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Besoin de se ressourcer et se renforcer | PV Watari

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Dim 19 Nov 2017 - 23:13
« Si tu en as assez de déambuler comme moi, rejoins moi, les bains à côté du restaurant de yakisobas, quand le soleil touche le rocher au-dessus de la demeure des Nagamasa »

Un simple message déposé à l’attention de Watari.

Le soleil, la chaleur, l’ambiance festive savait réchauffer les cœurs cependant l’environnement ne suffisait pas. Ayuka pouvait le concevoir, que les missions ne soient pas confiées à des inconnues, encore plus quand on avait conscience de la possibilité pour le Village caché de la Brume d’envoyer des shinobis pour les récupérer ou simplement les tuer sans plus de formalité. Tous les jours en se levant, la jeune femme se demandait si l’alerte serait sonnée auprès du Tsuchikage en voyant quelques kirijins se présenter devant les portes mais sans demande d’hospitalité.

Non, l’inactivité la dévorait, enfermée dans la simple demeure que le clan occupait. Eiichiro restait enfermé dans un mutisme sombre une très grande partie de la journée, Akimitsu vaquait à ses occupations, Setsuka semblait toujours épuisée et Rakka… Rakka était certainement la seule âme à sourire dans tout ce petit monde en dehors d’Ayuka.

Elle s’était échappée. En ce début de soirée, la nouvelle iwajin avait quitté sa chambre dans le but de se détendre et si possible, évacuer la tension qui s’accumulait tous les jours en peu plus et qui avait le don de rendre ses muscles douloureux notamment au niveau de ses épaules. C’est sans s’attarder que la jeune femme pénétra dans le vestiaire des bains, laissait tomber ses vêtements mais prenant soin de plier son cher haori, une des derrière relique Yuki en sa possession. Une serviette modestement vêtue autour de son corps, elle avança, découvrant l’établissement… Et c’est dans un soupire salvateur que la femme des glaces se plongea dans l’eau brûlante et les vapeurs épaisses.

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Mar 21 Nov 2017 - 0:59
Prendre un bain chaud en compagnie d'Ayuka. Voilà un bien étrange projet qui faisait écho à une baignade qu'il avait refusé il y a bien longtemps, à Shitô. Et aujourd'hui, l'idée de voir la jeune femme pour une baignade nocturne et se reposer avait de quoi être alléchant. Néanmoins, il hésitait quelque peu. N'en avait-il pas assez fait ? N'avait-il pas assez fait souffrir le cœur de sa jeune disciple ? N'était-il pas honteux pour lui de vivoter autant d'une femme à une autre ? Le jeune samouraï était dévoré par ces questionnements qui continuaient de le faire douter, de lui donner envie de se remettre en cause, lui et les passions les plus torrides qui l'animait et qui l'avilissait. C'est pourquoi, plutôt que de suivre les écrits de la jeune femme, il avait fait exprès de prendre un bain public au hasard. Notamment un mixte. Comme ça, il était sûr qu'il y aurait d'autres personnes ce qui aurait l'effet par conséquent de nuire à toute ambiance romantique.

Il s'était retrouvé dans des bains publics des plus typiques où il se remit à songer à sa rencontre avec Chôgen. Comme quoi, à cette époque-là, encore très insouciante, il y avait eu des moments de chance et de paix pour le jeune homme. Il ne savait pas de quoi l'avenir serait fait, mais il sentait que cela risquait d'être aussi chaotique que ces derniers temps. Cette paisible ambiance propice a l'introspection masqua à ses sens l'arrivée d'une autre personne dans les bains chauds. Quand enfin, il la reconnut, le jeune homme se dissimula par réflexe sous les eaux, malgré qu'elles furent très chaude et patienta, espérant qu'elle repartirait si jamais elle ne le voyait pas.
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Mar 21 Nov 2017 - 1:10
Pas encore présent, Ayuka espérait qu’il viendrait. Elle ne lui avait pas envoyé ces quelques mots dans une invitation à la débauche et à la passion, encore moins dans un lieu public. Non, elle désirait simplement passer un moment en sa compagnie, en cette présence qu’elle aimait tant. C’était un besoin qu’elle ressentait souvent, celui de se ressourcer auprès des autres nouveaux iwajins. Car dans un effort d’intégration, Ayuka découvrait chaque jour un peu plus le village caché de la roche et ses habitants mais cela pouvait vite devenir épuisant.

L’eau chaude glissait sur le corps de la jeune femme, ses bienfaits salvateurs la détendant doucement alors que les vapeurs d’eau embaumaient son esprit. Personne, pas une seule âme qui vivent… C’était étonnant car à cette heure, la jeune femme s’était attendue à devoir se battre pour trouver un peu de place.

Un soupire. Décidemment, c’était bien agréable… Lançant un regard autour d’elle, ses yeux ambrés scrutèrent de leur mieux au travers de la brume afin d’être assurée de la non présence d’une autre âme que la sienne. Sans réellement plus d’attente, Ayuka dénoua sa serviette trempée, la laissant tomber de chaque côté de son corps avant de la poser sur ses genoux. Le tout lui permettant de la remettre vite si finalement un autre habitant des roches se décidait à venir profiter des bains.

Fermant les yeux elle attendait et profitait.

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Mar 21 Nov 2017 - 1:33
Watari suivait malgré ses activités professionnelles bien plus classique que par le passé, lui aussi, une intégration rapide au village de la terre. Nonobstant les températures qui différaient, la vie ici était semblable à celle de Mizu no Kuni. Il se faisait toujours l'aide de ceux qui en avaient le besoin et bon gré, mal gré, être le cousin du tsuchikage lui donnait une réputation bien meilleure que celle qu'il avait pu avoir en tant qu'inconnu au sein du village de la brume. Il ne ressentait pas la fatigue pourtant, qui s'accumulait bel et bien. Il faut dire que le monde ne s'arrêtait pas et il savait que les envies sanguinaires des fous qui dirigeaient le pays de l'eau et le village de la brume ne s'arrêterait pas, en témoignait l'attaque sur Chôgen, qui avait perdu un de ses bras... Il avait d'ailleurs quelque chose qu'il préférait ne pas dire à ses amis, à Ayuka et Eiichiro... D'une part, il ne voulait pas les vexer, d'autre part, il ne voulait pas les inquiéter. Lui qui se dissimulait sous les eaux en tentant de l'esquiver, à la fois pour ne pas céder à une tentation, et de l'autre pour éviter de la rendre malheureuse, il tenta de retenir son souffle. Bloup. Voilà le bruit que fit son air qui remonta à la surface, alors qu'il écarquilla les yeux sous l'eau.

L'attente sous l'eau avait été interminable, mais elle ne se décidait pas à partir. Pire encore, elle venait de retirer... La serviette qui était autour d'elle. Il tenta de ne faire aucun bruit, mais de plus en plus, l'air venait à manquer et remontait à la surface, tant et si bien que tout rouge (peut-être parce qu'il l'avait vue sous des coutures qu'il n'osait pas imaginer, peut-être car l'eau était brûlante, qui sait), le jeune homme remonta à surface, crachant de l'eau qui avait manqué de s'infiltrer dans ses poumons. Il n'avait même pas le temps de formuler des excuses ou sa surprise, il préférât juste se reposer contre le bord rocheux du bain pour reprendre son souffle, alors qu'il toussotait. Quand enfin, il retrouva sa pleine capacité respiratoire, le jeune homme laissa échapper alors : Ayuka, je ne te savais pas si... Libérée ! Dit-il en risquant un oeil derrière lui. Après tout, sa stature était étrange et il avait au moins la curiosité de voir comment elle était, sans ses vêtements, n'ayant jamais su déterminer si elle avait des formes menues, ou à la hauteur de son appétit pantagruélique.
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Mar 21 Nov 2017 - 1:56
Au moment même où la suspicion grandit dans l’esprit d’Ayuka, elle attrapa avec vivacité sa serviette, s’empressant de la nouer de son mieux autour de son corps pour cacher ses formes et la vision dénudée qu’un homme aurait pu poser sur elle. Le rouge au joue, les pieds légèrement écartée car prête à se défendre et remettre à un place un potentiel voyeur, Ayuka scruta l’eau et poussant un léger cri de surprise en découvrant un Watari aquatique à quelques mètres d’elle.

Ses muscles se contractèrent mais heureusement pour le samouraï, le poing de la Yuki ne vola pas dans sa figure. Elle ne savait comment réagir. Contente qu’il soit venu, bonheur de le voir, gêne face à la situation ou encore énervement face à celui qui semblait avoir voulu l’esquiver et non lui jouer un vilain tour. Cependant elle ne sut rien dire quand il lui dit remarquer adroitement que les bains publics n’étaient pas réellement pensés pour se détendre de manière aussi… Légère. En effet, le rouge lui monta vite aux joues, chose rare pour la manieuse de glace qui se trouva dépourvue de tout argument.

Et dans ce cas, la contre-attaque était toute indiquée. « Et… Et moi je ne te savais pas aussi intéressé au point d’observer de cette manière ! » Quand elle sentit son regard se poser sur lui, Ayuka serra naturellement un peu plus la serviette contre elle mais ne se cacha pas, ne tenant pas à ce qu’une autre personne intriguée par l’agitation ne profite du spectacle qu’elle pouvait donner.

« Au moins l’eau t’aura rappelé que les basses observations ne sont pas coutumières aux grands samouraïs, sensei. » Quitte à se trouver dans une situation unique et potentiellement gênante, pourquoi ne pas découvrir à quel point il pouvait rougir ?

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Mar 21 Nov 2017 - 17:31
Intéressé par toutes les femmes, peut-être pas, mais par toi, c'est peut-être même pour ça que j'essayais de ne pas me laisser tenter en fuyant une situation de genre, Ayuka ! Cette réponse avouait son lâche méfait et en même temps ses appréhensions passionnée par rapport aux voluptueuses tentations que pouvait représenter la jeune femme. Il faut dire que le jeune homme était assez chanceux concernant son entourage. De belles blondes, tant platines que aux cheveux couleurs de blés, des brunes ténébreuses, des carrures différentes, des tailles différentes. Si la beauté des femmes pouvait se trouver correctement représenté en un lieu, l'entourage du jeune homme originaire du pays de fer était relativement un bon exemple. Il en était représenté jusque dans les âges les plus bas, puisqu'il fallait là-aussi admettre que Rakka avait le meilleur de son père et probablement de sa mère.

Quant à l'honneur de la pratique : Allons, les grands samouraï s'intéressent bien plus à la frugalité et à honorer leurs ainés de manière qui m'ont toujours repoussés. Disons plutôt que les grands samouraïs doivent honorer les femmes de valeur de mille et une manière. Voilà comment on faisait évoluer une idéologie vers moins d'homosexualité et plus de pluralisme relationnel. Si les valeureux guerriers naissaient de l'andouille et les boyaux masculins, ça se saurait. Mais le voilà déjà en train de céder à la tendresse et la chaleur des bains ou du moment et qu'il rentrait dans le jeu de la jeune femme. Il soupira, se rendant compte qu'il était pris au piège, avant de se réinstaller dans le bain et d'admettre : Je vais accompagner Chôgen-dono à Tetsu no Kuni pour le sommet des Kage. Tu connais Kiri et tu sais donc que si c'est un sommet pour la paix, il est peu probable que la paix n'en survienne. Je ne sais pas si j'y survivrais, mais le minimum que je puisse faire est de m'y rendre... Et de m'assurer que le meilleur en résulte pour Kiri et Iwa, voire le continent tout entier. Il semblait très triste mais il dit : Les Hoshino resteront à Iwa et ce sera probablement ton cas, à toi et Eiichiro. Dans un sens, cela me rassure, car vous ne serez pas en danger, ici. C'est pour ça que je vous ai amenés ici, après tout. Si jamais il m'arrive quelque chose... J'espère que tu continueras malgré tout à avancer pour construire un clan Yuki qui travaillera à la paix...

L'humeur n'était plus du tout à la joie et aux réjouissances désormais. Le visage de Watari n'exprimait pas réellement la peur, pourtant, pour la première fois, il sentait que ses liens humains valaient la peine de survivre. Il voulait... Il voulait construire l'avenir avec Ayuka, Eirin, Eiichiro, les Nagamasa, le village d'Iwa et tout ceux qui comptaient pour lui, traître ou non. Mais il ne devait pas fuir son devoir. Il devait protéger l'avenir, s'il souhaitait pouvoir le construire avec eux. C'est pourquoi il allait avoir besoin de se battre et risquer sa vie dans les combats à venir. Il espérait que la jeune femme lui promettrait de continuer à se battre, si jamais il lui arrivait quelque chose.
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Mar 21 Nov 2017 - 19:42
Les quelques insinuations sur l’attrait de Watari pour la manieuse de glace firent se colorer un peu plus les joues de celle-ci. Déjà quelques jours plus tôt, leur relation avait changé, cette journée ensoleillée où il lui avait avoué ses sentiments tout en brisant sa lame. Un jour riche en émotion qui restait graver dans l’esprit d’Ayuka. Un jour qui avait laissé des marques puisque sur les bras pâles de la jeune femme se trouvaient encore de fines cicatrices, preuve de la puissance du samouraï.

Troublée, les quelques mots du guerrier lui prouvaient que cette fameuse journée n’avaient pas été qu’un rêve, les révélations du samouraï, un simple fantasme. Quant aux pratiques des combattants valeureux de Tetsu no Kuni, Ayuka se trouvait certainement bien contente de ne jamais avoir dû à les observer ou en avoir conscience.

L’eau se calmait doucement, reprenant son calme alors que la jeune femme resta à faire face à Watari, son regard se promenant non sans intérêt sur les traits du jeune homme. S’il avait réussi à la faire sourire et à éclairer son visage d’ordinaire pâle, la suite ne manqua pas d’alourdir le cœur d’Ayuka. Alors qu’il lui expliquait son avenir proche, la jeune femme se laissa également tomber, s’asseyant et l’eau cachant de nouveau les formes qu’il avait pu apercevoir et contempler.

Partir à Tetsu, retomber face aux kirijins qui potentiellement avaient ouvert la traque, peut-être même retrouver Noah-dono ou encore le Golem arracheur. Malgré l’eau chaude, Ayuka se crispa quelque peu et resta silencieuse pendant toute l’explication de Watari. Il lui disait partir seul avec Chôgen et d’autres Nagamasa… Sans Yuki, sans Hoshino. Et il lui dévoilait un possible avenir sombre, une possibilité que refusait la jeune femme malgré la conscience de sa plausibilité.

Elle n’allait pas le retenir. Bien qu’anciens déserteurs, ils restaient des combattants et rester éloigné du danger ne ferait que frustrer le jeune homme. Elle le comprenait et ne comptait pas se rendre à Tetsu sauf si on le lui demandait. « Oui, il serait logique que les Yuki restent à Kiri, surtout si c’est la paix que désirent les Kages et Daimyos » Sans voix ne semblait pas abattue mais on pouvait y sentir une crainte, celle-ci même qui savait dévorer la malice d’Ayuka. « Eiichiro doit rester à Iwakgakure, pour sa santé et j’ai promis de défendre ce village si jamais les ombres s’abattaient dès votre départ. »

Puis un petit sourire, comme une lueur d’espoir alors qu’elle s’approcha de lui, faisant doucement remuer l’eau autour d’elle. « Je sais que tu reviendras, car… S’il te plait Watari, fais tout pour revenir, autant que je continuerai à me battre pour la survie de mon nom en ces lieux. »

Car elle ne voulait pas découvrir sa mort par quelques missives, découvrir qu’il avait été la cible des monstres kirijin. Car son cœur en serait meurtri et l’esprit vengeur aurait un nouvel hôte. Et elle ne désirait pas que ce bain soit le dernier.

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Mar 21 Nov 2017 - 21:52
Eiichiro, rester à Iwagakure pour sa santé ? Watari se mit à rire très fort en imaginant Eiichiro devant une assemblée diplomatique : Arrêtons tout de suite, si sa santé doit encore se restaurer, nous savons tous les deux que si Eiichiro fait face à Sôsuke-dono ou à cet imposteur de seigneur de l'eau, il provoquera l'hiver bien plus tôt au pays du fer et toute chance de paix seront définitivement enterrées sous la neige et la glace.

C'était quelque chose qui restait vrai, même encore maintenant. Pourtant, il fallait dire qu'Eiichiro avait fait d'indéniables progrès, puisqu'il avait réussi à supporter un interrogatoire sans congeler les bureaux d'interrogations d'Iwa et désormais, il parvenait presque à élever sa jeune fille, Rakka, sans aucun problèmes et sans traumatiser qui que ce soit. Je dois admettre que j'avais perdu foi en sa capacité à progresser, mais je suis fier de lui. Et puis, je pense que tu n'y es pas innocente non plus. Lui confia-t-il, avec un petit sourire complice, avant d'ajouter, pour détendre l'atmosphère : Avec un peu de chance, il abrogera les rites nuptiaux mortels des Yuki et ne congèlera pas le premier qui te demandera en mariage, Ayuka ! Watari lui fit un clin d'oeil avant de la regarder s'approcher de lui et de lui demander de rester en vie. Tu ne sais pas combien de gens me demandent d'être en vie pour prendre soin d'autres personnes. Chôgen, toi, mon grand-père... Mais pouvait-il promettre quelque chose comme ça ? Il n'en savait rien.

Mon honneur m'empêche de fuir les combats... Mais la question est de savoir s'il est plus honorable de vivre et d'enseigner et de protéger plus de six personnes, ou de mourir au nom de la paix. Il fit un silence, relevant ses yeux vers la lune, cet astre qui lui rappelait une amie qui avait su le décevoir, mais qu'il comprenait à présent un peu plus. Maintenant, j'imagine un peu mieux pourquoi Tsukiyomi est resté. Il est plus difficile de partir en connaissant les risques de sa propre mort. Il ne s'agira pas de fuir, ici, mais de combattre. Tuer ou être tuer. Cela risque d'être bien plus dangereux que de fuir Kiri... Watari, sombre, passa sa main dans les cheveux d'Ayuka. Bien évidemment, je souhaite vivre et pouvoir te revoir sourire, protéger les miens et continuer de te voir grandir en tant que kunoichi du clan Yuki et en tant que femme. Puisse les kami me permettre de vivre suffisamment longtemps pour témoigner de ta légende, ma très chère Ayuka... Il lui sourit faiblement, ce qui témoignait bien évidemment de la dualité de ses sentiments face à l'épreuve qui l'attendait. Il avait envie d'être ici, dans un mois, de les serrer dans ses bras, de pouvoir utiliser ses yeux pour décrire les plus nobles femmes qui avaient croisé sa route, leur faire comprendre à quel point elles étaient magnifiques et importantes pour lui, qu'elles lui donnaient l'espoir de vivre parmi les Hommes.

Il voulait voir Reisei et Takazane se reprendre, Sakuya s'assagir et un jour entendre des chansons héroïques, des contes écrits sur leurs aventures, des pièces de théâtre, qui sait... Oui, tout ça, il le voulait... Peut-être que c'était ça, avoir trouver sa raison de vivre...
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Mer 22 Nov 2017 - 0:32
Il réussit à la faire rire, rire comme un enfant rirait d’une simple plaisanterie. Eiichiro avait le don de se mettre dans des situations toutes plus périlleuses les unes que les autres et plusieurs au cours de ces dernières années Ayuka s’était demandé à quel point Eiichiro pouvait être masochiste bien qu’elle avait conscience du léger côté sadique un habitait son cousin. « C’est vrai, déjà il y a quelques jours j’ai réussi à le réveiller, quelques flocons on dut tomber sur les toits d’Iwa ! » Souvenir de cet entraînement, sans limite, comme ceux qu’elle avait pratiqué avec son chef de clan il y a fort longtemps.

« Il a encore progressé et pas seulement socialement, d’ailleurs quand tu reviendras de Tetsu no Kuni, j’aimerais te voir face à lui. Chaque jour je le vois retrouver un sourire toujours plus conquérant et le goût du combat lui permet de s’exprimer totalement. »

Le jour où l’acier rencontrerait de nouveau la glace, elle désirait être présente, observer deux des hommes mes plus puissants qu’elle connaissait dans un duel qui n’avait pas pour but de verser le sang. Dans le samouraï lui fit l’évocation d’un potentiel mariage, il réussit à accentuer le rouge sur ses joues et la Yuki aurait bien aimé pouvoir justifier une telle coloration par quelques verres de saké. Fin stratagème qui avait su montrer ses preuves lors d’une nuit au pays du feu.

Il lui évoquait Tsukiyomi, comme si dans les vapeurs, elle se trouvait présente, comme si par quelques brumes, elle avait pu ne pas fuir, ne pas les abandonner, ne pas les trahir. Tetsu no Kuni s’annonçait être une nouvelle épreuve que le samouraï était prêt à affronter et étrangement… Ayuka le savait capable de revenir vers elle, vers Iwa malgré les dangers, malgré les ennemis ou encore les combats. « Alors vis et reviens, sauf à ce qu’Eiichiro fasse une réelle bêtise, je serai présent à ton retour depuis le haut des portes d’Iwa. Et qui sait, peut-être mon légendaire sourire te sera déjà visible à ce moment. »

Elle lui sourit et s’approcha de lui, simplement, sa serviette couvrant au mieux son forme, la surface de l’eau lui offrant encore plus d’intimité. « Je doute avoir grandi cependant à ton retour, même si cela me faciliterait bien la tâche… » Tous les deux assis, la stature d’Ayuka resta bien plus frêle que celle du Samouraï. Se redressant doucement à l’aide de ses mains, elle posa ses lèvres trempée sur sa joue.

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Mer 22 Nov 2017 - 2:26
Il ne savait pas ce qui était le plus ironique ; qu'elle rit de bon coeur des plaisanteries qu'il assénait à destination de son amie ou qu'elle lui confirmait au travers de son discours qu'il commençait à aller mieux. Après tout, une partie de ses motivations pour débuter l'exode, la sécession avec l'archipel du pays de l'eau et son village brumeux se trouvait en le salut du clan Yuki, ou du moins, d'une partie d'entre-eux, de leur chef, d'Ayuka et de sa cousine. Alors, quand elle lui confia avec le sourire qu'Eiichiro se remettait doucement mais sûrement de l'indicible carcan de désespoir que l'ancien village avait su lui infliger, il était évident que Watari n'en fut que plus soulagé, plus heureux. Oui, je lui ai parlé, aujourd'hui. Il m'a paru... Plus ouvert au monde que quand je l'ai revu dans les marais de l'archipel du pays de l'eau. Je suis heureux si nous avons pu l'aider et qu'il se dirige peu à peu vers autre chose qu'une route de souffrance et de carnage.

Il savait qu'elle comprendrait pourquoi il disait cela. Elle était d'autant plus à même de le comprendre qu'elle pouvait désormais voir la différence d'ambiance qu'il y avait à Iwagakure et Kirigakure. J'espère revoir ce légendaire sourire. Il m'était dans les brumes sanglantes du pays de l'eau et m'est toujours précieux, maintenant que nous en sommes loin. Mais... Il n'est pas que précieux pour moi. Il l'est pour tous les Yuki... Watari sourit, avant de lui continuer : Il le sera même pour le jeune Noah-dono. Si quelqu'un ne l'arrête pas dans son désespoir et son apathie... Il finira par mourir. S'il est renvoyé par Yamamoto pour vous traquer, captures-le plutôt que de le laisser partir seul. Où ils le traqueront autant qu'ils nous auront traqué. Si un jour, tu veux devenir une cheffe respectée, tu vas devoir réussir à le protéger de lui-même. L'air grave du jeune homme appuyait ses propos. C'était non pas pour lui qu'il parlait, mais plutôt pour ce jeune Yuki, Ayuka et leur clan au final.

Et alors qu'elle s'approcha pour lui déposer un baiser sur la joue, il l'attira a lui pour la serrer dans ses bras. Il voulait au moins la serrer dans ses bras de cette manière, s'il risquait de ne plus la revoir. Il voulait au moins pouvoir poser ses mains sur sa peau nue, même s'il s'interdisait de la contempler, de s'en faire l'explorateur. Il voulait juste la tenir près de lui, ni plus, ni moins. Restons quelques instants comme ça... Juste assez pour que je grave en moi la chaleur de ton existence, mais pas suffisamment longtemps pour émousser mon courage à me battre, Ayuka... Lui confia-t-il dans une murmure à la fois sensuelle et très secrète, confidente. Il ne voulait pas partir, maintenant qu'il la voyait là. Il ne voulait pas prendre le risque de les perdre. De perdre la jeune femme. Et pourtant... Il ne voulait pas non plus abandonner Chôgen. Il lui devait son soutien, son aide, son appui.. Alors il partirait, malgré ses attaches. Pour le bien d'Iwa et pour le bien de ses bien-aimés proches, il ne faillirait pas.
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Mer 22 Nov 2017 - 3:00
Elle se laisse prendre dans ses bras, elle se laisse s’y perdre. Pour la première sa peau touchait la sienne totalement, sans barrière de tissu. Sa tête se posa doucement contre la large épaule du samouraï, les cheveux blonds et humides de la jeune femme tombant et s’accrochant à la peau du jeune homme. Elle écoutait sa respiration, sentait la force des muscles qui l’enserraient, elle profitait tout simplement, apaisée malgré le départ à venir.

Le samouraï lui parlait de Noah. Noah qu’ils avaient rencontré il y a peu mais qui avait su faire forte impression, Noah, le mystérieux Yuki. Ayuka avait conscience de l’immense potentiel du jeune homme mais plus que cela, elle connaissait à présent les raisons de son in expression permanente ainsi que ses espoirs sur le monde et Watari avait raison. C’était certain dans l’esprit de la manieuse de glace : jamais Noah ne pourrait trouver son sourire dans le Village sanglant. « S’il vient je ne le laisserais par partir. Eiichiro a été un homme froid, presque cruel. J’ai failli le suivre. Je veux aussi prouver que les Yuki savent également brûler et que Noah ne sombre pas mais découvre qu’il peut s’épanouir… » Elle soupira doucement. Il était si agréable de parler ainsi, contre lui, simplement. « J’en fais la promesse, Watari. » Il n’aimait peut-être pas celles-ci mais jusqu’à présent, Ayuka n’avait pas trahi parole donnée.

Puis sortant ses bras de l’eau chaude, presque brûlante, le cou du jeune homme se retrouva enserré doucement par Ayuka qui déposa sa tête dans le creux de son cou. « Allons, comment pourrais-tu m’oublier ? » Elle ria doucement, calmement alors qu’à Kiri, elle avait le don d’énerver nombre de membres de son propre clan et que son style de combat pouvait par moment s’apparenter à un véritable harcèlement.

Elle ne voulait pas qu’il parte mais non plus l’emprisonner. Ses fins doigts caressant doucement la nuque du samouraï, son souhait était que le temps s’arrête à l’extérieur des bains et qu’elle puisse rester ainsi, contre lui, contre sa peau chaude, contre son cœur qui savait tant toucher le sien.

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Mer 22 Nov 2017 - 3:25
Et la voilà qui lui promettait de retenir Noah de son sombre destin si jamais elle en avait l'occasion. Il n'y avait qu'une jeune femme immature comme elle pour faire de telles promesses. Lui qui était un samouraï lié à des vertus de loyauté et d'honneur, il savait que les promesses étaient parfois de lourds fardeaux, bien trop lourds pour ceux qui les professaient et qui finissaient par trahir ceux qui donnaient trop facilement leur paroles. Ces pensées-là s’élevèrent à destination de son amie, la belle et lunaire Tsukiyomi du clan Kaguya, qui devait très certainement regretter ses paroles, ses actes et un bon nombre de chose. Contrairement à lui, dont la conscience était libre comme les vents qu'il maniait.

C'est vrai, tant que je pourrais le voir le soleil briller dans le ciel, je verrais ton sourire, Ayuka. Lui répondit-il, en souriant doucement, avant de caresser les cheveux de la jeune femme qui se réfugiait dans son cou. Il s'était toujours plu et continuer de se plaire à la comparer à un tournesol. Il faut dire qu'elle avait des cheveux qui rappelaient vaguement ceux-ci, mais plus encore, c'était son attitude parfois bien trop optimiste qui lui avait donné envie de la comparer à ces fleurs qui continuaient éternellement à se tourner vers le soleil. Mais il était rare pour lui que sa jeune disciple fut si proche de lui, ses mains caressant sa nuque. Depuis quand t'es-tu si rapprochée de moi, jeune disciple ? Si tu continues comme ça, je ne pourrais plus être ton professeur, Ayuka... Disait-il, le visage préoccupé par les sensations de passions et de désirs qu'il ressentait pour elle, alors qu'elle était si proche de lui. Il ne mentait pas : il pouvait difficilement être son professeur et son amant... Même si rien ne l'empêchait d'être l'amant d'une amie, sa détermination à suivre le code du bushido lui intimait de ne pas cumuler le rôle de professeur et d'amant.

Il la repoussa doucement pour pouvoir la regarder dans les yeux. Et alors qu'il s'approchait doucement des lèvres de la jeune femme, il bifurqua vers ses oreilles et lui glissa alors : Deviens une grande cheffe du clan Yuki et ... Peut-être... Peut-être que je te marierais, si tu veux bien d'un mari aussi volage que moi, Ayuka... Et alors que son cœur se serra très fort, il la repoussa doucement doucement. Il voulait préserver ce statut-quo. Il était trop tôt pour qu'il cède aux caprices de son cœur. Nous construirons un avenir où nous pourrons rendre heureux les gens que nous aimons. Lui murmura-t-il, malgré la distance, avec un regard peiné de devoir la tenir éloigner de lui. Peut-être qu'il regretterait ses paroles. Peut-être ne reviendrait-il pas pour voir la jeune femme devenir une grande cheffe. Mais auquel cas, il ne voulait pas la voir malheureuse, il ne voulait pas lui vendre un rêve qu'il ne pourrait pas accomplir... C'est pourquoi, pour ne pas céder sous le poids de ce rêve, il devait s'en éloigner, encore un peu et se battre pour préserver un futur où il serait possible...
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Mer 22 Nov 2017 - 14:32
Ayuka ne pouvait promettre de parvenir à retenir Noah mais ce qui était sûr, c’était qu’elle ne laisserait pas marcher vers une mort certaine sans agir. Elle sourit contre lui à ses mots tendres, serrant doucement le haut de son corps de ses fins bras. « Et toi et moi savons que le soleil est souvent présent sur la terre des samouraïs. » Il lui parlait de leur relation, de l’évolution de celle-ci, de ses inquiétudes. Ayuka n’en possédait pas réellement. Le jeune homme à ses yeux restait un mentor, un ami autant qu’un être aimé.

Alors qu’elle sentit son corps se faire éloigner, la jeune femme ne tenta pas de résister, comprenant l’importance de Watari à ne pas trop s’attacher, à ne pas partir dans un potentiel traquenard avec les idées brouillées et son esprit troublé. « Depuis notre arrivée, depuis cet entraînement, simplement depuis que je ne me sens plus brimée par les apparences et les constantes observations de Kirigakure. »

Puis ces mots. Simples en apparence, certainement dits des milliers de fois depuis le début de l’histoire des hommes, mais des mots qui résonnaient toujours avec autant de puissance dans le cœur des âmes touchées. Elle sourit, elle rougit à ses murmures. Et juste avant qu’il ne se sépare totalement d’elle, elle lui répondit « Alors je deviendrais cette fameuse femme des glaces, assez forte pour protéger sa famille et faire trembler de froid ceux qui nous approcheraient. »

Son père ne lui faisait jamais de promesses avant de partir rejoindre le Shogun en mission, car tous les deux savaient envisager la possibilité qu’il n’y ait plus jamais d’entraînement, plus jamais de repas au lever du soleil ou d’histoire avant de dormir. Ayuka ne désirait pas une promesse de l’avenir lointain mais simplement… « Reviens moi alors, reviens dans les terres de roche et ne laisse pas l’eau pourpre te noyer sous sa rage… »

Elle se tenait face à lui, à la fois si proche et si éloignée, à la fois élève et femme touchée, et dans les bains silencieux, elle voulait le revoir victorieux, pour qu’un jour, il puisse lui dévoiler sa mission derrière un bol rempli de yakisobas.

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Mer 22 Nov 2017 - 15:33
Voilà une bien étrange relation qui était la leur. Il ne savait pas réellement ce qu'il lui avait pris à l'idée de parler de marier la jeune femme. C'était une étrange idée pour lui, alors qu'il n'osait pas confier à cette dernière, ni même s'avouer à lui-même l'étrange promiscuité qu'il nourrissait à l'égard d'Eirin. Pour autant, la relation qu'il entraînait avec Ayuka et sa cousine étaient bien différentes. S'il était plus protecteur envers Ayuka, cette dernière ignorait sûrement qu'Eirin avait été sa protectrice. Pour ne pas arranger les choses, sa cousine avait oublié que sous les effets de l'alcool, des retrouvailles, des doutes, de la chaleur, ils avaient bien failli faire l'amour ensemble. A défaut, le jeune homme avait partagé un baiser avec elle, baiser qui, là, maintenant qu'il y repensait, faisait naître en son ventre, des sensations vertigineuses d'envie de poursuivre là où il s'était arrêté avec elle. Son cœur était un véritable champ de batailles et il ne savait pas parfois s'il n'était pas étrange pour lui de nourrir tant d'affects pour tant de femmes. Heureusement, il restait discret sur ces relations et Ayuka ne semblait pas lui tenir rigueur de ses passionnées relations avec d'autres femmes.

Il restait pourtant à régler l'affaire avec Eirin, pour qui il se demandait s'il ressentait de l'amour, au-delà de l'attrait. De l'amour, oui, très probablement, mais était-il pieu et familial, ou... ? Watari, en son for intérieur, se remerciait allégrement de savoir ainsi séparer la guerre de ses relations avec les femmes, car celles-ci savaient bien évidemment lui faire tourner la tête. Devenir une femme des glaces, je ne sais pas si cela est réellement nécessaire, mais quitte à devenir cheffe de clan, il te faudra pour cela surpasser Eiichiro et tu as encore du chemin à faire et des choses à apprendre de lui ! Cela était une évidence, mais elle n'était pas encore prête à se défendre seule face aux meilleurs des Yuki. Ses instincts aiguisés lui disait qu'il en allait de même pour concernant le fameux Noah, qui était lui-même, il le sentait, bien plus fort qu'Ayuka.

Mais Watari avait eu la force, celle qui le dépassait, de ses propres yeux. Son entraînement avec Chôgen lui revint à l'esprit. Il y avait sûrement d'autres gens aussi dangereux et fort que Chôgen, mais habité des intentions moins pacifiques celle de son cousin. Il irait probablement à la rencontre de ceux-ci, au sommet tenu au pays du fer. Je compte revenir, oui. J'ai beaucoup à faire. Chôgen m'a confié la responsabilité des Nagamasa, si jamais malheur il devait arriver à son frère ou à lui... Ce que j'espère bien évidemment, pas. Il est un samouraï valeureux pour qui j'ai beaucoup d'affection. Il savait pourtant que si des risques étaient encouru, c'était probablement encore plus son cousin qui risquaient de devoir les gérer, ou pire... De les subir. Il ne pouvait pas imaginer que l'on puisse tuer son cousin, cela dit. Pas après l'avoir combattu amicalement lors d'un entraînement...
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Mer 22 Nov 2017 - 15:56
C’était vrai que pour un jour pouvoir se vanter d’être maîtresse des glaces, il lui manquait nombre d’entraînement et certainement d’année. D’un côté la jeune femme espérait un jour atteindre voir surpasser son cousin et de l’autre… Cela paraissait impossible, surtout après l’entraînement qu’elle avait eu avec lui. Mais elle continuerait, tous les jours s’il le fallait, elle viendrait le voir pour qu’il continue également à la former à la puissance des glace autant que Watari savait lui apprendre le maniement du sabre.

« Un jour peut-être, le temps jouera je pense mais quand tu reviendras, j’aimerais que tu continues de m’apprendre. » Elle sourit doucement, retrouvant cette malice qui avait été consumée par la gêne. « Et tu verras à ton retour que je compte suffisamment m’entraîner pour ne plus perdre aussi facilement. » Perdre, c’est bien là une continuité qui savait rester auprès d’Ayuka. Sa seule victoire résidait à Shito, face à une jeune sabreuse bien peu farouche, déterminée mais encore jeune.

Depuis tous ceux qui l’entouraient savaient progresser, démontrer leurs forces à la différente de la Yuki qui tentait de les suivre, poursuivre leurs chemin, de les rattraper même si cela semblait impossible, faisant souvent naître nom de doutes en elle. Mais cela, elle le gardait pour elle, pour ses nuits solitaires.

« Je ne connais pas le Tsuchikage, il me semblait être une personne calme et agréable mais je ne pourrais pas le juger avec si peu d’informations… Après tout lui fait confiance, c’est ton cousin et il a offert l’hospitalité à de potentiels ennemis donc… Je pense pouvoir dire que Kiri serait bien différente avec un Mizukage de cette trempe. » Elle sourit, pensant en effet aux différentes flagrantes entre les deux villages.

Et pour rien au monde, elle ne regrettait son choix, auprès de lui, auprès de sa famille. Encore plus, elle désirait le rejoindre, retrouver la chaleur de sa peau, la douceur de ses mains et malgré ses yeux la trahissant, le choix du samouraï était respecté.

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Mer 22 Nov 2017 - 16:18
Elle comptait beaucoup trop sur lui pour avancer dans son existence et la voir ainsi lui répéter qu'elle attendrait son retour avait de quoi l'angoisser, parfois. Toujours a ainsi lui répéter cette phrase, il avait la sensation qu'elle arrêterait de s'avancer, s'il n'était pas là. Certes, cela pouvait être touchant, mais lui qui avait peur de partir pour ne jamais revenir, il avait l'impression que s'il n'était plus là, rien n'irait. Watari soupira, préoccupé. C'était un sommet des Kage, après tout. Un sommet où seraient réunis les plus valeureux ninjas de chaque village... Et si assaut il y avait, les conspirateurs se seraient préparés à la présence d'adversaires dangereux. Autant dire qu'il ne pouvait pas encore lui promettre quoi que ce soit et qu'elle avait le don de marteler sur cette incertitude. L'avenir est loin. Laissons-le là où il est. Pour le moment... Profitons de la paix qui nous est offerte. Avait-il dit, cherchant à tempérer l'exubérance de la jeune femme face au futur.

Qu'en est-il, de votre installation à Iwa ? Il faudra du temps pour vous reconstituer ici. Je pense qu'une partie des Yuki quittera Kiri pour vous rejoindre, un jour où l'autre. Watari s'interrogeait sur ce qu'ils prévoyaient, pour l'avenir : Eiichiro continuera de diriger les affaires des Yuki, ici à Iwa ? Qu'allez-vous faire ? Que comptez-vous faire, à l'avenir ? Vous êtes-vous réunis pour en parler ? Ces questions l'intéressaient, car lui-même souhaitait entrevoir son avenir à Iwa, chose difficile avec le sommet des kage en vue. Mais si jamais il devait en revenir vivant... Il ne pouvait pas se contenter de couler des jours silencieux et ne rien entreprendre. Il voulait aider son cousin, il voulait payer cette dette d'hospitalité qui était en partie la sienne et celle des Yuki. De nombreuses choses pouvaient être fait pour celui qui guiderait les Yuki et il espéraient que ces derniers parviendraient à devenir des éléments indispensables d'Iwa, bien plus qu'ils ne l'étaient d'une triste manière à Kiri...
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Mer 22 Nov 2017 - 16:33
L’avenir des Yuki d’Iwa… Ayuka y pensait souvent et avait déjà approché ce délicat sujet avec son cousin et mentor. Elle ignorait si ses envies avaient totalement changé mais elle en doutait, en effet, la jeune femme lui dévoila tout ce qu’elle savait. A lui, lui qui avait certainement sauvé une partie des Yuki. « Nous avons pu trouver une petite bâtisse dans le centre d’Iwa, c’est peu, je dors dans le salon et les deux filles partagent leur chambre. » Puis elle soupira. Il ne désirait pas parler de l’avenir lointain mais pour autant, il l’interrogeait sur des choses difficiles à prévoir.

« Du temps nous en aurons je pense, reste à donner l’envie. Eiichiro ? J’ai abordé le sujet avec lui, il désire vivre et mourir simplement, il ne veut plus d’un Clan mais d’une famille. Rakka et Setsuka sont encore trop jeunes bien qu’elles désirent apprendre. Akimitsu… Disparaît souvent. Je n’ai pas encore réussi à lui parler mais je vais tenter de l’attraper la prochaine fois que je le trouve. » Un beau désordre comme pouvait le constater le samouraï. Et elle, jeune femme Yuki peinant à progresser, se retrouvait à tenter de construire cette famille qu’elle espérait.

Remuant doucement dans l’eau chaude, rejetant légèrement sa tête en arrière en fermant les yeux, elle se rappelait de cette fameuse conversation avec son cousin ainsi que ses espoirs en quittant Kirigakure. « Eiichiro retrouve sa force mais le pouvoir ne l’intéresse pas, il n’a jamais aimé diriger. » Peut-être est-ce une révélation ou simplement le rappel d’un des secrets de l’ancien chef de Clan de Kiri. « Je pense qu’il va continuer d’avancer pour moi pour sa fille, pour sa famille mais il me l’a dit clairement. » Un petit silence s’installa quelques secondes avant qu’elle ne poursuive, soupirant « Pour lui nous seront les seuls et les derniers Yuki d’Iwa « condamnés à mourir en exil » ». Elle rouvrit doucement les iris plongeant sur le côté pour rencontrer celles de Watari alors que ses mains mimèrent la citation. « Je ne veux pas de cette vision. Je sais que je suis encore faible, mais je refuse de croire que dans un village sans tyran à sa tête, nous ne puissions renaître… »

Car elle ne supporterait pas de voir sa famille mourir simplement et finalement, n’être qu’une ligne sur l’immense histoire d’Iwa.

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Mer 22 Nov 2017 - 16:56
Comme prévu, leur situation n'était pas vraiment des plus fastes. Après tout, c'était logique : si la fortune d'Eiichiro n'était pas totalement vide et qu'elle leur permettait de rebondir correctement dans leur nouveau futur. Contrairement à Watari, qui lui, était obligé de se faire le forçât de tous les patrons qui souhaitaient embaucher la protection d'un samouraï ou de bras pour tout autre mission, les Yuki avaient de quoi se forger une belle assise, ici, à Iwa. Mais pourtant, aux dires de sa jeune disciple, la situation n'était pas forcément la plus idéale : Akimitsu ne semblait pas très présent, Eiichiro démissionnaire et les jeunes filles souhaitaient apprendre, mais elles restaient encore des enfants. Setsuka contrairement à Rakka, semblait avoir eu une enfance difficile. Quant à la fille d'Eiichiro... Elle restait un petit bout de soja tendre et optimiste, mais elles ne deviendraient pas des ninjas accomplies avant plusieurs années ou des entraînements intensifs, voire des événements guerriers qu'ils souhaitaient garder à distance des deux jeunes filles.

Malgré tout, Ayuka minaudait dans son bain à ces sombres paroles et elles gardaient l'espoir. Avec raison. Il faut que tu ailles en parler avec les autres clans et que tu travailles à recréer une demeure clanique avec l'aide des tiens. Ensuite, il vous faudra trouver un moyen d'aider le village ou au moins d'y participer à sa prospérité. Mais je sais que ta féminité et ton intelligence seront un atout dans cette optique. Montrer la voie demande d'être dynamique, Ayuka. De toute manière les déserteurs seraient mieux vu s'ils prenaient de telles initiatives et s'ils initiaient le dialogue avec les autres clans, plutôt qu'à rester enfermer sur eux, en silence. Ils auraient besoin de créer cet avenir.

Tu as une idée d'un commerce que tu pourrais ouvrir ? Connaissant la jeune femme, il lui proposa alors : Tu as toujours su porter de beaux kimonos, peut-être pourrais-tu te faire artisane de beaux vêtements colorés et populariser ta coquetterie dans le village de la pierre ?
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Jeu 23 Nov 2017 - 0:05
Ayuka aurait aimé pouvoir se reposer également sur Eiichiro et Akimitsu, mais au jeu des sociabilités, elle avait toujours su montrer sa supériorité jusqu’à présent. Rencontrer les clans fondateurs… En effet, si elle avait commencé à découvert quelques shinobis indépendants ou issus de clans mineurs, elle le savait, pour avoir un appui de choix il allait falloir se frotter à la lave dévorante des Borukan ou encore la lame tranchante des Nagamasa. Pour ce qui était des Hyuga… Elle retournerait voir Takashi. C’était certainement la même approche face à ce clan si particulier. Concernant les samouraïs, malgré l’avenir incertain, Ayuka était déjà prête à les rencontrer mais cela pourrait attendre la fin du sommet des Kages.

« Je vais les rencontrer, du moins j’espère qu’ils accepteront de me rencontrer moi et non Eiichiro… Demain je passerai à côté du Domaine des Borukans et je tenterai de les approcher, peut-être avec Akimitsu, il me semblait qu’il s’était battu contre le chef du clan à Shito. »

Elle rougit à nouveau, mais légèrement quand il semblait insinuer qu’elle, femme, aurait plus de facilités à nouer des liens. C’était peut-être vrai mais légèrement triste. Enfin ainsi allait le monde et la jeune femme avait déjà pu voir à de nombres reprises que l’attrait des hommes pour les femmes se résumaient souvent à de simples regards lubriques. Puis il s’intéressa à elle. A elle et pas seulement au clan en lui posant une question que personne encore n’avait songé à lui poser. Il réveillait en elle ses envies lointaines, ses désirs simples, bien éloignées du monde shinobi.

« J’y ai pensé ! Enfin, je préfère d’abord m’approcher des autres clans et tenter de construire une vraie demeure pour ma famille. Mais… Pourquoi pas. Après tout, on ne combat pas toute la journée. » Elle lui fit un clin d’œil, lui qui travaillait mais gardait une cadence d’entraînements assez impressionnante. « J’ignore si les iwajins apprécient les haoris cependant, et il faudrait que je travaille des couleurs plus chaudes… Tu me fais me souvenir de Rakka qui parlait de boutiques de desserts glacés, une révolution pour Iwa. »

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Jeu 23 Nov 2017 - 2:12
Si tu souhaites les rencontrer, il vaut mieux aller les voir avant qu'ils ne rencontrent Eiichiro. On ne sait jamais, peut-être est-ce plus sage... Même s'il est aujourd'hui capable de parler avec une certaine diplomatie, il n'est pas rare non plus qu'il fasse preuve d'une certaine forme de théâtralité qui le dessert..

Il suffisait de voir comment la situation à Kiri s'était passé... Quand bien même il n'était pas l'unique responsable de la mise-au-ban de son clan à Kiri, mais il fallait admettre qu'il n'avait pas non plus aidé à discuter d'un avenir paisible là-bas. C'est pourquoi il préférait encore que ce soit Ayuka, qui était peut-être moins forte, moins éloquente, mais assurément plus diplomate. Et puis, entre un grand aveugle grincheux et une jolie blonde enjouée, le choix était souvent rapidement fait. En tout cas, s'il aimait son ami, il préférait profiter de la beauté de la cousine de celui-ci, celle-là même qui parvenait à lui faire oublier ses mortelles épreuves qui l'attendaient à l'avenir.

Peut-être que je pourrais venir t'aider à préparer quelques exemples que tu pourrais utiliser pour prouver ta maîtrise et ta capacité à produire des kimonos de qualité ?

Il ne connaissait que les bases, mais peut-être que s'il lui donnait ce coup de main avant de partir, la jeune femme trouverait la force de lancer cette activité, qui, il en avait l'impression, était quelque chose qui lui tenait beaucoup à cœur et qui pouvait s'épanouir, ici, dans un village moins belliqueux que celui des brumes du pays de l'eau. Ce serait aussi l'occasion pour lui et elle de partager autre chose qu'un entraînement, de la nourriture ou un bain chaud.
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Mer 29 Nov 2017 - 1:26
Faisant doucement remuer l’eau chaude autour d’elle, il la laissait envisager un avenir empli de paix. Un avenir où elle ne dégainerait sa lame avec l’intention de protéger sa famille ou son pays, mais un futur où son acier ne frapperait que pendant quelques entraînements, tout comme ses Glaces mordantes.

« J’ai déjà eu l’occasion de m’entraîner sur mon théâtral cousin et sur Rakka mais c’est que des vrais modèles pourraient être utiles… Sauf une tenue, j’ai laissé toutes les autres à Kiri. » Rappel de cette fameuse nuit où elle avait rapidement fait son sac en allant à l’essentiel. Elle avait hésité, en regardant son armoire dans sa chambre. Longuement elle avait regardé ses créations avant de finalement emporter son yukata aux couleurs printanières, son haori bleu glacial avant d’enfiler celui qu’elle avait cousu la vieille, noir de jais comme pour se fondre dans la nuit. Une pièce qu’elle n’avait montrée qu’à très peu de personnes, une fierté personnelle.

D’un air songeur la jeune femme détaillait Watari… Puis elle s’approcha de lui et se permit de poser ses mains sur ses épaules, les faisant glisser de chaque côté jusqu’à ses bras… Puis elle passa dans son dos, le contemplant avec la même minutie avant enfin de se pencher au-dessus de son épaules et admirer ses yeux. Il était rare qu’il la voit concentrer de si près et enfin elle lui répondit après ce rapide examen. « Hum… Oui, le bleu est vraiment fait pour toi. Peut-être un peu de rouge aussi, et forcément du doré. Bon il faudrait que tu passes à la demeure, comme ça je pourrais directement prendre les mesures et occuper mes soirées ainsi que celles de Rakka, je suis sûre qu’elle aimerait apprendre et qui sait, si les iwajins aiment j’aurais besoin d’une assistante. »

Puis elle le laissa respirer non sans garder une fine main sur son épaule, ajoutant « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour préparer le terrain avant les rencontres avec Eiichiro. Les rencontrer avant lui puis ensuite qu’il se fasse lui-même intégrer par les autres clans car… C’est ce dont nous avons tous besoin je pense, surtout les enfants et lui. Et puis quitte à se lancer dans la diplomatie et la politique, il serait temps que je ressorte mes aiguilles comme tu le dis. » Oui, quitte à se battre pour faire renaître son clan, autant que celui-ci soit flamboyant.

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Mer 29 Nov 2017 - 16:42
Watari s'étira doucement dans l'eau, laissant les vapeurs lui bercer doucement le corps et l'esprit. Depuis combien de temps n'avait-il pas laissé ses yeux se clore, sa tête s'élever doucement vers le ciel, comme tiré par le fil d'un marionnettiste voulant lui donner un air droit et digne, fier mais reposé ? Peut-être fallait-il y voir justement la présence d'une paix. Elle était peut-être précaire, éphémère, mais elle était-là. En partie grâce à l'attitude détendue de la jeune femme qui l'accompagnait, en partie grâce à la relative quiétude du village d'Iwa.

Cependant, elle aborda à nouveau la nuit de leur départ, leur exil. Il se demandait comment se portait son dojo, maintenant ? Quelqu'un y vivait-il, désormais ? Quid de sa réserve de saké ? Quelqu'un la trouverait-elle ? Les habitants de Kiri se souviendraient-ils de ses attitudes avenantes, de l'aide apportée aux orphelins ? Survivraient-ils d'ailleurs ? Tant de questions, tant d'interrogations sur l'avenir de Kiri. Il remarquât d'ailleurs à cette occasion que ses questions étaient bien moindre concernant le pays du fer. L'imprenable, l'inflexible pays enclavé dans des plaines enneigées l'hiver. La rigueur d'un pays où les hommes naissent pour le labeur, l'art de la lame et l'harmonie. Ses pensées lui permettait de s'éloigner des nouvelles et perturbantes idées qui étaient nées des souvenirs de leur exil pour mieux se réfugier dans ce pays qu'il retrouverait peu ou proue, d'ici quelques temps. Le silence des montagnes berçant les vals caressés par les murmures des vents, l'herbe qui s'invitait dans cette silencieuse danse où le soleil, spectateur, dardait ses rayons... Un endroit où coexistait les éléments de la nature dans une harmonie des plus parfaites.

Il quittait l'harmonie de son pays natal pour se pencher sur une autre forme de coexistence entre les couleurs. Ayuka cherchait à lui décrire les couleurs qui lui iraient le mieux. Je te fais confiance pour ces choses-là, je porte l'insigne tenue de mon clan depuis si longtemps qu'il m'est presque étrange de ne pas l'avoir sur moi en permanence, désormais. Puis, réagissant aux autres paroles de la jeune femme, Watari passa une main sur son visage pour y faire fuir une goutte qui perlait près d'un de ses longs cil, avant de lui sourire doucement : Un vaste programme, si tu dois tous les rencontrer. Mais je suis content de voir que tu commences à prendre les choses en main. Si tu t'en donnes les moyens, je suis sûr que le clan Yuki aura un jour ses lettres de noblesses, à Iwa. Son ton était calme et affectueux. Il compléta ses propos : Quant à venir te rendre visite pour que tu prennes mes mesures, je viendrais le faire avec plaisir. Il rit doucement en ajoutant : Je me ferais l’égérie promoteur de tes créations, Ayuka.

C'était une blague un peu moqueuse, mais pourquoi pas. S'il pouvait rendre service à sa très chère disciple dans ses projets, il en serait tout à fait heureux. Et surtout, fier de porter le labeur de quelqu'un qui était tout à fait cher à son cœur.
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Jeu 30 Nov 2017 - 13:23
L’insigne du clan des Hoshino… Dès sa première rencontre avec le samouraï, Ayuka avait deviné qu’il tenait à ce mon. Un double croissant de lune qu’elle avait déjà pu observer par le passé, lors de son ancienne, très ancienne vie à Tetsu no Kuni. Les idées commençaient à germer dans l’esprit vif et créatif de la jeune femme, des idées de tissus, des idées de couleurs, d’assemblements… Elle lui offrirait un beau yukata, c’était une certitude.

A ses côtés, elle posa doucement la tête sur son épaule, attentive, écoutant tout en sentant encore les bienfaits de l’eau ainsi que la tension des derniers jours commencer à s’évacuer. Il riait mais rares étaient ceux qui avaient porté rien qu’une petite attention à cette simple passion et activité, à vrai dire, il était un des premiers. Elle lui sourit, répondant « Si ce yukata te plait et pour qu’on puisse l’admirer, je compte sur toi pour te montrer à tout Iwa ! »

Il se trouvait presque nu contre elle et pourtant la jeune femme arrivait à penser aux vêtements qu’il portait habituellement. C’était d’ailleurs presque étrange de le découvrir sans ses quelques couches de tissus habituelles, comme si sa légère armure et les reflets bleus océaniques de sa tenue étaient à présent indissociables du samouraï. « J’ai toujours adoré celui que tu portes. Celui de notre première rencontre. Je me souviens m’être dit qu’il apportait de la joie au regard avec ses couleurs chatoyantes. Quelle est la couturière qui te l’a offert ? »

Sa mère ? Une tante ? Une cousine ? Ayuka se souvenait de son père si peu habile aux arts des apparences, revenant quelques fois de la ville, quelques haori flamboyants pour sa fille, espérant avoir choisi une couleur chère à son cœur.

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Jeu 30 Nov 2017 - 20:14
La jeune et petit blonde aux techniques de glace semblait minauder à l'idée qu'il puisse porter les tentures et autres créations exquises, produits artisanaux qu'elle userait de ses fins doigts et de ses aiguilles pour lui tisser de beaux vêtements. Elle le questionna d'ailleurs sur l'origine de la fameuse tenue dont il était le propriétaire et qu'il portait pour ainsi dire, presque en permanence. Ce vêtement avait une valeur toute particulière pour lui, puisqu'il demeurait un cadeau de sa mère, Torahime.

Pourtant, outre son motif très particulier propre au tissu, avait été pensé pour être à la fois gracieux, peut-être même un peu trop féminin, mais des boucles ajustaient les longues manches qui ne gênaient finalement en rien les mouvements du jeune homme. Elle avait pu le constater, sous les épaisseurs qu'il portait, son corps était revêtu des protections de cuir noir, qui lui couvraient à la fois l'épaule, le cou, les mains et les avants-bras. Watari ne portait que très rarement l'armure des samouraï. Elles étaient utiles, mais il n'avait encore jamais eu à se mêler à une bataille rangée, pleine de mêlée et d'affrontements.

Ce vêtement a été tissé par ma mère, Torahime-sama. Les onna-bugeisha des Hoshino suivent des cours leur assurant une culture digne pour être de bonnes épouses, c'est pourquoi elle est douée dans de nombreux autres arts que celui des armes ou des sutures. Watari acquiesça doucement du regard en se souvenant de ce que sa mère inspirait. Tant des sentiments différents. La perfection, le désir... La terreur, l'effroi, l'admiration, la crainte... Elle s'est inspirée des estampes du fondateur de notre clan, m'a-t-elle dit à l'époque.

Hoshino Masamune, légendaire samouraï au style d'épéisme perdu, à la recherche des frontières entre l'humanité et les dieux, connu pour être un chef de clan aimé, fédérateur, ayant protéger les plus faibles, diriger les hommes et créer l'un des clans les plus prospères du pays de fer. Mais elle m'a aussi enseigné que plus que la beauté ou la richesse d'une tenue qui lui donne sa valeur, mais bien plus le travail de l'orfèvre qui y a mis son temps, sa passion et ses sentiments. Ses yeux brillaient en pensant à celle qui était pour lui, l'incarnation d'une forme de beauté inégalité, aux sensuelles courbes et au caractère calme, posé, mais langoureux.
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Jeu 30 Nov 2017 - 22:23
Plus il parlait, plus cette fameuse mère l’intéressait. Leur de leur première rencontre, Watari lui avait décrit une femme forte, puissants, dont le nom était connu dans tout le Pays du Fer. Puis il lui avait révélé certaines techniques médicales de cette femme et même si encore aujourd’hui, Ayuka ignorait tout des techniques propres des médecins, le samouraï avait su lui donner les bases de l’anatomie humaine.

Puis en cette soirée, dans ce lieu qu’ils découvraient, le jeune homme lui révélait un autre talent de cette combattante. Ayuka avait toujours admiré la tenue de son ami, la finition du tissu, la finesse des coutures ou encore la créativité qui se cachait derrière chaque pièce de couture.

Passant sa main dans ses cheveux, comme légèrement gênée, Ayuka sourit « Et bien… Quelle mère ! Le seul talent qu’a su me démontrer la mienne est l’art de l’ignorance. » Elle rit légèrement avant d’ajouter « Puisque tu vas te rendre à Tetsu no Kuni auprès de Chôgen-sama, penses-tu aller rendre visite à ta famille et à cette mère qui semble si impressionnante ? »

Pourquoi pas après tout. Watari allait représenter Tsuchi no Kuni ainsi que les intérêts du Village Caché de la roche, mais il restait un natif du Pays du Fer tout comme elle. Et si plus rien ne retenait Ayuka dans son ancien pays, il n’en était pas de même pour Watari et l’ensemble des Hoshino. Malicieusement et d’une voix un peu rêveuse, Ayuka ajouta « Un jour j’espère insuffler le même respect aux Yuki et Shinobis du Pays de le Terre. »

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Besoin de se ressourcer et se renforcer | PV Watari

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