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Quand l'autodidactie ne suffit plus... [ PV Nara Sayo ]


Jeu 23 Nov 2017 - 18:40
Plus le temps passait, plus je commençais à comprendre pourquoi à l’époque, mon professeur particulier m’avait proposé de fortifier mon corps et de me concentrer sur le Taijutsu. Peu de temps après avoir déterminé quelle était mon affinité, je me confrontai au premier problème de transformation du mana, d’un état pur à un état non pas liquide, ou solide comme j’avais l’habitude de le faire avec le Kinton, mais à un état volatile… ET MAINTENANT, grillant des étapes comme je savais si bien le faire, je me forçais à apprendre la conversion de notre énergie en écrits, qui seraient réutilisés plus tard…
BON SANG, MAIS QUI A CRÉÉ CET ART ! Et pourquoi m’enquiquinais-je tant à vouloir le maitriser… j’aurais pu faire Genjutsu et m’amuser à m’immiscer dans les pensées des gens, les terroriser ou leur faire voire des choses qui jamais n’existeront, mais non Itagami chan… au lieu de ça tu t’es dit « bha tien, l’un des arts Shinobi les plus diversifiés, mais à contrario les plus complexes comprendre et maitriser, ça va être un problème de taille pour une débutante en la matière… » Et tu te lances dedans quand même…

Poussant un soupire devant les nombreux parchemins jonchant le sol devant moi, je finis par me redresser, un peu dépassée par la colossale quantité d’information que j’essayais d’assimiler. L’art du Fuuin, le plus versatile et le plus malléable quand il s’agissait de manipuler les énergies et selon d’anciens écrits l’espace-temps. Il fallait dire que même le plus petit fuuin jutsu de stockage jouait déjà avec cette notion, en enfermant dans du papier tout un arsenal, lorsqu’il ne s’agissait pas de techniques pré-préparées…
Dans la cuisine je retrouvai Kuu chan qui m’observait d’un drôle d’air, elle semblait vouloir me dire de m’accrocher, mais s’imaginait probablement que ça reviendrait au fait de ne pas avoir confiance en moi. Une petite bise sur le front suffit à illuminer son visage avant qu’elle ne rejoigne son propre maitre de maison, continuer ses cours préparatoires pour son entrée à l’académie. Moi depuis la cuisine, regardait de loin le petit sanctuaire que je m’étais fait à l’écart de tous. Lorgnant les parchemins qui bien qu’en étant explicite semblaient me parler chinois… En réalité ce n’était pas tant le fuuin ou ses applications en elles-mêmes qui me dérangeait, mais plutôt toutes les lois naturelles fondamentales que cet art violait. J’en avais appris la base, en avait compris une bonne partie, mais refusait probablement d’admettre certains de ses aspects…

-… il me faut plus de documentation… Finis-je par me murmurer en détournant le regard.

Non les parchemins en masse figurant dans ma « salle d’étude » n’étaient pas obsolète, loin de là, mais les concepts du fuuin qu’ils abordaient étaient et je le savais bien trop évolué pour ce qui était présentement à ma portée. Me résignant à voir la vérité en face, je me mi une tenue correcte sur le dos et rejoignis la bibliothèque du village, l’esprit encore chargé de questions et extrapolation sur le sujet.
Un livre après livre, j’essayai de me monter une petite base de connaissances en notant sur un parchemin les indices, informations et astuces qui me paraissaient cruciaux ; j’étais de ceux qui avaient un mal fou à adopter une idée tant qu’ils n’en comprenaient point le fond, et aujourd’hui, pour le fuuin, ceci se révélait une tare bien plus handicapante que d’habitude. Il ne manquait plus qu’un de ces livres s’appelle « le Fuuin pour les nuls » pour définitivement abattre mon amour propre.

Après m’être entendu avec la bibliothécaire, pour ne pas qu’elle range mon bazar l’on pouvait dire que je m’étais littéralement montée une forteresse de livres en tout genre sur le fuuin et oui, j’en étais déjà à mon troisième jours à jouer le rat de laboratoire, grignotant tout ce que je pouvais trouver pour comprendre les fondements de l’art dans lequel je m’étais lancé à corps perdu. Bien entendue la gérante de la cité des connaissances de Kumo gakure ne m’accorda point le fait d’y passer les nuits, mais c’était tout comme, présente du matin au soir épluchant toujours le plus de données possibles, j’étais surtout à la recherche d’une méthodologie plus adéquate pour avancer… et puis il fallait le dire, la table ployant sous la centaine de livres que j’avais tirés des étagères commençait à me faire pitié… plutôt que de chercher encore une fois à courir après une dizaine de lapins à la fois il me fallait une ligne directrice.

Arpentant de nouveau les rayons presque vides traitant de mon sujet du moment, je marquai un arrêt sur un document, le scrutai un instant avant de le tirer de son lieu de repos. Parcourant rapidement les premières pages du regard, je pris la direction de mon igloo de bouquins plongée dans ma nouvelle découverte, complètement absorbée jusqu’à ce qu’un choc moyennement violent ne me sorte de mon livre. Au sol, me massant le front, je relevai le regard pour voir dans qui j’étais rentré :

- Ha excusez-moi… je suis très distraite ces temps-ci, ça va rien de cassé ?

Citation :
Itagami : ça va ? Tu n’avais pas plus cliché comme scénario ?
Narrateur : Heu….
Itagami soupir : on va faire avec…
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Jeu 23 Nov 2017 - 20:20
Impact ! Petits bruits dans le bâtiment, un peu de bois qui tremble, mais les livres restaient à leur place et la Nara sur ses jambes. Pas comme la jolie blonde qui tentait de faire ses racines à terre, avec pour terreau la moquette. Allons, allons, ce n'est pas comme ça que pouvait pousser une si belle plante... Il lui fallait être arroser régulièrement, tailler aux bonnes saisons et beaucoup d'affection. La Nara aimerait ceci dit. Elle jeta un regard vers la table inondée de papiers, déjà plusieurs jours qu'elle l'avait remarqué cette fille là et son désordre qui au départ l'avait irrité.

-Ce n'est rien. Rassurait-elle. De toute façon c'est toi que je venais voir. Tu as percuté la première. Glissait-elle comme un pseudo ton d'humour destiné à briser l'atmosphère déprimante de l'étude peu concluante et lui tendait une main pour se réceptionner. Je t'ai ramené ça. De sa sacoche, un livret à la belle couverture carmin, des bouts de papiers indexés qui dépassaient, une belle épaisseur, mais pas trop non plus, juste ce qu'il fallait. Une sorte de résumé du Fuin simplifié que j'ai fait quand j'ai commencé à l’étudier. Classé dans l'ordre des codes primaires et connaissances à juste apprendre par cœur, analyse de pratique et de création, juste des faits, pas de logique. L'art de l'application. C'est part là qu'il faut commencer pour éviter de trop vite se noyer sous le flot d'informations. Si ce tome là ne peut pas être passé, inutile d'aller plus loin.

Franchise redoutable, droit au but, Sayo n'était pas la meilleure des camarades pour s'amuser, mais pour les études, déclencher les franches rigolades n'étant pas son fort, on ne pouvait pas rêver mieux que son caractère impossible à dévier. Un certain Nué en avait fait les frais des années durant, oh il pouvait bien lui casser toutes les sucres du monde sur le dos, il avait fini par l'avoir son foutu certificat d'étude générale. Et le départ avait été en dessous de zéro, à la base. Il l'avait rendu folle, elle lui avait pourri la vie. Balle au centre. Enfin ouais pas vraiment, mais il avait échappé à cette table où elle le forçait à l'écouter depuis longtemps maintenant, la fin d'un temps. Peut-être parce que ça lui manquait et ce n'était pas tellement qu'elle lui faisait pitié, ou qu'elle avait eu envie d'être gentille avec elle, ça non, Sayo Nara ne faisait jamais ça. Tout le monde s'accorderait pour dire que c'était une vraie sorcière. Mais plus parce qu'elle avait admiré sa détermination à essayer de trouver la clé de la compréhension et atteindre un objectif sans personne pour la supporter. Le genre de gens qu'elle aimait respecter et voir s'élever, rajouter une dimension un cran au dessus de ce qu'elle pouvait leur céder. L'éternelle quête du maître et son élève le dépassant pour qu'il s’extasie par procuration de ce que sa vie aurait pu être si à chaque fois il y avait eu quelqu'un pour lui féliciter ses réussites. 'fin, c'était facile pour la Nara de toute façon non ? Elle ne le méritait donc pas. Cette petite prétentieuse de mademoiselle je sais tout ! Oh elle aurait pu se présenter comme ça, c'était comme ça qu'on lui aurait décris de toute façon... à la jolie blonde.

-Oh ! Moi c'est Sayo... Nara. Avouait-elle en roulant des yeux à cause du mauvais jeu de mot qu'on lui avait greffé à la peau. Oui, oui, je sais, mon père et son sens de l'humour si particulier. Elle ricanait, un peu d'auto-dérision que diable d'une princesse Nara, elle savait aussi faire ça. Et après ça, viens me dire que les Nara sont des gens d'esprit. La rigolade avait adouci ses traits sérieux de rat de bibliothèque quand elle fit sa proposition, avec aisance propre à une enfant de l'ombre qui ne peut qu'à peine être balayé par la lumière, bien qu'elle s'arrête d'exister dans le néant. Pas le cadre de ce décor, ouf, sauvée pour aujourd'hui au moins encore. Peut-être apprécierais-tu une camarade d'étude, moi-même j'ai eu tous les maux du monde avec cette matière, un retour aux bases ne pourrait que m'être bénéfique. Elle patienta pour ne pas s'imposer, de toute façon lui laisser l'ouvrage et repartir dormir à moitié devant son livre au contenu inutile, hormis pour se distraire, lui allait aussi bien comme programme.

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Ven 24 Nov 2017 - 21:00

Ouf, c’était bel et bien une personne que j’avais percutée, non pas que je désirais sciemment faire du mal à quelqu’un, mais… si j’étais rentrée dans un poteau et m’était excusé à celui-ci, ça ne m’aurais probablement pas surprise vu le point auquel je me prenais présentement la tête, mais… ça aurait été très embarrassant.
En levant les yeux je tombai sur une jeune fille aux cheveux noir ébène, m’observant d’un regard rouge sang, bien plus chaleureux que ce que laissait entrevoir sa pigmentation. Entre intrigue et semi rire vis-à-vis de la petite blague sur l’incident, je pris la main qu’elle me tendit surtout curieuse de savoir ce qu’elle me voulait. Mais j’en avais une petite idée, il devait fort probablement s’agir d’une plainte par rapport au fait que je monopolisais tout un rayon de la bibliothèque à moi toute seule…

- Excusez m… Avais-je commencé avant de me rendre compte qu’elle me tendait un nouveau livre, non pas canon comme ceux que j’avais croisés jusqu’alors, mais complètement customisés et surchargés d’étiquettes çà et là.
C’est en le prenant, écoutant ses explications que je compris qu’il ne s’agissait pas d’un ouvrage officiel, plutôt d’un recueil de données qu’elle avait accumulées au fil de son propre apprentissage du fuuin. L’écriture y était très soignée, mais le plus surprenant était certainement la classification des glyphes, leur signification et raison d’être ainsi que l’ordre de difficulté dans lequel le tout avait été ordonné. Des notes surlignées çà et là, d’autres, entourées et certaines, portant ces deux marques, probablement pour mettre en évidence ce qu’elle-même devait bosser pour poursuivre sur la voie qu’elle avait choisie.

- … m… Merci beaucoup… Fis-je en feuilletant le livret, rencontrant des glyphes que j’avais déjà vus, mais ne comprenais pas à cette époque. Maintenant que je comprenais que la ressemblance de certains d’entre eux avec les anciennes runes des temps passés, ça me permettait non seulement de tirer un trait sur cette éventualité de recherche, mais en plus de me concentrer sur les liaisons entre lesdits glyphes et les quelques autres avec lesquels ils interagissaient.

La jeune fille était assez crue dans ses mots, certains la trouveraient probablement cruelle, mais il fallait dire les choses telles qu’elles l’étaient. Comme mon professeur le disait souvent, il valait mieux appeler un chat un chat et un tigre un tigre pour ne pas se retrouver dans de drôles de quiproquos plus tard. Fermant les yeux un instant en tentant d’assimiler ce que je venais tout juste de lire, supprimant par ce biais une nouvelle hypothèse farfelue de mon esprit, je rouvrir lentement mes saphirs en confirmant ce que ma bienfaitrice venait d’affirmer :

- Effectivement… ne pas s’en sortir avec de pareilles notes serait un signe plus qu’indéniable pour tirer un trait sur l’art des glyphes… lâchai-je dans un murmure approbatif. Je suis Itagami, Metaru Itagami Me présentai-je à mon tour en penchant la tête sur le côté accompagné d’un sourire que je voulais rassurant vis-à-vis de sa dénomination.

- Ma famille, enfin, ma famille proche et moi-même avons toujours été proche des Nara, c’est toujours un honneur d’en rencontrer. Poursuivis-je en gardant ce ton chaleureux. Me rappelant de tout ce que mon éducateur de l’époque avait fait pour moi, éducateur qui était aussi un Nara, c’était presque comique de constater que c’était encore un porteur, sinon une porteuse du Kagemane qui assurait mon apprentissage. Ne serait-ce que ma petite Kuu travaillait avec un individu du même clan, suivant les traces de sa mère…

- Et d’ailleurs… Sayo est un joli prénom, « Une nuit »… Fis-je en levant les yeux au plafond comme si je percevais le ciel au travers : Je le trouve assez poétique, surtout quand on voit la couleur de tes cheveux, tu es peut être venue par une nuit sans lune… ? Me risquai-je à proposer comme hypothèse sur son nom, profitant de l’occasion pour bel et bien lui permettre de briser la barrière du vouvoiement qu’elle avait déjà occulté... , Mais ne nous égarons pas avec mes lubies… Manquerait plus que je parle delune de sang pour désigner tes yeux… Poursuivis-je avant de marquer un court arrêt, réfléchissant à sa proposition.

Je n’avais rien à perdre, tout à gagner, mais quelque part j’avais l’impression de perdre face à aux difficultés que m’imposait cette branche du ninjutsu. Ceci dit, avais-je vraiment le droit de refuser pareille offre lorsque j’étais consciente du retard que j’avais accumulé au fil du temps…


- Je serais ravie de travailler avec toi… ton aide me serait bien précieuse ! Finis-je par répondre en lui prenant les mains avec gratitude. J’en faisais trop ? Peut-être, mais un raccourci pour comprendre et assimiler ce que certains avaient mis une vie à ne serait- qu’appréhender était une aubaine à ne surtout pas manquer :

- Je vois que toi aussi tu t’es lancée dans la branche du stockage, ça nous permettra de mieux progresser ; puisque nous parlons le même langage. Ajoutai-je avec un sourire, tentant de me contenir au possible pour ne pas me remettre à dévorer son ouvrage, tien d’ailleurs :

au passage, toutes mes félicitations pour ce livret, il est complet et recoupe bien la plupart des glyphes et leur différentes interaction ; tu l’as écris toute seule ? Finis-je d’une interrogation avant de commencer à ranger les tables sur lesquelles je travaillais depuis quelques jours déjà pour nous faire de la place, puis m’y figer un instant avant de faire volteface vers elle : Tu es sure de vouloir me le prêter ?


Dernière édition par Metaru Itagami le Sam 23 Déc 2017 - 23:06, édité 2 fois
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Sam 25 Nov 2017 - 1:44
Une Metaru-encore, elle était cernée décidément. Oulala, petite pensée pour Reiko qui l'avait cassé en deux plusieurs fois, ça l'inquiétait un peu ce nom maintenant, associé à la colérique à qui elle devait quand même une belle progression et Nué qui ne ratait jamais l'occasion de la rendre folle.

-Le ravissement est pour moi cette fois. Rétorquait-elle à ses liens avec les Nara, bien qu'un peu surprise de la révélation, elle ne savait leurs clans proches, suffisait de voir comment l’accueillait la mère de son partenaire... Mais à sa décharge, Sayo était un peu à l'écart de sa famille à cause de la spécificité des ses parents, deux hommes, ça n'avait pas plu aux plus conservateurs. Cela n'empêchait pas que ça restait presque valable pour elle aussi. Après tout on m'a collé un Metaru dans les pattes de l'école secondaire jusqu'à la team. Elle ne serait pas surprise qu'on les affecte encore ensemble ailleurs après...

Sayo s'interpella sur la suite, « nuit », à vrai dire, elle avait détesté si longtemps ce prénom, qu'elle avait même omis de chercher le racine de sa signification. Peut-être que ce n'était pas qu'une mauvaise blague, juste une erreur de parcourt. Son attention se capta pour cette femme des plus surprenantes, à la conversation intéressante. Puis elle venait de lui apprendre quelque chose en dévoilant son côté poète. Quelque chose de précieux qui lui ôtait de sa vieille amertume. Qui aurait cru.

-Je ne sais pas, je n'ai jamais posé la question, à vrai dire j'ai plus subis la moquerie de ce prénom, que d'aussi charmants compliments. Haussement d'épaules, que voulez-vous, tout le monde n'a pas une aussi belle répartition que la jolie blonde. Une belle lubie à vrai dire, j'ai toujours admiré les poètes, ayant moi-même aucun talent pour cet art. Et que signifie Itagami dans ce cas ?

Après tout, elle était la mieux placé pour le lui dire, maintenant qu'elle savait à quel point la Nara manquait de matière sur le sujet. Si Sayo connaissait ses points forts, elle savait aussi bien mettre l'accent sur ses lacunes, pour elle, classer, ordonner, cataloguer et j'en passe était quelque chose de facile. Peut-être un esprit trop logique qui lui faisait défaut justement dans la 'vraie' vie.

-Oui, mais je n'en suis pas à mon coup d'essai, c'est comme ça qu'on m'apprit à étudier. Je ne fais que reproduire la méthode de mon mentor, le tout, c'est que quelqu'un soit là pour le montrer une fois. Il n'y a pas de vrai mérite.
Son éducateur avec elle, elle-même auprès de la Metaru, ainsi de suite... Le stockage est une base moins complexe pour débuter. Lui avouait-elle. Si tu t'intéresses à toutes les formes de Fuinjutsu, j'aurais sûrement d'autres ouvrages à te confier. Puis tu sais, il ne faisait plus rien d'autre que prendre la poussière sur une étagère, c'est quand même dommage. Commençons par un peu de rangement...

Maintenant qu'elles s'étaient entendu, la Nara lui suggérait de rejoindre une table où travailler, puis elle s'empressait d'ordonner tout le fouillis sur le bureau et autours comme si c'était d'un besoin vital, son côté maniaque. Tandis qu'elle s'appliquait à faire des piles précises quant aux contenus littéraires, son regard de braise se jetait sur sa nouvelle partenaire d'étude.

-Tu cherches à faire un truc en particulier avec ça ? Ou c'est pour le côté pratique que ça t'intéresse ? C'est assez rare de voir quelqu'un d'aussi acharné, en vérité ça fait quelques jours que je t'observe entre deux siestes devant mon bouquin. J'ai connu les Metaru plus... bourrins vois-tu. Avouait-elle dans sa trop grande franchise. Je suis agréablement surprise, j'aurais aimé que mon partenaire soit plus comme toi. Confiait-elle un sourire en coin.

Ils auraient passé plus de temps ensembles à la bibliothèque, qu'à se courir après dans les rues de Kumo pour se rendre leur crasses mutuelles. Shojito-senseï avait un travail de surveillance et d'arbitrage de tous les jours avec ces deux là... Mais la Nara ne pouvait pas nier, même si elle ne l’avouerait jamais, qu'elle aimait bien ça. Ça diversifié de son quotidien à la bibliothéque.

-Puis, le plus important... Il faut qu'on décide de la récompense qu'on s'accordera à la fin de révision. Tu aimes faire quelque chose en particulier en général ?


Devant elle, plusieurs livres étaient séparé du tas, elle en laissait un ouvert à la bonne page vis à vis de seule où c'était arrêté la Metaru sur son lexique. Pour plus de complémentarité si elle avait besoin d'approfondir. Là dessus, la Nara replaçait à leur place les ouvrages pas encore utilisable.

-Kumo ne s'est pas faite en un jour ! Une étape à la fois.


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Mar 28 Nov 2017 - 5:44

Il était finalement drôle de voir que l’une comme l’autre avions été en partie liée à la famille de chacune ; c’était là un point commun que nous partagions Un point commun pour le moins intéressant Elle avait fait tout son cursus scolaire avec un Metaru et moi avait fait tout le mien, en cours privé certes, mais ledit professeur n’en restait pas moins un Nara Père l’avait choisi pour leurs connaissances approfondies et leur QI, voulant la meilleure éducation pour sa fille… Finalement sa décision avait été la bonne, je n’égalais probablement pas un Nara ; mais j’avais tout de même confiance en la culture générale, en les connaissances et en les différentes techniques d’apprentissage et mise en application qui m’avaient été inculquée. Cet homme avait été un excellent professeur au final, le respect que j’éprouvais pour ce clan venait sans aucun doute dudit individu.

À ses remerciements, j’imaginai à quel point la combinaison de son prénom et son nom de famille avaient été lourds à porter à l’école ; je n’avais jamais eu l’occasion de côtoyer ce genre de structure, mais pour avoir vécu avec les enfants des quelque concubines du Daimyo, je n’étais que trop bien placée pour savoir que les plus jeunes pouvaient se montrer les plus cruels… Merci… répondis-je calmement à sa catégorisation de mes divagations sur son nom, jusqu’à ce qu’elle me demande la signification du mien.
Sur le coup, pendant un bref instant je me figeai, avant d’être secouée d’un rire nerveux. Pour ce sujet-là, là ou mère nature m’avait gâtée, mère qui était un peu trop zélée sur notre religion avait… comme qui dirait poussée le bouchon trop loin.

- Hélas… mon nom est loin d’être aussi significatif, ou même poétique que le tien Sayo… Soupirai-je d’un sourire plus ou moins neutre, perdue dans mes pensées… Metaru Ford Lalatina… c’est comme ça que j’aurais dû m’appeler ; tout du moins c’était ainsi que père m’avais nommée à l’époque, il se documentait beaucoup sur les pays par de là les océans et leur accent étrange… mais c’est finalement mère qui décida de mon patronyme Faisant silence un court instant, n’ayant jamais menti et ne voulant point commencer maintenant… Vois-tu, nous sommes Jashinistes, pas toute la famille, juste mère et moi… et en tant que bonne religieuse, elle s’est appliquée à me donner un nom qui se mariait bien avec la déité que nous prions. Poursuivis-je dans des explications peut-être trop poussées ; mais pour une fois que quelqu’un le demandait. Si mon nom peut te sembler étrange, c’est parce qu’il s’agit d’une combinaison assez improbable… Ita est l’abréviation d’Itami, ou douleur… Gami est celle de Megami, ou déesse… Itami no Megami… Clôturai-je enfin.
Je laissai un court silence s’installer avant de tourner vers mon interlocutrice un visage rosi par la situation en elle-même. J’avouerais que dit à haute voix c’est un peu embarrassant… lui avouai-je d’un nouveau rire nerveux.

- Et puis, ne te rabaisse pas ainsi… Fis-je en essayant de changer de sujet, de base je n’étais pas une grande fan de l’auto dérision. Se pousser à devenir plus fort ou se pousser à évoluer en se rabaissant soit même plus bas que terre n’était pas véritablement la meilleure méthode ; qui plus était s’infliger ça à sois même était le meilleur moyen de se faire souffrir et de perdre confiance en soi.
J’essayai de le lui faire comprendre, surtout lui faire un petit énoncé de mon point de vue, comme quoi même si elle avait eu un mentor pour la guider, il fallait quand même comprendre et retenir de pareilles méthodes et surtout un certain niveau d’implication pour parvenir aussi bien à comprendre qu’à partager lesdites informations. Quant à l’aisance que semblait devoir représenter le fuuin de stockage, je lui ressortis une vieille expression « Il faut bien commencer en bas de l’échelle… »

- Plus bourrins hein… répétai-je avec un petit rire tandis que nous terminions le rangement.

Il était vrai qu’avec la possibilité de créer presque tout et n’importe quoi avec notre habilitée, il n’était pas rare que nous soyons attirés vers le coté le moins subtil du Ninjtusu… Moi même n’étais probablement pas aussi subtile que mon acharnement au fuuin le lui avait laissé entendre ; j’avais fini par le lui avouer, mais aussi qu’effectivement mon intérêt pour l'art des sceaux était moins standard que l’usage que les gens normaux en faisait. Après tout, pourquoi sceller des objets lorsque je pouvais les fabriquer dans l’instant ?

- Non effectivement, mon objectif est moins conventionnel que cela, stoker du matériel m’étant en réalité inutile, je pensais surtout aux applications de stockage et réutilisation des flux d’énergies. Du chakra pur au chakra transformé via affinité. lui révélai-je concernant mes plans.

L’utilisation de ces énergies étant plus portées sur des techniques créées, dû à la volatilité et l’instabilité du chakra en lui-même, pouvoir le conserver et le réutiliser, rediriger ou rééquilibrer dans son stade le plus pure fonction des situations était une, sinon probablement l’application principale que je comptais en faire... Telle était la manière dont je le lui avais exposé alors qu’elle me préparait la documentation fonction de ses connaissances du sujet.
Je gardai un temps le silence, même après sa question sur les récompenses, jetant un coup d’œil préventif à ce qu’elle venait de me livrer. Parcourant rapidement du regard les documents, mes lèvres se descellèrent enfin :


- Effectivement, je vais essayer de ne pas perpétrer les mêmes erreurs… Fis-je d’un petit rire avant de sélectionner celui qui d’entre tous était le plus basique. Ça semblait ridicule, mais ne disait-on pas que les maisons bâties sur de solides fondations ne s’ébranlaient jamais ? qui plus est, tu as raison sur un point, après l’effort le réconfort comme on dit… que dirais-tu de profiter de place et de mets de premier ordre dans la pâtisserie de ton choix ? Lui proposai-je avec un nouveau sourire, accumulant des sujets de conversations justement pour ce moment où nous prendrions notre pause…
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Mer 29 Nov 2017 - 22:09
L'oreille attentive, un esprit aux aguets subitement, la jeune Nara avait semblé captivée par les explications de son homologue Metaru. C'était pas tant qu'elle n'avait jamais entendu parler de ce genre de culte, mais juste qu'aucune occasion l'avait faite se pencher sur le sujet. Oulala, chez les Nara on est un peu trop terre à terre pour tour ça, mais ça n'empêchait pas que le côté mystique lui plaisait bien. Sayo aimait traquer les origines de toutes les logiques, la religion faisait partie d'un regroupement d'idées, de faits et de guides d'une ou plusieurs communautés. Son sourire se dessina en comprenant peut-être où voulait en venir la mère de la belle enfant et aussi parce qu'elle avait finalement peut-être un père au cas aussi désespéré que le sien.

-Déesse de la douleur donc ? Celle qui l'apaise, celle qui l'appose sous son courroux, celle qui ne craint plus de la subir ainsi... Voilà un choix que je trouve bien significatif.

L'expression de son visage à cette annonce démontra à quel point elle avait apprécié l'explication autant que son origine. Puis c'était elle alors qui était partie dans ses divagations, dévoilant son inspiration soudaine. Peut-être ses joues roussies qu'elle observait sur la Metaru, avaient alors fait fondre la barrière impénétrable de son cœur renfermé. Elle lui trouva beaucoup de charme, autant à regarder, à écouter, qu'à découvrir. Ce nom lui allait bien et peut-être que nos sobriquets influençaient vraiment sur ce que étions porté à être ou devenir. Le sujet changea, du moins pour le moment et la Nara ne pouvait pas s'empêcher de lâcher un petit rire. Elle se rabaissait ? Allons, Itagami devait savoir à quel point ces bêtes là avaient un ego démesuré...

-Ce n'est pas un rabaissement, ce sont des faits. Je pense qu'on ne devrait être complimenté et féliciter que pour les choses accomplies par nous même, pas sous la ligne directive d'un autre. Même un singe sait imiter un homme à force de pratique. J'ai juste de grandes aspirations Itagami-chan, il faut bien que je me souvienne pourquoi je veux les atteindre.
Son sourire déterminé perça.

La jeune Nara pouvait paraître un peu dure parfois, c'était vrai qu'elle ne faisait pas vraiment d'effort pour entrer dans la normalité, bien qu'elle savait au moins jouer le jeu de la sociabilisation. Sa quête d'excellence pouvait éventuellement s'apparenter à une forme de religion dans laquelle elle était fanatique, persuadée de pouvoir obtenir mieux à peine un objectif durement acquis se remplissait enfin. Le problème, c'était qu'un jour, elle n'aurait plus rien après quoi courir. Elle aurait le temps d'y penser ou de changer d'attitude, ce n'était que le début de sa toile après tout et le début d'une toute autre se profilait là...

-Oh je vois. Fit-elle d'un regard soudainement illuminé avant de fouiller dans sa sacoche, elle en extirpa un carnet de note, beaucoup moins bien organisé, son brouillon quoi. J'ai comme l'impression que nous avons une idée commune sur la question. Étrange coïncidence, si la Nara croyait au destin, elle y aurait vu un signe. Voilà plusieurs semaines que je travaille sur ça.

Encore sans succès. Bon après la Nara 'absorbait' sa propre création affinitaire pour s'entraîner et c'était peut-être ce qui érronnait la donne. Puis elle était elle-aussi une débutante encore en la matière, m'enfin, deux cerveaux valaient toujours mieux qu'un, surtout si elles se gardaient sur la même longueur d'onde. Sayo frémissait à l'entente de pâtisseries en récompense et c'était peut-être ce qui lui avait mis autant de baume au cœur le reste des heures de leurs travaux. La pause s'imposait d'elle-même quand leurs poignets commençaient à tirailler par leur lassitude à écrire et que leurs yeux incitaient à être frottés. Ainsi donc, après un brief rangement, comme convenu, la Nara les avait conduite où se rassasier. Bien qu'étant un endroit coquet, l'enseigne servant de décor à leur goûter n'avait rien de cossue...

-C'est ici que m'emmène mon Senseï quand je lui offre satisfaction.

Elle lui proposa une table près de la vitrine pour pouvoir profiter aussi de la vie qui était en mouvement dehors. La bibliothèque était un endroit semblant tellement figé dans l'espace temps que ça lui donnait le bourdon. Pas une grande surprise encore que ce soit la petite curieuse de Nara qui entre deux bouchées de cette meringue au fourrage chocolaté, se tente à lancer le premier sujet de la conversation. C'était que, la question lui était resté en suspend depuis qu'elle lui avait appris l'information.

-Itagami-chan ? Tu as dit que tu étais Jashiniste. Si j'ai déjà entendu le nom, je t'avoue que je ne sais pas grand chose sur ce sujet. En quoi ça consiste au juste, pas seulement de suivre ce culte, mais d'en suivre un tout court en fait.

Sayo était ce genre de personne qui aurait toujours un flot de question pour tout et qu'on ne pourrait qu'à peine rassasier malgré tous le contenu des réponses. Actuellement, elle était en balance avec elle-même, se demandant quel genre d’influence pouvait avoir ce genre de chose sur une vie, une personnalité. Si elle même avait un dérivé du genre pour l'aider à avancer dans la vie. Le juste 'elle et sa mère' dans sa famille l'intrigua assez pour qu'elle s'y penche aussi, mais la Nara avait fait le choix de ne pas se montrer trop invasive. C'était peut-être déjà déplacé de poser ce genre de question sans crier gare.

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Dim 3 Déc 2017 - 23:40

Je ne pus empêcher mes joues de prendre des couleurs lorsque je l’entendis prononcer la véritable signification de mon nom : Déesse de la douleur… bonne sang, mais à quoi pensait mère le jour où elle m’a appelé ainsi ? Fort heureusement, l’idée en elle-même était assez perchée, donc difficile à véritablement comprendre, mais elle n’en restait pas moins sacrément orgueilleuse.
J’allais pousser un soupir de fatigue lorsque j’entendis son analyse de mon patronyme, celle qui l’apporte, et celle qui ne craint plus de la subir, s’était les seules occurrences que j’avais véritablement explorées à l’époque, arrêtant de pensé à ceci… ceci dit, puisqu’il était question de divinité, il était vrai que celle qui apportait la douleur était aussi celle qui pouvait l’adoucir… les yeux mi-clos, je l’observai avec un sourire finalement l’une comme l’autre nous nous étions permises de comprendre nos parents respectifs et probablement les véritables intentions de ceux-ci derrières nos appellations… baissant un regard amusé sur mes documents, je m’amuser à murmurer mon nom une fois de plus…

Quant à sa réaction sur le mot « rabaissement », j’eus un petit rire, ayant littéralement l’impression d’entendre mon professeur lorsqu’il me parlait des imitations ; à l’époque le sujet était les arts martiaux que je trouvais trop difficiles à assimiler. Être qualifié de plus stupide qu’un singe avait été une motivation plus que correcte pour lui rabattre le caquet.
L’observant d’un air nostalgique, je n’avais qu’une chose en tête * C’est bien une Nara…* Il n’y avait qu’eux pour ainsi décortiquer et analyser toute chose, qu’importait le sujet, qu’importait la portance de celui-ci… les gens de ce clan en auraient une vue scientifique et caractérielle avant même de ne laisser entrer en compte les sentiments et tout ce qui suivait. Toutefois celle-ci prenait bien ses aises, la dizaine d’années qui nous séparait ne l’empêchait de m’affubler d’un « Chan » ou peut-être ne faisais-je pas mon âge... Fonction de la situation j’aurais probablement rétorqué un appel au respect, mais… à quoi bon ?

– Que voilà un formidable coup du destin ! M’exprimai-je avec joie en apprenant que Sayo et moi regardions dans la même direction pour ce qui était de notre vision du Fuuinjutsu.


Nous n’en aurions probablement pas la même utilité, mais toujours était-il que l’une comme l’autre nous vision la même branche pour en faire une utilité similaire. Mais, cette nous n’aurions pas à nous disperser pour suivre l’une ou l’autre dans sa branche et tenter de l’y aider ; visant le même objectif, nos deux esprits ne feraient qu’un pour combler les différents problèmes et créer les différents glyphes dont nous aurions besoin.
La nouvelle eue pour effet de booster mon entrain au travail, lui montrant mes actuelles avancées en étudiant les siennes. Nous découvrîmes de nouveaux principes, nous échangeâmes quelques idées et progressèrent ainsi un bon bout de temps. L’apprentissage et la mise en pratique de l’utilisation de nouveaux glyphes, marques et autres subtils détails dans le dessin des différents sceaux furent ce que je retins de la journée. Ça ne semblait pas énorme comme progression, je n’avais pas spécialement appris de technique complète ou même d’astuce infaillible vis-à-vis de X ou Y situation ; mais cela restait quand même un grand bond en avant pour moi qui jusqu’alors piétinais sur le sujet.

C’est lorsque je me surpris à me frotter les yeux en voyant des écritures triple pour la cinquième fois, que la petite équipe que nous formions se résolut à prendre une pause. Je la savais nécessaire, mais c’est tout de même à contrecœur que je fermai le recueil que ma compagne du jour m’avait confié ; tant de connaissances en main, mais si peu de forces pour toutes les assimiler.

Quelque temps plus tard, après avoir traversé une partie de la ville pour finir par nous retrouver devant une viennoiserie, qu’en réalité je connaissais bien. L’endroit n’était pas spécialement luxueux, mais ironiquement leurs produits étaient d’une qualité nettement supérieure à celles des autres boulangeries et viennoiseries du village. J’avais eu vent de plusieurs bruits de couloir suite aux différentes tentatives de la concurrence essayant de la débauchée la jeune fille aux fourneaux, mais cet endroit étant un patrimoine familial, sa réponse restait négative, qu’importe leur différente tentative, et l’épaisseur de leur portefeuille. Son professeur avait bon goût…

Prenant place à une table en réalité non loin de celle que Kuu chan et moi occupons lorsque nous nous rendons dans cet établissement, je l’observai un instant avec un petit sourire sur les lèvres, me demandant ce que la petite dirait si elle savait que j’étais venue sans elle. Nina chan ne tarda d’ailleurs point à se montrer avec sa bonne humeur habituelle pour les commandes :

- Itagami sama ! Bonne arrivée S’écriat-elle à mon encontre après avoir saluée Sayo, tout aussi familièrement.

Son visage se déconfit un peu lorsque je lui fis comprendre que j’étais là sans Kuu chan aujourd’hui, il fallait dire que ces deux-là étaient de sacrés compagnons de jeu ; entre la serveuse aux cheveux roses bonbon qui semblait être une véritable pile électrique et Kuu chan qui décomplexée avec elle ne tenait que très rarement sur place, les clients se plaignaient parfois de ne pas recevoir leurs commandes à temps… je lui accordai un regard complice auquel elle répondit avec un grand sourire, m’affirmant ainsi que Mia la pâtissière actuellement aux Fourneaux s’en sortait bien pour le moment ; oui… Nous avions un passif toutes deux, ou toutes trois devrais-je dire.

Je sirotais mon café habituel, me demandant encore par quel croissant j’allais débuter lorsque Sayo finit par poser une question des plus inattendues, la bouche pleine de meringue chocolatée. Ha… je dois dire que je ne m’y attendais pas trop à celle-là… lui avouai-je avec un petit rire avant de boire une petite gorgée du sombre breuvage.
Les Nara n’étaient pas tant sujets à se laisser entraîner en quelque d’aussi peu concret que la foi, c’était d’ailleurs ce qui m’étonnait vis-à-vis de son intérêt sur le sujet, lui fis-je comprendre. J’essayai de lui faire comprendre mon avis sur le sujet en lui faisant part d’une partie de mon vécu comme de ce en quoi je croyais, utilisant pour le coup le Jashinisme comme exemple.

Normalement le Dieu Jashin se présentait comme la divinité de la destruction et du carnage, les plus fanatiques de ses membres étaient donc des assassins sans vergogne et parfois de véritables brutes, ne se complaisants que dans un véritable bain de sang. Ne t’inquiète pas nous somme loin d’être aussi extrême ! m’étais-je empressée d’ajouter avec un rire coupable.
Non, nous nous étions penchés sur une autre idée du culte en lui-même, à savoir celle de la douleur et du message caché derrière celle-ci. Hum… maintenant que j’y pense, la partie que nous suivons est probablement la plu saisie à expliquer concernant les religions et leur fonctionnement. Le premier indice dont je lui fis part je le présentai sous les traits d’une expression « Tant que tu as mal, tu es en vie ». La vie débutait dans la douleur d’autrui, celle qui la donnait, se déroulait généralement en rencontrant de bons moments, comme de mauvais, ces mauvaises passes en questions nous permettant de mieux profiter de la paix et la joie que nous vivions une fois celles-ci passé… puis se terminait, généralement dans la douleur du mourant et celle de ses proches… Oui, les peines de cœur et de sentiments étaient aussi prises en compte.

- Cela peut sembler macabre, voire même un peu tordu à bien des égards, mais comme on le dit souvent une personne avertie en vaut d’eux ; il est préférable de connaitre la douleur et de savoir l’exploiter, plutôt que de la fuir et finalement souffrir davantage… Précisai-je du coup comme une affirmation que je voulais philosophique de la chose.

Du côté de ma famille, notre religion, notre croyance se basait sur quelque chose que tout un chacun vivait, mais ne percevait point de la même façon. D’où le fait que j’ai prévenu une dizaine de minutes plutôt que s’était aisé à présenter dans notre cas… Ceci dit, d’autre culte, comme celui à Amaterasu sont bien plus directe et simple qu’une idée de vie telle que la nôtre. Avais-je ajouté après une petite pause.
Les individus idolâtrant la déesse du soleil, levant comme couchant la vénéraient surtout pour la lumière qu’elle leur apportait, remerciant celle-ci de leur faire parvenir les rayons du soleil ; il était d’ailleurs intéressant de constater que nombre d’entre eux étaient des agriculteurs… ces mêmes individus priant sans cesse le père de ladite Amaterasu, Suzanoo le dieux shintaoïste des tempêtes pour qu’il n’en déchaine aucune sur leurs champs, couvrant donc ses autels de présents pour ainsi s’attirer ses faveurs.

- Oula… Gomen ! Fis-je en joignant les mains, les frottant l’une contre l’autre comme si je lui adressais une prière. Lorsque l’on aborde un sujet dans lequel je suis à l’aise je ne vois pas le temps passer et je parle comme une pipelette… Fis-je en levant une petite mine vers la Nara que j’espérais ne pas avoir trop assommé avec ce discourt. Je ne t’ai pas trop ennuyée j’espère… ?

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Mer 6 Déc 2017 - 23:27
La serveuse donnait un détail important à la Nara dans son salut chaleureux, la Metaru semblait elle-aussi une habituée de l'endroit, c'était fou comme Kumo pouvait être petite parfois. Après elle pouvait comprendre que cet endroit soit populaire, après tout, ne faisait-elle pas des efforts, elle et son incorrigible flemme clanique pour pouvoir y prendre son goûter. Une flemme pour les activités physiques, entendons nous bien, car pour tout ce qui tenait à surchargé leur mental, les Nara semblaient preneurs. Sayo n’échappait pas à la règle et dès les premières minutes, sa curiosité s’attisait encore. Cela devenait presque maladif ce besoin de toujours tout savoir.

-Qui est Kuu-chan ?...

C'était presque posé innocemment en attendant l'arrivée de leurs commandes, elles-même qui déclenchaient une nouvelle tournure à leur échange. C'était une interrogation complexe qu'avait posé sur la table la jeune Sayo, la première réaction toujours la plus importante dans ce genre de sujet, avait déclenché un petit rire et l’aveu d'un semblant de surprise, évidemment. Cela pouvait être étrange qu'une Nara s'intéresse à ce genre de choses, pas vraiment leur genre, mais justement, à force de rester trop dans ce dernier, ils finissaient par tous s'entasser dans la même voie, juste écraser les pas de ses aînés dans un chemin tout tracé ne l’intéressait nullement. Sayo était du genre à expérimenter, laisser une chance à tout de la convaincre avant de la décortiquer et en garder ce qu'il avait de bon ou l'éliminer à jamais. C'était toute une philosophie. Ainsi, la brunette l'accompagnait dans son rire en s’excusant quand même un peu de choisir cette orientation là pour la discussion de leur pause.

-Disons alors que j'ai un esprit un peu plus ouvert que la moyenne familiale alors.

Rétorquait-elle dans une semi-boutade face à l'image tenace qui lui collait à l'ombre grâce à son nom. S'il avait bien une qualité ou un défaut, au choix, qu'on pouvait reconnaître à la jeune Nara c'était bien ça. Peut-être que son ouverture était un peu trop large même des fois, mais c'était un autre débat pas très utile aujourd'hui. Itagami ne semblait pas plus gênée que cela par le sujet, c'était même très vite tout l'inverse, elle se plaçait en exemple pour mieux illustrer. Son ton était sûrement passionné et elle savait de quoi elle était en train de lui parler, un sujet visiblement bien maîtrisé. C'était fou comme on pouvait être appliqué avec les thèmes qui nous plaisaient.

Elle lui dévoilait ainsi un culte aux multiples facettes et Sayo se satisfaisait d’ambler du cours d'histoire de cette religion face à cet aspect. L’interprétation, c'était toujours la même, c'est à dire cette dernière, qui venait nuancer le monde. Face aux plus extrémistes, les premiers présentés, Sayo haussait ses épaules quand la jolie blonde essaya de la rassurer sur son côté moins intense de la religion, elle lui glissait bien simplement et sans remord, que c'était les assassins et le manque de vergognes qui faisaient gagner les guerres sanglantes. Ainsi, il en fallait. Les bons stratèges n'étaient pas suffisant dans toutes les situations. A quoi sert une tête pour penser, si elle n'a aucun bras pour appliquer ?

La Nara était ce genre de personne qui pensait que chaque chose et chaque personne dans sa diversité avait une place bien précise dans ce monde. Le genre à prôner la différence pour se rassasier des possibilités infinies de la variante humaine et autres. Elle semblait d'ailleurs comme suspendue à ses lèvres, preuve que le sujet l'inspirait vraiment dans sa quête de connaissance. Peut-être que c'était son âme de philosophe qui se nourrissait à cette table. Le passage sur la douleur et sa signification la happait tout particulièrement, sa main venait machinalement se plaçait sous son menton qu'elle aimait caresser quand elle était en pleine réflexion. Son regard se plissait sous cette explication, comme si son esprit était en train de graver l'information.

Son dos, ses bras, ses jambes et bien d'autres parties de son corps étaient encore marqué par des hématomes et des conclusions diverses, en cause, une certaine Reiko de la même famille que son professeur improvisé. Ce n'était pas pour la chicaner que la Nara retournait à chaque fois se consumait dans ses flammes, c'était plus dans l'idée de battre son fer en le chauffant pour pouvoir enfin le travailler et en faire quelque chose. Chaque coup, chaque convalescence et chaque douleur persistante des jours et des semaines durant, lui rappelait à quel point elle était en retard sur ses objectifs, ainsi que la frustration qui l'avait dévoré lors de ses échecs à ce moment-là. Comme un moteur de frustration et de rage contenues qu'elle nourrissait dans une sorte de masochisme en allant sur un front pour une bataille qu'elle le pouvait pas encore remportée. Mais ça viendrait. Au premier indice qu'elle lui avait donné, plusieurs suites à cette phrase s'étaient bousculé dans sa tête. « Alors tu peux continuer ? », « tu dois te battre pour le rester? », « Fallait-il relativiser sur le fait d'être juste broyé ? C'était mieux que morte effectivement. »...

Mais la Metaru y rajouta une touche plus poétique, c'était une logique franche au final, mais un aspect plus niaiseux que la Nara l'aurait pensé, mais il était vrai qu'elle avait trop souvent tendance à écarter le facteur des sentiments. Pourtant, ils étaient la définition même de l'être humain. Le principe de la douleur sous toutes ses formes, de la naissance, la vie et la mort lui fit du sens. Sayo avait tendance à la fuir justement et peut-être qu'à ce moment-là, elle comprenait soudainement que ce n'était pas que son corps qui devait apprendre à subir la douleur pour la supporter. Il était peut-être temps qu'elle arrête de nier la réalité de ses aspirations, parce que c'était trop difficile de les affronter, de prendre le risque de s'y casser les dents. Qui aurait cru que le côté moralisateur d'une religion lui parlerait et la convaincrait mieux que tous ses livres de psychologie, ou sa logique se voulant écrasante. Tout n'était pas parfaitement emboîtable dans des cases justement, comme l'amour par exemple, le sentiment le plus volatile et corruptible d'un esprit pourtant vif.

-Prévoir, comprendre, pour maîtriser... C'est intelligent en effet.

Un commentaire loin d'être anodin, ce n'était pas le genre de 'compliment' que l'on pouvait accueillir avec la légèreté d'un simple effet venant d'un Nara. L'intelligence sous bien des formes était leur culte. Des fanatiques alors qu'est-ce qui les rendaient si différent des religieux si ce n'était l’appellation qu'ils donnaient à ça ? La leçon débordait même sur d'autres bases et les cultes plus basiques qu'Itagami lui présenta, celui d'une déesse et son père, lui parlait déjà plus, elle avait grandie en campagne et elle se rappelait de ses fêtes du village durant les beaux jours. Elle avait jamais compris pourquoi on gaspillait autant de nourriture devant un autel... cela lui paraissait déjà stupide, sans sens. Soudainement, comme une claque mettant fin à une hypnose, la Metaru frottait dans ses mains en annonçant la fin de la balade dans son univers, ce qui eut le don de faire sourire son interlocutrice qui relâcha l'emprise du bas de son visage comme si sa prise de notes était terminée.

-Mais non, je te remercie pour toutes ses belles explications, je suis presque déçue que ça s'arrête déjà pour tout te dire.
Son petit rire perça. En tout cas tu maîtrises ton sujet il semblerait. C'est admirable les gens passionnés. Mais au risque de me faire insistante, qui dit religion dit communauté non ? Avez-vous un lieu de culte dédié ? Enfin, vous vous rencontrez parfois ou c'est chacun pour soi qui suit sa règle chez lui ?

Alala, Sayo. Elle cachait à peine sa curiosité ou son envie de visiter ce genre d'endroit....


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Ven 15 Déc 2017 - 14:38

La jeune Nara était attentive, très, ou peut-être même un peu trop attentive pour une Nara conventionnelle vis-à-vis du sujet. Elle m’avait écouté sans même broncher et j’avais pu percevoir à son regard et son silence qu’elle prenait le temps de mémoriser et analyser toutes les nouvelles informations que je lui avais apportées. J’avais naturellement essayé de porter le plus de logique à mes explications pour une pas, comme un religieux lambda laisser planer un mystère inutile qui aurait certainement eu l’effet inverse à celui que je voulais avec elle ; à savoir lui faire assimiler ce que je vivais en tant que Jashiniste.
Mais je devais avouer une chose, du haut de sa vingtaine d’années, ou un peu moins Sayo était particulièrement avancée pour son âge ; du moins en termes de maturité. Serte ma petite Kuu chan m’avait fait ce genre de surprise de temps à autre, surtout en acceptant sans plus de plainte que cela de garder le secret sur son père et de vivre ceci sans trop de mal, mais… il allait de soi que la Nara qui me faisait face était une demoiselle d’un tout autre niveau. En effet elle avait accepté, non approuvé avec un calme légendaire le fait qu’aussi discutable que soit leur existence, les assassins étaient un mal nécessaire en ce monde. Et pour ça je la respectais, énormément même ; à son âge j’étais loin d’être aussi ouverte d’esprit, certes nous vivions encore dans le domaine du Daimyo à cette époque et j’en avais entendue de drôles de décision ; mais toute ces mises à morts et ces sentences particulièrement froides des fois avaient fini par me paraitre comme étant un mal nécessaire pour le bien de tous… seulement la petite Itagami que j’étais était si naïve et chevaleresque que l’idée même des assassins me serait parue comme une insulte pour le genre humain… Pour le coup je réservai mon avis sur la question tout en continuant mon petit court.

Du début à la fin, fin où certains éléments de mes explications semblaient l’avoir éclairée sur plus d’un point, mon « élève » du moment m’avait écouté sans un mot ; enfin si et pas des moindre venant d’un membre des Nara dont le QI était connu pour être largement au-dessus de la moyenne « … C’est intelligent en effet… » il était rare, très très rare qu’un ou qu’une manipulatrice du Kagemane admette ceci venant de quelqu’un d’autre ; c’était presque un honneur que ceux-ci reconnaissent l’intelligence d’autrui. J’avais eu la chance de l’entendre de la bouche de mon professeur une ou deux fois quand j’étais plus jeune… bien qu’au début il me traitait de véritable « cruche »… il faut croire que son éducation y était pour quelque chose.


Elle sortit de son état de réflexion aussi brusquement que j’arrêtai mes explications, m’excusant d’être probablement allé trop loin en monopolisant ainsi la parole plusieurs minutes durant. Mais à ma grande surprise à ce moment-là, elle avait encore soif de connaissances. J’accueillis son attention avec une heureuse surprise, et sourit à sa demande en commence à véritablement me demander si ce n’était pas une réincarnée.

Avec un sourire, je levai la main pour commander une seconde tasse de café, avant de sursauter en voyant Nina chan juste à côté de moi avec un large sourire sur les lèvres. Moi aussi j’aimerais beaucoup assister à l’un de vos cultes Itagami Sama ! s’écria-t-elle en se rapprochant davantage, avec une flopée d’étoiles dans le regard, un air déterminé sur le visage. J’y répondis avec un petit rire, une drôle de gêne en cherchant comment décliner sa demande et surtout…. Depuis combien de temps était-elle là… ?

- Hum j j’y réfléchirais… m… mais pour le moment tu pourrais me servir un nouveau café s’il te plait ? demandai-je, constatant qu’une partie de son enthousiasme semblait s’être envolé, mais pas sa détermination. Je l’observai rentrer en cuisine avec ma tasse, attendant bien d’être sure qu’elle s’en soit allée avant de répondre à mon interlocutrice. Haa… soupirai-je. Elle se mêle de tout celle-là… ça à son charme, mais par moments ça pourrait être dangereux pour elle… murmurai-je à Sayo. Je pourrais effectivement t’y amener, mais à une et une seule condition, que tu suives scrupuleusement ce que je te dirais… au vu de la nature de ce culte, tu sais certainement qu’il regorge de personnes dangereuses ; je ne serais d’ailleurs point surprise d’y croiser des individus avec une prime sur leur tête. Repris-je avec calme en lui confiant quelque chose de véritablement important, mais je pensais pouvoir lui accorder cette confiance-là.
Comme tu l’as compris, nous avons des lieux de rassemblements, mais ils sont très très rarement les mêmes. Nous ne sommes prévenus que quelque jour à l’avance et c’est pour de rares occasions… Je devrais pouvoir l’y faire rentrer sans trop de problèmes l’espace de l’une d’entre elles, en tant qu’invitée.

Puis je lui fis part du respect que j’éprouvais pour elle, celui du fait que malgré son jeune âge, même pour une Nara, elle avait rapidement assimilé le fait que le bien et le « mal » étaient un tout se devant d’avancer d’un comment accord. Il m’avait fallu apprendre et comprendre la signification profonde du Ying et du Yang avant d’accepter ceci, ça ne me prit certes pas une éternité, mais comprendre que jour et obscurité ne subsistaient que parce qu’existait l’autre était l’une des marches à gravir pour comprendre que joie et bien-être ne subsistent que parce qu’existe la peine et la souffrance.
En tant que Kunoishi, en tant que Nara, je lui donnai le fond de ma pensée, lui affirmant qu’elle irait surement très loin avec un pareil esprit de déduction, son avenir la mènerait très très certainement vers l’endroit qu’elle désirerait… mais… en tant que mère, en tant que parent, j’avais un pincement au cœur. J’avais véritablement l’impression qu’elle n’avait pas pu profiter de sa jeunesse, ou plutôt de son enfance en pensant à ma petite Kuu, m’imaginant voir son sourire et son innocence disparaitre trop tôt à cause d’un monde porté sur la survive et la puissance de tel ou d’un tel, je ne pouvais que sentir mon cœur se déchirer.


Diminuez d’un peu plus de la moitié


ha tien parlant d’elle… ! m’écriai-je avant de sortir mon portefeuille et d’y tirer une photo. Kuu chan, ou plutôt Kumiko chan, c’est ma fille, mon petit ange. Fis-je en la lui tendant, un sourire rayonnant sur le visage. « fille à la beauté éternelle » murmurai-je avec un sourire nostalgique, les yeux mi-clos en me rappelant du jour de sa naissance ; ce petit trésor ne hurla à plein poumon son entrée en ce monde qu’une poignée de seconde, avant de se calmer une fois dans mes bras. Cette mignonne petite chose n’à jamais été un fardeau, ni une plaie pour les oreilles, combien de fois remercierais-je le ciel de m’avoir offert cette petite chose… depuis le jour de sa naissance jusqu’à présent, cette petite tête d’argent à toujours fait mon bonheur.

- éternel était peut-être de trop j’avoue. Fis-je d’un rire gêné en sortant de mon rêve. après comme tu peux le constater, elle s’est éprise de quelque chose de tout aussi beau, mais de bien plus éphémère… les plantes. poursuivis-je d’un sourire fier en me rappelant de l’attention qu’elle portait à celles du domaine ; oui… elle avait déjà son propre petit jardin et même si l’arrangement floral était encore un peu brouillon elle se débrouillait déjà très bien. et c’est elle-même qui a créé son propre surnom… Kuu, à force de mal le prononcer nous nous y sommes tous habitu….

- Mais quand elle démarre, elle s’arrête plus, une vraie petite furie ! Haha… reprit la voix de Nina qui réussit encore une fois à m’arracher un sursaut. Combien de fois lui avais-je dis d’arrêter d’arriver dans mon dos sans prévenir… Hum, je me demande bien chez qui elle a pris ça… Fis-je en jetant un regard accusateur à Nina, qui déposa mon café avant de partir en sifflotant presque innocemment. Tiens… tu me disais précédemment qu’on t’avait collé un Metaru depuis l’école secondaire jusqu’à présent ? Qui est-ce ? Peut-être que je le connais ? Fis-je en prenant une gorgée de ma nouvelle tasse avant de prendre une cuillérée de la petite gourmandise au chocolat qui me faisait de l’œil depuis tout à l’heure…

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Dim 17 Déc 2017 - 0:42
Ainsi rendez-vous fut pris pour approfondir cette histoire de culte, la Nara n'aurait qu'à patienter son heure, ce n'était pas un exercice difficile pour elle de se plier à des instructions. Elle avait malheureusement était à bonne école, et ne se sentait pas honteuse le moins du monde d'avouer à la blonde qu'elle était la fille d'un assassin sans scrupule. Seulement le fait qu'il soit un Nara qui la laissait convaincue qu'il ne se soit pas joint au culte. C'était contraire à tous leurs enseignements, mais Sayo elle, n'était pas du genre à se laisser enfermée dans des catégories ou à suivre sa vie comme on suivrait les partitions d'un papier à musique. Elle aimait faire des fausses notes, juste parce que ça lui rappelait à quel point la mélodie de sa vie pouvait être belle quand elle s’enchaînait correctement.

Le sujet changeait et les voilà à nouveau dérangées. Cette serveuse là avait des talents de ninja cachés, foi de Nara je sais tout ! Blague à part, c'était amusant de la voir surprendre avec une aisance déconcertante la surprenante Metaru qui lui faisait face. Plus Sayo l'écoutait parler, et plus elle se rendait compte que cette dernière n'était pas née de la dernière pluie, une esprit bien fait, dans un corps tout aussi bien travaillé. Cette femme avait tout pour elle, quand on s'accordait sur le fait que sa compagnie, comme son caractère était une douceur, berceuse pour les âmes vives comme celle de l'ombreuse enfant. Mais pas que. Aucune surprise qu'elle soit déjà mère maintenant, déjà si mature, forcément qu'un malin avait voulu la capturer de la meilleure façon qui soit, se réservant une place en son sein pour toujours.

Ah, si tu savais petite naïve de Nara, malgré ce qu'il paraissait.

-Damne Itagami-cha... Sama ? Tu as quel âge ! Moi qui nous croyais talonnant mes dix sept ans !Voilà qui avait été bien irrespectueux depuis le début de s'adresser à elle de façon si familière... Gomen ! Tu fais si peu ton âge... Enfin vo... Non, il était trop tard pour ça, de toute façon, si elle avait voulu les révérences de rigueur, elle l'aurait corriger depuis longtemps non ?

Petit génie de Sayo, mais un peu gauche parfois aussi. La perfection n'existe pas. C'était cette Nara même qui eut un sursaut en voyant la photo de l'adorable chérubine Metaru, qui avait déjà quelques années bien entamées dans l'enfance, la Nara s'attendait à un tout petit bébé et elle ne cachait pas sa réaction en arquant un cil bien haut. Le perçant de son regard dans celui si mielleux de la mère qui parlait de ce qu'elle avait de plus sacrée. A la fin des mots, elle contemplait encore le portrait de ce petit sosie, à quelques détails près. Un prénom là encore qui lui allait bien, mais qui ne manquait pas de laisser échapper ce petit sourire narquois, bien que pas méchant, n'était-elle pas celle qui s'était plainte de l’excentricité de sa propre mère. Finalement, un petit rire lui échappait à cette pensée, accompagnée d'un regard taquin et admiratif pour l’intéressée et une tête qui se secouait.

Dans un coin de son cœur, quelque chose le fit se serrer devant ce flot maternel qu'elle ne connaîtrait jamais. Elle se demanda si c'était un don inné, ou quelque chose qui avait besoin de fondations comme tout et ne put s'empêcher de poser la question pour comprendre ce qui lui avait manqué à elle pour être autant aimée par celle qui l'avait mise au monde. Et abandonnée sans se retourner aussitôt, sans jamais regretter.

-Tu as l'air si fière d'elle, j'imagine qu'elle fait de vous des parents heureux. Ah ah, pour avoir eu affaire à une mère de Metaru, je ne pense pas trop m'avancer en disant qu'une fille de bonne famille comme toi n'a pas pu échapper à la règle du mariage clanique entre Metaru, ça parait si important chez mon coéquipier.
Maudit dragon, mère de Nué pour qui elle ne serait jamais assez, faute d'un sang métallique. Voilà une petite fille bien chanceuse d'être née d'une maman l’ayant faite aussi jolie qu'elle. Tu la chéries vraiment pas vrai, ça se sent.

Son ton était quémandant de réponse, la jeune enfant de l'ombre était à l'aise en la présence de cette Metaru là, qu'importe qu'elles se connaissaient à peine, elle lui avait déjà prouvé, qu'elle faisait plus de sens, que la plupart de ses connaissances fusionnées toutes ensembles entres elles.

-Je n'ai jamais vraiment connu ma mère tu sais, alors je suis envieuse quand je vois ton visage lumineux et la façon dont tu en parles. Et un peu amère aussi que l'on se soit croisé chaque jour ou presque et qu'elle ne m'ait jamais considéré plus que comme l'enfant de mon père et pas le sien.

Comme si elle ne comptait pas sur la balance. Une petite erreur de parcours, ou plutôt un échange de bons accords entre une femme et son Nara de père, au moins elle avait un père non ? Un qui l'avait chéri pour deux, pourtant... Elle lui voulait aussi tout autant pour être née ainsi. Qu'il acceptait l'idée qu'elle devrait se contenter de lui. On lui avait caché la vérité, c'était pareil que la trahir non … ?

-J'ai fini par la haïr au plus profond de mon cœur, alors que je ne demandais qu'à ce qu'elle puisse m'aimer. Alala ! Qu'elle fit en balayant sa main devant elle, comme elle le ferait en même temps de son humeur trop alourdie. Je sais pas pourquoi je te raconte tout ça, ça n'a aucun intérêt ! C'est juste que... Elle lui rendait la photo. Comme une idiote je me suis prise à la jalouser un peu ou plutôt votre relation, alors que je n'ai même encore eu le loisir de la voir de mes yeux. Elle riait en se forçant un peu. Même un Nara sait être idiot.

Évidemment qu'ils savaient l'être, combien même ça leur coûtait d'accepter l'idée. Et fort heureusement, en bonne âme, Itagami lui jetait une bouée de sauvetage pour reprendre la conversation après d'être noyée par sa honte. Un Metaru ? Ah oui, ah oui. Et quel Metaru alors...

-Oh c'est très probablement, il s'appelle Nué, mais sa mère à lui s'est trompé d'une lettre, il est tellement plus niais.

Moquerie derrière le dos de celui qui ne pouvait pas se défendre, il n'y avait pas de quoi félicité la petite Nara sur ce coup là. Mais ce n'était pas méchant, elle l'adorait combien même elle le cachait au mieux, à lui le premier.

-Effectivement, mon autre père, parce que j'en ai deux, est professeur, quand Nué est arrivé en cours de route de ses montagnes, il m'a désignée comme sa marraine d'étude.
Elle se frottait les tempes douloureuses rien que d'y penser. Il ne pensait qu'à s'amuser ! Un bras de fer indéfinissable que je ne pouvais pas gagner contre un Metaru avantagé par son élément ! Un de ses doigts s'agitait en l'air pour dire qu'elle n'avait pas pour autant lâcher l'affaire. On fait parti de la team#6 de Shojito senseï maintenant. A croire qu'on est fait pour garder nos ombres liées. Elle roulait ses yeux. Alors, tu le connais ?

Ah, si tu savais Sayo, si tu savais déjà à ce moment là...

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Sam 23 Déc 2017 - 23:08

Fille d’assassin, effectivement ça expliquait au moins en partie sa tolérance particulièrement élevée sur le sujet. Qui plus était à bien y réfléchir un Nara pouvait être l’assassin parfait, pour un peu qu’il y ait un soupçon de lumière et du temps pour atteindre ses cibles… me perdant un peu dans mes divagations sur le sujet sur le sujet, j’en vins à imaginer une conférence durant laquelle un Nara se devait d’éliminer une cible. Son ombre n’aurait qu’à passer par les chaises des participants, se glisser jusque sous la tenue de la victime et lui transpercer le cœur avant de revenir à son créateur : propre, net et sans bavures ni témoins…. Senseurs mis à part, ces ninjas de l’ombre étaient probablement les plus aptes à réussir le meurtre parfait.
Était-ce à cause de la nature discutable du métier ou parce que ça leur était trop aisé que si peu de Nara s’étaient versés dans l’art du meurtre ? Fin si peu, s’était un euphémisme ; jusqu’ici le paternel de Sayo chan était la première occurrence d’assassin d’utilisateur du Kagemane dont j’entendais parler à ce jour. Fin après, leur flemmardise légendaire n’était pas à écarter aussi…

Pour passer à une note plus douce, apprendre que j’avais une petite fille interloqua La fille de l’ombre, aussi bien sur l’âge que je pouvais avoir, que sur sa manière de me parler qu’elle essaya de change ; m’arrachant un petit rire pour le coup. Je sentais son désir de me montrer le respect qu’elle pensait me devoir, mais ne pouvait que constater en même temps qu’elle, que c’était visiblement peine perdue. Quelques heures à peine qu’elle m’appelait Itagami chan que l’habitude se faisait déjà aussi tenace que de la mauvaise herbe.
Son regard interrogateur et un peu perdu s’égara complètement lorsqu’elle le posa sur la photo de Kuu. Amusée après mes quelques mots je gardai le silence, l’observant encore alors que son regard ne s’était point détaché de la petite Metaru sur papier glacé ; je m’étais perdue dans ma contemplation, oubliant presque de lui répondre concernant mon âge, lorsqu’elle brisa ce bref silence.

Fière de Kuu… le mot était faible, très faible, Kumiko chan était plus que ma fierté, elle représentait ma raison d’être, la raison pour laquelle j’étais devenue une kunoishi, la raison pour laquelle je respirais encore. Durant la période qui précéda, sa naissance, j’étais au plus bas, faisait du mal à ceux qui essayaient de me soutenir, crachant ma haine et ma colère à quiconque osait me tendre la main… j’envisageais le suicide, refusant de lui donner naissance sans son père, lui refusant même l’ultime droit à la vie… Quelle gamine je faisais et surtout quelle peste avais-je pu être…
Mère ne s’était jamais montrée aussi attentionnée à mon égard que durant cette période, malgré tout ce que j’avais pu lui lancer à la figure ; blessée et pleine de haine envers mon paternel pour m’avoir séparé de l’homme que j’aimais j’imaginais bien à quel point j’étais devenue insupportable. Jusqu’à ce que les deux rubis de ce petit miracle ne se perdent dans mon regard la première fois qu’elle les ouvrit. Une expérience qui vous marque à jamais.


Je lui aurais bien répondu sur le coup, mais les mots qui suivirent me clouèrent le bec, figeant mon regard dans une expression aussi triste que nostalgique, bien qu’un faible sourire y fût encore. Des parents heureux… le mariage et même l’allusion à Kuu ; de véritables lances qui toutes atteignirent leur cible. Le mariage ? Une famille réunie ? Une petite fille chanceuse… si seulement… une seule de ces affirmations pouvait s’avérer… mais avec le mariage annoncer de Shuu, cet idéal ne serait jamais plus que ça… un idéal et non une réalité.
J’entrouvris la bouche, mais aucun mot ne parvint à s’en échapper, cette malédiction me poursuivant encore et toujours. À contrario, c’est elle qui me parla un peu de son existence, m’apprenant par la même occasion son envie de vivre plus proche de sa mère et du comportement ignoble que celle-ci avait envers la chair de sa chair… fronçant quelque peu le regard, cette dichotomie me gênait plus qu’autre chose ; comment la mère, celle-là même qui l’avait sentie grandir en son sein neuf mois durant et s’était tuée à la tâche comme toute mère pour lui donner la vie pouvait-elle agir de manière aussi… méprisable contre sa propre fille ?

Elle l’avait déjà, mais entendant qu’une autre femme traitait sa progéniture de la sorte, j’accordai une attention toute particulière à chaque mot et bout de phrase qu’elle avait pu prononcer sur le sujet. Lui accordant un regard avant de poser les yeux sur Kuu, m’imaginant lui infliger ce traitement avant que mon visage ne s’assombrisse, c’est finalement l’évocation de Nué qui m’arrachât un sourire et une certaine surprise… et enfin je m’étais un visage sur la fille qui lui avait volé un baiser dont il n’avait rien compris au sens. Ceci dit, avant de l’évoquer, avant même de répondre aux questions qu’elle m’avait posées, je croisai me mains sur la table avant de plonger mon regard dans le sien :

- Je ne sais honnêtement pas ce qui pousse ta mère à agir de la sorte et peut te comprendre de nourrir de tels sentiments envers elle… Fis-je en choisissant au mieux mes mots, tachant surtout d’éviter ceux qui blesseraient mon interlocutrice ou qui me priverait momentanément de la parole pendant quelques secondes.
En effet, à peine avais-je penser à évoquer le fait qu’il y ait une chance qu’elle n’agisse pas ainsi de son propre fait, me menaça le sceau sur ma langue, augmentant légèrement son poids avant même que je n’eusse prononcé quoi que ce soit… moi-même étant dans cette situation, le dire ainsi à une Nara saurait suffisamment éveiller ses soupçons pour qu’elle en enchaîne les déductions… Mais si un jour, elle venait à toi en regrettant sincèrement ses actes… j’espère que tu lui accorderas au moins une oreille attentive. Fis-je avant de serrer un peu les dents, me rendant compte que s’était une situation délicate pour une requête presque égoïste en tant que mère moi-même… mais ne pouvait mieux le formuler que ça, surtout si elle était d’une manière ou d’une autre dans une situation similaire à la mienne.

- Mais… même si nous venons de nous rencontrer, même si nous ne représentons pas encore grand-chose l’une pour l’autre actuellement… Poursuivis-je avec un sourire que je voulais réconfortant. Je ne pourrais jamais remplacer ta mère, mais je pourrais au moins être ton amie. continuai-je les yeux clos en inclinant légèrement la tête sur le côté. et puis ne t’inquiète plus pour les suffixes de politesse, tu peux tout simplement m’appeler Itagami ou me donner un surnom si ça te met plus à l’aise… et n’importe comment je suis sure que Kumiko chan t’appellera « onee chan » avais-je ajouté d’un petit rire, imaginant celle-ci sautiller autour de la Nara et faisant encore une fois preuve de son intarissable soif de connaissance ; ça au moins elle l’avait pris chez moi.
Un sourire sur les lèvres, le regard un peu dans la brume, je gardai ainsi le silence quelques instants, perdue dans mon imagination avant que cet air enchanté ne se flétrisse petit à petit ; emporté par des questions qu’elle avait dissimulées tout à l’heure dans un groupe d’affirmations. Honnêtement là où nous en étions présentement, j’aurais pu éviter de lui répondre… Après pareille proposition de ma part, garder le silence aurait pu l’inciter à comprendre que j’avais mes propres… problèmes, problèmes que je voulais garder personnels. Mais, ceux-ci étant en partie liés à mon intérêt pour le fuuin et donc à ce que je voulais apprendre de mes séances avec elle, il me parut légitime de pouvoir lui faire miroiter au moins la partie émergée de l’iceberg.

Après un silence que je fis perdurer avec ce sourire un peu gave, je me saisis de nouveau de ma tasse de café à moitié vide, la fixant comme si j’y cherchais mes réponses avant de me lancer. Pour ce qui est de Kuu chan… j’aurais voulu faire plus… beaucoup plus pour elle… mais cet idéal dont tu faisais précédemment mention n’a malheureusement jamais eu lieu. Fis-je sans pour autant laisser mon faciès sombrer dans la mélancolie que cela m’évoquait, tachant plutôt de garder le visage résigner et souriant d’une mère ayant fait de son mieux ; chose qui au final était loin d’être faux.
Je levai la main gauche, lui faisant bel et bien comprendre qu’il ne subsistait nul anneau à mon doigt avant de lui avouer que j’avais élevé Kuu toute seule, son père n’avait pas pu être à mes côtés, mais encore aujourd’hui je ne lui en tenais pas rigueur. Certes les premiers jours son départ fut difficile… Fis-je en reperdant mon regard dans ma tasse qui avait entretemps perdus de son contenu, mais poursuivie en lui expliquant que son père, dont je m’abstins de prononcer le nom avait eu des accrochages avec le mon propre paternel, à telle enseigne qu’il interdit formellement une relation durable entre nous. à cette époque ma famille proche et moi-même vivions encore sur auprès du Daimyo… Continuai-je en baissant un peu le ton, préférant éviter que cette connexion avec l’un des individus les plus puissants de ce continent ne s’ébruite de trop. Et non, ce n’était pas ce n’était pas la raison pour laquelle celui-ci consenti à m’abandonner, mais plus parce que père devenait insupportable et probablement parce qu’il ne voulait plus me voir déchirée entre deux feux.

- Donc non… c’est fort dommage, mais nous ne sommes malheureusement pas la famille heureuse que tu dépeignais. Fis-je en lui offrant un nouveau sourire, tachant de montrer que je le renais plutôt ben malgré les circonstances. Kuu aussi prenait sa… différence ? Avec beaucoup plus tolérance que je ne l’aurais cru ; mieux encore, elle adore cette double vie, comme elle est littéralement amoureuse de son second prénom.
Secouée d’un petit rire devant la singularité de celle-ci, je devais avouer avoir été particulièrement surprise le jour où elle m’a sorti *Chui contente de ne pas être comme les autres… j’ai l’impression d’être SUPER spéciale ! * Avait-elle fait un soir en bombant cette poitrine toujours inexistante Il allait d’ailleurs falloir que je trouve qui lui avait donné cette mauvaise habitude.


Diminuez d’un peu plus de la moitié


- Toutefois si les choses étaient à reprendre, je m’y emploierais sans hésiter… sans elle j’aurais probablement sombré dans le chagrin, ou aurait continuer d’errer sans but sur ces terres… je ne serais probablement même pas devenue une Kunoishi. Finis-je avant de la sentir frapper, cette épée de Damoclès qui me traversa du sommet du crâne au bas du corps, se plantant lourdement dans le sol.
Je pouvais sentir le sang couler le long de la blessure, la morsure du métal froid de celle-ci contre ma chair et mes os, ma vision s’atténuer se teintant de nuances carmins alors que… petit à petit mon esprit sombrait dans le néant et une incommensurable douleur, je perdais l’usage de mes membres… s’entais mon cœur s’affoler, avant de brusquement s’apercevoir que s’était la fin et ralentir sa course... ce monde, cette solitude, cette fin... tout était froid... si froid... Kuu... ... ...

- A…près tout… quel meilleur cadeau… pourrais-je lui offrir… qu’un monde sans violence ? Aussi rapidement qu’elle était venue, la douleur s’estompa, comme le genjutsu que j’avais déclenché et donnant inconsciemment trop d’indices sur ma condition…

* c’était donc l’épée cette fois-ci…* Pensai-je en camouflant les tremblements de mes mains en les essuyant dans une serviette de table, avant de l’utiliser pour essuyer mes lèvres et par la même occasion faire taire leurs tremblements ; oui, tout mon être était sous le choc. Changer l’orientation de mes dires le plus rapidement possible pour que cesse l’illusion, oui je la connaissais et ce n’était pas la seule. Le fuuin sur ma langue n’était finalement qu’un rappel et un dernier rempart pour m’éviter de trop en révéler, même par inadvertance. Pour le reste… le rappel à l’ordre était aux yeux des autres, beaucoup plus subtiles qu’un soudain silence… mais bien plus brutal pour mon esprit. * Finalement, je suis encore et toujours prisonnière… non plus d’une pièce sombre et d’une camisole de force… mais de mes propres chairs. Il me reste encore un long chemin…*

- Nina chan…

- COMMENT AVEZ-VOUS SU QUE J’ÉTAIS LA ?!! S’écria-t-elle dans mon dos.

- Parce que tous tes clients regardent dans notre direction… ? Fis-je sur un ton d’ironie. Tu pourrais demander à Mia de me faire une… Je me retournai vers mon interlocutrice du moment lui offrant une fois un visage radieux. Non… deux spéciales Kuu chan s’il te plaît ? Et un thé léger… nous n’allons probablement plus tarder. Fis-je en m’attaquant enfin à la part de gâteau fondant au chocolat que j’avais soigneusement mis de côté.

- Sinon Nué ! avant que je ne te dise ce que j‘en pense… Fis-je en relançant la conversation, pour tenter d’oublier ce cauchemar un peu trop réaliste. de fille à fille… qu’en penses-tu toi ? Finis-je d’un sourire complice…



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Mar 26 Déc 2017 - 0:51
Son esprit lui disait de baisser son regard brillant pour sauver la face, mais un instinct au fond de son cœur lui demandait de ne pas quitter la Metaru un seul instant au risque de raté la coche. Chaque respiration pointait dans son buste une aiguille imaginaire dans son cœur serré, mais la jeune Nara désillusionnée voulait tellement y croire. Parce que ça lui faisait si mal, quoi qu’elle en dise dans son âme d’enfant qu’elle avait besoin de se raccrocher a une vérité plus douce que celle qu’elle connaissait. Les grandes lignes cachaient avec vice les plus petites, c’était déjà ce que son jeune âge lui avait appris.

-Il est trop tard pour cela, ma mère est morte d’une crise cardiaque avant que j’apprenne son identité, on ne s’expliquera plus jamais. Peut-être que si j’avais été moins lâche et moins coulante et que j’avais cherché avant à obtenir son explication plutôt qu’à la blâmer…

Princesse pourrie gâtée et à la vie si heureuse jusque-là, pourquoi aurait-elle eu besoin de cette femme qu’elle n’avait pas connu et dont elle avait si peu pensé grâce aux tactiques habiles de son père. La pensé envers ce dernier lui fit froncer les sourcils, noyant son regard si lumineux, dans un rouge de sang séché.

-Au moins je sais quelle créature terrible est mon père grâce à elle. Il l’aura probablement obligé au silence, par quelques chantages ou talents habiles ou alors elle était une bien horrible personne. Mais peu importe pour l’heure. Chaque chose en son temps.


Son regard se jetait sur le bouquin de notes des fuinjutsu et tout ce qu’elle lui en avait extirpé de façon innocente aux premiers abords pour découvrir à quel niveau allait sa maitrise dedans. Un art dangereux, cruel et si discret. Elle serra sa sacoche contre elle et avec ça, d’autres notes dont un rapport de légiste qui avait trouvé une marque étrange, une brûlure à l’arrière d’une oreille qui dessinait un symbole inconnu. Sa quête du fuinjutsu n’était pas innocente non plus, mais elle ne pouvait partager ses tourments pour qu’on l’aide et prendre le risque qu’on endurcisse ses pistes si ça se savait. Son père était un serpent vicieux, elle le détestait autant qu’elle l’aimait pour tout ce qu’il avait pour elle en bien ou en mal, par amour pour sa progéniture en voulant son mieux ?... Le silence s’installait, mais aucune ne s’en serait plainte, il était comme nécessaire pour leurs âmes torturées. Quand la blonde reprit la parole, la brune se fixait de ses grands rubis dessus, comme si elle était l’étreint convoité de ses joyaux.

-J’imagine qu’une telle proximité avec le Daimyo donne un lourd tarif à payer concernant les apparences… S’il est parti de son propre chef, c’est un imbécile qui ne vous mérite pas je dirais, si on l’y a obligé, c’est une bien triste histoire, ça donne envie de vous réunir à nouveau pour finir la fin d'un joli conte à lire aux enfants.
Qu’elle lui lançait un ton léger pour ne pas mettre trop de poids sur ses dires. Dans tous les cas, elle et toi, à mes yeux, formez une bien belle petite famille, qu’importe l’élément absent. D'ailleurs regardes, une petite fille peut grandir heureuse avec un seul de ses parents, j'en suis la preuve vivante. Elle lui tendit a son tour une photo de son portefeuille conservé précieusement.

L’ombreuse lui accordait un sourire fort doux avant de s’étonner de l’expression forcée, bien qu’elle marquait un sourcil de façon significative démontrant qu’elle avait observé un trouble, face au changement d’attitude et conversation de son interlocutrice, cette dernière ne le relevait pas. Son regard plissait n’en démordait pas et bien des choses pouvaient se lire dans ses portes d’âme-ci. Elle se frottait le bout du menton pensive, un trait qui la trahissait souvent, tout en gardant le fil de la conversation, ceci dit, la Nara lui resservait de l’eau pour lui déclarer subtilement que le subterfuge avait raté, avec un sourire de toutes ses dents. Il y avait anguilles sous roches dans cette histoire, mais de quel droit aurait-elle pu investigué…

-Effectivement, le meilleur cadeau qui soit. Son regard brasier observant la serveuse qui avait gêné pas mal sa curiosité ou plutôt son envie de la satisfaire et elle se ravissait de la voir en quelque sorte se faire chasser, quant à la suite, fidèle à elle-même, la Nara répondait sans détour, ni faux semblant. Avec une franchise déconcertante. Nué ? C’est le premier amour dans mon sombre cœur Heiwa-Hime. Elle lui accordait le surnom qu’on lui avait autorisé, celui qu’elle lui inspirait, Princesse de Paix, rien d’original, mais bon… Cela sera probablement aussi le pire de tous, il parait qu’on ne l’oublie jamais, même s’il s’avère le plus terrible des passages de sa vie. Tu en penses quoi ? Peut-être que d’expérience tu m’en diras plus. Qu’elle lui fit en riant. Si tu sèmes la paix, je serais plus du genre déesse destructrice quand l'histoire est mauvaise à mon sens ! Affirmait-elle sur un ton faussement sévère pour jouer un peu un effet de scène. Tout en sortant son agenda pour lui faire découvrir une photo de première page en lui laissant le mystère de deviner ou pas qu'il s'agissait bien du Metaru et la Nara a un plus jeune âge. Ils se connaissaient depuis bien longtemps ces deux-la, déjà inséparable à l'époque. Pourquoi cela t’intéresse autant ? Ah ah, rassures son dragon de mère si tu la connais, je sais bien qu'elle a ses critères, genre être une Metaru... Sa mine se fit boudeuse. C'est notre première photo ensembles, un festival d'été. Son ton était joyeux tout a coup.

Première page du carnet:
 


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Jeu 28 Déc 2017 - 4:22

Je dois l’avouer, j’eus un pincement au cœur en apprenant le décès de sa mère. Plus jamais elles ne pourraient s’expliquer, plus jamais elles ne pourraient gérer leur malentendu, plus jamais elles ne pourraient éclaircir leurs différents… c’était à mon sens la pire manière de partir ; s’en aller en laissant des inconnus et ne jamais vraiment pouvoir dire à son enfant à quel point nous l’aimions… parce que non, je refusais catégoriquement d’accepter qu’après neuf mois entiers passer à sentir cette vie croitre en nous, percevoir son développement et finir par passer l’une des épreuves les plus belles, mais à la fois les plus douloureuses de notre existence en mettant cet enfant au monde… une mère quel qu’elle soit puisse en venir à haïr son enfant de la sorte.
Mon regard se baissa un peu à cette pensée, le cœur serré et lourd devant cette réalité et lui présentai aussitôt mes condoléances. Elle avait beau bien le prendre, ou plutôt semblait s’être accommodée au fait de vivre sans amour maternel, moi n’arrivait point à l’accepter. … vraiment… vraiment mes plus sincères condoléances…

La manière dont elle en parlait ou celle dont elle essayait de tourner le sujet en dérision… c’était à mon sens l’image des barrières qu’elle avait créée pour se protéger de ce sujet. Ceci dit, la voir avec son père, un individu qui visiblement appréciait porter une barbe mal rasée, je ne pus m’empêcher d’afficher un sourire compatissant. Celui qui avait pris cette photo avait su capturer l’essence même du moment, une véritable joie et un véritable lien se détachaient de l’image. Quelque part elle avait bel et bien réussi son coup en me rassurant de la sorte… il m’était donc possible de rendre Kuu au moins aussi heureuse que si Shuu était à nos côtés.
Fermant les yeux un instant en réfléchissant à cette éventualité, un sourire sur les lèvres, je les rouvrir sur la photo que j’appréciais davantage. À bien y repenser Kuu et moi n’avons pas tant de photos que cela ensemble… malheureusement il m’était encore impossible de la montrer sous son vrai jour… et refusais plus que tout qu’un souvenir de nous deux soit basé sur une simple image, un fake de sa véritable personne. Mais… lorsque viendrait ce moment, lorsqu’enfin je serais libérée de ces chaînes… une telle photo serait… Un magnifique souvenir… Finis-je par murmurer avant de la lui rendre en la remerciant de cette attention.

- Il n’est pas parti de son propre chef, mais… j’ai appris qu’il avait refait sa vie. Ça fait bientôt sept ans quand même… on peut dire qu’il en a lui aussi souffert. fis-je en baissant le regard vers ma pâtisserie, un doux sourire sur les lèvres. Je mentirais en affirmant que je n’étais pas frustrée, mais… s’était peut être mieux ainsi vrai dire.
- Mais ne t’inquiète pas ! Je veillerais toujours à ce que le fruit de notre union ne manque jamais de rien ! Fis-je en lui balançant un clin d’œil tandis qu’elle me servait de l’eau, pour bien me faire comprendre qu’elle avait vu à travers mon pitoyable jeu d’acteur forcément elle l’aurait remarqué, mais comprenez-moi, comment voulez-vous revenir à la normale après avoir assisté à votre propre mort ?

- Ne t’en fait pas pour moi, s’était un simple malaise… je dormais mal ces temps si avec tous ces glyphes que je tentais de déchiffrer à l’aveuglette. Balançai-je comme mensonge né d’une semi-vérité. grâce à toi, ça va asser rapidement changer… poursuivis-je en posant la main sur le carnet qu’elle m’avait si gracieusement prêté avant de reprendre sur un autre sujet.

Vivre avec le Daimyo, tout du moins dans son entourage aurait certainement pu paraitre difficile à tout néophyte, mais ça n’avait pas été mon cas. Non pas parce que j’étais un génie ou quoi que ce soit dans le genre, non… c’était pour la simple et bonne raison que toute mon enfance, depuis ma naissance jusqu’à la conception de Kuu s’était déroulée dans cet univers, un monde strict où les règles de bienséances, l’application des règles et le respect de l’autorité étaient tout.
- C’est probablement pour ça que bien des personnes m’appellent encore Itagami sama… à force de dégager cette aura on finit par forcer cette vision des choses. Fis-je toujours de ce sourire résolut. Le travail sur ma personne avait ailleurs été plus que colossal, Shuu avait beaucoup aidé à l’époque, mais j’étais sure que n’eût été lui, je me comporterais probablement comme une insupportable impératrice… agissant comme si tout, jusqu’à l’air étai sa propriété.

J’eu un petit rire à cette pensée, rire qui s’étouffa un peu lorsque je l’entendis parler de Nué… décidément les Nara ne savaient pas faire les choses à moitié, tout du moins concernant le pragmatisme. Elle m’avoua de but en blanc qu’il s’agissait de son premier crush, son premier amour, le premier homme sur lequel s’était emballé son cœur. Je pouvais la comprendre, la Naïveté de celui-ci avait du charme… certes rien que je ne recherche moi-même, mais pour Sayo… cette touche de douceur et d’innocence pouvait être un pus non négligeable.
Je pris la photo qu’elle me tendit avec un rire amusé sur la petite anecdote concernant la mère de ce dernier, observant le très jeune couple qu’ils formaient déjà à l’époque, tout en constatant que comme à son habitude, Nué ne comprenait pas un traitre point de ce qui se passait… Son visage complètement inexpressif vis-à-vis d’une Sayo essayant de se faire comprendre était pus que révélateur…

- Alors je vais te révéler un secret avec les hommes… Finis-je par commencer après avoir calmé ma joie devant le petit Nué complètement perdu. Il arrive parfois qu’il faille prendre les devants… certains se posent trop de questions et émettent trop d’hypothèses… d’autres, comme notre très cher Nué…. Ne s’en pose pas du tout Fis-je avec un petit rire. , mais quand je dis pas du tout c’est… Littéralement aucune ! Et… Nué est de ce cas-là. Fis-je les yeux toujours sur la photo avant de la lui rendre.
Oui je connaissais Nué lui avais-je affirmé, je le connaissais surtout comme forgeron, mais j’avais bel et bien compris une chose avec lui, il n’avait quasiment aucune culture générale concernant les relations humaines, pires encore les relations homme femme. Si vraiment il t’intéresse… fonce ! Mais, fonce vraiment en étant aussi directe avec lui que tu l’as été avec moi actuellement… sinon il ne le comprendra pas, ou le prendra de travers. poursuivis-je sourire aux lèvres.


Non je ne me moquais pas vraiment de lui, mais il fallait avouer que la situation était des plus cocasse. D’un côté un Metaru gentil, mais un peu déphasé, de l’autre une Nara stricte et très très bien ancrée sur les rails de la logique... Bon Jashin que ressortirait-il de cette relation. Cela dit, l’un était effectivement le parfait complément de l’autre, complétant ou comblant ce dont son ou sa partenaire manquait.
Et pour ce qui est de sa mère je pourrais lui en toucher quelque mots si tu me le permet. Marquant une pause, je plissai le regard fouillant dans mes souvenirs pour me rappeler de ce qui s’était passé dans la raffinerie justement avec cet hurluberlu, avant de me rendre compte que j’avais peut être fait une belle connerie connaissant le lascar…

- Sayo chan… à tout hasard… l’aurais-tu embrassé ? Demandai-je d’un ton presque grave.

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Ven 29 Déc 2017 - 19:49
La Nara perdait son regard en même temps que la Metaru sur la photo de son enfance, à ce moment précis, elle se rendait compte que cela avait beau être Yuan son second père qui c’était le plus occupé d’elle, elle n’avait aucune preuve physique de leur complicité comme celle-là.

-L’ironie tu sais, c’est que c’est le compagnon de mon père, mon père adoptif qui a pris cette photo et toutes les autres. Il m’a élevé peut-être mieux que celui qui m’a créé, mais je n’ai aucune photo avec lui à te montrer. Son sourire lumineux montrait à quel point pourtant elle pouvait davantage être attaché à cet homme qui l’avait adopté et chéri comme si elle était sa propre chair. C’est toujours le cordonnier qui est le plus mal chaussé pas vrai.

Pour le coup, elle restait ancrée dans son sourire enjoué, un poil nostalgique de l’époque où elle était une petite princesse qui n’avait à se soucier de rien. Bien qu’un de ses sourcils s’arquait devant le rajout de détails concernant le père de la petite Metaru. L’avait-on chassé du tableau ? Bien triste histoire et en pensant à sa propre mère qui avait pu être écartée, la Nara pourtant pas une grande sentimentale avait un pincement au cœur, ses questions lui échappaient presque des lèvres quand elle lui répondait

-Oh je ne doute pas qu'elle sera chérie. Si tu as appris ca récemment c’est qu’il vit par ici non, je le connais ? C’était demandé naïvement à la base, mais très vite des connexions se faisaient dans son cerveau hyperactif, à croire que c’était plus fort qu’elle. Mais, il sait pour Kumiko au moins ou tu ne lui as jamais dit du coup vu qu'il a refais sa vie ?

Sur quoi, elle laissait pour seule réponse un sourire aux justifications de son interlocutrice sur son malaise, ça se tenait, mais son instinct lui disait qu’à son comportement portant extrêmement contrôlé, elle ne lui disait pas tout. Justement cette maîtrise d’elle-même qui la perturbait, qu’est ce qui avait pu amener à la développer de telle façon que… Vivre auprès du Damiyo ? Peut-être bien oui, ou alors…

Mais le sujet suivant la prenait un peu de court. La blonde lui parlait de prendre les devants et la brune se faisait toutes ouïe, hochant parfois la tête pour confirmer qu’elle comprenait parfaitement de quoi cette dernière était en train de lui parler. Donc en résumer, surtout avec Nué, Sayo avait tout intérêt à mener la danser si elle ne voulait pas rester au point mort toute leur vie durant. Demain ou dans dix ans, quelle différence ? Elle ne voulait pas attendre et la Metaru la réconfortait dans cette idée. D’ailleurs cela l’amusait pas mal quand elle lui avouait…

-Tu le croiras ou non, mais c’est la première conversation, enfin vraie, que j’ai de fille à fille… Ou avec une femme tout court en fait…

Elle caressait son menton, effectivement, elle avait que très peu côtoyée la gente féminine et la seule qui avait vécue chez eux pour son ‘bien’ avait eu une fin tragique. Un élément de son passé sur lequel elle ne voulait pas revenir, du moins pas aujourd’hui, cela faisait tâche d’avouer qu’elle était déjà l’assassine d’un élément perturbateur de sa famille, mais ce n’était pas son genre pour autant de mentir ou d’éluder. La suite scellerait le sort de cette histoire, mais pour l’heure, une autre la faisait s’étouffer dans le liquide de sa tasse.

-Oh, est-ce qu’il a réellement été raconté ca à tout le monde ? Son rire sonnait joyeux, quand elle aurait dû être plutôt gênée pourtant, étrange spécimen… Effectivement. Elle déposait ses coudes sur la table en se penchant, tout sourire. Et il a dit que c’était bien au moins, rassures moi ! Son petit rire résonnait encore. Bonne chance pour faire entendre quoi que ce soit au dragon, ça serait une perte de temps, un qui serait plus utile si tu l’utilisais pour me présenter ton petit trésor plutôt !

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Mar 2 Jan 2018 - 11:38

« Le compagnon de son père » hein… c’était l’un des détails qui m’avait frappé lorsqu’elle me parlait de ladite photo, c’était la première fois que je rencontrais un couple de cette nature ; dérangé ? Non pas plus que ça, probablement plus surprise qu’autre chose à dire vrai. Ceci dit, qu’importe la composition du couple qui s’était chargé de son éducation, ils avaient fait du bon travail, Sayo était une jeune fille plus que respectable et son côté permanemment sérieux avait en lui-même un certain charme. Inclinant quelque peu la tête alors qu’elle me parlait de celui qui se tenait finalement toujours derrière l’objectif, j’observai celle-ci en prêtant toute mon attention à son récit…
Finalement il était dommage que je ne vois point l’individu en question, avec ses dires, mais aussi et surtout avec le sourire qui illumina ce visage normalement pensif, j’en déduisis qu’il devait être formidable et à bien des égards… car c’était probablement la première fois que je la voyais rayonner ainsi…

Quelque peu perdue dans ma contemplation de son bonheur du passé, je m’étais égarée au point de ne pouvoir y ajouter quoi que ce soit avant qu’elle ne me réponde vis-à-vis de mon affirmation ou plutôt mon Let motive pour Kuu. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres à son affirmation, alors que ses questions se multipliaient. C’était une Nara après tout, elle ne devait surtout pas être confondue à Shuuhei qui n’aurait pas plus creusé que cela.
En l’espace d’une quarantaine de minutes, ses interrogations étaient devenues beaucoup plus précises au vu des différents indices que je lui avais donnés. Un sourire perdu entre nostalgie et amusement sur les lèvres, j’avais fini par jeter mon regard dans le fond de ma tasse en gardant le silence… Désireuse d’en parler ? Bien sûr que oui, mais je sentais déjà mon corps frémir vis-à-vis de plusieurs activations de Fuuins se faisant ressentir, mais ne déclenchant rien, se contentant de me rappeler leur présence tel des avertissements… J’avais finir par comprendre une chose avec ce système... il ne réfléchissait pas par lui-même et bien entendu n’était en rien foutu de prévoir mes propres agissements non… celui qui l’avait programmé l’avait fait en fonction de mes pensées et ressentis. Lorsque je savais un individu proche de comprendre mon secret, ou que je savais être sur le point de partager des informations relatives à cette affaire… les sceaux s’activaient.

Encore heureux, la Nara n’était pas une Metaru, elle aurait été au courant de l’histoire qu’il y avait eu entre Shuu et moi et là… il était certain qu’elle aurait fini par mettre le doigt sur le poteau rose. Quelque part j’étais curieuse de voir ce qui se passerait, mais d’un autre, j’avais peur de découvrir un nouveau mécanisme de protection de cette opération des plus sordides. Comment lui répondre…
M’enfin, je n’eus point véritablement le temps de m’y appliquer, puisque Sayo faisait une remarque intéressante ; c’était la première fois qu’elle avait une conversation entre filles… personnellement avec mère ça m’était arrivé à plus d’une reprise, mais il était vrai que dans son cas c’était tout autre chose…

- Donc c’était bien toi…. Fis-je d’un petit rire amusé devant sa réaction dépourvue de gêne, mais plutôt d’une certaine joie. Qu’est-ce qu’il avait dit déjà ce petit tête en l’air. Me grattant la tempe à la recherche de ce qui s’était passé ce jour-là, je finis par y mettre le doigt. Je lui avais dit de prendre ce baiser comme une forme de salutation si et uniquement si la fille en question était une sans-gêne qui le faisait avec tous… seulement concernant Sayo ça semblait bien loin d’être le cas ; et vu son fort caractère il était bien possible que ce Metaru lunatique l’ait rangé dans cette catégorie.


Alors là… ton cœur a penché vers un véritable spécimen… fis-je avec un petit rire. Mais justement pour ceci… il en vaut la peine, trop pure pour songer à regarder à côté et trop niais pour pour se préoccuper de ce que penseront les autres ou des éventuelles avances d’autres filles… Fis-je le regard un peu dans les vapes, essayant de décrire au mieux le Nué que j’avais croisé Mais justement parce qu’il est aussi simple, il faut l’être avec lui… sinon jamais il ne percevra tes sentiments… vas-y franco et avoue-le-lui… que tu prévois une véritable histoire entre vous et peut-être plus. Fis-je avec un sourire complice qui finalement faisait une bonne transition.

Quant au père de Kuu… Fermant les yeux après quelques secondes, je relevai la tête avec un clin d’œil et l’index devant la bouche Sore wa Hi-Mi-Tsu desu no Fis-je toute sourire en me mentant encore à moi-même, tachant de l’éloigner de toute cette histoire et des répercutions qu’elle pourrait avoir sur la Nara.

- Elle à finit ! Fit la voix toujours aussi enjouée de Nina arrivant à mes côtés deux imposants paquets en main. Et voilà deux " Kuu chan spécial " deux ! poursuivis celle-ci toute sourire en me les tendant.

- Ha ! Merci Nina chan et…

- Non… merci à vous Itagami san. Répliqua la voix de celle dont je voulais justement parler. C’était la cuisinière, m’enfin la pâtissière qui avait quitté ses fourneaux, un saladier à la main dans lequel elle se débrouillait pour fouetter une nouvelle crème tout en venant me rendre visite. Sans vous, je ne sais pas ce qu’il serait advenu de ce petit restaurant… du rêve de mes parents… poursuivis celle-ci avec un sourire toujours aussi ravissant qu’au jour ou je l’avais vu.

- Ha… ne t’en fais pas pour ça, ça m’aurait fait mal de voir cet établissement fermer, surtout que Kuu l’aime beaucoup. Fis-je en me levant, ignorant les signes des deux demoiselles me demandant de ne pas me déranger pour autant. tut comme elle vous à adopté toute les deux… poursuivis-je toute sourire en les prenant toutes deux par une main pour les joindre en une démonstration d’unité.

Me retournant après les avoir lâchés mes amies pâtissières, je me retournai vers Sayo qui depuis un moment n’avait plus touché un seul croissant. Il fallait croire que comme moi elle était probablement arrivée à saturation… Ou alors qu’elle réfléchissait trop, mais tant qu’à faire… Puisque tu tiens à la rencontrer, et si nous y allions ? Fis-je en lui tendant le paquet que j’avais commandé pour lui, paquet qui était un assortiment des croissants que Kuu adorait par-dessus tout. Nous pourrons continuer cette conversation en route et vu l’heure Kumiko chan va bientôt finir avec son prof Finis-je d’un signe de tête.


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Dernière édition par Metaru Itagami le Lun 8 Jan 2018 - 22:16, édité 1 fois
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Sam 6 Jan 2018 - 5:08
Itagami-chan semblait perdue dans ses pensées un petit instant, son regard vide sur le reflet de sa tasse laissait un regard perçant en face venant de la Nara. C’était comme si tous ses sens lui disaient de creuser, mais qu’une petite voix ou plutôt quelques éléments irrésolues lui disaient de bien choisir ses considérations avant de se lancer. A chaque question et chaque réponse, elle s’était plu à contempler ses réactions mimiques variantes de quand elle parlait ouvertement ou non, Kuu-chan lui offrait un fascié différent du moment plus contraint quand il s’agissait de visiter le culte… Mais alors sa vie privée était encore un niveau au-dessus. Ceci dit, la Nara se gardait admirative devant la retenue et la contenue de cette jeune mère célibataire, pas pour autant qu’elle n’irait déterrer les os cachés dans ce jardin mystérieux. La genin avait un sacré flaire, Shojito aurait pu en témoigner, une vraie petite emmerdeuse comme il disait. Alors elle lui offrait du répit en décidant de changer sa prise pour sa montée.

Rencontrer Kuu-chan n’était au final pas si innocent au fond, même si ça lui était venu naturellement comme demande, mais un Nara restait un Nara, qui réfléchissait souvent même sans plus s’en rendre compte lui-même. Déformation… clanique ? Sa propre constatation l’amusait et elle offrait un clin d’œil à son interlocutrice en enchaînant sur le nouveau sujet, un où le seul mystère venait de se résoudre. Nué, niais, était juste un peu lent, mais ça elle le savait au fond déjà. Cela la fit rire.

-J’ai pas eu l’impression de le choisir tu sais, c’est genre mon inverse le plus total, c’est à ne rien y comprendre et pourtant, je n’y peux rien ! Elle se moqua un peu d’elle-même en se penchant. Il doit avoir découvert des sortes de phéromones à force de faire crier depuis tout ce temps. Mais tu sais Itagami-chan, simple ou pas, c’est un vrai casse-tête chinois, il ne prend jamais rien au sérieux et encore moins moi. Elle secouait la tête. Tu as raison, je devrais le mettre devant le fait accompli.

Sa dernière phrase était plus pour elle-même et peut-être que la prochaine fois qu’elle verrait la Metaru, elle pourrait lui raconter sa prise du poisson assez directe. Du moins, elle espérait bien en ayant parfaitement son idée en tête sur la question. La jolie blonde la sortait de cette douce pensée et sans le vouloir ou peut-être que si, elle relançait la machine infernale de son esprit…

-Un secret hein. Lui rétorquait la Nara un air complice en pinçant ses lèvres entres ses doigts pour coudre ses lippes entres elles. Je note !

Et le moment ne pouvait pas être mieux choisi pour la nouvelle protagoniste de l’histoire de faire son apparition, tandis que les deux femmes discutaient de leurs détails, la Nara prenait des notes mentales, si Itagami ne voulait pas répondre directement… Quelques petites questions innocentes de temps en temps lui donneraient plus de marge. Elle repensait à Nué qui avait l’air assez proche de sa cousine et qui surtout était assez niais pour qu’on lui parle sans méfiance. Et la Nara savait y faire avec lui. Toute cette histoire était drôlement existante et peut-être que la genin manquait de stimulation au village pour s’y concentrer autant ? Encore que cela n’aurait rien changé pour ce genre de créature obsessionnelle. D’ailleurs un autre détail la titillait et à force la Metaru pourrait s’effrayer de ce caractère inquisiteur…

-Ah ? Son petit doigt me dit qu’il y a une belle histoire qui se cache sous cette enseigne. Elle offrait son sourire innocent, tactique basique, mais efficace. Vous me la raconteriez ?

Pas pour autant qu’elle avait eu à cœur de troubler leur rituel qui lui était totalement inconnu. Sayo était une petite fille de bonne famille, qu’on avait toujours traitée comme une princesse pour les bons et les mauvais côtés aussi. Si la petit Nara avait toujours tout ce qu’elle voulait, c’était surtout qu’on lui avait appris presque comme un devoir de tout faire pour les avoir. En contrepartie, ses pères avaient fait le choix de la saturer d’éducation de règlement intérieur et d’un autre du paraître à l’extérieur. Cela l’avait toujours faite paraître hautaine et prétentieuse aux yeux des autres enfants qui la trouvaient imbuvable. Mais ! Sayo s’était toujours dit qu’il y avait un prix à payer pour tout et elle ne reprochait pas plus qu’elle regrettait le lourd travail qu’ils avaient opéré pour stimuler ses matières grises. Combien même le résultat presque final ne semblait pas satisfaire le plus Nara des deux patriarches. Qu’importe ! Elle se demandait quel genre d’éducation pouvait avoir la petite Metaru de son côté.

-Son professeur ? Un Nara j’espère ! Fit-elle taquine en lui emboîtant le pas vers la sortie. L’air était agréablement frais et assez présent pour balayer leurs cheveux. Moi-même j’enseigne à de jeunes enfants du village Itagami-chan. C’est fou comme un simple nom peut ouvrir bien des portes.

Des familles aisées étaient prêtes à offrir beaucoup d’argent pour le luxe d’un « Nara », combien même la dite ombreuse n’était elle-même encore qu’une enfant. Ce n’était pas Sayo qui allait s’en plaindre d’ailleurs, elle n’avait pas donné l’info pour se vanter, ni de façon innocente. Elle ne faisait jamais rien pour rien de toute façon. Une Nara quoi.

-Si tu veux à l’occasion je peux m’occuper de ton adorable Kuu-chan, en tant que genin j’ai beaucoup de temps libre à combler.

Ce qui n’était pas tout à fait vrai avec l’institut pour lequel elle passait ses tests d’admissions mais bon. A force de petit bois, elle construirait son bateau vers la solution ! Parole de Nara.

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Jeu 11 Jan 2018 - 17:22

Encore en pleine discussion avec les tenancières de la pâtisserie, je ne pus répondre du tac au tac à Sayo qui avait entretemps eu ses petites remarques vis-à-vis de X ou Y sujet. Finissant d’ailleurs quelques ajustements avec Mira chan, la manipulatrice des ombres parvint tout de même à m’arracher un sourire surtout vis-à-vis de Nué et de son légendaire… état d’esprit ? Sortant de la pâtisserie tandis que les jumelles me faisaient une dernière révérence, c’est avec un sourire que je les saluai, quittant enfin cet empire sucré.
Une fois dehors, je fis une pause sur le pas de l’établissement, inspirant une bonne bouffée d’air frais avant de me mettre en route, accordant enfin à mon hôte toute l’attention qu’elle méritait. Jfaisant une pause, je me remémorai ses premiers mots et finis par lui répondre d’un sourire amusé :

- C’est le bémol avec l’amour et celui qui le régit… Débutai-je posant la main sur ma propre poitrine en avançant dans la ville, m’égarant un peu dans ma propre nostalgie. Le cœur a ses raisons, que la raison ignore. poursuivis-je d’une citation bien trop souvent utilisée en tournant vers elle un visage ravi. Mais c’est peut être justement parce qu’on n’a aucun contrôle là-dessus que ce sentiment nous est nécessaire… Poursuivis-je en me reperdant dans mes souvenirs, de ce temps passé avec Shuu, de la manière dont il avait su devenir un élément indispensable de mon existence… avant que celui-ci qui était presque devenu une partie de moi-même… ne me soit brutalement arraché.
Cette nostalgie joyeuse se transforma rapidement en souvenirs douloureux, souvenirs qui laissèrent place à ceux de la naissance de mon bien les plus cher… j’espérais pour Sayo le mieux, qu’elle n’est pas à connaitre la déchirante douleur d’une séparation… tout comme je lui souhaitais, non pas tout de suite, mais d’un jour connaitre la satisfaction ? Non… la fierté ? Non s’était plus, bien plus profond que cela… ce torrent de sentiments accompagnant ce moment où l’on donnait la vie…

Un nouveau sourire à l’idée de la voir quelque années plus tard, un sourire béat sur le visage en tenant son fils ou sa fille, je l’observai silencieusement, laissant travailler mon imagination quelques secondes durant avant de me reprendre, secouant la tête aussi bien pour reprendre mes esprits que pour saluer la serveuse d’un kiosque de ramen ambulant au coin de la rue. Par ailleurs, ça me permettait de faire la transition avec sa nouvelle interrogation ; d’autant qu’elle me permettait d’éviter de souffrir davantage en comprenant que l’identité de Shuuhei en tant que paternel de Kuu devait rester secrète… lui expliquer ceci n’était en rien contraignant.
L’histoire de Mia et Nina hein… haha… tu vas rire, c’est presque un caprice en réalité, de ma fille comme de moi-même. Commençai-je en me remémorant comment avait démarré notre amitié comme notre partenariat.

Paquets en main, cherchant un peu mes repères vis-à-vis de cette histoire, je gardai le regard en l’air un temps avant de me lancer. Le développement de Kumo gakure a été fulgurant ne trouve tu pas ? De l’époque où le village portait encore le nom de Shitaderu à maintenant beaucoup de choses on changées, ou plutôt évoluées… débutai-je pour la mettre dans le bain, mais la connaissant elle devait avoir probablement mis le doigt sur le point ou je voulais en venir. Qui disait évolution disait généralement industrialisation… pour nous Metaru plus gros générateur de revenus de Kumogakure je lui expliquai que cette constante évolution de notre entourage comme de notre espace vital en était presque devenue un mode de vie.
Seulement à se développer ainsi, à remplacer les anciennes bâtisses et commerce par des bâtiments plus « modernes » et certains en payaient le prix fort… certes la majorité avait eu un dédommagement financier, mais ça n’en restait pas moins plusieurs années de souvenirs, de travaux et de labeur qui disparaissait écraser sous les fondations d’un nouveau restaurant, d’un bâtiment scientifique d’une raffinerie et j’en passais…

- Puis survinrent les acharnés, ces gens qui pour rien au monde n’abandonnerait leur commerce, lieu de vie ou propriété… Continuai-je en pensant justement à la pâtisserie que nous quittions. Mia est justement de cet Acabit… pousuivis-je avec une mine amusée vis-à-vis de ce moment-là.

Aucune somme ne lui convenait ni ne lui conviendrait jamais. Elle se battait bec et ongle pour protéger la pâtisserie de ses parents et des parents de ses parents pour sauver la elle et ses recettes de l’oubli ; c’était d’ailleurs amusant, à la place de cette pâtisserie devait normalement se tenir une annexe de la bibliothèque que l’on venait de quitter…

- C’était au moment du boum de la science de Shitaderu si tu te rappelles, vous vous installiez vous les Nara, tout du moins ceux qui arrivaient encore et la plupart des structures liées de près ou de loin aux connaissances poussaient partout comme des champignons…. Fis-je avec un petit rire en regardant une librairie spécialisée dans un domaine bien particulier. Farfouillant dans mes souvenirs pour récupérer la timeline, je repris en lui expliquant que la petite biblio de l’époque arriva assez vite à saturation vis-à-vis des documents qu’elle pouvait porter.
Plusieurs clans débarquaient encore et avec eux leur lot de connaissances. Bien vite la petite bibliothèque de bourgade que s’était arriva à saturation et eu besoin d’une annexe, dans un premier temps l’idée était juste d’en faire un entrepôt, et un lieu de réhabilitation pour les documents qui avaient soufferts du voyage… Le village continuait de croitre et l’idée de cet annexe s’incrustait de plus en plus dans la tête des gérants de l’actuel temple de la connaissance, de plus en plus de terrains étaient exploités par d’autres, concernés par le développement, et ses options rétrécissaient au fur et à mesure de l’occupation des terres de Shitaderu. et comme toute personne dotée d’un peu de pouvoir, il commença à en abuser… par ailleurs c’est à peu près à ce moment-là que Kuu et moi entrions en scène..

Les offres financières ne marchaient pas et l’appel au patriotisme ne parvenait pas non plus à pousser Mia à accepter la destruction de son patrimoine. C’était donc des détracteurs qu’il avait envoyés, des individus peu recommandables qui, venus pour saccager la pâtisserie devaient lui mener la vie dure jusqu’à ce que Mia cède… Seulement ce jour-là… j’étais là et Kuu chan aussi. Elle était encore un peu jeune et… disons que toute cette agitation à fini par susciter ses pleures… alors en tant que mère dévouée… je crois que j’en ai un peu trop fait. Fis-je avec un rire coupable en me grattant l’arrière du crâne.
Je me rappelais encore de la manière dont elle avait fondu en excuses, ou du point auquel elle était désolée d’y avoir mêlé des clients. Pour protéger sa clientèle elle était prête à abandonner… continuai-je en baissant le regard, le souvenir de la Metaru que j’étais hésitant à lui prêter main-forte me couvrant encore un peu de honte… Ne t’inquiète pas, comme tout à l’heure, Ma maman va faire quelque chose ! Fis-je en imitant Kuu chan qui avait séché ses larmes et s’était présenté en à la pâtissière, mains aux hanches et poitrine bombée..

-haaaa….. soupirai-je à ce souvenir, secouée par un nouveau rire. comment dire non à une affirmation pareille… ?

Je finis mes explications en admettant que j’avais finis par mettre la main à la pâte, aidé de quelque autre Metaru nous avons créé la réserve de la bibliothèque ; un ensemble de salles plutôt vastes s’étendant sous celle-ci. heureusement qu’un de mes cousins avait du doton à cette époque, sinon ça aurait été particulièrement compliqué de tailler dans la roche… soupirai-je en me rappelant du point auquel ça avait été pénible de travailler dans les entrailles de la montagne sous une bâtisse déjà existante… refaire les fondations, créer de nouvelles dépendances et ainsi de suite.
- Depuis, j’ai racheté son terrain… et le précédent gérant de la biblio a été arrêté pour usage fallacieux de « mercenaires… » Fis-je avec un sourire en finissant ces longues explications. … à je précise bien, son terrain pas son commerce. N’y vois surtout aucune malice... Le lopin de terre appartenant à une Metaru, peu très peu de personnes tenteront de se l’approprier et sa pâtisserie étant sur mes terres, elle s’en voit protégée contre toute tentative de rachat. Mia ne me verse au final qu’une somme symbolique en tant que « loyer »… et ce genre de petit bonus Fis-je en lui tendant le Kuu chan spécial que je lui avais commandé.

Quant à Kuu, je lui appris qu’il s‘agissait effectivement d’un Nara, ce n’était un secret pour personne et j’espérai surtout qu’il parvienne à développer chez elle la curiosité qui avait chez moi développé cette insatiable soif de connaissance. Mais ce n’était pas tout… toujours aussi gêné, détournant un peu le regard, j’ajoutai le détail qui rendait les Nara si particuliers en tant qu’enseignants, leur QI naturellement élevé en faisait des individus bien plus viables et fiables en tant que professeur qu’une personne lambda.
Par la suite me revint en tête sa proposition, gardant le silence quelques instants, me demandant surtout ce qu’elle espérait y gagner. Je finis par rebaisser la tête vers elle : Hum… avec une autre fille comme professeur, je dirais pourquoi pas, ça lui permettrait de plus facilement s’ouvrir à toi… mais vous devriez apprendre à vous connaitre avant que je ne prenne une quelconque décision… Fis-je avec un sourire en voyant les traits du domaine se dessiner au loin alors que nous débouchions sur la grande voie.

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Sam 13 Jan 2018 - 1:52
La jeune lui offrait un regard perplexe face à la citation qui avait toujours sonné faux pour elle. Pourtant, elle confirmait qu’un hochement de sa tête, que c’était bel et bien ça la clé au final. Le manque de contrôle pour être enfin surpris, surtout pour ces genres de créatures tristement trop clairvoyantes bien souvent. Cela gâchait le plaisir bien souvent. La blonde semblait nostalgique, son regard azuré laissait un sentiment mélancolique dans le cœur de la plus brune des deux, une sorte d’empathie peut-être, en marchant à ses côtés, la jeune fille se demandait si l’avenir lui réservait ce genre de tragédie ?

Ses iris volcaniques parcouraient la ruelle et ses acteurs du jour paisibles, mais c’était souvent leur vie à eux shinobis qui assuraient leur prospérité ici. La Nara inspira, même si elle voulait y croire aux belles histoires comme dans ses livres, elle savait qu’elles étaient tous fantasmes et c’était là tout leur charme. Profiter des instants présents puis aviser le futur chaque jour lui convenait bien, parce quand elle regardait trop loin dans son avenir, la rationalité de son esprit lui montrait les monstres tapis sous son lit. Ceux de sa condition qui la dévoreraient à un moment ou l’autre. Acceptable. Elle s’imagina alors que maintenant avec sa fille, Itagami-chan avait bien des raisons de toujours rentrer. Cela lui décrochait un sourire un peu idiot, tandis que la femme comme toujours contentieuse, lui répondait enfin à ses interrogations.

-Un caprice ?...

La Nara se surprenait à croire que la Metaru était du genre à céder à ces derniers, mais en écoutant le reste du récit, elle situait mieux où sa comparasse voulait en venir. Son sourire naissait déjà et elle ne mettait pas longtemps à rire en imaginant la scène. Bizarrement, Sayo était certaine que son père Nara, aussi sérieux était-il tout le temps aurait fait la même chose pour le prix de quelques-unes de ses larmes. Sayo souriait, mais restait pensive, un bond en arrière dans ses souvenirs à cette époque lui provoquait un frisson dans le dos, elle baisait la tête en repensant à ce qu’elle avait fait, ce qu’elle était censée oublié avec le temps. En tendant sa main devant elle, la fille pouvait encore voir le sang de sa gardienne. C’était excusable parce qu’elle était qu’une enfant qu’ils avaient conclus en effaçant les traces. Voilà pourquoi elle avait détourné la tête en passant devant la vendeuse de ramens qui avait un lien avec cette dernière disparue. Les Nara aussi avaient contribué aux développements en finançant des emplois, mais le résult était moins honorable. Alors, elle choisissait bien ses mots avant de lui répondre.

-Je comprends tout à fait le concept, mon père aussi détient ce genre de transaction. Sauf que lui n’est aussi prévenant, il fait de l’argent sur ses loyers. Elle riait un peu gênée de l’avouer…

A défaut que lui, il gardait le silence d’une famille abusée en le faisant. Après tout, il n’avait qu’un manieur d’ombre pour fouiller dans ces dernières pas vrai ? La Nara ramassait le paquet qui lui était tendu, qu’elle conservait précieusement pour travailler sa première impression, il lui semblait soudain comme primordial de séduire la petite Kuu-chan, si elle espérait s’immiscer dans leurs affaires. Sayo avait entendu bien des fois ce discours-là, tout le monde l’usait et elle aurait voulu lui dire de faire attention, car bien que malin, tous les Nara n’étaient pas d’une bonne intelligence à prendre, mais le moment ne lui paraissait pas opportun.

-Bien sûr Ita-chan, de toute façon, je n’ai pas la prétention d’être encore prête à être une « vraie » enseignante, je pensais plus à une aide aux devoirs en fin de journée, ma principale fonction… Moi-même j’ai encore beaucoup à apprendre, Kuu-chan elle-même m’éduquerait à sa façon. Son petit sourire s’affichait. Je t’avoue que je n’aime pas beaucoup perdre mon temps à ne rien faire, du coup, ça me semblait un bon compromis pour passer du temps avec vous. Et l’on partagerait nos petits secrets.

Elle lui fit un clin d’œil démontrant qu’elle n’avait pas perdu le fil, ténacité de Nara obsessionnelle bonjour... Ni sur ce qu’elle ne voulait pas lui dire, ni sur les affaires de culte qui l’attiraient sans qu’elle ne le cache pour un sou.

-J’apprécie beaucoup ta compagnie, je pense que tu n’as rien à envier à un « QI » de Nara. C’est d’ailleurs très surfait cette légende tu sais.

Au loin se dessinait un domaine qui laissait dubitative la Nara tandis que leurs pas les rapprocher. Cela lui rappelait un peu le domaine Nara dans un style différent. Chez elle en tout cas, ça ressemblait plus à un repère de vampire tant les vitraux rendaient le tout sombre tout le temps. Déformation professionnelle peut-être, cet homme-là avait toujours l’air aux aguets.

-On a tendance à être un peu obsessionnels sur le savoir. Toutes les formes de savoir sont comme une drogue pour nous. Au final, la parcimonie n’est-ce pas cela la véritable excellence à atteindre ?


Pas pour tout de suite dans son cas. Elle demandait alors si cela devait être elle qui remettrait les présents sucrés à la jeune demoiselle. Tout en ajoutant avec sa franchise qui lui couterait cher un jour…

-Tu devrais te méfier des Nara Ita-chan, on ne fait jamais rien pour rien. Et l’argent n’est pas une source de motivation crois-moi, soit Kuu-chan est d’une intelligence prodigieuse pour émoustiller son maître, soit… Il y a autre chose à la clé pour donner son temps et son savoir. Moi-même je le fais de façon intéressée comme je t’ai déjà avoué.

Elle lui fit un dernier sourire en gardant le rythme fixe…

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Quand l'autodidactie ne suffit plus... [ PV Nara Sayo ]

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