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1/08. La manipulatrice


Dim 19 Nov 2017 - 19:40
Parmi les shinobis frappés par les évènements du Sommet, tous n'étaient pas des gradés ou des habitués de la guerre. Parmi la délégation de chaque village il y avait un petit nombre de jeunes, venus apprendre de la politique ou parce qu'ils avaient une situation. Mais l'expérience bénéfique pour leur apprentissage s'était transformée en cauchemar.

C'était des cibles rêvées pour Yamanaka Ema qui, cachée quelque part sur le site, avait commencé à manipuler. En poussant ces Genins et autres shinobis à la jeune expérience à s'entretuer, elle espérait bien semer davantage la discorde dans les rangs et les relations des différents villages cachés.

Mais d'autres shinobis présents sur le site, ayant vu le comportement étrange de certains des leurs, et devant de toute façon traquer de potentiels ennemis, ne resteraient pas les bras croisés...


Voici les règles et indications à suivre :
  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre.

  • Une seule fois durant tout l'événement vous pourrez demander un seul et unique délai de 12h.

  • En cas de non-respect des délais, vous serez exclu de l'événement.

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Ce groupe est situé à la sortie d'un des bâtiments annexes du site.

  • Avant d'espérer pouvoir affronter ou arrêter Yamanaka Ema, il faudra la trouver.

  • Si parmi les participants de ce groupe un personnage a déjà rencontré Yamanaka Ema, alors il pourra se douter de l'implication et de la présence de cette dernière.

Merci de respecter l'ordre de post suivant :
Yotsuki Kagero
Kizuato Daisuke
Suzuri Kyoshi
Narrateur/Yamanaka Ema
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Lun 20 Nov 2017 - 18:33
Une première détonation — non pas des plus légères vu qu'elle était de celle apte à réduire en miettes des fondations — alerta de façon irrévocable le batracien.
Qu'est-ce que... De suite le Yotsuki s'empressa de sortir d'un bâtiment annexe dédié à la jeunesse qui s'intéressait à la politique ; les pupilles du shinobi balayèrent l'horizon. Dès lors son regard se crispa : une sanglante mascarade se déroula devant ses prunelles.
À quoi jouez... Habituellement empathique Kagerō n'aurait pas hésité une seule seconde et se serait hâté pour désamorcer le conflit entre quatre aspirants. Seulement ce jour-ci il resta parfaitement stoïque face à la situation présente : non seulement il ne comprenait pas pourquoi ces petits se battaient, mais il ne saisissait également pas l'importance des événements présents.

« Itagami-san... Nué-kun ? » Le confirmé se fit rapidement bousculé en dehors de la bâtisse par une pointure du village caché des Nuages ; il était vrai que le jeune homme occupait le seuil de la porte depuis plusieurs secondes sans savoir réellement quoi faire, autrement dit il restait de marbre.
Pourquoi se battent-ils ? Entraîné par ses camarade le batracien se ressaisit. C'est à partir de ce moment qu'une flopée de questions assaillirent le subconscient du Yotsuki.

« Dois-je me joindre au conflit ou pire l'observer ? Comment réagirait l'Aburame dans cette situation ...? » Encore heureux Kagerō n'était pas le plus haut gradé parmi les shinobis du bâtiment dans lequel il se trouvait : le légendaire Kizuato Daisuke était de mise — mondialement connu pour son intervention lors de Shito. C'était avec un faciès qui mêlait incompréhension, peur de l'inconnu et nervosité que le confirmé observa son supérieur hiérarchique direct : « Que dois-je faire... » Aucun entraînement psychologique, quel qu'il soit, ne pouvait annihiler le sentiment d'angoisse qui paralysait actuellement cette jeune pousse : il n'a jamais vécu de vraies batailles, de vraies guerres, ni même d'un réel combat à mort face à des personnes de son genre, des shinobis.

Résumé du tour:
 
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Mer 22 Nov 2017 - 11:36
L’ennui le plus total. Qu’est-ce que je faisais ici moi ? Je devrais être au côté de Shuuhei pour la réunion des Kage, mais celui-ci à préféré comme escorte le fameux Shizen… je ne comprends pas vraiment son choix sur le coup. Puis franchement, je me fais trop chier ici, il n’y a que des petits jeunes. Mais alors que j’étais limite sur le point de m’endormir, j’ai entendu une détonation non loin d’ici… et merde, il se passe quoi ? L’endroit était pourtant bien sécurisé, qui aurait pu commettre un acte criminel ? Je n’ai pas eu besoin de réfléchir longtemps, je me doutais bien le l’identité des ou du responsable. Sûrement le Soshikidan, ils sont toujours dans les mauvais coups ceux-là. Je vais peut-être retomber sur Alderan, mais cette fois-ci, je ne lui laisserais pas l’avantage.

Sortant du bâtiment où je me trouvais, je suis tombé sur plusieurs scènes mettant en avant des jeunes shinobi se battant entre eux. Mais pourquoi ? Certains étaient du même village, pourquoi se battre entre eux ? Quelque chose clochait ici, mais heureusement, le Taicho de Kumo est dans la place. Près de moi se trouvait un jeune shinobi, qui au vu de son bandeau, appartenait lui aussi à Kumo mais que je ne connaissais pas. Il n’avait pas l’air de comprendre ce qui se passait, tout comme moi, mais il restait là à ne rien faire. Le jeune homme ne participait pas aux joutes qui se déroulaient sous mes yeux, ce qui était bizarre aussi. J’ai comme l’impression que quelqu’un est derrière tout ça.

« Hé petit, au lieu de rester à rien faire, suis-moi, il y a quelque chose qui cloche ici, et on doit trouver le responsable de ce ‘’chaos’’. »

On devait absolument éviter le combat avec les jeunes shinobis, c’était une perte de temps à éviter. Si quelqu’un est derrière tout ça, il faut vite trouver le responsable, sinon la situation pourrait s’aggraver. J’ai eu une pensé pour Shuuhei, j’espère qu’il est en sécurité. Je pense que Shizen pendra soin de l’escorter loin d’ici. Il était hors de question de perdre notre chef ici.

Après avoir donc demandé au jeune kumojin de me suivre, nous sommes tous les deux tombés sur un autre compatriote. Un autre jeunot qui était aussi de notre village. En même temps, cela ne m’étonne pas de tomber sur des aspirants ici, il n’y a que ça dans les environs. Il n’avait pas l’air de participer lui aussi aux combats qui tournaient d’ailleurs en meurtre devant nous. S’il est en état de nous suivre, c’est parfait.

« Kumojin, ne restes pas planté là, il faut découvrir ce qui se passe. Nous allons rester groupé pour découvrir ce qui se passe. Suivez-moi vous deux. »

Après m’être adressé aux deux shinobis, j’ai pris la tête du groupe improvisé. En tant que Jonin de Kumo, il était de mon devoir de protéger mes concitoyens. L’heure est maintenant à comprendre ce qui se passe. Cela ne m’étonnerait pas du tout qu’un membre du Soshikidan soit derrière tout ça. Tout en évitant de se faire agresser par les jeunes combattants qui ont l’air d’avoir perdu la raison, nous avons commencé à avancer pour peut-être trouver la personne qui est derrière cette zizanie.

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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Jeu 23 Nov 2017 - 23:32
Ses pupilles d’un turquoise bleuté ne reflétaient plus le ciel vers lequel elles étaient tournées. Après la détonation, c’était cette fumée grisâtre qui bordait son iris. Immédiatement, un attroupement d’aspirants ninjas se formait à l’extérieur des bâtiments les accueillant pour l’évènement : le Sommet des Kages venait d’être perturbé par un acte criminel, de toute évidence.

Le Suzuri, malgré son très jeune âge, avait bien peur de comprendre. Mais, s’il redoutait ce qui se passait à la seule vision terrifiante de l’effondrement du bâtiment principal, il se garda d’accorder ses pensées aux personnes qui s’y trouvaient. Non, un fait bien plus terrifiant vint bien, sûrement même trop vite occuper son esprit d’ores et déjà tourmenté. Plus qu’une détonation ou que les cris d’horreur qui suivirent celle-ci ; le bruit qui le fit le plus frissonner fut celui des lames, celui des coups, des blessures et des injures.

Le chaos. Autour de lui, ses pairs se mirent inexplicablement à se chercher, à se quereller pour finir par se battre et ce sans retenue aucune. Si la première détonation avait figé ses membres, cette seconde explosion lui avait carrément arraché sa plume et son calepin des mains : bien loin était maintenant l’innocent voyage ludique que le curieux enfant avait accepté d’entreprendre pour parfaire ses connaissances en politique.

« Qu… que faites-vous ? »


Il avait tenté de les raisonner, de les arrêter par la parole, mais rien n’y faisait et, se tenant un peu trop près du champ de bataille improvisé, était même pris pour cible. Il évita de peu les projectiles qui lui frôlèrent les oreilles – certains même lancés par des compatriotes Kumojins qui ne semblaient pas faire attention à leur visée – avant de se réfugier derrière un tronc d’arbre. Se tapant la tête en arrière contre celui-ci, il laissait ses jambes tremblantes tomber par terre avec le reste de son corps tout aussi chancelant : la scène qui se déroulant dans son dos était surréaliste, il vivait un véritable cauchemar éveillé. Ses mains affolées se posèrent presque instinctivement sur le foulard qu’il portait au cou, premier et dernier souvenir de son père qu’il remonta jusqu’à son front pour voiler son visage avec, laissant apparaître son bandeau des Nuages noué autour de son cou.

C’est ainsi que, alors qu’il tentait avant tout de se calmer, perdu entre les deux sœurs que sont peur et angoisse, deux hommes vinrent à sa rencontre. Son cœur battait excessivement vite. Relaissant son foulard tomber et recouvrir son bandeau, le jeune garçon reconnu immédiatement le Taichô du village. Un visage, qui, même s’il ne l’avait rencontré en personne, lui était familier. Qui dit crime, dit également police. Et qui dit police, dit également sécurité ; enfin, en théorie. Le grand homme était accompagné d’un plus jeune que Kyoshi ne connaissait pas, mais qui portait lui aussi le bandeau du village. Les deux étaient assez rassurants, même si le Yotsuki avait l’air plutôt angoissé lui aussi.

« Oui. »


Répondit-il respectueusement avant de se relever pour suivre les ordres du jônin. Il accompagna donc les deux hommes, et ce malgré la terreur ambiante, mais les accompagner où ? Les doutes, c’est là qu’ils firent leur apparition. Forçant son pauvre petit corps à se mouvoir malgré lui, le Suzuri se posait tout un tas de questions. Le Raikage avait-il été pris pour cible ? Par qui donc ?! Comment le jônin comptait-il s’y prendre pour découvrir ce qu’il se passait ? Et fichtre, où les emmenait-il donc ? Les genins au milieu desquels il s’était retrouvé semblaient avoir complètement perdu la tête, comme pris dans une sorte de Genjutsu… Et si ces deux hommes, ou du moins le leader de ce petit groupe improvisé, l’était aussi ? Et s’il était en train de foncer bêtement dans un piège ? Peut-être était-il le seul plongé dans une illusion, ou bien c’était tout le contraire ? Il se posait beaucoup de questions, beaucoup trop pour continuer à foncer tête baissée. Il s’arrêtait.

« Je vous prie de m’excuser, Daisuke-sama… Mais je ne peux pas me permettre de vous suivre aveuglément. R-rien ne me dis que vous n’êtes pas vous-même sous l’influence de cet étrange sort, ou alors même… une simple illusion… »


La panique l’avait gagné et le faisait complètement douter, douter à un tel point… Son visage laissait tout à fait transparaître ces deux sentiments confus, si bien que ses accusations en avaient à peine l’air et le ton. Soudain, prenant soin d’agir avec douceur pour ne pas lui-même passer pour l’ennemi, son doigt tout aussi tremblant que le reste de son corps pointait douteusement le jeune Kagerô.

« Et… et vous, qui êtes-vous ? Je ne vous ai jamais vu au village. »

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Sam 25 Nov 2017 - 3:32
La jeune femme les avait vus. Les avait entendus. Et elle s’en amusait.

La discorde naissante entre le groupe des kumojins allait lui donner du grain à moudre. Si son plan réussissait, la blonde n’aurait même pas à s’employer d’elle-même pour tous les tuer.

L’idée ici était de marquer ce sommet de l’empreinte du Soshikidan. Quoi de mieux qu’un énième bain de sang pour ce faire ? D’autant plus que l’adulte kumojin semblait être plutôt dangereux. Un nuisible à éliminer…

Depuis sa cachette, il ne lui avait suffi que d’un mudra propre à son illustre clan pour changer la physionomie de la bataille :

Alors que les genins venus de tous horizons s’entretuaient sans comprendre pourquoi ni comment, plusieurs d’entre eux s’immobilisèrent brusquement. Puis, mus par une rage soudaine, ils se retournèrent prestement vers le groupe kumojin qu’ils ne tardèrent pas à encercler.

Une bonne quinzaine d’adversaires.

Mais alors qu’on aurait pu penser que ces ninjas peu expérimentés allaient attaquer tout le groupe, cinq shinobis fondirent impitoyablement aussitôt sur le jeune Suzuri, tandis que dix autres chargèrent brutalement le Yotsuki.

Quant au manipulateur de mokuton ? Rien. Aucune personne ne semblait vouloir l’approcher. De quoi cristalliser les craintes de Kyoshi. Et pourquoi pas semer le doute dans l’esprit de Kagerō. Était-il le véritable Kizuato Daisuke ? N’avait-il aucun lien avec ce carnage qui semblait l’épargner ? Plus la fissure serait grande et plus elle serait irréparable…

Une faille qui arracha un sourire presque pervers à la Yamanaka. Toujours planquée quelque part.

Manipulatrice dans toute sa splendeur.

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Sam 25 Nov 2017 - 14:02
Le trio s'arrêta après avoir joué le rôle de spectateur devant de nombreux conflits sanglants — il découvrait au rythme de son pas des scénarios de plus en plus macabres. La remise en cause de la troisième tête haute comme trois pommes déstabilisa le groupe puisqu'il dut s'arrêter en si bon chemin. Kagerō observait silencieusement le personnage emblématique du village caché des Nuages. Malheureusement l'aspirant ninja visa ensuite le Yotsuki ; celui-ci s'empressa de répondre.

Je te conseille d'observer les alentours. Tu es en train d'arpenter le même chemin que ces shinobis qui ont perdu la raison.

Être immobile représentait une erreur stratégique de taille : une cible statique est l'une des plus facile à abattre. D'ailleurs les combats aux environs cessèrent puisque les ennemis s'allièrent pour encercler le trio. Dès lors le regard azuré du batracien balaya les silhouettes qui étaient à proximités. Il se concentra ensuite sur le faciès de Daisuke puis celui du môme afin de le rassurer d'un léger coup de tête. Cependant une question subsistait : allait-il marcher avec nous ou bien être paralysé de peur ?

En un clin d'œil cinq shinobis fondirent impitoyablement sur le jeune Suzuri tandis que dix autres chargèrent le Yotsuki. Un fait que Kagerō releva ; pourquoi laisser l'élément le plus important agir comme il le souhaitait ? Pour l'instant l'Oiseau Vermillon n'avait pas le temps de démêler cette histoire.

Accroupissez-vous ! Écria-t-il.

En un temps record il glissa sa paume droite à l'intérieur d'une sacoche en cuir. Il ressortit de façon immédiate un objet ovale facilement assimilable à un fumigène qu'il claqua au centre du groupe de trois. Une énorme nappe de fumée orangeâtre opaque s'éleva dans les airs en prenant soin de masquer les actions de chacun. N'importe qui aurait pu penser que cet écran n'était qu'un simple fumigène ; un moyen de distraction les plus basique.

Lors de l'inhalation de celle-ci une extrême sensation de brûlure envahit non seulement les voies aériennes, mais attaqua également les pupilles. Et pour cause cette fumée renfermait une quantité importante de capsaïcine. Voilà comment Kagerō espérait se défendre de la quinzaine d'aspirants sans les tuer : il voulait que cet écran forme une sorte de carapace ; quiconque s'y approche se voit d'être immobilisé par ces deux douleurs aiguës — il reste cependant possible d'y exercer des techniques et de surpasser les souffrances.

Concernant le Yotsuki il restait face contre terre en espérant que les agresseurs tomberaient dans le panneau. Il joignit même difficilement ses paumes pour se concentrer :

Kanchi... no Jutsu. Murmura-t-il.

Ce n'était pas une première pour le batracien. Il avait l'habitude d'employer ce genre de fumée pour se défaire des illusions — que ce soit en combat ou en entraînement. À force de se faire incendier par ces douleurs il n'en devint pas invulnérable, mais savait comment les ignorer pour se focaliser sur l'utilisation de ninjutsu afin de surprendre un adversaire pris au piège. Cette fois-ci il tenta de détecter le chakra d'autres personnes ; il voulait savoir si des renforts — que ce soit alliés ou ennemis — arrivaient.

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Sam 25 Nov 2017 - 17:13
Est-ce que j’avais l’impression de me faire insulter ? Un peu quand même. Comment un jeune shinobi, qui n’a même pas encore de poil pubien, ose mettre en doute le fait que je ne sois pas sous un genjutsu ou autre illusion à l’heure actuelle ? Franchement, je suis choqué. Moi, le grand Daisuke, rabaissé par un gamin… je commence à maudire Shuuhei de m’avoir attribué le rôle de baby-sitter pour aspirant ninja, tandis que lui est occupé à affronter des gros poissons j’imagine…

« Si c’était le cas petit, je t’aurais déjà tué. »

Voilà comment remettre rapidement à sa place un effronté. Non mais puis quoi encore, je pense déjà être assez gentil d’être venu à sa rencontre, j’aurais très bien pu le laisser se débrouiller tout seul. Mais bon, je n’ai pas envie de m’énerver, ce n’est pas vraiment le bon moment. D’ailleurs, quelques secondes plus tard, une vague de shinobi fonça vers nous, enfin, surtout sur Kyoshi et Kagero. Moi, personne n’osa m’attaquer. Ça pouvait être flattant, ils pouvaient penser qu’ils n’étaient pas en mesure d’affronter le grand Daisuke ! Mais j’ai rapidement changé d’idée. J’ai vite compris que ceux-là étaient sous l’influence de quelqu’un. Mais de qui ? Bonne question.

Kagero prit l’initiative d’intervenir en premier. C’est bien de sa part. Mais son action était comment dire… bizarre. Efficace mais bizarre. Il attrapa de sa petite sacoche en cuir ce qui ressemblait à une bombe, et la jeta dans la foule. Je m’attendais à une explosion, mettant à terre la plupart des ninjas qui nous attaquaient, mais non. Au lieu de ça, j’ai eu une drôle de sensation. D’abord, je pouvais sentir une sensation de brulure au fond de la gorge, comme si quelqu’un avait jeté de l’acide dans ma bouche. Puis, j’ai commencé à pleurer, sans savoir pourquoi. Moi, pleurer ? Il n’y avait qu’une seule chose qui pouvait me faire pleurer, du piment. Et c’était ça le contenue de la bombe lancée par Kagero.

C’était donc ça son plan ? Faire pleurer nos adversaires pour qu’ils arrêtent de se battre ? Décidément, j’ai gagné le gros lot aujourd’hui… En tout cas, je dois admettre que j’ai maintenant quelques secondes de répit pour m’occuper des autres vauriens. Je ne voulais pas les tuer, ça ferait tâche pour un Taicho de mon envergure. Non, je vais juste les immobiliser pour être ensuite tranquille et reprendre nos recherches.

Profitant de la cohue générale, je me suis accroupi et j’ai ensuite posé mes deux mains au sol. En seulement quelques secondes, des racines sortirent du sol pour ensuite enrouler les corps des opposants ninjas qui n’avaient pas l’air d’être dans la capacité de savoir ce qu’ils étaient entrain de faire. J’espère aussi, en faisant ça, montrer au petit Kyoshi que je ne suis pas son ennemi mais bien un allier, et surtout son supérieur.

Par contre, à cause de la bombe de Kagero, je n’arrivais plus à me retenir de pleurer. Vraiment indigne de ma personne. Et dire que je n’avais jamais pleuré de ma vie auparavant. Après tout ça, j’espère que personne n’osera parler de ce moment qui pourrait réduire à néant ma réputation de Taicho.

« Bon… Si jamais quelqu’un a toujours des doutes sur moi, je vais lui demander de se débrouiller tout seul pour survivre face à cette horde de ninja. »


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Dim 26 Nov 2017 - 15:05
Après ses accusations, la situation empirait. Le Yotsuki tentait de le raisonner tandis que le Taichô jouait plutôt sur sa peur, ses nerfs ; une efficacité sujette à débat, ses mots étaient glaçants. Mais il n’eut pas le temps de répondre ni à l’un ni à l’autre, la bouche presque scellée par la confusion et la culpabilité : les faisant s’arrêter, il avait par ses doutes permis à l’ennemi de prendre l’avantage. Ils étaient encerclés, pris au piège, dans le même piège auquel le Suzuri pensait échapper en ne faisant pas confiance aussi facilement aux deux hommes. Mais malgré tout, le raisonneur le rassure.

Alors que cinq novices se ruèrent sur lui et que dix autres prirent le chûnin pour cible, les yeux affolés mais bel et bien affûtés du jeune garçon ne purent s’empêcher de remarquer un détail aussi édifiant qu’alarmant : personne ne semblait vouloir s’attaquer au plus haut gradé du groupe, le même qu’il venait injustement de soupçonner. Kyoshi lui jeta un regard aussi nerveux qu’inquiet, sans vraiment lui en vouloir ; à ce niveau-là, il n’était juste plus sûr de rien. Mais, quand bien même ses doutes semblaient fondés à cet instant, il avait affaire à un danger bien plus immédiat ; un danger qu’il avait même sous-estimé au détriment de celui qui n’en était en réalité pas un.

Il ne songe même pas à dégainer son kunaï – face à tant de lames, il n’a absolument aucune chance. C’est donc sous sa cape qu’il passe sa main pour en sortir un rouleau. Malheureusement, trop peu concentré sur ces cinq adversaires qui eux n’ont aucune hésitation à tenter de lui trancher la gorge, il est déjà trop tard pour pouvoir exécuter sa technique.

« Accroupissez-vous ! »


Sauvé. Incapable de faire quoi que ce soit d’autre, le jeune genin s’exécute immédiatement. S’en suivit l’éclat d’une sorte de bombe fumigène, mais celle-ci avait quelque chose de particulier. Une fumée orangée s’en dégage et se propage bientôt sur toute la zone, enveloppant le groupe de trois ainsi que les quinze attaquants envoyés contre eux. Exposé à celle-ci, le contour des yeux de l’utilisateur d’encre rougit, ses orbites étant violemment irritées. La brûlure lui prend aussi au nez, puis à la gorge et ce jusqu’aux poumons. C’est aussi inattendu qu’insupportable.

« HAAA ‼ Mais qu’est-ce que… ?! »


Sous ses cris larmoyants et ceux des ninjas aux esprits manipulés, il avait carrément fermé les yeux, remonté son foulard jusqu’au nez pour respirer au travers et le plus près possible du sol. Il avait pensé partir en courant pour sortir de ce nuage aux allures d’enfer et se cacher, mais ni ses faiblesses ni sa jeunesse n’excuseraient une telle lâcheté. Et puis il ne savait pas ce qui se tramait dehors, la manœuvre était bien trop risquée. Bien plus que de rester auprès des deux hommes, même si l’un d’eux n’a pas toute sa confiance. Pourquoi au juste ? Le garçon n’en a lui-même pas tellement idée, c’était comme si une force supérieure l’incitait à se méfier de cet homme qui était pourtant le chef de la police en personne.

Malgré la douleur ambiante, celui-ci profite d’ailleurs du trouble semé pour effectuer une technique avec laquelle il immobilise tous les attaquants ; une entreprise que Kyoshi ne voit pas avec ses yeux toujours fermés – les garder ouverts étant bien trop douloureux – mais ressent avec ses autres sens tant elle est impressionnante. Celle-ci lui est ensuite confirmée par les dires du concerné qui semble avoir été en mesure de surpasser l’inconvenance de la situation. Même chose pour Kagerô qui – même s’il avait l’habitude – avait réussi à se concentrer pour lancer une technique.

Ils venaient de lui prouver qu’ils étaient dans son camp. Le garçon, en plus d’être aussi impressionné que rassuré, s’en voulait d’avoir douté d’eux si vite. Même si la situation l’influençait quelque peu, c’était honteux. Il s’excuserait platement plus tard. Maintenant, qu’il le veuille ou non, s’il voulait survivre, il allait devoir leur faire confiance. Sans sa vue, même s’il est caché dans la fumée, il est vulnérable. Que faire ? Rester caché à leurs pieds en étant incapable de se défendre d’une improbable attaque kamikaze sur eux ? Ses compatriotes avaient eux profité de la situation pour au contraire prendre une longueur d’avance.

Agenouillé près d’eux, il déploie son rouleau au sol : il avait décidé de tenter lui aussi quelque chose. Il tousse, souffre, pleure, mais ne tremble plus. Les deux hommes lui ont tendu la main, alors après l’affront qu’il vient de leur faire, il compte bien se rendre utile. Dessinant un oiseau à l’aveugle, ses doigts forment un signe incantatoire pour y donner vie. Il se concentre fort et l’animal prend plus de temps que d’accoutumée à sortir du rouleau. Son attention se focalise sur celui-ci, il espère pouvoir profiter du voile que leur offre cette fumée pour envoyer sa bête espionne sans se faire repérer, mais même avec une bonne maîtrise du ninjutsu, les circonstances ne jouent pas en sa faveur…

« A-a… tchu… ! »

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Lun 27 Nov 2017 - 20:28
Une bombe de piment… Ben voyons…

La jeune femme leva les yeux au ciel, avant de former encore une fois des mudras propres à son clan. L’instant d’après, son esprit s’exfiltra de son enveloppe charnelle avant de foncer aussitôt vers cette nuée piquante qui agressait yeux et narines de toutes les personnes situées dans les environs. Une arme triviale, mais ô combien chiante !

Dans sa forme astrale, la blonde n’était pas incommodée le moins du monde. Cependant, si elle voyait tout ce qui se tramait dans les environs, elle n’eut pas l’occasion d’apercevoir à temps les micmacs du jeune Suzuri. D’ailleurs, celui qu’elle avait visé depuis le début était bien entendu son attention ce gosse à l’origine de « cet écran de fumée rougeoyant » qui persistant toujours autant.

Gosse qui semblait ne pas être affecté par les effets de sa propre bombe…

Juste parfait !

L’esprit Yamanaka s’infiltra aussitôt dans le corps du jeune brun. Et l’instant d’après…

« Ça arrache ! »

Les brulures à la gorge du jeune Yotsuki la firent tousser, mais elle s’y habitua très vite avant de se baisser pour ramasser l’épée d’un cadavre. Une fois armée, elle fonça aussitôt vers le jônin, profitant toujours de l’effet aveuglant de la bombe de piment qui semblait l’affecter lui plus que quiconque ; et l’instant d’après, elle planta l’homme dans le flanc gauche, longeant seulement le quart de la lame dans sa chair.

Le gamin qu’elle possédait ne semblait pas très fort –Ou était-ce parce qu’elle ne s’était pas encore bien habituée à son corps-, mais la blessure qu’elle venait d’infliger au balafré devrait surement le handicaper un minimum.

Loin d’avoir fini avec ce corps, la Yamanaka retira brutalement son arme du flanc du kumojin –aggravant certainement sa blessure-, puis s’éclipsa aussitôt pour aller vers le jeune manipulateur d’encre qui lui aussi souffrait du piment. Elle passa derrière lui, le coinça contre son torse, tout en passant le katana sous sa gorge, sourire aux lèvres.

Et lorsqu’un gros coup de vent balaya le reste des effluves épicés, révélant la scène qui s’imposait au jônin, Ema prit aussitôt la parole :

« Un mouvement suspect et je l’égorge net ! Mais si tu obéis à mes ordres, tout ira bien. Ou presque... »

Le fil de la lame à même la peau du Suzuri faisait déjà couler un filament de sang, signe que le Yotsuki possédé n’hésiterait pas une seule seconde.

Qu’allait faire le jônin ?

Spoiler:
 
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Lun 27 Nov 2017 - 21:28
Après l'utilisation régulière de bombes à piment Kagerō pensait sérieusement être préparé aux contre-coups. Cela restait vrai jusqu'à l'apparition d'une nouvelle sensation qu'il ne connaissait pas encore : un tremblement involontaire, plus ou moins généralisé, s'empara de ses muscles. À peine il plissa son regard pour découvrir ce sentiment encore inexpérimenté qu'une voix inhabituelle fut audible.

Ça arrache !

...?

Et c'est là que tout devint flou. Le batracien se demandait intérieurement ce qu'il faisait à l'instant même puisqu'il ressentit sa paume droite se refermer sur le manche d'une arme blanche abandonnée à même le sol. Malheureusement tout s'enchaîna très rapidement sans que l'Oiseau Vermillon ordonna un quelconque ordre à son système nerveux. Le corps du Yotsuki fusa en direction du plus haut gradé ici présent ; un coup d'estoc des plus basiques fut exercé par le Confirmé. Un mouvement brusque de ce même bras empira vraisemblablement la blessure du Jōnin : après avoir retiré la pointe de l'épée la marionnette humaine se dirigea vers l'élément le plus faible du groupe. Un vif mouvement permit au Pantin de prendre en otage le jeune Suzuri en prenant soin de passer la lame sous sa gorge.

C'est avec le sourire aux lèvres qu'il entama les « négociations ».

Un mouvement suspect et je l’égorge net ! Mais si tu obéis à mes ordres, tout ira bien. Ou presque...

Et pour prouver ces dires Kagerō exerça une légère pression sur l'épiderme de Kyoshi : un filet de sang coulait déjà. En revanche quand était-il en réalité ?

* C'est quoi.. ces conneries ? *

Le Yotsuki observait de façon impuissante ce retournement de situation. À première vue la blessure du Kizuato ne l'affecta pas plus que cela : « Il a déjà vécu pire... ». Cependant pourquoi agissait-il de la sorte ? Lui même ne le savait pas. Une illusion ? Difficile à croire puisque son organisme venait d'être sujet de plusieurs traumatismes. Par contre une haine immuable commençait à naître au cœur même du batracien : il ne désirait pas que cet événement — initialement politique — éteigne la vie d'un jeune aspirant âgé d'une dizaine d'années. Plus précisément il ne souhaitait pas être un tueur ; il n'accepterait pas une seule seconde de plonger ses paumes dans le sang. Après tout ôter la vie est envisageable... expédier au plus profond des enfers des chiens qui ne méritent pas de vivre, pourquoi pas... assassiner un môme qui provient du même village que lui ? Certainement pas.

C'est dans un élan de rage qu'il péta littéralement les plombs — et ce intérieurement. Dans les tréfonds de son être des cris s'enchaînèrent de façon permanente. Kagerō libéra tout ce qu'il enfermait précieusement, et tel un prisonnier qui tentait de se défaire des chaînes, il tenta coûte que coûte de retirer cette lame située sous la gorge de son jeune confrère.

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Mar 28 Nov 2017 - 21:29
Jusqu’ici, tout se passait bien. Grâce à la bombe lancée par Kagero, la quinzaine d’assaillant fut pendant un moment déboussolé et j’ai eu l’occasion de tous les immobiliser. Bon, par contre, j’ai chialé comme une fillette à cause de la bombe au piment, mais je suis assez fier de ce qui vient de se passer. Non seulement, tout le monde est en vie, mais en plus, on a pu montrer à Kyoshi qu’il n’avait rien à craindre de nous. J’espère que ce gosse retiendra la leçon. En tant que Jonin, c’est mon devoir de protéger les plus jeunes. Bon, ça, je suis obligé de le faire, et je dois avouer que ça me fait chier. D’ailleurs, j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi Shuuhei m’a forcé à faire du baby-sitting ? Il sait très bien que j’ai horreur des gosses, et j’ai déjà assez à faire avec la mienne à la maison. En plus de ça, lui, je suis sûr qu’il est entrain de se la coller douce. Puis sans parler de son choix totalement absurde de choisir Shizen comme son bras droit pendant le sommet des Kages. Et moi, pendant ce temps, je suis ici, avec des kumojins que je ne connais même pas et à me prendre du piment dans la gueule. Je te le promets Shuuhei, quand tout ça sera fini, tu vas entendre parler de moi.

Alors que j’étais en pleine réflexion sur mon rôle ici, comme depuis le début de notre séjour à Tetsu no Kuni, j’ai senti comme une drôle de sensation. Une sensation qui s’apparentait à de la douleur. Cela provenait de mon flanc gauche. C’est quoi ça encore ? Kagero a mis de l’acide dans sa bombe et pas du piment c’est ça ? Non… ça n’avait pas l’air d’être ça. Alors que ma vue revenait petit à petit, j’ai pu observer que j’avais une épée coincée dans mon flanc. Et merde, comme c’est arrivé ça encore ? Je n’ai vraiment pas de chance avec les armes blanche moi… Mais, en faisant un peu plus attention, je pu décerner la silhouette de Kagero tenant l’arme planté dans mon corps. Mais qu’est-ce qu’il lui arrive à lui ? Il est devenu fou ou quoi ? Il a envie que je le tue c’est ça ?

Je pouvais sentir mon sang couler le long de mon buste. La douleur n’était pas trop désagréable, j’ai vu bien pire dans la vie. Mais ce qui me choquait le plus dans l’histoire, c’est l’implication de Kagero. Pourquoi il faisait ça ? Etait-il un ennemi ? Je me trouvais à terre depuis que j’avais utiliser mon mokuton pour immobiliser les shinobis qui voulaient nous attaquer. Le nuage de fumée commença à se dissiper, et je pu voir Kagero et Kyoshi. Sauf que quelque chose n’allait pas, et ça puait même la merde. Ce dernier venait d’être prit en otage par le Chuunin, et il avait une lame sous la gorge, la même qu’il avait utilisé pour me blesser. J’ai regardé Kagero dans les yeux. Il y avait une certaine rage en lui, mais naturelle. Il avait même un rictus aux lèvres. Bizarre tout ça… son comportement est vraiment proche des autres ninjas qui nous ont attaqué. Pour moi, il n’est pas sous l’emprise d’un genjutsu, étant donné qu’il doit encore ressentir les brûlures du piment, tout comme moi, même si cela commençait à s’estomper. Par la suite, Kagero me lança un ultimatum. Je devais me rendre, ou alors, il allait tuer Kyoshi. Merde… il est sérieux en plus. J’ai l’impression que je vais devoir improviser pour régler la situation, en espérant que ça fonctionne.

« Franchement, tu aurais pu y aller plus fort. Je n’ai quasiment rien senti, même ma fille a plus de force que toi. Par contre, laisse Kyoshi tranquille. En échange, je vais rester ici à terre et ne pas bouger. »

En effet, je ne comptais pas me lever ni même bouger. Ce que j’ai prévu de faire ne me demandera aucun effort physique, juste un peu de chakra… Déjà, pour commencer, je dois faire diversion pour occuper pendant quelques secondes l’attention de Kagero. Et pour ça, j’ai déjà trouvé une bonne solution. En temps normal, j’aurais du me mordre le pouce puis ensuite poser mes mains à terre. Mais là, je suis entrain de baigner dans mon sang, et mes mains sont déjà à terre. C’est un gain de temps considérable, et surtout, je n’ai pas besoin de bouger.

C’est donc par ma simple volonté ajoutée à une bonne dose de chakra que j’ai demandé à un soutien de poids de venir me rejoindre. D’un coup, un énorme nuage de fumée apparu là où je me trouvais et engloba directement les environs. Mais, dans la foulée, j’ai réitéré ce que j’avais afin d’immobiliser les autres ninjas. Vu que mes deux mains étaient à terre, j’ai pu faire sortir des racines du sol qui en un rien de temps recouvrirent le corps de Kagero, de façon à ce qu’il ne puisse plus bouger d’un pouce, et donc ne pas faire de mal à Kyoshi. Mais revenons à ce nuage de fumée et ce qu’il cachait. Une masse imposante venait de se poser à côté de moi, longue d’une quinzaine de mètre. C’était bien évidemment Brutus, Scarabée d’Ebène que je venais d’invoquer. Reste à savoir maintenant si mon plan, bien qu’imaginé à la hâte, ai parfaitement fonctionné.


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Jeu 30 Nov 2017 - 15:32
La mort, elle lui pendait au nez, lui chatouillait les épaules en une sensation plus qu’oppressante. Comment en était-il arrivé là ? Luttant pour rester concentré contre les effets de l’air pimenté qu’il respirait, toutes ses forces étaient réunies dans ce simple dessin. La lutte, elle avait porté ses fruits puisqu’il avait pu animer son oiseau et le faire sortir discrètement du nuage opaque pour explorer la zone. Cependant, il ne put rien voir directement. D’abord, une vibration de l’air qui perturba les mouvements aériens de la fumée ; celle que la lame fit le long de son chemin jusqu’à la chair de sa victime. Ensuite, un léger gémissement qui perturba pour de bon sa concentration.

Mais c’était déjà trop tard. Sans qu’il puisse s’en apercevoir, celui dont il se méfiait le moins était déjà passé derrière lui et sa lame déjà passée sous sa gorge. Son regard vitreux se posait sur le jônin blessé alors qu’il se tenait immobile, paralysé par de terribles émotions et confusions. Le tracé rougeâtre des larmes qui avaient coulé le long de son visage était encore visible, et celui-ci descendait jusqu’au nouveau tracé rougeâtre que cette lame menaçante venait de dessiner sur son cou. La mort, elle souriait au-dessus de ses mèches brunes, elle bouillonnait de rage derrière sa tête. Il sentait les battements de cœur irréguliers dans la cage thoracique du jeune homme contre laquelle son crâne était appuyé ; un cœur qui n’avait rien à voir avec l’entreprise funeste du Yotsuki.

La mort, elle n’avait aussi jamais été aussi proche. Elle était froide, glaçante, lui coupait le souffle, comme le sentiment de trahison et d’abandon que le jeune garçon ressentait au fond de lui. Sous son foulard découpé par l’arme, son sang avait rejoint celui de son supérieur sur cette même lame qui menaçait toujours d’être son bourreau. Il n’avait osé agir ou parler, ni même, dans la panique et la peur, compris le chantage dont il faisait l’objet. Au lieu de trembler, son corps tout entier s’était raidi et immobilisé. Était-ce déjà la fin ? La fin de quoi exactement… ? Il se le demandait bien. Jusqu’ici, tout ce qu’il avait fait n’était qu’effort et sacrifice pour son clan. Le sacrifice d’une enfance plaisante ou ne serait-ce que stimulante pour l’avenir, un avenir qui ne serait alors pas le sien, puisque l’on était sur le point de lui prendre.

Il ne sentait plus la coupure, car la brûlure physique était moins intense que la brûlure mentale. Son cœur lui aussi s’emballait, alors que ses orbites claires distinguaient un nuage de fumée s’échappant de la position de Daisuke qui ne montrait aucun signe de souffrance par rapport à sa blessure. La douleur provoquée par la pression dès lors plus profondément exercée dans son derme ramena le jeune Suzuri à la réalité ; il lâcha un cri sourd. Les larmes commençaient à perler sur son visage à la fois terrorisé et dépassé ; il n’était pas prêt à faire face à une situation si catastrophique.

« Que… Qu’est-ce que… ? »


Devant lui se dressait une bête immense qu’il peinait encore à distinguer dans la fumée. Derrière, des lianes sorties du sol avaient arrêté le corps et surtout le bras qui enfonçait dangereusement le sabre dans sa peau ; le sang en coulait chaudement sur son épaule. Ses yeux larmoyants se posaient sur cet homme qui lui avait sauvé la vie à deux reprises. Il était si désolé… Le doute n’était plus possible, c’était bien le chef de la police en personne. Et finalement, à ses pieds, son oiseau d’encre revint à son rouleau d’origine pour y retranscrire son expérience.

La mort, il l’avait approchée de si près… Il tremblait, tétanisé, n’osant encore bouger, le souffle court et haletant, les yeux rivés sur ce parchemin sur lequel se dessinaient et s’écrivaient les informations recueillies par sa bête espionne qu’il n’avait pas pu suivre par manque de concentration.

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Ven 1 Déc 2017 - 14:37
Oh, le plan avait bien fonctionné. Parfaitement même.

Une invocation. Des lianes qui avaient immobilisé le corps qu’elle possédait. Que pouvaient-ils espérer de mieux ?

Sauf que voilà. Ema à travers le corps du Yotsuki gardait tout de même le sourire. Un large sourire même. Car ce qui était intéressant avec la transposition des Yamanaka, c’est que les cibles ne se limitaient pas seulement aux humains…

Cette invocation qui trônait majestueusement devant eux représentait le réceptacle parfait dans cette situation ! Une aubaine ! Comme si le sort s’acharnait sur ces foutus shinobis !

Alors, sans même s’en cacher, la Yamanaka s’extirpa de l’enveloppe charnelle et son esprit fondit en un clin d’œil dans le corps de l’animal à proximité. Celui-ci eut un brusque sursaut, écarquilla les yeux, puis se stabilisa. La possession était un succès.

Parfait ! Mais puisqu'il s'agissait d'une invocation susceptible de disparaitre à tout moment, Ema était également sur ses gardes, prête à s'extirper de ce corps titanesque au moindre pépin, à la moindre hésitation. Mais en attendant, elle comptait bien profiter de ce mastodonte.

Brutus leva alors l’une de ses pattes avant, avant de marteler le sol. L’onde sismique qui s’en suivit ébranla toute la zone.

Puis, il dirigea son regard féroce vers son possesseur avant de le charger violemment, sans attendre. Le corps du pauvre utilisateur de mokuton qui ne vit pas venir l’attaque de sa possession vola vers ceux des deux autres kumojins qui risquaient de se le prendre de plein fouet leur supérieur s’ils n’esquivaient pas. Mais avec un Suzuri apeuré qui semblait avoir perdu tous ses moyens et un Yotsuki immobilisé par des lianes, l’esquive semblait très compliquée…

En attendant, l’invocation se mit à faire un carnage un peu partout. Le scarabée géant chargeait et écrasait tout ce qui se trouvait sur son chemin.

Et plus les secondes s’égrenaient, plus le bilan s’alourdissait…

Ema et le Soshikidan semblaient gagner leur pari…

Qu’allaient-ils faire à présent ? Essayer d’arrêter la folle invocation ? Ou suivre la piste que détenait à présent Kyoshi ?

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Ven 1 Déc 2017 - 19:44
Une nouvelle fois un énorme nappage de fumée blanchâtre s'empara de la zone de combat. Dès lors une certaine pression paralysa vraisemblablement le corps du Yotsuki : d'innombrables lianes se nouèrent à même ses vêtements pour l'immobiliser de plus belle. Malgré ce flot incessant de mauvaises nouvelles la victime des multiples assauts sourit à l'arrivée d'une seule et unique bonne nouvelle ; son corps répondait désormais aux signaux électriques de son cerveau. Autrement dit il était redevenu maître de ses mouvements et n'était plus sous l'emprise d'une tierce personne. Malheureusement pour lui l'arrivée de la récente information en apporta une seconde... réellement moins amusante.

...? Kagerō exprima une seconde fois son interrogation.

À la vue de la rébellion de l'invocation le batracien n'hésita pas une seule seconde à prendre l'initiative. Après tout il venait d'être victime d'un étrange phénomène et n'avait jamais vu un kuchiyose agir de la sorte après l'appel de l'invocateur. Le scarabée est aussi la cible de cette manipulation ? La question est parfaitement légitime.

Katon... Malgré l'action des lianes sur son corps il était aisé pour le Yotsuki de relâcher le tantô récemment récupéré. Difficilement il serra sa paume droite afin de relever l'index ainsi que le majeur de cette même main ; il composa le signe du demi-Tigre.

Ryūen Hōka... no Jutsu ! Immédiatement le Yotsuki compressa un énorme montant de Chakra à l'intérieur de son corps. Il l'expulsa sous la forme de quatre têtes de dragon en direction de l'invocation qui mesurait une quinzaine de mètres. La particularité de ce Jutsu est notable : le brasier est facilement manipulable pour l'utilisateur — et ce sans forcément l'utilisation des mains ou autres mimiques. Le corps de Daisuke ainsi que celui de Kyoshi n'étaient pas sur la trajectoire de ces quatre missiles ambulants. Cependant la chaleur extrême dégagée par ces projections incendiaires pouvait facilement mettre à genoux quiconque qui s'y frôlait : c'était le cas du Suzuri et de Kagerō.

De façon successive quatre courants d'air chaud ascendants percutèrent le faciès des jeunes shinobis. De quoi leur confier une bonne bouffée de chaleur en plus d'une chute certaine à cause de cette onde sismique de taille.



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Sam 2 Déc 2017 - 17:07
Franchement, je n’ai rien compris à ce qui venait de m’arriver. J’étais certain que mon plan était efficace. Mais non, et comme depuis le début, le sort s’acharna contre moi. J’ai l’impression que le destin a une dent contre moi, pourtant, je n’ai rien fait de mal dans ma vie. Alors que je venais donc d’invoquer Brutus sur le champ de bataille, celui-ci, bizarrement, n’avait pas du tout l’air de m’obéir. Il se retourna vers moi, et après avoir taper à plusieurs reprises avec ses pattes sur le sol, ce dernier me chargea dessus alors que je ne m’y attendais pas du tout. Je dois avouer que le choc fut assez brutal, rajoutant à ça que j’étais déjà blessé sur le flanc gauche. L’imposant scarabée rhinocéros s’amusa de ma carcasse, m’envoyant valser dans les airs.

J’imagine qu’avec le choc, ma technique d’immobilisation sur Kagero s’estompa légèrement. En effet, alors que j’étais encore dans les airs, ce dernier en profita pour attaquer mon compagnon à cornes. Quatre imposantes boules de feu ayant la forme de tête de dragon sortirent de sa bouche et prirent comme cible Brutus. Est-ce qu’il avait repris ses esprits ? Ou alors, était-il encore sous l’influence du maléfice qui l’avait contraint tout à l’heure de me poignarder ? Aucune idée. Avec beaucoup de chance, son attaque ne me toucha pas, alors que j’étais pourtant en train de vaciller dans les airs. Mon corps lui, tomba aux pieds de Kyoshi et Kagero, sans faire trop de dégâts sur eux. Ici, celui qui était assez mal en point, c’était bien moi. N’ayant pas eu le temps d’esquiver l’attaque de mon invocation, mon corps prit de plein fouet l’imposante masse de Brutus. Comme-ci je n’étais pas déjà assez blessé d’ailleurs… Heureusement pour moi, je suis un gaillard qui résiste assez bien, mais pour autant, je n’ai pas été épargné sur le coup. Alors que j’étais à terre, je pouvais sentir que ma blessure sur le flanc gauche me faisait de plus en plus mal. En effet, celle-ci c’était agrandie avec l’impact. Et pour couronner le tout, j’avais une jambe en compote, elle me faisait un mal de chien. Mais il en fallait plus pour mettre à bout l’incroyable Taicho de Kumo.

Il me fallut quelques instants pour reprendre totalement connaissance. Quand j’ai pu comprendre ce qui venait réellement de se passer, j’ai posé mon regard sur Brutus. Ce dernier prit de plein fouet l’attaque du kumojin. Il avait fait preuve d’une précision de maître, ou alors, il avait eu un gros coup de chance. En tout cas, il était certain que l’invocation avait prit de sacrés dégâts. J’ai eu un pincement au cœur, ce qui ne m’arrivait que très rarement. J’avais une certaine peine pour Brutus, il n’était en rien responsable de cette folie. Mais il était impératif de l’arrêter, sans quoi, il aurait causé des dégâts avec de très lourdes conséquences. Me relevant non sans peine, j’en ai profité pour ramasser ma canne qui me servait aussi d’épée. Heureusement qu’elle était là, j’allais en avoir besoin pour me déplacer maintenant. Mon regard était toujours porté sur Brutus. La violence de l’attaque orchestré par Kagero l’avait mis mal en point. Je ne pense pas qu’il pourra rester encore ici pendant très longtemps. Et ma théorie était exacte. Alors que sa carapace était entrain de brûler, il disparu sous mes yeux, laissant seulement derrière un nuage de fumée épaisse qui disparut avec le vent.

Kyoshi avait l’air totalement apeuré. Kagero lui, n’avait plus le même regard que lorsqu’il avait prit le genin en otage. J’imagine donc qu’il a reprit ses esprits et qu’il est digne de confiance. Avec un simple geste de ma part, les lianes autours de lui disparurent dans le sol. Il était maintenant question de mettre la main sur la pourriture qui était en train de nous mener par le bout des doigts depuis tout à l’heure.

« Est-ce que je peux compter sur toi Kagero pour nous aider ? Ou comptes-tu me poignarder de nouveau ? Quant à toi Kyoshi… je vois que tu as réussis à récolter des informations avec ta créature volante. Qu’est-ce que ça dit de beau ? »

Bien-sûr, Kagero ne devait pas prendre cette remarque au premier degré. Si je me comportais ainsi, c’était pour montrer que j’étais encore en état, malgré le fait que j’étais en piteux état. Avec ma blessure sur le flanc gauche qui avait doublé de volume et ma jambe droite en miette, je n’étais plus aussi frais que tout à l’heure. Mais j’avais toujours la volonté de mettre la main sur la crapule qui est responsable de ce massacre. Je compte bien prendre ma revanche, peu importe mon état.


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Dim 3 Déc 2017 - 2:30
La scène qui se déroulait devant lui était tout bonnement subjuguante. La bête en elle-même était monstrueuse, monstrueusement féroce. Elle avait furtivement chargé son invocateur, la terre en tremblait sous ses pattes. La bouche du jeune Suzuri était aussi ouverte que ses yeux. De ses deux pauvres petits bras, il avait tenté d’amortir la « chute » de l’homme, mais que neni ! Les jambes de celui-ci avaient pris tout le choc. Puis ce feu…

Une violente bourrasque de vent chaud lui souffla au visage, un souffle si puissant qu’il le fit tomber sur les fesses aux pieds du Yotsuki – celui-là même qui était l’instigateur de cette technique. Ces têtes de dragon enflammées, malgré cette chaleur écrasante, elles étaient majestueuses. Il grimaçait à cause de la brûlure momentanée – décidément, toutes les entreprises de ce Kagerô n’avaient pas été sans une petite douleur chez lui ; c’était comme s’il payait chacune de celles-ci par sa propre souffrance.

Mais le coup de chaud eut au moins cet effet-là ; se déplaçant à même le sol à quatre pattes, il attrapa son rouleau qui contenait de précieuses informations pour qu’il ne finisse pas consumé par ces impitoyables flammes. Les cris d’agonie de la pauvre bête qui n’avait rien demandé parvenaient à ses oreilles, et le tout ne fit que le terrifier davantage.

« Daisu… Daisuke-sama ‼ Tout… tout va bien ?! »


Quelle question… Sa blessure s’en était ouverte davantage. Le petit brun secouait un peu timidement l’épaule du blessé encore à terre devant lequel il s’était agenouillé. Son sang s’en retrouvait sur les mains innocentes du garçon, se mélangeant avec le sien ; l’image était affolante, parfaite illustration de la situation : horrifique. Il l’avait malgré tout aidé à se relever et à attraper sa canne, lui servant plus ou moins d’appui, même si l’appui qu’il pouvait lui offrir était faible… Il s’en voulait encore d’avoir arrêté ses deux aînés, car il était en quelque sorte un peu responsable de la réussite de ces deux manipulations.

« Pardon… »


Il ne put pas en dire plus, rien de plus qu’un terrible « pardon » discrètement et tristement glissé dans son oreille avant que le chef de la police ne prenne l’initiative de rallier les troupes. Ce dernier n’allait vraiment pas bien, il perdait beaucoup de sang, et en même temps, ils ne pouvaient pas se permettre de s’arrêter pour se soigner dans une telle situation.

« Oh… hun, j’ai… j’ai trouvé la position de l’en… de l’ennemi. Mais il… enfin, elle, est peut-être déjà en fuite… »


Sa voix était aussi tremblante que son corps. Cependant, il avait tenté de faire son rapport le plus efficacement possible en lisant ce que son oiseau lui avait laissé sur son rouleau. Et, plus intéressant encore, ses yeux n’avaient pas quitté le plus haut gradé. Pas un regard, pas une parole n’avait été adressée au Yotsuki. Et pour cause, lorsqu’il posa les yeux sur le sabre ensanglanté tombé au sol, sa respiration et son cœur s’emballèrent de nouveau. Ça le serrait, lui faisait mal. Avoir vu sa vie ainsi menacée par l’un – ou du moins le corps de l’un – des siens était un traumatisme qu’il n’était malheureusement pas près d’oublier, et ce malheureux Kagerô y était directement lié ; nul doute que cet incident risquait de compliquer la relation entre les deux.

Il essuya ses mains salies de sang sur le foulard qu’il détacha de son cou pour n’y laisser que son bandeau éventré sur un côté. Les pupilles portées sur ce fin tissu désormais cisaillé et taché, ses poings se serrèrent. C’était le foulard qu’il portait depuis sa naissance, dernier vestige de son père et d’une valeur sentimentale inestimable. Il déglutit. Sans s’emporter, au fond de lui, il frémissait. D’ordinaire d’un sang-froid incomparable aux autres enfants de son âge, il était là plus tendu et paniqué que jamais. Mais même dans la tension, dans la panique, son devoir de kumojin le poussait à prendre son courage à deux mains. Et ses mains, il les avait évidemment utilisées pour peindre.

« Chôjû Giga. »


Un seul signe et trois grands aigles d’encre s’extirpaient du rouleau en attendant au sol qu’on les monte. Aidé par la bête elle-même, Kyoshi se retrouva donc sur celle du milieu. La scène en elle-même avait été plutôt comique – si l’on pouvait se permettre de l’être dans cette situation – puisque celle-ci faisait presque deux fois sa taille, d’où son mal à la monter. Enfin…

« Ça… Ça devrait nous faire gagner du temps. »


Il n’osait pas donner d’ordres à qui que ce soit, il ne le voulait pas, bien trop respectueux. Il essayait donc de se faire comprendre autrement… Puis, lorsque tout le monde fut rapidement installé, les trois rapaces prirent leur envol. Comme ils en avaient fait les frais, rester immobiles ne les avantageait pas face à cet étrange adversaire, alors quitte à effectuer des déplacements, autant qu’ils soient rapides et le moins fatiguant possible ; vu l’état de Daisuke, surtout, il valait mieux éviter de courir partout – tel était le raisonnement d’un jeune genin de douze ans apeuré. Peut-être avait-il fait ça un peu pour lui, parce qu’avec tout ça, il ne se sentait plus en sécurité au sol…

Depuis le ciel se dressait sous leurs yeux un paysage dévasté par les multiples combats encore en cours ; un paysage chaotique. D’une main, prenant la tête du convoi, Kyoshi lisait son parchemin comme une carte en pressant son foulard imbibé de sang contre sa coupure de l’autre.

« Je crois qu’ils sont encore là… Qu... Qu’est-ce qu’on fait ? »


Les montures ralentissaient leurs battements d’ailes déployées pour stabiliser leur position, et alors que le Suzuri jetait un œil vers le sol au-dessus duquel ils se trouvaient, à une centaine de mètres environ ; de quoi pouvoir attaquer rapidement vers le bas ou fuir vers le haut ; il pouvait confirmer la présence d’une vielle bâtisse qui semblait vraisemblablement abriter celui, celle ou ceux qui leurs avaient joué de mauvais tours. Son regard se posait alors sur le plus haut-gradé du groupe.

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Mer 6 Déc 2017 - 0:14
Si la jeune femme savait qu’elle allait être la cible des trois kumojins alors qu’elle était encore dans le corps de l’invocation du jônin, elle n’avait clairement pas vu venir les attaques de feu. Ces dernières furent tellement horribles qu’elle s’extirpa tout de suite de la grosse bestiole pour ne pas avoir davantage à supporter ces douleurs atroces. Bien lui en a pris quand elle vit derrière l’invocation disparaitre dans un nuage de fumée.

Il s’en était fallu de peu.

Mais alors que son esprit rodait çà et là à la recherche d’une victime, elle vit les kumojins gagner les airs via des piafs d’encre. Elle voulut les suivre et prendre cette fois-ci le contrôle du jônin, mais ils furent trop rapides. Alors, son esprit fila rapidement vers son réel corps et quelques instants plus tard, ses sbires purent voir la véritable Yamanaka Ema émerger…

« Ema-sama… Il y a une activité suspecte dans le ciel. »

La blonde fronça les sourcils mais ne répondit pas. Elle se leva tranquillement de sa place et s’approcha d’une fenêtre avant de diriger son regard vers un point dans le ciel que son sous-fifre pointait d’un doigt inquisiteur. Ses trois proies avaient fini par se muer en prédateurs. Plutôt intéressant… Si bien que joueuse, la Yamanaka eut un sourire narquois.

Puisque sa mission était déjà accomplie et plutôt que de se poser la question de savoir comment ils avaient pu repérer sa cachette, Ema allait tout de même s’autoriser un petit jeu pour la fin. Histoire de voir jusqu’où sa victime préférée -à savoir le jônin- pouvait aller pour assouvir sa vengeance…

L’héritière des Yamanaka composa donc des mudras et finit par créer trois clones d’elle-même. Puis, elle fit signe à ses hommes de se diviser : Le mot d’ordre était la dispersion.

Dans le ciel, les kumojins purent voir que trois groupes s’extirpèrent soudain du bâtiment à moitié détruit, avant de prendre la fuite via des directions différentes : Le premier s'échappait vers le nord, le deuxième vers le sud et le dernier vers l’est. Des directions complètement aléatoires et un plan qui ne manquerait pas de perturber ses poursuivants.

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Mer 6 Déc 2017 - 14:10
Les assauts consécutifs de l'adversaire au profil encore inconnu entraînaient plusieurs retournements de situation. Tout s'enchaînait si vite : la neutralisation puis la disparition de l'invocation appelée par le Kizuato précédé par la prise d'initiative remarquable du jeune Suzuri. Kagerō n'hésita pas une seule seconde à bondir sur le majestueux rapace animé.
« C'est lorsqu'il doit protéger un être cher que le shinobi manifeste sa véritable force.. » Balança le Yotsuki de façon hasardeuse. N'est-ce pas l'unique condition qui nous permet de transgresser notre credo ? Il marqua un léger silence et en profita pour resserrer brusquement le nœud de son bandeau frontal. Autrement dit vous pouvez toujours compter sur moi Daisuke-sama.

Une fois dans les airs en vol stationné au-dessus de la bâtisse un sourire carnassier se forgea sur le faciès de l'Oiseau vermillon — sobriquet de Kagerō ; ce jeu macabre vint à se retourner contre son créateur.
Voyez vous ça... ? Trois groupes vinrent de s'extirper du bâtiment endommagé et prirent des directions différences, ce repli stratégique troubla le chūnin. Il n'attendit même pas les directives du supérieur hiérarchique pour se lancer dans une série de signes des plus troublantes. La silhouette élancée du batracien se pencha vers cette bâtisse d'où sortaient les différents groupes.
Gamayudan ! Le shinobi recracha une quantité d'huile ; Gōkakyū no Jutsu ! S'écria-t-il en n'interrompant même pas ces signes. Dès lors Kagerō recracha une massive orbe de flammes rugissantes en direction de ce « quartier général » anciennement occupé par les gérants de cette mascarade. Les flammes relâchées — et re-dynamisées par l'huile — engouffrèrent la maisonnette. La puissance était telle que la technique laissait un cratère fumant à la surface du sol jonché de débris carbonisés.

Je m'excuse de ce gaspillage inutile de chakra, mais je préfère réduire en cendres le reste de ces vermines. Souffla le Yotsuki après son combo le plus basique. Après avoir écouté attentivement les directives de Daisuke, Kagerō composa l'unique sceau incantatoire du Chien. De ce fait il forma trois duplicatas similaires à des clones d'ombres. Tandis que deux copies rejoignirent l'oiseau du Jōnin, la dernière gagna la monture de Kyoshi ; l'original restait sur son rapace.

Prenons en chasse le groupe au nord. Indiqua le shinobi au Suzuri.

Résumé du tour:
 



Dernière édition par Yotsuki Kagerō le Jeu 7 Déc 2017 - 14:28, édité 1 fois
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Jeu 7 Déc 2017 - 13:54
Je pouvais enfin compter sur les deux kumojins qui m’accompagnaient, à savoir le Chuunin Kagero et le jeune Genin Kyoshi. Le premier avait enfin repris une attitude normale, il n’avait plus l’air de vouloir m’attaquer ou encore me planter des armes dans le corps. Quant au dernier, malgré son jeune âge, faisait maintenant preuve de volonté digne d’un shinobi. Il s’était excusé devant moi, alors qu’il n’avait pas à le faire. Je n’allais quand même pas le laisser se faire tuer par Kagero. Je suis le plus gradé du groupe, et mon devoir est de les protéger.

Le jeune Suzuri créa avec son encre trois aigles, ce qui nous permis de prendre de l’altitude et de nous rendre quasiment au-dessus du repaire d’un vil individu. Celui-là, il allait en prendre plein la gueule, promesse de Taicho. Il a osé menacer un de mes protéger, il a osé prendre le contrôle de Brutus. Il a osé s’en prendre à Kumo. Il devrait donc payer pour tout le mal causé. C’est alors, qu’en-dessous de notre position, trois groupes d’individus prirent la fuite, sortant d’une maison abandonnée et quasiment en ruine.

C’est Kagero, qui une fois de plus, prit l’initiative d’attaquer en premier. J’aimais bien son comportement, il avait un véritable potentiel et faisait honneur à Kumo. Il prit pour cible le repaire des malfaiteurs qui semblait pourtant vide maintenant. Peut-être pensait-il qu’il restait des ennemis à l’intérieur. Je n’allais sûrement pas intervenir dans son choix, qui d’ailleurs était très bon. C’est avec un mélange d’huile inflammable et de katon qu’il détruisit la bâtisse. Je n’aimerais pas me combattre contre lui, mon mokuton serait totalement inefficace contre un ninja comme lui. En tout cas, son assaut eu l’effet désiré. Il ne restait plus rien, juste des débris fumants. Par la suite, il se dirigea avec Kyoshi en direction du groupe qui partait vers le nord.

Cependant, il restait encore deux groupes qui méritaient de subir mon courroux, à savoir celui qui partait au sud et celui qui se dirigeait à l’est. Malgré mes compétences, je ne maîtrisais pas l’art du clonage, ce qui était assez triste, étant donné que je devais m’occuper de deux groupes, et qu’il était hors de question d’en voir un prendre la fuite. J’ai eu une idée, qui était assez risquée. Mais je devais tenter le tout pour le tout. Me mordant le pouce jusqu’au sang, je fis un signe dans les airs et un nuage de fumée apparut à ma position. J’ai pris la décision de faire revenir Brutus, malgré ses blessures récentes. Je pouvais voir qu’il était assez mal en point, mais il pouvait encore voler et obéir à mes ordres. J’avais maintenant la solution à mon problème et je vais pouvoir m’occuper des deux groupes.

« Brutus, prend en chasse le groupe qui part à l’est et occupe toi d’eux. Reste dans les airs, ne prend pas le risque de te faire contrôler une fois de plus. Quant à vous, les clones de Kagero, sautez sur Brutus et faites votre boulot de kamikaze en cas de besoin. »

L’aigle sur lequel je me trouvais se dirigea vers le sud, et Brutus en direction de l’est. L’énorme Scarabée Rhinocéros qui me servait d’invocation arriva tant bien que mal au-dessus du groupe ennemi. Ses battements d’ailes devenaient de plus en plus puissants. Après quelques secondes, sortirent de ses ailes des lances de bois, qui furent projetées à toute vitesse en direction des malfrats qui se trouvaient en bas. Une salve, deux salves puis une troisième s’abattirent sur eux. Je ne pouvais pas voir les dégâts, mais vu le périmètre visé et la violence de l’attaque, il était certain qu’il y aurait des blessés voir des tués à terre.

Pendant ce temps, je me dirigeais donc vers le groupe qui partait au sud. Je gardais une altitude assez haute, ne voulant pas être prit dans le maléfice dont Kagero et Brutus avaient été victime. La vitesse de la créature d’encre me permit de les prendre à revers, de façon à me présenter face à eux. C’était enfin l’occasion de me mettre en action. L’aigle piqua vers le sol, avant de me déposer à quelques mètres du sol. Malgré ma blessure à la jambe et au flanc gauche, j’ai sauté pour atterrir tant bien que mal. J’ai ressenti une douleur à la jambe, mais cela ne me dérangeait pas plus que ça. J’avais tellement la hargne que mon esprit inhiba la douleur que je ressentais. Pendant ma chute, j’ai eu le temps d’effectuer une série de mudra conséquente. Dès que j’ai touché terre, un grondement se déclencha derrière moi. C’est alors qu’une grande statue de bois imposante prit forme. Elle dépassait largement les bâtiments voisins. Cette statue disposait d’une multitude de bras qui formait autour d’elle un arc-de-cercle. Il était venu le temps de mettre fin à tout ça et de faire payer ceux qui étaient à l’origine de ce chaos.

« Vous allez mourir. »

Devant moi, se trouvait un petit nombre d’individu, mais une personne sortait du lot. Une femme, blonde, avait pris la tête du petit groupe. Est-ce qu’elle faisait partie du Soshikidan ? Sûrement. Était-ce elle qui était à l’origine des maléfices qui touchèrent Kagero, Brutus ainsi que les jeunes ninjas qui s’entretuaient ? Sûrement. Mais je n’ai eu le temps de réfléchir davantage sur son cas. Quand j’eus terminé ma phrase, les bras de la statue se mirent en mouvement, et s’écrasèrent avec toute la rage et la puissance possible. Le choc fit trembler la terre et un nuage de poussière s’éleva dans les cieux. Avec une attaque pareille, c’était certain que personne n’avait survécu. Restait à savoir maintenant si Kagero et Kyoshi s’en sortait au nord.


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Ven 8 Déc 2017 - 19:50
C’est maintenant que tout se jouait ; maintenant que les ennemis qui semblaient être les auteurs des méfaits dont les trois kumojins avaient été témoins prenaient la fuite, s’étant séparés en trois groupes ; il fallait les arrêter. Il l’avait compris ; serrant ce foulard décousu et imbibé de sang dans sa petite poigne, celui qu’il avait depuis sa naissance, celui qui marquerait sûrement un tournant dans son enfance ; plus de place à l’hésitation, il ne décevrait pas les siens.

Sans attendre, Kagerô prit une initiative des plus impressionnantes : profitant de la position que lui offrait le grand aigle d’encre, il détruisit entièrement le reste de la bâtisse de laquelle étaient sortis les individus dont Kyoshi pouvait affirmer le statut d’ennemis grâce à sa bête espionne. Il voulait s’assurer que personne n’y étant resté caché ne puisse s’en sortir de la sorte ; et d’un côté, même si cet effroyable combo d’huile et de feu avait fait sursauter le jeune garçon qui le pensa un instant à nouveau sous l’influence de cet étrange sort, c’était légitime.

Puis, une nouvelle fois de son propre chef, ce même Kagerô créa trois clones dont un s’installa derrière le jeune Suzuri. Et puis, il lui indiqua où aller et que faire ; prendre en chasse le groupe partant au nord. Daisuke, l’homme en qui il avait le plus confiance pour diriger le groupe, n’avait finalement pas eu besoin de gérer ses deux comparses moins expérimentés en plus de devoir se gérer lui-même. Lui jetant un dernier regard, Kyoshi obéit aux indications du chûnin en le laissant avec sa monture. Pas vraiment rassuré à ses côtés, mais il se force car comme celui-là l’a lui-même dit : le moment était venu de manifester sa véritable force, de prouver sa vraie valeur.

« Je… Je vais tenter quelque chose. » Indiqua-t-il au shinobi qui l’accompagnait sur sa propre monture. « Mais, je ne pourrais rien faire tout seul… J’aurais… Besoin de toi… »


Ses prunelles le fixèrent longuement, péniblement. Il réussissait à surmonter sa peur, mais au fond, sa détresse était toujours présente. Il avait vu le batracien à l’œuvre et ne pouvait pas douter de ses capacités ; en revanche, ces quelques taches de sang séché qu’il avait encore sur les mains lui rappelaient à quel genre d’adversaire ils avaient affaire et, au fond de lui, il se demandait encore s’il pouvait avoir entièrement confiance. Et si ça recommençait ? Enfin, au moins il avait cette fois l’ascendant tant qu’il était dans les airs, c’est pourquoi il ne comptait pas quitter sa bête ailée.

Alors que le rapace chargé de Kyoshi et du clone de Kagerô survolait sa proie en mouvement, il passa à l’attaque. À dangereuse vélocité, il plongea sur le groupe de mercenaires. Le garçon déglutit tout en sortant un nouveau rouleau avec lequel il créa trois clones d’encre qui, une fois juste au-dessus des têtes ennemies qui composaient l’arrière du cortège, sautèrent de part et d’autre du rouleau pour se répartir l’atterrissage autour de la meute ciblée et la cerner ; l’un leur bloquant le passage à l’avant et les deux autres sur les côtés. Parallèlement, l’aigle animé avait usé de ses tranchantes et imposantes serres pour blesser le maximum de monde et en attraper sur son passage pour les capturer.

Un passage éclair à quelques risqués centimètres du groupe et le grand aigle reprit immédiatement son envol avec les deux passagers à son bord plus un ou deux clandestins entre ses serres pour gagner rapidement de l’altitude et s’éloigner d’éventuels assauts. Tout ça pendant que, synchrones, les trois clones de l’enfant aux rouleaux dégainés y firent grossir d’énormes taches pour créer trois vagues d’encre – de taille raisonnable – qui arrivaient toutefois des trois directions différentes pour restreindre la vue et les mouvements des adversaires. Puis, directement, les vagues à peine formées et commencé leur course déferlante, les clones enchaînèrent avec une nouvelle technique.

« Chô/jû Gi/ga ! »


Les vagues furent transpercées et, des murs opaques qu’elles formaient, jaillirent plusieurs hirondelles d’encre qui fondirent à toute vitesse sur le groupe pour venir exploser aux visages ; créant avec elles un instant chaotique juste avant que les vagues viennent terminer le travail et définitivement générer la cohue parfaite pour lancer une véritable frappe. Frappe qu’un Kyoshi commençant à ressentir des effets indésirables à l’approche des limites de ses réserves de chakra était incapable d’effectuer, c’était maintenant au Yotsuki d’user de ses capacités dévastatrices.

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Sam 9 Déc 2017 - 0:42
Ema eut presqu’un soupir déçu lorsqu’elle vit la bête venir vers sa position. Elle aurait même pu le posséder encore, mais les blessures qu’il présentait l’en dissuadèrent. Si elle n’avait aucun scrupule à investir le corps d’un animal, elle n’était pas masochiste pour autant. Aussi, lorsque le kuchiyose s’employa à les attaquer, elle usa d’une esquive et se retrouva bien loin de lui, tandis que les sous-fifres qui l’avaient suivi se faisaient empaler de façon impitoyable. Et dire qu’il était aussi puissant... Pour peu, elle l’aurait bien aimé ce scarabée géant. Mais à lui seul, il ne faisait pas le poids… D’ailleurs, la pitié qu’elle lui inspirait l’empêcher d’utiliser une énième technique. A quoi bon ?

Mais alors qu’elle comptait poursuivre sa route, la Yamanaka sentit un chakra particulier. Un chakra qui ébranlait ses sens, si bien qu’elle s’immobilisa pendant un moment en portant son regard vers la direction d’où venait cette énergie spirituelle si puissante. Son cœur manqua un battement et son visage afficha une mine triste pour la première fois depuis très longtemps. Elle n’aurait jamais pensé qu’il puisse faire son apparition ici. Pas lui. Elle hésita pendant un moment, jusqu’à ce qu’elle sente la présence d’Aldéran s’éloigner des environs. Il battait certainement en retraite. Suivre son leadeur dont elle épousait totalement les convictions ou aller le voir lui, ne serait-ce que pour un instant ?

Grand dilemme.

Les battements d’ailes du fameux Brutus la firent sortir de sa torpeur. Encore une fois, la bestiole revenait à la charge ! La blonde n’eut aucune réaction. Son choix était finalement fait : Les liens du sang ne devaient pas prendre le pas sur ses aspirations, ses idéaux. L’homme qu’elle devait rejoindre et soutenir n’était nul autre que son daimyo. Là-dessus, et sans réellement effectuer de mudras, la jeune femme fondit dans la terre en une seconde, comme par magie. L’invocation réessaya de l’attaquer, mais c’était trop tard. La jeune femme s’était enfuie par la voie souterraine et son chakra s’était évanoui des environs. Les autres kumojins durent s’apercevoir qu’ils avaient loupé leur véritable cible…

L’héritière des Yamanaka avait réussi son pari et sa mission.

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Sam 9 Déc 2017 - 23:25
Visiblement les combinaisons stratégiques du jeune Suzuri permirent au duo Kumojin de terrasser le groupuscule qu'il prenait en chasse — ils sont malheureusement tombés sur un leurre.
Visiblement Daisuke-sama ne retient pas ces coups. Indiqua le Yotsuki en observant non seulement l'horizon dévasté par de nombreux pieux en bois, mais également la gargantuesque statue sylvestre. Le taishō n'était pas l'unique personne à s'être dépassée ; Kyoshi a fait de même en atteignant ses dernières limites. Rejoignons le Jōnin puis... Le regard froncé de l'apprenti chef d'équipe se perdit dans ses pensées. ... nous improviserons. Cette tuerie était-elle terminée ? Y a-t-il d'autres conflits à arrêter, d'autres confrères à soutenir ? Le trio n'en savait rien.

Mais finalement qu'en était-il du batracien ou de l'Oiseau vermillon ? Un goût amer le rongeait depuis cette trahison, depuis qu'il a été ouvertement manipulé par cet ennemi encore inconnu. D'un regard discret il observait la blessure causée par sa propre personne à la gorge de l'aspirant âgé de seulement douze ans ; comment cela se répercutera dans le futur ? Le regard du chūnin glissa jusqu'à sa paume droite, main anciennement armée qu'il scrutait avec dégoût.

Le Suzuri n'allait certainement plus lui accorder de la confiance sous n'importe formes quelles qu'elles soient.
Allons-y... Lança-t-il s'en vouloir imposer sa décision à la jeune recrue militaire. Cependant avant de réellement partir le faciès du shinobi s'orienta en direction de celui du jeune. J'accepterai parfaitement ton choix si tu désires prendre tes distances. Tandis qu'il soupira son subconscient mêla agacement et gêne. Il secoua vivement la tête pour rectifier le tir. Finalement vas-y. Il mima un balayage du revers de sa paume droite dans le vent. Je te rejoindrai. Glissa-t-il entre deux actions — le corps du Yotsuki tomba lourdement sur le sol, il s'assit.

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Dim 10 Déc 2017 - 14:53
C’était la première fois que j’avais l’occasion d’utiliser cette technique. C’était, du moins pour l’instant, la plus aboutie de toute ma carrière. Elle m’avait demandé du temps et beaucoup d’entrainement. Mais quand je pouvais voir l’ombre qui planait sur des dizaines de mètres, je n’avais aucun regret. Les poings de la statue s’écrasèrent au sol, envoyant des les cieux des débris. Un nuage de poussières apparut, puis après, un silence religieux. Il n’y avait plus un bruit, juste celui de ma respiration. J’étais certain d’avoir tué les ennemis qui se trouvaient devant moi. Aucune personne normale ne pouvait survivre à un assaut de cette puissance.

J’ai eu chaud au final, avec ma jambe cassée et mon flanc gauche ouvert, j’aurai pu me faire balayer par n’importe quelle attaque. Cette dernière attaque était ma dernière chance de pouvoir remporter le combat. L’adrénaline commença à chuter, puis je suis tomber à terre d’épuisement. Je regardais le ciel, qui était obscurcit par le nuage de poussière qui commençait petit à petit à disparaitre. J’étais apaisé, malgré la douleur physique. Il me fallait un peu de repos. Je me suis redressé puis j’ai sorti un cigare que j’ai allumé rapidement. Puis, avec difficulté, je me suis relevé avec l’aide de ma canne.

Je me suis approché du point d’impact. Il ne restait plus rien, juste un cratère immense. Je m’attendais à voir des parties de cadavres et du sang, mais rien. Il n’y avait rien du tout, même pas un bout de tissu. Je suis resté comme ça, debout, regardant devant moi, cherchant une trace. Mais il n’y avait absolument rien. Ce n’était pas possible, ils n’ont pas eu le temps d’esquiver. Comment c’était possible…

« Et merde ! »

J’ai commencé à me poser quelques questions. Et la seule chose que j’ai retenue et qui était plausible était que mes ennemis n’étaient rien d’autre que des clones. Je me suis fais avoir comme un bleu. Soudain, j’ai commencé à m’inquiétè pour Kagero et Kyoshi. Ils étaient peut-être tombés sur les originaux en partant au nord. Merde… J’ai aussi pensé à Brutus. Effectuant un signe de la main, je l’ai renvoyé. Il n’avait plus rien à faire ici, je ne voulais pas risquer sa vie pour rien. S’il avait réussi à les tuer, tant mieux.

Qu’est-ce que j’allais faire maintenant ? Je ne peux plus me battre, je ne peux plus me déplacer sans souffrir… je devrais pourtant partir à la recherche du Chuunin et du Genin. Je devrais aussi chercher à avoir des nouvelles des autres kumojins qui sont également présents à Tetsu, notamment Shuuhei et Shizen. J’espère qu’ils sont encore en vie, enfin, je ne me fais pas trop de soucis pour eux. Mais j’aimerai bien savoir comment ils vont. Finalement, je ne pouvais rien faire de plus qu’attendre, attendre que quelqu’un vienne à moi. Je vais pouvoir en profiter pour me reposer pendant quelques instants, ça ne me fera pas vraiment de mal.



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Mar 12 Déc 2017 - 2:06
Un leurre, une vulgaire illusion. Ils avaient tous disparu dans ces vagues d’encre comme des mots sur lesquels sa plume aurait bavé. Le jeune « maître » de l’encre n’avait même pas eu besoin de l’aide du chûnin pour venir à bout de ce simple groupe de clones, c’était pour dire. Ceux-là n’avaient aucunement l’intention de les affronter, ils étaient juste là pour détourner leur attention, les leurrer, troubler leurs sens et les mener en déroute. Leur véritable ennemi se moquait d’eux, ou était-il si désespéré de prendre la fuite ?

Mais puisque celui-ci n’était pas le bon, lequel était-ce ? Y en avait-il vraiment un de bon, même ? Alors qu’il ne reste plus rien qu’une grosse flaque d’encre là où il posa ses pieds après avoir passé un moment conséquent pour reprendre souffle et penser la situation, détruisant volontairement ses aigles d’encre pour économiser les dernières gouttes de chakra qu’il lui reste, ses deux orbes imitent le Yotsuki alors que son thorax tente de tenir le rythme soutenu de ses poumons.

« Le coléoptère de Daisuke-sama n’est plus là… »


Un constat évident vu la taille de l’animal que le taichô avait réinvoqué pour s’occuper du groupe Est. Par contre, ce qu’il ne voyait pas à travers les différents obstacles naturels et non naturels – mêlant bois du ninja et bois du pays – qui pouvaient se dresser sur sa vue, c’était le carnage que l’offensive de celui-ci avait créé, les corps auxquels elle avait pris la vie. Mais même sans ça, c’était fichtrement impressionnant ; son titre n’avait pas été volé, et la majesté de cette gigantesque statue non plus.

Alors que son supérieur le plus jeune lui donne les nouvelles consignes, le malaise d’un traumatisme encore chaud du sang versé se réinstalle. Certes, le genin était plutôt fier d’avoir pu occulter celui-ci de son esprit le temps d’une frappe, accordant fatidiquement sa confiance à son manqué bourreau ; mais la réalité d’un tel accord résidait presque intégralement dans le contrôle qu’il avait sur la situation avec ses animations. Tension et gêne se font durement ressentir, Kagerô ne semble pas lui-même savoir ce qu’il reste à faire au milieu de ce désastreux champs de bataille profané par le combat et le sang ; chose qui n’est pas pour rassurer le Suzuri qui s’en tient encore à craintive distance.

Puis, se rendant peut-être mieux compte de la chose maintenant qu’une once de répit lui est accordée, le brun lui fait une remarque percutante. Confus, gêné, presque apeuré, Kyoshi ne sait plus où se mettre. Ses jambes et ses épaules qui prennent de plus en plus de poids sur son petit corps n’osent plus s’exprimer en un tremblement, une vibration de crainte. Ses yeux grands ouverts le dévisagent, pas de condescendance, mais bien d’infériorité. Face à tous ces cris de guerre, de souffrance, ces explosions, ces effusions ; il se sent si petit, si dépassé : inférieur.

« Buh… Bah… Hu… Guh… » Bégaie-t-il avec une goutte de sueur qui descend le pan gauche de son visage ; dans les circonstances actuelles, il était bien incapable de réagir à de tels dires.


La limite entre la confession sincère et le manque de respect de la hiérarchie dont son supérieur faisait l’objet était bien trop étroite pour qu’il ait pu gérer la situation. Si certains écarts étaient admis en raison de son jeune âge dans d’autres circonstances, celles-ci faisaient presque état d’une mise à l’épreuve imprévue. Quoi qu’il en fusse, c’est finalement le batracien qui prit cette initiative de lui-même, « retirant » ce qu’il venait de dire en « demandant » avec ordre au Suzuri de partir seul. Il avait sûrement besoin d’être un peu seul, si seulement…

« B-bien ! »


Le postérieur de son supérieur à peine au sol, le garçon était déjà parti. Il courait, il filait sans perdre une seconde en s’enfonçant dans les arbres, les roches et les chemins qui menaient à cet immense nuage de poussière encore visible dans les hauteurs célestes grisâtres provoqué par les prouesses de l’utilisateur de Mokuton. Mais, déjà, à mi-parcours seulement, son corps au chakra presque entièrement pompé sans repos failla une première fois. Un simple caillou, des jambes et des pieds incapables de se rattraper et le pauvre enfant se mangea le sol dur en pleine poire.

« Aïe ‼ » Râla-t-il alors que sa joue droite avait tout pris, la peau de celle-ci maintenant assez sévèrement éraflée contre les nombreux cailloux ardus de cette dure terre.


Il pose une main là où ça lui pique, le brûle bien fort ; c’est douloureux, mais continue malgré tout sa course en se relevant. Ils n’ont aucune information sur l’état de la bataille aux alentours, et lui est foncièrement incapable de se poser pour réfléchir comme à son habitude dans cet état parfaitement inhabituel, alors il court, comme un enfant après un ballon parti trop loin. Et c’est bien là tout ce qu’il peut faire, malheureusement.

« Daisuke-sama ‼ » S’époumone-t-il, amoché mais bel et bien arrivé, alors qu’il retrouve l’homme qu’il était venu rejoindre étalé sur le sol.


C’était un cri de peur, de panique, un appel à l’aide à lui-même alors qu’il s’élance maintenant dans un ultime sprint vers le corps encore blessé de celui-ci. Et, comme juste avant, ses jambes se frappent l’une l’autre, le clouant au sol pour de bon. Quelques douloureuses roulades, un crâne qui tape le sol, les bras aussi, et les jambes sur lesquelles il n’a plus aucun contrôle qui se tapent entre elles.

Néanmoins, malgré ce tumultueux périple, il arrive à se retrouver là, agenouillé devant lui, sans forces, mais toujours un peu plus que lui. Il le secoue, d’abord paniqué. Puis, il remarque le saignement subsistant de sa plaie ouverte. Avec tout le sang qu’il a perdu, pas bien étonnant qu’il soit écroulé par terre même avant son cadet qui, encore une fois incapable de lui venir en aide convenablement, ne put que replonger ses mains dans son sang.

Maintenant qu’il avait sacrifié jusqu’à son foulard de naissance, quel noble tissu allait-il bien pouvoir utiliser pour essuyer ce nouveau liquide chaud sur ses dextres ? Ses petites mains tentant tant bien que mal d’appliquer une pression favorable à l’arrêt momentané de l’hémorragie, il se mit à craindre. Il avait épuisé ses toutes dernières forces pour ça, cette aide minable… Et il se le demandait maintenant : sans chakra, sans forces, à quoi pouvait-il bien servir ? Si quelqu’un les surprenait, là, tout de suite, que pourrait-il faire ?

« Pardon… Pardon… » S’excusait-il, bêtement, sans raison valable autre que la panique, la crainte et la peine de son incapacité à pouvoir le protéger de quoi que ce soit maintenant que les rôles étaient inversés.


De son corps entier, ses yeux tremblaient, ses larmes coulaient de son visage courroucé jusque sur le corps encore inerte de son aîné à bout de forces.
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1/08. La manipulatrice

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