Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Un aveugle et un Hyûga [Pv Yuki Eichiro]


Lun 27 Nov 2017 - 17:20
Journée paisible au pays de la Terre, du moins aussi paisible qu'elle pouvait l'être en ces temps en peu perturbés. Beaucoup de choses avaient changé ces derniers temps, de telle sorte que je me demandais dans quelle direction se dirigeait notre village. Les choses étaient un peu confuses, et faisant parti des membres de la branche secondaire de ma famille, je n'étais pas forcément au courant des moindres détails inhérent à l'organisation du village. Pas que je m'en plaignais particulièrement, mais j'étais toutefois curieux. Et comme souvent, il n'y avait aucune mission actuellement qui pourrait distraire mon esprit de ces questions sans réponses. J'avais donc passé une bonne partie de la matinée à m'entraîner sur les terrains de mon clan, autant à la pratique du taijutsu qu'à celle des yeux si particuliers de mon clan. J'avais passé le reste de la journée à me promener silencieusement dans la partie résidentielle du village. Une fois la nuit tombée, je m'étais trouvé un toit où m'allonger et profiter du ciel étoilé. Une flûte entre les lèvres, j'avais alors entamé une mélodie un brin mélancolique mais toutefois magnifique -tout du moins, elle l'était pour moi- qui s'accordait totalement au reflet argenté de la lune sur ma peau laiteuse.

Il y avait peu de choses en ce monde qui m'apaisaient autant que la musique et le combat. Contradictoire diriez-vous ; là où la musique était souvent associée à une certaine douceur, le combat évoquait quant à lui la violence. Mais ces deux choses étaient pour moi similaires. Ou plutôt complémentaires. La douceur de la musique qui nous entraînait dans des tumultes d'émotions, tout comme le rythme des combats qui résonnait comme une symphonie d'enchaînement. Tout était une question de rythme, de mélodie, de fréquence. Et seules ces deux pratiques pouvaient me plonger dans cette sensation de plénitude exquise. Mais alors que ma mélodie résonnait en ce début nocturne, je perçus une présence non loin de moi. Elle ne me semblait pas menaçante, et je me permis donc de terminer le morceau que j'avais entamé avant de m'arrêter. Je me redressai alors, et me tournai vers la présence que j'avais ressenti. Au loin et à vue d'oeil, cela semblait juste être un homme d'âge mûr qui se promenait. La canne qu'il trimbalait avec lui donnait une certaine impression de vulnérabilité, tout comme la manière dont il la tenait me faisait penser qu'il était aveugle. Perplexe, je me demandai ce que cet homme faisait ici, visiblement seul. Peut-être cherchait-il quelque chose ? J'allais me faire à la réflexion qu'il aurait mieux valu qu'il cherche cette chose de jour, mais cette pensée me parut tout de suite beaucoup moins intelligente. Le jour ou la nuit, cela ne devait plus faire grande différence pour lui...

Descendant de mon perchoir, je me dirigeai alors vers l'homme en question, avec un air curieux sur mon visage qui passerait certainement inaperçu. Mais alors que je m'apprêtais à lui demandé si il avait besoin d'aide je m'interrompis. L'observant plus attentivement, je fronçai les sourcils. Cette homme semblait abriter une vitalité qui démentait fortement l'impression de vulnérabilité que j'avais cru percevoir chez lui. Finalement, peut-être n'avait-il pas besoin de mon aide après tout...

-Bonsoir, Mr. Je m'apprêtais à vous demander si vous aviez besoin d'aide, mais je n'ai pas l'impression que ce soit réellement le cas je me trompe ?

Cela avait été dit de manière tout à fait calme, avec un brin de curiosité. Cet homme m'intriguait. Son visage ou es traits ne m'étaient pas le moins du monde familier, et pendant un instant j'eus un éclair de génie. Je ne savais peut-être pas tout ce qui se passait en détail au village, mais je n'étais pas non plus aveugle ou sourd aux rumeurs. Serait-ce possible...? Mais comment le demander sans avoir l'air grossier ?

-Je ne vous ai jamais vu dans les entourages...A quelle famille appartenez-vous si ce n'est pas indiscret ?

Me rappelant que la bienséance imposait certains codes en société, j'affichai un air un peu penaud -ce qui passerait surement encore une fois inaperçu- et je repris.

-Désolé de mon impolitesse, je me présente, Hyûga Ali.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 27 Nov 2017 - 21:07
Balade nocturne. Au milieu de la nuit, alors que la lune se voulait haute, le sommeil n’arrivait pas à atteindre les yeux éternellement clos du Yuki. Nuit constante. Ténèbres envahissantes. Obscurité malveillante. Il ne pouvait voir et si l’on rêvait souvent de pouvoir dormir quelques heures de plus, il lui arrivait de s’énerver contre lui-même. Car il détestait ne rien voir. Car il détestait cet état. Il détestait sa terrible condition. Alors, les jours comme les jours, il ruminait. Sa pensée. Son esprit. Il détestait être aveugle mais ne pouvait rien faire pour changer cet état. Il ne verrait rien et ne pourrait plus jamais rien voir. Et ce constat, aussi douloureux était-il, il l’acceptait tous les jours un peu. Pourtant, ce soir-là, il avait besoin de prendre l’air. De sortir pour retrouver la paix intérieure qui, souvent, se fracturait après de longues heures à broyer ce noir infini.

Il était sorti au sein d’un Iwa endormi. Pas un chat. Ni un chien. Pas un rat. Ni un humain. Les rues, vides, laissaient entendre le silence du vent et les murmures des montagnes. En ces lieux, où les nuits se faisaient fraîches, le Yuki se déplaçait lentement, sans but. Errant à son aise, laissant sa canne filer au gré de la poussière, les doigts bandés autant que le haut de son visage, il avançait paisiblement. Néanmoins attentif, surtout car il était plus paranoïaque que réellement prudent, l’aveugle gardait ses sens restants en alerte. Ouïe. Odorat. Toucher. Goûter. Il lui en restait encore quatre, bien que ses doigts manquaient dorénavant d’une certaine sensibilité. Et, ce soir-là, son oreille fut bientôt attirée par la mélodie d’une flûte. Mais finalement, ce fut sûrement l’autre qui, plus rapide, le détecta pour bientôt s’approcher de lui. Aussi, s’arrêtant net, fronçant les sourcils, sur ses gardes, il scrutait, de son audition les alentours. Était-ce donc ce soir que ses agresseurs lui tomberaient dessus ?

Il posa deux questions. La première concernait son état. Comme toujours, chacun observait sa canne et sa démarche parfois mal assurée. Pourtant, comme toujours, sa tête haute et son air fier lui garantissaient un sentiment de puissance, créant une certaine appréhension chez certains interlocuteurs. Pourtant, ce dernier, curieusement, ne se préparait à rien, sinon quelques politesses d’usage alors qu’il lui barrait la route.

_ Je ne suis pas de vos entourages, Hyûga. »

Un court silence alors que son esprit reconstruisait l’information sur ce Clan. S’il ne connaissait pas toute l’histoire, il avait déjà pu en entendre parler et même en rencontrer une lors de son dramatique voyage à Shîto. Clan possesseur d’un Dojutsu, une pupille bien particulière aux caractéristiques uniques. Ainsi, face à l’aveugle, se tenait un garçon aux yeux si précieux. Coïncidence ? Ou le destin voulait-il lui rappeler la médiocrité de son état ?

_ Je suis Yuki Eiichiro. »

Tournant la tête vers un chat qui partait chasser un rat qui venait de croiser sa route, l’homme continua tranquillement, se gardant pourtant de baisser sa garde. Poigne serrée sur sa canne, il prêtait attention à chaque bruit.

_ Je suis arrivé récemment, avec ma famille. Nous avons fui Kirigakure no Satô, nos vies menacées. »

Finalement, achevant de se présenter, il interrogea l’interlocuteur qui se présentait face à lui. Ainsi, arrêté là, au milieu de cette rue déserte et muette, il laissa entendre ses interrogations.

_ Vous êtes l’un de ces possesseurs d’uniques pupilles, n'est-ce pas, Hyûga Ali ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t2036-yuki-eiichiro-titre-u-c#13764 http://www.ascentofshinobi.com/u355

Mer 29 Nov 2017 - 20:13
En me rapprochant un peu plus de l'homme, je me rendis rapidement compte que non seulement la main qui tenait sa canne, mais aussi tout le haut de son visage, était recouvert de bandages. Si il avait pu me venir à l'esprit il y a quelques instants que sa cécité était le fruit d'une mauvaise étoile de naissance, il était maintenant clair que cela relevait plus d'un "accident de parcours". Si on pouvait l'appeler ainsi, quel qu'il soit. Mais alors que je m'étais approché simplement curieux, je perçus une certaine tension chez mon interlocuteur. Il s'était figé, et quelque part j'avais l'impression qu'il s'attendait à ce qu'il se passe quelque chose. A cet instant je trouvai sa réaction très curieuse et intéressante. Son corps s'était raidi comme si il s'était attendu à devoir fuir ou réagir, indiquant soit qu'il était sur ses gardes parce qu'il pensait qu'il allait se faire attaquer, ou alors qu'il avait déjà été attaqué et que sa réaction était un réflexe. Je fronçai les sourcils mais j'attendis patiemment qu'il se rende compte par lui même que je n'allais pas l'attaquer et qu'il n'y avait à priori personne à part moi ici.

Mon interlocuteur dont je ne connaissais pas encore le nom me confirma qu'il n'était pas de ces contrés. Et en tant que ninja d'Iwa, je fronçai les sourcils. Si je n'avais pas eu vent de nouvelles arrivées dans le village, je n'aurais peut-être pas été aussi laxiste sur sa réponse. Il avait beau être aveugle, je ne ferais pas l'erreur de penser qu'il était pour autant inoffensif. Mais dans le contexte actuel il était parfaitement inutile de faire du zèle. Et finalement j'appris que je parlais à Yuki Eiichiro. Yuki ? La surprise me gagna même si je ne laissai rien paraître. Il n'eut pas besoin de préciser de quel pays il venait, c'était déjà tout à fait clair. Kiri. C'était l'un des clans majeurs de ce pays, si ce n'était le plus important de tous. Et si je me souvenais bien de ce que j'avais lu et appris sur ce pays sanguinaire et les différents clans qui l'abritaient, les Yuki étaient ceux qui avaient initier le mouvement libérateur du Pays de l'Eau. Alors qu'est-ce qu'un membre de ce fameux clan faisait ici ? Et de ce que je venais d'entendre, lui et sa famille avaient fui leur pays d'origine parce que leur vie était menacée. Je fronçai un peu les sourcils en croisant les bras et pris le temps de m'adosser à un mur, réfléchissant à ce qu'il venait de dire. Je supposai que sa famille n'impliquait pas tout son clan mais sa famille proche, sinon ça se serait su. Mais une question subsistait. Enfin, plusieurs questions subsistaient en fait, mais l'une d'entre elles me préoccupaient paradoxalement plus que les autres.

-C'est par rapport à cet incident et à votre départ que vous êtes devenus aveugle ?

Oh, il y avait bien d'autres questions qu'un shinobi d'Iwa était en droit de se poser. Comme la raison pour laquelle leur vie avait été menacée. Venant d'un clan si illustre, je ne voyais pas des tonnes d'explications pour lesquelles des membres éminents d'un village soient menacés. Trahison envers leur pays ? Envers leur clan ? Il pouvait y avoir d'autres raisons, comme la jalousie à l'intérieur même du clan si cette famille venait à accéder à une place de pouvoir. Mais la question la plus important pour mon village était d'ordre politique. Iwa avait accepté d'héberger sa famille, et je respectais ce choix. Mais je me doutais qu'il n'allait pas être sans conséquence si jamais les shinobis de leur pays avaient pour mission de venir les récupérer. En tant que pays hôte, nous étions -par l'honneur- dans le devoir de protéger ceux qui faisaient à présent parti des nôtres. Et cela pouvait rapidement tourner en guerre. Mais lasse de toutes ces considérations, je me retins de poser plus de questions à ce sujet. Poussant un soupir, je retournai à la conversation qui nous intéressait. J'avais néanmoins remarqué que depuis le début de la conversation, il n'avait pas relâché sa garde. Je réfléchis quelques secondes à sa question, me demandant ce que je pouvais dire ou pas. Je décidai néanmoins d'être honnête, sans trop pour autant m'avancer dans ma réponse.

-En effet, vous avez raison. Le Byakugan est un dojutsu héréditaire de mon clan, que je possède aussi. Vous avez rencontré mes semblables auparavant ?

Prenant une légère pause, je levai les yeux vers le ciel étoilé en réfléchissant une nouvelle fois à la situation. Sans faire attention, je parlai à voix haute, exprimant ainsi une situation qui pouvait ne pas être agréable pour mon interlocuteur.

-Plutôt ironique hein ? Quelqu’un qui a perdu la vue, face à quelqu’un qui a une vue aussi perçante…

Me reprenant, je baissai les yeux vers Eiichiro.

-Mes excuses, c’était peut-être déplacé… Il me semble que votre clan est lui aussi réputé pour ses capacités particulières non ? Je n’en sais pas beaucoup plus sur vos capacités, malheureusement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 30 Nov 2017 - 10:47
Etrange rencontre qui se faisait sous les étoiles d’un ciel invisible. L’homme qui se cherchait encore se questionnait sur le but de la rencontre. Qu’est-ce qui, finalement, avait poussé le destin à mettre l’Hyûga sur sa route ? Était-ce une vulgaire moquerie ? Comme pour lui rappeler combien il lui était dorénavant impossible de voir. Alors que face à lui se tenait, dans le noir de sa cécité, un homme aux capacités redoutables. Ironie du sort. Moquerie du destin. Heureuse coïncidence. Peut-être malheureuse, aussi. Dans le silence de la nuit, le Yuki s’interrogeait. Il se demandait si, réellement, tout ceci n’était pas qu’un mauvais coup du sort.

Puis, comme toujours, ces questions sur sa cécité. Comme toujours, tout le monde l’interrogeait en priorité sur cela. Comme s’ils étaient uniquement attirés par le bandage autour de ses yeux et cette canne qui lui permettait de tâtonner ce sol invisible. Comme si, finalement, il n’était qu’un triste aveugle. Déception. Tristesse. Peine. Était-il donc réduit à cet état ? Uniquement un aveugle incapable de se défendre seul ? De se déplacer seul ? Poussant un soupir, il avait laissé tomber sa tête en arrière comme si, cette fois-ci, il verrait finalement l’éclat des étoiles. Mais comme toujours, seule l’obscurité l’accompagnait. Comme si elle ne voulait jamais l’abandonner, tandis que les souvenirs colorés se perdaient en l’absence de cette vitale lumière. Lui qui rêvait de revoir le monde se peinait un peu plus chaque jour. Peut-être qu’un jour, finalement, il devrait accepter sa cécité comme un fait, mais, aujourd’hui encore, il refusait de considérer que celle-ci était une fin. Un jour, il retrouverait la lumière.

_ Non. Je suis aveugle d’avant mon départ et d’un quelconque incident. »

Il s’arrêta, ne sachant réellement s’il devait en dire plus pour satisfaire la curiosité morbide de ces gens qui étaient souvent trop curieux d’un être devenu aveugle, mais né avec ses deux yeux. Puis, finalement, alors qu’il reprenait son visage, il laissa glisser ses doigts bander, tentant encore de sentir les tissus.

_ J’ai été aveugle par vengeance. Une femme, à qui j’ai causé du tort, s’est vengée en m’arrachant l’œil qu’il me restait. Était-elle seulement légitime, en tant qu’ancienne criminelle ? J’imagine que le Nidaime a jugé qu’elle l'était … »

Nidaime qui lui avait demandé de signer un traité. Une paix factuelle. Une paix factice. Une fausse paix. Au nom d’une croyance qu’il pourrait tout reconstruire avec un bout de papier. Comme si l’on pouvait effacer les blessures du passé. Comme si l’on pouvait abandonner la rancune et les griefs au nom d’un homme qui, finalement, n’avait même pas attendu pour l’exiler politiquement et administrativement. Comme une déchéance. Car le faux Yuki, l’Usurpateur, ne s’était pas contenté de ne reconnaître aucun crime, il les avait même salués, en offrant à la Watanabe une place de Cheffe des Sabreurs. Ironie d’un sort qui s’acharnait à bafouer l’ordre militaire, la discipline et l’ordre. Ne savait-il donc pas cette relation étrange qui la liait à un demi-Yuki ? Yuki Sôsuke. Responsable de son départ. Watanabe Shiori. Responsable de sa cécité.

_ J’ai rencontré une Hyûga, par le passé. »

Puis, comme si l’autre parlait pour lui-même, il laissa finalement entendre toute l’ironie de ce triste sort. Comme un véritable pied-de-nez de forces qui les dépassaient. En effet, deux hommes bien différents et pourtant liés sur cette question du regard. L’un voyait absolument tout de son regard. L’autre ne voyait plus. Il avait hoché de la tête quand l’autre s’était excusé, car il le pardonnait sur ses commentaires qui, finalement, n’étaient pas déplacés. Ils n’étaient que le résultat d’un constat réel. L’un comme l’autre était lié par ce regard si particulier qui les distinguait des autres. Puis, avec un sourire doux, accueillant, il acceptait la nouvelle question de l’intriguant personnage. Car, au milieu de cette rue vide, ils continuaient de se faire face. Comme deux hommes prêts à se battre.

_ Comme ton Clan, nous possédons bel et bien des capacités uniques. Dans notre sang coule de la Glace, ou de la Neige. Nous sommes créateurs de celle-ci et nous la manions selon notre envie. »

Il s’arrêta un instant, ne sachant réellement ce que l’autre désirait ou non entendre.

_ Nous manipulons le froid afin de brûler nos ennemis. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t2036-yuki-eiichiro-titre-u-c#13764 http://www.ascentofshinobi.com/u355

Sam 2 Déc 2017 - 1:49
Eiichiro renversa la tête en arrière en soupirant, regardant sans pouvoir le voir le ciel étoilé. Je fus presque tenté de regretter ma question, supposant sans peine face à son expression que je n'avais pas été le premier. D'un autre côté, voir un homme dont presque la moitié supérieur du visage était bandé ainsi qu'une partie du corps, c'est ce qui venait en premier en tête. Mais si j'avais demandé ça, c'était aussi pour savoir si les Kirijin pouvaient à tout moment débarquer dans notre village pour terminer ce qu'ils avaient commencé, et plus tôt que tard. Mais bien qu'ils avaient tout de même été chassés -et je ne doutais pas que le sanguinaire village de la brume vienne terminer le travail- j'appris néanmoins que cet incident avait eu lieu avant leur désertion. Il s'arrêta ensuite quelque seconde, semblant hésiter sur ce qu'il devait -ou pouvait dire. Je penchai la tête sur le côté mais ne dis rien pour autant, patientant. Et alors qu'il tournait la tête à nouveau vers moi, je n'eus pas à attendre longtemps avant qu'il reprenne. Une criminelle qu'il avait certainement puni pour ses actes, et dont la vengeance n'avait nullement dérangé le Mizukage. Je n'avais jamais porté ce village dans mon coeur en raison de leur propension à la sauvagerie, et cela ne m'étonnait guère ce que le Yuki me racontait. M'enfin.

-Ça ne m'étonne pas de ton village, sans vouloir t'offenser, répétai-je à haute voix. Puis haussant les épaules sans qu'il le voit, je continuai sur ma lancée. Enfin bon. De toute manière maintenant vous êtes à Iwa.

Cette dernière phrase, je l'avais dit d'un ton ferme. D'une part pour lui signifier que je ne voyais pas Iwa comme son village natal, et que je pensais du fond de mon coeur que mon pays n'accepterait nullement pareil barbarie interne. D'un autre côté, c'était aussi une manière de le prévenir que si jamais il avait pour idée de continuer quelconques habitudes du village caché de la Brume, ça ne passerait pas non plus. Bizarrement, je voyais les Kirijins un peu comme des monstres sanguinaires - blâmés surement le manque de voyage et l'imaginaire collectif sur ces contrées lointaines. Mais je savais que c'était faux, et que les choses n'étaient pas si manichéennes. De plus, pour preuve l'homme qui était devant moi avait l'air de tout sauf un monstre sanguinaire. N'allez pas croire que je pensais pour autant qu'il était un enfant de coeur, loin de là. Il était clair qu'il était un homme dangereux, et malgré ce qu'on pouvait appeler son "infirmité", je ne m'abaisserais pas à le sous-estimer. Mais alors, il prononça quelques mots qui piquèrent ma curiosité. Il avait donc rencontré une de mes semblables. Une membre de mon clan. Dans le passé, cela signifiait-il que cela s'était passé lorsqu'il était encore un ninja de Kiri ? Cela soulevait alors une autre question...

Mais je me retins de la poser pour l'instant. Il y avait d'autres sujets à aborder comme mes autres questions. Il accepta mes excuses quant à mon passage sur l'ironie de notre situation en hochant simplement de la tête. Et malgré ma petite bourde, lorsque le Yuki entendit ma question, il sourit faiblement. Et sans m'en rendre compte, l'atmosphère se détendit très légèrement. Nous nous faisions face depuis le début de notre rencontre, et cela ressemblait plus à une confrontation qu'à une discussion très amicale. Cependant, son petit geste relâcha légèrement la tension de mes épaules, sans pour autant la supprimer totalement. Une tension dont je ne m'étais pas rendu compte. Et il accepta une fois de plus de répondre à mes questions. Et comme je m'en étais douté, son clan avait des capacités particulières, ce qui ne m'étonnait guère. Il était rare qu'un clan devienne presque le pilier d'un pays sans un Kekkei Genkai. Et j'appris ce soir que leur capacités leur permettait de manipuler la glace et la neige à volonté. Et un léger sourire fleurit sur mon visage, autant par l'excitation de savoir ce que valait ce clan face à notre clan, et autant par la poésie de l'annonce.

-Ça m'a l'air tout à fait intéressant comme capacité, et j'aurais bien aimé comparer nos deux clans..

Mais une autre information me revenait en tête. Et c'était une information qui me tenait à coeur.

-Mais peut-être sais-tu, toi ? Vu que tu as rencontré une des mienne..

Je l'avais dit de manière un brin suspicieuse, voir presque menaçante. Par pur réflexe afin d'analyser chacun de ses gestes, j'activai mon Byakugan. Les veines autour de mes yeux se gonflèrent et ma vue s'élargit et se précisa en même temps. Tout devint plus clair, c'était comme si plus rien ne pouvait échapper à mon regard. Même si je n'étais qu'un membre de la Bunke, la branche secondaire, je tenais à mon clan. Et imaginer que cet homme avait peut-être combattu et pris la vie d'une membre de mon clan -quelle qu'elle soit- me contrariait. Rien ne disait que c'était le cas, mais je voulais en avoir le coeur net. D'un autre côté, avec mes yeux, je perçus ce que le Yuki cachait derrière ses bandages. Son visage avait été défiguré, et des cicatrices terrifiantes parsemaient ses orbites vides. Son bras quand à lui semblait avoir été brûlé par quelque chose. Un shinobi de la glace qui s'était brûlé ? Plutôt ironique non ? Avait-il rencontré un feu qui avait fondre l'élément qu'il contrôlait ? Je décidai de me taire pour le moment, faisant passer sous silence cette indiscrétion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 2 Déc 2017 - 16:35
Une fine grimace étira ses lèvres alors que le Hyûga laissait entendre qu’il n’était pas vraiment étonné de ce qui se passait à Kirigakure no Satô. Puis il laissa apparaître un fin sourire. Un peu d’amusement. Car le Hyûga ne savait définitivement pas qui il était. Sûrement l’un des hommes les plus recherchés par Kiri. Celui qui lui faisait face ne devait pas savoir que, devant lui, se tenait un homme dangereux qui conduire les Villages à une guerre. Car, comme il l’avait dit lors de son interrogatoire par l’Inuzuka, il apporterait la guerre aux portes. Et lorsque ce jour arriverait, il serait remis en signe de paix. Il serait donné aux autorités de Kiri afin de satisfaire la colère de ces déserteurs qui avaient trouvé un véritable toit. La Paix, serait-il son garant ou celui pour qui le monde tomberait dans les véritables flammes de la guerre ? Finalement, comme un aveu, il laissa entendre quelques mots à ce Hyûga.

_ J’ai participé à ce sang. Je suis aussi coupable de mes crimes. »

Puis il avait poussé un soupir. Alors que le froid envahissait le lieu, il frissonnait sous ce sentiment d’être observé plus attentivement. Comme scruté, il tentait encore de percevoir le moindre son et le moindre mouvement, sans pour autant que le monde ne bouge. Car ils n’étaient que deux mais il se sentait comme détaillé au peigne fin. Finalement, il se mit à rire lorsque le jeune laissait entendre qu’il voulait comparer les forces de Glace et de son regard si unique. Amusé de cette franchise, mais aussi du soupçon qui naissait dans sa voix, il se rappelait la Hyûga rencontré quelques mois plutôt.

_ Je ne me suis jamais battu contre les tiens, Hyûga. »

Haussant les épaules, et désireux de faire preuve d’une bonne foi avec cet homme suspicieux, il lui fit connaître la suite.

_ Je l’ai rencontrée durant les événements qui eurent lieu à Shîto, avant la Chute du Titan. Une rencontre fortuite, dans des circonstances atténuantes. »

Puis, d’un ton plus glaçant, alors qu’il laissait ressentir toute l’aura froide qui se dégageait du Hyôton, il laissait entendre une menace sourde.

_ Penses-tu réellement qu’il serait intelligent de confronter nos arts ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t2036-yuki-eiichiro-titre-u-c#13764 http://www.ascentofshinobi.com/u355

Dim 3 Déc 2017 - 23:58
Comme si il cherchait à me prévenir, et à ôter toute naïve pensée que je pouvais avoir à son encontre, il me dit clairement qu'il avait participé à la sauvagerie et au sang que son pays avait répandu. J'aurais bien voulu dire que cet aveu ne faisait naître chez moi aucun réel sentiment d'étonnement, mais cela aurait été me mentir à moi-même. Même si j'étais bien conscient qu'en tant que shinobi de Kiri, l'homme en face de moi n'était pas un ange, j'avais espéré quelque part qu'il soit un gentil homme. Un homme étranger au passé sanguinaire de Kiri. Un homme sur qui je pouvais compter pour protéger et faire grandir Iwa. Et pourtant, j'appréciais l'honnêteté du Yuki, ce qui me faisait grandement tergiverser sur mon opinion à ce sujet. Qu'étais-je censé penser de tout ça ? Je ne le savais pas encore, mais je préférais me faire ma propre idée à ce sujet. Face à mon regard scrutateur, je sentis que Eiichiro s'était un brin tendu et était surement à la recherche de celui -ou ceux devait-il penser- qui l'observaient ainsi. Même pour un non-voyant, le Byakugan était si perçant que l'interlocuteur ne pouvait s'empêcher de se sentir intensément observé. Cependant la suite de ses paroles m'intéressèrent.

Donc au final mais soupçons étaient infondés hein. Tant mieux. Cela adoucit un peu la tension qui habitait mes épaules, mais je ne me départis pas pour autant de mon Byakugan. J'écoutai donc le petit récit du Yuki sur leur rencontre à Shito avant la chute du Titan. Un frisson me parcourut et un sourire nerveux étira mes lèvres. Terrifiant. Il était clair que le jeune homme mutilé qui se tenait devant moi n'était pas n'importe qui. Même sans ses yeux opérationnels et sa main bandée qui semblait avoir été brûlée. Et d'une bravade bien placée, Eiichiro me demanda d'un air menaçant si il était bien judicieux de confronter nos arts à cet instant précis. Prononçant ces mots, d'un coup je sentis la température chuter de plusieurs degrés. Et ce fut comme si j'étais plongé dans un immense congélateur, et en même temps que la température baissait j'eus l'impression que l'obscurité de la nuit s'accentua légèrement, m'engloutissant sous l'aura de mon interlocuteur. Dans un mouvement purement instinctif, je me mis en garde et mes muscles se bandèrent sous la menace sous-jacente. Mes yeux s'ouvrirent un peu plus, sensible à chaque mouvement, et avec mon Byakugan l'aura que Eiichiro dégageait n'en fut que plus clair. Il y avait une différence évidente entre nos deux niveaux. Ma respiration se fit légèrement plus courte, et pendant une fraction de seconde je crus presque voir de la buée se condenser devant mes lèvres. Je restai ainsi pendant trois bonnes secondes, qui me parurent durer bien plus longtemps tant le temps semblait s'être étiré. Suite à cela, je fis un effort pour prendre sur moi et me redressai. Mon Byakugan se désactiva alors, et je levai les mains en signe de reddition, faisant bruisser mon kimono.

-Inutile, je ne suis pas encore au niveau. Pas encore...

Mais d'une autre part, mes mains tremblaient légèrement sous l'effet de l'excitation et de l'adrénaline. Après quelques autres secondes, je soupirai en tentant de me calmer. Un rire faible mais sincère m'échappa alors, pendant que je faisais retomber la tension de mes épaules. Je le regardai cependant avec une certaine détermination. Je voulais pouvoir être un jour en mesure de l'affronter. Et ce jour là je sentais que j'allais m'amuser. Cependant, j'aurais aimé le voir guérit au moins de son bras à défaut de pouvoir guérir de ses yeux. Je ne laissais plus entendre la moindre menace dans ma position ou dans mon regard. Je me rapprochai alors du Yuki pour me position du côté de son profil valide, m'adossant à un mur non loin. Il n'était pas nécessaire que j'ajoute quoi que ce soit par rapport à la Hyûga qu'il avait rencontré, il avait été tout à fait clair.

-Je pense que je t'apprécie, et je te remercie pour ta franchise, Yuki Eiichiro.

Levant la tête vers le ciel étoilé, je restai ainsi quelques secondes. Puis d'une voix légère et pensive, je m'adressai à nouveau à l'homme de glace.

-Je suppose que les kirijins vont venir vous récupérer vous et votre famille. Seras-tu en mesure de te battre ? Et serez-vous en mesure d'affronter vos anciens camarades ?

Il n'y avait aucune suspicion derrière ces questions, aucun jugement. Juste la curiosité d'un jeune shinobi de 15 ans qui n'avait jamais eu à faire face à sa propre famille, à son propre village, à ses propres camarades. Tout du moins, pas en ces conditions.
Ne voulant pas laisser tomber le sujet de nos arts respectifs, et désireux de connaître la force de ce clan du village caché de Kiri, je repris sur le sujet.

-Si jamais l'un d'entre vous se sent le coeur à s'entraîner ou à se dégourdir les jambes, je serais ravi d'apporter ma contribution, fis-je avec un sourire à peine perceptible dans la voix.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dim 10 Déc 2017 - 15:21
L’aveugle aurait aimé scruter le ciel une dernière fois. Juste une nouvelle fois, il aurait aimé pouvoir jeter un œil sur la surface noire, éclairée par les astres lointains. Encore une fois, car il n’avait jamais vraiment fait attention. Pourtant, ce ciel noir lui manquait. Souvent, il essayait de se le remémorer, s’en souvenir encore. Comme s’il avait prêté un jour un regard à ce monde dont il se fichait tant. Si peu de considérations pour un monde qui, devenu invisible, lui manquait maintenant. Car, alors qu’il avait perdu la vue, il s’était rendu compte combien elle lui tenait tant à cœur. Mais il ne pouvait faire que s’en vouloir. Car s’il était aveugle, c’était bel et bien en raison de sa soif d’arrogance. Ses erreurs se payaient. Un jour ou l’autre, elles le rattrapaient. L’Hyûga avait compris sa remarque déplacée et ne souhaitait pas aller plus en avant dans un affrontement qu’il risquait probablement de perdre.

Puis, ce fut cette étrange question. Celle dont il connaissait la réponse. Celle à laquelle il devait tous les jours se confronter dans la poussière de ce Village. Soupirant, il avait légèrement ri, souriant peut-être réellement pour la première fois de cette soirée. Amusé par les répliques de cet étrange camarade, il avait fini par soupirer. Juste un long souffle. Comme s’il pouvait trouver le courage dans ce dernier. Comme s’il serait capable de réaliser davantage cet avenir qui les attendait tous. Et, finalement, alors qu’il laissait encore l’autre lui parler, sa tête tomba en arrière, comme s’il ne pouvait faire que cela sous le constat effrayant qui se dressait à lui.

_ Kiri viendra, assurément. Il ne peut en être autrement. Ce jour-là, j’espère que la diplomatie et ma reddition suffiront à calmer le courroux de la Brume. »

Puis, alors qu’il reprenait fermement sa prise autour de sa canne, il refermait son poing. Car il savait que si cette solution ne convenait, il devrait se battre. Encore. Pour un conflit dont il ne comprenait plus vraiment le sens. A la recherche de la compréhension et de l’harmonie, il était pourtant celui qui conduisait à sa perturbation. Avait-il si bien fait de déserter sa patrie ? Quel avenir amenait-il aux Roches ? Quel serait l’avenir des siens ?

_ Pourtant, si les émissaires veulent la guerre, je compte bel et bien défendre les miens. Je compte défendre ces Roches qui dorénavant sont mes protecteurs. Je protégerai Iwa, quoi qu’il en coûte, peu m’importe mon adversaire, qu’il soit un ancien disciple ou un ami … Peu m’importe qui se tiendra face à moi, s’il essaie de faire du mal, je me battrai. »

Puis se détournant, montrant son dos à l’Hyûga, il laissait entendre une dernière réponse.

_ Peut-être que ma fille serait une meilleure partenaire pour toi. Elle est encore jeune et peut en apprendre autant que toi. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t30-yuki-eiichiro-don-t-remain-silent-termine http://www.ascentofshinobi.com/t2036-yuki-eiichiro-titre-u-c#13764 http://www.ascentofshinobi.com/u355

Un aveugle et un Hyûga [Pv Yuki Eichiro]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Quartiers résidentiels
Sauter vers: