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Les fleurs, ça fane vite ○ Y. Shinichi


Mer 29 Nov 2017 - 14:30
Dans les quelques souvenirs que je peux avoir de cet endroit, c'était totalement différent. Vraiment. Il faut dire qu'il y a eu un semblant de guerre ici. Et si, au moment où ça c'est produit, on était là, on a tout vu. Aucun de nous trois n'aurait imaginé autant de ravages et de destructions. Shîto n'est plus. Il est est tombé, le même jours qu'elle. C'est pour cela que je n'ai gardé aucun souvenir des ravages, parce que mon regard était rivé sur son cadavre à elle. La flamme s'est éteinte. Plus de vie en elle. Un regard sombre, des paupières que j'ai moi-même du clore... Un souvenir plus que déplaisant. Une image que j'aimerais voir effacé de ma mémoire et pourtant, inlassablement, il reste gravé. Un supplice, une torture. Je vis avec. Faisant fit d'avoir oublier pour continuer d'être moi-même. Vivre au jour, le jour comme toujours. Mon crédo, ma façon d'agir, de vivre. L'avenir ne se construit pas, ne se rêve pas, il se vit petit à petit dés le présent.

C'est ce même présent qui nous pose ici, sur ses ruines encore. Depuis ces événements, on a voyagé avec Sei'. On a avancer comme on pouvait, un poids sur l'âme, une absence trop présente. Je soupire un peu en laissant me regard parcourir la zone. "On aurait jamais du venir ici." Sauf que c'était son souhait à elle et comme elle avait suivit les nôtres, il était normal que l'on suive aussi le sien.

J'ai besoin d'être seul, de pas montrer ma faiblesse devant ma partenaire, alors, je m'efface, devant le vent lui-même. Sans dire un mot, pour la prévenir, rien. Egoîste, elle sait que je le suis et le subit encore à cet instant. Je la retrouverais plus tard. Là, je m'éloigne d'elle profitant d'être invisible pour elle pour m'éloigner dans une direction bien précise. Pas là où se trouve son urne, mais là où elle est tombée.

Un mouvement de tête, je vérifie qu'elle ne m'ai pas suivit avec une technique de senso avant de me matérialiser à nouveau et continuer le chemin sans user de chakra ou de subterfuge. J'en ai rien à faire des pauvres gens continuant de se terrer dans les ruines, je m'avance juste, jusqu'à cet endroit où, biens des mois avant, j'avais laissé des fleurs, fanés depuis tout ce temps. Une mort au combat, en défendant sa cause. Une chose glorieuse et pourtant, je ne comprends pas en quoi Shito pouvait être sa cause.

Je m'assieds alors contre un morceau de mur restant et soupire en regardant l'endroit même où on a retrouvé son corps, revoyant par des petits flash ça dépouille à cet endroit précis. "Quelle connerie." Pestais-je pour tenter d'évacuer ma frustration tout en cherchant à garder une certaine dignité malgré tout.

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Jeu 30 Nov 2017 - 23:42
Avant de passer au monastère, je fais escale dans un petit village situé près des ruines. Une fois sur place, je m’installe à l’auberge et me répète inlassablement les mots suivants :
▬ Je n’irai pas là-bas, je n’irai pas là-bas, je n’irai pas là-bas.
Par là-bas je veux bien évidemment parler de Shito. Ou du moins ce qu’il en reste. La ville créée par les Nageyarina n’est plus qu’un champ de ruines. Par ailleurs, je me demande où sont bien passés les manipulateurs du Mokuton. La destruction de leur cité a dû être un véritable coup de massue pour eux. Je me mets à leur place l’espace d’un instant et ne peux imaginer l’étendue de leur douleur. En effet si d’aventure le village de Kiri venait à être détruit, les Yuki – ou du moins ce qu’il en reste – seraient à coup sûr dévastés. Je suis en tout cas curieux de savoir ce qu’il advient de ce clan au pouvoir ô combien mystérieux et ô combien utile à la communauté.

Ainsi, je tente de m’informer auprès de deux ou trois passants mais n’obtiens aucune réponse concrète. Une dame mentionne des rumeurs abracadabrantesques n’ayant ni queue ni tête tandis qu’un second individu, un homme cette fois-ci, m’avoue sans sourciller ne pas savoir de quoi je parle.
▬ Super.

Personne ne semble en mesure de répondre à mes questions. Pourtant tout le monde ici a eu vent des évènements de Shito. Les gens continuent d’en parler par moment, mentionnent le nom de la cité mais aucun ne peut entrer dans le détail et me dire ce que sont devenus les Nageyarina. Curieux, je poursuis ma petite enquête, sans grand succès. Agacé, je réponds sèchement à un passant :
▬ C’est dingue. Vous vivez à côté mais vous savez que dalle, tous autant que vous êtes.
Cette réflexion pleine de mépris fait tilter mon interlocuteur qui rétorque à son tour avec ironie : « Puisque nous vivons à côté, pourquoi ne pas bouger vos grosses fesses et aller voir de vous-même s’ils sont encore là-bas ou si quelqu’un les a vu voyager ces derniers temps » …
▬ Vu sous cet angle …
Shito est à une ou deux heures à pieds. Je peux m’y rendre sans trop de mal. De plus, je ne risque pas d’accumuler un retard monstre sur mon planning en allant là-bas … Tout compte-fait, j’ai peut-être tout intérêt à aller voir ces ruines. Qui sait, il y a peut-être des gens là-bas, des campements ou que sais-je encore !

C’est ainsi que moi, Yuki Shinichi, je me dirige vers les ruines. Ces mêmes ruines que je désirais éviter en arrivant au pays du Feu. Une fois sur place, plusieurs souvenirs refont surface. Je revois le géant, les Kumojins et le manipulateur d’encre m’ayant sauvé au péril de sa vie. Il est ironique de noter que je ne sais même pas quel est le nom de ce curieux personnage. Avancer à travers les ruines, je masque ma présence et avance avec précautions. Mes yeux se posent sur un homme, assis au loin, probablement un rescapé de Shito venu chercher des effets personnels perdus. À moins qu’il soit là pour pleurer un être cher disparu lors de l’attaque. Dans tous les cas je m’approche et lui entame la conversation :
▬ Belle journée n’est-ce pas ?
Le ciel n’est pas particulièrement gris. De là à dire que la journée est belle … Rien n’est moins sûr.

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Ven 1 Déc 2017 - 1:09
Perdu dans ma contemplation de ce qu'il me reste de souvenir d'elle ici. Son cadavre disparu de ce lieu, confiné dans une urne retenue par ses proches. Je me laisse aller à divaguer un peu plus pour penser à ce qui m'unissait à la jeune femme. Des souvenirs joyeux, tendres, d'autre plus tristes, des disputes, etc. La vie tout simplement. Je ferme alors les yeux, reposant ma tête contre le morceau de mur derrière moi et sourit un peu malgré moi dans ce petit moment de quiétude, remontrances d'un passé maintenant révolu. Tout cela ne sera plus jamais, mais ça fait quand même un bien fou d'y penser un peu.

Pourtant le retour à la réalité est bien plus dur. Plus violent. Surtout quand la voix d'un malotru me tire de ma rêvasserie. Relevant mes paupières, je lève ensuite mon regard jusqu'à lui, alors qu'il me dérange pour me parler visiblement du climat. Comment lui dire que j'en ai rien à faire de ce temps ? Que je ne suis pas là entrain de chercher à profiter de quelque pauvre rayon de soleil. M'enfin, il est clair que vu mon teint de peau blafard, c'est quelque chose qui pourrait me faire du bien... Je crois que c'est à cause de cela que beaucoup de gens ont du mal à me croire quand je dis que je suis originaire de Kaze, ce désert aride et pourtant... Mes souvenirs les plus loin son baigné de sable et de soleil. Le pays du vent, c'est lui qui m'a vu naître, n'est-ce pas normal ? Mais peut-être que ce n'est qu'un faux souvenir de ma part, que j'y suis juste passé et que je suis originaire d'ailleurs, de bien plus loin par exemple ? D'ailleurs, qu'y a-t-il après ce désert que l'on dit sans fin ? Je doute que ça soit vrai, qu'il n'y ai plus rien après.

"Il y en a des meilleurs." Répondis-je avant de laisser mon esprit divaguer trop loin, non désireux de me perdre dans des réflexions aussi stupide que puérile, bien que ça pourrait faire du bien... Non, je sens déjà naître le mal de crâne à penser simplement à cela. "Tu m'veux quoi gamin ?" Le questionnais-je alors sans plus de ménagement. Après tout, il venait me déranger pour me demander si c'était une belle journée, il doit bien vouloir autre chose ? Et là, j'ai pas envie de perdre du temps à parler avec un morveux, j'ai juste envie de me recueillir, alors s'il pouvait abréger d'une certaine façon, je trouverais cela agréable. Mais à voir s'il le fera réellement, sinon, il réalisera assez vite que je n'ai pas temps de patience que cela.

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Ven 1 Déc 2017 - 9:05
Le timbre de voix et la façon de parler de mon interlocuteur m’indiquent qu’il n’est pas heureux de me voir ici. J’imagine qu’il est en plein deuil et aurais aimé se recueillir seul. Il est de notoriété publique que mon talent de chieur n’a d’égale que la nullité de Noah – comprenez par là que j’excelle dans le domaine – néanmoins je sais faire preuve de respect quand cela s’avère nécessaire. Ainsi, je ne vais pas ennuyer très longtemps ce curieux jeune homme à la chevelure argentée. Loin de moi l’envie de le gêner dans ses éventuelles prières, je lui déclare rapidement mes intentions et passe outre son « Tu m’veux quoi gamin » un tantinet désagréable à l’oreille.
▬ Savoir si vous n’auriez pas vu les Nageyarina. Ceux qui ont crée la ville.

On peut difficilement faire plus explicite. Jusqu’à maintenant, personne n’avait été en mesure de me dire où les manipulateurs du bois étaient passés. J’ose espérer que cet éphèbe aux allures de jeune vierge effarouchée en proie à la dépression m’aide dans ma quête ! Quête que je me permets de décrire à mon interlocuteur même si j’imagine qu’il n’a rien à secouer de mes affaires.
▬ J’ai un bateau. J’aimerais qu’ils le modifient un peu. Le gars que j’ai payé au Pays de l’Eau a fait du bon boulot mais eux … Eux, ils savent faire des choses que personnes ne peuvent faire. Quiconque a vu le village de Shito avant sa destruction peut en témoigner.

C’est mon cas. Je n’ai pas participé à l’examen de sélection des chûnins mais ai aidé à préparer ce dernier. J’ai par ailleurs supervisé quelques groupes d’étudiants. Car oui malgré mon jeune âge et mon statut de « gamin » je ne suis pas totalement inaptes aux arts shinobis ! Je devrais d’ailleurs l’écrire part ou me le faire tatouer sur le front … Cela éviterait quelques méprises, comportements insultants et autres joyeusetés de ce genre auxquelles je commence à être habitué.

▬ Vous avez connu le village lorsqu’il était encore debout j’imagine … Vous venez récupérer des affaires ?
La question est plus ou moins rhétorique. En effet je pense connaître la réponse et je doute qu’il y ait quelque chose à récupérer ici. Le titan et le Soshikitruc ont tout dévasté. J’y étais, j’ai tout vu et je peux vous assurer qu’il n’y a pas eu grand-chose à sauver ou « récupérer » ce jour-là. Ceci-étant, je doute que l’androgyne soit là afin de mettre la main sur des effets personnels. Si d’aventure, le curieux monsieur est effectivement ici pour cette raison, je suis quasi certain qu’il ne trouvera pas ce qu’il cherche. Ou du moins pas dans l’état espéré.

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Ven 1 Déc 2017 - 13:14
Provocateur et agacé, voilà ce que je suis alors que je fais face à ce morveux, ou plutôt que lui me fait face. Je n'ai pas daigné bougé, restant tout simplement assis à même le sol adossé contre ce mur qui ne soutient plus rien. Vestige d'une ancienne bâtisse tombée sur le champs de bataille comme beaucoup de nos confrères shinobi, inconnu ou ami, alliés d'un jour ou de toujours ou tout simplement ennemi. Je fixe l'adolescent, attendant qu'il réponde à ma question. Une question simple et qui demande une réponse assez clair et courte. J'espère avoir rapidement la paix. Sauf qu'il semblerait que le blond en ai décidé tout autrement.

Il parle.

Encore.

Et encore.

Pire qu'une pipelette. Qu'est-ce que j'en ai à faire de sa vie, de ces petites histoires concernant le village de la brume et tout le tralala. Il m'a prit pour quoi exactement ? Un mec qui désire écouter le récit de vit des passants ? Un pauvre type qui a que ça à faire, voir la misère des autres pour se dire qu'au final, la sienne n'est pas si mal ? Vraiment, il aurait pu tout simplement s'arrêter à sa question sur les bâtisseurs de cette ville et pas partir dans un monologue sur le pourquoi du comment il est là et tout le tralala.

"Ils sont partit par là." Lui répondis-je alors en pointant le nord. "Ou peut-être par là." Indiquais-je alors le Sud. Je me fous de sa gueule, il est vrai, mais en même temps, n'est-ce pas lui qui aime visiblement partir dans des palabres inutiles ? Je peux bien joue son jeu et faire de même non ? Une sorte de revanche pour le gamin puéril que je suis malgré ma vingtaine. "Je peux juste dire qu'ils sont plus ici. Ils ont comprit que rebâtir ici ne servirait à rien, alors si tu veux réellement les chercher, va ailleurs. Ici, tu trouveras rien, mais ça, tu le sais déjà non ?" Parce qu'ici, malgré le temps qui est passé depuis les affrontements, il ne reste plus rien. Juste des ruines, des souvenir, des os et des fantômes. Shîto aussi prestigieuse puisse-t-elle avoir été était tombée et peut-être qu'un jour, il en sera de même pour Kiri, Iwa et Kumo. La fin des villages, des différents. Choses que j'escompte. Briser les chaines de tout le monde et ne plus voir d'oiseaux en cage.

"Il ne faut plus rien attendre de cet endroit." Lui confiais-je alors en fixant à nouveau le sol. Mais peut-être que je me trompe, après tout, je ne suis que de passage et pour cet endroit, je n'ai aucune ambition, aucune envie réellement hormis le fuir, mais peut-être que pour des fous, c'est tout autre chose. Après tout qu'est-ce qu'il y a de plus prestigieux que de refaire une ville là où une est déjà tombé ? Cela rajoute de l'histoire et lui donne plus de splendeur non ? Après tout, on se leurre peut-être tous en se disant qu'il n'y a plus rien à faire de cet endroit en ruine.

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Sam 2 Déc 2017 - 2:36
Bien qu’anthipatique à première vue, le jeune homme accepte de m’aider. Selon lui les manipulateurs de bois sont partis vers le nord. Je m’apprête à le remercier quand, après seulement deux secondes, il corrige son propos et affirme que les Nageyarina ont pris la route vers le sud. La suite est cocasse. L’homme est tout compte-fait dans l’incapacité de me dire par où ce clan d’ouvrier est allé. La seule chose qu’il sait est que les bâtisseurs ont quitté Shito et ne comptent pas revenir de sitôt. Selon l’inconnu, l’endroit est désert et rien n’est à attendre ici.
▬ …
Wow. J’avoue ne pas savoir quoi lui répondre. Ce mec est assurément en proie à une sérieuse dépression. C’en est presque comique en un sens. Loin d’éprouver de la pitié ou de la sympathie pour l’inconnu, j’ai présentement l’irrépressible envie de me moquer de lui, de sa façon d’être, de son attitude anormalement pessimiste. J’entends bien qu’il ait souffert, perdu son toit, sa situation et probablement un être cher mais de là à déblatérer autant d’âneries à la seconde. Fiou. Je croirai entendre Noah … Et ça croyez-moi, c’est tout sauf un compliment.

▬ Je vois. Dis … Tu trouves pas que ça sent bizarre ici ?
Je renifle anormalement l’air du vent, réalise volontairement quelques bruits de respiration exacerbée et reprends aussitôt :
▬ Ah oui oui, je suis catégorique ; Ça pue la négativité. Je crois que ça vient de toi.
J’aurais pu être un peu moins explicite et ironiser sur son comportement en sortant quelques piques telles que : « Olala, il pleut dans ton coeur comme il pleut à Ame no Kuni », « Ton passé est vraiment trop sombre, dark-shinobi » mais j’imagine que ma façon de faire est la meilleure. En tout cas c’est celle que, sur le coup, j’ai préférée aux autres.
▬ Sache qu’on peut toujours tirer quelque chose d’un endroit, quand bien même ce dernier est aride ou enneigé ou saccagé. Les meilleurs sols sont d’ailleurs souvent ceux qui ont été brûlés ou ruinés par la neige les années passées. C’est véridique ! … Enfin je crois.
Je ne suis pas agriculteur moi ! Mes propos ne sont peut-être pas parfaitement scientifiques mais ils me paraissent plausibles en vérité. En effet ceux-là sont en adéquation avec différentes lectures que j’ai pu avoir étant jeune. Chez nous autres Yuki, on connaît tous l’histoire du champ enneigé qui donna par la suite fruits et légumes pour toute l’année !
▬ Profite de cette leçon de vie donnée par le grand Yuki Shinichi de la brume. Tiens d'ailleurs, toi, tu es ? ...
Sûrement agacé par mon comportement mais ce n’est pas ce que je souhaite savoir. Je veux son nom, prénom, âge et lieu de naissance si possible !

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Lun 4 Déc 2017 - 11:01
Alors que je me permets de me moquer un peu de lui, l'adolescent semble dés le début, près à me croire et se mettre en marche dans une direction probablement fausse. L'idiot. Je continue alors de me moquer de lui, parlant maintenant du Sud pour qu'il ne sache pas quoi faire avant de simplement préciser que je doute que les bâtisseurs qu'il cherche désespérément soit encore ici, argumentant pour expliquer l'état nocif du village.

J'arque un sourcil, le levant mes iris clair sur lui pour l'observer alors qu'il prend la parole, brassant un peu l'air de sa main. Il me fait quoi là ? Je ne peux m'empêcher de lever les yeux aux ciel en entendant ses propos. Il doit se trouver drôle ce gamin. Vraiment. Il est plus pitoyable qu'autre chose. Il a été engagé dans un cirque ou quoi ? Parce que là, maintenant, je suis presque convaincu que c'est pas un bateau qu'il veut faire améliorer, mais l'ossature du chapiteau où se déroule ses spectacles.

Mais trêve de plaisanterie, l'enfant parle et tente de se faire passer pour érudit, ou alors plutôt pour un donneur de leçon. Je le fixe donc, l'imaginant avec son nez rouge et le maquillage en adéquation avec cela. Un clown, vraiment, c'est ainsi que je le vois Du coup, c'est assez compliqué de l'écouter sérieusement et d'accepter ses paroles. De toute façon, je ne suis pas du genre à me fier à l'avis des autres. J'écoute, tout simplement, sans piper un mot. Du moins, c'est ce que j'escomptais faire avant qu'il ne me demande qui je suis.

Je me lève alors, et tout en parlant, j'énumère sur mes doigts ce que je dis, marquant ainsi les insultes qu'il a pu laisser entendre sur mon compte ou bien que j'ai moi-même laisser entendre par ennui. "Un homme dépressif, qui ne sait rien sur les Nageyarina, qui pue la négativité et qui ne pense pas qu'un lieu comme Shîto puisse être réhabilité." Lui lançais-je, en plantant mon regard glacial dans le sien. "Ai-je bien résumé Shinichi, le gamin à l'esprit embrumé ? Ou bien est-ce que tu t'attendais à ce que je me présente réellement alors que tu n'es qu'un morveux agaçant et peu enclin à respecter le désire de tranquillité des autres ?" Lui rétorquais-je alors, le regard perçant, modifiant exprès le petit suffixe qu'il s'est probablement lui même attribué. Bien qu'en même temps, s'il est originaire de Kiri comme il l'a laissé entendre, c'est plus un surnom que tout le monde peut avoir dans cette contrée brumeuse et humide, le pays d'origine de Sei', Mizu no Kuni.

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Jeu 7 Déc 2017 - 18:22
Eh bah. Ce gars là est vraiment triste, et ce dans tous les sens du terme. Le simple fait de lui parler me déprime, c’est dire le niveau du type ! Je perds mon temps avec lui, j’en ai bien conscience. Malgré tout, je n’arrive pas à me résoudre à l’idée de devoir me taire. Lui laisser le dernier mot n’est pas dans mes intentions. Ceci-étant, je réponds :
▬ … Le désir de tranquillité, le désir de tranquillité. Tout de suite les grands mots ! T’es vraiment susceptible, c’est dingue. Vois les choses du bon côté, j’essaie d’être gentil. Bon, j’avoue c’est pas super probant. Il faut dire que j’ai pas l’habitude mais bon ! J’essaie, c’est déjà ça !

Je blague un peu, j’essaie d’être positif et de lui remonter le moral et c’est ainsi qu’il me remercie ? Ah bah je m’en souviendrais ! Voilà ce qui arrive quand on est trop gentil. Franchement, je suis certain que ma bonté finira par me perdre. Que cela me serve de leçon ; Aider autrui n’est jamais une bonne idée. La prochaine fois je laisserai ce sombre individu plonger dans la noirceur infinie des ténèbres obscurs ! Et puisse-t-il ne jamais en sortir ! D’ailleurs en parlant de ténèbres, d’obscurité et de toutes ces joyeusetés, je me demande :
▬ Dis … Tu ne serais pas moine par hasard ? J’ai ouïe dire qu’il existait par ici des sectes prêchant la mise à feu et à sang du monde, le retour au chaos, au néant distordu, à l’obscurité noire et à toutes ces conneries là … Franchement, si t’es pas de chez eux, va postuler. T’as le profil, je suis sûr que tu serais pris.

Je ne suis malheureusement pas tombé nez à nez avec ces individus dont on m’a conté les exploits mais s’ils existent, je suis certain qu’ils seraient sujets à recruter notre bon ami.
▬ Quoiqu’il en soit, je prends bonne note de tes désirs et consens à te laisser tranquille. Mes excuses si je t’ai offensé, puisse le vent t’être favorable. En tout cas, je suis certain que nous serons amenés à nous revoir dans un avenir proche ou lointain.

Je ne pense pas un traître mot de ce que je dis mais peu importe ! Je ne perdrai pas plus de temps avec cet odieux personnage. Puisqu’il ne sait rien, autant se faire la malle ! C’est donc sur ces dires d’une incroyable portée philosophique que je fais volte-face avec l’intention de repartir à la recherche des Nageyarina.
▬ Allez, ciaossu.
Je lève la main en guise d’adieux et repars dans mon coin.

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Lun 11 Déc 2017 - 23:13
Ouais, c’est ça bon vent !” Pestais-je en répondant à son signe de main alors qu’enfin, l’enfant terminait de se la jouer mature et surtout moralisateur. Enfin, j’allais avoir un peu la paix. Après tout, c’est pas si compliqué que ça de laisser quelqu’un tranquille non ? Ou bien est-ce que j’en demande de trop ? Vraiment, les gens sont agaçant quand ils s’y mettent !

Je soupire alors et me lève. Décidé enfin, à passer à l’action, parce que je me doute bien que ce moment de pseudo-tranquillité ne durera pas plus longtemps. Je m’attends à voir un autre mec lourd et chiant débarqué ou pire encore, voir Sei’ arrivée pour me tenir compagnie et m’empêcher de réellement faire ce pourquoi je suis venu ici. Arpentant alors les rues assez rapidement, je sais parfaitement où je me rends, entre les bâtisses encore debout, en piteux état, comme pas mal de reste de Shito, mais il y a au moins quelques endroits qui n’ont pas été totalement détruit par l’attaque d’il y a quelque mois.

L’endroit le plus haut… Où est-il ? Je grimpe alors sur un toit et observer les environs pour finalement trouver ce que je cherche. Un sommet et je souris malgré moi, tristement, mais content d’avoir trouvé ce que je cherchais quand même… Même s’il signifie trop de choses, mais il faut bien que je le fasse.

Me dirigeant alors vers cet endroit, ce point culminant, je m’y perche tranquillement pour observer un tant soit peu la vue. “J’espère que tu aimes bien cette vue… Car c’est ici que je te libère ma belle. Conformément à ta demande.” Soufflais-je doucement en attrapant dans mon sac une partie des cendres de ma belle. La famille n’ayant pas été désireux de me donner la totalité. Après tout, c’est normal, enfin, je crois… Dans tout les cas, ça ne change pas trop tout cela. C’est juste un petit rituel, pour honorer sa demande, mais surtout sa mémoire, même s’il m’a fallut du temps… Peut-être un peu trop.

Déposant mes lèvres sur la petite boite qui contient les cendres de Reira, j’embrasse celle-ci avant de l’ouvre et de laisser le peu de cendre de la demoiselle se disperser au vent. “Adieu.” Murmurais-je alors avant de laisser tomber la boite maintenant vide et de simplement rester perché sur ce sommet. Ignorant les allées et venues en bas, ignorant aussi la probabilité que quelqu’un ai pu se prendre la boite sur la tête ou presque… Mon regard est simplement posé sur l’horizon.


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