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Danse sous les étoiles | PV Yuki Eiichiro


Ven 1 Déc 2017 - 2:07
Danse sous les étoiles
Eirin & Eiichiro

La douleur. Pas aussi violente qu’il y a sept ans mais suffisamment cuisante pour que les rémanences de cette sombre époque ne remontent aussi rapidement que son dos ne s’était déchiré. Un hurlement. Un cri de douleur traversa le plateau dominant d’Iwa alors que le corps d’Eirin rencontra lourdement la poussière et la dureté de la roche. Puis un deuxième cri, moins violent, une plainte, une supplication.

Eirin était par nature une femme assurée. Elle possédait ses propres faiblesses, ses propres craintes mais elle savait s’imposer face aux autres et se donner les moyens d’accéder à ses désirs, ainsi que ses envies. Eirin au cœur libre, Eirin qui rêvait de grandeur… Et brutalement on la rappelait à la dure réalité, sans douceur on la projetait contre le sol comme par le passé. En apparence la jeune femme à la silhouette élancée mais dotée d’une taille fort utile en combat savait se montrer résistante autant dans ses mots que dans ses gestes et sauf de très rares âmes de ce monde, personne à Iwa n’avait conscience de ce passé douloureux, celui qui avait su la faire hurler à la mort.

Une blessure ancienne, une fracture dans sa vie. Sept années auparavant, en une fraction de seconde une lame chauffée à blanc avait déchiré son dos, condamnant Eirin à l’agonie la plus totale en pleine mission dans le corps de Tetsu no Kuni. Sans Katsuo pour la porter dans ses bras, pour lui ordonner de ne pas se laisser partir aussi rapidement, sans Sakuya et Torahime, Eirin n’aurait jamais découvert le ciel ensoleillé de Tsuchi no Kuni. Une blessure qui l’avait forcée à déposer les armes, une fracture qui l’avait amenée à un mari non désiré, à la promesse d’une vie d'ennui et d’un prénom oublié.

A terre, elle ne lui adressa pas la parole, non, elle en était incapable et ne désirait pas qu’il la découvre ainsi. Que quiconque la découvre dans cet état. La douleur brûlait doucement son dos alors que sa tunique blanche se vit un point rouge apparaître doucement dans la chute de ses reins, au-dessus de son bassin. Finalement, ce cri n’était pas tant en réponse à une faiblesse du corps, car Eirin n’était guère une femme à se plaindre à la moindre inconvenance, au contraire… Nan, il s’agissait d’un cri de l’âme.

Seuls, tous les deux étaient seuls sur le plateau. Son katana avait valsé à quelques mètres de la jeune femme alors que la lame de celui-ci se vidait doucement du chakra de sa maîtresse, les larmes qui recouvraient le tranchant se mourant sous la légère brise. Mâchoire crispée, son corps recroquevillé sur le côté, elle tremblait alors que deux larmes s’échappèrent de ses yeux rougis, perdus. Non, elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi. Ni Watari. Ni même Sakuya. Personne.




Dernière édition par Hoshino Eirin le Dim 17 Déc 2017 - 19:08, édité 1 fois
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Ven 1 Déc 2017 - 21:55
Un cri. Au milieu de la soirée. Un cri déchirant. Un hurlement. Comme le guerrier qui, au combat, reçoit le coup douloureux. Qui, grimaçant, pose sa main sur la plaie sanglante. Une plainte. Silencieuse. Comme ce loup qui appelle ses congénères au milieu de la nuit. Un rappel. De son propre passé. La meurtrissure. La blessure. Alors qu’il posait sa main sur son œil perdu. Il avait hurlé. Une douleur incommensurable. Une rage froide. Brûlante pourtant. Il avait laissé la Glace prendre le dessus cet instant-là. Un cri. Une blessure. Un rappel constant de cet œil qui lui était arraché. Cet instant où les couleurs n’étaient devenues que des ténèbres. Comme un souvenir vivant. Qui se faisait à son esprit meurtri. Comme une cicatrice qui ne se fermait jamais.

Pourtant, ce soir-là, ce n’était pas lui.

Il s’était redressé. Soudainement. D’un bond. Assis sur un rocher, silencieux, le cri l’avait relevé. Car il se savait accompagné ce soir-là. Par une guerrière. Par une Samouraï. Hoshino Eirin. Cousine de son ami, il l’avait rencontrée par le passé au Dojo de l’homme. Et, comme eux, elle avait fui Kirigakure no Satô pour une vie meilleure en ces terres pleines de poussières venues des montagnes. Et, ce soir-là, alors qu’ils se retrouvaient tous les deux sur les Plateaux Rocheux, un cri l’avait forcé à se redresser. Sans même attendre un seul mot, n’entendant que la plainte de la femme, il avait glissé hors de son perchoir, tout en composant les quelques Mudras qui lui permettraient de détecter chaque mouvement.

_ Eirin ? »

Avait-il seulement lâché, d’une voix alerte et attentive. Et, son pied se posant en même temps que sa canne, il s’arrêtait brièvement. Scrutant le silence. Scrutant le bruit. Scrutant l’écho de sa détection. La repérant bientôt, s’approchant pourtant lentement d’un pas plus ou moins assuré, il posa son genou gauche près d’elle, déposant sa canne juste là, à côté. Puis, de sa main droite, les sourcils froncés sous les bandages, il posa finalement une main sur elle. Doucement. Tâtonnant. Espérant ne pas être déplacé. Et sa voix, inquiète, interrogea cette dernière.

_ Que se passe-t-il ? Parle-moi, s’il te plaît. »

Une voix à la fois douce. Tendre. Inquiète. Car il ne savait pas que dire. Quoi faire. Aussi, alors que son dos le faisait encore souffrir de ce voyage d’exil, il s’était légèrement plié vers elle. Un peu plus. Juste pour savoir. Pour comprendre. Pour, s’il le pouvait, aider comme il pouvait.
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Sam 16 Déc 2017 - 2:41
Danse sous les étoiles
Eirin & Eiichiro

Dès le premier signe de contact, la samouraï fit un violent coup d’épaule contre la main qui pourtant se voulait bienveillante. Serrant un peu plus les dents, la jeune femme retint une insulte. Elle avait reçu une bonne éducation, des manières et respectait son code d’honneur mais en cet instant, seule son envie d’hurler à ce qu’on la laisse tranquille semblait prédominer. Partez, ne me touchez pas. Pendant de si long mois, on l’avait regardée avec mépris, avec tristesse ou encore avec pitié. Aujourd’hui, la Hoshino aux cheveux d’opale ne supportait plus ces regards. Ni sa propre faiblesse ou… Ses erreurs passées.

Car cette blessure, cette rémanence n’était que la preuve de sa témérité, de son caractère fougueux mais également de ses faibles capacités face aux autres membres de sa famille. « Laissez-moi ! » Ses cheveux presque détachés couvraient le visage crispé et toujours à terre, malgré la douleur cuisante, Eirin recula de son mieux. Ce qu’elle désirait ? Peut-être réécrire le passé, qu'on lui laisse effacer son erreur et sa haine de celle-ci.

Les larmes n’étaient plus, laissant une jeune femme essoufflée, alors que la douleur commençait tout juste à cesser. Il ne faudrait que peu de soins, surtout qu’Iwa possédait en son sein de puissants irou. Mais également affronter Watari, lui révéler pourquoi de future lame du Clan Hoshino, elle était devenue une main à marier. Supporter qu’un Homme la voit dans cet état également. C’était pour détruire sa propre faiblesse qu’elle s’entraînait tous les jours. C’était pour être digne du nom des Hoshino qu’elle acceptait la discipline nécessaire, qu’elle embrassait la persévérance des manieurs de katana.

« Laissez-moi, s’il vous plaît. » Un formalisme malgré la douleur, il était presque brutal d’entendre de tel mots, pourtant dignes d’une samouraï qui désirait réellement qu’on ne la prenne pas en pitié. Qui désirait porter ce poids seule… Et qui ne voulait pas, en déambulant dans les rues d’Iwa, qu’on la regarde éternellement comme une femme blessée, une infirme ou encore, un poids inutile.


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Sam 16 Déc 2017 - 22:27
A peine avait-il posé sa main sur son épaule que la Samouraï l’avait brutalement rejeté. Comme si son geste avait été déplacé. Aussi, se gardant bien de tout commentaire, il avait uniquement baissé la tête, poussant un soupir. Car il connaissait ce caractère flamboyant. Il était d’un feu enivrant. Tellement puissant qu’il aimait s’y brûler. Il aimait s’y perdre. Et, à cet instant, il savait que son indulgence et sa compassion naissante, acquise auprès des siens, ne seraient d’aucun intérêt pour cette femme blessée. Car elle n’écouterait pas une douce voix, synonyme d’une vulgaire pitié qu’elle refuserait. Aussi, alors qu’elle demandait à ce qu’elle soit laissée tranquille, qu’il parte, il se relevait.

S’éloignant finalement d’elle, retournant où il se trouvait quelques instants avant qu’elle ne se mette à hurler à la mort, il parla d’un ton bien plus détaché et plus froid. Car, finalement, celui qui pensait pouvoir bien faire trouvait sa main être rejetée et ignorée. Si la Samouraï désirait être seule et grande, grand bien lui fasse. Finalement, alors que sa canne atteignait la roche sur laquelle il s’était posée, il se tourna à nouveau vers la jeune femme, se posant à nouveau.

_ Comme vous voulez. »

Haussant les épaules, déposant sa canne à sa gauche, il se laissa doucement aller, mettant même ses mains derrière sa nuque avant de se recoucher. Comme un ultime affront. Une vulgaire provocation pour celle qui se tenait là, couchée. Elle ne voulait pas de lui, qu’elle se débrouille donc sans lui.

_ Rampez donc jusque chez vous, Hoshino. »

Poussant un soupir, il savait aussi que c’était le seul comportement adoptable avec un tel feu. Il savait qu’elle ne voudrait jamais de sa compassion, qu’elle prendrait pour de la pitié. Il savait qu’elle n’accepterait rien en raison de sa fierté mal placée. Aussi, plutôt que d’uniquement se taire et la laisser dans sa misère, il provoquait de quelques mots.

_ Si vous ne souhaitez pas d’une main tendue, contentez-vous de votre misère. »
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Lun 18 Déc 2017 - 9:23
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

Au moins avait-il la décence d’écouter ? Oui et non en même temps. L’ordre, la supplication physique semblait l’atteindre mais pas les blessures de l’âme. Serrant les dents, la samouraï prit sur elle, se redressant alors que la brûlure se répandait à chaque tension sur sa peau lésée. A présent debout, ses longues jambes fines la portant de leur mieux, Eirin passa sa main sur son dos, retenant un gémissement énervé en sentant ses doigts toucher une peau trempée. Ils passèrent dedans ses yeux légèrement teintés de rouge sanguin, une couleur qui ne faisait que faire bouillir un peu plus la jeune femme. Quand le calme abandonnait Eirin, il laissait toujours place à un feu que le moindre souffle pouvait faire devenir explosif. Les années avaient réussi à assagir un peu celle qui autrefois se jetait à corps perdu face à plus fort qu’elle. Une vie passée, une vie qui s’était achevée. Mais au fond d’elle, elle restait cette jeune femme adorant sentir son cœur se serrer et qui prenait plaisir à rechercher le frisson du danger.

La mâchoire toujours serrée, son dos douloureux tourné vers celui qui semblait à la fois joueur et blessé dans son égo, elle finit par s’exprimer autrement que par le refus d’une main tendue et bienveillante. Non, Eirin ne voulait pas de sa pitié. Une pitié qu’elle détestait plus que tout à son égard. « C’est ainsi que se sont adressés vos amis, quand cette fameuse Sabreuse vous a mis à terre, Yuki ? » Si elle ne se trompait pas sur l’homme des glaces, la guerrière de Tetsu l’imaginait à terre, le visage couvert de sang, hurlant de rage et qui aurait détesté qu’on le dorlote comme un vulgaire handicapé.

Se tournant vers lui, sa lame encore à terre, Eirin étouffa une exclamation douloureuse, se mordant vivement la lèvre. La douleur semblait se contenir sur la légère entaille, brûlante, comme enflammée du feu qui consumait la belle. Un léger rire à peine caché la saisit en le découvrant ainsi allongé, s’exposant au soleil sans vergogne. Par ses quelques mots, il piqua Eirin, celle qui détestait plus que tout qu’on la rabaisse, pire, qui détestait qu’on la prenne de haut. « La douleur est quotidienne, mais vous seriez bien fou d’imaginer qu’elle m’obligerait à ramper ou qu’elle gagnerait. »

D’une voix plus tranchante, rémanence de son caractère fort, celui qui détestait perdre aussi facilement, elle ajouta « Pensez-moi pitoyable dans votre égo, mais je ne suis pas celle qui a besoin d’une main pour retrouver son chemin. » Il était jamais une bonne idée d’embêter la jeune femme, la provoquer dans cet état. Certes, elle pouvait se dévoiler douce, aimante, notamment ces derniers temps en aidant Watari à retrouver goût à la vie, mais également piquante voire assassine. Plus jamais elle ne se laisserait enfermée dans une cage dorée, que cela soit par son corps ou ses paroles.


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Lun 18 Déc 2017 - 13:02
Il s’était couché sur la pierre froide. Bandeau sur ses yeux morts. Les mains derrière la nuque. Une jambe relevée tandis que l’autre pendait, la canne à ses côtés. Sur le point de s’endormir dans cette position, il fut réveillé par les grognements de cette Samouraï. Aussi, poussant un soupir, il se redressa lentement pour faire face à celle qui, en même temps que lui, trouvait les mots pour l’éveiller. Peut-être pensait-elle vraiment l’atteindre de la sorte ? Et, d’un sourire qui se dessinait carnassier, posant un coude sur son genou relevé, l’aveugle l’écoutait. Amusement. Il n’avait aucune pitié pour elle. Pas plus qu’il n’en avait réellement de la compassion, seulement ce sentiment de vouloir bien faire. Et, d’un ton cassant, d’une voix froide et amusée, il s’amusa de cette douleur quotidienne.

_ Je me fiche bien de ton combat contre la douleur. Tu ne l’as pas battue puisque tu t’es encore retrouvée à terre … Seule. »

Car elle s’entraînait bel et bien seule, contre elle-même et cette douleur qu’elle disait dompter. Pourtant, était-ce vraiment le cas alors qu’elle venait d’hurler sa souffrance ? Pensait-elle vraiment le tromper, lui, celui qui se battait chaque jour contre sa propre cécité ? Lui qui s’était tellement battu que sa propre glace l’avait brûlé ? Voulait de sa pitié pour se plaindre autant ? Ou sa reconnaissance ? Car elle n’avait ni l’un ou l’autre, seulement ce sourire amusé et carnassier. Celui du prédateur qui s’amusait.

_ En effet, je suis aveugle. Mais je ne suis pas celui qui se blesse en s’entraînant tout seul. Viendrais-tu te moquer des blessures de guerre d’un homme, toi qui ne fait que japper à l’aide de ton épée ? »

Puis, glissant de la roche, reprenant sa canne, il s’avança vers elle. Lentement. Sûrement. Sa canne traînant au sol, détaillant celui-ci, il lui souriait. Plus tendrement, et moins carnassier, mais toujours aussi amusé.

_ Pense ce que tu veux, Hoshino. J’ai connu la guerre et les combats, non tes jeux d’enfants et tes entraînements. »

Puis, la dépassant finalement, il se rendit là où, de sa Sensorialité, il sentait l’épée de la femme. Ne la touchant que du pied, il frappa la garde, tandis qu’elle glissait vers elle, il lança encore, à la volée, d’une voix aussi tranchante que celle adoptée par la Samouraï.

_ Je comprends mieux maintenant que Watari t’aie laissée pour se rendre à Tetsu no Kuni. Tu n’es même pas capable de t’entraîner correctement, à te blesser seule, et tu ouvres bien trop ta gueule. »
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Mar 19 Déc 2017 - 0:33
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

N’écoutait-il rien ? A peine apparemment. Oui, il était énervant. A croire que le ton glacial du Yuki arrivait à réveiller le feu qui brûlait dans la poitrine d’Eirin, un brasier qui s’était tu bien trop longtemps ces dernières années. Cependant il était bien fou d’imaginer que comme beaucoup femmes éduquées de Tetsu ayant grandi dans le but de trouver un mari et de servir leurs clans, elle se laissait rabaisser. La jeune femme aux cheveux opalins avait sa propre fierté autant que celle de son clan à préserver. Et malgré le passif d’Eirin avec l’autorité, l’idée qu’on rabaisse les Hoshino à travers sa personne, sans qu’elle ne réagisse, ne lui était pas concevable. Le Yuki savait appuyer ses mots, lourds, piquant quelques points sensibles de la samouraï. Mais elle resta debout, malgré la douleur. « Encore ? Peu de personnes ont su me mettre à terre. L’une payera son acte le jour où je la retrouverai. Les autres ont mon respect. La douleur me blesse mais elle ne m’a jamais mise à terre, Yuki Eiichiro. »

Elle étouffa un léger rire moqueur bien que raide, son dos cuisant lui rappelant chaque mouvement et tension dans ses muscles, qu’elle n’était pas en état de se déchainer totalement. « Qui êtes-vous pour imaginer que je n’ai pas connu la guerre et ses malheurs ? Vous vous croyez supérieur par votre âge, vous moquez mes entraînements, ce n’est pas en se prélassant que vous ressortiez vivant des prochains conflits. »

L’entraînement se montrait souvent fastidieux et malgré une motivation peu convaincante au réveil, Eirin n’avait encore jamais failli dans son nouvel apprentissage. Que cela soit seule, avec Watari ou d’autres bretteurs, elle n’avait jamais raté un entraînement. Quand sa main attrapa le garde de son épée, un nouveau gémissement caché difficilement se fit entendre, la jointure de sa main se faisant blanche quand celle-ci se crispa que la garde de la lame. Si les amusements verbaux précédents du guerrier des glaces avait su la toucher mais sans réellement la faire réagir, la suite fut tout autre. Il l’insulta, elle, sa famille, ses capacités et son égo. En plus de réellement la réveiller. Serrant vivement les dents, brusquement les paroles du Yuki ne montrèrent bien plus énervantes que cette douleur latente.

D’un pas rapide, le visage fermé mais le regard azuré vif, Eirin se retrouva face au guerrier de face, suffisamment proche pour lui faire sentir le danger qu’elle représentait et qu’il semblait totalement sous-estimé, ce haut-gradé dont elle découvrait une nouvelle facette. Suffisamment éloignée pour se défendre ou simplement tourner les talons. D’une voix neutre, la même que celle de leur première rencontre, bien que teintée d’une moquerie et d'un énervement, Eirin lui répondit. « Watari préfère savoir ses intérêts gardés par sa famille. » Levant légèrement sa lame, celle qu’il aurait pu dérober, le tranchant vint frôler le cou dénudé du shinobi alors qu’elle s’approcha un peu plus. « J’avais rencontré un guerrier respectable à Kiri, qui semblait apprécier le respect. A croire que le voyage l’a transformé en un simple homme vaniteux et prétentieux... Incroyablement banal et ennuyeux. En plus d’être faible et bas en répartie. Ceux qui s’imaginent suffisamment puissants pour ignorer le danger sont les premiers à voir leurs têtes tomber. Et le dernier qui a tenté de me museler connait un destin peu appréciable. »

L’acier froid appuya un peu plus. Elle ne comptait pas le blesser, il restait le meilleur ami de son cousin. Un sourire sur les lèvres, elle se rappelait de son grand-père n’hésitant pas à les mettre à terre mais respectueux de ses petits-enfants à une certaine époque. Nul doute que Kazan aurait déjà fait taire l’impertinent.


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Mar 19 Déc 2017 - 15:11
Il sourit. Il souriait. D’amusement. Non d’une provocation. Il s’amusait car, soudainement, il appréciait un peu plus cette femme au tempérament marqué. Aussi ne se laissait-elle pas faire. Car si elle venait de se retrouver au sol, blessée de sa vieille douleur, elle s’était relevée sous les mots tranchants de l’homme de glace. Elle oubliait sa douleur physique pour effacer l’affront de la blessure créée par les mots heurtant d’un homme aveugle. Aussi, alors qu’il dévoilait un peu plus de son cou, ses mains, tranquillement, formèrent les différents mudras qui créèrent trois clones identiques. Et, d’un même élan, alors qu’ils l’entouraient, les paumes gelées se posèrent sur elle. Doucement, sans le moindre signe d’une quelconque animosité, comme si le moindre geste était calculé et fomenté depuis l’instant où il l’avait dépassée, lui renvoyant bientôt la lame tombée. Cela n’était pourtant pas un piège, mais une leçon qu’il avait lui-même appris à ses dépens dans sa jeunesse.

_ Qui est le plus fou de nous deux, Hoshino ? Celui qui connaît sa propre force, ou celle qui ne connait pas la force de celui qu’elle tient du fil de son épée ? »

Puis d’une torsion du poignet exécutée proprement par l’un des clones, ceux-ci disparurent alors que, de son avant-bras à la gorge, il passait sa jambe derrière le genou de celle-ci. La plaquant au sol, tout en évitant de l’y faire tomber brutalement, il posa son genou gauche sur son bras, et sa main droite sur son autre épaule. Sourire aux lèvres, tandis qu’il avait posé l’autre genou au sol –et non sur elle-, il se laissa à rire doucement. Et dans cette position, la tête baissée vers elle, délaissant les paumes gelées, il se laissa encore à lui parler.

_ Je ne suis pas là pour te museler. Si je l’avais réellement voulu, je t’aurais brisé la mâchoire ou planté ta langue de mes glaces. Crois donc ce que tu veux penser. Si tu me veux prétentieux, vaniteux, banal ou ennuyeux, je le serai. »

Puis, se relevant, sans même tenter de la blesser, ni de marquer son corps d’une glace imprudente, il lui tendit une main amicale. Car il ne la souhaitait pas à terre mais relevée. Peut-être qu’encore une fois, dans son excès de fierté, elle le refuserait. Mais il la respectait. Car elle était la cousine de Watari. Car elle était de feu. D’un sourire amusé, s’adressant encore à elle, il prit une dernière fois la parole.

_ Si tu te contentes de tes premières impressions, nos routes se sépareront ici. Et je chercherai, seul, une main bienveillante pour retrouver mon chemin. »

Lâcha-t-il, d’une voix plus tranchante, évoquant la pique qu’elle lui avait lancé quelques instants auparavant.
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Jeu 21 Déc 2017 - 10:41
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

Un sourire énervant. Un sourire incroyablement prétentieux en plus d’être amusé. La douleur réveillait les esprits mais il fallait avouer que le Yuki s’en chargeait très bien également. Sans être de nature violente, Eirin n’était pour autant pas femme à se laisser faire, encore moins depuis son départ de Tetsu no Kuni et du Pays de l’Eau. Serrant les dents au froid mais également à son geste, le guerrier de glace put sentir que sous ce premier assaut, la samouraï ne comptait pas se laisser faire, tous ses muscles se contractant. La froideur fit frissonner la jeune femme dont l’esprit s’enflammait.

Quand son dos bascula, ses dents se plantèrent violemment dans sa lèvre inférieure sous la douleur. Le geste n’était pourtant pas violent mais son dos l’empêchait de répliquer, ne faisant qu’irriter un peu plus son esprit libre. Malgré l’ascendant physique que le Yuki possédait sur elle, ses muscles combattirent, offrant à Eiichiro une résistance non négligeable, preuve d’années d’entraînements et d’une condition sportive. Depuis des mois elle avait repris l’entraînement, ne supportant plus les longues journées enfermées sans pratiquer l’art du sabre ou sentir l’air caresser son visage. Le froid des mains du combattant commença à brûler la peau de la bretteuse qui se débattit un peu plus, pas de manière irréfléchie cependant, cherchant à déstabiliser l’aveugle. Et toujours ce sourire qu’elle avait envie de voir mourir. Malgré sa mauvaise position, Eirin planta son regard dans celui absent du Yuki, lui répondant d’un ton énervé mais toujours moqueur « Vous tenteriez un geste aussi fou, c’est votre cou que j’aurais tranché par la suite. Je me fis à vos actes et vos paroles, Yuki Eiichiro, et j’y vois un homme qui incapable de répliquer par les mots, préfère user d’une faiblesse passagère et de sa stature. » Elle sourit, arrogante « Prétentieux, oui, incroyablement prétentieux. Vaniteux encore plus. »

Alors qu’il la libéra enfin – non sans qu’elle l’aide à s’éloigner -, Eirin se redressa… Difficilement. A un genou à terre, la jeune femme contenait sa douleur, refusant de l'exprimer une nouvelle fois celle-ci face à un tel homme, face à un être qui pourrait s’en amuser pour mieux répliquer. Restant ainsi quelques longues secondes dans un silence total, Eirin respira de manière saccadée, fermant les yeux et se reconcentrant au mieux.

Ce n’est qu’ensuite que la samouraï se redressa totalement, toujours sa lame à la main, celle qu’elle ne laisserait jamais à terre, une sœur et une compagne aussi fidèle voire plus que sa famille. Sa famille… C’était justement car le Yuki était si proche de son cousin qu’Eirin se retint de directement le corriger, ou lui montrer qu’au jeu de la glace et du feu, elle aussi été capable de le brûler. « Banal, ça dépend de vous. Pas uniquement de mes impressions. »

Passant ses doigts sur la plaie, Eirin soupira légèrement en sentant le sang commencer à sécher mais le feu semblait toujours s’amuser avec sa peau. Se redressant un peu plus, la guerrière du Pays du Fer lui lâcha d’une voix tranchante, amusée « Si vous cherchiez simplement une main pour rentrer, vous seriez déjà parti, prétentieux Yuki Eiichiro. » Et s’il se contentait de cela, alors en effet, l’homme calme et fier de Kiri serait bel et bien ennuyeux. Et l’ennui était à présent la némésis de l’opaline. Alors elle le cherchait, qu'il arrête de cacher ses intentions sous quelques paroles simples et enjolivées. Un homme cherchant la simplicité du bonheur ne saurait pas capable d'enflammer son esprit ainsi.

Elle lui faisait face, sa lame en travers et encore prête à faire comprendre au manieur de glace qu’au jeu du plus tranchant, il pourrait bien s’y couper.


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Jeu 21 Déc 2017 - 11:43
C’était la deuxième fois qu’elle refusait une main tendue. Si la première fois, la main compatissante avait été bousculée par cette épaule qui n’en voulait pas, ce fut cette fois-ci un geste clair qu’elle refusait. Désireux de la relever, de la mettre à son égal et non de la laisser traîner au sol, il lui avait tendu une main. Refusée. Rejetée. Aussi, alors qu’il gardait la main basse dans l’attente, il avait soupiré. Frustré. Peiné. Il n’en ressentait pas une véritable douleur, mais cela l’agaçait de plus en plus. Aussi, bientôt, se relevant lentement, il haussait les épaules devant les faibles mots de la Samouraï. Pourtant, s’amusant de la faiblesse intellectuelle de celle-ci, qui répétait des mots qu’il avait tant entendus, il laissa sa tête basculer en arrière, comme s’il jetait un coup d’œil vers les cieux.

_ Tes mots sont d’une tristesse, Hoshino. Tu parles bien plus que tu n’agis. »

D’un soupir agacé, passant une main sur son bandeau qu’il remettait en place, il continua de lui parler.

_ Est-ce donc cela qu’être Samouraï ? Parler, encore et encore ? Vous êtes d’un fatiguant. »

Puis, alors qu’il se tournait à nouveau vers elle, s’abaissant pour ramasser sa canne, il laissa son sourire s’effacer pour reprendre son air las et morose, celui de l’homme qui avait trop vécu. Celui qui montrait que, finalement, la flamme qui s’était, un court instant, enflammée venait d’être soufflée par les paroles sans aucune saveur de celle qui se montrait bien plus fière qu’elle ne devrait l’être. Passant finalement une main dans ses cheveux qu’il remettait en place, après s’être défait alors qu’il l’écrasait au sol, il reprit ses quelques mots.

_ Tu es d’un ennui, l’Hoshino. Je pensais avoir rencontré le pire à Kirigakure no Satô, mais tu te montres plus fade que les femmes de l’Eau. »

Et, comme une ultime provocation, son sourire carnassier apparaissant, un bref instant, sur le coin de ses lèvres, il prononça quelques dernières paroles bien plus cassantes.

_ Il n’est pas étonnant que tu restes dans l’ombre de ton cousin. Aucun homme ne saurait s’intéresser à une telle femme. »

Haussant les épaules, lui tournant finalement le dos, il lâcha une dernière phrase sanguine.

_ Sûrement la pitié aura guidé ton cousin. »
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Jeu 21 Déc 2017 - 15:11
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

« Etre samouraï, c’est savoir respecter sa famille et servir son maître avec honneur et fierté. Et savoir parler. Pourquoi croyez-vous donc que les habitants du Pays du Fer détestent tant les ninjas ? » On pouvait l’insulter. Ce ne serait pas la première fois et par le passé, elle devait se laisser faire. Les années lui avaient appris à encaisser toujours plus mais en cet instant, c’est toute une caste que le Yuki rabaissait et cela avait le don d’enflammer définitivement l’esprit de la jeune femme.

Avançant, elle continua son explication, d’une voix claire, nette et tranchante sans compassion. A chaque pas, quelques poussières des hauts plateaux volaient alors qu’une légère brise filait entre les deux âmes se faisant face. « Aucun honneur. Dénigrer la force des autres. Se croire supérieur. C’est cela qui vous perdra. » Arrivée de nouveau à son niveau, les yeux azurés d’Eirin détaillèrent le visage marqué du guerrier de glace, la pointe sa lame frôlant le sol.

Les derniers mots d’Eiichiro eurent le malheur de faire ressortir quelques souvenirs. D’un passé lointain, un passé qu’elle avait tant aimé, une destiné qu’on lui avait arraché. Et encore aujourd’hui, elle ignorait l’identité de l’homme ayant brisé sa vie une première fois. Un sourire sarcastique s’afficha alors qu’elle ne le lâchait plus du regard. « Et aucun respect. Etre une ombre est honorant. Le jour où… » Elle fila glissa cette pointe tranchant sur le côté de la jambe du guerrier, qui ne pouvait parler ainsi sans craindre une réaction. « On tentera de vous arracher autre chose que la vue, si votre ombre n’est pas présente, j’imagine que… Vous fermerez définitivement votre gueule. » Eirin reprenait ses mots, se demandant également intérieurement comment le shinobi qu’elle avait rencontré un fameux soir d’été avait pu se montrer sous un jour si différent. Il lui avait fait bonne impression. Sa main caressa le plat de sa lame alors qu’elle murmura quelques mots qu’il ne pouvait totalement entendre, des flammes mordantes recouvrant tout l’acier. La forte chaleur qui se dégageait de l’arme vient s’amuser avec la peau du maître des glaces alors qu’Eirin s’approcha d’un pas de plus. « Fades ? On m’a surtout raconté que vous n’avez su en garder aucune. Ce qui n’est pas étonnant, les glaces peuvent être agréable à contempler, délicatesse n’est clairement pas synonyme de Yuki Eiichiro. Et vous seriez définitivement idiot d’imaginer qu’une ombre n’a pas le pouvoir d’attirer ceux qu’elle désire. »

Il ignorait tout de son passé. De ses passions, du contrat qui l’avait liée à un autre pendant plusieurs années.
Le Yuki avait laissé quelques traces de gelure sur la peau découverte d’Eirin qui l’a laissé s'en sortir indemne par décence pour son cousin. Mais à croire qu’il n’en avait jamais assez… Les flammes se turent, laissant une lame presque chauffée à blanc, un acier qui laissa une légère marque sur le haut de l’épaule du guerrier. Une simple petite brûlure qu’il pouvait facilement cacher. Mais qui saurait lui rappeler pendant quelques jours qu’à prendre de haut même le plus bas gradés, il finirait à terre.

Toujours aussi proche, la douleur semblait bien faible en comparaison à son esprit incandescent. « Si vous désirez continuer de m’insulter, Yuki Eiichiro, sachez que j’ai un prénom à utiliser. Continuez à utiliser le nom de mon Clan pour vous amuser et je le prendrai comme un affront également pour Watari et ma famille. »


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Jeu 21 Déc 2017 - 15:43
Il se mit à rire. A rire de ses mots. A rire de ses faibles actes. A rire, tout simplement. Car plus le temps passait, moins elle l’intriguait, moins, finalement, elle se révélait intéressante. Dans les lueurs du combat verbal, autant que physique, elle se révélait bien maigre. Elle utilisait les maigres informations qu’elle pouvait avoir et tentait de frapper. Or, ses coups étaient maigres et touchaient davantage le vent que l’esprit de l’arrogant maître des Glaces. Lui qui s’était montré durant un temps dépressif, et passif, reprenait finalement le poil d’une bête blessée mais qui n’avait pas encore été tuée. Car il devait retrouver le démon qui le brûlait, qui animait violemment ses nuits. Aussi, alors qu’elle l’entaillait à peine d’une brève cicatrice qu’il laissait couler le long de son bras, il souriait. De façon moins carnassière, moins provocante. Il souriait. Car, durant un instant, il s’était amusé. Mais, finalement, alors que les secondes s’écoulaient, que la poussière se levait, il s’ennuyait de plus en plus. S’approchant légèrement de son oreille, il lui murmura finalement.

_ Qui te dit que j’ai voulu les garder ? Tu connais de mon passé ce que j’ai bien voulu dire à ton cousin et tu penses donc t’être fait un avis sur base de ces bribes d’informations. »

Il n’avait pas fini avec elle. Pas encore. Aussi, alors qu’il était là, il laissa sa main gelée glisser rapidement sur le poignet de cette femme qui, encore une fois, parlait beaucoup trop. Et, sans qu’elle ne puisse agir, l’aveugle vint à tordre le poignet avant d’effectuer une clé de bras dans son dos, suivie, rapidement d’un passement de jambes qui visait à la faire s’écraser face la première. Déjà, bloquant hautement le bras dans son dos, un genou dans le bas du dos, son autre main gelée vint se poser à la nuque de celle-ci.

_ Je suis perdu depuis bien longtemps, Eirin. J’ai commis mes crimes et j’en paie le prix au quotidien. »

Il commençait à en avoir assez d’elle. De ses jugements. De ses remarques. Elle ne connaissait rien de lui et tentait, d’une façon bien étrange, d’apprendre à le connaître. Pourtant, plus le temps passait, plus il s’en énervait. Car il l’avait crue passionnante et passionnelle. Il l’avait crue femme forte. Il l’avait tant crue différente de ce qu’elle était maintenant. Aujourd’hui, la déception se mêlait à la rage pour nourrir sa colère.

_ Peut-être suis-je seulement idiot, finalement. Mais je ne suis pas le sot qui juge sans connaître. »

Et, comme un aveu. Serrant un peu plus sa nuque autant que les cheveux passés entre ses doigts, il vint lui murmurer à nouveau quelques mots.

_ Vous m’aviez impressionnée par le passé. Vous m’aviez intriguée. Pour autant, je me demande ce qu’il reste réellement de vous. »
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Jeu 21 Déc 2017 - 22:32
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

Il se permettait de lui donner des leçons, cependant il ne savait également rien de son passé. De ses craintes, de ses blessures, de ses erreurs. Absolument rien et lui aussi se permettait de juger. Eirin résista à chaque mouvement du jônin, poussant par deux fois des gémissements plaintifs mais non, elle ne se laisserait plus mettre à terre, peu importe la douleur. Le visage de la jeune femme mordit la poussière des hauts plateaux assez violemment, la faisant tousser sous la pression de sa poitrine contre le sol. Malgré les tensions qu’il exerçait sur ses articulations, elle ne lâchait rien, bougeant, tentant de le repousser. Quand le genou du Yuki se posa sur son dos meurtri, c’est un cri de douleur qu’il arracha.

Malgré ses attaques, malgré sa nuque gelée, elle ne se laisserait pas faire. Poussant un long souffle, essayant de contenir la douleur, les souvenirs de ses entraînements auprès de son grand-père lui revirent. On lui avait toujours dit qu’un Hoshino se relevait, et il était hors de question qu’un ninja la maîtrise de cette manière. Il pensait posséder le contrôle ? La dominer. Elle lui ferait vite la démonstration du contraire.
Arquant violemment ses muscles, la samouraï plutôt que tirer sur son bras le poussa de toutes ses forces en arrière avant de rouler sur le côté, sa jambe glissant au niveau du genou du shinobi. De toutes ses forces, elle le poussa violemment sur le dos, ses yeux rougis par la douleur. Assise presque sur lui, elle posa un genou sur son ventre, n’hésitant pas à appuyer quitte à irradier vers le haut et le bas. « Vous ne me connaissez pas, Yuki Eiichiro. » lança-t-elle, essoufflée de douleur et du poids du guerrier. Sa tête se faisait lourde, le froid de sa nuque irritant ses nerfs mais elle ne comptait pas le laisser s’en tirer ainsi. Les mains de la jeune femme maintenaient le torse d’Eiichiro fermement dans le sol alors qu’elle se pencha légèrement, sans relâcher la forte pression. « J’ai eu mes crimes, j’ai eu mes folies, je les pais, arrêtez de vous croire martyr. »

Sa main se serra sur l’épaule étonnement frêle de l’homme, appuyant au niveau de son articulation pour bien lui faire comprendre qu’il n’était guère le maître de la situation. Et toujours cette tête qui tournait, qui l’énervait, qui lui donnait presque la nausée. « Vous m’avez intriguée, Eiichiro. » Pour la première fois, alors que ses grands yeux azurés fixé le dominaient, son simple prénom fut prononcé. « Vous sembliez puissants malgré vos hésitations, malgré vos fuites vers l’extérieur. Et maintenant, à terre, vous l’êtes beaucoup moins. » Au jeu de la proie et du chasseur, il ne fallait pas oublier qu’Ombre de Katsuo, elle avait su traquer. Une de ses mains lâcha l’épaule, pour attraper la garde de sa deuxième arme. Celle qui ne voyait que rarement la lumière solaire, lame féminine, lame bien plus passionnelle et rageuse que le katana. D’un geste vif, Eirin planta l’arme dans le sol, à côté de la tête d’Eiichiro. Une goutte de sang glissa de la tempe et se perdit dans le sol terreux.

« Il reste une samouraï, la même que celle qui vous avez servi du thé. La même femme qui n’avait simplement pas dégainé. »


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Ven 22 Déc 2017 - 13:19
Ce fut de la surprise. Car, alors qu’il la contrôlait, qu’il la tenait fermement contre le sol, elle eut la force, et la volonté, de surmonter les différentes douleurs. C’est ainsi que, retournant une situation qui n’était pas à son avantage, la Samouraï avait basculé. Cette fois-ci, il se retrouvait dos contre le sol, coupant, durant un court instant, sa respiration. Puis, car elle savait ce qu’elle faisait, elle l’avait bloqué d’un genou sur son ventre. Et de cette main sur son torse, il comprenait qu’elle tentait de mieux le contrôler. Finalement, alors que le sang coulait maintenant d’une courte cicatrice sur sa joue, il ne put se retenir plus longuement. S’il s’était contenté de sourire, il éclata de rire. Amusé.

_ Peut-être que je suis finalement plus faible que je ne vous paraissais à l’époque de cette rencontre. »

Doucement, caressant du bout des bandages qu’il ouvrit, il se coupa légèrement les doigts, laissant couler ceux-ci sans aucune honte. Il détestait les épées. Elles étaient fourbes. Il suffisait alors de les empoisonner pour les rendre que plus vicieuses encore. Aussi, alors que son rire se calmait finalement, mais qu’il en gardait le sourire amusé, il continua de lui parler sans lui montrer le moindre signe d’animosité.

_ Ou peut-être que je me retiens de vous montrer cette force que vous sembliez observer. »

Poussant un soupir, passant ses deux mains sur sa nuque et conservant cet unique sourire amusé, il se demandait à quoi ressemblait réellement la jeune femme qui pensait, finalement, avoir gagné un combat qu’il n’avait jamais réellement joué. Après tout, blessée, elle n’était pas au mieux de sa forme. Désireux de lui faire oublier la douleur physique, il s’était uniquement joué d’elle de quelques paroles balancées froidement. Et la réaction n’avait pas été longue. Bien trop de paroles, malgré tout. Si elle était enflammée, elle n’était que quelques braises, loin des flammes des incendies.

_ J’ai bien trop de respect et d’amitié pour votre cousin. »

Enigmatiquement, il ne continua pas plus longtemps. Il vint à se taire dans cette phrase qui signifiait tant et rien dans le même temps. Car il respectait Watari, il ne voulait pas approcher sa famille. Car il le respectait, il ne voulait pas la blesser. Aussi, pour elle, comme pour lui, il s’était retenu. Frappant de sa langue acerbe plus que de ses Jutsus brutaux.
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Mer 27 Déc 2017 - 23:02
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

« Vous êtes un ami cher au cœur de mon cousin, pour une insulte de notre clan, ce n’est pas qu’une ou deux gouttes de sang qui tombent à terre en temps normaux. » Les grands yeux azurés d’Eirin continuaient de fixer le Jônin,sa lame frôlant toujours la joue lésée de celui-ci. Dans un soupire et serrant les dents de douleur, elle se redressa, non sans prendre appui sur le ventre sous pression du Yuki. Jusqu’au dernier moment, il peut sentir le poids dominant de la jeune femme.

Une fois redressée, la main habile de celle-ci rangea dans un crissement volontaire la fine lame du Wakizashi. Debout et lui à terre. Rôles inversés cependant Eirin n’avait pas pour objectif de le narguer comme il l’avait fait, au risque que la lutte au sol ne reprenne de plus belle. D’une voix tranchante, presque autant que ses deux compagnes, la samouraï lui rétorqua « Vous n’êtes pas faible, Yuki Eiichiro. Si vous pensez l’être alors vous faites uniquement partie des lâches fuyant leurs responsabilités de chefs. » Sans attendre, étirant doucement son dos qui craqua mais dont le sang avait séché, elle poursuivit « Si vous retenez votre force, pas étonnant que vous donniez l’impression d’être endormi ou simplement mort intérieurement. »

Sans un réel effort, Eirin avança de quelques pas et attrapa la simple et faible canne de l’aveugle qui trainait au sol. Faible, en bois, comme sans âme. Intérieurement son esprit tentait d’imaginer comment faire de ce simple bâton, preuve flagrante d’un handicap, une arme redoutable. Une canne métallique, pourquoi pas insérer un poignard ou un kunai dedans… Mais l’homme à terre avait-il seulement la force de se battre pour sa vie ? Plus les minutes défilaient, plus Eirin en doutait. Se retournant de nouveau, Eirin approcha et lâcha la canne qui frappa le ventre d’Eiichiro. Son temps changea, plus posé mais étrangement bien invasif. Les manières et la courtoisie ne semblait plus avoir sa place entre les deux combattants blessés quand elle lui lança « Si tu avais du respect pour mon cousin, tu te battrais ou tu te contenterais de tourner les talons. Mais au lieu de cela, tu restes à terre. »

Une légère brise se leva sur les hauts plateaux d’Iwa, faisant valser et danser la libre chevelure de la samouraï qui leva son regard vers le ciel d’un bleu pur. « Non, tu aimes jouer. Et on m’a appris à ne jamais perdre. Alors Yuki, à quel jeu penses-tu avoir une chance de gagner ? »

S’il s’agissait de celui de la réponse la plus acerbe, il restait honorable dans cette partie, sans pour autant la dominer.


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Jeu 28 Déc 2017 - 12:41
Il avait légèrement souri alors que la jeune femme parlait encore beaucoup trop. Il était volontairement resté au sol, voir ce qu’elle serait réellement capable de faire. Mais, malheureusement, elle avait été bien incapable d’un seul mouvement supplémentaire sinon de se redresser finalement. Aussi, lentement, il s’était assis au sol, récupérant la canne qu’elle lui lançait, sûrement dans l’intention noble qu’il puisse se déplacer par lui-même. C’est ainsi que, plein de lassitude, il l’avait écoutée évoquer la force et la puissance, comme si ce monde ne savait parler que de la sorte. C’est ainsi que, soufflant doucement, se mettant sur les genoux pour se relever, il finit par prendre la parole pour lui répondre.

_ Dans ton monde, il n’existe que ces mots, Hoshino ? La force ? Pense donc ce que tu veux, il me suffira de la moitié de celle-ci pour t’écraser. Si je me retiens, c’est uniquement pour laisser une chance à ceux qui se pensent plus forts qu’ils ne le sont réellement. »

Poussant un court soupir et finissant par se relever entièrement, il laissa sa canne frotter le sol, s’assurant de connaître toujours un peu ce sol invisible. Ainsi, se tournant un peu plus vers elle, il hocha de la tête en sa direction et, d’un sourire léger, sans aucune provocation.

_ Si je n’avais aucun respect pour ton cousin, j’aurais violenté sa cousine sans aucune distinction, pour le seul fait qu’elle s’opposait à moi. Si tu ne souffres d’aucune séquelle physique, c’est bel et bien en raison du respect que j’ai pour ton cousin et ceux qui portent ton nom. Ne me fais pas regretter mes mots en te pensant supérieur là où tu ne l’es pas. »

Puis, soupirant à nouveau, il haussa finalement les épaules avant d’hocher une dernière fois de la tête. Aussi, de son sourire plus narcissique, plus froid et plus calculateur, il laissa entendre ses derniers mots à l’adresse de celle-ci.

_ Si je te donnais mes jeux sans aucune contrepartie, je serais déjà perdant. »

Et d’ajouter encore.

_ Aussi, le premier d’entre eux sera que tu les découvres par toi-même si l’envie t’en dit. »
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Sam 30 Déc 2017 - 19:42
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

« Une contrepartie ? Je n’en pas besoin. Tu aimes gagner, Yuki Eiichiro, avant de même de commencer tu cherches à prendre l’ascendant. » D’un autre côté, elle comprenait. Depuis saplus tendre enfance, Eirin avait compris qu’elle devrait se battre pour gagner, et se donner complètement pour prouver sa valeur. Elle aurait pu devenir médecin comme Sakuya, comme nombre de femmes du clan Hoshino mais non. Sans lâcher la garde de son sabre encore chaud, elle s’approcha de nouveau de lire, son regard azuré détaillant le visage narquois d’Eiichiro.

« Te battre est déjà un jeu pour toi. » Elle sourit, malicieuse en repensant aux minutes précédentes, au délire qu’il semblait ressentir en la provoquant ou la mettant à terre. Combattre. Cela avait toujours le don de réveiller le sens, faire naître des frissons inconnus, encore plus quand le danger se trouvait présent. « Pour les autres, sans en connaître les noms particuliers, il s’agissait de jeux qui te permettre toujours de te confronter à l’autre. » Après ces quelques mots, la jeune femme aux cheveux de platine rangea son épée dans son fourreau, celui-ci étant travaillé pour supporter les fortes chaleurs d’Eirin infligeaient au métal.

« Alors, quelle contrepartie te redonnerait ce sourire incroyablement suffisant ? » Finalement, Eirin n’en avait que faire des jeux favoris du maître des glaces. Non, c’était plutôt ce qu’il pourrait attendre d’elle qui l’intéressait. D’où cette question simplement posée cependant quiconque connaissait Eirin savait qu’elle se plaisait à poser ses propres règles. A voir si le Yuki s’en rendrait compte ou pas.

Et Eirin avait toujours détesté la défaite au plus profond de son âme.


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Dim 31 Déc 2017 - 14:19
Il souriait doucement. Une nouvelle fois de ce sourire à la fois si carnassier et si provocateur. Evidemment qu’elle avait compris ce premier jeu. Car elle n’était pas dupe, pas plus que son cousin, elle avait rapidement compris qu’elle risquait de perdre. Aussi, alors que son sourire en coin surgissait à nouveau alors qu’elle posait sa dernière question, il se tournait un peu plus vers elle et, haussant les épaules, lui répondit finalement quelques mots.

_ Que serais-tu prête à perdre lors de ta défaite ? »

Une provocation. Car, comme lui, elle n’aimait pas perdre. Elle ne comptait jamais se laisser se soumettre aussi aisément et c’est ce qu’il aimait particulièrement dans le caractère enflammé de cette demoiselle incendiaire. Un feu qu’il aimait autant qu’il avait maintenant appris à le craindre. C’est ainsi que, reprenant finalement, de façon un peu plus énigmatique, il laissa entendre quelques mots à l’Hoshino qu’il rencontrait aujourd’hui.

_ Tout est jeu à qui peut le tourner de la sorte. »

Car les deux s’étaient compris et s’entendaient parfaitement. Tous les deux, dressés fièrement l’un face à l’autre, dans une danse sous les étoiles qu’eux seuls comprenaient, ils se cherchaient. Qui, des deux, serait le premier à laisser tomber son arme pour se soumettre ? Car tel était le jeu, secrètement, qui se jouait dans ces silences. Qui serait capable de répondre à l’autre autrement que ces questions. Que ces fausses réponses. Qui, des deux, donnerait une véritable réponse qui, finalement, avouerait à l’autre ce qu’il serait prêt à perdre ? Sa liberté ? Ses ailes ? Son honneur ?

_ Pourquoi chercherais-tu à retrouver ce sourire que tu détestes, Hoshino Eirin ? »
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Lun 1 Jan 2018 - 2:03
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

« Je n’envisage jamais la défaite. Si elle arrive, c’est uniquement parce que j’ai failli, et pas parce que je l’ai imaginée. » C’était une philosophie de vie, qui l’accompagnait depuis sa plus tendre enfance. Elle n’était pas l’héritière du clan ? Alors elle se battrait jusqu’à devenir aussi forte voir plus que ses cousins. Elle était une femme ? Elle ferait deux fois plus d’efforts pour leur démontrer à tous que son genre n’était en rien plus faible. Joueuse téméraire, femme arrogante et intrépide, Eiichiro était tous ce qui pouvait la pousser hors d’elle-même. Ce sourire énervant, cette attitude désinvolte ces mots répétitifs mais piquants. Tous ce qu’Eirin désirait brûler pour mieux l’éteindre par la suite.

« Pourquoi retrouver ce sourire ? » Elle rit légèrement, narquoise. S’approchant légèrement de lui de dos pas, elle le fixe, ajouta sur le même ton « Pour le voir mourir à nouveau ? Tu souris comme si tu avais déjà gagné. Ce n’est pas le cas, Yuki Eiichiro. » Cet air suffisant, celui du conquérant que s’imaginait déjà vainqueur, Eirin ne le supportait que très rarement. Le même que celui de son mari le jour de leur mariage, le même que celui de la plupart des hommes arrogants qu’elle avait pu rencontrer durant sa courte vie.

Délaissant quelques instants le shinobi, la samouraï rattacha ses cheveux avec un peu plus de soin, dégageant les mèches rebelles qui barraient son regard glacial, bien plus que de nombreux Yuki. Certains lui disaient qu’elle pouvait se montrer froide uniquement d’un regard, cela avait tendance à la faire sourire. Peu se rendait compte aux premiers abords, du brasier qui résidait dans le corps de l’originaire de Tetsu no Kuni.

« Et rares sont les souriants lorsque je joue. »


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Mar 2 Jan 2018 - 11:57
Et se laissant à sourire encore une fois, il s’amusait de l’entendre parler de la sorte. Elle ne voulait pas entendre parler de la défaite, car elle se pensait déjà gagnante. Aussi, alors que son sourire s’effaçait lentement et que sa canne se mettait à tracer quelques sillons dans la poussière terreuse d’Iwa, il haussait finalement les épaules. Montrant son dos à cette utilisatrice particulière, il leva la tête vers le ciel qu’il ne pouvait voir puis, poussant un soupir, il baissa finalement la tête. D’incompréhension. D’amusement, aussi. Il ne savait que dire réellement sur le sentiment qu’il vivait. Peut-être était-ce finalement les deux en même temps.

_ Sais-tu que c’est parce que j’envisage la défaite, que je la crains, que je me dépasse constamment ? C’est en imaginant la possibilité de perdre que je fais le nécessaire pour que cela n’arrive pas. »

Et de continuer son explication sur toute sa vision de la défaite autant que de la victoire. C’est ainsi que, retrouvant lentement son sourire carnassier, celui qui se dessinait sur les bords de ses lèvres, il continua, relevant sa tête.

_ C’est parce que je me prépare à perdre que je ne risque pas de perdre. C’est bien parce que je connais le goût de la défaite que je ne me laisse pas envahir par un sursaut d’orgueil qui me pousserait à agir imprudemment. »

Se tournant à nouveau vers elle, il continua de lui parler de toute la différence qui les séparait finalement tant l’un de l’autre. Car ce n’était pas tant une différence de niveau, bien qu’elle était là, qu’une véritable différence d’idéologie qui les séparait réellement. Il parlait tantôt avec provocation, tantôt avec tristesse.

_ Là est sûrement ta première erreur, l’Hoshino. Si tu faillis, c’est bel et bien parce que tu te considères imbattable. C’est bel et bien parce que je sais ce que je pourrais réellement perdre que je me donne les moyens de me dépasser encore plus. Et si tu n’as pas peur de perdre, que t’apporte la victoire ? … »

Une question qui n’en était pas une. Il la posait brutalement. Car il la jugeait, à cet instant. Il la jugeait plus folle encore. Peut-être se nourrissait-elle de nombreux démons. Peut-être était-elle finalement un démon elle-même.

_ Et aujourd’hui, je peux dire que je souris parce que tu as déjà perdu. Car tu as réagi à mes provocations. Tu t’es montrée faible et tu te serais détournée de ta voie. »
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Mer 3 Jan 2018 - 18:46
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

« Je ne suis pas imbattable, tu ne l’es guère également, Yuki. La victoire apporte la satisfaction d’un travail accompli et d’un honneur conservé. D’ailleurs… » Elle approcha de nouveau, soupirant face à son sourire toujours présent. Il parlait, finalement bien plus qu’elle, de sujet dont il ne connaissait rien. L’honneur, la gloire d’un pays, l’amour du Shoguna, il ne pouvait pas connaître ce sentiment qui renforçait le brasier faisant vivre Eirin.

D’une voix amusée, sarcastique, ses murs se transformèrent même en un murmure aux côté du Jônin. « J’ai perdu dans ton esprit étroit. Faible ? J’aurais pu transpercer ton crâne. Quant à ma voie, elle t’est inconnue, ninja. Alors ne t’aventure pas sur un chemin dont tu ne saurais trouver la sortie. »

Sa voie de samouraï, si semblable à celle de Watari mais si différente en même temps. La jeune femme voyait le code comme un guide pour trouver sa propre destinée et si la samouraï était très attachée aux arts de Tetsu no Kuni, elle se désirait bretteuse libre utilisant la force du code pour un jour surpasser tous ceux le lisant et le suivant sans réfléchir. Et dans cette voie, laver un honneur ou faire comprendre à un insolent qu’il ne pourrait contrôler le monde et encore moins elle, n’était pas une mauvaise chose.

« En quoi as-tu gagné sinon un rapide amusement passager ? Le plaisir de te faire passer pour un mentor que tu n’es pas ? Te faire mettre à terre par une femme ? Et bien Yuki Eiichiro, tu penses avoir gagné, mais ce n’est pas moi qui se matin se promenait et m’a suivi pour tenter de tromper l’ennui. » Un ennemi qui visiblement était commun au Yuki. Mais un ennemi qu’elle avait tué quelques mois auparavant.



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Mer 3 Jan 2018 - 23:11
En réalité, il ne savait plus exactement que lui dire ou que penser de cette jeune femme. Il lui semblait qu’elle était toujours agressive. Comme si elle ne savait qu’être cela, finalement. Agressive. Comme si elle devait constamment montrer les crocs pour se montrer plus vilaine qu’elle ne l’était réellement. Était-ce donc cela, le jeu auquel elle voulait jouer ? Celui de savoir qui pouvait bien en avoir une plus grosse que l’autre ? Poussant un soupir, laissant sa tête tomber en arrière et ses cheveux tomber dans son dos, il prit une longue inspiration. Ce jour-là, il savait qu’il aurait mieux fait de rester chez lui. Ainsi, expirant finalement, il reprit la parole.

_ Sûrement aurais-je mieux fait de rester loin de ta route, peut-être aurais-je trouvé de quoi tromper l’ennui qui me gagne avec le temps. »

Une nouvelle provocation. Une autre. Une de plus. C’est ainsi que, s’ennuyant profondément, il haussa finalement les épaules devant elle. Oui, peut-être aurait-il mieux de ne pas la croiser ce soir-là, car ainsi il n’aurait pas eu à affronter toute sa rancœur. Il n’aurait pas eu à supporter sa constante agressivité. Était-ce la louve blessée qui parlait de la sorte ? Ou l’avait-elle trompé, ce soir-là, alors qu’il traînait au Dojo de son ami ? Ou les événements avaient finalement conduit les deux êtres à ne plus se reconnaître ? C’est ainsi que se détournant, prenant la route d’un départ agacé, il s’arrêta sur les bords du plateau, au risque d’une mauvaise chute qui aurait tôt fait de briser sa nuque.

_ Je te laisse à ton entraînement, tes souffrances et tes belles paroles, Hoshino. J’ai rencontré ta cousine, qui m’aura laissé une mauvaise impression. Mais, finalement, peut-être est-ce seulement ton cousin qui me faisait me tromper sur votre espèce. »

Car Watari était le seul Hoshino digne de son intérêt. Ce soir-là, alors qu’il quittait les Hauts Plateaux, cette rencontre se soldait par un véritable échec. Entre Sakuya, lointaine cousine du Samouraï, et Eirin, il n’aurait su dire laquelle était la plus ennuyante ? Si la première l’avait frustré par son comportement bien trop mielleux, la deuxième, elle, l’avait agacé par ses crocs mal rongés. Car pour l’homme qui aimait la douleur, elle avait une véritable peine. Loin de la jouissance exténuante, elle avait été d’une fatigue pénible.

_ Bonne soirée, Hoshino Eirin. »
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Lun 8 Jan 2018 - 11:51
Danse sous les étoiles
Hoshino Eirin & Yuki Eiichiro

Le corps du Yuki frappa lourdement le sol poussiéreux quand de la poigne de la jeune femme se referma sur le dos de son manteau et le tira en arrière. Etait-il idiot ? Malgré une fierté peut-être mal placée ou le sentiment de ne plus être infirme, il restait un aveugle. S’amusant à flirter avec le bord du plateau. Une fois à terre, bien éloigné du précipice, elle lui répondit enfin malgré la douleur qu’avait suscitée ce nouvel effort. « Mais es-tu idiot ? Mourir, c’est cela que tu veux ? Et bien mon « espèce » ne laisse pas l’idiot mourir, seulement les déhontés. » Elle soupira, passant sa main sur son front avant de déclara une évidence à ses yeux « Quand on est incapable de discerner la personne qui nous fait face, on ne fonce pas vers un gouffre de deux cent mètres. »

Non seulement Eirin n’était pas femme à aimer contempler la mort d’autrui, mais en plus, qui sait comment aurait réagi Watari en découvrant le cadavre désarticuler du Yuki en bas ? Son cousin avait déjà perdu Chôgen, un être qu’elle aurait aimé plus connaître, il n’était pas question qu’il perde un de ses autres amis. Tapant doucement ses mains pour les épousseter, elle soupira de nouveau. « Ma cousine Sakuya a une âme brute. De toute ma famille, elle est la plus innocente du monde et je ne doute pas qu’un jour, elle sera une des plus grandes fiertés de mon Clan. J’éviterais de la négliger et la rabaisser sachant qu’elle fait partie des rares médecins à certainement accepter de réparer les dégâts de Kiri. » La samouraï savait Sakuya encore novice dans l’art médical malgré les enseignements de Torahime mais… Connaissant la gentillesse de l’irou derrière ses fausses bonnes manières, le Yuki ne trouvait peut-être jamais d’autre médecin prêt à travailler de bon cœur pour lui rendre la vue. Et potentiellement lui sauver la vie.

Levant son regard vers le ciel bleu, elle posa une main sur sa hanche, le contemplant un spectacle à présent interdit au Yuki. « Un samouraï ne laisse pas mourir une personne mourir ainsi. Mon « espèce » n’est en rien inférieure à la vôtre, car jusqu’à présent… Les horreurs de ce monde, je les ai découverte dans votre monde. Pas dans le mien. »


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Jeu 11 Jan 2018 - 16:27
Poussant un soupir, celui qui se trouvait à terre s’agaçait de plus en plus du comportement de la jeune femme. L’Hoshino avait ce caractère agaçant et frustrant, qui, s’il évoquait la Sabreuse Ueno, mettait surtout les nerfs de l’aveugle à rude épreuve. Car s’il s’était enflammé de l’ardeur incendiaire de la femme, il avait aussi appris à se garder loin des flammes vengeresses. Les femmes avaient su lui montrer qu’elles étaient dangereuses. Et si aujourd’hui la cousine de Watari l’agaçait donc tant, c’était bel et bien par ce comportement frustrant qu’elle avait en sa compagnie. Aussi, laissant sa tête tomber contre le sol, frustré autant qu’agacé, il soupira longuement.

_ Mon monde est aussi le tien, Hoshino. Ne m’as-tu pas suivi alors que ton cousin prenait les voiles ? Mon monde, je ne l’ai pas construit seul et ton cousin s’est aussi battu pour la naissance de Kirigakure no Sato. »

Souriant pour lui-même, il se redressa finalement, cherchant, à sa gauche, la présence de sa canne qu’il avait lâché dans sa chute. Posant ses doigts sur ses bandeaux qui entouraient sa tête, il continuait de sourire doucement.

_ Kiri a assez fait de dégâts pour un temps. Quant à mes yeux, ils sont la preuve de mes crimes. »

Levant la tête vers ce ciel invisible qu’il ne pouvait pas voir, il continuait de parler avec le sourire aux lèvres.

_ Ce n’est pas la faute de Kiri si j’en ai perdu mon deuxième œil. J’ai commis de nombreuses erreurs, autant que de crimes. Il est naturel que j’en paie dorénavant le prix, quoi qu’il m’en coûte. »

Puis se relevant finalement après avoir retrouvé sa canne, il laissa entendre encore quelques mots à son adresse.

_ Si tu es lâche au point de différencier nos mondes, nous n’avons plus à discuter. Je me battrai pour mon monde et te laisse aux tiens, et tes blessures. »
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