dernier s’emballa à la seule pensée de ces vils accusations, injustes et fausses. Comment le conseil aurait-il pu empêcher l’attaque qui a frappé Iwagakure ? Il était scandaleux d’entendre quelqu’un suggérer que les pouvoirs en place ne dépensaient pas assez d'efforts pour la protection du peuple. Toutes ces informations s'entremêlent dans sa tête et Yoshitsune n’a guère le temps pour réfléchir au problème de politique concernant le village.

Et tandis que l’éphèbe se redresse sur ses deux jambes et s’avance à l’intérieur du tombeau de roches, une ombre lointaine se dessine peu à peu. Large et haute, une odeur de sang se répand sur des mètres à la ronde. Humant l'odeur de ce cruor sec qui s'exhale dans les airs, la frénésie du maître samouraï, reconnaît avec une simplicité déconcertante le triste concerto qui a pu se jouer en ces lieux. Un gargantuesque dégoût prend forme sur la peau du guerrier. Il suit ses pas qui l'avait emmené vers l'inconnu dans ce qui ressemblait à s'y méprendre à un temple immense dont il ne percevait pas même le plafond. Seules quelques gouttes venaient à tomber de là-haut, encore plus froides que l'eau d'où il venait. Était-il sous la surface de la terre ? Il n'avait aucune façon de le savoir et ses dons de senseur pratiquement nul ne saurait être capable de l’aider dans tel situation.. Seuls dans l'immensité et le noir des plus complet, il se basait sur ses quatre autres sens pour se faire une idée de la topographie. Il sentait les courants du vent autour de lui, comme si le vide l'encerclait.


Sans qu’il puisse s’y attendre des flammes jaillirènt allumant la plupart des cierges présentes. Deux portes d'entrée se présentant à lui. Elles mesuraient près de six mètres de haut et étaient ornées d'une armature de bois taillés en pointe. des traces de griffures badigeonnaient la porte de tout son haut. Quelle créature avait bien pu faire cela ? Se rapprochant davantage, Yoshitsune allait bientôt le découvrir.

Il s'aperçut très rapidement du carnage qui avait lieu ici. En effet, une fois à quelques mètres des portes grandes-ouverte, il compris d'où venait cette odeur de cruor et où elle était la plus pestilentielle. Une demi-douzaine de cadavres jonchaient la terre, leur tronc séparé du bas du corps, déchiquetés pour certains ou encore, il ne restait que leurs os sur certaines parties. Nul doute possible, la chimère avait dû passer par là.

Un, puis deux, puis trois corps décharnés. Aussi loin que puisse se porter le regard de Yoshitsune, il ne croisait que tristesse et mépris. Ne ressentant plus lui-même que de détresse et désolation.
Un attelage d’hommes destinés à l’abattoir voilà ce que c’était. Aucune expression synonyme de calme ou de tranquillité pouvait être utilisé ici. Tous ces corps décharnés semblaient avoir maudit leur vie, enviant la vie libertine d’autre et désirant la mort de cette bestiole qui les a opprimer.


« Quel est cette monstruosité ? » dit-il s'avançant
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Lun 20 Nov 2017 - 2:50


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU

Pénétrant toujours un peu plus dans l’enceinte même du temple, les silhouettes nocturnes dansent avec la nuit, les pupilles oubliant les caprices du temps ravageur et obliquent quelques secondes vers la lueur éclatante des flammes virevoltant au loin. Yoshitsune poursuit son cheminement mais ressent toujours aussi expressément l’odeur du sang qui hante les lieux ; il entends toujours les sons provenant de loin, avide de sens et de représentation, électrisant sa silhouette qui se calme pour ne pas perdre le nord.

Peut-être, etait-ce là l’une des mission les plus dangereuses qu’il eut entrepris, mais la véracité de ses propos s’échoue dans ses pensées les plus intimes, car la réalité est loin d’être présente, pense-t-il. À mi-chemin entre les frasques de pulsion qui l’orne sur tous les pourtours de son corps et l’esprit alerte, il n’y avait rien de plus exaltant que la découverte de ses lieux tapi dans la presque obscurité.

Pourtant tandis que Yoshitsune s’avance, ce dernier fut interrompu dans sa marche par ce qui à première semblait être un soldat : Un homme ornant un bandeau frontal et un kunai dans sa main gauche. Si son ton fut tout d'abord agressif, il fut surpris de la présence de Yoshitsune , en ces lieux.

La rengaine fut la-même et cela quand bien même il n'omit aucun détail. Il s’éfforça de lui faire part de toutes informations qu’il jugeait avoir la moindre importance. En somme, il s'agissait toujours vraisemblablement d'une chimère possédant les attributs d'un loup virulant mais, un détail conséquent vint s'ajouter à la longue liste : sa vitesse. Aussi rapide et fluide qu'un serpent, aucun rang B de cette zone n'aurait su faire le poids d’après ses dire. Après tout, c'était pour cette raison que cette entreprise, aussi périlleuse soit-elle, lui avait été confiée à des shinobis et pas à d’autre.

Les hommes qui avaient survécus, entreprirent d'emmener les blessés graves au village caché de des roches, pour qu'ils y soient soigné par les meilleurs médecins du pays. Les petits patelins comme celui-ci, étaient les préférés de Yoshitsune, car après tout c'était une zone similaire qui l'avait vu naître. Les gens y étaient bien plus veillant que dans les grandes villes et plus serviables aussi. Promettant de chasser la bête de ce monde et de venger ainsi leur camarades, frères, pères, leur famille, il fut accueilli à bras ouvert et rassasié comme il se doit. L'eau était ce qui lui manquait le plus durant son voyage, il n'avait que très peu l'occasion de s'hydrater correctement. L'occasion présente était la plus parfaite.

Ce ne fut qu'après une bonne heure de plénitude totale, que le jeune homme reprit la route, accélérant le pas une bonne fois pour toute. Durant les quelques heures qui suivirent, notre protagoniste usa de ses compétences pour balayer le sable et forcer le passage lorsque le besoin se présentait. Sa convoitise n'était plus très loin, l'odeur du sang était à portée de narines. Il associait cette odeur à celle que l'on retrouve dans les massacres, rien d'humain, rien d'animal, quelque chose de contre-nature. Ainsi maintenant que leur deux visage se contemple, Yoshitsune laisse fleurir l’ombre d’un sourire devant la parade de cette créature qui veille, consciente que la nuit est plus propice aux songes qu’aux explorations qui s’allongent. Il scrute les environs, soucieux des bruissements qui fourmillent de-ci de-là, faisant vibrer les oreilles sensibles de celui-ci.

« Tu es donc la bestiole que je recherche ? » dit-il la pointant de sa fidèle lame
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Mar 21 Nov 2017 - 22:47


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU

Tandis que le fier shinobi s'étonnait quelque peu que cet légende dont on lui rabat les oreilles n'eut été rien d'autre que Chat au allure de samouraï. Il se met à rire hilare presque déçu d’avoir trouvé en sa présence l’aboutissement de sa quête. Pourtant à l'inverse, de la perspective sauvage de l’animal, il ne s'agissait là que d'un affront de plus.

Pourtant bientôt, c'est plus qu'un miaulement qui vint à se saisir de son attention. Une gigantesque mâchoire béante vint essayer de le saisir, pourvue de deux crocs suintant du même liquide rubicond qu'auparavant. C’est avec ingéniosité que Yoshitsune vint placer Nene Kirimaru entre ses quenottes. Il se faufile ainsi en dehors de ce piège hors-paire avant de se saisir de celle qui est etiquette de son épitaphe. Ainsi d’une agilité gracile, il s’extirpe in-extremis pour ne pas que la gueule se ferme sur lui.

Il s’élance donc machinalement, sans plus de cérémonie à l’aide cette lame qui ondoie à même les airs. Et c’est ainsi presque instantanément alors qu’il tournoie sur lui-même qu’il évite les griffe qui s'allongent prête à en finir ; sans demander grâce, il tranche à même cette vision macabre que sont les yeux mordorés du félin - d’une estoc classieuse Yoshitsune condamne à jamais ces iris. Le doré de ses pupilles fixèrent l'horizon bien que sombre, bien au-dessus du commun, ici, sur cette corniche en pierre ; son regard s'agitant dans le vide, se mouvant toujours, démontrant toute la transe dans laquelle il se trouvait encore. Son esprit voguant au loin, mais était toujours ramené par-delà les contrées en ces lieux.

Soudain un miaulement suivi, le frisson du combat parcourant encore son échine. Et au sourire qu’abrite le félidé, cela faisait si longtemps qu’il attendait qu’on vienne le trouver. Le décor en vint radicalement à changer.

Un monde illusoire, utopique. Quelque chose qui ne semblait pas exister vint s’installer dans le décor. Quelque chose qui ne se décrivait pas. Les deux combattants s’observaient, accablés tant par l’excitation tant par la chaleur qui emplissaient les lieux. En effet, un torrent de flammes s’impose en roi. Embrasant les lieux de toute sa splendeur, virevoltant au gré des vents, crépitant telle une mélodie à la fois posée et cacophonique que le vent lui-même, chef d’orchestre, rythmait à son goût. Les pieds glissant agilement sur la terre sèche sec de manière régulière et échauffée. La sensation du combat l’enivrait, le vigoureux samouraï se sentait comme spectateur d’un grand point de sa vie. Ne cédant pas à l’agitation, les deux guerriers se tenaient là debout, tel ombre et lumière, lune et soleil au beau milieu de cet univers enchanteur qu’était l’affrontement. C’est en refermant délicatement les poings sur ce qui semblait être la garde de Nene Kirimaru, de manière aussi douce qu'une brise fraîche en plein cœur d'une journée d'été, notre jeune protagoniste cessa de tomber d'admiration pour ce que représentait son adversaire. — Le crépitement du feu le sortant de sa catalepsie; Yoshitsune observe une dernière fois ce ciel aux lueurs orangés qui migraient doucement vers l'obscurité. Rapidement, il ne s'intéressa plus qu’à la soif de vaincre.

[…]

Quand bien même le temps eût passé, mais n'avait en rien guéri les plaies de son passé. Il n’en eût pas oublié sa vieille rancune contre les humains. Elle, cette déité ratée, cette déité oubliée, livrée à son propre sort dans un monde qu'elle ne pouvait pas assimiler. Il n'avait pas pu retourner dans sa propre famille, reniée en tant que bête sauvage. Ses pulsions savauges l‘ayant forcer à manger à travers des êtres qu'il côtoyait fut un temps, démembrant, plongeant sa langue dans les viscères fraîches. Brisant les réglementations du pacte. C'était devenu un monstre dont la douleur psychique et rage était insoutenable. Elle pouvait ressentir la souffrance de ses victimes et la sienne mêlée, la rapprochant petit à petit d'envies sombres comme tenter de se tuer. Mais comme toujours, l'instinct animal, l'instinct de survie revenait, et dans l'obscurité, la déité continuait de ramper.

Petit à petit, Norachiyo s'était fait un nom malgré lui dans le Pays de la Terre, appelé « Le Fauve Incandescent ; La chimère », et traqué pour ses meurtres. Pour lui, ce n'était là que des repas, des besoins vitaux qui ne pouvaient pas se montrer autrement. Ses lourdes pattes foulaient, brisaient la roche, relevant quelques caillous. Soudain, ses sens se mirent en alerte et sa tête se redressa à travers les bourrasques. Une ombre lointaine se dessina. Le sang sur la gueule de l'animal coulait mollement, colorant les dunes d'une teinte rubis.

[...]

Norachiyo avait perdu son humanité, mais non sa parole. Sa voix s’apparentait au bestiale.


« Toi… Qui... Es-tu ? … Ici, rares sont... les personnes qui osent... M'approcher en espérant repartir en vie... » dit-il s'avançant

« Tu m'as l'air d'avoir la langue bien pendue pour un félidé. » rétorque t-il à son opposant

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Mer 27 Déc 2017 - 4:31


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU

La créature correspondait parfaitement aux multiples descriptions dont il lui avait été fait portrait, dans les différents petits villages. L’affrontement lui-même de plus en plus intense, Yoshitsune se pouvait ressentir toute la tristesse qui en émanait. C'était-là d’ailleurs plus ce côté meurtrier qui vint attrister l’illustre shinobi plutôt que le côté humain de la chose. Les hommes avaient de nombreuses fois été contraint de contrarier Mère-nature, d’oser déranger l'ordre des choses. Et ce combat en illustrait les moindres propos. Cette créature que les hommes nommaient “infamie”, ils en étaient les tristes créateurs. Ce profanateur avait fait des siennes partout où il était passé en déjouant les lois comme bon lui semble -à l’image de ce que son père, l’Homme lui eut montré. De ce fait d’ordre, pour le Wagashira Nagamasa, il ne méritait pas plus la mort que ceux qu’ils l’eurent engendré.

Grommelant certaines paroles, nul doute que le monde de cette créature était régit par les mêmes lois célestes que celui des shinobis, et sans doute devait-elle aussi faire face à ses démons intérieurs. Sa crinière hirsute, ses babines acérés, elles étaient recouvertes de ce même liquide rubicond découvert plutôt.

Du sang. Les pupilles dilatées, les crocs acérés, brillant tel deux défenses d'ivoire. Abattu sur une pauvre âme, le visage noyé dans le buste ouvert, l’animal sentait son teint pâle se grimer par le sang. Il se délectait peu à peu de ce nectar rubicond qui s'écoulait dans sa gorge et qui venait mettre en éveils chacun de ses sens. Dans ces moments là, n’importe qui n’aurait plus eu rien d'humain, plus rien de reconnaissable. Ses ongles s'étaient refermés sur les lambeaux de la chemise déchirée, ses dents s'acharnaient sur les nerfs qu'il ne pouvait s'empêcher d'entamer, ne les ayant pas sectionner du premier coup. Quand son estomac fut convenablement saturé, l’hôte redressa son visage, rabattant une de ses mèches d'argent derrière son oreille. Ses joues, son menton, son nez étaient maculés par le fluide, si chaud, si attrayant. Son œsophage avait un goût de fer, métallique. Son corps entier respirait cet odeur mortuaire insoutenable pour les êtres humains.


« Pauvre chose … J’imagine que tu as fait les frais de la nature humaine. Nous autres les hommes sommes mauvais et resteront ainsi à jamais, créature qui ne peut évoluer. » Le Samouraï s'interrompit pour se rapprocher du félidé et l'observer davantage.

S'il pouvait extraire cette partie souillé par l’homme afin que l'animal puisse vivre librement, il le ferait sans plus tarder. Cependant, cela sortait de ses compétences. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était d'abréger ses souffrances.


« Je suis bien trop jeune pour t'aider à te libérer de ton triste sort mais, il y a une chose que je peux faire … te libérer de ce monde immature. »

Fermant les yeux un instant, Nagamasa Yoshitsune, se rappela de ses souvenirs d'enfance. Ceux-là même où il emmenait Chogen, Shiro et Koga dans les monts arborant le village caché de la neige, là où les animaux pouvaient encore vivre paisiblement. C'est à cet idéal que notre protagoniste aspire. Un monde où l'homme serait tout en bas de la chaîne alimentaire. Là où il ne pourrait plus causer aucun mal.

Pourtant lorsqu'il rouvrit les yeux, il fut soudain incapable de bouger, comme pris d'une crise de tétanie. La folie et sa mémoire prenait le large sur sa personnalité, l’assaillant d’une pluie d’image.. Son corps à deux tiers plongé dans l’illusion, l'obscurité venant se quérir de son être de par ses bras évanescents, l'homme se jeta sur l'animal, sabre vers l'avant. Ce n'est pas ce monde qu'il allait ôter d'une créature mais, une pauvre bête qu'il allait libérer de ce monde infâme.

L’homme ne semblait pas effrayé, bien au contraire, il entreprenait ses phrases avec une voix douce et chaleureuse.


« Laisse-moi te sauver. »

La créature remarqua, de par ses armoiries, qu’il était un Shinobi de Iwa. Était-il venu pour la tuer, pour abréger ses souffrances ? Sûrement, mais face à cette fatalité probable, l’animal sentit son cœur pulser bien plus qu’à l'accoutumée. L’adrénaline, la rage, la peur… Les trois facettes de son interne se mélangeaient, et malgré leurs douleurs, elles ne voulaient pas mourir, car elles avaient peur de quoi était fait l’autre monde. Le néant, l’obscurité.

C’est alors que le samouraï se jete sur la pauvre bête, la lame affûté. Prenant de l’impulsion dans ses pattes, la créature se recule d’un bon mètre pour le laisser choir à même la terre, malaxant son chakra pour libérer une bourrasque venteuse. La chat prend de l’élan pour se jeter sur le Shinobi et lorsque leurs corps se heurtèrent, le Iwajin fut éjecté sur une bonne distance.


« Je… Ne veux pas mourir… Maintenant ! Je dois… Me défendre ! » dit-elle en reculant

La pauvre bête ressemblait à une enfant, traquée et au pied du mur, qui cherchait par tous les moyens à fuir. Choir dans le sable, fut comme une brutal clarté, jetée comme un éclair sur le monstre frénétique. La chimère au poil riche n'était finalement pas si innocente que cela et savait se défendre. Ses poils étaient devenus jaunâtres et se dressaient tels des pics d'aciers sur son dos. S'élançant telle la bête qu'elle représentait, la chimère heurta le jeune homme qui peinait à se relever, l'envoyant quelques mètres plus loin. C'est avec regret que Yoshitsune observait cette fois-ci cette bête. Innocente, elle l'avait été. Cependant, pour être capable d’user de chakra de telle sorte, il était certain qu’il ne voyait plus en elle cette timidité. Le Samouraï était ravi. Il se redressa et ferma les yeux dans la lumière déclinante. L'astre solaire avait complètement perdu son combat face à ce croissant blanc, qui siégeait désormais au-dessus du temple dans la nuit. Une étrange sensation le força à rouvrir les yeux et à sourire.


« Toi. Je te veux pour animal ! Un utilisateur de Genjutsu » Dit-il d'un ton amusé.

Mimant quelques signes ninja, Yoshitsune porta ses mains loin devant lui avant de les cogner l'une à l'autre. Dans la foulée, une bourrasque de vent conséquente se levait emportant les gravats avec elle. En quelques secondes seulement, il était impossible pour les deux créatures de se voir.

D'une élancée rapide, il ouvrit la marche dans ce sentier sinueux. Sa soif de combat prenant davantage le large sur son corps qui semblait s'habituer au rythme que prenait l’affrontement. Prisonnier de ses pensées, il chercha rapidement l'angle le plus adéquat pour porter ses coups et il fut décidé que d'attaquer de profil, était le plus envisageable. Sortant de la poussière, de ce sable léger, Yoshitsune se rua sur son adversaire et l’assaillant brutalement de tous les côtés munis de son sabre et son fourreau ; obligeant le felidé à parer de chaque côté, profitant lui même parfois de quelques millisecondes pour passer son arme d'une main à l'autre et ainsi mieux l’assaillir de plus belle. Ce dernier reculait sans cesse sous la furie furieuse dont faisait preuve Yoshi jusqu'à sentir la surface rocailleuse d'une pierre dans son dos.

Et tandis que lames et griffes aux éclats d’argent pourfendaient respectivement l’air, les deux combattants semblaient se toiser du regard. Le pan de son long kimono noir se faisant trancher, quand, en même temps que le mur derrière se faisait souffler par la pression du coup. La barre avait bien élevée comme il le fallait. Seulement là Yoshitsune sentit quelque chose de chaud perler le long de sa peau, plus exactement au niveau de son torse ainsi qu’une petite pointe de douleur. Passant alors sa main à l’endroit désigné, à savoir sur son pectoral gauche, il abaissa ensuite brièvement son regard pour apercevoir un liquide rubicond s’écouler sur ses doigts; Les dents du prédateur avaient quand même réussi à l’atteindre semblait-t-il.


« Ton nom ? »


« Mon nom ? » dit-il s'avançant

« Je prends toujours le nom des adversaires qui m’impressionnent et toi… C’est certain que tu repars avec moi. » rétorque t-il à son opposant

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Jeu 4 Jan 2018 - 23:20


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU

La mort, voilà un sujet que Yoshisune établit soudainement et qui fit hérisser le poil de la bête. Ses attaques ne semblaient que trop peu porter ses fruits, comme si le Shinobi disposait d'un système interne supérieur à la normale. Serait-il, lui aussi, une ancienne expérience visant à rendre l'humain meilleur ? L'homme répondit par une technique de type Futon, balayant le terrain et laissant planer une constellation de grain qui avait pour but d’aveugler la chimère. Le sang dans ses main s'agitait, ressentant cette sensation nouvelle qu’était la peur.


« Mon nom est Norachiyo, Roi des Félidés et toi Humain. » dit-il s'avançant

À travers les nuages de sable, le jeune homme avait disparu et drapé au sein du désert, il assena un lourd coup de poing dans le corps de la bête. Sa force paraissait décuplée et envoya la carcasse de l'animal valdinguer plusieurs mètres plus loin. Du sang se forma dans sa gorge et fut recraché dans l'étendue des dunes.

La différence, était que la chimère n'était pas stratégique. Non, son but était de fuir et de se défendre. A l'image d'un animal sauvage.


« Eurg... Qui es-tu bon sang ? »

« Ah… Ou sont donc passés mes manières. Mon nom est Nagamasa Yoshitsune, Sannin d’Iwagakure. » rétorque t-il à son opposant

La créature jusqu’à lors légendaire releva sa tête pendante, et son chakra, alimenté par cette nouvelle capacité, bouillonnait dans ses veines. Elle ne savait pas comment elle pouvait l'utilise, ne connaissant pas cette affinité, et alimenta ses poumons pour balancer, à l'aveuglette, une bourrasque sur l'individu.

La puissance de cette dernière souleva les espérances du Shinobi, bien qu’elle fonça à travers le vent pour attraper l'homme, après qu'il ait subis les heurts de cette percée. Sa gueule aux dents tranchantes se referma sur sa cote encore dénuée de la teinte ombrageuse qui esquissait son corps. Ses crocs perforèrent sa chair, laissant un goût de fer dans l’œsophage de la bête. Un mouvement de tête brute, et un morceau de son épiderme fut arrachée, laissant une plaie béante sous les prunelles vitreuses de l'animal. Sa langue abrita une salve d'acier, recrachant cette dernière sur l'ouverture de l'homme pour pénétrer son épiderme, accentuer la douleur de sa blessure et altérant un passage fluide de son sang.

La bête recula par la suite d'un léger bond, haletante.


« C’est sûr que pour être capable d’égaler ma dextérité, tu es celui qui deviendra mon pacte. »

Cette nuit, la lune allait se teindre d'un pourpre macabre. Le jeune homme ne s'attendait pas à une créature aussi vorace et pleine de vie. Pour dire vrai, il s'imaginait régler cela d'un seul coup de sabre mais il n'en fut rien. Le pays était finalement peuplé de bien des choses qui lui étaient inconnues et il s'en réjouissait. Le sourire au-delà des pommettes, le samourai était heureux que ce combat ne se termine pas en un claquement de doigt. Ces mois l'avaient privés de tous les plaisirs de ce monde et il comptait bien rattraper tout ce temps perdu. Cette chimère qui maîtrisait cette affinité ninja, le Futon, était l'adversaire parfait pour entamer ce périple. Un rayon lunaire perçait au travers leur regard et l'espace d'un instant, Yoshitsune fut surpris par l'attaque de la créature, sortant de son orifice buccale sous la forme d'une rafale venteuse. L’héritier d’Hideyoshi fut soufflé sur quelques bons mètres en arrière, le visage plongé dans le sable. Des égratignures se marquaient sur son visage et sa peau dénudée de toute marque.

Un moment plus tard, lorsqu'il releva enfin la tête, c'est encore par le félidé chimérique qu'il fut pris d'assaut. Il se jeta sur ses côtes pour y enfoncer ses canines une nouvelle fois avec une force considérable. Grimaçant en évitant de pousser un cri assourdissant, la chair du jeune homme était arrachée à son corps. Les frissons le parcouraient jusqu'à ce qu'une sensation brûlante lui parcourut les sens. La pression continue à l'endroit même de sa blessure l'empêchant de cicatriser correctement. Au-delà de la cicatrisation, la douleur était immense au point que notre jeune homme eut tourner de l'oeil l'espace d'un instant.


« Rahh … » Dit-il d'un ton assez calme pour la situation. La créature avait déjà mis de la distance entre eux deux. « Ça va être plus compliqué de prévu. »


Le sang commençait doucement à s'écouler sur le sol. Sa plaie entreouverte. D'un pas devant l'autre, le jeune homme se courba légèrement avant d'arriver à une vitesse fulgurante contre son adversaire. Son corps s'était modeler pour lui donner une meilleure propulsion et il comptait bien s'en servir à bon escient cette fois-ci.

Sans aucun symbole, le jeune homme disparut. Sans crier gare, le Sannin extirpa le fourreau qui scellait Nene Kirimaru, le dégainant vélocement et envoyant un violent coup à sa future invocation visant à la faire valser dans l'étreinte des airs. Cela lui donnait largement le temps de réfléchir à la suite des évènements. Le vent glacial et nocturne du désert aride, n'allait pas tarder à se lever. Il fallait faire vite pour éliminer cette créature. Si elle venait à fuir, cela serait un plus gros problème encore.

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Sam 28 Juil 2018 - 14:40


☆ ☆ ☆     KUCHIOSE NO JUTSU

Les cris stridant soulignaient les souffrances que lui faisaient ressentir les techniques utilisées par le sannin, qui fut prise d’un soudain remord. Les deux personnalités entremêlées percevaient les choses différemment, et suscitait des troubles dans l’esprit du félidé.

Son opposant du soir s’approchait vivement tandis que Yoshitsune subsistait dans son ataraxie, dans cette éternel placidité que l’on pourrait qualifier de patibulaire, tant celui-ci apparaissait imperturbable. Le samourai zieuta discrètement et cela avec véhémence le mastodonte se ruant sur lui, renouvelant une série de signes incantatoires avant de tenter de lui envoyer un coup similaire à celui qui n’avait être contré précédemment.

Toutefois subitement, la paume du Yôkaï tendue en direction du Sanin légendaire prit une autre dimension en termes de taille et de masse ; s’emmitouflant dans un revêtement futon Prenant la forme d’un coup de griffe ravageur sur le point d’impacter un Yoshitsune à la fois continuellement stoïque mais surprise, même devant la ruse de son compagnon d’exercice.

Alors que le guerrier menaçant s’apprêtait à toucher avec une force herculéenne l’homme qui regnerait un jour sans partage sur le monde shinobi, ce dernier disparut de son champs de vision, laissant une image rémanente de sa personne sur son sillage. Le Nagamasa démontra sur l’instant, une vélocité et une fulgurance hors du commun des mortels, surgissant juste en face de son adversaire, le regard lourd de sens.

Sa vitesse atteignit son apogée, le Samouraï arrivant sur la bête avant même que celle-ci puisse envisager une possible fuite. Son thorax bestial fut frappé, faisant remonter une salve de sang dans sa gorge qu’elle cracha. Son corps fut emporté par la violence du heurt, et la créature eut l’impression que quelque chose s’était fendue dans son corps, envahissant son intérieur d’un fluide chaud dans lequel elle se sentait immerger.

Une hémorragie interne ? Ses facultés mentales altérées par la crainte des humains ne lui donnaient pas la capacité de réfléchir correctement.

« Je connais l'issue de... ce combat. Et je t'en remercie d'avance. Mais j'ai bien trop peur de cela pour... tomber maintenant. »

La bête se multiplia en une dizaine, entourant l’homme. Un chakra sembla se créer sur leurs gueules, renforçant cette bouche animale et cette dentition déjà effrayante. Les chimères entreprirent une ultime course en direction du Shinobi, la gueule.

Connaître son destin était une bonne chose. L'accepter était tout autre. De fait, cette créature chimérique était bien consciente de ce qui lui arrivait et de ce qui allait lui arriver dans très peu de temps. Toutefois, son esprit ne voulait accepter cette fatalité et mouvait son corps dans des défenses imprenables. Torturée, mue entre l'égoïsme de l’autopréservation qui l'abritait et sa partie animale, la créature semblait désorientée. Ses attaques n'étaient même pas ordonnées et laissaient des ouvertures absurdes pour l’Iwajin. Le combat était sur le point de se terminer. La bête avait subie bien trop de dégâts en dépit de son corps beaucoup plus imposant. Il ne serait pas étonnant qu'elle ai quelques côtes brisées et des organes en fin de vie. Sa forme commençait d'ailleurs à s'affaisser petit à petit. Lorsqu'elle vint à se cloner pour entourer totalement le jeune homme et que sa mâchoire se noircit inlassablement, ce dernier sur qu'il s'agissait de sa toute dernière attaque. Elle aussi en était consciente.

L'attaque était bien trop lente et trop à l'aveugle pour porter ses fruits. Mouvant ses mains avec une finesse certaine et à la vue de la chimère. Nul besoin de lui cacher, sa vie allait s'éteindre.


« Ne l’oublie jamais. Je suis Nagamasa Yoshitsune, l’homme qui va conquérir le monde shinobi. »

Apportant ensuite sa main au dessus de sa lame, il souffla en direction de celle-ci l’a revêtant d’une armature mêlant le vent au chakra pur lui-même ; avant de tournoyer sur lui-même. Une lame faite de vente sous forte pression dansait pour venir contrer les bestiaux afin qu'il n'en reste plus qu'un en toute forme. La seule chimère dont le coeur battait encore. « Adieu … » Dit-il d'un ton sec en portant sa fidèle Nenekimaru en direction de la bête avant de lui lacérer le corps.

Cette fameuse chose tomba à la renverse sur le sol avant de se dissipa peu à peu dans un tumulte de fumée. Le combat était terminé, un combat intérieur n'avait plus lieux d'être et la masse sombre l'avait emportée sur ce crime. Tout cela laissa choir un rouleau sur le sol sableux, sable empli d’un cruor, s'infiltrant rapidement dans la masse qui se teint d'un rouge pourpre à la limite violacée.

Yoshitsune s’en saisit quasi-instantanément le détacher, le rouleau s'agrandit inlassablement à l’image d’une épée Kirijin, bien que de moitié plus longue. L’enfant du Fer le déplia en tirant la partie scellée par de la corde de tissu et constata avec effervescence que la liste des précédents possesseurs était tout simplement vierge. C’est ainsi muni de sa lame que Yoshitsune s’entailla la main, avant d’en appliquer la paume ensanglanté contre le manuscrit, ce qui pourvu son regard de deux tatouages, étirant son regard perçant à l’image d’un chat.

Reconnaissant, il ne prononça pas plus d’une phrase et se contenta de poser un genou à terre. Voilà qu'il était le garant du pacte des chats, son Maître Invocateur, ledit Norachiyo.

« Norachiyo ? Hmm… Laisse derrière toi ton ancienne vie, à partir d’aujourd’hui tu sera le Chat à Vipère qui protège. NekoMamushi »

La mission était désormais terminée. Il ne lui restait que la tâche ingrate que de rentrer à la maison.





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KUCHIYOSE NO JUTSU / L'aventure commence maintenant.

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