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Metaru Kahei, le retour ? [ABURAME SHIZEN]

Invité

Mer 29 Nov 2017 - 22:59
Cela faisait deux jours que j’étais revenu de ma mission du pays du feu, et je n’avais pas encore eu le temps de me rendre à l’hôpital. C’était devenu une sorte de coutume pour moi lorsque j’en avais le temps, et croyez moi ou non, en principe, je le trouvais. Au minimum une fois par semaine, je rendais visite à celui que je considérai toujours comme mon sensei, Metaru Kahei. Depuis qu’on l’avait retrouvé à Shîto et que j’avais pu participer à son rapatriement, ma conscience ne tiraillait moins, pourtant, je gardais un immense sentiment de culpabilité. Participer à sa récupération avait en quelque sorte empêcher la plaie de s’étendre, pour autant, vu son état… Elle ne s’était pas refermée. Nous sommes pourtant des ninjas faits pour endurer, mais moi parfois, j’étais submergé, et je ne pouvais pas. Alors oui, encore certain soir, après une longue journée arrassante, il n’arrive encore de ne pas fermer l’œil de la nuit.

Son état était plutôt stable jusqu’à présent, mais son esprit était en miette. Écrasé par un puissant jutsu de Yamanaka, il était à la dérive. J’avais tellement de peine. Lorsqu’il fut admis, j’étais passé voir l’équipe médicale pour savoir ce qu’il en était. Hélas, à ce moment-là, ils n’étaient pas en mesure de dire quoi que ce soit, ils avaient besoin de plus de temps pour se prononcer somme toute. Ou bien avait-il préféré ne pas entrer dans les détails avec moi, qui après tout n’étais même pas de sa famille. Je ne cessais de me demander ce qu’il penserait de tout cela. Avais-je pris la décision qu’il souhaitait vraiment lors de cette fameuse mission… ? Ou bien est-ce qu’au fond de lui, il aurait aimé que je m’interpose tout comme Shôran avait tenté de le faire. Il y avait de grandes chances pour que jamais je ne connaisse les réponses ces questions. Pourtant, pour beaucoup, ils avaient été voués à la mort. Moi, j’avais toujours gardé espoir. Bien sûr… l’état dans lequel il était actuellement n’était pas enviable… Mais je gardais quand même espoir pour qu’un jour il récupère. Voilà pourquoi je continuais à lui rendre visite. Stimulé son esprit ne pouvait être qu’une bonne chose pour lui non ?
Bien sûr… Il ne me reconnaissait pas et ce que je lui racontais ne l’intéressait sans doute jamais. Mais j’espérais vraiment que cela puisse l’aider. Au fond, c’était sans doute un peu égoïste, comme un coupable qui fait cela pour se repentir.

J’avais réussi à prendre ma matinée, et je n’allais pas manquer cette occasion. Cependant, je m’étais sans doute un peu emballé puisqu’en arrivant, on m’indiqua que c’était encore un peu trop tôt pour les visites… N’en démordant pas, je me demandais si je ne pouvais pas aller rencontrer l’équipe médicale pour savoir s’il y avait eu des évolutions depuis que j’étais reparti à Shîto. Arrivant dans les locaux, je crus voir des ouvriers, le complexe scientifique pourtant tout récent aurait-il déjà besoin de réfections ? Je demandai à l’une des secrétaires qui m’indiqua le bureau de Dr. Aburame Shizen. J’avais déjà pu entendre son nom, il n’était pas que médecin, il était aussi important shinobi du village. Peu étonnant qu’un grand ponte soit chargé du cas du petit frère du nidaime Raikage. Devant la porte de son bureau, je pouvais sentir d’ici une odeur de café, je frappai deux trois coup calmement. Pendant ce temps, au coin du couloir un homme assez grand tout comme moi débarqua une tasse de ce précieux breuvage à la main, manquant de me rentrer dedans.
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Mer 29 Nov 2017 - 23:53
Je suis rarement d'accord avec vous, Aburame. Néanmoins, je ne peux que soutenir votre choix. Certes, le développement semble prometteur, mais nous avons besoin d'un peu plus de main d'oeuvre.
Personnellement, tout marche à merveille dans ma section. Mais si vous vous trouvez inefficace, vous pouvez toujours chercher à corriger cela avec de l'effectif en plus. Nous devons simplement mieux former nos membres actuels. Quel est l’intérêt de recruter encore plus de déchets ?
Une réunion plutôt agitée se déroulait dans les locaux dans l'institut. Comme le voulait la tradition, les cinq directeurs du département scientifique se trouvaient autour de la table pour discuter de la situation actuelle de l'organisation, ainsi que son avenir.
Nous devons former mais aussi recruter. Simplement, celui-ci doit juste être très rare ...
Oui, vous voulez simplement viser les jeunes talents du village. C'est un sujet intéressant, mais nous avons suffisamment parlé pour aujourd'hui. Nous devrions songer à s'assurer de la protection de nos locaux avant de faire quoi que ce soit. Dès lors, tous les regards se trouvèrent sur Shizen.
Une rénovation est en cours, par le clan Metaru. Le résultat sera à la hauteur et évitera un événement comme celui que nous avons connu. Ici, il parlait de l'effondrement de certaines structures du complexe scientifique. Passons. Le temps est dépassé, cette réunion se termine. Sur quoi, l'ensemble des personnes quittèrent cette salle.

Dès lors, l'Aburame fit de nouveau chemin vers son bureau en utilisant le trajet classique par le complexe et non la cage d'escalier. En s'approchant de la porte, il remarqua une personne qui se trouvait devant et qui semblait l'attendre. Quelqu'un voulait déjà le voir ? Décidément, pas une seconde de répit après cette maudite réunion. Une fois un peu plus proche de lui, il reconnaissait la silhouette. D'après les dossiers qu'il avait pu récupérer depuis son intégration au conseil et par rapport à une mission, il était sous les ordres du Mouton Blanc. Ce loup voulait donc rencontrer l'insecte. Voilà de quoi attiser la curiosité de Shizen qui se demandait bel et bien ce qu'il pouvait vouloir. Ainsi, il le rejoignit en ouvrant la porte de son bureau à la décoration atypique.
Bonjour, bonjour. Vous pouvez entrer et vous asseoir, je suis tout à vous. Toujours aussi amical. Le Jônin prit place sur sa chaise en buvant une gorgée, observant donc le Chûnin. Cette demande devait très spéciale si Hayano l'avait redirigé vers lui. En effet, même si sur le papier il se faisait passer pour un médecin, ce n'était clairement pas son rôle. Simplement un titre fictif pour justifier ses locaux au sein du complexe. De nombreuses interrogations firent surfaces. Hitsuji l'avait-elle envoyé ? Venait-il de son plein gré ... ? Alors, que me vaut la visite d'un membre d'une unité d'élite ... ? Ce n'était plus qu'une question de secondes ...

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Invité

Dim 3 Déc 2017 - 1:05
Vraisemblablement, il n’y avait personne dans le bureau, la secrétaire m’avait averti de cette éventualité, en m’indiquant que vu l’heure, l’Aburame ne serait pas long. J’attendis donc un peu devant la porte avant qu’une autre personne arrive dans le couloir. Vu l’air qu’il me lança, c’était probablement lui. Il portait de bien étrange lunette, mais m’inspirait la sympathie. Il ouvrit son bureau en me saluant, et en m’invitant à y rentrer. Un regard rapide autour de moi, la décoration du bureau était tout aussi curieuse que les lunettes du ninja.

Bonjour docteur Aburame, j’espère que vous m’excuserez de vous prendre de court de la sorte, je n’avais pas vraiment prévu de venir, même si je comptais passer un jour ou l’autre…

C’était bien mon genre ça. Me présenter et commencer directement par des excuses. En soi, ce n’était pas une mauvaise chose de s’excuser, mais je crois bien que chez moi, cela devenait parfois un peu grotesque. Peut-être est-ce parce que je tentais d’être moins silencieux et que de fait, mon tempérament peu assuré avez tendance à ressortir. Mais enfin, inutile de tourner autour du pot. Oh ? Il savait pour mon appartenance au Yoru no Ikimono ? Il était très bien gradé après tout, pour que j’aie pu moi-même en entendre parler.

Oh… Vous savez cela ? Ça n'est pas un secret après tout, je m’appelle, Shikarai Nara. Mais pour être entièrement honnête avec vous, ma venue n’a aucun rapport avec l’unité spéciale. Non, à vrai dire… Je ne sais même pas si vous pourrez me répondre.

En vérité, en venant ici, voir ce médecin, j’avais une idée derrière la tête. Depuis que nous avions découvert la cascade de Kuroshiro mon frère et moi, j’avais pu parler avec Shiromizu et Kokufū, des recherches de mon père, et j’avais pu me replonger dans ses documents. J’espérai pouvoir trouver quelques choses, une herbe ou une préparation pouvant aider le Metaru.

Pour commencer, j’aimerai si c’est possible pour vous, que vous me disiez comment va l’un de vos patients… Kahei Metaru, le petit frère du Raikage. Vu notre différence d’âge, cela va peut-être vous paraitre atypique mais, c’était mon instructeur… Et je me sens responsable de son état. Je viens le voir souvent pour lui parler, mais…

Je ne terminai pas ma phrase, non, j’avais déjà suffisamment condensé mon propos… Pourquoi étais-je comme cela ? Peu importe, l’Aburame n’était sans doute pas de beaucoup d’année mon ainé, mais je crois qu’il pourrait m’aider à y voir plus clair.
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Dim 3 Déc 2017 - 14:14
Docteur Aburame ... ? Cela devait bien être la première fois qu'on l'appelait de la sorte. En même temps, il n'agissait pas réellement comme un docteur ici. Si une personne quelconque désirait en rencontrer un, elle était directement redirigée vers des professionnels. Ce titre de docteur était comme une couverture afin d'évaporer tous soupçons qui pourraient naître à propos de l'institut.
Oh, vous ne me dérangez pas du tout. Si je suis ici, c'est que je suis disponible pour nos villageois. Si le membre du clan Nara venait le voir en le notifiant de docteur, cela devait être sans doute par rapport au cas du jeune Kahei. En effet, c'est la seule responsabilité médicale qu'il possédait réellement. D'un côté pour essayer de rendre au service à son grand-frère : l'Ombre de la Foudre, avec qui il développait de réels liens. D'un autre, il devait être le seul à garder cet espoir d'avenir pour ce garçon qui était laissé à l'abandon. En effet, il travaillait sur son temps libre différentes hypothèses qui permettraient de lui redonner son état initial. Certes, les possibilités étaient peu nombreuses, mais c'était de son devoirs de trouver une réponse à toutes ses interrogations.

Finalement, les doutes de Shizen étaient confirmés. Le Chûnin ne venait pas à sa rencontre pour transmettre une missive de Shiroi, mais bien pour une demande personnelle.
Si vous êtes venu me voir, c'est que vous avez l'espoir que je possède certaines réponses. Alors posez-moi tout ce que vous souhaitez. Je suis à vous. Très aimable comme à son habitude, il accordait toujours cette même attention pour mettre son vis-à-vis très à l'aise. Le manipulateur d'insectes préférait que tout aille directement au but. Que les discussions soient concrètes et que des réponses soient apportées. C'était là son rôle. Ainsi, il voulait en apprendre plus sur l’état de son ancien instructeur. La différence d'âge ne posait pas de problème au Jônin, qui considérait ce point-là comme un simple détail. Il prit une gorgée avant de prendre la parole. Comme vous devez le savoir, les médecins qui se sont occupés de votre camarade étaient unanimes sur son état. Néanmoins, je suis persuadé qu'il y a quelque chose à faire. Actuellement, ce jeune garçon est toujours aussi troublé. Autant dire que les avancées ne sont pas fameuses. Mais nous ne manquons pas de solutions. Le seul problème repose sur les moyens que nous avons, mais aussi sur la décision à prendre. S'il voulait en savoir plus sur les théories que Shizen étudiaient, il aurait une réponse. Seulement, il ne voulait pas en dire plus sans provoquer l’intérêt de Shikarai. En revanche, vous ne devez pas vous considérer comme responsable de ce qui lui arrive. Si vous êtes encore en vie, c'est qu'il a réussi à accomplir sa mission primordiale. Non ? L'Aburame s'était évidemment renseigné un peu plus sur cette mission, en accédant aux rapports de celle-ci. Après-tout, il ne pouvait pas travailler sur un cas sans connaître le contexte global. C'est triste à dire, mais vous devez avancer. Garder espoir, mais ne restez pas figé sur cette histoire. Dites-vous une chose, jeune homme. Votre ami souhaiterait ça pour vous ? Dit-il en se dirigeant face à sa fenêtre, les mains au dos.


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Invité

Lun 4 Déc 2017 - 19:38
Ce Shizen Aburame, m’inspirait vraiment la sympathie. Peut-être est-ce parce qu’il était simplement en train de dire ce que j’avais envie d’entendre, mais il dégageait aussi une très grande sincérité. Son grand calme devait faire de lui un shinobi remarquable.

Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela me fait plaisir de vous entendre dire cela. Les informations que j’ai pu avoir jusqu’à présent, auraient plus tentés à me faire perdre mon optimisme habituel.

J’étais content d’enfin rencontrer quelqu’un qui avait l’air de s’intéresser au cas du Metaru, et non simplement à le considéré comme un animal de foire ou comme un légume. Oui. Malgré son état, je savais que Kahei était bien là, quelque part, perdu dans ce regard vide.

Je ne doute pas que vous ayez eu accès, au rapport qui ont été écrit sur cette mission, dont le mien, où j’évoque les derniers mots que Kahei nous a indiqué à mon coéquipier et à moi. Ce prénom qu’il a prononcé avant de partir… « Washi ». Celui d’un Yamanaka, du même clan que la personne qui luia fait subir cela. Je suppose que vous lui avez déjà parlé ? Vous avez pu avoir des pistes sur ce plan là ?

Le clan Yamanaka, les souvenirs de ce que mon père m’avait raconté à leur sujet était désormais tout frais. J’avais réussi à retrouver un parchemin, écrit par mon père, à leur propos. La bonne impression que me faisait ce dénommé Shizen, m’apportait une grande confiance pour lui transmettre ses documents.

J’ignore quel genre d’autre solution vous avez pu envisager, mais je serais ravi de les entendre pour savoir si je suis en capacité de pouvoir vous aidez à ce sujet-là.

Mes sentiments de culpabilité étaient sans doute en partie responsables de cette volonté pour moi de me rendre utile. Mais après tout, pourquoi serait-ce une mauvaise chose ? Cela m’aidera peut-être à faire la paix avec ses événements tragiques.

Si bien sûr, vous avez raison, et au fond, je sais que si aujourd’hui, j’étais confronté à une situation similaire, si ce n’est la même… Je réagirai exactement de la même façon. Que ce soit, en étant à ma place, ou bien à la sienne.

Peut-être un peu comme un psychologue, l’Aburame développa un peu son propos en s’éloignant pour se mettre face à la fenêtre de son bureau. Je devais vivre et passer à la suite. Garder mon optimisme. Kahei n’avait pas fait cela pour que je me morfonde sur mon sort. Tout cela je le savais bien…

Non effectivement… J’en ai bien conscience. Je suis orphelin de mes deux parents, je n’ai que mon frère dans le cercle proche, ma cousine et le clan ensuite. J’ai parfaitement conscience de cette sensation. Le manque d’un être cher. Ou ne serait-ce que l’empathie que l’on peut ressentir pour des gens qui ont subis cela… Dans le cas de Kahei… C’est désarmant de savoir et de constater qu’il est là, tout en ne l’étant pas… Mais un médecin et un shinobi comme vous, doit être souvent confronté ce que je viens de dire…
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Lun 4 Déc 2017 - 23:19
Plutôt logique que les paroles de Shizen le rassuraient. La plupart des médecins qui s'occupaient du cas de Metaru Kahei étaient très formels à son égard : plus aucun avenir en tant que shinobi des Nuages. D'autant plus que ses souvenirs restaient très vagues, lui assurer un avenir avec sa famille serait une expérience très bizarre. Pour une majorité du complexe scientifique, il fallait tout simplement accepter cet événement et le laisser aller de l'avant. Lui faire redécouvrir ce monde. Le laisser se forger une toute nouvelle personnalité. Rencontrer de nouvelle personne. Pour être bref, repartir de zéro. Une décision qui pouvait être difficilement acceptée par sa famille, notamment ses géniteurs. En effet, voir leur enfant ne plus être le leur serait limite une expérience traumatisante. De toute manière, il fallait toujours garder de l'espoir. Si l'Aburame ne trouvait rien pour aider cet adolescent, il y avait une génération talentueuse derrière lui qui pouvait prendre la relève. Après-tout, pour ce jeune de treize-ans, le temps ne manquait pas réellement. Enfin, il fallait tout de même prendre les mesures nécessaires le plus tôt possible.
Il suffisait de demander. Vous étiez dans son équipe, vous n'êtes pas venu avec l'autre personne qu'il supervisait ? Un conflit entre ces deux personnes ? Qui sait.

Comme Shikarai l'indiquait, dans son rapport de mission, le Chûnin avait fait mention d'un Yamanaka : Washi. Un jeune talent qui travaillait justement au sein de l'institut Kumojine, au sein du Bureau de Traitement de l'Information. C'était tout de même surprenant de le voir en parler seulement maintenant. Néanmoins en voyant le rapport, le manipulateur d'insectes avait pris les devants pour en apprendre un peu plus.
Oui, je connais Washi. C'est une connaissance du jeune Kahei, qui avait eu ce mauvais pressentiment avant la mission. Justement avant celle-ci, le garçon fouillait son esprit afin d'en apprendre un peu plus sur cette intrusion. Je suppose que votre ami souhaitait que la même chose vous arrive afin que la haute instance bénéficie de quelques pistes. Même si maintenant, c'est un peu trop tard. Clairement trop tard. Actuellement, nous travaillons sur l'effet inversé. Nous pensons que ce moyen pourrait lui rendre un état normal. Seulement, nous ne connaissons pas la technique utilisée et nous préférons éviter d'aggraver sa santé. Nous y allons doucement, mais sûrement. C'est la seule chose que je puisse vous dire. Le Jônin n'aimait pas trop parler de cette hypothèse qui n'était pas encore concrète. Seulement quelques membres de l'institut, Shikarai et Shuuhei connaissaient son existence.

Toujours le regard rivé sur la vue extérieure, l'Aburame écoutait les antécédents du Nara. Malheureusement, lui aussi ne connaissait pas une vie toute rose. Encore plus avec l'incident de son équipe. S'il pensait qu'il était confronté à ce genre d'événement à cause de son rôle ici, il se mettait le doigt dans l'oeil. Shizen n'avait pas attendu ses importantes responsabilités pour souffrir.
Comme je vous l'ai dit, aller de l'avant. Vous avez un clan qui nécessite certainement votre support. Je ne reviendrais pas sur les personnalités embêtantes de votre lignée, mais nous sommes conscients de votre mauvaise passe. Ce garçon est entre de bonnes mains. Vous n'êtes venu que pour lui ? Dit-il en servant du café dans une tasse, qu'il glissait à Shikarai.


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Invité

Ven 8 Déc 2017 - 17:58
En me répondant, l’Aburame évoqua mon coéquipier de l’équipe trois, Aami Shôran, sans le nommer. Le jōnin se demandait pourquoi il ne m’accompagnait pas. Ayant lu le rapport, il devait connaitre se douter que la situation n’avait pas forcément été simple au départ, surtout si l’on considère que j’ai été nommé chūnin après cette mission mouvementée. Pourtant, lors de notre dernière rencontre, Shôran et moi avions fait la paix avec cela, et il subsistait comme un pacte tacite entre nous. Un lien indéfectible, malgré le fait que nous avions eu que très peu de contact. C’était d’ailleurs bien la raison pour laquelle il n’était pas là avec moi aujourd’hui. Nous ne nous étions pas revu depuis les événements de Shîto. Cela ne m’avait pas empêché de suivre son parcours. Diplômé chūnin, il était parvenu à entrer dans la police de Kumo, son exact vœux. Hélas de ce fait, lui et moi avions un emploi du temps désormais chargé, et nous n’avions pas eu l’occasion de se revoir.

Je ne peux pas vous cacher, qu’à la suite de la terrible mission, notre relation avait atteint un point de non-retour des plus froids. Pour autant, nous avons pu nous revoir à Shîto avant que cela ne dégénère, et nous avons fait la paix. Nous n’avons cependant pas eu de temps pour se revoir.

J’appris alors que le fameux Yamanaka avait déjà travaillé sur cela et qu’ils cherchaient ensemble un moyen de renverser le processus. Cependant, ils s’appliquaient à le faire avec une grande prudence, afin de ne pas aggraver l’état du chūnin. Toujours devant sa fenêtre, l’Aburame continua à me remotiver, évoquant les traîtres de mon clan, et la nécessité que celui-ci avant de se réinvestir. Je ne pouvais qu’acquiescer à ses mots. Et la place pas encore officialisé que j’allais occuper en tant que membre du conseil des Nara, devait aller dans ce sens. Le scientifique venait de préparer du café, et m’en donna une tasse que j’acceptai volontiers.

Merci beaucoup pour le café, votre stock doit vite s’épuiser si vous en donner à tous ceux qui vous rendent visite, tentais-je pour adoucir l’atmosphère.

Peut-être aussi un peu car je ne savais pas comment me confier, ou que par pudeur je préférai ne pas le faire. En fait, je n’étais même par sûr de savoir quoi dire.

Eh bien, oui et non, commençais-je avant de boire une gorgée du breuvage que l’Aburame m’avait servi. Mon père justement, il était un très bon herboriste du clan. Vous devez connaitre la renommée de nos connaissances pharmacologique. Je me suis récemment replongé dans les documents qu’il a pu écrire. Notre clan fut lier parle passé aux Yamanaka. Il y a des préparations conçu pour renforcer leur potentiel… Je suppose que je peux vous les transmettre sans crainte. Cela pourrait vous être utile ?
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Ven 8 Déc 2017 - 22:54
Une dispute suite à cette périlleuse mission ? Ce n'était clairement pas surprenant. Dans la situation que cette équipe avait rencontrée, il y avait plusieurs choix possibles. Celui d'engager un affrontement avec les adversaires, risquant la vie de certains membres de l'équipe en plus des membres de la milice de Tokanaba. Celui de naturellement se rendre à l'adversaire. Puis celui de fuir. Le chef d'équipe lui avait préféré se rendre pour éviter de nouvelles pertes en plus du monsieur de la milice qui avait été lâchement décapitée. Ainsi, il évitait d'une part le combat direct, mais aussi les conséquences sur les membres de son équipe, à savoir : lourdes blessures, voire meurtres. Dès lors, lorsque le chef d'équipe prenait un choix aussi crucial, les deux membres pouvaient montrer des désaccords. Ce qui expliquait certainement les mauvaises tensions entre les deux camarades. L'un approuvait la décision du chef, tandis que l'autre souhaitait procéder différemment. C'est tout simplement la nature humaine, les sentiments, le contexte, qui expliquaient la réaction de différentes personnes.
C'est une bonne chose de s'entendre à nouveau. J'irais même dire qu'une expérience aussi traumatisante vous aidera à solidifier vos liens. D'ailleurs, j'espère que tu tiendras au courant ton camarade des nouvelles que je viens de te dire. Un principe de base, encore une fois, mais qui restait très important. Après-tout, ce nécromancien avait aussi le droit de connaître l’état de son ancien chef d'équipe. Oh, je ne reçois pas autant de monde en réalité. C'était très rare. Tous ceux qui voulaient rencontrer un docteur passaient dans le bureau des vrais.

En ce qui concernait les papiers qu'il souhaitait lui transmettre, l'Aburame ne pouvait que répondre positivement à cette demande. Après-tout, cela ne lui coûtait rien. D'autant plus qu'il allait prochainement rencontrer de nouveau Nara Shikarai, dans de toutes nouvelles conditions.
Yamanaka et Nara, ce n'est pas tout nouveau. Tout comme tous les clans de Hi no Kuni. Seulement la guerre civile a considérablement baissée la force de ce pays avec la dispersion des différents membres. Parfois, le manipulateur d'insectes se demandait ce que serait Hi sans les problèmes. Rien qu'avec le Shoshikidan, il arrivait à faire naître la crainte chez les trois grandes nations ... Je vais prendre les documents, puis nous nous reverrons prochainement pour en parler plus convenablement. Tout est bon ? Le Jônin avait énormément de travail aujourd'hui.

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Mer 13 Déc 2017 - 0:47
Je le crois aussi en effet. En tous les cas, nous aurons toujours ce lien particulier lui et moi, c’est indéniable. Il faut que je trouve du temps pour le voir… Vous avez raison.

Je ne pouvais qu’approuver les propos de l’Aburame puisqu’il abondait dans mon sens. Et de plus, la vie était parfois si courte dans le monde des shinobis que remettre au futur des choses que l’on pouvait accomplir au présent, n’était pas une bonne chose. En ce qui me concerne, je devais avancer. Il sembla assez intéressé par les documents que je pouvais lui fournir. Il n’était d’ailleurs pas extrêmement surpris, et c’était peu étonnant, son clan venait aussi du pays du feu à l’origine. Il avait d’ailleurs eu des liens avec mon clan dans un passé lointain. C'était un peu la même chose pour les Yamanaka, même si la connivence avait jadis était plus importante avec ce clan-là par façon dont les maîtrises de nos deux clans s’alliaient à merveille. Hélas, comme le rappela mon interlocuteur, la guerre civile avait tout balayé.

Après lui avoir transmis les documents de mon père, je n’avais plus qu’à m’en remettre à lui, et à son équipe. N’ayant pas totalement prévu cette rencontre, j’étais loin d’avoir la totalité des écrits de mon père, mais j’aurais bien l’occasion de compléter cela. J’avais fini le café qu’il m’avait servi, et l’heure des visites devaient enfin pouvoir me permettre d’aller voir le Metaru, et je n’allais pas retarder plus l’Aburame. Je me relevai en lui tendant la main pour la serrer. Sans doute que d’autre aurait été rebuté par le fait que cet homme était un Aburame. Moi, ça ne me déranger pas.

Tout est bon pour moi. J’aurais sans doute d’autre texte à vous transmettre, mais nous aurons sans doute l’occasion de nous revoir. Je vous remercie pour votre écoute, et je vous prie de m’excuser si je me suis un peu trop épancher. Néanmoins, je crois que cela m’aura fait du bien.

Après un au revoir sans plus de cérémoniale, j’avais quitté le bureau du scientifique pour rejoindre la zone où était Kahei. Même si il ne me reconnaissait pas en temps qu’élève et qu’il avait de sérieux troubles, je crois qu’il me reconnaissait au moins comme quelqu’un qui venait le voir souvent. Je l’espérai en tout. Peut-être est-ce vainc. Mais peut-être ne l’était-ce pas, et c’était surtout cela qui compter désormais. Pour aller de l’avant, il fallait reprendre de l’optimisme. C’était plus simple à dire qu’à faire, mais cela nécessitait bien de se jeter à l’eau un moment ou un autre. Pour cela, il fallait que j’arrête de réfléchir, et que je me convainque que ça irait, quoiqu’il arrive, quelle que soit l’issue de tout ça. Oui, aujourd’hui, j’étais maintenant sûr de moi.
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