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Réparer les erreurs des autres (ft. M. Nué)


Lun 20 Nov 2017 - 20:07
Une journée classique. Shizen était installé dans son bureau en train de documenter les derniers rapports délivrés par l'institut, lui permettant de faire le bilan d'un premier mois d'activité. Dans l'ensemble, ce n'était pas si mal que ça. Le développement de la section était relativement satisfaisant. Cela ne présageait que du bon pour l'avenir. Ce qui l'incitait à augmenter légèrement le rythme pour l'ensemble des membres. Ce premier mois montrait à quel point l'institut était stable. Désormais, il fallait continuer vers cette envie de développement, tout en remplissant de plus en plus d'objectifs. Une unité pareille devait forcément briller. Afin d'aller dans ce sens, il fallait forcément donner le meilleur de soi-même. L'investissement devait donc être deux fois plus conséquent. Ce qui ne devrait pas déranger ceux qui y travaillant, sachant que la récompense augmentera naturellement. Alors qu'il était plongé dans sa documentation, sa secrétaire toquait à sa porte.
Hayano-san, que m'apportes-tu aujourd'hui ?
Je viens de recevoir les derniers rapports. Voici. Le Jonin réceptionnait le reste des documents qui traitaient du même sujet de ceux qu'il lisait déjà.
J'en profite que tu sois-là, pourrais-tu demander un Metaru à la Raffinerie ? C'est dans le cadre d'une tâche particulière. Un jeune apprenti suffira.
Je m'en occupe ! Sans plus attendre, elle courrait à sa tâche.

S'il cherchait un membre du célèbre clan de forgeron, c'était pour réparer le bordel que l'Ombre et sa sœur avait causée dans ces lieux. Néanmoins, il ne voulait pas qu'un expert soit convoqué pour cette pseudo-mission. Déjà, il y avait cette probabilité que la fille en elle-même se présente et Shizen ne souhaitait pas spécialement traiter avec elle. Du moins, pas pour le moment. Son choix se portait donc logiquement sur la jeunesse Metaru. Celle sur laquelle il fallait miser pour les prochaines années. Celle qui était exploitable pour des piètres tâches à accomplir comme celle-ci. D'autant plus qu'il ne serait pas contre de gratter un peu plus que la réparation de ce mur. Une récompense avec, évidemment. Puis, cela lui permettrait de rencontrer la future génération. Depuis peu, le manipulateur d'insectes souhaitait s'ouvrir un peu plus. Et il y avait bien des avantages à le faire. Pour le moment, il patientait sagement dans son bureau jusqu'au retour de sa secrétaire avec le Metaru sélectionné.

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Lun 20 Nov 2017 - 21:58
- Trop lente Okka-san ! On se revoit plus tard ! Fit-il, claquant la lourde porte de la demeure famillale sur ses gonds de métal, des bruits de couvert s'ecrant contre la porte derrière lui. Il avait encore fait des bêtises, mais ça, il voulait en profiter encore un peu avant d'être reconnu à sa juste valeur, et se voir confié des responsabilités importante au sein du village. Nué avait toujours rêvé d'avancement, dans cette optique de mettre la main à la pâte, dans le grand bousin de la vie que pouvait nous servir ce monde. Il ne pensait pas pouvoir être meilleur qu'un autre pour occuper cette place, il vivait juste avec le désir de tous découvrir, et de tous conquérir. Une sorte de fière curiosité qui le piquait depuis l'enfance, et le poussait toujours plus loin dans le monde des shinobis.

Pour récompenser ses efforts, le bras droit de son cousin, Abruame Shizen, l'avait convoqué à ce jour dans les bureaux de l'institut médicale, pour une mission 'spéciale' lui avait-on dit ! Enfin, on reconnaissait ses efforts, peu-être même allait-il quitter le village et voyager ? Se perdre dans les paysages, et ne plus respecter les ordres maternels. Un entrainement particulier de l'Aburame ? Les techniques de son clan étaient redoutable, et il aurait aimé en connaître un peu plus sur le formidable éco-système que représentait le Jonin. Et puis à force de rencontré des gens à l'intelligence vive et reconnue, peut-être arriverait-il à claquer le bec de sa partenaire une bonne fois pour toute, et lui montrer que lui aussi pouvait avoir le bras long dans le monde des savants.

Conduit par une Kunoichi du nom de Hayano, il se laissa guider jusque dans les bureaux de l'Aburame. Il connaissait déjà les lieux pour y avoir été hospitalisé une demi-journée, après que la sœur de Shuuhei-sama lui ait brisé le menton, et un méridien avec. A tout dire, encore aujourd'hui il ressentait des difficultés pour malaxer son chakra, et se demandait si le Jonin ne l'avait pas convoqué pour un complément de soin. Cela aurait été malin, car après un énième soin qui l'avait laissé comme une chaussette sur le bord du futon, Nué aurait sans doute refusé de revoir l'un de ses "tortionnaire".

Son éternel bandana fixé sur le front, désignait d'un Kanji sévère le nom de son clan. Il potait une tenue tout de noir, des bottes jusqu'au mitaine. Un col en résille dépassait de son haut, une sorte de tunique que l'on fixait par le milieu. Ses sandales en cuir et semelle épaisse couinaient sur le sol de l'institut, aussi neuve que le jour leur achat. C'était bien rare de le voir en tenue réglementaire, exemplaire jusque dans ses piercings qu'il avait voulu les moins imposant possible, tous en argent ou en métal de chez lui.

Après qu'Hayano eut frappée à la porte, et qu'on l'invita à entrer, il s'inclina d'un signe de tête devant son supérieur, mirant d'un oeil circulaire la disposition de son bureau. On dit que l'on peut deviner comment pense quelqu'un rien qu'en observant comment il disposait ses stylos, ou bien de la manière d'organiser l'espace.

- Aburame-Sama, c'est un honneur, nous savons tous votre investissement pour le village ... Et qui rejaillissait sur son clan, automatiquement. Et puis que Shuuhei lui ait confié le centre névralgique du village, car après la formation, les soins étaient bien le domaine le plus important du monde shinobi, étaient un signe révélateur de sa clairvoyance et de son statut. Vous m'avez convoqué ?

Bonne ou mauvaise nouvelle ? Une évolution, ou un simple test ? Peut-être même encore une douloureuse opération sur son méridien.


Dernière édition par Metaru Nué le Jeu 23 Nov 2017 - 13:23, édité 1 fois
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Mar 21 Nov 2017 - 18:26
Quand il fallait patienter, l'Aburame savait pertinnement quoi faire. Dans cette situation, il y avait évidemment l'étude de la documentation sur l'institut, mais pas que. Cette attente allait s'accompagner avec la boisson favorite de Shizen : le café. Dès lors ou sa secrétaire avait quitté le bureau, il s'était empressé d'en préparer. D'ailleurs, ce n'était pas elle qui s'occupait de le servir, comme le faisait la plupart des personnes qui avaient une personne qui aidait dans son travail. Non, une tâche comme celle-ci ne pouvait être qu'effectuer par lui. C'était tout un art, de la préparation au meilleur moment : les gorgées. Sachant qu'il allait recevoir un Metaru - casant une pause sur son travail - il profitait de ce moment seul pour ranger l'ensemble des documents qui se trouvaient sur sa table. Bien entendu, le tout était correctement structuré pour qu'il se retrouve plus facilement à l'avenir. De toute façon, son espace de travail était toujours irréprochable, témoignant de son professionnalisme et de son envie à que tout soit carré. Finalement, après quelques minutes à attendre, Hayano se présentait avec le forgeron en question.
Entrez-entrez ... Merci Hayano-san.

Lorsque le jeune-homme entrait, le manipulateur d'insectes avait un sentiment de déjà-vu. Si ses souvenirs étaient bons, il l'avait croisé au sein du complexe scientifique, qui faisait aussi d'office hôpital. Mais ce n'était qu'un échange de regard, qui n'avait pas amené à une rencontre plus détaillée.
Oh, épargne-moi toutes ces histoires d'honneur. Je ne suis qu'une personne comme toi, bien que nos responsabilités soient différentes. Même si ce n'était rien en matière de louanges, Shizen n'appréciait pas tellement entendre des choses pareilles. Sauf quand cela venait de la haute instance, confirmant son investissement. Je ne t'ai pas spécialement convoqué toi, disons que tu as été l'heureux élu de ma camarade. Mais ce n'est pas pour autant que tu ne pourras pas briller aujourd'hui. Enfin, briller est peut-être le mauvais mot. Clairement. Suis-moi. Le Jônin prenait en main sa tasse et quittait son bureau avec le jeune Genin. Ils descendirent les escaliers - son bureau se situant au deuxième étage - pour se rendre au sein d'un des couloirs du complexe scientifique, qui était totalement privé d'accès. Bien entendu, avec la permission du directeur de l'institut, le Metaru était lui aussi convié à pénétrer cette aile. S'il ne l'avait pas déjà remarqué durant son précédent séjour, le mur était complètement explosé. Voilà mon problème. Et j'ose espérer que tu sois la solution. Notre Ombre, ainsi que sa sœur ont eu un différend avec d'autres personnes de ton clan dans ces lieux. Voilà les dégâts qu'a causés cette femme en un seul coup. Dans un lieu pareil, cette fameuse Reiko aurait pu se retenir un minimum. Du coup, ta première mission ... Ce n'était pas la seule tâche qu'il allait accomplir aujourd'hui ... est de remplir cet espace manquant. Quel est ton nom déjà ? C'est volontairement qu'il restait assez flou sur cet objectif. En effet, le jeune Genin devait-il utiliser son art ? Une rénovation basique qui n'impliquait pas de compétences shinobi ? Le membre du conseil préférait voir si le Genin allait prendre l'initiative lui-même.

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Mar 21 Nov 2017 - 19:36


Nué n'avait jamais vu de bureau pareil, alors c'était ça la "vie de châteaux" des hauts dignitaires ? Un bureau aux murs blancs, parcourus de bocaux de toutes sortes, d'épais liquide stagnant dans des étagères, tandis que des insectes grouillaient dans une cage transparente ? Il s'était attendu à au moins un peu de clinquant, une statue en marbre, une sculpture en acier, des fauteuils rembourrées comme au restaurant la dernière fois que l'Ikezawa l'avait invité avec sa partenaire ! Au final, il se retrouvait dans un décors aseptisé, ou il semblait y avoir une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place... Un milieu exclusivement et rigoureusement contrôlé par la science de l'organisation de son directeur.

Il laissa le fil de ses pensées pour écouter son supérieur, hochant la tête à chaque phrases bien que... Les mots sortaient de la bouche de Shizen, se faufilant comme ceux d'une cascade entre les deux oreilles du jeune Metaru. Plus le courant avançait vers lui, et plus son sourire, et son visage, perdaient de leur entrain, de leurs joie naturelle ... Et à la fin de la sentence, un peu dépité de n'être que l'heureux élu du hasard, Nué termina pas acquiescer, doublement vaincu. D'une part son avis semblait ne pas compter par le bras droit du village caché -ce qui en le choquait pas autre mesure, mais en plus de cela n'importe qui aurait pu faire l'affaire ! Quid de sa promotion, de sa mission, de son avenir glorieux !? De son immense talent au service d'une noble cause ? Une partie de son innocence flamba dans son cœur, bien qu'il sache ce dernier bien trop sujet à la déception ... Trop d'optimisme, tue le bonheur des gens. Nué y comprit. Heureux élu ... Ne put-il s'empêcher de lâcher bien malgré lui, mais Shizen semblait soit bien trop malin, soit bien trop éloigné, pour réagir à ce commentaire désobligeant.

Il suivit le Jonin au détours des couloirs qui se ressemblaient tous, Nué se demandant comment faisait le personnel pour se retrouver dans un bâtiment gigantesque comme celui-ci. Il discernait une logique dans les lettres et les chiffres peints en gros caractères sur les portes des chambres, et sur les murs de l’institut. Il aurait bien été incapable de la percer à jour cependant. C'était là peut-être un premier système de sécurité ? Perdre ses adversaires dans d'interminables couloirs immaculés.
Finalement, ils arrivèrent dans un secteur désert, enjambant une barrière de sécurité. Les deux Ninjas de Kumo se firent face à face, devant un immense trou qui béait dans le mur, laissant une belle vue sur la chambre et ses équipements. Alors soit l'architecte avait escroqué le Raikage soit ... Notre Ombre, ainsi que sa sœur ont eu un différend avec d'autres personnes de ton clan dans ces lieux. Voilà les dégâts qu'a causés cette femme en un seul coup.

Shuuhei ? Se disputant avec une soeur ? Si on parlait de la même soeur, ça lui semblait d'une logique imparable. Oui, Reiko à un sacré coup du droit ... Et du gauche aussi, songea-t-il tout haut, en se frottant le menton pensivement ... J'en ai déjà fais l'expérience. Le souvenir douloureux était passé, pour laisser une anecdote cocasse qu'il raconterait peut-être un jour aux propres enfants de sa cousine, qui pouvait parier sur l'avenir et ce qu'il réservait ? On lui aurait dit un jour qu'il devrait réparer les dégâts pour une peste pareille, qu'il en aurait rigolé ... Et pourtant, c'était avec un fin sourire qu'il acquiesça en disant : Oui je vois, le soucis c'est que le béton à été coulé directement sur la dalle, sans avoir une structure métallique adéquate ... En tout les cas, pas quand on avait affaire aux plus durs des Ninjas de Kumo. Les Ninjas les plus durs du monde, comme le célèbre clan de Nué illustrait par sa simple présence. Il passa la main sur la pierre encore valide du bâtiment. Encore un peu, et ça vous tombait sur la tête à mon avis ... Il n'était pas un spécialiste, loin de là. Simplement que son intelligence instinctive dans la construction et l'artisanat lui permettait de déceler un problème facilement, dans les travaux manuels en générale. Il était tellement prit dans cette mécanique, qu'il ne pensa ni à l'injustice de la situation -faire réparer les dégâts de Reiko par un pauvre genin était quand même assez injuste, ni à s'en plaindre.

Moi ? Je suis Nué, Metaru. Bien entendu, gros malin, il t'avait fait convoqué à cause de ton nom ! Il ne manquerait plus que tu lui demandes le sien ... A la place, le jeune homme se contenta de chercher à savoir : Il me faudrait un peu de matériel et ça sera vite réglé ... Vous avez de la chaux, de la silice ... Commença-t-il à énumérer tout haut en comptant sur ses doigts... Ah, et il me faudrait aussi des outils, de bons outils. Shizen acquiesça, et bien vite, Nué se mit au travail.

- Vous voyez là, je vais créer une structure métallique en damier ... Il malaxa son chakra, composa un mudras, tandis que huit épieux d'un métal solide, sortirent du trous pour combler l'espace vide. Ils se croisaient en formant un losange aux branches s'entrecroisant. C'était une méthode que son père avait mis au point pour les nouveaux bâtiments du village, et qui avait fait la prospérité de sa branche du clan. Nué se doutait que les parties les plus récentes de l'institut devaient avoir été faites sur le même modèle, et que ce couoir n'attendait qu'être démolit pour être rénové ...

Heureux hasard pour l'Aburame et son centre scientifique.




Dernière édition par Metaru Nué le Mar 21 Nov 2017 - 21:42, édité 1 fois
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Mar 21 Nov 2017 - 21:23
Lorsque que le jeune Metaru entrait dans ce bureau, Shizen constatait rapidement son engouement. Celui-ci était sans doute produit par le décor utilisé pour ce local, ou par la mission en elle-même, sauf qu'il ne connaissait pas encore l'intitulé exact. Quoi qu'il en soit, ce bureau avait tout son charme. Bien que parfois, il était souvent critiqué. Et c'était compréhensible. Le manipulateur d'insectes occupait son bureau officiel dans un des deux étages réservés à l'hôpital. Autant dire que cela ne collait pas avec l'ambiance qui régnait en ces lieux. Néanmoins, cela collait parfaitement avec l'image de l'Aburame. Parfois, lorsqu'il n'avait plus à travailler ou qu'il bénéficiait d'une pause, il profitait d'observer ce lieu qu'il côtoyait pourtant tous les jours. Dès lors où il y avait des insectes, cela lui suffisait pour s'occuper. Que ce soit comme simple loisir ou même étudier quelques fois les espèces qui étaient enfermées dans cette boite transparente. D'ailleurs, elles changeaient très régulièrement. Il n'était pas du genre à garder trop longtemps des êtres qui le fascinaient, mais qui faisaient aussi partie intégralement de sa vie. Autant il pouvait prendre un malin plaisir à les observer, dans une situation malheureuse, il pouvait les utiliser pour renforcer son armée d'insectes qui abritaient son corps. Mais les paroles qu'il avait prononcées avaient vite effacé cette satisfaction sur le visage de l'adolescent. C'est vrai que pour le coup, il s'y était peut-être un peu trop mal pris. Après réflexion, il avait eu l'impression d'être passé pour celui qui ne cherchait qu'un larbin. Et ce n'était pas du tout son intention.

Après avoir constaté les dégâts créées par Metaru Reiko, il ne semblait pas du tout surpris d'apprendre qu'elle était la fautive. Comme quoi, elle devait avoir une certaine réputation au sein de son clan. D'ailleurs, le séjour du Genin à l’hôpital était sûrement à cause de cette femme.
C'est clair. Vu le bordel, je n'imagine pas ce qu'a du ressentir son adversaire avec un tel coup ... Honnêtement, il ne préférait pas le savoir. D'ailleurs, il ne voulait plus rien entendre à propos de cette histoire. Qu'importe le contexte, elle l’agaçait tout particulièrement. Quelle idée d'engager un combat dans un endroit pareil. Effectivement, la structure de base n'est clairement pas aussi résistante qu'elle pourrait l'être. Cela s'appliquait pour une bonne partie du complexe scientifique. C'est là où intervenait Nué. Prenant une gorgée, il fut plutôt surpris d'apprendre que le Metaru désirait la jouer à l'ancienne. Enfin, surpris ... Ce n'était qu'une bonne réflexion au final. Shizen était déjà satisfait de ce jeune shinobi.

Bien entendu. Il fit un signe de main à celui qui s'occupait de préserver l'accès. Vous avez entendu le jeune-homme, apportez-le-lui matériel nécessaire dans la 000. Un nom de salle qui faisait office de stockage. L'Aburame avait bien évidemment prévu son coup et avait anticipé la demande de ces ressources. Quelques minutes suffirent pour que le collègue apporte la petite liste du forgeron. Désormais, il avait toutes les cartes en main.

Toujours en sirotant son café, l'Aburame écoutait les explications du Metaru, en lui offrant la plus grande attention possible.
Vas-y champion. Dans ce domaine, je ne suis qu'une piètre personne. De quoi ricaner. Dans cette pratique, il ne préférait pas parler pour ne pas le déconcentrer. Il observait les différentes étapes et appréciait le spectacle. C'était son art. Tout art se respectait et méritait le minimum d'attention. Nué pouvait même avoir le sentiment d'être tout seul durant la rénovation de cette partie du complexe. Alors qu'il s'approchait de la fin, le manipulateur d'insectes fit de nouveau un signe à son collègue, pour lui demander de lui apporter les plans du complexe. Pour attendre, il vérifiait les détails de cette construction. C'est du très bon boulot, Nué. Tout m'a l'air super. Tu penses que Reiko pourrait le casser de nouveau ? Ah, les plans venaient d'arriver. Ce n'est pas encore terminé pour toi. Tu peux prendre une petite pause si tu le souhaites, mais j'aurais besoin de ton aide encore. Enfin, seulement si tu penses en être capable. Il lui tendait les plans. Sur cette première feuille, ce sont les plans actuels. Evidemment, rien n'indiquait les locaux de l'institut dans le sous-sol. Sur la deuxième, c'est ce que j'aimerais voir : un renforcement de la structure principale de ce bâtiment en plus d'ajouter différents supports à des endroits que tu jugerais bons. Là encore, il connaissait les endroits stratégiques. Mais ce n'était pas si mal de laisser travailler la jeune génération.

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Mer 22 Nov 2017 - 3:11
L’hôpital était comme une ruche bien ordonnée, avec Aburame Shizen comme reine des abeilles. Le tout était organisé d'une main de maître, c'était sûr, et l'ambiance mit le jeune Nué au pas en moins de temps que sa mater dolorosa. Lui qui avait l'habitude d'en faire de trop, comme un acteur qui sur-joue un peu parfois, ou bien de s'illustrait avec des blagues potaches. Son sérieux était impressionnant, et il s'appliqua à la tâche avec une assiduité redoublée. Il s'investissait, mais chacun de ses gestes était pensés, réfléchis, tous unis dans le même et unique but : Reconstruire.
Sentait-il le regard de son supérieure ? Assurément, bien qu'il ne faisait pas encore le lien avec cet étrange calme qui s'était emparé de son cœur. Il travaillait en sifflotant, comme guidé par une main douce et experte, aillant l'habitude de traiter avec des organismes fragiles. Il y'avait des hommes qui vous inspirez la rage, le courage et parfois l'indignation. Très rare étaient ceux capable de passer un baume sur le cœur, rien qu'avec le son de sa voix, sa façon de marcher et de bouger, ou encore cette anticipation constante de son prochain. Acté dans un cœur généreux, c'était le plus beau et le plus puissant des pouvoirs. Nué mélangea donc les ingrédient dans un large sceau de métal, usant d'une instrument archaïque que beaucoup auraient décriés. Son père lui avait toujours apprit à faire les choses selon la méthode dure, longue et éreintante de l'ancien temps. Celui où le chakra n'existait encore pour personne. Il disait toujours qu'un instruments ainsi forgé, ou une structure ainsi construite, protégerait mieux et durerait plus longtemps.

C'était comme si l'ouvrier, l’artisan ou même le simple bricoleur lambda, mettaient un petit bout de leur âme dans leur créations. Il fallait toucher la matière, la sentir, se l'approprier. Respirer son atmosphère, et pas juste composer quelques signes et malaxer son énergie ; Et puis Nué pensait fermement que son chakras était bien trop précieux, pour être utiliser dans des situations comme celui là. Alors quel intérêt de mettre un ninja à l'épreuve dans des travaux pareils ? Un ouvrier classique aurait suffit ... C'est du très bon boulot, Nué. Tout m'a l'air super. Tu penses que Reiko pourrait le casser de nouveau ?

- Je pense que c'est plus facile de casser que de construire ... Fit-il sur un ton hautement philosophique, comme s'il donnait une leçon, en tout cas il se prenait au sérieux ce petit ! Et puis rien ne résiste à la droite de Reiko, pas même ma mâchoire .... Il soupira en caressant une dernière fois le mur de sa spatule, et secouant la tête de gauche à droite. Sa tiendras le temps que sa tiendras, peut-être que sa résistera à un coup de pied ballerine. Il lui lança une œillade par dessus l'épaule, suivit d'un sourire quand les plans tombèrent entre ses mains. Il écouta les explications avec un intérêt grandissant pour sa mission ... Se redressa, tout fier de participer au renforcement d'un bâtiment comme l’institut, et se mit au garde à vous, la main sur le cœur, deux doigts sur le côté du visage au niveau de l'arcade. Un vieux truc qu'on faisait dans sa branche....

Ça voulait dire "cœur clair, et esprit serein". Une offre de paix. Je m'en occupe, il me faudra juste beaucoup plus de matériel. Mais plus il parlait avec Aburame-sama, plus il lui semblait n'avoir pas besoin d'ouvrir la bouche pour être exaucé. Il se dirigea donc vers l'entrée principale, profitant du soleil qui commençait tout juste à léché le village de sa chaleur. On voit toujours, avant de sentir, sa morsure ou bien son sourire. La dehors, sur le parvis du centre, tandis qu'il regardait l'horizon et se sentait en harmonie avec son village, le rythme de son cœur se calant bien sur celui des habitants du village caché.

Il lui semblait qu'il manquait quelque chose néanmoins ... Peut-être le Kiseru du Sempai Hisao ?

[財団]

Quand on pense à rénover un bâtiment, les novices dans cet art séculaire diront qu'il faudra passer sur les fondations, afin d'ancrer de manière irrémédiable l'objet à la terre. Cependant, quand on devait rénover un bâtiment dans un village ninja, les problématiques n'étaient pas les mêmes. Les attaques de brigands, de forces étrangères et même certains incident dût uniquement à des expérimentations internes...Il fallait prendre en compte toutes les données, toutes les constantes. Pour un ouvrier classique,la tâche aurait été sans fin, et l'aurait peut-être même consumé jusqu'à la corde, à l'usure. Pour un Shinobi du clan Métaru, dont la plupart des structures avait été fabriquées par des cousins, et même des frères ou des pères (et certaines sœur, ne soyons pas sexistes), c'était une tâche beaucoup plus aisé. Un travail de titan, une charge colossale à assumer.

Aidant du plan de la ville, adjuvé à celui de l'édifice, il comparait la géographie et la topographie des deux ensemble.

Nué décida de commencer par étapes, d'abords logiquement par l'entrée, puis il ira faire un tour dans les fondations, voir ce qu'il pouvait s'y tramer. Il se dirigea vers le hall en utilisant son chakra comme un détecteur à métaux, plaçant ses mains contre les murs, et avançant l'air de rien, comme un enfant. Il passait devant des murs vierges, ou mal conçus, qu'il renforça automatiquement, pour ceux qui couvraient la seule entrée du côté du village. Il fallait qu'elle puisse rester debout tandis que tous les reste partait en flamme, au cas où le village soit attaqué, et l'institut le seul espoirs de milliers de blessés. La jeunesse d'abords, les soins ensuite, et enfin la tête. Les jambes pouvaient toujours être recousue.

Midi sonna bientôt haut dans le ciel, et comme irrémédiablement attiré par son panier repas, composé avec soin par sa chère mère, il se rendit sur le toit du centre médical et scientifique, Profitant de l'air frais de l'après-midi qui soufflait déjà et jouait avec ses longs cheveux opalescents. A coté de lui, son sandwich à la moutarde et brochette de poulet caramélisé, un délice. A sa gauche une soucoupe de saké, reste du fond d'une bouteille trouvé dans son sac à malice. Il se pencha vers les gens en bas, pareil à des fourmis s'agitant devant une fourmilière, et lui géant au pied d’argile, et de ciment pour une fois.

En contemplant ses tâches, il lui avait semblé voir une démarche familière, un éclat de jais brillant dans le soleil de l’après-midi, se tenant une mâchoire comme si elle allait tomber. Non, ça ne pouvait être elle, il l'aurait reconnue entre mille, et combattre à sa point ? Ca demandait trop d'effort (Sana pu sentir un long frisson parcourir son échine). Si bien qu'il se pencha ... Encore un peu... Roh, on y voyait rien, baissez le soleil s'il vous plait .... Et entendit des échos de voix paniqués venant des petites créatures en bas. Etataient-ils jaloux de sa grandeur, ou bien saluaient-ils son audace ? Il faut dire que déjeuner à cette altitude était rudement bon pour les capillaires, et ils avaient raison de lui faire remarquer.

Il leur fit un petit signe de la main, tout sourire.

- Mon dieu, c'est terrible !
- Venez voir, il va sauter, il va sauter je vous le jure !
- Que quelqu'un appelle à l'aide ! vous avez appelez à l'aide ?
- Ne saute pas petit, la vie est belle aussiiiiii !

Puis ce fut au tour d'une ombre de se dérouler à sa droite, jetant le trouble de sa silhouette sur son déjeuner. Eh bien, quand on interrompt quelqu'un pendant son dej' ... On s'annonce ? Fit-il sans se retourner, son bandana sur ses genoux laissant entrevoir les cicatrices sur son front, de brûlures cette fois-ci et en forme de demi-cercles.
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Mer 22 Nov 2017 - 15:31
C'est le cas. C'est comme les bêtises de jeunesses. Très facile à faire, mais pour réparer, il faut y aller fort. Enfin, cela ne s'appliquait pas pour Shizen. Depuis son enfance, il abordait déjà ce caractère d'aujourd'hui. Très isolé, très calme, une attitude qui aurait pu le faire passer pour l'enfant irréprochable. Enfin, si le climat de Hi no Kuni aurait été complètement différent. Bien évidemment, il lui manquait cette maturité - même s'il l'avait obtenue très jeune - et c'était normal. Mais ce pays qu'il critiquait tant lui avait incontestablement aidé à devenir l'homme qu'il est aujourd'hui. Dans une ambiance chaotique, on ne pouvait comprendre comment fonctionnait ce monde et l'être-humain. Néanmoins, elle lui avait aussi appris à compter sur certains camarades. Comme son collègue Aburame, qui avait malheureusement disparu dans des circonstances bien étranges. Depuis cet incident, c'est naturellement que le manipulateur d'insectes restait en retrait par rapport à son village. Il y a quelques années, cet homme était un véritable fantôme. C'est limite si personne ne savait qu'il habitait la cité des Nuages. En revanche, son travail et son investissement le poussa à se faire un connaître un peu plus. Que ce soit par la haute instance de Kumo, ainsi que par les scientifiques du village pour se retrouver dans un domaine qui lui plaisait autant qu'il le fascinait. Finalement, ce fut une tâche toute réussie. Il fut nommé au grade de Jônin, témoignant de son expérience et de son niveau. Il fut reconnu par de grosses têtes, avec qui il put fonder l'institut. Puis il fut reconnu à sa juste valeur par l'Ombre de la Foudre, lui permettant d'avoir un siège à son conseil ainsi que de se retrouver à la tête du célèbre complexe scientifique. Une belle évolution dont il pouvait être fier. Désormais, il ne lui restait qu'à s'ouvrir un peu plus à ce fabuleux village. Car même avec toutes ses responsabilités, il ne laissait pas tomber cette manie à se faire discret. Ce détail changera au fil du temps. Il en était certain.

Le Metaru répondait présent pour accomplir cette seconde tâche, qui devrait être la dernière. Néanmoins, elle comportait plusieurs passages un peu partout au sein du complexe, les modifications pouvaient donc être très rapides comme complexe. Mais ce qui prenait un temps déjà fou était simplement le fait de se déplacer entre les différentes positions de ce très grand bâtiment. Puis, il y avait aussi son avis personnel. L'Aburame lui avait volontairement laissé le choix de solidifier des endroits qu'il jugeait comme stratégique. Ce n'était pas pour rien. Il lui faisait confiance. Puis, s'il jugeait le travail mal réalisé, il pourrait toujours embaucher quelqu'un de bien plus expérimenté et apte à cette mission. Autrement, il pouvait toujours demander à l'Ombre qui lui avait dit qu'il pouvait prendre cette affaire en main. Mais tout cet investissement n'était pas nécessaire. Une fois que l'adolescent se sentait prêt à commencer ce travail, Shizen le suivait naturellement. Cela lui permettait de voir comment il comptait fonctionner et éventuellement demander quelques corrections si certaines de ses décisions semblaient illogiques. D'autant plus que certains accès requéraient sa présence. Comme lors de sa première tâche, l'Aburame ne se faisait pas du tout entendre. Il sirotait tranquillement son café en suivant Nué qui établissait son trajet à l'aide des plans. C'est étape par étape et de manière logique qu'il procédait pour corriger et améliorer les défauts de ce bâtiment.

Visiblement, il prenait un malin plaisir à tout faire. En même temps, cela faisait partie de son quotidien. Son clan était justement réputé pour effectuer des travaux pareils. Il suffisait de prendre pour exemple l'Arche Grise, illustre fondation qui faisait office de portes du village. Bon après, en dehors de cet antécédent de meilleur artisan, il y avait bien d'autres histoires avec ce clan. Notamment sur des relations ... bizarres. Enfin, le fait que l'Ombre devait avoir une dizaine de gosses dont il ne connaissait même pas l’existence, n’intéressait pas trop Shizen.

L'heure de la pause était venue et son travail était apparemment achevé. Du moins, c'est ce que compris le manipulateur d'insectes en voyant le jeune garçon se précipiter pour aller profiter de son repas. Ah la jeunesse. Toujours aussi excitée. Mais le Jônin n'avait pas terminé avec le jeune forgeron. Enfin, pour le travail, si. Dans un premier temps, il se rendit de nouveau dans son bureau pour se préparer un énième café. Une fois fait, il devait maintenant retrouver le garçon. C'est en passant par un couloir qu'il entendit l'excitation de quelques villageois à propos d'une personne qui se trouvait sur le toit du complexe. Un suicide ? C'était fort possible. Parmi les patients, il pouvait y avoir quelques-uns qui pouvaient décider de mettre fin à leur vie. Sans plus attendre, Shizen s'y rendit instantanément. Une fois sur place, il fut bien soulagé de constater que ce n'était que le jeune Nué qui profitait de son repas. Un drame pareil n'aurait clairement pas été le bienvenu pour cette journée.
Ce n'est pas très intelligent d’inquiéter les villageois, Nué. Il se plaçait à ses côtés, café en main, en prenant une nouvelle gorgée. Tu as l'air d'avoir terminé tout ce que je t'ai demandé. J'ai bien fait de ne pas demander une autre personne, le boulot est très bien réalisé. Bien entendu, tu es légitime à recevoir une récompense. Tout travail mérite salaire. Alors, que souhaites-tu ? Sûrement de l'argent, mais grâce à ses contacts Shizen pouvait lui offrir bien d'autres choses. Tu recevras ton souhait après le déjeuner. Si tu me parlais un peu de toi, en attendant ? Il désirait en apprendre un peu plus sur ce jeune-homme. Mais surtout voir s'il prenait le deuxième du nom, doyen de son clan, comme exemple.


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Mer 22 Nov 2017 - 22:36
La science est un art occulte dans lequel Nué n'avait aucune maîtrise, très peu de connaissances, et un brin de folie. Me dirait vous, avec une famille comme la sienne, et un frère spécialisé dans l'Eisen Nin, on ne pouvait qu'avoir des idées bien arrêtés dans le domaine. Il avait donc une sorte de réserve, peut-être une crainte, en rencontrant des personnes versées dans ce domaine subtile : Celle d'être tourné en ridicule, lui et son clan réputé barbare, et ne pas s'en apercevoir. Pourtant, l'Aburame calma ses craintes par sa personnalité tranquille, calme et posé, sûr de lui, et sûr de vous. Il était intelligent, et clairvoyant. Sans doute avait-il deux ou trois plans de secours au cas ou le Metaru se serait jeté en l'air non ? Nué rigola intérieurement en se tourna vers son supérieur, qui le gourmandait gentiment.

Plus bas, à la vue du Jonin responsable, les foules se détendirent, et on assura le problème réglé aux derniers curieux retardataires. La place se dégagea, et on ne vit plus que les marcheurs qui vaquaient. Les deux Ninjas se retrouvèrent côte à côté, l'un buvant sa mixture caféinée, l'autre son liquide doux-amère. Il fit un petit mouvement de la main, trinquant virtuellement la tasse de l'Aburame. En cet instant, il l’impressionnait moins, sur un toit d’hôpital, avec le soleil tapant sur sa nuque, comme pour tout le reste du monde. Ils n'étaient que deux hommes sur un pied d'égalité. Un souhait ? Mh ... Il avait beau réfléchir, maintenant qu'on lui posait la question, tout ce qui lui venait semblait sortir du raisonnable. Peut-être son statut l'impressionnait-il encore, mais il aurait demandé qu'on le débarrasse de sa mère tyrannique ... Ou encore d'être nommé à la tête des Yoru no Ikimono ? Un souhait ? Quelque chose qu'on puisse lui accorder, à la mesure de son mérite ?

Il expliqua tout d'abords qu'il devrait surement revenir une fois ou deux, pour renforcer le côté en amont, en cas de glissement de terrain ou d'autre incident de ce type. On ne savait jamais. Puis vint la demande, la faveur, la récompense que l'on tend comme une carotte.

- J'ai une amie ... Oui, malgré tout, elle était son amie ... Une Nara, elle s'appelle Sayo. Il voyait où il venait en venir ? J'aimerais bien que ... Vous lui permettiez d'enseigner auprès des jeunes du villages ... Il osait à peine regardé son supérieur en face. Eh ! Si elle enseignait il l'aurait peut-être un peu moins sur le dos les jours de repos ! Elle savait même ou se planquait son repaire favoris, chez Kibichi, grossière erreur.... S'il vous plait, Aburame-samaaaa ! Il s'inclina poliment non sans avant fait ses yeux de chat, bien que les cicatrices sur son visage lui donnaient plutôt l'air de grimacer.

Il s'installa ensuite posément sur le rebord, une jambe dans le vide ... Et bien, si vous voulez savoir, je viens des montagnes de l'autre côté, par là ! Pointant du doigt la direction opposée au village. J'ai quatre frère et une sœur, d'ailleurs l'un d'entre eux est passé au seins de l'institut pour étudier, vous devez déjà l'avoir vu ... Un ninja avec des cheveux blancs, Metaru ? Nous habitons en dehors de la demeure clanique, mon père n'est pas vraiment le plus sociable des forgerons ... Il se tourna vers lui avec son sourire, ses yeux clos face aux rayons puissants de l'astre solaire. Et puis il y'a ma mère ... Un frisson le parcourut, et il chercha du regard s'il ne la trouvait pas ... Chez nous, on l'appelle 'La brume cinglante' pour rigoler ...

Il termina d'un trait le saké, reposa la coupelle sur la pierre en clinquant, claquant du des doigt pour remonter l'index comme une flèche vers le ciel bleu. J'ai été pris dans une équipe il y'a peu ! Enfin vous me direz, après deux ans à rien faire ... Avec la fameuse Nara dont je vous parlais, et Shojito-senseï ... Il semblait tout enjoué à cette idée, mais une certaine tristesse pointait dans son regard à peine perceptible. Parfois je me demande pourquoi il nous a mit ensemble ... Ne cachant pas les difficultés qu'il rencontrait, qu'elles soient de son faits ou de celui de sa coéquipière.

N'était-ce pas le travail de la jeune génération, que de poser les bonnes questions aux bonnes personnes ? .... Peut-être qu'un jour, je serais aussi fort que mon cousin, et j'aurais plus besoin d'une equipère ! Et il tâta son biceps comme pour dire qu'il lui restait encore de l'entraînement, avant d'en arriver là.
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Jeu 23 Nov 2017 - 1:33
Content de voir que le jeune Metaru ne faisait pas son travail à moitié. Effectivement, même si la tâche initiale demandée par Shizen était complètement effectué, il fut bien content d'apprendre que Nué souhaitait revenir pour corriger quelques défauts. Enfin, ce n'était même pas un souhait. Plutôt une genre d'obligation qu'il se fixait lui-même pour ne pas terminer sur un travail bâclé.
C'est avec grand plaisir que je t’accueillerais de nouveau pour que tu finisses ton travail. Tu sais où me trouver, les prochaines fois. Ce n'était pas un secret. D'ailleurs, cela devait être le seul endroit où le manipulateur d'insectes se montrait le plus accessible. Et heureusement. Il occupait le complexe de manière totalement professionnel, alors il n'avait pas le choix. Bien entendu, il essayait de s'épargner des venues inutiles grâce à Hayano, qui lui faisait office de secrétaire. Toute rencontre avec l'Aburame passait avant par elle. Parfois, elle ne manquait pas de caser un rendez-vous exprès pour lui laisser le temps de se préparer à des personnes bien embêtantes. Comme ceux qui l'épaulaient dans l'administration de l'institut. C'était sûrement les individus qu'il voulait à tout prix éviter. Un véritable nid à problèmes.

Finissant son café, il constatait que Nué prenait son temps pour réfléchir à sa récompense. En effet, en lui laissant le choix sur celle-ci, il devait prendre son temps. Cette occasion ne se présenterait sans doute pas à l'avenir. Et il fut bien surpris de connaître la réponse. Ce gain qu'il voulait recevoir ne lui était même pas destiné. Non. Cette demande concernait son équipière : Nara Sayo. En voilà une information surprenante. Le Genin pouvait être fier de lui. Ce n'est pas tout le monde qui irait demander quelque chose pour son prochain. D'autant plus qu'il se montrait très convaincu de sa décision.
Si c'est ton choix ... Shizen souriait ... Je ferais en sorte qu'il soit réalisé. Le Jônin n'avait aucune raison de refuser une telle demande. Surtout que celle-ci serait très facilement exaucée. C'est comme si c'était déjà fait. Néanmoins, le souhait en lui-même fit naître les interrogations. Comment se fait-il qu'elle ne puisse pas déjà étudier ? Cela devrait être permis à l'ensemble des villageois. Si ce n'était pas le cas, le membre du conseil comptait bien râler lors de la prochaine réunion. Comment se considérer comme la cité du savoir et de la science si on ne donnait pas de telles opportunités à ses villageois ? Comme quoi, sympathiser avec le peuple n'était pas si mal. D'une certaine manière, cela était aussi une source d'information. Et elle était solide.

Alors qu'il parlait de sa famille, le manipulateur d'insectes ne pouvait pas s'empêcher de penser à la sienne. Celle qu'il avait lâchement abandonné à cause de ses idéaux et sa vision sur Hi no Kuni. Aujourd'hui, il n'était même pas sûr de leur situation. Sûrement morte dans ce climat de guerre civile ou alors dans l'assaut du Shoshikidan. Qui sait, peut-être qu'elle avait même soutenu cette maudite organisation. Bien qu'il y croyait peu. Tout de même, il gardait cet espoir de retrouvailles. Qu'il soit bien accueillit où non, du moment qu'il savait que les siens étaient en sécurités, il pourrait continuer de vivre une vie normale. Malgré son évolution impressionnante et son train de vie qui lui plaisait, il était détruit de l'intérieur. Encore plus avec son camarade porté disparu, dont il n'avait pas pu retrouver les traces. Ni une réponse concrète.
Tu es déjà un homme. J'espère que tu prends soin de ta famille, c'est important. Perdu dans ses pensées et sa nostalgie, Shizen oublia complètement de réagir à certains éléments. Comme son frère qu'il devait connaître.

D'ailleurs, le Metaru se trouvait sous la tutelle d'Ikezawa Shojito. Shizen le connaissait brièvement. Il l'avait rencontré au cimetière, alors qu'il rendait hommage à Suzuri Shinobi. Une rencontre assez étrange, autour d'une bouteille de saké. Puis cette fameuse Nara pour laquelle il devait un service était aussi son élève. Il faut croire qu'il allait connaître l'équipe entière.
Si c'est lui qui vous a demandé dans son équipe, il a certainement étudié vos profils avant. Généralement, on cherche à mettre deux personnes opposées ensemble. De cette manière, le lien qui se développera sera davantage plus fort. Du coup, si tu ne t'entends pas avec Nara, tu sais pourquoi. Une méthode bien connue, mais qui restait toujours aussi efficace. Mais vu que tu as demandé que je l'aide, je suppose que votre relation avance dans le bon sens. D'ici quelques minutes, l'Aburame devait se présenter à une réunion. Quel genre de personne veux-tu devenir, Nué ? Seulement quelqu'un de fort ? Mais il préférait rester à disposition de l'adolescent pendant le temps qui lui restait.



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Jeu 23 Nov 2017 - 12:49
L'altruisme est la valeur du juste, et la preuve de foi de ceux qui possède ce sens si particulier. Pourtant, pour un ninja si jeune, ses besoins auraient dû passer en premier. Il n'avait fait qu'un petit calcul, et avait vu que ses intérêts rejoignaient certains de sa camarade. Puis, il n'oubliait pas les premiers temps, ceux où elle était pleine d'espoir, et de joie de devoir enseigner. Une petite dose de nostalgie avec votre café, Aburame-Sama ?

- Et je me ferais une joie de répondre à toutes autres convocations de votre part, Shizen-sama. Dit-il, avec un grand sourire, mirant au loin l'horizon. Au final, pouvoir jouir du bureau du directeur de l'institut, c'était comme avoir permission de se faire refaire le portrait toutes les semaines, sans qu'on lui pose trop de question. Et de toujours avoir de ses fabuleux bentô de la dernière fois ?! Son estomac gargouillant, il attrapa son sandwich, et mordit dans le pain en écoutant la suite de la conversation. Il prêta une oreille attentive aux demandes et interrogations du chef médical de Kumo. Il était vrais que dans tout ce qui touchait aux domaines de études, il avait oreille auprès du Nidaime Raikage. Heu ... C'est à dire, que pour enseigner il faut un certains ... tempérament ? Je pense qu'ils n'ont pas jugé bon de la place auprès des jeunes fit-il avec une mine plus sérieuse, lèvres pincés, et index dressé. Mais c'est grâce à son tutorat que j'ai obtenu le diplôme en générale ! Je crois en elle dans ce domaine, et vous pouvez me croire ... je suis objectif. Visiblement, la bourde de Shizen lui était passé par dessus la tête, ou bien était-il bien trop malin, pour la relever.

Il voyait bien le trouble qui papillonnait dans les paroles, et l'attitude moins réceptive de son supérieur. Avec tout autre personne, il n'aurait pas sentit la différence, mais c'était comme s'il avait arrêté de sentir cette présence à ses côtés.

- Je fais tout mon possible pour ça ... Fit-il en désignant le centre, pour preuve de ses engagements. Mais vous savez, ma famille ne s'arrête pas à mon cousin Shuuhei... laissa-t-il échapper avec un sourire. Eh, vous aussi vous êtes cool monsieur, faisait son regard avec un petit plissement au milieu du front. Mais j'aurais aimé en savoir plus sur la vôtre, vous venez du Pays du feu non ? Peut-être que ce clan étrange d'une contrée lointaine n'avait pour famille, que ses insectes et ses récipients. Nué pensait quant à lui que de bons amis pouvaient souvent la remplacer quant la vie vous en privait. L'important restant de tisser des liens, comme une toile qui rassemblerait tout ceux que l'on aime, et que l'on soutiens. Un village Ninja.

Il médita sur les paroles de l'Aburame quant à sa relation avec Sayo. Ce qu'il en comprenait surtout, c'est qu'elle prenait de plus en plus de place dans sa vie, et que son intimité s'en voyait menacée. Ses valeurs, repoussées, et ses acquis mit en danger. La stabilité n'étant pas vraiment la qualité première de la vie d'un Shinobi, ce n'était pas plus mal. Seulement, du haut de ses dix sept automnes et quelques saisons ... Il n'en voyait pas l'utilité. L'insouciance d'une jeunesse, qui pensait pouvoir tout régler toute seule, sans l'aide de personne, et surtout pas de l'avis des anciens. Le point de vue logique, et pointu, lui laissa la langue dans sa poche en secouant la tête comme un enfant qui apprendrait la leçon.

- Oui, on avance, et c'est déjà très bien comme ça ... Dit-il sans préciser la destination, et s'ils allaient dans la bonne direction. Plus tard ? Je veux devenir au moins aussi fort que Nidaime-donô ! Et étandre notre Ombre par delà les monts et montagnes Son sérieux était presque semblable à une brise fraîche, par un temps brûlant, rien que ça ? T'y connaissais rien, Metaru Nué.

Nué termina son sandwich en secouant l'une de ses mains l'une contre l'autre. Il tapota sa coupelle de saké, prouvant qu'il y'avait des choses, comme la réparation des fautes, dont il s'occupait méthodiquement, avec une organisation rigoureuse. En se levant et fourrant sa coupelle métallique dans une poche de sa tunique, il sentit le sol se dérober sous ses pieds, comme prit dans l'ivresse ... Sauf que.

Un long tremblement venait de secouer l’édifice, la montagne auquel elle était accroché grandissant encore comme un gigantesque bambin qui ferait encore ses dents après des générations d'existence.

- Mais qu'est-ce que ... Commença Nué avec un point d'interrogation dans la bouche. Il fut ensuite projeter avec force contre le torse de shinobis de son supérieur. Aburame-sama ... Vous être bien trop dur ... Aïe ... Fit-il en se tenant le front entre les deux mains.

Quelques instants plus tard : Maitre Aburame, Maitre Aburame c'est terrible ! Un tremblement de terre à secoué tout le bâtiment ! il y'a des fissures dans tous le secteur EST ... Le centre s'est déporté, et des coursives se sont pliées ! Certaines annexes menace de s'effondrer Il y'avait de la terreur dans la voix de se subordonné, qui ne supportait pas les plans bien ficelés contrariés par une catastrophe naturelle. Ce que mère nature donne, elle reprend.

La terre relâcha enfin sa poigne titanesque sur le petit lopin de terre montagneux, laissant les marques de ses griffes redoutables sur le centre médical. Nué se tourna vers son supérieur, attendant de l'entendre prononcer les ordres, calmement. Que tout menace de s'effondrer ne lui faisait pas peur.


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Jeu 23 Nov 2017 - 14:47
Quel idiot. Décidément, en s'accordant une telle pensée pour ses proches, il avait complètement perdu le fil de la discussion avec le Metaru. S'il parlait de sa camarade afin qu'elle puisse étudier, ici il ne parlait pas d'apprendre, mais bel et bien d'instruire. Du coup, cela changeait complètement la donne pour que Shizen fasse en sorte d’exaucer son souhait. En effet, cela prendrait pas mal de temps à tout mettre en place. D'une part, pour que sa camarade soit éligible à enseigner quoi que ce soit, elle devait être minimum un ninja de classe moyenne. Ce qui n'était pas le cas actuellement. Ensuite, elle devait recevoir l'enseignement adéquat pour se positionner de manière crédible à l'académie. C'est là qu'intervenait l'Aburame pour lui apprendre tout ce qu'il fallait savoir afin d'être éligible à ce poste. Sur ce point-là, le manipulateur d'insectes ne se faisait pas de soucis. Même si cela prenait un temps qui pouvait varier de quelques mois à plusieurs années - tant qu'il sera vivant - elle pourra recevoir le cadeau de Nué. De toute façon, il verra en temps et en heure comment procéder avec cette fille. Qui sait, c'était peut-être une talentueuse personne qui aurait une grande facilitée à s'adapter aux consignes de Shizen.
Je ferais le nécessaire. J'irais la voir en personne, cela prendra sûrement du temps pour lui permettre d'avoir cette occasion. Mais je suis sûr qu'elle y arrivera. Après-tout, il venait de faire promesse. C'était son rôle de la tenir.

Forcément, en parlant de la famille, il était logique que Nué veuille en savoir plus sur celle de Shizen. Il en parlait très rarement. Même jamais. La seule personne qui en savait un peu plus sur celle-ci et l'histoire de l'Aburame était l'Ombre de la Foudre.
Oui, je viens du Pays du Feu. Je suis né durant la guerre civile, celle qui a engendré la création du Shoshikidan ... Un sujet fâcheux. Mais je ne sais plus rien de ma famille à l'heure actuelle. Je suis certainement le seul de mon clan à habiter les Nuages. Ce n'était même plus un soupçon, mais bien une confirmation. Autrement, il l'aurait su. Néanmoins, j'espère avoir rapidement des nouvelles. Malheureusement mes obligations ici et la situation actuelle de Hi ne m'aide clairement pas. Mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? Un dicton qui servait seulement à le rassurer.

Un sourire se dessinait sur son visage quand il entendait que l'adolescent souhaitait surpasser son doyen. Celui-ci devait être pris comme exemple par tous les jeunes de son clan. Ce n'était pas pour rien. Un combattant reconnu, le meilleur forgeron du pays, aujourd'hui chef de clan et dirigeant du village.
J'espère que tu y arriveras. Notre Raikage est une très grande personne. Tu devras redoubler d'efforts pour réussir ! La jeunesse surprenait tout le temps les anciennes générations. Ce ne serait pas étonnant de le voir réussir son objectif. Après-tout, le monde serait entre les mains d'ici quelques années ... Soudainement, en plein dans la discussion, le jeune Nué fut projeté sur l'Aburame. Ce n'était pas volontaire et il ne bougea pas d'un poil, fidèle sur ses appuis. Qu'est-ce ... ? Il fut vite rappelé à la réalité quand une personne alertait un incident sur le secteur est du complexe. Pourquoi maintenant ... ?

Nué, avec moi ! Très réactif, il ne perdit pas de temps pour attendre : il se laissa tomber du toit pour atterrir devant l'entrée principale et entrer dans le bâtiment comme une flèche. Activez le protocole de sécurité, que tout le monde sécurise les patients ! Un ordre donné au premier qu'il voyait, alors qu'il continuait sa course folle vers le lieu de l'incident. Une fois sur place, il fallait réagir vite. Mais très vite. Autrement, tout s’effondrait. Je vais limiter la casse, il va falloir que tu solidifiées tout ça de nouveau ... Le regard du Jônin avait complètement changé. Il posait ses deux mains sur le sol, en contrôlant à sa guise le terrain tout autour de lui pour permettre au Metaru de faire le nécessaire.



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Sam 25 Nov 2017 - 0:17
Nué apprenait très vite qu'une chose remise au lendemain, et une chose que l'on aurait peut-être jamais le temps de faire. C'était brusquement, là, devant ce désastre naturelle que personne ne pouvait prévoir, qu'il fit le rapprochement. Le changement de variable, cette donnée manquante à toute équation, cette part de vérité toujours dans l'ombre, ce petit fragment toujours manquant. Le puzzle du monde qui se déroulait sous lui, sa place dans l'échiquier, comme le fou pouvait prendre le roi. Qui était le roi. Qui était la reine, qui pouvait prendre, qui pouvait donner. Ses choses là basculèrent dans sa tête en une fraction de seconde, une fraction ou ce ne fut pas que la terre qui trembla.

Pouvait-il toujours croire que grandir répondait à toutes les questions ? En voyant l'attitude d'Abruame-Sama, il ne pouvait que contredire ses premières théories. L'homme semblait tellement plongé dans son passé et dans ses tourments internes, que grandir lui sembla tout à coup bien plus injuste. Alors, c'était ça ? Recommencer sans cesse à se poser les même question, en se demandant quelles erreurs on aurait pu éviter ?

— Nué, avec moi ! le réveilla-t-il, et Nué acquiesça avant de le suivre, sautant par dessus le parapet devant l'indifférence générale. Cruelle ironie, que ce soit lorsque l'on ne souhaite pas réellement une chose, on vous en prête l'intention, mais que deux Ninjas sautant d'un bâtiment tremblant toujours un peu sur ses fondations, ne faisait ni chaud ni froid. Finalement peut-être que c'était ça, la vraie nature de son métier. Une protection anonyme, et silencieuse. Pourquoi donc l'adjectif solitaire lui revenait-il toujours en tête ? Il cala ses pieds sur la pierre blanche du complexe, qui formait presque une pente douce, et se laissa couler le long du mur jusqu'en bas en glissant. Il se réceptionna lestement sur un genoux, et poursuivit sa course dans l'ombre de Shizen, ne pipant mot. Il essayait déjà de trouver sa place dans le désordre, comme un murmure dans le chaos général. Son cerveau réfléchissait aux causes, aux conséquences, au moyen d'éviter que cela ne dérape, littéralement.

Je vais limiter la casse, il va falloir que tu solidifiées tout ça de nouveau ... Il hoca la tête en renouant son bandana, puis interrompit deux hommes sur le chemin, qui rejoignait les autres pour donner un coup de main. Vous, Vous et vous ! Venez avec moi, il me faut un coup de main. Fit-il sans une once d'hésitation, ni une flexion interrogative. Ils étaient réquisitionné, et il n'allait pas commencer à faire des manières en plein milieu de la catastrophe. Nué avait cogité, et savait d'avance comment faire pour redresser (littéralement encore une fois) la situation. Il lui suffisait premièrement de remettre le bâtiment parfaitement dans l'axe. Il pouvait y arriver grâce à sa maîtrise du Kinton. Il lui fallait secondement renforcer le bâtiment intégralement, puisque certains murs porteurs, ainsi qu'une grande partie des bâtiments annexes, avaient été trop endommagés. La dernière opération serait de consolider la structure principale à la montagne. La cause probable de tout ses désagréments avait due être mésestimée lors de sa construction ; Résultat aujourd'hui la base du bâtiment poussait vers les cieux, comme tout les jours ; Sauf qu'aujourd'hui, ce n'était pas le bon jour pour le centre scientifique. Quelle idée de construire un bâtiment médical aussi important à flanc de montagne aussi ...

Vraiment, il allait encore être crever à la fin de la journée ...

- Bien, fit-il au deux hommes en se positionnant en dessous du monticule de roche en suspension, qui retenait la chute inexorable du complexe. Voilà comment sa va se passer, toute traces de plaisanterie disparues, le ton sérieux... Je vais monter là haut afin de remettre le bâtiment dans l'axe. Une fois ceci fait, je m'assurerais qu'ils soient de nouveaux en place. Le soulagement semblait gagner le cœur des deux hommes, ceux à quoi il mit fin en leur annonçant que De toute façon, ce ne sera utile que si l'on part dans le secteur Est, pour y consolider les poutres qui maintiennent le bâtiment contre le pic. Il désigna de la main la montagne puis stoppa à leur observation silencieuse en disant : On y va, je vais redresser le bâtiment dans le bon angle, et vous envoyer ensuite de quoi aller renforcer le secteur est, tenez vous prêts !

Il usa de son chakra pour monter jusqu'à hauteur du toit, empruntant la rampe d'accès spécialement crée par l'Aburame. il se cala bien au millieu du monticule, constatant un faible mouvement du bâtiment, comme il le pensait depuis le sol. Il concentra son chakra dans ses mains et les posa aux sol. Une cinquantaine d'épieux métalliques sortirent du sol pour repositionner le centre sur ses bases, dans un petit craquement guère rassurant pour une première étape. Satifsait, Nué retira du sol les épieux situés derrière lui pour les envoyé au sol. Il visa juste, ne faisant pas de blessé.

Il passa devant Aburame Sama, lui calant un : On est presque bons Shizen-sama, ce sera bientôt comme neuf ! Juste pour la frime, et continua sa route jusqu'à l'entrée principale. Ça allait être beaucoup plus facile ici, vu qu'il avait déjà renforcé lui même la plupart des murs. C'étaient les parties les plus anciennes du bâtiment, qui datait d'avant son passage et même de la rénovation, qui l'inquiétait. Il se mit en position, malaxant son chakra encore une fois, et s'infiltrant par ses propres créations, dans toutes celle à l'avant de l’hôpital. Il ne pouvait guère faire plus que ressouder partiellement le bâtiment, et encore il commençait déjà à sentir ses muscles le trahir. Sa volonté se fit plus forte, et il continua, suivit de ses assistants, qui portaient le matériel.

Le mur Sud et Nord furent pire encore, et il ressorti de l'opération complètement exténué. Il ne pouvait cependant pas se reposer sur ses lauriers, et ce fut en traînant de la patte qu'il se dirigea vers le secteur fautif ; Celui à flanc des pics acerés de Kumo. Comme il le pensait, c'état le secteur le plus endommagé, et heureusement, celui le moins remplit en personnel. C'était également là ou il se trouvait au départ, quelques étages plus haut. Mais surtout, n'allait pas le dire à sa cousine, elle le prendrait trop bien de pouvoir étaler un bâtiment d'un seul coup de poing, même si ce serait tirer sur la barbe de la conjecture.

Là ou il se trouvait, une faille laissait entrevoir la roche poreuse du mont avoisinant, et un vide de quelques mètres séparait la fondation du bâtiment, de la fameuse montagne. Un vrai casse-tête.

- Mh ... C'est beaucoup plus que je ne le pensais ... Quoi ? Non rien, ça tombait bien de les avoir sous la main... Vous allez planter les epieux dans la pierre du bâtiment, en pointant vers le haut, et en prenant largement derrière vous, je vais vous montrer... Il inclina l'épieux dans la bonne direction, qui pourrait piquer le sol et le plafond en même temps.... Comme ça ! Merci.

Il se mit en tailleur en attendant, ses jambes commençant à flageoler. Une fois les gars en place, il composa une nouvelle fois les mudras, apposant ses mains au sol comme s'il priait. Les épieux poussèrent du sol comme un arbre à la croissance accéléré, et se plantèrent dans la pierre de Kumo, presque comme dans du beurre. Ce sera provisoire, lâcha-t-il en basculant son corps sur le sol poussiéreux d'une réserve défoncée. Mais on est bon.

Pour l'instant ...
Ce qui lui laissa loisir de rester allonger comme une larve, lorsqu'il entendit une toux sèche derrière lui.



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Sam 25 Nov 2017 - 18:36
Pourquoi cela devait tomber aujourd'hui, maintenant. Un événement pareil était loin d'être le bienvenue. D'une part, il pouvait faire naître la crainte chez les villageois, voire les plaintes. En effet, ce lieu symbolique crée lors de la nomination de Metaru Shuuhei au poste d'Ombre de la Foudre assurait autant ce principe de savoir, comme ce sentiment de sécurité. Toute personne qui avaient un problème, qu'il soit psychique ou physique étaient accueillis à bras ouverts ici. Un grand personnel était totalement mis à leur disposition. Mais comment le peuple pouvait voir le complexe scientifique comme un hôpital si lui-même n'était pas sécurisé ? Là où il fallait s'occuper des blessés, il y avait désormais ce risque de créer encore plus de souffrance. D'une autre, il fallait très rapidement connaître la source de ce problème. Si la cause était tout bonnement naturelle, auquel cas la plainte n'était pas réellement permise, ou si le travail effectué par le jeune Metaru était mal réalisé et avait donc engendré ce problème. Une chose peu probable, que Shizen ne pensait pas possible. Il avait suffisamment vérifié pour s'assurer que tout était en ordre. La troisième possibilité était la présence nuisible d'une personne ou d'un groupe, qui cherchait à créer de mauvaises histoires au sein de la cité des Nuages. Comme faire planer le doute concernant le règne du mastodonte. Si c'était le cas, le manipulateur d'insectes serait tenu pour responsable. Ce lieu était sous sa direction, autant pour son utilité principale que sa facette cachée. Quoi qu'il se passait ici, il devait le savoir et s'en occuper. Autrement, il ne répondrait pas à ses responsabilités. D'autant plus qu'il ne pouvait que s'en vouloir de voir que la tranquillité des patients était gâchée à cause de cette malheureuse histoire.

L'adolescent prenait très rapidement conscience des enjeux d'une situation pareille. L'attitude qu'il abordait pouvait facilement en témoigner. Mieux même, il n'hésitait pas en tant qu'expert de prendre en charge un petit comité pour agir aux différents endroits requis. Cette prise d'initiative ne pouvait que réjouir le Jônin qui temporisait considérablement les dégâts grâce à sa manipulation totalement libre du terrain qui l'entourait. Un gain de temps non négligeable qui permettrait aux équipes du complexe de sécuriser les civils, ainsi que Nué et son comité d'agir pour mettre fin à cette catastrophe. Toujours en gardant sa technique active, l'utilisateur de la terre n'hésitait pas à coordonner le reste du personnel qui se montrait proche de lui. Un seul mot d'ordre : la sécurité des présents. Que le bâtiment s'effondre, ce n'était pas si grave. Que des personnes se blessent, ce n'était pas acceptable.
C'est une bonne nouvelle. Je vous fais confiance, il faut amorcer cette histoire le plus rapidement possible ! De quoi soulager l'Aburame. Tout ce bordel devait être un jeu d'enfant pour un utilisateur du Kinton. En effet, personne n'était mieux placé qu'un membre du clan Metaru pour réagir à un problème de cette taille. Le membre du conseil pouvait bien être content d'avoir convoqué un forgeron aujourd'hui. Clairement, l'adolescent lui sauvait la mise. Car le temps que toute une escouade de Metaru se déplace pour intervenir sur l'incident, qui sait ce qui aurait pu arriver ...

Finalement, après plusieurs minutes à gérer le problème, celui-ci semblait être totalement résolu. Le bâtiment ne semblait plus perturbé et le calme était progressivement revenu. Bien entendu, l'utilisateur d'insectes avait pris le soin de demander des renforts extérieurs au complexe pour venir prêter main forte. Ce gain de temps avait profité au clan majeur des Nuages de se présenter pour passer derrière le travail de Nué afin de sécuriser complètement les lieux. De quoi laisser un peu de répit à ceux qui avaient tout donné pour éviter des pertes. Malheureusement, cet événement allait forcément faire parler de lui, mettant le manipulateur d'insectes sous le feu des projecteurs. Que ce soit à son propre conseil ou celui de l'Ombre de la Foudre. Les jours à venir seraient fatiguant.

L'ambiance se montrant beaucoup plus calme, Shizen prit la route pour retrouver le jeune Metaru. Clairement, il pouvait se considérer comme un héros. Nul ne doute que le Jônin allait faire part de son courage à la haute instance, afin de le positionner sur une mission où il pourrait faire réellement ses preuves à une échelle bien plus importante.
Tout ceci est fatiguant, n'est-ce pas ? C'était le cas de le dire. Merci pour ton aide, Nué. Sincèrement. Mais avec toute cette histoire, je vais devoir me justifier auprès de la haute instance. Je ne peux pas rester plus longtemps ici, à faire comme si de rien n'était. Ce serait un manque de respect pour ses homologues et supérieurs. Je suis sûr que nous nous reverrons très vite mon garçon. Après-tout, je te dois une fière chandelle. Une dette qu'il devait rembourser, en quelque sorte.

**

Comment pouvons-nous vous faire confiance si vous n'êtes pas capable d'assurer notre lieu de travail, Shizen ... ?
De nouveau, vous nous décevez ... Le conseil de l'institut s'était de nouveau réunit. Comme d'habitude, les deux mêmes râlaient toujours autant. Quoi qu'il en soit, il fallait se justifier maintenant ...

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Dim 26 Nov 2017 - 17:40
Finalement, c'était dans des situations comme ça que la vie lui prouvait qu'il avait fait le bon choix. Oh, il aurait pû faire comme son père et ne rester qu'un simple spécialiste de la métallurgie. Il aurait pû continué ses recherches sur les formes et les matériaux, les techniques de construction et les méthodes de démolition. A la place, il avait choisit d'aider son prochain, de se mettre au service du village pour le plus grand bien. Le sien, d'avoir la satisfaction du travail bien fait et d'avoir été utile, et le leur, d'avoir à leur disposition un âme altruiste et généreuse. Qui ne demandait rien, si ce n'est de partager sa chaleur humaine et ses rayons de bonheur, de ne jamais être seul et toujours entouré d'une famille bien plus soudées, que n'importe laquelle des structures de Kumo no Kuni.

Il vivait pour cette fatigue, cette sensation, cet épuisement qui le vidait de ses forces et même de ses idées les plus grises. Il ne pleut jamais dans le cœur de ceux qui ne peuvent en sentir les gouttes. Il n'avait pas le temps de s’apitoyer, là, dehors, le monde changeait et évoluait plus vite qu'il ne pouvait l'imaginer ; Et il voulait le rattraper ! C'était à sa qu'il pensait en regardant le plafond, tournant son regard vers le Jonin.

Alors qui des deux, du forgeron ou de l'Aburame, avait eut le plus de chance aujourd'hui ?

- Pas grave, c'est pour ça que je dors au moins mes huit heures par jour ! Il souriait en ajoutant que ca devait êtrr vraiment dur d'être responsable. C'était là qu'on pouvait mesurait toute sa chance de pouvoir apprendre de ses erreurs, sans qu'on le jugeât trop durement pour ça. Après tout il n'était encore qu'un gamin... Si ça peut permettre à Reiko de pouvoir casser quelque figures de plus ajouta-t-il en riant une nouvelle fois, toujours au sol.

- Ah, Shizen-sama ! L'aburame se retourna vers Nué qui fermait les yeux en soupirant, un serieux sans mesure s'emparant de lui pour lâcher : Et dite bien au gars la-haut, que la prochaine fois qu'ils autorise l'ouverte d'un centre médical qui n'est pas totalement aux normes sismiques ... Il ouvrit les yeux en plongeant son regard d'ébène dans celui de Shizen. C'est moi qui irait faire un rapport à mon cousin.

Personnellement.

Shizen le quitta, et il se retourna sur le ventre, incapable du moindre mouvement.

Bon, maintenant ... Il fallait rentrer à la maison. Il plaça l'une de ses mains sur le sol, rampant jusqu'à la sortie de la réserve. Il luttait contre la fatigue et le sommeil, un œil ouvert tandis que l'autre menaçait dangereusement de se fermer à chaque mouvement. On le regarda bizarrement, mais personne ne l'aida,ni ne l'arrêta. Il quitta le centre dans l'indifférence totale.

Il y'avait des héros solitaires et anonymes.
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Réparer les erreurs des autres (ft. M. Nué)

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