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Dégusthétion ft. Lee Sun-Hi


Jeu 30 Nov 2017 - 22:43
Une fragrance raffinée s'élevait de la tasse contenant le liquide fumant. Watari utilisait ses narines pour mieux humer les différentes senteurs qui se mélangeaient dans la tasse qui avait été soigneusement préparer par l'établissement où il se trouvait. En vérité, il avait attendu plusieurs jours que du temps se libère pour qu'il puisse trouver un peu de temps pour se dégoter du thé. Si à Kiri, il avait ses propres plants, ses plans eux n'avaient pu le conduire à s'y maintenir et sûrement l'une des choses qui l'attristait le plus était encore d'avoir abandonné ce petit succès personnel qu'il trouvait en la réussite d'avoir fait poussé des arbres à thés dans les conditions si peu favorables qu'étaient celles des îles de l'archipel de l'eau.

Mais ici ? Le sol était rocailleux et probablement infertile, trop montagneux. Ce n'était pas du thé qu'il pouvait cultiver ici, mais bien plus des chèvres qu'il pouvait élever. Heureusement pour lui, Iwa était une cité commerçante et le cœur commerçant du village avait cette incroyable vertu que de recéler de trésors exotiques et luxueux pour celui qui mettait suffisamment de cœur dans la tâche de l'explorer. En tout cas, lui qui n'avait pas su s'en faire le complet explorateur, était bien heureux que cet endroit, à défaut de lui garantir une solution pour qu'il puisse produire lui-même son thé vert, lui permettrait d'en acheter à un prix relativement équitable. Plus encore, un établissement s'était spécialiste dans la dégustation de différentes saveurs.

Et s'il fallait avouer quelque chose, si le jeune samouraï ne montrait plus aucun émoi par rapport aux horreurs qu'il avait fui, au final, cet endroit le rendait nostalgique. Silencieux, il dégustait en silence le contenu de sa tasse, avenant d'un beau et mystérieux sourire qui partaient à l'adresse de ceux qui croisaient son regard. Ce qu'il cachait au fond, c'était les appréhensions qu'encore une fois, il ne pourrait fuir l'horreur. Qu'encore une fois, cette paix retrouvée se retrouve à nouveau menacée. Et si Eiichiro avait raison ? Et s'ils avaient amenés le danger à ces gens qui ne voulaient pas souffrir du poids de la détresse d'inconnus ?

L'exil de Watari, jusqu'à maintenant, durait depuis si longtemps qu'il avait l'impression que Kiri n'avait été qu'un passage court de cet exil. Il avait tant fait pour la paix et désormais, on le menaçait de ne pas avoir voulu courber l'échine dans les projets guerriers de Kiri, dans cette misère sanglante et schizophrénique des brumes insulaires et lointaines. De ne pas avoir voulu laisser ses proches souffrir d'un environnement qui les minaient, jour après jour. Il ne le savait pas encore, mais il allait encore avoir une longue relation compliquée avec cette patrie qu'il avait fondé et laissé derrière lui.

Excusez-moi, nous sommes complets, mais vous êtes seuls. Cela vous dérangerait si nous placions une cliente face à vous, sur votre table ? Watari leva brusquement ses yeux en dehors du thé où il projetait ses sombres et tourbillonnantes pensées, ainsi que les craintes qu'il verrouillait dans la plaine vierge et sereine qu'était son âme. Poli, malgré la surprise, il répondit simplement : Non, je n'y vois pas d'inconvénient.

C'est ainsi qu'une jeune femme vint se joindre à lui, lui interdisant de se perdre un peu plus en les remous troublés que l'avenir lui promettait. Poli et sociable, cependant, le samouraï engagea la conversation : Je vous conseille celui-là. Le mélange de ces fruits inconnus est véritablement délicieux !

Et joignant son geste à ses paroles, il lui indiqua un mélange de thé et d'agrumes divers et variés, celui-là même qu'il avait découvert quelques minutes plus tôt, le tout avec une surprise plutôt heureuse désormais.
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Ven 1 Déc 2017 - 15:54
Ces livres. Cela fait un moment que tu les travailles, décortiques, analyses ; au point de ne plus avoir de place, pour annoter quoi que ce soit, dans tes cahiers auxquels tu ne cesses d'ajouter des feuilles volantes. Ces notes, tu les as ressassé, repensé, recorrigé. Encore et encore. Inlassablement. Pour atteindre ce point que tu craignais : la stagnation. Tu les relis à nouveau, les compares or, rien. Aucune information ou théorie ne te saute à l'esprit. Tu pestes. Rumines. Retournes une nouvelle fois chaque papier, traquant le moindre petit détail aurait loupé mais, tu t'énerves. Alors, tu passes à un autre livre, sans avoir fini de digérer ta frustration... Cette matinée fut point fructueuse. Cela t'agace donc tu vas passer tes nerfs dans la cuisine.

Tu fouilles nerveusement les placards, sur quoi ta frustration passera-t-elle ? Sur cette corbeille de fruit frais ? Ou alors ces fidèles biscuits secs ? Tu ne sais que choisir. Les deux te font de l'oeil et tu n'as aucune envie de te confectionner autre chose, cela prendrait trop de temps. Tu regardes les restes mais, rien ne te tente. Tu tournes en rond. Tu râles, encore parce que tu hésites ; passes tes mains dans tes cheveux avant de les secouer vigoureusement, puis soupires en repensant aux dires de ton entourage. Ils ont raison : il faut que tu ralentisses. Que tu t'autorises du temps pour toi ; tu ne peux pas continuer à étudier ainsi au risque de te surmener...

Alors, tu prends le temps de te préparer ; te brosses les cheveux et, prends juste de la monnaie avant de sortir : tu consacreras le reste de cette journée au repos.

Ainsi tu déambules dans le coeur commerçant d'Iwagakure ; avec tes envies et ton nez pour guide. Ils te font t'arrêter à des échoppes de fleurs, des étales de nourritures ; des échoppes d'objets rares et banales et, des étales de tissus. C'est l'une des choses que tu aimes à Iwa, si différente et pourtant la même. Chaque jour, tu y découvres des nouveauté sans qu'elle ne se transforme totalement. Iwa ne change pas : elle se pare de nouvelles couleurs, de nouvelles saveurs. Pour toujours émerveiller ses habitants et visiteurs. Tu humes les différentes senteurs, curieuse de connaitre les surprises que la cité te réserve et, fus attirée par un délicieux mélange de parfum. À la fois inconnu et familier, tu cherches, suis, pour tomber sur cette maison de thé.

Tu ne l'avais jamais vu, ou étais trop pressée pour la voir. Tu observes à travers les vitres, trépignes, te tâtes : peux-tu y entrer ? Il semble y avoir foule. Cela te stresse trop, tu veux faire demi-tour mais il est trop tard ! Un employé t'invite à entrer, tu veux décliner mais, son entrain t'en empêche. Ainsi donc tu acquiesces et, lui emboîtant le pas. La salle est comble pourtant, il te demande de le suivre, encore. Tu t'exécutes, jette des regards anxieux ; ou compte-t-il t'installer ? Dans ta réflexion tu manques de le cogner, tu ne le vis pas se stopper. Tu te décales discrètement pour voir l'autre client. Tu allais donc partager sa table ? Vraiment ? Tu prends timidement place, le détailles un peu plus : il dégage un raffinement que tu n'as pas... Mais il ne semble pas dérangé à l'idée ta compagnie, il se montre même plutôt avenant, t'aidant à te sentir plus à l'aise. "Ah oui ? Dans ce cas je prendrais la même chose !", sans attendre le serveur griffonne puis s'en va faire part de ta commande ; vous laissant toi et cet homme. Aucune conversation ne te viens cependant, tu souhaites t'assurer que tu ne l'incommodes pas, "Vous êtes sûr que ça ne vous embête pas ? Je comprendrais si vous souhaitez rester seul. Je vous avoue qu'on m'a un peu forcé à entrer donc, ça ne me gênera pas de partir..."
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Ven 1 Déc 2017 - 17:37
La jeune femme qui possédait un teint légèrement halé semblait assez nerveuse, voire incommodée par la foule. Ce n'était pas surprenant. Lui-même n'avait pas l'habitude d'une telle activité : la différence entre Kiri et ce coeur commerçant était assez remarquable. Peut-être qu'avec le temps, le port qu'ils prévoyaient de construire permettrait aux brumes d'attirer une telle activité au profit des populations ? D'ailleurs, qu'en était-il, de la construction de ce port ? Alors qu'ils partaient, plus personne n'en parlait, alors que c'était un des grands objectifs du nidaime mizukage. Hélas, Watari savait pourquoi ce projet intéressait le village qu'il avait fondé. Les dirigeants de ce village étaient des guerriers et avaient soif de conquête. Ce n'était pas pour se défendre, ni pour commercer qu'ils souhaitaient organiser une force navale. Ce n'était pas non plus une flotte marchande qu'ils espéraient mettre sur pied...

Mais le silence s'était installé au fur et à mesure que Watari s'était éloigné dans le fil de ses pensées, laissant un moment de malaise faire sa place entre l'inconnue et lui qui le ramena rapidement à l'instant présent quand elle lui demanda si elle l'embêtait. Oh, bien sûr que non, j'ai déjà donné mon accord pour partager ma table, ce serait impoli de ma part de changer d'avis. Qui plus est, je ne cherche pas particulièrement la solitude. Il s'interrompit pour savourer son thé avant d'ajouter : Si jamais celle-ci avait été l'objet de mes recherches, je me serais plutôt éloigné du coeur commerçant pour visiter les montagnes environnantes de votre... Pardon, de notre village. Il venait de commettre un impair qui révélait son arrivée relativement récente, mais il espérait qu'elle ne se doutât pas qu'il fasse parti des exilés dont les rumeurs ne manquaient sûrement pas de parler. Il préféra rebondir et s'assurer qu'aucun doute gênant ne soit possible : Je suis Hoshino Watari, cousin du Tsuchikage et membre du clan des samouraïs éponyme, originaire du pays du fer. Je suis celui qui a demandé l'asile pour moi et mes alliés du clan Yuki, il y a peu. Désolé si ma présence vous cause du souci. Il inclina légèrement sa tête en signe d'excuse et de respect, comme l'aurait fait quelqu'un de diligent et d'urbain.

Dans un sens, il ne voulait pas causer de problèmes à qui que ce soit. Il espérait que sauver ses amis ne coûterait rien à ses hôtes.
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Sam 2 Déc 2017 - 21:47
Tu le sortis de ses pensées. "Votre", il n'était donc pas d'ici ? Tu voulus le questionner sur les raisons de son passage en vos contrées mais, il se rattrapa. Remplaçant "Votre" par "Notre" ? Cela ne faisait que te rendre plus confuse... Était-il venu chercher refuge à Iwa ? À peine tu t'eus faite la réflexion qu'il enchaîna avec une seconde réponse.

"Cousin... du Tsuchikage ?!", ton expression trahissait ta surprise. Tu plaquas une main sur ta bouche, tu venais d'exprimer ton étonnement un peu trop fort... Puis tu jetas un rapide coup d'oeil aux tables autour : personne ne semblait avoir entendu. Le brouhaha avait dû couvrir ta voix et, les clients étaient bien trop absorbés par leur conversation respective. Il finit de se présenter et s'inclina mais, devais-tu le croire ? Certes émanait de lui une certaine noblesse, il possédait l'allure d'un samouraï mais, jamais l'ainé Nagamasa mentionna le nom des Hoshino. Jamais Yoshitsune te parlas de cette branche de son clan ; comme il s'exprimait que rarement au sujet sa famille... Te laissant dans un énorme doute... Savait-il pour sa venue et celle de ses compagnons ? Avait-il préparé leur asile ? Quelque part, tu lui en voulais de ne rien te dire... Mais il avait ses raisons, que tu espérais un jour entendre... Alors, pour l'instant, tu allais croire cet homme...

Tu t'inclinas à ton tour, "Lee Sun-Hi, kunoichi du village cachée de la terre. Contrairement à vous, je ne possède pas de lien aussi fort alors, c'est le seul titre auquel je puisse prétendre". Tu lui adresses un sourire convivial ; quitte à passer un moment ensemble, autant qu'il soit des plus amical. De plus, il te fallait faire bonne figure dans le cas où, il serait réellement le cousin de Yoshitsune.

Le serveur arriva avec ton thé. Tu le regardas poser la tasse d'un geste sûr et, lorsqu'il s'en alla, tu t'empressas de te saisir de cette dernière avec tes deux mains. Ensuite, tu fis délicatement tourner le liquide rouge-orangé. Et tu te laissas hypnotiser un instant par ce mouvement, cette couleur, cet arôme avant de prendre une gorgée : "J'ai bien fait de vous écouter, ce thé est délicieux". Apaisée, tu reposas la tasse pour observer la foule inondant la rue, "Comme beaucoup d'autre, avec les miens, nous avons également cherchés refuge au sein de ces montagnes mais, c'était il y a bien longtemps. Alors, nous sommes un peu pareil !". Une pointe de nostalgie cette fois, cela ne t'empêcha pas de ponctuer ta phrase d'un autre sourire. À nouveau tu pris une gorgée, avant d'adresser une mine désolée à l'Hoshino, "Veuillez m'excuser pour tout à l'heure, j'ai un peu haussé la voix mais, ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un membre de la famille du Kage ! J'espère que comme lui, vous arriverez à trouver votre bonheur ici !".

Une nouvelle gorgée, cette boisson était à gout bien que tu la trouverais encore plus agréable accompagnée de biscuits, ou autres entremets !
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Mar 5 Déc 2017 - 20:06
Pour lui, être le cousin du Tsuchikage n'était pas grand-chose et allait de soi : il allait rapidement se rendre compte que ce n'était pas le cas pour tout le monde en répondant à la jeune femme qui s'était exclamée avec force dans le restaurant. Heureusement pour eux - ou pour lui ? -, les conversations allaient bon train dans la maison de thé, de telle sorte que personne ne releva cet argument qui avait paru si surprenants pour cette jeune femme avait qui il partageait sa table. Perplexe, mais neutre, Watari chercha à comprendre en quoi cela pouvait être si extraordinaire. Cette attitude un brin flegmatique ne devait pas pour autant dissimuler le fait que le cousin plus âgé estimait grandement son cadet, Nagamasa Chôgen.

Pour lui, Chôgen était l'équivalent d'un petit-frère qu'il n'avait jamais eu. Et quel petit frère ! Un prodige tant du point de vue des ninjas que du maniement des lames. Et quelqu'un qui avait su ouvrir son cœur au-delà de la simple raison d’État. Il devait le remercier pour avoir ouvert la porte de ce village et protéger les deux jeunes Yuki, Rakka et Setsuka, son frère d'arme, Eiichiro, sa bien-aimée cousine Eiirin et sa très chère disciple, Ayuka.

Toujours était-il que la jeune femme qui se présentait à lui était une kunoichi de ce village. Après tout, ils étaient peu nombreux à être au courant de l'asile des ninjas qui avaient traversés les troubles pays enflammés par leurs guerres civiles et la terreur du Soshikidan, ainsi que les mers insulaires de l'est du pays de l'eau. Les brumes opaques avaient tendance à avaler et dissimuler les gens aux restes du monde. Il se demandait s'il devait donc lui dire la vérité, elle qui semblait si prompte à l'émotion et à la surprise. Toujours est-il que la formulation qu'elle employât pour se qualifier le laissait légèrement dubitatif, tant et si bien qu'au détour d'une politesse qu'il envisageait comme nécessaire et consentie, il ajouta : Au-delà du plaisir de vous rencontrer et l'enchantement que cela peut m'apporter, Lee-dono, ne vous sous-estimez pas. La bravoure d'une lame ne s'estime pas à son illustre lignée, mais à quel point celle-ci est à même de faire honneur à ses origines. Cette réponse un peu longue était assez simple ; pas besoin de rougir face à Watari qui se fichait bien de savoir si les Yuki ou les Borukan étaient des clans nobles, ou si les Kaguya et d'autres clans l'étaient moins. Watari jugeait les hommes et leurs actes, punissait le déshonneur et les monstres, respectait les braves et ceux qui se battaient pour des raisons justes de tout leur cœur.

Pas besoin de tergiverser plus sur le besoin de respecter la noblesse aristocratique ; quelque chose de bien plus respectable et d'intéressant était désormais servie à sa compagne de thé. Combien de tasse avaient été bues avec sa traîtresse de meilleure amie ? Son sourire se fit plus léger, plus distant, plus résigné, alors que dans le thé, son propre reflet cherchait en ses propres yeux le moyen de chasser celle qui n'avait pas su leur faire confiance et les suivre, celle qui avait préféré rester dans les étouffantes volutes de la folle et pécheresse île brumeuse dont il s'était enfui. C'était ainsi : la prochaine fois, Tsukiyomi serait son ennemie. Ici, à Iwa, il rencontrerait de nouvelles personnes avec qui déguster le thé - preuve en était - et se ferait d'autres amis. Il aurait d'autres raisons de se battre et cette fois-ci, sans avoir la sensation de servir un pleutre et un idiot.

Le thé est toujours meilleur quand on le partage. C'est dommage que l'établissement soit si bondé, avec un peu de shamisen et quelques haïku, je suis sûr qu'il aurait été encore meilleur. Il prit une pause en voyant une feuille tombé par la fenêtre et son sourire s'illumina : Me permettez vous ? J'en connais un fort à propos.

Nous allons revoir
ce royaume d'automne
Moissons éternelles


Il fallait encore espérer qu'elle avait pu l'entendre, malgré le bruit. Elle aborda le sujet de l'exil et de l'asile. Une tentative probable d'être compatissante. Même si Watari ne cherchait pas la compassion, il était heureux de voir quelqu'un qui ne le chassait par pour ses origines. C'était déjà ça par rapport à ceux qu'il avait fui. Elle fit preuve d'ailleurs de beaucoup d'urbanité et de bienséance alors qu'elle défila son propos, arrachant un sourire enthousiaste et optimiste de la part du jeune samouraï qui semblait très heureux d'être tombée sur cette jeune femme. Ne vous en faites pas, je ne vous en tiens pas rigueur. Vous savez, même si nous sommes de très lointains cousins, ne cherchez pas à me traiter différemment. Nous sommes frères et sœurs d'armes, désormais, Lee-dono.

Quant à trouver le bonheur... En cet instant, dans ce chaos paisible, il semblait avoir trouvé une nouvelle forme de bonheur qu'il n'avait pas pu trouver à Kiri. Certes, des allées commerçantes, il y en avait et il avait su s'entourer de gens volontaires et accueillants, mais la misère qui frappait le village qu'il avait fondé ne permettait pas de tels moments de sérénité dans la confusion de la vie de plusieurs habitants heureux. Certes, il y avait du bonheur, mais il avait été perçu et créé dans l'adversité, non pas dans la paix... Plus que mon bonheur, les femmes que j'aime, mon meilleur ami, son frère et ses filles ont pu trouver une terre qui les accueillerait sans les broyer sous le poids des velléités et des conspirations, ambitions fielleuses de ceux qui convoite le pouvoir sur les brumes. En cela, je suis un homme plein de félicité grâce à vous et l'ntiéreté de ce village, Lee-dono !

Il avait hoché de la tête en guise de respect et de gratitude alors qu'il but une gorgée de son thé. Ils avaient raison tous les deux : ce thé était très bon, mais il était bien meilleur en charmante et agréable compagnie qu'incarnait la kunoichi qu'il venait de rencontrer.
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Ven 8 Déc 2017 - 20:18
"La bravoure d'une lame ne s'estime pas à son illustre lignée, mais à quel point celle-ci est à même de faire honneur à ses origines."

Tu réfléchis à ces mots, il n'a pas tort, loin de là mais c'est trop dur. T'es lacunes sont trop grandes pour te voir comme une véritable kunoichi. Ou est-ce peut-être simplement toi qui leur accorde trop d'importance ? Tu les perçois comme immense mais elles sont en réalité infimes ? Si pas infimes, normale ? Ton rythme d'apprentissage est bon, régulier et, tu travailles chaque jour avec ardeur ; tu as le potentiel pour réussir. Au fond de toi tu le sais or, ce n'est pas assez. Tu ne possèdes pas encore la force nécessaire pour protéger les tiens, cela te frustre, te ronge. Tu te cingles lorsque tu es incapable de panser les blessures de ceux que tu aimes. Pourtant tu le sais : tu ne pourras jamais tout soigner, tout guérir. Tu le sais mais, c'est plus fort que toi, tu ne peux t'empêcher d'être dure avec toi-même... Alors, les paroles du gentilhomme te flattent, te réconfortent, un peu. Ainsi, tes joues témoignent de ta gêne, roussissant légèrement tandis que tu replaces une mèche de cheveux en concédant maladroitement. Puis tu reprends de ce breuvage pour retrouver un peu d'aplomb.

Tes iris se repose sur ton compagnon de thé. Il sourit comme soulagé d'un poids et, tu l'espionnes, toujours en sirotant ; cette fois son visage s'illumine. Un haïku. Tu l'écoutas attentivement, tes yeux s'écarquillant au fur et à mesure. "C'est vraiment beau !". Malgré le bruit tu l'entendis et ce simple poème sut t'émerveiller ; un sourire béa collé sur ta face, tu devais sembler bien bête. Après ça tu rougis embarrassée, "Frères et sœurs d'armes ?". Cela sonnait comme bien trop, de même que ce suffixe qu'il plaçait à la fin de ton nom. Tu pourrais assurément pas te tenir à ses côtés si une bataille venait à éclater cependant, il t'arracha un nouveau sourire gauche. Tu passas ta main sur ta nuque avant de t'incliner légèrement, "Je ferai de mon mieux ! Hoshino... dono ?". Il t'appelais par ton nom, il te paraissait donc normale de faire pareil par contre... Devais-tu utiliser le même suffixe ? Tu n'en avais aucune idée et, espérais que ta façon de t'adresser à lui ne l'heurte pas...

L'homme paraissait proche de ceux qu'il considérait comme sa famille. Eux aussi traversèrent de lourdes épreuves, plus terribles que les tiennes, tes doigts se crispèrent sur la porcelaine de la tasse... Au-delà de son aspect militaire, Kiri semblait être une sombre nation, dissimulant bien des secrets... Tu secouas la tête afin de chasser ces noires pensées et également pour lui indiquer qu'il n'était point nécessaire de te remercier. "Je ne crois pas avoir fait une chose qui mérite de tels remerciements". Ensuite, tu appelas un serveur d'un signe de la main, ce dernier arriva et se révéla être une serveuse. Et d'une voix enjouée tu lui demandas : "Auriez-vous des desserts pour accompagner ce thé ?".
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Dim 10 Déc 2017 - 10:35
Certaines de ses paroles avaient su provoqué divers états de trouble en son interlocutrice. Watari ne savait déterminer avec précision pourquoi, mais il ne manquait pas de remarquer qu'elle semblait pleine de volonté. S'il ne savait pas pour les analogues doutes qui étaient ceux de la jeune femme, le samouraï les avaient pourtant traversé de longues années. Kiri, notamment, avait été une successions de désespoirs quant à sa propre force. Il n'avait pas pu s'opposer seul à Benten et ses horreurs. Face à Sôsuke, il n'avait pas pu contester les manœuvres qu'il estimait comme maladroite.

Regrets et impuissances. Incapable d'empêcher les traîtres de nuire, incapable de sauver les âmes en perdition, incapable de sauvegarder la paix pour laquelle ils s'étaient réunis et battus. Watari en était arrivé à cette amère constatation. Incapable même de conserver la confiance de sa meilleure amie qui avait préféré rester à Kiri, plutôt que de le suivre, lui et ses alliés. La force, il l'avait convoité, il l'avait entretenue. Il ne savait si un jour il finirait par l'obtenir et s'il pourrait enfin parvenir à ne plus lui-même être la victime de sa propre impuissance. Ce n'était pas faute de combattre avec courage et vertu. Et même s'il avait eu ses mouvements d'intense faiblesse, même si son cœur connaissait désormais haine et colère, plus que jamais, il continuait de chercher la paix et la sagesse en toute chose.

Hoshino-dono, ou Watari-dono, comme vous le souhaitez, Lee-dono. Lui dit-il en souriant doucement. Son sourire s'était fait un peu plus lointain, mais toujours aussi sociable. Ses pensées s'élevaient pour l'état du monde et tout ce qu'il redoutait. Alors que le serveur leur donnait la liste des desserts, Watari opta traditionnellement pour des Mochi. En vérité, il ne s'en était jamais vanté auprès de quiconque, mais il adorait ces gâteaux de riz. Cela lui rappelait son foyer d'origine et les desserts que sa mère lui préparait. Repartant sur la jeune femme qui lui faisait face, il s'interrogeait sur ses compétences et son grade : Êtes-vous spécialisée dans un domaine en particulier, Lee-dono ? Plus encore, êtes-vous Chuunin ?

Pour lui, ces grades ne valaient pas grand chose. Inventé par Kiri, ils représentaient parfois très mal la force des uns et des autres. Là-bas, il avait eu la sensation que ces grades étaient bien plus politiques que réalistes. Malgré tout, il se rappelait lui-même être Chuunin. Peut-être un jour obtiendrait-il le grade de Jônin ? Pour ma part, j'étais nommé comme tel à Kiri. Je ne sais pas si mon cousin souhaitera maintenir mon grade ou me rétrograder, cela dit. On lui servit une assiette avec une série de plusieurs gâteaux de riz gluants sphériques aux couleurs diverses : blanches, vertes, rosés... S'il avait pu se frotter les mains, il l'aurait fait ; si peu qu'il se laissa juste pétiller de ses yeux si particuliers.
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Dim 17 Déc 2017 - 16:34
Il sélectionna quelques mochis. Tu sélectionnas un assortiments parce qu'il t'était trop dur de choisir ; te retrouvant face à un nouveau dilemme : par quel dessert commencer ? L'ordre était important, il fallait que l'expérience soit optimale, ne négliger aucun facteur. Saveurs, texture : une seule erreur pourrait être fatale. Tes doigts effleurent les trois sucreries, tu y songes avec minutie. Pieusement. Presque religieusement, pour honorer comme il se doit ces mets et leur accompagnement. Aussi, tu n'oublias pas cet autre dilemme : par quel nom l'appeler. Hoshino-dono. Watari-dono. Les deux sonnaient plutôt bien, rendant la tâche plus ardue encore... Mais un problème après l'autre. Puis il ne fallait pas faire attendre ton interlocuteur plus longtemps. D'ailleurs, tu observas un peu plus longuement ses mochis. Mous. Colorés. Peut-être aurais-tu dû prendre la même chose... Mais il était trop tard pour lorgner dessus... Tu pourras toujours en commander plus tard ou à ta prochaine venue. En attendant tu venais de résoudre ton problème d'ordre. Tu commenceras avec les yukans, suivis du gâteau et des biscuits.

Sans t'en rendre compte tu finis ta tasse. Tu te ressers donc, la mine satisfaite et, tente la première combinaison : thé suivi de yukan. Ce premier combo se révèle être un succès et tu peux maintenant te consacrer pleinement à la résolution de cette question qui te taraude depuis un petit moment déjà : quel nom choisir ? Et puisque tu n'arrives toujours pas à te décider, tu allais appliquer cette simple règle : "Sans vouloir me montrer trop... intrusive, déplacée... Puis-je savoir quel est votre âge ? Cela m'aiderait beaucoup dans ma décision...".
"Le respect des ainés". La manière simple de trancher. Une notion très importante dans votre tribu. Inculqué, quasiment enfoncé dans le crâne, dès le plus jeune âge. S'il était plus âgé que toi, tu continuerais de l'appeler par le nominatif de son clan et, l'autoriserais à t'appeler par ton prénom s'il le souhaite. Par contre, s'il se révélait être plus jeune que toi, tu te permettrais peut-être de l'appeler par son prénom ou, te contenterais d'utiliser un suffixe moins important.

"Et pour répondre à votre question, j'ai intégré les rangs d'Iwa il y a peu. Donc pour l'instant, je ne suis qu'une Genin espérant rejoindre les rangs des eiseinin !". Ton regard se fait plus déterminé à l'évocation de ton but et lui dis à lui, comme à toi : "Hum... Le grade permet de se faire une idée de la force d'un shinobi mais, je ne pense pas que cela fasse tout !".
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Ven 22 Déc 2017 - 9:53
Le gâteau de riz gluant. Pâtisserie simple et commode, accessibles à tous, qu'ils fussent riches ou pauvres, ces gourmandises, glacées, riches, rondes, carrées, en couches, étaient pour le moins l'un des mets favori du samouraï. L'intérieur pouvait contenir toute sorte de surprises. Si la recette originale favorisait la pâte d'haricot rouge sucrée, les artistes cuisiniers qui s'en faisaient les maîtres n'hésitaient pas à varier les plaisirs et les parfums : menthe, agrumes, thé vert et même pour les plus exotiques, sashimi, composaient la pléiade savoureuse de l'univers des mochis.Bien plus variées pouvaient être leurs formes et jamais l'audace ne pouvait mieux incarner le moteur créatif de ceux qui s'en faisaient le défi : imaginez donc, un bonhomme fait de membres de riz gluant, dont le contenu serait un savant et fondant mélanges de goûts différents ? N'étaient-ce pas là l'invitation à déguster jusqu'à mêmes les boutons de ce bonhomme de mochi ? Sucre, fécule de maïs, farine, faisaient le maquillage poudreux de la gourmandise qu'il savait, pouvait même triompher de la sévérité des plus insensibles. Parmi les victimes du mochi, on pouvait dénombrer Hoshino Eirin, Yuki Eiichiro et même le père de Watari, le non-moins légendaire samouraï Hoshino Shunsada !

Mais les mochis étaient parfois en danger. La gloutonnerie avide de certains les rendaient parfois difficile à savourer et protéger. Ceux-ci étaient des cibles privilégiés pour les ninjas les plus jeunes, jusqu'aux plus vieux. Parmi les nukenins du mochi, on pouvait assurément dénombrer la légendaire Yuki Ayuka. Ses victimes, nombreuses, raisonnaient avec effroi dans le cœur des pâtissiers de nombreux pays. Qu'il fut de l'eau (ingrédient indispensable pour un mochi), du feu ou désormais de la terre, la liste de ses crimes faisait d'elle une effroyable récidiviste. Dans le Livre des Mochi et de leurs ninjas recherchés, celle-ci accumulait une prime presque légendaire. Plus que la terreur, elle imposait désormais le respect à tous ceux qui faisaient de leur métier, l'art de confectionner les pâtisseries. Et face à Watari, une nouvelle concurrente se dressait face à la légende de la princesse des neiges mangeuse de Mochi. Une ninja du pays de la terre, qui semblait elle aussi, prête à faire fermer la boutique où ils se trouvaient, ou à tout le moins, de tenter de les aider à se délester de potentiels stocks.

Les premiers infortunés consumé, elle s'en retourne vers lui, occupé à déguster avec parcimonie ces mets servis froids. L'âge de Watari était une question qu'il tentait d'occulter. Dans son esprit, le temps passé en exil était à la fois long et court, comme une sorte de distorsion dans sa perception. Quelque chose qu'il n'avait pas réellement senti, ou même accepté. Pour lui, sa famille se tenait dans un hier proche. En réalité, cela faisait près de douze années qu'il n'était plus revenu dans le pays de ceux qui maniaient le fer et l'acier dans une quête de paix, de perfection et d'harmonie. Je ne sais pas, quel âge me donneriez-vous ? Si son attitude le vieillissait, il fallait admettre que cette attitude se coordonnait avec des traits fins, mais adultes, qui rendaient particulièrement difficile de déterminer son âge. S'il n'était pas proche de la vingtaine, en réalité, il aurait pu osciller autour des vingt-cinq ans, tant en moins, que en plus. Il n'avait plus vraiment changé depuis son exil. Pour ceux qui l'avaient connus à cette époque-là, il s'était fait plus grand, plus élancé, mais il était resté jeune. J'ai vingt-sept ans. Mais je tiens de ma mère, Hoshino Torahime-sama. Elle est elle-même médecin, dans mon village natale. Sa maîtrise de ses arts ont fait d'elle quelqu'un de respecter et je dois dire que sa maîtrise des arts du soin par les énergies du corps font qu'elle n'a pas vieilli en presque trente ans, elle aussi. Peut-être cela vient de là ? Je ne sais pas.

Ce que Watari ne disait par économie de ses mérites au quotidien, c'était que le jeune samouraï était dans une condition physique optimale. Son corps semblait être un parfait compromis entre taille, agilité et force. Sa respiration elle-même témoignait d'une certaine forme d'expérience dans les arts samouraï, car celle-ci semblait particulièrement contrôlée et optimale. Il avait intégré le réflexe de ne faire que les plus précis et les plus économes mouvements avec tant de force, qu'il était devenu inconscient pour lui d'appliquer les préceptes de ses arts. Et vous, vous semblez être dans vos plus beaux printemps. Quelle âge avez-vous, Lee-dono ? Il se garderait bien de poursuivre l'analogie entre la jeune femme et sa génitrice, même si les deux femmes, séparées probablement par l'âge et l'expérience, avaient comme point commun d'avoir une certaine prestance féminine en ce qui concerne le volume de leurs atours. De nombreuses femmes qu'il avait connues, de très près ou d'un peu plus loin, n'avaient pas autant d'arguments à utiliser pour emmagasiner le flot de leurs culinaires conquêtes. Cela étant, ses souvenirs lui rappelait que Torahime n'avait jamais été quelqu'un à l'appétit pantagruélique, ce qui marquait une différence avec les démons auquel on pouvait la comparer. Au contraire, elle se nourrissait de manière précise et avec une régularité inspirée probablement de sa maîtrise des arts médicaux.

Que sont les eiseinin ? Un corps d'élite réunissant les maîtres des arts médicaux ninja ? Chez moi, les médecins n'ont pas véritablement d'unité spécialisée pour les regrouper, hormis les temples où certains officient à plusieurs. Notre culture martiale les pousse à malgré tout, entretenir une certaine maîtrise des arts samouraïs, bien que c'est la force des médecins plus que leur technique qui font d'eux de terrifiants adversaires.

Professoral, comme à son habitude, il notait la détermination dans le regard de la jeune médecin. Ces regards, il les connaissaient. Tant pour les avoir vu dans les yeux de certains disciples, que l'avoir porté dans le passé. Gardez cette flamme passionnée dans votre regard et continuez vos efforts. A vous voir, j'ai confiance en l'espoir que ceux-ci vous porteront vers votre but si vous persistez sur votre voie. Il sourit doucement en buvant une gorgée de thé. Les grades, créés à l'origine par Kiri, sont parfois des instruments politiques. Ils servent à imposer une hiérarchie, ce qui peut parfois amener à des moments incertains où le grade ne fait pas honneur à celui que l'on souhaite pénaliser ou contrôler. En vérité, tout comme les sages le rappellent, l'habit ne fait pas le moine. Le grade n'a jamais été totalement le miroir du grade du guerrier.

Et pour être originaire de Kiri, il le savait très justement. Les grades ne rendaient que très rarement totalement honneur à l'implication des plus méritants. Fallait-il encore espérer qu'ici, à Iwa, les mérites seraient plus reconnus... Le temps lui dirait.
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Mer 27 Déc 2017 - 18:41
Il semblerait qu'il respecte ses mochis autant que tu respectes tes desserts. Était-il lui aussi un fervent amateur de nourriture ? Cette pensée te fit sourire. Tu repensas à tes comparses de l'Iwa Shukusai, leurs carrures dissimulaient un appétit que personne n'aurait pu présager. La tienne aussi ne laissait point deviner une telle voracité - bien que tout le monde semblait s'accorder sur le fait que toutes ses bonnes choses finissent dans tes formes... Une remarque qui te lassait mais que tu savais impossible à éviter. Une remarque que tu subissais depuis que ton corps commença à se transformer pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. Une remarque avec laquelle tu faisais parce que tu n'avais pas le choix. Mais il ne la fit pas. Même en te voyant manger plus que tes homologues féminines, il ne dit rien, te demandant plutôt de deviner son âge. "Hum..."

Tu le scrutes, te concentre. Tu n'es pas très douée pour ce genre de choses : "Je ne saurais dire... Vous pourriez être plus jeune comme plus vieux !". Et tu t'amuses avec le liquide fumant en le touillant, il est donc âgé de 27 printemps pour le dire joliment : "Si c'est le cas vous devriez la remercier, car je ne l'aurais pas deviné". Ce n'est peut-être pas très poli mais tu poses tes coudes sur la table. Amènes la tasse à tes lèvres et le scrute ; prends le temps de t'attarder sur ses traits. Effectivement, même appuyé par le destin, le temps avait du mal à marquer son emprise sur le samouraï et, il ne faisait aucun doute que l'aide de sa génitrice - de par ses gênes et sa maitrise des soins - fut des plus précieuses.

À nouveau tes lèvres s'étire. Puis tes joues prennent une légère teinte pourpre pendant que ton visage mime des traits ahuris : tu es flattée par son compliment. "Je compte 25 printemps, 26 si vous comptez à la manière de ma tribu !". Cela pouvait troubler mais, la raison de cette année supplémentaire était des plus simples cependant, tu la gardais pour toi, attendant qu'il manifeste un signe de curiosité pour la lui donner.

Tu finis un yukan, commence à entamer son double avant de faire passer le tout et, t'étonne de la facilité avec laquelle il déduisit le rôle du corps que tu souhaites intégrer : "C'est cela, les eiseinin réunissent les meilleurs shinobis médecins !". Tu reposes la tasse ; croise les bras sur la table et triture ses derniers ; la description qu'il te fait des médecins de sa terre d'origine, est proche de ce à quoi tu aspires : "J'aimerais rencontrer l'un d'eux un jour... En apprendre plus... La vie de nomade est agréable mais, rend l'enseignement difficile d'accès. Mon clan, comme beaucoup d'autres clans nomades, a appris sur le tas. Parfois nous échangions avec d'autres tribus afin d'approfondir nos connaissances mais le plus souvent nous nous débrouillions seuls, avec les quelques bases acquises. Il fallait donc être malin, se montrer ingénieux pour progresser". Sur ces mots ton esprit divague, songe à cette période avec une douce mélancolie ; ton apprentissage était loin d'être des plus parfaits pourtant, à tes yeux, tu eus les meilleurs instructeurs qui puissent exister. Ainsi, tu n'avais pas le droit de dénigrer leurs enseignements.

L'Hoshino te tire de tes pensées, un autre compliment ou plutôt un encouragement. Encore une fois une sorte de malaise te prends : tu ne sais pas comment agir face à de tels mots... Pas parce que c'est un homme ; pas à cause de lui en particulier mais, parce que tu ne sais toujours pas comment accepter ces mots qui te gênent ; ces mots que tu ne penses pas mériter... Mais il n'en dit pas plus ; enchaîne sur cette histoire de grade ce qui t'arrange bien.
Kiri, encore. "Le pays dont vous vous êtes échappé semble si injuste... Je ne crois pas qu'Iwa traite ses hommes comme ça... J'en suis même persuadée ! Et le Tsuchikage est un homme juste, il saura vous rendre honneur !".

Tu te sens désolée pour lui. Alors que tu ne connais rien de cette nation, un sentiment désagréable nait en toi. Et peut importe les efforts pour les repousser, tu ne peux t'empêcher de te dire que cet homme et sa famille se sont échappés d'un terrible enfer... Or, tu ne veux pas rester sur une note si amère : "Mais Honshino-dono, parlez-moi plutôt de Tetsu no Kuni. Avez-vous connu le pays du fer ? Il parait qu'il y fait très froid !", finis-tu sur une note plus enjouée.
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Mer 27 Déc 2017 - 20:17
L’art de marcher sur un fil tendue. Ramener les femmes à leurs spécificités biologiques était une stratégie audacieuse pour bien des hommes qui ne craignaient pas d’être perçus comme des pourceaux impolis. Mais depuis toujours, Watari n’était pas de ceux-là. Au contraire même, il était plutôt de ceux qui, plus jeunes, timides, n’osaient clairement pas imaginer se rapprocher des femmes. Au contraire même. Dans les mœurs de Tetsu no Kuni, la beauté va à l’homme et à son serment, son honneur, son labeur, sa quête de perfection et de bravoure. Dans cette équation, les femmes étaient perçues comme des désirs brouillant l’illumination, des attaches qui se jouaient bien souvent des hommes pour les détourner de la Voie du guerrier. D’un naturel timide et formé par les leçons expertes et les préceptes sages de son aïeul, Hoshino Iga-no-Kami Kazan, il acceptait difficilement son attirance pour les femmes et les affres auquel celles-ci pouvaient l’entraîner.

Fort face à l’adversité, mais clairement faible face à la beauté du sexe féminin, Watari restait donc très prudent et ne se permettrait jamais de faire une remarque à la fois sur l’appétit ou les formes de son interlocutrice qui était, rappelons-le, à peine une connaissance pour le moment. Pour autant, il y avait plus à relever que la poitrine de la jeune médecin. Outre ses estimations sur son âge, elle l’observât de longs instants, posant ses coudes sur la table. Watari resta stoïque face à celle qui le scrutait ; après tout, il était responsable de la curiosité de celle-ci. Mais elle lui confirma que Torahime avait de beau jour face à elle, malgré les années passant et passées. En tout cas, pour en rester sur l’âge, sujet de conversation, la kunoichi semble touchée par son compliment qui fit mouche. Plus encore, il semblait avoir vu juste ; elle était plus jeune que lui. De peu, pourtant. Mais elle embrasse la deuxième moitié de la vingtaine avec beaucoup de grâce, se permet-il de penser. Il préférait relever un autre point d’intérêt fort curieux…
Dès qu’il put reposer sa tasse et son thé, il le releva alors : Votre tribu, vous dîtes ? Vous savez attirer mon attention. Vous êtes donc une nomade ? Dîtes-m’en plus sur votre tradition ! Ancien voyageur, peut-être avait-il déjà croisé la route de la tribu de la jeune femme ou en avait-il entendu parler. Depuis qu’il était rentré dans la danse des villages cachés des différents pays, il fallait admettre que sa liberté s’en était ressentie. Parfois, le village caché de Kiri avait eu l’air d’une prison ; parfois celui-ci lui avait donné la sensation d’être en cage, ou d’un otage, alors même qu’il l’avait fondé.

Le fait qu’elle aborda ensuite les médecins le fit réagir un peu à retardement. Peut-être était-ce l’idée de fonder Kiri qui lui avait ainsi donné la puce à l’oreille. Watari l’écouta finir ses différentes interventions, avant de réagir : Attendez. Je crois que j’en connais un. Il fut mon sensei, lorsque je voyageais. Uzumaki Hayate, du pays des tourbillons et de l’académie du pays des Remparts. Un joyeux briscard qui aime le saké autant que les femmes, mais quelqu’un de fiable et de généreux. Un puissant ninja aussi. Et un très grand ninja médecin. Par contre… Il est encore plus nomade que vous et moi, j’en ai peur. Je ne saurais vous dire où il est, aujourd’hui. Sacré professeur que voilà. Voyageur portant une enfant dans un lange attaché à son torse, sa fille avait tant voyagé ! Que devenait-elle, d’ailleurs ? Ryu… Ryuko. La fille du dragon. Et pour en venir à Tetsu no Kuni… C’est un pays fort militaire. Mais contrairement aux shinobis, nous croyons en d’autres traditions, d’autres mœurs. Par chez moi, l’honneur est la chose la plus importante. L’honneur en chaque chose, en chaque instant. Seul l’honneur et la vertu permettent de protéger l’harmonie et la paix. Et c’est par l’harmonie et la paix intérieure, que nous espérons pouvoir faire un monde meilleure, nous élever et nous éloigner de la chaîne des réincarnations et du karma.

C’était un résumé à la fois court, succinct, mais qui englobait pourtant aussi de nombreux sujets importants pour les traditions des samouraïs. Il y avait plus à en dire. Les hivers sont rigoureux, mais les printemps resplendissent par le vol des pétales de cerisier. Les étés sont chauds, festifs, et les automnes sont favorables à la contemplation. Le shogun et ses vassaux dirigent les régions. Ma famille, alliée du Shogun depuis des générations, dirige la province d’Iga. Si l’ordre est un peu rigide au pays du fer, la vie y est paisible et calme. Il y a malgré tout un peu de misère, mais cela dépends des provinces et des chefs de clans. Je sais que ma famille s’assure que jamais, famine il n’y ait pour les habitants de la province…

Une culture et un monde à part. C’est en parlant ainsi de son pays d’origine qu’il se prit à être nostalgique de celui-ci. J’y retournerais bientôt, pour accompagner le shodaime Tsuchikage... Si la nouvelle pouvait être joyeuse, il n’ignorait cependant pas les risques qu’un sommet des Kage pouvaient amener… Le moment venu, il espérait pouvoir protéger son cousin, Iwa et Tetsu, ainsi que leurs habitants.
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Jeu 25 Jan 2018 - 13:34
L'Hoshino se montra très enthousiaste quant à apprendre plus sur tes traditions, provoquant chez toi, un rire des plus spontané. Tu ne sais s'il fut agréable à écouter, personne ne t'appris à rire avec manière... Et heureusement tu ne mangeais, ni buvais à ce moment-là auquel cas tu te serais retrouvé bien ridicule face à lui... Plus encore tu espérais que ce dernier ne sonne pas comme de la moquerie... Loin de toi l'idée de le tourner en ridicule, simplement tu ne t'attendais pas à un tel entrain. Portant ton regard vers la baie vitrée, tu arranges quelques mèches, en réfléchissant à quelques sujets captivants afin de ne pas trop l'ennuyer, car il fallait bien l'avouer : malgré son élan, il n'y avait que peu de choses intéressantes à raconter...

"Je vous ai parlé de l'âge donc, commençons par ça ! Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, je compte vingt-cinq printemps. Vingt-six si l'on compte à notre manière, car contrairement à vous nous commençons à calculer l'âge au début de la grossesse. Ainsi, une fois nés, nous avons automatiquement un an. Jusque là rien de bien compliqué !" - Une énième bouchée, une énième gorgées avant de reprendre - "En plus de cela nous comptons par année civile et non par date de naissance, si je puis dire... Nous ajoutons donc encore un an à chaque début d'année, ce qui fait que certains se retrouvent avec un décalage de deux ans ! Un peu compliqué n'est-ce pas ?" - Tu lui offres un sourire compatissant et, continues - "Concrètement cela signifie quand l'an 202 je compterai : vingt-sept printemps, plus un printemps donc Vingt-huit printemps ! Parce que je suis née durant les périodes de beaux temps et non au début d'année, en hiver ! Enfin, pour rendre tout ceci encore plus complexe, nous possédons un calendrier lunaire sur lequel nous nous basons. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce dernier n'influe pas sur notre âge mais bien sur notre date de naissance qui n'est donc pas fixe sur le calendrier commun au Yukan."

Une explication longue, scabreuse qui aurait pu avoir raison de la curiosité de ton interlocuteur... Ayant pris conscience de ceci, tu t'empressas de te rattraper... "Oh mais rassurez-vous ! En réalité, une fois qu'on a compris le principe tout devient très clair !". Ainsi, après cette maladroite tentative, tu te précipites sur le peu de nourriture qu'il te reste. Engloutissant desserts jusqu'à la dernière miette et, thé jusqu'à la dernière goutte...
Profitant du passage d'un serveur tu passas une nouvelle commande. Demandant un thé d'une autre sorte et des mochis de diverses saveurs ; faisant usage de ce temps pour aborder un autre pan de ta culture, moins pompant cette fois... "Puis nos spécificités ne s'arrêtent pas là ! Je vais continuer à vous embêter un peu avec l'âge mais, chez nous il n'est pas impoli de le demander, car c'est une information difficile à deviner or, c'est cet élément qui détermine la façon dont nous adresserons à une personne. Évidemment lorsqu'il s'agit de personnes proches, cela diffère un peu. Aussi nous possédons un dialecte et une écriture qui nous sont propres ainsi que bien d'autres choses !"

Tu aurais pu continuer longtemps mais, tu estimas lui avoir assez bassiné les oreilles ; lui cédant le tour, portant la même attention à ses paroles.

Il évoqua un nom qui fit faiblement écho dans ta tête. Si tu avais bel et bien entendu des rumeurs sur les Uzumaki, l'homme dont il fit mention ne te disait rien... "Si le nom de ce clan m'est vaguement familier, je n'ai malheureusement jamais rencontré l'un d'entre eux... Enfin, pas à ma connaissance, vous m'en voyez désolée..."

Enfin l'Hoshino aborda l'objet de ta dernière question : Tetsu no Kuni. Concentrée, tu ne voulais louper aucun de ces mots concernant le pays dont est originaire ton amant. Un pays marqué par des saisons dont tu ne pouvais qu'imaginer les multiples beautés... Et tandis qu'il révélait le statut de sa famille en ces contrées, tu te questionnas sur l'ainé Nagamasa et sa relation avec ces terres : de quelles provinces était-il le maitre, quelle était sa place auprès du Shogun... Et plus les questions venaient, plus tu te rendais compte que tu ne le connaissais pas si bien que ça... De ce constat naquit un désagréable sentiment, que tu enfouis au mieux pour ne pas troubler ton locuteur mais, au final c'est toi qui finis par être plus confuse lorsqu'il parla d'y retourner en compagnie du Tsuchikage... "Vous parlez... Du sommet ?..."
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Mar 6 Fév 2018 - 17:06
Eh bien ! Voilà un système de comptage qui n'est pas très courant... Cela signifie qu'étant né l'été, je suis donc à peu près âgé de 28 ans et demi ? Je n'aime pas trop cela à dire vrai, la vieillesse est quelque chose qui ne m'enchante guère, même si c'est la preuve que le temps nous assagit ! Lui qui se sentait encore assez jeune, l'idée de compter ainsi son âge ne lui plaisait que relativement peu : il espérait encore profiter de la plénitude physique de son âge et il se demandait soudainement à quoi il ressemblerait, d'ici quelques années, sous l'effet du passages du temps et des saisons...

Mais peut-être me suis-je perdu dans la manière dont votre clan compte les années ? Il fallait admettre le calcul relativement surprenant et déconcertant pour lui. Mais c'était ainsi que l'on ouvrait ses horizons : en se perdant face à d'exotiques voyages. Sans pour autant se déplacer, les indications de la jeune femme lui permettait d'être ailleurs, ne serait-ce qu'en compagnie du mystérieux et nomadique peuple qui était celle de la kunoichi et soignante d'Iwa. Celle-ci semblait elle aussi profiter d'un autre voyage ; gustatif, celui-ci. Et un peu plus précipité, vu qu'elle semblait assez nerveuse et pressée. Il n'osait pas lui faire remarquer, mais à ainsi manger si vite, elle risquait de s'étouffer ou de hoqueter.

D'autant plus qu'elle ne tarda pas à lui faire comprendre qu'il avait fait un impair en lui demandant son âge. J'espère que vous en m'en voudrez pas pour ma curiosité m'ayant ainsi conduite à nous faire parler sur note âge ! Il savoura quelque peu son thé avant de lui répondre : Ne soyez pas troublé. Je ne connais plus sûr endroit que le pays du fer. Les samouraïs sont les seuls maîtres là-bas. Sauf peut-être avec l'aide d'un félon, je n'imagine pas les défenses de mon pays pouvoir faillir ! Il était très sérieux quand il disait cela. Jamais un ninja n'oserait mettre en colère la nation des épéistes. Car ceux-ci étaient très attachés à leur indépendance et à leur autonomie. Tenter d'agir chez eux, alors qu'ils méprisaient les valeurs des ninjas, était quelque chose de particulièrement audacieux...
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Dégusthétion ft. Lee Sun-Hi

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