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Pas la peine d'en rajouter... [Ft. Reiko]


Ven 1 Déc 2017 - 23:08
Non. Ca, c’était juste pas possible.

C’est dans une situation pour le moins gênante que je me présentais dans une ruelle. J’y avançais à pas feutré, sans Kiseru, me cachant des regards. Ouais, c’était inhabituel étant donné mon habitude de marcher rapidement, en fumant et en me fichant totalement de l’avis extérieur. Mais là, je crois que même mon je-m’en-foutisme avait atteint ses limites. Le problème, c’est que je savais pas quoi faire du coup. Cette situation aussi improbable qu’incroyable m’obligea à me rendre au poste de police pour chercher un soutien. Mais… bordel, qui ? Shojito ? Putain, non. Shôran ? Mouais. Pas sûr qu’il puisse m’aider. Daisuke ? … Ok, j’avais pas le choix.

Toujours en arpentant les plus petites ruelles de Kumo, je finis par me rapprocher lentement mais sûrement du poste de police. J’esquivais largement le chemin principal et la porte d’accès et contournait le bâtiment jusqu’à apercevoir une certaine fenêtre. Avant de monter, je posais longuement mon regard sur celle-ci, le regard plissé, en train de me demander comment j’allais expliquer ça. Sauf que j’avais pas trop d’explications. Et encore moins des explications crédibles.

- Ca me gonfle…


Je lâchais un soupir, empoignait tous les tissus qui pendaient à mon cou et montait sur le mur jusqu’à atteindre la fenêtre. Celle de Reiko. Ouais. Les gens avaient beau la craindre et éviter le plus possible le contact avec elle, il n’en restait pas moins qu’elle avait été mon principal contact depuis mon arrivée. De plus, elle avait sûrement les infos nécessaires pour m’aider.

Une fois au bon étage, je toquais quelques fois de sorte à ne pas me faire descendre à vue en me faisant prendre pour un voleur, un assassin ou un truc du style puis entrait finalement, profitant de la fenêtre ouverte.

- Oi Fukutaicho. Ouais, alors, à propos de ça, genre… ouais. Pas la peine d’en rajouter.


Il y avait pourtant de quoi ajouter. Car si j’affichais toujours la même attitude flegmatique et lasse, ça ne changeait aucunement que trois bébés étaient accrochés par un tissu à mon cou. Ils dormaient paisiblement, mais si c’était leur gestion le problème, je n’aurais pas eu à venir.

- J'vais avoir besoin de toi.
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Ven 1 Déc 2017 - 23:45
Concentrée...

Comme à ton habitude, tu étais occupée à rédiger encore et encore de la paperasse. Le rôle de Fukutaicho était une parfaite hybridation entre le terrain et les bureaux. Bien que ces derniers temps, tu avais tendance à te terrer davantage sous un tas de papier. Franchement, ce n'était pas tant pour ça que tu t'étais engagée, mais tu ne t'en plaignais pas. Tu n'étais pas du genre à réclamer un meilleur traitement ou quoi que ce soit. Pas comme la moitié de tes policiers qui venaient te voir toi ou Daisuke régulièrement pour espérer une augmentation de salaire. A croire qu'ils en oubliaient pourquoi ils s'étaient engagés.

Enfin... Tu ne te faisais pas d'illusion. Même toi au fond, tu n'étais pas une fervente adepte de la justice. Tu te contentais de faire ton job qui servait tes intérêts et ceux du village. Une sorte de donnant donnant qui allait à tout les parties.

Soupirant, tu prévoyais néanmoins une journée assez calme en perspective. Depuis bien longtemps, tu avais réussi à placer des heures que tu allais consacrer à ton entrainement, et ceux en pleine journée. Chose assez rare en réalité. Ces derniers temps, tu faisais davantage du nocturne plus qu'autre chose. Enfin, tu n'avais pas vraiment le choix, la charge du métier te l'imposait.

Levant tes yeux tandis qu'on tapait à la porte, tu fronçais déjà les sourcils à la simple idée de voir un autre parasite demander une promotion ou une augmentation de salaire. Enfin... En réalité, cela aurait été bien mieux que ce qui te faisait face actuellement. Hisao avec des... bambins ? Mais où les avait-il volé ? Et à qui surtout. Arquant un sourcil, celui-ci s'était présenté pour te demander ton aide.

- Je ne savais pas que tu avais des enfants.


Disais-tu d'un ton toujours brutal. La situation ne t'amusait cependant pas beaucoup. Que venait-il faire avec... ça ? Te levant de ton bureau, tu le jugeais rapidement du regard tandis que celui-ci se posa sur les enfants. Il avait interet à te donner une bonne explication pour avoir ramener ça au boulot de la sorte.

- Explique-toi, et vite.


Il ne devait surtout pas ce louper. Sans quoi tu allais l'expédier vers la sortie bien brutalement lui et ces choses qui pendouillaient à son cou.

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Sam 2 Déc 2017 - 0:27
Bien entendu, l’accueil fut glacial. Enfin, pas exactement. Je me sentis vraiment oppresser par son regard, qui semblait me juger plus que jamais auparavant. On était reparti dans une configuration où chaque mot sortant de ma bouche devait être choisi avec grand soin. Sinon ? Je me faisais massacrer, tout simplement. Et puis, ce n’est pas parce que je ne suis pas tombé dans les mêmes schémas décrits par Daisuke ou Nué que j’étais définitivement en sécurité de ses foudres. Loin de là. Néanmoins, je ne laissai pas planer longtemps le silence. Finalement, la vérité étant encore le moins bizarre à dire.

- Ce ne sont pas les miens. Ils étaient comme abandonnés dans la ville basse.
lançais-je avant de préciser une chose importante. Je suis resté vingt minutes à les surveiller environ, personne s’est pointé pour les chercher. Et j’aurais été les récupérer encore plus rapidement s’ils n’étaient pas en sécurité à l’ombre.

En effet, s’il faisait bon, le soleil pouvait être mortel pour des enfants de cet âge. J’étais resté dans le doute où un parent inconscient les avait abandonnés pour X ou Y raison. Et bien sûr, il s’en serait pris plein la gueule pour avoir adopté un caractère aussi scandaleux. Mais rien du tout… Du coup, j’avais pas d’autre choix que de les transporter. Mais en marchant, j’avais croisé des gens que je connaissais, et c’était parti dans des discussions sans intérêt pendant vingt plombes, d’où mon envie d’être discret sur cette affaire. Et puis, au niveau des inconnus, ça posait problème le combo bébé/chaînes de prisonnier.

Enfin bon, l’important, c’était pas vraiment mon image. Je devais avant tout les ramener chez eux. Mais c’était ça le problème, je savais pas du tout par où commencer. Et c’est là où Reiko pourra peut-être m’aider. J’sais bien qu’elle bosse comme une tarée, mais j’ai pas le choix.

- J’veux bien les ramener, mais il me faudrait sûrement des infos comme les orphelinats du coin, des éventuelles annonces ou alertes sur des bébés, bref du concret. Daisuke est sûrement pas là donc je peux pas compter sur lui et les autres bah… bah c’est les autres quoi.


L’affaire était finalement on ne peut plus sérieuse, mais c’est vrai que la situation, telle qu’elle se présentait, pouvait paraître incommodante. Assez pour que Reiko m’envoie me faire mettre.

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Sam 2 Déc 2017 - 14:40
Ennuyée...

Franchement... Tu ne pensais pas que c'était le genre d'Hisao de se foutre dans un merdier pareil. Enfin... D'une manière ou d'une autre, il avait bien agit. Bien que tu te foutais de ce qui était bien ou pas, le fait était que laisser ces enfants dans la rue comme ça n'était clairement pas à une chose à faire. Fronçant les sourcils, tu daignais par la suite écouter son histoire. Apparemment, ces trois gosses avaient été tout bonnement abandonnés... Arquant un sourcil, tu te demandais bien qui pouvait faire ce genre de chose. Y avait des moyens plus efficace pour se débarrasser d'enfants indésirés...

Soupirant, Hisao te racontait alors qu'il était là pour que tu puisses l'aider dans sa recherche. Il ne semblait pas faire confiance aux autres et Daisuke n'était pas présent en cet instant. Forcément, ce fut sur toi que son choix se porta... Plissant les yeux, tu gardais pour toi le fait que tu détestais les gosses presque encore plus que le monde lui même. Mais bon... Tu ne pouvais pas non plus lui tourner le dos.

- Bien... Quelle histoire ... étrange ? Bref, je vais ordonner à Raka et Aya de sillonner le village en quête d'information.


Rangeant quelques petits trucs sur ton bureau, tu sortais alors de celui-ci pour aller interpeller les deux personnes en question. Après un petit briefing sur cette situation saugrenue, ceux-ci s’exécutèrent de leurs cotés. Te retournant alors vers Hisao qui était toujours porteur de trois parasite, tu soupirais avant de lui donner ses directives.

- Toi et moi on va aller à l'Orphelinat. On trouvera peut être des informations là-bas.


Heureusement pour toi, la densité de monde qui arpentait les rues de la ville en cet instant se retrouvait être bien moindre qu'en temps normal. La faute à une petite baisse d'activité saisonnière. L'Orphelinat quant à lui se retrouvait lui aussi bien loin de la place publique. Il n'y avait pas grand chose à craindre quant au fait de tomber sur une foule abondante.

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Sam 2 Déc 2017 - 17:03
Etrange ? Putain, elle était sur la retenue. Mais je n’allais pas me plaindre, elle ne mit pas longtemps à accepter de m’aider en envoyant notamment deux de mes collègues à la recherche d’une quelconque information. Les mains dans les poches, j’attendais patiemment qu’elle revienne tout en regardant avec consternation les trois morveux que je me coltinais. Elle était peut-être déjà gonflée par la situation, mais qu’elle soit contente, c’est pas elle qui doit les trimballer. Putain merde, je peux même pas fumer quoi.

Elle proposa sans trop attendre de se rendre à l’orphelinat de Kumo. Visiblement, il n’y en avait pas plusieurs, ce qui allait faciliter la tâche. Etant donné que je ne connais toujours pas parfaitement les lieux, le fait qu’elle accepte de m’accompagner me facilitera la tâche. D’ailleurs, je m’étonnais qu’elle accepte elle-même de bouger pour ça. Je la pensais plus… distante pour des conneries de ce style.

- Compris Fukutaicho, merci pour le coup de main. Par contre… si on pouvait éviter le plus possible de passer à travers le bureau et la foule. Pour des raisons évidentes.

Non mais, question de pratique. Si on me voyait me balader avec trois bébés aux côtés de la Fukutaicho, les rumeurs n’arrêteraient jamais. Et même dans la rue, ça pourrait être un risque. Mais je pense que ma requête allait vite être prise en considération. Connaissant l’aversion de Reiko pour les gens, surtout en grand nombre, je ne me faisais pas trop de souci là-dessus.

Lorsque nous atteignîmes la rue, Reiko décida elle-même du chemin à prendre. Notre marche était rapide et si l’orphelinat était loin, on allait pas réellement tardé à l’atteindre. Le seul truc, c’est que mes pas étaient encore plus… ‘’détendus’’ que d’habitude. Si je réveillais ces gosses, je crois que ma patience le supporterait pas.

- Si on retrouve les parents de ces mômes. Même dans l'optique où ils les cherchaient... est-ce qu'ils risquent de grosses emmerdes ?
Après tout, ils ont été complètement cons et inconscients avec leurs enfants.


Question légitime, après tout. Je sais que Reiko est aussi récente que moi dans la police, mais elle a déjà une meilleure vision des règles et des lois.

Eh merde. J’empoignais un des tissus qui soutenait le bébé le plus à droite et donnait quelques à-coups en le sentant se réveiller. Mais finalement, la catastrophe fut rapidement évitée. J’aurais bien demandé à Reiko d’en porter au moins un pour me décharger, mais j’ai comme qui dirait la sensation – parfaitement étonnante – qu’elle refusera. Et au pire, elle m’enverrait me faire foutre. Donc… ouais.

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Dim 3 Déc 2017 - 15:58
Perturbée...

Tu n'avais pas pour habitude de gérer ce genre de cas... épineux ? Hisao quant à lui semblait tout aussi confus que toi. Même si tu avais rapidement improvisé un protocole, tu ne savais pas comment allait se dérouler l'avenir. Bien entendu, dans l'idéal, les parents allaient être retrouvés. Mais, même dans ce cas là, Hisao avait soulevé un problème dont tu n'avais certainement pas la réponse la plus juste. Qu'alliez vous faire ? Rendre ces gosses abandonnés à leurs parents indignes ?

- Franchement, je n'en sais rien. Il n'y a aucune règle établit à ce sujet pour le moment. Ce genre de cas ne se présente que trop rarement pour en faire une généralité. De plus, nous n'avons pas toutes les informations nécessaires.


Marchant toujours vers l'Orphelinat, tu avais une cadence rapide, ne prenant pas en considération la situation délicate de ton subalterne. Celui-ci était un ninja, il devait certainement pouvoir jongler aisément avec quelques poids de cinq kilos. Cette histoire t'ennuyait beaucoup, à cause de celle-ci, tu avais du changer tes plans. Adieu la journée tranquille en perspective, bonjour les emmerdes.

- Enfin une chose est claire. Si leurs parents les ont abandonné sciemment, c'est de moi qu'ils devront avoir peur, pas de la justice.


Tu avais beau essayé d'être plus agréable avec les gens, d'être moins violente. De t'améliorer dans le bon sens. Même ta patience avait des limites. Tu détestais les gosses, mais tu possédais suffisamment de cœur pour comprendre que c'était odieux de faire ce genre de chose. Et tu refusais que des enfoirés s'en sortant avec leurs deux jambes.

- Quand on rencontrera l'Orphelinat, il vaut mieux que ce soit qui communique avec eux. Je risque de ne pas être la plus diplomate des personnes dans ce genre de cas.


Au moins la couleur avait été annoncée. Si Hisao ne voulait pas que tu fasses une tuerie dans cet endroit qui allait certainement t'oppresser, il allait devoir prendre les devants au moins pour cette phase de la recherche. Pour le reste, tu pouvais pleinement gérer.

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Dim 3 Déc 2017 - 18:34
Hm. Ca semblait logique que Reiko ne puisse pas répondre à une telle question. Du moins, pas aussi précisément qu’elle n’aurait pu le faire dans une autre situation. Du coup, on allait devoir attendre d’avoir un peu plus d’informations là-dessus… Quelle galère. J’amenais à ma bouche mes doigts qui, privés de Kiseru, ne firent qu’effleurer mes lèvres dans un mouvement un peu défaitiste avant de retourner dans ma poche. Font chier ces bébés aussi.

- Bon. Alors en tant que représentant de la justice, je veillerais à ce que tu ne leur fasses pas trop mal.

Est-ce que j’en avais vraiment envie ? Pas trop. Si je me montrais moqueur avec elle, je la comprenais parfaitement. Je n’aurais pas pensé qu’elle exprimerait cette once de haine contre les responsables. Qu’elle massacre des criminels durant un interrogatoire ou un combat, je pouvais le concevoir. Mais là, malgré l’aversion qu’elle avait affichée en me voyant me ramener avec ces trois-là, je sentais qu’elle était … contrariée. En colère. Enfin, bref, un sentiment du style.

- Compris. J’peux m’en occuper. Enfin, pas sûr que je sois très patient avec tous les gosses qui y seront mais ça devrait aller.

Si j’aimais me montrer provocateur et taquin, notamment avec des individus qui l’étaient également, j’avais un peu de mal à réagir en présence d’enfant. Du coup, on allait pas avoir d’autres choix que d’isoler les gérants afin d’avoir un peu de tranquillité. Et puis… à entendre Reiko, tout en connaissant son caractère, valait mieux que j’aie à gérer des gamins et une Fukutaicho agacée.

Toujours en route vers l’orphelinat, qui était visiblement un peu plus loin que je ne l’aurais imaginé, je commençais à être un peu tendu. Ca devait bien faire une heure que j’avais pas fumé. Putain, j’avais vraiment plus l’habitude. Du coup, tout en profitant qu’on était encore en chemin, je n’avais d’autre choix que de réengager un peu la conversation. Et puis, à force, je pensais qu’elle serait peut-être un peu plus ouverte aux questions personnelles.

- Dis-moi, Reiko. Je sais bien que tu risques de m’incendier pour cette question mais… tu avais mal réagi quand je t’avais parlé du Nidaime lors de ma première patrouille. De ce que j’ai entendu de lui, si tu as quelqu’un avec qui t’entendre parmi ton clan, c’est lui. Alors… pourquoi cette réaction ?


Je soupirais. Je me jetais la tête la première dans un sujet très délicat, mais je lui faisais rapidement comprendre qu’elle avait tous les droits de balayer ce sujet de la conversation. Y avait des trucs qu’on voulait juste garder pour soi, surtout avec un simple collègue. Mais bon, fallait parfois être un peu tête brûlée pour savoir des trucs. Et au pire des cas, j’aurais au moins une indication avec sa réponse.

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Dim 3 Déc 2017 - 19:32
Perplexe...

Tentait-il de l'humour avec toi ? Insensée... Tu n'aimais pourtant pas ça en temps normal, et tu ne lui avais jamais fait comprendre qu'il pouvait se permettre ce genre de chose avec toi. Mais bon... Tu te contentas d'hausser les yeux, tu n'allais pas l'attaquer pour si peu. Tu n'étais juste pas encore capable de sympathiser quand bien même tu entretenais une relation correcte avec lui. D'entre tous, il avait toujours su se préserver de tes foudres, certainement qu'il allait encore continuer un peu.

Très vite il enchaîna sur son accord quant au fait de gérer l'interrogatoire des gérants de l'orphelinat. Tu lui décochas un regard sérieux mais qui dans un sens se voulait gratifiant. Tu ne pouvais décemment pas snober ces gosses. Toujours à brailler dans tout les sens, à s'agiter de partout, à faire du bruit... Franchement, tu ne pouvais clairement pas garder ton calme dans ce genre de situation et bien souvent, tu explosais dans une furieuse colère infinie. Ils avaient beau n'être que des gosses, on ne faisait pas chier Metaru Reiko impunément.

Au final, il en vint sur un sujet épineux. Ton frère... Bien que tu semblais avoir brisé la glace depuis peu, il te fallait du temps pour véritablement te refaire un avis construit et concret sur lui. Dans tout les cas, contre attente, tu ne bronchais pas lorsqu'il le mentionnait. Alors que tantôt, tu lui aurais fait ravaler ses mots bébé ou pas, là tu te contentais de l'écouter et de songer à lui donner une réponse correcte.

- Disons que j'ai eu quelques soucis personnelles avec lui. Avec tout mon clan en fait... Ou tout le monde. Qu'importe.


Il était vrai que presque la totalité des habitants de ce lopin de terre voulait ta mort, si on revenait quelques mois en arrière. Depuis, tu avais su arranger certaines choses, en aggraver d'autres. Ton clan te voyait un peu mieux, ton frère aussi. Certains personnes arrivaient à t'apprécier bien que c'était contre ta volonté. Et ta position au sein de la police ainsi que la travaille que tu fournissais avait su apporter son lot de bonne image. Enfin... Au fond tu t'en foutais toujours. Bien que tu accordais quand même un peu plus de crédit au regard des gens, tu restais foncièrement une personne solitaire.

- Et il a toujours tenté de me recadrer. Malheureusement, tout Raikage qu'il est, il n'a jamais eu la force pour me forcer à faire quoi que ce soit.


Tu parlais calmement, mais il y avait toujours ce froid. Même si Hisao devait certainement être incapable de percevoir la différence. Il faut savoir que cela t'aurait été impossible de parler de ce genre de chose avec lui, tantôt.

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Dim 3 Déc 2017 - 20:14
Mes sourcils s’arquèrent calmement en l’entendant répondre. Je désirais sincèrement en apprendre plus sur cette partie de son histoire, mais je m’attendais à tout sauf à un début de réponse. J’avais même déposé, dans un geste qui semblait au premier abord anodin, ma main autour des morceaux de tissus soutenant les bébés qui pendaient à mon cou. Au cas où j’avais besoin d’effectuer une esquive aussi soudaine que… prévisible. Mais non. J’avais presque honte, en fait. Je l’avais toujours considérée comme une personne normale malgré sa relative froideur. Mais peut-être que les discours incessants sur son agressivité avaient fini par développer ma vigilance vis-à-vis d’elle. Les discours et les faits, pour être franc…

- J’ai cru comprendre que c’était tendu avec pas mal de monde, ouais.


Une simple constatation qui trahissait en moi un certain… mal-être. Si c’était indirectement, je savais ce que pouvait représenter le conflit, l’isolation, le mépris d’autrui ou encore leur jugement. Il y en avait, en prison. Et moi-même, tout solitaire que j’étais, avais subi ce genre de poids sur la conscience. Pour des raisons qui m’étaient propre. Alors elle, avec sa famille ? Son grand frère, si je ne me trompais pas ?

C’était une femme solide. Pas seulement de l’extérieur. Il ne me fallut en effet pas plus de deux conversations pour m’en rendre compte. Cependant, on peut pas éternellement tourner le dos à tout le monde. Le problème, c’est que j’avais du mal à saisir ce qu’elle lui reprochait. D’après les rumeurs, c’était un gars protecteur et attentionné. Donc… est-ce qu’il l’a vraiment « recadré » ?

- C’est ton grand frère, c’est ça ? L’ainé veut toujours imposer son opinion à ses petits frères et ses petites sœurs. Ce n’est pas vraiment un mal en soit. C’est ma vision sur tout ça, mais est-ce qu’il essayait pas simplement de te soutenir, là où les autres ne le faisaient peut-être pas ?


C’était une réelle question que je me posais. De ce qu’elle me disait, il avait beau essayer de la recadrer, de la forcer à faire je-ne-sais-quoi, ce n'était pas nécessairement dans le mauvais sens du terme. Je manquais peut-être de détails, mais les gens qui m’ont parlé du caractère violent de Reiko étaient tous des têtes-brûlées qui n’auraient sûrement pas la même réflexion que le Metaru Raikage.

Mais peut-être me trompais-je. C’était… difficile à parler de ça sans détail, surtout avec une personne comme elle. Je voulais faire attention à ce que je disais, mais j’étais dans l’optique de profiter de son ouverture d’esprit aussi soudaine qu’inattendue.
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Dim 3 Déc 2017 - 21:47
Complexe...

Tu ne savais pas trop quoi lui répondre en cet instant. En réalité, la nouvelle relation que tu avais avec ton frère était encore à définir. Vous aviez clarifié certains choses, mais il restait encore pas mal d'endroit obscure, que tu ne pouvais pas résoudre pour le moment. Tu laissais ça au temps, afin qu'il fasse effet et que les réponses s'offrent à toi naturellement. Tu n'y croyais pas trop mais bon... Tu n'avais pas vraiment le choix.

- C'est compliqué. Il m'a abandonné quand j'avais besoin de lui. Du moins c'est toujours ainsi que je l'ai perçu. Ils m'ont tous abandonné et méprisé. J'ai du me rattacher à ce que j'avais.

Et ce que tu avais se contenter d'être que de la méprise, de la colère et de la rancune. Tu t'étais nourrie de ces sentiments tellement longtemps pour survivre que tu avais fini par en devenir une personnification. Ta colère était permanente, aveugle et sourde à toute intervention externe. Il n'y avait rien qui ne pouvait t'arrêter lorsque tu pétais un câble. Et même la fatigue n'avait plus une présence suffisante pour te stopper dans ton élan. Tu avais déjà eu ce genre de crise auparavant, bien moins depuis que tu avais commencé à accumuler les années.

En grandissant tu as su préserver ta haine et ta colère et l'utiliser par petite touche mortelle. Tu as su t'adapter à ces sentiments à ne faire plus qu'un avec eux. C'était aussi une des raisons pour laquelle que même avec tout les efforts du monde, tu ne pouvais pas les chasser indéfiniment. Ils étaient une parti de toi, et le monde ne pouvait que t'accepter sous peine de voir leurs genoux se briser.

- Enfin... Ca va peut être changé. J'en sais rien. En attendant, on ferait mieux de s'occuper de ces gosses.

Ta voix était toujours aussi froide et brutale. Mais le fait que tu t'ouvres un peu à Hisao montrait déjà tout les efforts considérables que tu déployais pour t'améliorer dans le sens commun du terme. Soupirant, tu ne savais pas si tu allais avoir assez de force pour te retenir d'égorger tout ces gosses. Mais il le fallait bien. Sinon Hisao allait devoir t'arrêter au "nom de la justice"... Tu ne le savais pas aussi plaisantin.

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Dim 3 Déc 2017 - 23:00
Bordel. Plus elle parlait et plus j’avais envie de me gratter le crâne avec confusion. Jamais je n’aurais pensé qu’elle était prête à partager ses pensées concernant sa situation et ses relations, mais maintenant qu’elle le fait, je ne sais pas trop comment répondre ou réagir. De manière spontanée sans doute, pour rester fidèle à moi-même. Même si je devais avouer réfléchir un plus plus en sa présence. C’est peut-être le fait de mettre son caractère au milieu de ce dialogue qui rend ça si complexe. Mais finalement, mes pensées étaient assez simples et je me creusais la tête pour pas grand-chose.

- J’comprends la réaction… Pourtant, quand tu dis « Du moins, c’est toujours ainsi que je l’ai perçu », j’entends que tu commences à considérer différemment les choses. C'est une bonne chose.

J’haussais les épaules. C’était l’impression qu’elle me donnait mais c’est vrai que lire en elle était absolument impossible. Même si j’avais eu la chance de ne pas subir les mêmes colères qu’elle a pu démontrées à des gens comme Nué, ça ne voulait pas dire pour autant que je la connaissais ni même que je la comprenais. Du coup, impossible d’évaluer réellement ses paroles, ses gestes ou sa voix.

Elle laissa finalement entendre que sa vision de tout cela allait peut-être changée. Ma précédente question avait donc grossièrement sa réponse. Enfin bon, elle se désengagea plus ou moins subtilement de la conversation en pointant du doigt les gosses. Elle m’en avait déjà dit beaucoup considérant le fait qu’on ne se connaissait pas davantage que comme des collègues.

Sans même acquiescer à Reiko, nous continuâmes notre route jusqu’à l’orphelinat dans un calme qui pouvait être reposant pour certain et lourd pour d’autres. C’était plutôt la deuxième option pour moi, mais contrairement à mes habitudes, je n’avais pas réellement envie de réengager la conversation. Notamment car elle n’en avait possiblement pas envie non plus.

Ainsi, nous arrivions finalement à l’orphelinat, un bâtiment plutôt large, où des clôtures étaient érigées tout autour comme si les gosses n’étaient que de vulgaires moutons incapables de traverser une barrière. Il n’y avait pas un chat à l’extérieur, ce qui signifiait que le bordel sera à l’intérieur. Je me rendis devant la porte, mais avant d’y entrer, j’imposais quelques secondes mon regard sur la Fukutaicho.

- Merci. Pour tout à l’heure, je veux dire. Je sais que c’est pas dans tes habitudes… ni même dans tes goûts de parler de ce genre de choses.


Voilà. C’était tout ce que j’avais à dire ou partager. Je n’attendis pas davantage avant d’entrer. Une horde de gosses se tournèrent vers la porte craquelante que je venais d’ouvrir. Et, malgré les trois avortons que j’avais autour du cou, ils commencèrent à tous paniquer. Certains crièrent que j’étais un monstre, d’autres qu’un prisonnier s’est évadé… Putain, j’y avais même pas pensé à ce détail.

- Pardon. Ca… m'était sorti de la tête. dis-je à l’attention d’une gérante qui s’approchait nerveusement de nous avant de voir les trois bébés que je portais – et qui pleuraient désormais. Oh putain quelle plaie.

- Calmez-vous les enfants, ces gentils parents veulent juste agrand-

- Nous aimerions que vous veniez quelques instants avec nous.


Un peu perdue, et aussi un peu inquiète, la gérante nous amena dans une pièce un peu plus loin. Du moins, elle essaya dans un premier temps, car une petite fille – visiblement plus courageuse que les autres – chargea Reiko en lui enlaçant la jambe.

- Euh… petite…

Bon, ça va, c’était juste une petite fille un peu active. Reiko devrait s’en sortir… n’est-ce pas ? Si le vacarme monstre d’avant ne l’avait pas trop énervée…
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Lun 4 Déc 2017 - 10:49
Irritée...

Et voilà, il avait fallu que de seulement quelques instants avant que sentes tes nerfs se crisper. Des gosses, de la vermine qui pullulait au sein d'une même pièce. Faisant du bruit encore et encore... Par ailleurs, Hisao les avait effrayé avec ces chaines, ce qui avait eu pour effet de lancer une cohue que l'on pouvait difficilement calmer. Quelles idées de porter des chaines pareilles en allant voir des bambins franchement... Ceci dit, même toi tu avais fini par oublier qu'il portait ce genre de chose. Au bout d'un moment, cela était devenue tout naturel, une composante indisponible de la panoplie d'Hisao. Soupirant, tu te frottais les tempes pour tenter désespérément de ne pas exploser.

Tandis qu'Hisao improvisa une phrase afin de pouvoir s'isoler avec aux moins quelques employés de l'Orphelinat, une gamine plus insolente et idiote que le reste vint agripper à ta jambe comme si elle était une peluche. Dégoutée et crispée au plus haut point, tu semblais avoir oublié tout les efforts que tu tentais de faire depuis ta réconciliation partielle avec ton frère.

- Gamine, lâche moi !


Tu bougeais alors ta jambe, dans tout les sens, ce qui ne manquait pas de trimballer la petite à gauche à droite. La peste était têtue, et à mesure qu'elle s'accrochait à toi, tu ne pouvais t'empêcher d'accélérer et de renforcer les accoues. Bordel... Tu n'avais clairement pas envie de provoquer un accident dramatique mais à ce stade...

- Petite, si tu me lâches pas, je vais égorger tes amies et tes peluches. Et crois moi, à la minute où tu essayeras de dormir pour oublier tout ça, je serais là pour t'observer.


D'une voix grave et d'un visage sérieux. Rien ne laissait présager une plaisanterie de mauvais gout. Pour tout le monde, tu semblais plus que sincère. La petite afficha alors un visage déconfit puis parti bien rapidement en pleurant. En même temps, on t'avait jamais apprit à gérer des gosses de la sorte. On ne t'avait pas éduqué comme les autres gosses, tu avais toujours été seule aussi loin que tu t'en souvenais. Il était évident que tu ne pouvais qu'être une brute sans coeur avec eux.

- Bien, allons nous isoler.


Ta frustration était marquée dans le son de ta voix. Allant alors avec Hisao dans la pièce juste à coté, l'une des employés pris soin de verrouiller la sortie. Il aurait été malheureux que tu traumatises un autre gosse parce que celui-ci était plus téméraire que les autres.

- Excusez pour ce désagrément...


Elle avait intérêt à s'excuser oui !

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Lun 4 Déc 2017 - 21:35
Bordel… elle est… vraiment pas sortable cette Fukutaicho.



La gamine, qui pouvait d’ailleurs se vanter d’avoir une sacrée poigne, se fit malmener par une Reiko en manque cruel de patience – accentué par le vacarme que j’avais provoqué en arrivant sur place. Elle put visiter tous les étapes de l’orphelinat tant la jambe de la Metaru bougeait énergiquement dans le but de la faire lâcher mais ce ne fut pas sa force monstrueuse qui força finalement la fille à lâcher son emprise sur sa jambe, mais bien ses paroles. Enfin, c’était un tout : Son habituel aura intimidante, sa voix glaciale, ses mots cassants, son regard perçant… la gamine dégagea aussi vite qu’elle apparût.

- Hm-hm, ne perdons pas de temps.


Bon. La situation était assez consternante quelque part. Reiko n’avait vraiment pas un caractère facile. Sa patience a ses limites, d’accord, mais quand même…

Enfin, ça aurait pu être consternant si je ne me retenais pas de sourire, quelle remarquait peut-être, voire même de lâcher un petit ricanement. Non mais, au fond de moi, je me sentais mal. La pauvre gosse avait failli finir contre un mur après avoir été balancée comme un vulgaire sac poubelle. Mais la réaction de Reiko était juste affreusement drôle. Que voulez-vous, elle est comme elle est. Et déjà que je m’en amusais dès le départ malgré la dangerosité pour ma santé, plus ça va, plus j’ai envie de commenter par-dessus. Mais… on va rester prudent pour le moment.

D’ailleurs, je me passais bien de faire un quelconque commentaire là-dessus. Déjà, parce que j’avais tous mes sens qui me demandaient : « Tu veux mourir aujourd’hui ? » et ensuite car je n’avais pas spécialement envie de l’emmerder aujourd’hui. Donc… j’ai préféré balayé cette partie de notre visite du revers de la main.

Une fois devant une gérante à la fois tendue et intimidée par Reiko, je déposais les trois avortons sur une sorte de canapé-chaise à quelques mètres de nous et enfonçait mes mains dans les poches, me retenant toujours de fumer mon Kiseru.

- Ca ne fait rien.
dis-je en lançant un rapide regard à Reiko avant de me concentrer sur le sujet principal.

- Je vais aller droit au but, madame, on a trouvé trois enfants abandonné dans une rue et on est à la recherche des idiots qui ont fait ça. J’aimerais le dossier regroupant chacun des enfants logés ici.

Sans réelle hésitation elle s’enfonça dans un petit local sur lequel on pouvait aisément avoir un œil sur elle. Profitant de cette rapide absence, je déposais mon regard sur les trois morveux que je m’étais trimballé toute la journée avant de m’adresser à Reiko.

- Bon, t’as pas eu de chance, mais tu aurais pu attendre dehors. Je ne t’en aurais pas voulu si t’avais refusé de venir. Tu m’avais bien fait comprendre que les gosses te gonflaient.

C’est vrai que, pour le coup, elle avait fait l’effort de franchir le seuil de la porte alors que je m’attendais à ce que je m’y ‘’aventure’’ seul. Mais je vais pas me plaindre de sa présence, du coup. Et puis… j’aurais raté ce moment de rage.
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Mar 5 Déc 2017 - 0:27
Soupirant...

Tu détestais être ici, et ça se voyait sur ton visage encore plus sévère et furieux qu'à ton habitude. Et pour faire encore pire qu'au quotidien, il fallait vraiment y aller. Hisao l'avait bien remarqué de son coté, et même s'il se retenait par moment, tu avais pu saisir ses petits instants espiègles. Cela l'amusait, tss... Au moins il avait l'amabilité d'essayer de le cacher. Franchement ce type...

Au final, tu t'étais engouffrée avec la compagnie Hisao dans une pièce à part, à l'abri des marmots grouillant dans la pièce d'à coté. Bien entendu, ton partenaire du moment portait encore les enfants contre lui. Malgré qu'il y avait des employés pour s'en charger en attendant, il semblait être bien attacher à ces petites choses de chair. Il était vieux et avait passé une longue vie en taule, ce n'était peut être pas étonnant de constater qu'il avait envie de fonder une famille. Haussant les épaules, cela ne te regardait pas. A la différence de lui, tu n'étais clairement pas à ce stade d'avenir. Et tu étais persuadée de ne jamais l'atteindre.

Après quelques instants, il vint t'aborder d'une question tandis que la dame qui vous avez accueillit s'était absentée quelques minutes. Bien entendu que tu te devais d'être présente pour l'interrogatoire. Hisao était d'une grande assiduité quand il s'agissait d'interroger les gens mais, bien souvent, il se mettait à louper certains détails. Toi, tu étais là pour notifier ce qu'il n'était pas capable d'entrevoir.

- C'est mon travail de faire ce genre de chose Hisao. Même si je déteste cet endroit, je me dois d'y rentrer et de quérir les informations avec toi.


Au moins, tu clarifiais la relation que tu avais avec ce lieu particulièrement sordide. Fronçant des sourcils, tu trouvais le temps vachement long depuis qu'elle était partie. Les minutes s’égrainèrent tandis qu'enfin, elle vint remontrer son visage accompagnée d'une pile de dossier dans les bras.

- Voici les dossiers de chacun des enfants ici. Il y en a beaucoup, ca risque de vous prendre du temps. Euh... Dites moi, pourquoi avez vous besoin spécifiquement des dossiers des gosses ?


Fronçant davantage les sourcils, tu n'avais vraiment plus envie d'être aimable.

- Cela ne vous regarde pas.

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Mar 5 Déc 2017 - 21:24
- Ouais, je sais bien, Reiko. J’apprécie recevoir le soutien assidu de ma Fukutaicho, mais j’aurais pu te ramener les éventuelles preuves écrites par moi-même.

La gérante revenait, me coupant donc dans mon ''monologue''. Ca m’était pas vraiment agréable d’être interrompu pendant que je m’adresse à la Metaru étant donné que chaque mot, chaque intonation et chaque regard comptait dans la manière dont elle prenait les choses. Et sincèrement, ça me ferait chier qu’elle commence à se faire une mauvaise image de moi alors que je comprendrais parfaitement qu’elle suive son caractère plutôt que son devoir dans une situation comme celle-ci, dont l’urgence ni même le contexte ne nécessitait qu’elle soit présente pour mener à bien cette affaire.

La gérante fut priée de sortir le temps qu’on épluche chaque dossier. Ni Reiko, ni moi avions envie de la voir traîner dans nos pattes alors que, comme l’avais justement – quoique durement – dit la Metaru, ça ne la concernait pas.

Pour savoir si les gosses que je me trimballais avaient crécher ici, on compara simplement les mômes aux photos figurant dans chaque dossier. Heureusement pour nous, ils étaient assez âgés pour avoir développés quelques traits distinctifs. C’était pas facile et on se faisait clairement chier pour pas grand-chose. Mais petit à petit, Reiko finit par retrouver l’un des gosses tandis que je trouvai l’autre. Mais pour le dernier, absolument rien. Enfin… c’est ce que je pensais.

En déposant les dossiers que j’avais moi-même fait, la Metaru n’eut qu’à chercher quelques courtes secondes pour identifier le dernier – qui, pour ma défense, était bien plus jeune que les autres. D’un regard confus, je tournais la tête vers Reiko.

- Bon. Du coup, oublie ce que j’ai dit. Bien content que t’aies pris sur toi-même pour entrer dans l’orphelinat finalement.


Devais-je afficher un sourire mêlant amusement et ‘’culpabilité’’, ou allait-elle le prendre mal ? … Franchement, ça commençait à me fatiguer de penser autant de la sorte. Selon la situation, c'est justifié. Je n’avais aucun mal à m’adapter à son caractère, mais au bout d’un moment, je suis Hisao. Du coup, je finis par sourire à la situation plutôt que me tourner dans une sorte de honte liée à mon erreur.

- Hm… on dirait qu’ils ont tous les trois été adoptés par la même famille. Les « Miura », apparemment. Je hochais quelques fois la tête vu l’importance de l’information puis me tournais à nouveau vers ma supérieur hiérarchique. On confisque les dossiers et on rentre au poste pour voir où vit cette famille ?

Mais avant sa réponse et avant de partir, je jetais un œil aux trois enfants que je me trimballais jusqu’ici. Je savais pas comment était la procédure dans ce cas-là. A mon sens, l’orphelinat n’avait juste pas de ‘’chance’’ dans ce cas-là et n’était aucunement coupable. Mais je préférais en être sûr.

- On confie la garde de ceux-là à la gérante avant d’y aller ?


De toute manière, le seul problème qui pourrait se poser sont les formalités administratives… mais bon. Pas sûr que ça ait un réel impact là-dedans.
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Mer 6 Déc 2017 - 21:13
Concentrée...

En réalité, tu n'avais écouté que très peu Hisao dans les minutes suivant votre investigation. Comme toujours, tu étais à fond dans ta tâche et tu commençais à avoir un certain talent dans le moment de la paperasse. Tu en avais tellement classifiée, rédigée, contrôlée que ce n'était presque plus une difficulté pour toi que de te retrouver dans tout ces papiers. Ainsi, en quelques minutes à peine, tu avais repéré deux des profils intéressants, Hisao se chargeant du restant. Par la suite il tenta de te complimenter. Tu arquais un sourcil face à sa manière de le dire, surtout dans la manière de se reprendre ensuite à travers son expression faciale. Tu l'avais noté depuis un certains temps déjà, mais il agissait sur la retenue avec toi depuis le début. Apparemment, ta réputation te précédait et malgré qu'il n'en avait jamais fait l'expérience, il essayait de ne pas allumer la dynamite que tu étais au quotidien.

Tu haussais les épaules, ce n'était pas à toi de lui expliquer comment faire. Après tout, il était grand, il pouvait se gérer seul. Puis, tu n'étais même pas sur d'avoir toi même la solution pour pouvoir entretenir une relation saine avec toi. Soupirant, tu récupéras les dossiers qui t'intéressaient et tu hochais la tête lorsqu'il proposa de rentrer au poste afin de les étudier plus en détail.

Bien entendu, il souleva un autre problème. A la base, il était venu avec trois gosses, pouvait-il vraiment repartir sans contenu de la situation ? L'orphelinat pouvait lui aussi être coupable d'avoir abandonné à leur triste sort ces bambins mais en soit, cette possibilité était bien trop infime. Cela ne collait clairement pas pour que tu puisses sérieusement envisager ce scénario. Et une chose te disait que vous seriez bien plus efficace sans ces bouts de chair dans vos pattes.

- Il vaut mieux les laisser ici, nous n'avons ni les moyens ni les compétences pour s'occuper d'eux.


Enfin, peut être qu'Hisao se plaisait à s'improviser père, mais toi tu étais bien incapable de prendre soin d'eux. Saluant la dame qui vous avez fait venir jusqu'ici, tu traversais les lieux d'un pas très rapide afin d'éviter de croiser une autre peau de colle plus tenace que la précédente. Cet endroit était particulièrement malsain, tu détestais ça. Tant de bambin par-ci par-là, certainement que si tu avais été capable de frémir, tu l'aurais certainement fait.

- Bien, je te propose d'étudier ces dossiers. Moi je vais voir où en sont les recherches, afin de ne pas se fier uniquement à cette seule source d'information. Retrouve moi dans mon bureau d'ici trois heures. Bien entendu, si tu penses tenir un vrai truc, n'hésites pas à me rejoindre avant.


D'une certaine manière, tu t'investissais vraiment dans cette recherche.

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Jeu 7 Déc 2017 - 21:46
Un soupir amusé s’extirpa de mes poumons en constatant son manque total de réaction face à ma remarque, qui était finalement un compliment. Tant pis, je commençais à m’habituer à ce caractère. L’armure qu’elle portait au quotidien rendait difficile un quelconque réel dialogue avec elle. J’espérais pouvoir mieux m’entendre avec mes collègues – et donc logiquement Reiko – mais je n’allais pas changer pour elle. Bien sûr, il y avait une différence entre changer et s’adapter. Et pour ce dernier point, il était normal que j’essaie d’éviter qu’elle ne se sente mal à l’aise, agacée, ennuyée, harcelée, irritée ou que sais-je encore en ma présence. Surtout que ce n’est pas comme si son caractère m’emmerdait. C’était juste… complexe.

Enfin soit. Nous quittions l’orphelinat en laissant les trois gosses derrière. Le fait de les avoir trouver me rendait logiquement responsable de leur sécurité, mais ce n’était pas un domaine que je maîtrisais ni même appréciais, pour être honnête. Et puis, même sans information adéquate, l’orphelinat était le meilleur endroit pour eux. Je pouvais néanmoins me considérer chanceux : Ils n’avaient pas chouiner une seule fois. Finalement, ça n’avait été qu’une charge sur ma nuque.

Reiko, quant à elle, semblait bien satisfaite – ou plutôt rassurée – de s’en débarrasser. Comme on avait pu le remarquer avec la fillette qui avait presque servi de boulet de canon à ma Fukutaicho, elle ne les appréciait pas et ne savait pas comment les gérer. Si je ne suis pas à ce point-là de… manque de maîtrise… je devais avouer que je ne pouvais pas trop le lui reprocher. D’autant plus que, finalement, son rôle était rempli avec sérieux. Elle m’accompagnait dans cette enquête et s’y investissait vraiment. Et ça, c’était tout à son honneur.

- Compris. Les dossiers sont pas bien épais ça ne durera pas aussi longtemps de mon côté. Merci encore pour le coup de main, Reiko.

Puis, sans attendre, je m’écrasais dans ma chaise avant d’éplucher chaque dossier. Comme prévu, il n’y avait rien de véritablement intéressant : c’était des gosses quoi. Ils avaient quelques documents officiels à leur nom, mais ça s’arrêtait-là. Mais après quelques longues minutes à chercher dans les deux premiers dossiers, le troisième me réserva un document bien plus intéressant : la retranscription de l’entretien d’adoption. Etant donné que les trois ont été confiés à la même famille, il n’est pas incohérent qu’il n’y ait qu’un seul dossier contenant cette information. La lecture approfondie de cet entretien me pris une, voire deux heures : Bien plus long que mes prévisions, finalement.

- Je peux entrer ?
lançais-je après avoir toquer trois fois à la porte. Alors… j’ai pu trouver du concret concernant la famille adoptive. La famille Miura habite au nord de Kumo et est, par conséquent, un clan plutôt riche. C’était leur première adoption mais ils ont passé avec succès l’entretien avec la gérante de l’orphelinat. Ils ont justifié leur fortune par le commerce de jouets pour enfant. Et toi, tu as pu trouver quelque chose ?

Au-delà des informations, j'attendais aussi mes directives. Il était possible que je m'occupe seul de la suite. Enfin, "probable"... elle m'avait montré que rien n'était prévu d'avance, avec elle.
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Ven 8 Déc 2017 - 0:19
Rien...

En réalité, ce fut le néant absolu de l'information de ton coté. Comme tu te doutais bien, on ébruitait pas souvent le fait d'avoir abandonner des nourrissons à leurs tristes sorts. Par ailleurs, personne ne les avait réclamé. Cet acte était donc bel et bien délibéré, et tu détestais cette idée. Entre l'Orphelinat et cette conclusion qui pouvait s'avérait être la vérité, tu trouvais que cet histoire commençait véritablement à tourner au plus mal. Tu allais tabasser l'investigateur de tout ça, c'était presque certains. Au moins pour avoir osé bafouer ta journée tranquille. Quel enfoiré.

Soupirant, tu avais finalement passé le reste de ton temps à réfléchir sur le sujet, à envoyer quelques gars patrouiller et à voguer à tes autres fonctions de Fukutaicho. Tu espérais que de son coté, Hisao puisse trouver la raison de cette merde ou du moins, en tirer des informations valables.

Quelques heures plus tard, celui-ci montra le bout de son nez dans ton bureau. Il te fit alors le rapport de la situation où du moins ce qu'il avait pu tirer de la paperasse récupéré à l'orphelinat. Une famille, riche, aisée qui avait adopté... Étrange situation. Pourquoi avoir abandonné les gosses en question du coup ? Plissant les yeux, tu n'aimais clairement plus du tout cette histoire.

- Je vois... Il serait donc judicieux de leur rendre une visite. On en apprendra plus là-bas.


-----------

Une bonne heure plus tard, voilà que tu te retrouvais en face d'un gigantesque portail. Pas aussi grand que celui des Metaru mais presque. Une manière de montrer à tout le monde qu'on avait les moyens et qu'on était puissant. Roulant les yeux au ciel, tu laissais comme à ton habitude la diplomatie à Hisao. Il était clairement plus doué que toi pour cela.

- Je ne sais toujours pas quoi en tirer de tout ça. Il faut que tu leurs tires le maximum d'information.


S'ils se mettaient à vous parler avec un air pédant, tu allais leur faire subir le même châtiment que tu avais fait subir à la plupart des membres de ton clan. Et ils n'allaient clairement pas apprécier.

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Dim 10 Déc 2017 - 12:57
En route pour la demeure des Miuara, on se présentait devant un domaine plutôt large où la richesse était aussi visible que palpable. Le portail, le jardin, l’architecture, le sol… tout était rassemblé pour afficher leur richesse. Ils pouvaient sembler moindre face à certains clans – par exemple les Metaru – mais il était indéniable que leur commerce de jouet avait porté ses fruits.

- Vu qu’il m’est arrivé de rater des détails, j’ai préparé quelques questions précises avant de partir. On va vite se fixer sur leur cas.


Je l’invitais à avancer, mais le portail était verrouillé avec un imposant cadenas. Etrange manière pour une riche famille de fermer un portail pour un domaine aussi coûteux. Je lançais un regard interrogatif à Reiko avant de chercher du regard quelqu’un. Un domestique finit par se présenter devant nous.

- Madame. Monsieur. Comment puis-je vous aider ?


- Voici Metaru Reiko et je suis Akahoshi Hisao. Nous aimerions parler à Ayano et Takuya Miuri.

Je n’eus pas le temps de lui fournir une quelconque information qu’il se mit à secouer plusieurs fois la tête. Dans un silence étrange et lourd, il me dévisageait moi ainsi que la Metaru, nous scrutant de haut en bas avant d’arquer un sourcil narquois.

- Mes maîtres ne sont pas là aujourd’hui. On ne maintient pas un empire en se tournant les pouces, mais je suppose que vous ne comprenez pas ça. Cependant, faites-donc le tour des nombreux magasins de jouets, peut-être pourriez-vous trouver une réplique de mes maîtres. Vous n’avez que ça à faire, de toute manière.

Toujours avec cette posture imbue et hautaine, il s’éloigna du portail et disparut derrière la demeure en passant par le petit jardin à sa droite. Je n’avais même pas essayé de le retenir tant la situation me paraissait ridicule et irréaliste. Il a bien vu nos brassards de policiers et on ne s’était pas montré agressifs. Reiko se tenait tranquillement à côté et n’avait jeté aucun regard particulier à l’homme. En tout cas, avant sa petite crise de riche. Je clignais quelques fois des yeux avant de plaquer mon dos contre le portail, les bras croisés.

- Qu’est-ce qu’il vient de se passer ? J’ai raté un truc ou ce mec aurait mérité de se prendre deux-trois frappes sur le visage ? Si on était pas forcé par la loi, je l'aurais éclaté son putain de portail.


Les yeux posés sur la Metaru, je les ouvrais grand en voyant qu’elle affichait une mine plus que contrariée. Aucun de nous deux n’étions patients, mais il est probable que cet enfoiré de domestique l’ait agacée.

- Oi, Fukutaicho. On a pas le droit de faire ça. J’aimerais bien, mais je crois qu’on va devoir se débrouiller autrement.


Maintenant, allait-elle écouter ? Aucune idée. Après, peu importe ce qu’elle faisait, elle savait que j’allais suivre donc bon…


Dernière édition par Akahoshi Hisao le Dim 10 Déc 2017 - 17:04, édité 1 fois
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Dim 10 Déc 2017 - 17:01
Vraiment ... ?

Comme si cela pouvait véritablement t'arrêter. Ce type avait eu la joie de te sortir de ton calme, soit, comme tout ceux avant lui qui avaient fait la même chose, ils allaient payé. Regardant alors Hisao quelque peu paniqué par ta réaction potentielle, tu le fixais d'une manière assez froide. Soupirant, tu allais devoir t'occuper du reste apparemment. Il restait bien trop gentil pour un policier.

- Tu as encore beaucoup de chose à apprendre. On ne négocie pas avec la police.


Bien entendu, tu aurais pu sauter par dessus le portail. Vous étiez des shinobi après tout, ce genre de truc ne vous posez pas vraiment de soucis. Mais bon... Tu étais bien trop énervée pour faire dans la subtilité. Personne ne te prenait de haut sans en ressortir indemne. Chargeant alors du chakra dans ta jambe tu invitais grandement Hisao à se pousser avant de frapper le portail d'une grande force.

Celui-ci, sous l'impacte se déforma et laissa alors un grand trou en son sein. Franchement, cet enfoiré de majordome avait déconné avec toi. Plus jamais il n'allait faire ça, surtout quand on savait tout l'enjeu de cette rencontre. C'était une affaire de délit important ! Voir de crime si Hisao n'avait pas eu l'intelligence d'intervenir. Levant la main tandis que tu tournais le dos à Hisao arborant des yeux médusés, tu lui indiquais qu'il n'y avait rien à craindre.

- Je repayerais le portail. T'en fais pas.


Levant les yeux au ciel, tu vis l'homme imbu de sa personne sortir, s'inquiétant de ce qui venait de se passer...

- Mais qu'est-ce que vous avez f...


Tu venais alors l'empoigner par le col avant de le plaquer contre un mur juste à coté. Il voulait jouer au con ? Soit... S'il avait encore toutes ses dents suite à cette petite "entrevue" c'était qu'il avait de la chance. Beaucoup de chance.

- Maintenant, tu vas nous répondre, surtout à mon collègue là bas. Sinon je ferais plus qu'éclater ce portail tu comprends ? Si tes maitres fabriquent des jouets, moi je fabrique des armes. Tu vois où je veux en venir ? Si je commence à m'amuser avec toi tu vas le sentir passer.


Ce n'était que des petits bourgeois face aux Metaru après tout. Tu n'avais rien à craindre d'une quelconque influence. Surtout qu'ils enfreignaient la loi. A partir de là... Regardant Hisao, tu lui indiquas qu'il pouvait poser toutes les questions qu'il voulait. Le majordome commençait déjà à se pisser dessus.

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Lun 11 Déc 2017 - 23:31
Encore une fois, il était impossible de faire tenir Reiko en place. Son idée était claire, nette et précise… et quand c’était le cas, on ne pouvait pas arrêter la Metaru. J’avais juré fidélité à la police et avais promis de suivre les ordres donc… d’un haussement des épaules, je me dégageais de quelques pas avant que le portail se fasse broyer en son centre. Il était clair qu’elle avait bien fait de m’inviter à bouger. Je tenais encore à ma vie, l’air de rien.

Bon par contre, malgré le sérieux de la situation, je ne pus m’empêcher d’esquisser un rapide sourire lorsqu’elle me ‘’rassura’’ sur le fait qu’elle allait repayer le portail. Je sais pas si mon caractère a fini par déteindre – d’une manière ou d’une autre – sur elle, mais ça m’avait bien fait rire sur le coup.

- J’en doute pas une seule seconde, boss.


Le majordome se fit plaquer avec violence contre le mur tandis que je shootais un jouet en plastique sur lequel j’avais marché dessus. Reiko ne se montrait pas douce avec lui. Pas du tout. Sa panique en témoignait. Alors qu’elle me le laissait, je lui donnai un poing dans l’estomac, juste histoire qu’il puisse m’écouter sans trop m’emmerder. Mais avant l’interrogatoire…

- Désolé, c’est parti tout seul.


Bien. Alors qu’il était en train de moisir au sol comme une épave, je m’accroupissais et posais mes coudes sur mes genoux et penchais légèrement la tête histoire de mieux voir son visage.

- T’as entendu la dame ? Tu vas me faire le plaisir de rapidement me dire où on peut trouver tes maîtres. On a besoin de leur parler et je te préviens, je serais très peu patient.

Le majordome tremblait sous le stress qu’il subissait. Sa bouche grelotait et rendait difficile la sortie du moindre petit mot. Mais il ne nous fallut pas attendre longtemps avant qu’il ne crache le morceau, bien trop intimidé par nous. Enfin… par Reiko surtout.

- Je vous jure que je voulais les dénoncer… je vous le jure ! Ce sont des tordus, qu’est-ce que je pouvais faire contre ça ?! Ils ont tout essayé… toutes les bizarreries !

Fronçant les sourcils, je remontais mon menton pour jeter un coup d’œil confus à Reiko avant de le reprendre.

- Comment ça ?


- Je vous en prie, madame, ne soyez pas trop dur envers moi ! Je suis coupable de mon inaction… cependant, mes maîtres… C’est des tordus, j’ai rien d’autre à vous dire… vous devez aller voir par vous-même dans le bâtiment…

Je me relevais en me massant la nuque. Là, c’était à la Fukutaicho de gérer la suite. Le mec était coupable d’une quelconque inaction. Ok. Mais c’est bizarre, j’avais comme l’impression qu’il parlait d’autre chose que les bébés. Une histoire tout aussi glauque. Et c’est vrai que l’ambiance environnante était oppressante. Une multitude de jouets disséminé dans le jardin qu’on voyait disparaître jusqu’à l’arrière de la demeure. Et c’est peut-être lié à une sorte de phobie qui m’est personnelle, mais les petites poupées au sol me foutaient la gerbe.

- Comment on procède ? On fouille la maison au lieu de chercher à les retrouver tout de suite ?


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Mar 12 Déc 2017 - 23:49
Contemplative...

Le bougre d'Hisao commençait de plus en plus à s'habituer à tes méthodes. Celui-ci n'était même plus hésitant dans ses démarches avec toi, il te suivait comme une parfaite extension de tes actions préalables. Bien que les premières, cela l'avait un peu gêné, voir troublé, de concerter avec ton tempérament atypique, désormais, il semblait avoir plus d'expérience que n'importe qui dans le fait de vivre à tes cotés.

Haussant les épaules, cela te faisait une personne de moins à gérer. Petit à petit, Hisao commençait à prendre le rôle du gars sur, celui auquel tu pouvais confier tes angles morts en cas de danger imminent. Ce n'était pas déplaisant, toi qui avait toujours vécu dans la solitude jusqu'ici ressentait pour la première cette sensation étrange de pouvoir compter sur quelqu'un. Enfin. Il n'était pas encore au point d'être un frère d'arme pour toi, mais bon, il y avait de la progression dans votre relation.

- Des tordus ?


Il avait changé rapidement de discours cet enfoiré. Son arrogance désormais balayée, c'était la peur et la crainte qui lui dictaient ses mots. Quel insecte, il ne t'aurait fallu que de peu pour l'écraser en cet instant, mais ce n'était pas dans tes objectives principaux actuels. Il ne fallait pas perdre l'enquête de vue, bien que cela t'aurait clairement permit de te défouler. Tournant alors ton regard vers Hisao, tu restais pensive. Tu ne savais pas vraiment si tu pouvais débarquer chez les gens comme ça. Mais bon... Cela faisait depuis bien longtemps que tu ne respectais plus les conventions.


- Fouillons. Si ces types sont vraiment des tordus, on réglera peut être la question de l'adoption au passage, quand bien ils n'ont rien à voir avec l'abandon.


Pénétrant les lieux, tu ne demandais pas ton reste tandis que tu faisais fit de l'ambiance assez glauque du bâtiment. Des jouets partout, des poupées de toute sorte. Tu n'étais pas ce genre de personne à frissonner face à des ambiances étrange de la sorte. Tu étais totalement étanche à ça. Cependant, cela ne semblait pas le cas d'Hisao.

- Ca va aller ?


Ce n'était pas tant son état envers lequel tu t'inquiétais, mais sa capacité à raisonner. Tu avais encore besoin de lui en tant que second cerveau. S'il se voyait limité à cause de l'ambiance environnante, il valait mieux qu'il parte.

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Ven 15 Déc 2017 - 21:27
L’attente ne fut pas longue avant que la Fukutaicho, de son œil aussi affuté que celui de Suzaku, ne remarque une certaine gêne en moi. On ne pouvait rien lui dissimuler, ce qui faisait peut-être sa force en tant que kunoichi. Cela dit, ce n’étaient pas directement les jouets qui me mettaient dans un état de mal-être, mais mon imagination qui commençait à construire des plans, broder des scénarios et mettre ensemble des éléments du décor. J’étais pas le style de mec analyste capable de m’imaginer n’importe quoi dans n’importe quelle situation. Mais dans ce genre d’atmosphère lugubre, il y avait un problème qui se posait : Mon expérience en prison.

- Ouais, t’en fais pas. C’est juste que j’ai l’impression d’être dans une des histoires racontées par ces connards de détenus. L’idée d’avoir des malades comme ça à Kumo me gonfle sincèrement.


Ce sentiment n’était ni de l’angoisse, ni de la crainte… c’était simplement un réel sentiment de dégoût. Et cela se confirma encore plus lorsque nous pénétrions dans la demeure de la fameuse famille de riches. Je ne savais pas trop si j’avais le droit de faire ça, mais j’avais fait fondre la serrure d’une des portes que nous avait indiquées le majordome. Et autant dire que le spectacle était impressionnant. J’étais partagé entre le dégout, la surprise et l’incompréhension. Voire même la colère en imaginant des gosses élevés par ici.

La salle était semblable à ce qu’on pouvait entendre des psychopathes dans les contes d’horreurs. Plusieurs poupées figuraient sur des dizaines et des dizaines d’étagères. Certaines portaient simplement des robes étranges, d’autres étaient maquillées comme des putains sous la pluie, mais d’autres avaient leurs jambes sectionnées, leurs doigts coupés ou tranchées, quelques poupées avaient des sortes d’épingles ou de cure-dents dans les yeux… En vérité, cette salle aurait pu être conçue exprès pour faire peur. Une sorte de manège qu’on préparerait pour effrayer les gens. Sauf que ce n’était pas le cas. Mais le pire, dans tout ça…

- Oi, Reiko, viens voir ça.

Un portrait gigantesque de monsieur et madame Miuri. Ils étaient presque nus, allongés au milieu des poupées et surtout, un enfant était peint en avant-plan, sur un petit fauteuil. Rien de particulier sur lui, il était enroulé dans un linge et dormait. L’homme de la famille était un jeune grisonnant avec des muscles flasques, comme s’il était vieux de 90 ans. Sa femme, elle, n’était pas spécialement belle mais pas spécialement laide non plus. La cinquantaine avec un aspect fatigué.

- En regardant ça, j’ai l’impression de voir deux malades qui jouaient à papa et maman comme des tueurs en série avant de vouloir essayer avec autre chose que des poupées. J’veux même pas imaginer ce qu’auraient subi ces bébés.


Mais quelque chose me fit lever la tête de cette peinture ‘’familiale’’, ce que remarqua aisément Reiko, qui put me tourner le visage vers elle, les sourcils froncés et interrogateurs

- Mais… ça n’a aucun sens. J’arrive pas à justifier la raison de l’abandon des gosses. Est-ce que ce serait des… psychopathes modérés ? « J’assassine, mais seulement des poupées » ?


Je tournais lentement dans la pièce, comme un animal en cage. Le regard cependant calme et les mains dans les poches. J’attendais l’avis de la Metaru tout en cherchant d’autres détails. Le problème, c’est que je savais même pas quoi chercher, je savais même pas si on devait aller ailleurs dans la maison ou rentrer au poste…

- Est-ce qu’on devrait pas lancer un avis de recherche sur eux ? J’veux dire… J’ai vu des mecs moins tordus en prison.


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Pas la peine d'en rajouter... [Ft. Reiko]

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