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Les fleurs, ça fane vite ○ Y. Shinichi


Mer 29 Nov 2017 - 14:30
Dans les quelques souvenirs que je peux avoir de cet endroit, c'était totalement différent. Vraiment. Il faut dire qu'il y a eu un semblant de guerre ici. Et si, au moment où ça c'est produit, on était là, on a tout vu. Aucun de nous trois n'aurait imaginé autant de ravages et de destructions. Shîto n'est plus. Il est est tombé, le même jours qu'elle. C'est pour cela que je n'ai gardé aucun souvenir des ravages, parce que mon regard était rivé sur son cadavre à elle. La flamme s'est éteinte. Plus de vie en elle. Un regard sombre, des paupières que j'ai moi-même du clore... Un souvenir plus que déplaisant. Une image que j'aimerais voir effacé de ma mémoire et pourtant, inlassablement, il reste gravé. Un supplice, une torture. Je vis avec. Faisant fit d'avoir oublier pour continuer d'être moi-même. Vivre au jour, le jour comme toujours. Mon crédo, ma façon d'agir, de vivre. L'avenir ne se construit pas, ne se rêve pas, il se vit petit à petit dés le présent.

C'est ce même présent qui nous pose ici, sur ses ruines encore. Depuis ces événements, on a voyagé avec Sei'. On a avancer comme on pouvait, un poids sur l'âme, une absence trop présente. Je soupire un peu en laissant me regard parcourir la zone. "On aurait jamais du venir ici." Sauf que c'était son souhait à elle et comme elle avait suivit les nôtres, il était normal que l'on suive aussi le sien.

J'ai besoin d'être seul, de pas montrer ma faiblesse devant ma partenaire, alors, je m'efface, devant le vent lui-même. Sans dire un mot, pour la prévenir, rien. Egoîste, elle sait que je le suis et le subit encore à cet instant. Je la retrouverais plus tard. Là, je m'éloigne d'elle profitant d'être invisible pour elle pour m'éloigner dans une direction bien précise. Pas là où se trouve son urne, mais là où elle est tombée.

Un mouvement de tête, je vérifie qu'elle ne m'ai pas suivit avec une technique de senso avant de me matérialiser à nouveau et continuer le chemin sans user de chakra ou de subterfuge. J'en ai rien à faire des pauvres gens continuant de se terrer dans les ruines, je m'avance juste, jusqu'à cet endroit où, biens des mois avant, j'avais laissé des fleurs, fanés depuis tout ce temps. Une mort au combat, en défendant sa cause. Une chose glorieuse et pourtant, je ne comprends pas en quoi Shito pouvait être sa cause.

Je m'assieds alors contre un morceau de mur restant et soupire en regardant l'endroit même où on a retrouvé son corps, revoyant par des petits flash ça dépouille à cet endroit précis. "Quelle connerie." Pestais-je pour tenter d'évacuer ma frustration tout en cherchant à garder une certaine dignité malgré tout.

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Ven 1 Déc 2017 - 1:09
Perdu dans ma contemplation de ce qu'il me reste de souvenir d'elle ici. Son cadavre disparu de ce lieu, confiné dans une urne retenue par ses proches. Je me laisse aller à divaguer un peu plus pour penser à ce qui m'unissait à la jeune femme. Des souvenirs joyeux, tendres, d'autre plus tristes, des disputes, etc. La vie tout simplement. Je ferme alors les yeux, reposant ma tête contre le morceau de mur derrière moi et sourit un peu malgré moi dans ce petit moment de quiétude, remontrances d'un passé maintenant révolu. Tout cela ne sera plus jamais, mais ça fait quand même un bien fou d'y penser un peu.

Pourtant le retour à la réalité est bien plus dur. Plus violent. Surtout quand la voix d'un malotru me tire de ma rêvasserie. Relevant mes paupières, je lève ensuite mon regard jusqu'à lui, alors qu'il me dérange pour me parler visiblement du climat. Comment lui dire que j'en ai rien à faire de ce temps ? Que je ne suis pas là entrain de chercher à profiter de quelque pauvre rayon de soleil. M'enfin, il est clair que vu mon teint de peau blafard, c'est quelque chose qui pourrait me faire du bien... Je crois que c'est à cause de cela que beaucoup de gens ont du mal à me croire quand je dis que je suis originaire de Kaze, ce désert aride et pourtant... Mes souvenirs les plus loin son baigné de sable et de soleil. Le pays du vent, c'est lui qui m'a vu naître, n'est-ce pas normal ? Mais peut-être que ce n'est qu'un faux souvenir de ma part, que j'y suis juste passé et que je suis originaire d'ailleurs, de bien plus loin par exemple ? D'ailleurs, qu'y a-t-il après ce désert que l'on dit sans fin ? Je doute que ça soit vrai, qu'il n'y ai plus rien après.

"Il y en a des meilleurs." Répondis-je avant de laisser mon esprit divaguer trop loin, non désireux de me perdre dans des réflexions aussi stupide que puérile, bien que ça pourrait faire du bien... Non, je sens déjà naître le mal de crâne à penser simplement à cela. "Tu m'veux quoi gamin ?" Le questionnais-je alors sans plus de ménagement. Après tout, il venait me déranger pour me demander si c'était une belle journée, il doit bien vouloir autre chose ? Et là, j'ai pas envie de perdre du temps à parler avec un morveux, j'ai juste envie de me recueillir, alors s'il pouvait abréger d'une certaine façon, je trouverais cela agréable. Mais à voir s'il le fera réellement, sinon, il réalisera assez vite que je n'ai pas temps de patience que cela.

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Ven 1 Déc 2017 - 13:14
Provocateur et agacé, voilà ce que je suis alors que je fais face à ce morveux, ou plutôt que lui me fait face. Je n'ai pas daigné bougé, restant tout simplement assis à même le sol adossé contre ce mur qui ne soutient plus rien. Vestige d'une ancienne bâtisse tombée sur le champs de bataille comme beaucoup de nos confrères shinobi, inconnu ou ami, alliés d'un jour ou de toujours ou tout simplement ennemi. Je fixe l'adolescent, attendant qu'il réponde à ma question. Une question simple et qui demande une réponse assez clair et courte. J'espère avoir rapidement la paix. Sauf qu'il semblerait que le blond en ai décidé tout autrement.

Il parle.

Encore.

Et encore.

Pire qu'une pipelette. Qu'est-ce que j'en ai à faire de sa vie, de ces petites histoires concernant le village de la brume et tout le tralala. Il m'a prit pour quoi exactement ? Un mec qui désire écouter le récit de vit des passants ? Un pauvre type qui a que ça à faire, voir la misère des autres pour se dire qu'au final, la sienne n'est pas si mal ? Vraiment, il aurait pu tout simplement s'arrêter à sa question sur les bâtisseurs de cette ville et pas partir dans un monologue sur le pourquoi du comment il est là et tout le tralala.

"Ils sont partit par là." Lui répondis-je alors en pointant le nord. "Ou peut-être par là." Indiquais-je alors le Sud. Je me fous de sa gueule, il est vrai, mais en même temps, n'est-ce pas lui qui aime visiblement partir dans des palabres inutiles ? Je peux bien joue son jeu et faire de même non ? Une sorte de revanche pour le gamin puéril que je suis malgré ma vingtaine. "Je peux juste dire qu'ils sont plus ici. Ils ont comprit que rebâtir ici ne servirait à rien, alors si tu veux réellement les chercher, va ailleurs. Ici, tu trouveras rien, mais ça, tu le sais déjà non ?" Parce qu'ici, malgré le temps qui est passé depuis les affrontements, il ne reste plus rien. Juste des ruines, des souvenir, des os et des fantômes. Shîto aussi prestigieuse puisse-t-elle avoir été était tombée et peut-être qu'un jour, il en sera de même pour Kiri, Iwa et Kumo. La fin des villages, des différents. Choses que j'escompte. Briser les chaines de tout le monde et ne plus voir d'oiseaux en cage.

"Il ne faut plus rien attendre de cet endroit." Lui confiais-je alors en fixant à nouveau le sol. Mais peut-être que je me trompe, après tout, je ne suis que de passage et pour cet endroit, je n'ai aucune ambition, aucune envie réellement hormis le fuir, mais peut-être que pour des fous, c'est tout autre chose. Après tout qu'est-ce qu'il y a de plus prestigieux que de refaire une ville là où une est déjà tombé ? Cela rajoute de l'histoire et lui donne plus de splendeur non ? Après tout, on se leurre peut-être tous en se disant qu'il n'y a plus rien à faire de cet endroit en ruine.

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Lun 4 Déc 2017 - 11:01
Alors que je me permets de me moquer un peu de lui, l'adolescent semble dés le début, près à me croire et se mettre en marche dans une direction probablement fausse. L'idiot. Je continue alors de me moquer de lui, parlant maintenant du Sud pour qu'il ne sache pas quoi faire avant de simplement préciser que je doute que les bâtisseurs qu'il cherche désespérément soit encore ici, argumentant pour expliquer l'état nocif du village.

J'arque un sourcil, le levant mes iris clair sur lui pour l'observer alors qu'il prend la parole, brassant un peu l'air de sa main. Il me fait quoi là ? Je ne peux m'empêcher de lever les yeux aux ciel en entendant ses propos. Il doit se trouver drôle ce gamin. Vraiment. Il est plus pitoyable qu'autre chose. Il a été engagé dans un cirque ou quoi ? Parce que là, maintenant, je suis presque convaincu que c'est pas un bateau qu'il veut faire améliorer, mais l'ossature du chapiteau où se déroule ses spectacles.

Mais trêve de plaisanterie, l'enfant parle et tente de se faire passer pour érudit, ou alors plutôt pour un donneur de leçon. Je le fixe donc, l'imaginant avec son nez rouge et le maquillage en adéquation avec cela. Un clown, vraiment, c'est ainsi que je le vois Du coup, c'est assez compliqué de l'écouter sérieusement et d'accepter ses paroles. De toute façon, je ne suis pas du genre à me fier à l'avis des autres. J'écoute, tout simplement, sans piper un mot. Du moins, c'est ce que j'escomptais faire avant qu'il ne me demande qui je suis.

Je me lève alors, et tout en parlant, j'énumère sur mes doigts ce que je dis, marquant ainsi les insultes qu'il a pu laisser entendre sur mon compte ou bien que j'ai moi-même laisser entendre par ennui. "Un homme dépressif, qui ne sait rien sur les Nageyarina, qui pue la négativité et qui ne pense pas qu'un lieu comme Shîto puisse être réhabilité." Lui lançais-je, en plantant mon regard glacial dans le sien. "Ai-je bien résumé Shinichi, le gamin à l'esprit embrumé ? Ou bien est-ce que tu t'attendais à ce que je me présente réellement alors que tu n'es qu'un morveux agaçant et peu enclin à respecter le désire de tranquillité des autres ?" Lui rétorquais-je alors, le regard perçant, modifiant exprès le petit suffixe qu'il s'est probablement lui même attribué. Bien qu'en même temps, s'il est originaire de Kiri comme il l'a laissé entendre, c'est plus un surnom que tout le monde peut avoir dans cette contrée brumeuse et humide, le pays d'origine de Sei', Mizu no Kuni.

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Lun 11 Déc 2017 - 23:13
Ouais, c’est ça bon vent !” Pestais-je en répondant à son signe de main alors qu’enfin, l’enfant terminait de se la jouer mature et surtout moralisateur. Enfin, j’allais avoir un peu la paix. Après tout, c’est pas si compliqué que ça de laisser quelqu’un tranquille non ? Ou bien est-ce que j’en demande de trop ? Vraiment, les gens sont agaçant quand ils s’y mettent !

Je soupire alors et me lève. Décidé enfin, à passer à l’action, parce que je me doute bien que ce moment de pseudo-tranquillité ne durera pas plus longtemps. Je m’attends à voir un autre mec lourd et chiant débarqué ou pire encore, voir Sei’ arrivée pour me tenir compagnie et m’empêcher de réellement faire ce pourquoi je suis venu ici. Arpentant alors les rues assez rapidement, je sais parfaitement où je me rends, entre les bâtisses encore debout, en piteux état, comme pas mal de reste de Shito, mais il y a au moins quelques endroits qui n’ont pas été totalement détruit par l’attaque d’il y a quelque mois.

L’endroit le plus haut… Où est-il ? Je grimpe alors sur un toit et observer les environs pour finalement trouver ce que je cherche. Un sommet et je souris malgré moi, tristement, mais content d’avoir trouvé ce que je cherchais quand même… Même s’il signifie trop de choses, mais il faut bien que je le fasse.

Me dirigeant alors vers cet endroit, ce point culminant, je m’y perche tranquillement pour observer un tant soit peu la vue. “J’espère que tu aimes bien cette vue… Car c’est ici que je te libère ma belle. Conformément à ta demande.” Soufflais-je doucement en attrapant dans mon sac une partie des cendres de ma belle. La famille n’ayant pas été désireux de me donner la totalité. Après tout, c’est normal, enfin, je crois… Dans tout les cas, ça ne change pas trop tout cela. C’est juste un petit rituel, pour honorer sa demande, mais surtout sa mémoire, même s’il m’a fallut du temps… Peut-être un peu trop.

Déposant mes lèvres sur la petite boite qui contient les cendres de Reira, j’embrasse celle-ci avant de l’ouvre et de laisser le peu de cendre de la demoiselle se disperser au vent. “Adieu.” Murmurais-je alors avant de laisser tomber la boite maintenant vide et de simplement rester perché sur ce sommet. Ignorant les allées et venues en bas, ignorant aussi la probabilité que quelqu’un ai pu se prendre la boite sur la tête ou presque… Mon regard est simplement posé sur l’horizon.


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