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2/05. Protéger l'héritier

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Jeu 7 Déc 2017 - 14:09
Moment Critique

Pu. Tain. Sérieusement ? Genre, sérieusement ?! C’était quoi ce foutu type ? Il pouvait pas juste se permettre de crever ? Ou juste se casser ? Alors qu’il s’essoufflait, se baissant comme il pouvait éviter l'armoire qui lui griffait le dos, Takazane observait l’étrange personnage qui, soudainement, se trouvait lié d’une façon bien étrange à son chien. Car les deux ne formaient plus qu’un. Créature difforme. Créature informe. Entre le chien et l’humain, et les deux en même temps. Et, d’un soupir fatigué, le Samouraï comprenait que son duel n’était pas encore fini. A bout de force qu’il était. De plus en plus, son bras droit le lançait, autant que son torse ensanglanté. Son souffle court l’handicapait et la lame dans sa main gauche devenait bien plus lourde qu’au naturel. Gênant. Terriblement gênant. Il n’était pas préparé. Il ne l’avait jamais été. Peut-être que la fin devait arriver avec ce premier véritable combat. Son torse se levant au rythme de son souffle haché, il se mettait à penser à ses proches. Le Vieux. Sa mère. Reisei. Sakuya. Même Watari. Putain. Quelle idée à la con de les avoir envoyés ici. Il allait crever pour un type dont il ne connaissait même pas le prénom. Pour une donzelle dont il n’aurait même pas eu le baiser. Un soupir, la tête en arrière, il laissait entendre quelques mots pour lui-même.

_ J’aurais bien aimé un dernier Saké. Ou au moins mourir avec des habits propres. Histoire d’avoir au moins l’air classe. J’espère que tu m’en voudras pas, Reisei. Ni toi, Sakuya. »

Puis, d’un soupir, il se tournait vers la petite femme blessée. Alors qu’il grimaçait des vilaines blessures, et il savait qu’il en gardait de mauvaises cicatrices, dont il pourrait au moins se vanter auprès de certaines femmes, il s’approchait d’elle. Repassant le fourreau dans sa main droite, lourde d’une blessure qu’il saignait méchamment, il l’observait et détaillait. Elle n’était pas si moche, agréable à l’œil, mais, à cet instant, elle était surtout blessée. Ralentie par son pied. Il avait mal. Elle était blessée. Quelle équipe de bras cassés avaient-ils envoyés ici ? Pour protéger la vie d’un inconnu ? Face à un véritable monstre entre l’homme et la bête ? Elle. Et lui. Ou plutôt lui. Et elle. Ensemble.

_ Je peux avoir un baiser d’adieu ? »

Il avait les jambes lourdes. Il avait le bras lourd. Il avait le souffle court. Et, se tournant vers l’immonde créature, il prit une longue inspiration. Il devait se faire confiance. Il devait lui faire confiance. Peut-être qu’il gagnerait bel et bien son cœur de cette façon. Aussi serrant le poing de sa main gauche, resserrant aussi sa prise, glissante, sur sa main droite, il laissait entendre ce qu’il allait tenter, se concentrant uniquement sur ce qu’il allait demander à son propre corps. Hochant de la tête pour lui-même, tentant de se donner plus de confiance qu’il n’en avait réellement. Il aurait que quelqu’un d’autre que lui soit là.

_ Je vais tenter d’attirer son attention. Je te laisse le reste. »

Puis, fermant les yeux un court instant, prenant une longue inspiration, il fit le premier pas. Un deuxième. Et il s’élançait sur la créature. Sa dernière course. Une première Charge vers sa droite, gardant ses yeux posés sur lui. Puis, à quelques pas seulement de sa cible. Une nouvelle Charge. La deuxième, pour atteindre son dos. Rapidement. Et, fermant les yeux, il exécutait une dernière fois son attaque tranchante. Un Iai qui devait frapper de bas en haut. Puissamment. Avec toute la volonté de son corps étiré. Avec toute l’énergie du Samouraï. Une frappe montante pour pénétrer un peu de cette chair. Pour permettre à l’autre d’en finir. S’il te plaît, ne te rate pas.

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Jeu 7 Déc 2017 - 19:38
Ecrit et inspiré par ça


La civière lui éclata sur l'épaule gauche, avec violence, mais elle tint bon. La douleur la lançait. Elle se mordit la joue pour la faire passer, mais surtout garder son sang-froid. Ses yeux se posèrent sur la bête, ou le monstre, elle ne savait plus très bien, le transperçant d'un éclat qui oscillait entre la froideur, la rage et... La peur au fond d'elle-même.

Une peur inextinguible, que le samouraï sembla exprimer à voix haute. Elle ne reconnaissait pas ceux qu'il nommait, mais elle comprenait son angoisse. Ainsi, tout finirait ici ? Ainsi, nous ne verrons plus ceux qui nous sont chers ? Ainsi, il fallait qu'eux, ou lui, en finissent avec la lueur douce de la vie ? Evidemment, que cela ne serait pas si simple. Son sang épais et chaud continuait de couler de sa jambe, et elle tentait d'ignorer les picotements qui rendaient tout cela aussi insupportable. Son compagnon d'un temps n'était pas dans un bel état non plus. En temps normal, elle lui aurait envoyé une claque bien sentie, à ses propositions indignes. Au lieu de cela, elle commença à rire. Un rire tonitruant et gras. Excité, aussi. Ses yeux brûlaient d'une lueur indescriptible, tandis que l'homme-loup s'avançait devant eux avec une hargne nouvelle.

« D'adieux ? De victoire, plutôt, quand tout sera fini. Allez, va donc ! »


Elle ne l'embrassa pas, et l'envoya bouler pour qu'il aille faire sa besogne. Agaçant. Mais noble de coeur. Ce n'était pas quelque chose qui lui déplaisait. Ne pas reculer face au danger, être un bloc et aller jusqu'au bout. C'était ce qu'elle était. S'ils s'en sortaient, elle le remercierait certainement. En attendant, elle exhalait une peur courageuse par tous les pores de sa peau.

Ce n'était pas une des ces peurs grisantes qui figeaient le corps et l'esprit. C'était une de ces peurs qui vous font aller au devant de la mort. Et cela se voyait sur son visage, comme grisé, souriant. Carnassier. Et le jeune homme taquin, insupportable, pourtant courageux, partait au devant. Elle partit bientôt à sa suite, malgré son coeur qui lui disait "non". Malgré ses jambes qui voulaient faire demi-tour. Malgré ses tripes qui s'enserraient à la vue de la bête. Malgré sa petite voix intérieure qui lui disait "tu n'en seras pas capable".

Son pas était lent, puis, accéléra peu à peu, tandis que la blessure de son mollet lui donnait les larmes aux yeux. Ses mains brûlaient d'une lueur grise et orangée, tandis que le samouraï embrayait l'attaque pour lui donner une ouverture. Et plus vite, le coeur battant, elle s'élança, signant dans l'air les mudras le plus rapidement qu'elle pouvait, malgré son épaule peut-être démise. Poings levés, brûlants, face à la bête, qui s'élançaient en avant pour projeter rapidement deux traits brûlants et tranchants de cendres, au niveau de sa gorge.

Le sang lui battait dans les tempes.

La sueur lui coulait dans le dos.

L'odeur du sang recouvrait tout le reste.

Le coeur lui sortait de la poitrine tant il s'était emballé.

Et un cri de rage s'élevait de sa propre bouche, sans qu'elle ne s'en rende compte.

Viens donc, la bête. La belle est là pour te faire la peau.

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Sam 9 Déc 2017 - 1:10
Bam. Bam. Bam.

Haruko n'était plus lui-même, tout ce qu'il percevait était le bruit des tambours de guerre, le sang qui frappait ses tympans. Cette forme - la fusion de la bête de l'homme - il ne la maîtrisait pas depuis longtemps. Il s'agissait d'une arcane secrète de son clan, la forme ultime de la coopération entre le shinobi et son ninken...Mais elle était encore - trop - imparfaite chez le jeune mercenaire. C'était la première fois qu'il l'utilisait en situation de combat...C'était une chose que de connaître son compagnon au point d'obtenir une coordination parfaite, mais une autre totalement que de partager le même esprit, le même corps.

Ses sens, pourtant déjà supérieurs au naturel, n'avaient jamais été aussi puissants. Il entendait absolument tout, les battements éclectiques du cœur de ses adversaires, l'odeur de la sueur sur leur front et du sang envahissaient son museau...

Son corps tout entier était en ébullition. Si bien que lorsque le samouraï chargea et se retrouva derrière lui, l'Homme-Bête n'eut même pas besoin de se retourner pour sentir l'attaque qui arrivait contre lui. D'un geste incroyablement rapide, encore plus que tous ceux dont il avait fait part jusqu'à présent, il s'écarta de la trajectoire du coup d'épée. Cependant, trop concentrée sur l'attaque du samouraï, la Bête en avait oublié la Belle. Pour une raison quelconque, peut-être à cause de l'appel du sang et de la rage, il n'y avait que l'Hoshino dans sa ligne de mire. Le Garou se retourna, le bras dressé et prêt à lui assener un puissant coup de patte.

Mais...Alors qu'il allait l'abattre sur le jeune homme, deux jets de cendre l’atteignirent en plein visage. La cendre et la poussière l'aveuglèrent, son visage maintenant meurtri par une brulure au niveau des yeux et du cou. La Bête s'écarta alors des deux Iwajins en roulant sur le côté tout en poussant un cri affreux. Le cri se transforma en un hurlement, projetant une bourrasque de vent destructrice incontrôlée droit devant lui en direction de ses adversaires, l'espace d'un court instant avant qu'il ne s’effondre à genou. Mais ce court instant suffit pour causer de grands dégâts ; un mur arraché, les fenêtres en éclat et des débris qui volaient dans toutes les directions.

À genou, le corps de la créature se mit à trembler avant de se scinder de nouveau en deux, révélant le corps meurtri de l'Inuzuka et de son loup. Si chacun avait récupéré ses propres blessures, la dernière brulure de la jeune femme s'était divisée en deux également. La partie gauche et l'oeil gauche d'Haruko étaient brulés à de multiples endroits, tandis que toute la portion droite du crâne de la bête ébène était à vif.

Sans dire mot, l'Inuzuka extirpa d'une poche un fumigène qu'il fit éclater devant lui juste avant de se volatiliser.

Résumé:
 

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Lun 18 Déc 2017 - 18:41
Et sa lame, encore une fois, passa dans le vide. Une nouvelle fois. Encore une fois. Et, son corps trop faible déjà s’écroulait lentement. Fatigue. Epuisement. Il n’en pouvait plus. La douleur. Il avait mal. Bien trop mal. Son corps était lourd. Les blessures s’ouvraient un peu plus. Mais, alors qu’il ouvrait les yeux sur la Bête, il souriait malgré tout. Un sourire amusé. Car il s’était au moins amusé. Certes, il avait mal, mais il s’amusait. Aussi, lâchant l’épée qui faisait de lui le samouraï qu’il était, aussi médiocre pouvait-il être, il saluait déjà la performance de sa partenaire d’un temps. La jeune femme avait réussi. C’était tout ce qui comptait. Réellement. C’était tout ce qu’il suffisait. Mais, putain, qu’est-ce qu’il avait mal.

Puis il fut expulsé contre le mur. Par une bourrasque violente, il décolla pour s’écraser entièrement, laissant ses vertèbres craquer sous le choc brutal et inattendu. Aussi, poussant un soupir, c’est, rampant, qu’il vint rejoindre son épée avant de se tourner sur le dos, soufflant et, finalement, se mettant même à rire de cette bien étrange situation. Sacré combat. Mais qu’il avait mal. C’était donc ça un véritable duel ? Utilisant sa main encore entièrement valide, il remit quelques mèches de cheveux en place, essuyant son visage teinté de sang et de sueur.

_ J’crois que j’mérite bien c’baiser d’victoire, du coup. Nan ? »

Avait-il lâché, dans le silence de la fuite de leur adversaire. Il ne savait pas si elle était encore là, si elle ne l’avait pas juste abandonné. Ou peut-être était-elle assommée dans un coin du couloir. Aussi, s’arrachant une grimace de douleur, il se releva avec peine, scrutant l’obscurité ambiante, poussant un autre soupir. La main gauche sur son épaule droite, il lâcha un dernier juron, malgré sa fatigue, malgré l’épuisement.

_ Putain, j’ai mal. »
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Mar 19 Déc 2017 - 20:24
La bête hurlait. La bête était à terre. Et la bête la blessa une dernière fois. Le hurlement renforcé de vent vint la frapper violemment dans les flancs dans la poitrine. Le sang chaud qui éclabousse le sol. Elle se mordit la lèvre en poussant un grognement sourd et posa un genou au sol pour se rattraper. Et l'angoisse lui saisit le coeur car ce moment de faiblesse pouvait très bien permettre au monstre de revenir les attaquer. Le samouraï était lui aussi à terre.

Il n'y avait plus rien qui pourrait les sauver désormais, si jamais il revenait à la charge.

Et dans sa tête elle se disait "non". Non, cela ne pouvait se terminer comme ça. Elle voulut hurler de rage et se relever pour de bon, s'engager une dernière fois dans la bataille, mais des points noirs couvraient sa vision. La blessure à son flanc et à sa poitrine avaient dû la toucher plus sérieusement qu'elle ne l'avait cru. Grimace dépitée et rageuse.

Mais la jeune femme put bientôt se calmer, et s'occuper plutôt du cas de son camarade tombé au sol, quand une bombe fumigène éclata dans la pièce. Le nuage de fumée finit par se dissiper, et il fallut bien constater la disparition de la bête. C'était fini. L'inconnu inquiétant et sa bête étaient partis, la queue entre les jambes.

Se tenant le ventre, ne jetant pas un œil à celui-ci, de peur de tourner de celui-ci en voyant tout le sang qu'elle avait perdu sous l'attaque ; elle écouta simplement les idioties du jeune homme qui lui faisaient un peu oublier la douleur qui la transperçait de part et d'autre. Tremblante, elle répondit d'abord avec un rire goguenard. Et elle arriva à se relever doucement, boitant pour arriver jusqu'à lui. Elle pouvait contempler les dégâts que la dernière attaque de la bête avait occasionnée au bâtiment. Et au samouraï dans son kimono rouge vif, allongé sur le sol, le visage couvert de sang.

Haha, un baiser de victoire ? Cela ne lui ressemblait pas. Hésitante. Grimaçante. Elle finit par soupirer, avant de s'agenouiller et d'abaisser doucement son visage vers lui. Elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi près, surtout un homme. Mais elle préféra ne pas s'éterniser et posa rapidement ses lèvres sur les siennes, avant de le regarder avec un air sévère et des yeux froids. Seul un sourire trahissait pourtant son expression.

Il l'amusait, malgré elle.


« Ça, c’est parce que j’ai promis et que tu l’as mérité. »

Puis, sans plus de cérémonies, elle le baffa de toutes ses forces, si bien que le son de la claque résonna avec un écho majestueux dans le couloir.

« Et ça, parce que ça ne me fait pas plus plaisir que ça, et que tu l'as méritée. Ça n’ira pas plus loin, ne te fais pas d’idées. Il serait peut-être temps que tu me dises ton nom, tu ne crois pas ? » rajouta-t-elle en se relevant péniblement.

A vrai dire, elle n'attendit pas sa réponse. Et ne l'entendit peut-être pas. Il lui avait peut-être répondu, ou peut-être pas. Sa vue se troublait de plus en plus, ses muscles étaient douloureux, ses jambes lourdes et la tête lui tournait. Elle avait perdu trop de sang certainement. La jeune femme attrapa le samouraï par les pieds et le traîna. Le sang écarlate lui dégoulinait de l'abdomen, trempait ses habits et colorait le sol d'un pourpre inquiétant et pourtant attirant. Elle tentait d'ignorer la douleur. D'ignorer les protestations que le jeune homme devait lui faire. Les bruits lui arrivaient d'une manière étouffée. Seuls les battements de son coeur lui arrivaient de manière claire à ses oreilles.

Et de toutes ses forces, elle le traîna jusqu'à l'annexe. D'un coup d'épaule, elle ouvrit la porte, pour tirer dans un dernier effort haletant le jeune homme, et s'écrouler par la même occasion sur les genoux. L'eisei-nin se leva précipitamment à leur arrivée. Azami souriait. Un sourire léger, mais teinté de peur pourtant. Elle avait vu un monstre aujourd'hui. Ce monstre, c'était l'autre, mais c'était surtout elle. Elle avait peur de cette soif de sang qui l'avait prise durant ce combat. Entraînante, terriblement entraînante. Et terriblement effrayante aussi. Cela ne lui ressemblait pas. Cela lui rappelait son frère, Choji. Et elle ne voulait pas devenir comme Choji. Elle ne le devait pas.

Dans un dernier souffle, pâle comme un linge, elle réussit à articuler dans une grimace, le corps immaculé d'un pourpre inquiétant :

« Il est parti, normalement. J'espère. On a fait tout notre possible. Et on va faire tout notre possible pour survivre aussi... »

Sa tête tomba doucement, tandis que ses paupières se fermaient. Voile noir de l'inconscience devant les yeux.

HRP:
 
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