Derniers sujets
Partagez | 

Comme un gant [Ft. Hisao]


Ven 1 Déc 2017 - 23:47
Le compte à rebours était lancé. Les jours passeraient jusqu’à accueillir celui que la moniale attendait impatiemment : son mariage. Très bientôt, elle se marierait avec l’homme de sa vie. Celui qu’elle avait décidé d’aimer fervemment dans les joies comme dans les peines. Séductrice, mais fleur bleue, son fiancé serait l’unique gentleman qu’elle chérirait plus que n’importe qui en ce monde. Et il n’y en aurait pas d’autre ! Elle avait mesuré les potentiels risques en lui accordant sa main, mais l’amour avait balayé d’un revers tous les doutes existant dans sa tête. En ce moment, elle n’était qu’une gamine idiote se hâtant d’entamer des noces exceptionnelles.
Et qui dit noces exceptionnelles, dit forcément pépettes. Beaucoup de pépettes. Et si Nora ne roulait pas sur l’or, ce n’était pas le cas de son mari, plein aux as. Parfois, elle se demandait pourquoi son futur mari n’avait pas opté pour une baignoire en or plutôt qu’un onsen traditionnel. Quoi qu’il en soit, l’argent ne serait absolument pas un frein à leurs extraordinaires festivités. Les invités seraient sûrement nombreux. Trop nombreux. Elle avait bien conscience qu’elle n’allait pas épouser le premier « Dark Sasuke » du coin… d’où cette étrange pression tentant de grignoter une inébranlable résolution.

« Tu veux que je t’aide à te trouver une robe, Nora-chan ? C'est ça ? » affirmait une demoiselle fort ravissante.

Dans un bar vide en pleine journée, elle avait, enthousiaste balancé la question à l’ex-moniale, qui ne put qu’acquiescer face à cette tranchante perspicacité. Aoi avait le don pour émerger rapidement les problèmes affectant son amie. Abonnée aux saintes doctrines et aux connaissances sulfureuses, elle n’avait pas vraiment d’images concrètes du mariage. Comment s’habiller lors d’une cérémonie de ce calibre ? Quels vêtements enfiler pour plaire à son homme carnassier ? Toutes ses interrogations auxquelles, Nora ne trouvait réponse à son goût, Aoi serait chargé de les lui divulguer.
A Kumo, Aoi était une sainte parmi tous les détritus peuplant le village. A la fois charitable et ravissante, elle était également égayée par une joie de vivre contaminante. A ses côtés, la moniale souriait d’une immense joie et savait qu’elle passerait un bon moment en sa compagnie. Et dire qu’à la base, il s’agissait d’une connaissance de Shuu… Que le monde regorge de secrets immenses ! Mais ce n’était pas le sujet ! Assise en face de l’autre autour d’une table, les deux séduisantes parlaient bel et bien d’un sujet sensible : La robe de mariée.

Il y avait toute une mode autour des robes de mariée. Des plus traditionnelles au plus exotiques, il y en avait de tous les goûts. La question était de savoir ce que désirait Shuu. Le ferme et inébranlable kimono ou l’extravagance d’une robe incontournable. Ah que de soupirs en soupirs. Aoi rigolait sympathiquement face ces petits tracas croquignolets. De son œil aiguisé, elle semblait avoir percée le problème tourmentant l’ex-vagabonde. Indirectement, elle le lui expliqua par une suggestion :

« Si seulement nous avions un homme sous la main, il aurait pu te faire part de sa vision du mariage et de ce qu’il attend comme robe… »


Un éclair de génie. Sans même la remercier comme il se doit, Nora avait déguerpi pour rejoindre la grande allée qui faisait front au bar. Elle allait appliquer à la lettre ces « directives » apparemment si savantes… à sa manière bien sûr. Le premier homme qu’elle croiserait serait automatiquement « kidnappé » … et Dieu seul sait le sort qui lui sera réservé. La tête s’agitant dans tous les sens, elle ne croisa personne. Pas même un chat. Il est vrai que le bar se situait dans à l’abord de ruelles peu fréquentées, mais une absence si remarquée était malgré tout étonnant. Tant qu’elle hameçonnait quelqu’un, Nora serait ravie. Elle attendit donc une minute, puis deux minutes jusqu’à enfin trouver quelqu’un. Un grand métissé à l’air patibulaire et dont la marche était soignée. Que faisait-il ? Ou allait-il ? Elle n’en avait strictement rien à faire !
Vive, rapide, elle lui tournait autour. Avec élégance et séduction, elle était un gracieux cygne tentant d'envouter l'élu. Puis, plus jovialement, elle lui attrapa le bras et l'entoura d’une poitrine moelleuse. Enthousiaste, elle l’amena contre son gré dans la direction opposée. Douée d’un visage enchanteur, elle avait juste l’air d’une idiote entraînant tout le monde sur son sillage. D’ailleurs, derrière sa silhouette de mannequinat se cachait une femme d’une force redoutable. Bientôt, ils seraient déjà dans le bar sans que l’emporté ne sache dans quoi il était embarqué… et pour ne rien arranger, la moniale ne lui donna pas vraiment de limpides justifications face à cet espèce de kidnapping :

« Vous allez m’aider, n’est-ce-pas ? » lui demandait-elle enjouée.

Pas d'explication. Rien. Juste une maladive excitation. Fréquenter la moniale était une source à problème... du moins, quand elle était libérée de ses tâches ecclésiastiques. Le pauvre élu l'avait sûrement déjà compris.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Sam 2 Déc 2017 - 12:14
Un repos bien mérité m’attendait après quelques semaines compliquées. La mission émanant du Raikage, la mission en compagnie de Daisuke, mes premières patrouilles musclées au sein du Kumo Keimu Butai, mon pacte avec Suzaku… ouais, ça devenait compliqué. Le Taicho accepta que je prenne ma journée, donc j’allais bien en profiter. Mais hors de question de m’attirer des emmerdes, j’avais donné ces derniers jours en croisant des gens aussi atypiques les uns que les autres. Pas qu’ils soient chiants ni même que je me sois fait chier avec eux, mais c’est juste que je commence à sérieusement me questionner sur ma relative chance en ce qui concernait les situations loufoques.

La démarche rapide mais maîtrisée, je m’approchais petit à petit de ma destination. J’étais notamment intéressé par un vendeur de Kiseru qui se trouverait dans les parages. Du moins, d’après les dires d’un collègue. Chaque vitrine attirait mon œil, malheureusement sans succès. Je reprenais alors la marche, qui se fit plus… lente soudainement. Mon regard avait été attiré par une jeune femme qui semblait m’observer, voire même me tourner autour. J’aurais pu penser que c’est encore une personne qui panique à cause de mes chaînes de prisonnier, mais non. En fait, c’était même le contraire, car elle finit par me prendre le bras et m’entraîner avec elle.

- Euh... j'peux t'ai-...


Bordel, c’est qu’elle avait de la poigne en plus. Ce n’est pas comme si j’allais brutalement dégager mon bras étant donné que même une situation pareille me laissait dans mon habituel flegme, mais même si je voulais partir, j’aurais eu besoin d’un peu plus qu’un simple mouvement de l’épaule.

Ainsi, automatiquement, je suivais ses pas, le sourcil arqué tandis que mon regard trahissait ma confusion. Regard qui, d’ailleurs, ne se posa que sur son visage. En effet, il était certain que ses formes auraient pu faire fondre n’importe quel homme dans ma position, mais je ne prêtais aucune attention à ce genre de ‘’détails’’, me contentant de l’essentiel : Qui est-ce, et que me veut-elle ? Et avant de le savoir, j’allais juste la suivre… en rouspétant un peu au passage parce que, hey, faut bien montrer un peu de résistance.

En un rien de temps, je me retrouvais dans un bar, toujours plongé dans la même confusion qu’auparavant.

- Oi, si tu voulais boire quelque chose, suffisait de demander.

Sauf que ça ne semblait pas être la raison de ma présence à ses côtés. Est-ce que j’allais l’aider ? Qu’est-ce que j’en savais ? Elle relâchait d'ailleurs très légèrement son entreinte étant donné qu'on avait ralenti la cadence.

- J’veux bien t’aider... dis-je en extirpant finalement mon bras dans un relatif calme avant d’écraser une très légère tape sur le sommet de sa tête. Mais faudra m’expliquer comment.

Un temps d’attente fut marquée. Je me disais soudainement que vu que je portais quand même mon brassard de la police, elle cherchait peut-être de l’aide ? Elle avait peut-être des ennuis ? Non… elle semblait trop… heureuse. Enthousiaste. Ma présence ici était normalement pour autre chose.

- Bon, déjà. Moi c’est Hisao. Ensuite, j’t’écoute. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Mar 5 Déc 2017 - 0:31
« Votre aide me sera précieuse ! Et je compte sur vous pour m’aiguiller dans mes futurs choix ! » s’écria-t-elle tout excitée.

Quelqu’un d’autre aurait pu faire l’affaire. En y réfléchissant, il n’avait pas vraiment la dégaine du connaisseur en mariage. Avec un coup d’œil plus affuté et des oreilles plus attentives, la moniale aurait pu desceller l’évidence : Hisao comme il se nommait, ne semblait pas avoir la bagatelle de compétences pour la guider dans ce choix qui serait capital pour sa vie future. On parlait bien d’un mariage, d’un nouveau cap dans une vie qui n’avait été que désastre majoritairement. Plus que son propre bonheur, c’était celui de Shuu qui lui importait en priorité. Le décevoir lors de cette cérémonie solennelle était juste impensable…
Et cette gueule patibulaire pourrait-elle justement la conseiller dans cette pénombre évènementielle ? Les doutes étaient, ma foi, autorisés. Il manquait d’entrain, de punch. Même s’il semblait en apparence des plus amical, il n’avait pas cette brûlante folie le rendant attirant. Hisao était plus une lune qu’un soleil. Ses teintes joviales étaient plus ternes que chatoyantes. Aurait-il vraiment envie de lui faire des suggestions vestimentaires ? Sans même lui détailler son problème, la moniale craignait le pire. Après avoir difficilement trouvée son cobaye, elle ne pouvait se permettre de le relâcher comme ça. Qu’il ait des connaissances en mariage ou non...

« Aoi, puis-je te demander un service ? » demanda-t-elle toute enjouée.

La main amicale, elle incita son amie à tendre l’oreille. Quelques murmures mystérieux s’engouffrèrent dans les tympans de la ravissante demoiselle. Après un léger étonnement, la demoiselle s’engouffra dans l’arrière-boutique tandis qu’elle laissa Hisao et Nora seuls dans la salle du bar. Il serait peut-être temps d’entamer une conversation auquel cas un silence malaisant s’installerait entre eux. Et à force de laisser la gêne planer dans l’atmosphère, elle risquait de perdre cette personne durement trouvée.
Précautionneuse, elle s’approcha de lui, une chaise à la main, munie d’un air épanoui. Glissant ladite chaise derrière le dossier de l’homme, une élégante poussette sur le torse du métissé l’incita à s’asseoir et à ne pas se presser. Mettre en place ce genre de préliminaires était un moyen efficace d’obtenir sa confiance. Elle se montrait sympathique et globalement bien éduquée. Qui détesterait discuter avec une personne dotée de bonnes manières ? Les sales types, il est vrai ! Mais, en était-il un ? Nora ne l’espérait guère et dans le pire des cas, elle avait prévu quelque chose d’assez inédit…

« Voilà ce que tu m’as demandé Nora ! Tu es vraiment sûre d’en avoir besoin ? » s’exclama innocemment Aoi.
« Disons que je les prends comme une assurance ! » se vanta humoristiquement la moniale en gratifiant son amie d'un clin d'œil.

A ses mains venaient d’être déposés, une longue chaîne de fer à la résistance honorable ainsi qu’un cadenas. Nombre de questions durent sûrement vous mitrailler la cervelle, mais il était des personnes ayant compris ce qui se tramerait ici très bientôt. Aoi par exemple. Même si elle ne jouait que les spectatrices, elle se doutait de l’utilité de ce cordage si solide. Exaspérée en apparence, l’amie de Nora esquissait intérieurement un sourire amusé. En fait, elle était en train d’assister à la folie pure et simple de son amie religieuse.
L’approchant sans aucune once de véhémence ou d’intentions négatives, la moniale avait finalement attaché l’interlocuteur métissé contre sa chaise. Le tout en un éclair. Elle aurait pu en venir aux arts des points cardinaux pour assurer ses chances de ligotage, mais sur le coup, elle n'y pensa pas du tout. Finalement, sans cesse, elle avait répété à l’homme intrigué des propos rassurants auxquelles elle rajoutait une touche délectable :

« Laissez-vous faire ! Vous avez bien dit que vous m’aideriez, n’est-ce-pas ? Croyez-moi, je ne vous ferais aucun mal ! » appuya-t-elle sensuellement.

Quand enfin l’homme fut attaché et cadenassé contre le dossier de sa chaise, une grande respiration embruma la pièce. Par où commencer ? Par quoi commencer ? Ce long halètement était la traduction de doutes profonds. Nora souhaitait se faire conseiller sur son mariage, notamment en termes de robes qui pourraient plaire à l'un des rares hommes pour qui elle accordait de l'importance. Elle mettait entre les mains de son prisonnier, la réussite de son mariage. Un pari bien fou si vous voulez mon avis ! Car si elle voulait que les conseils du métissé saucissonné soit le plus incisif possible, il fallait que la question introductrice le soit elle aussi. Ne parvenant à rien avec son cerveau noyé d'enthousiasme, elle balança naturellement dans une excitation peu modérée :

« Les robes noires sont-elles plus jolies que les robes blanches ? »


Il y avait mieux comme question… et comme introduction à une discussion également. Et voilà le résultat quand on laissait un excessif engouement parler à sa place. Tu n'étais même pas venu à l'essentiel !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Mer 6 Déc 2017 - 18:58
Dans ses futurs choix ? C’est dans l’incompréhension totale que mes yeux observaient le visage de l’inconnue, qui semblait être bercé dans une euphorie sans borne. Elle avait rapidement changé de regard lors d’un léger silence, probablement en se disant qu’un ex-taulard en guise de soutien laissait à désirer. Et c’était compréhensible. Mais cela dépendant la tâche. Car oui, l’évidence était là : J’avais été attiré en ces lieux sans avoir la moindre idée de la raison de ma présence. Je pouvais me faire mille scénarios que ça serait insuffisant tant ce que je vivais soudainement était inhabituel. Et pourtant, j’ai l’habitude de vivre dans la surprise, toujours à subir l’humour subtile et complexe du hasard. Mais là, j’étais perdu. La jeune femme dégageait naturellement une aura bienveillante, mais comment être en confiance alors qu’elle ne m’informait de rien ? Alors que j’avançais dans l’inconnu la plus totale ?

L’attente dura encore quelques temps. Après avoir murmuré quelques mots à une amie, qui disparut quelques instants, un petit silence s’imposa. Ce n’est pas les questions qui manquaient, mais par laquelle commencer ? Laquelle faisait réellement sens et laquelle m’avancerait véritablement ? Je n’étais sûr de rien. Et pour être honnête, avais-je vraiment envie d’emmerder cette fille, qui semblait si heureuse et avait même eu l’amabilité de m’apporter une chaise ? … D’un soupir, j’allais finalement ouvrir un semblant de discussion, une question simple, qui m’aiderait à comprendre et à l’aider. Enfin… c’est ce que je voulais, mais sa camarade était revenue. Mais c’était loin d’être la seule information marquante. Car mes yeux se redirigèrent aussitôt sur ce qu’elle avait en sa possession : Une épaisse chaîne de fer qui commençait à faire surgir en moi des souvenirs plutôt douloureux, que je tâchais cependant de balayer d’un revers de la main. Je ne sais pas pourquoi je me montrais aussi patient, ce n’était pas mon habitude. Pourtant, ce que dégageait cette personne était tout simplement … spécial. Était-ce sa bonne humeur qui se reflétait en moi ? Était-ce le mélange subtil de sa gentillesse et du mystère qui pesait sur cette affaire ? Je l’ignorais totalement. Mais une chose était sûre, une chose que je n’aurais jamais accepté en tant normal : Je venais d’accepter une chaîne autour de moi. J’étais redevenu un prisonnier. J’avais confiance en mes capacités à m’en dégager si j’en ressentais le besoin. Mais pour l’heure, j’avais juste envie de savoir ce qu’il se passait.

- Oui, oui, je sais. Mais tu dois bien admettre que la situation est plus que bizarre. Par curiosité, à quel moment as-tu pensé qu’enlever un homme et l’enchaîner était la meilleure façon de demander son aide ?


Cédant à l’ironie de la scène plutôt qu’à son étrangeté, je répondis avec une pointe d’humour en affichant un très léger sourire en coin. Il fallait dire que, dans l’éventualité où cette femme avait réellement besoin d’aide, la chaîne trahissait un certain… manque de confiance envers moi. Donc toujours fidèle avec moi-même, je restais dans un calme olympien tout en jouant sur des pointes d’humour. Mais le moment décisif arriva, tournant légèrement sur elle-même, excitée et impatiente, elle finit par me lâcher difficilement sa première question… et quelle question.

- Oi, oi… dis-je en tournant légèrement la tête sur le côté afin d’encaisser la surprenante demande de mon interlocutrice. Les robes… Hein ? Quoi ?

Je me serais bien massé les sinus, frotter les yeux, gratter la tête et j’aurais volontiers amené mon Kiseru en bouche, mais la chaîne m’en empêcha. Du coup… dans ma confusion, je posais ma cheville droite sur mon genou gauche et tentait d’être le plus… efficace possible.

- Euh… Ben, ça dépend j’imagine. Si je devais juger, par exemple, vis-à-vis du chapeau que tu te trimbales, je dirais que la robe blanche serait plus élégante et ferait ressortir plus de couleurs, notamment ton regard.

Cette phrase… était absolument… incroyable. Pendant quelques secondes, je me demandais si j’étais encore la même personne. Non pas que l’esthétique ne m’intéresse pas, loin de là, mais je ne m’imaginais pas comprendre pourquoi j’aimais certaines choses et pas d’autres. Pourtant… ça me semblait ‘’logique’’. Enfin, presque.

- Par contre la noire, chapeau ou pas, c’est compliqué. J’imagine que tu sais très bien que ça dépend l’événement, le pourquoi et même la robe.

La robe, bien sûr. Je l’aurais bien pointé du doigt pour la faire remarquer que j’avais quelque chose à dire, mais enchaîné, c’était plutôt compliqué.

- D’ailleurs, en parlant de robe. De quoi on parle exactement ? Une robe traditionnelle ? Et pour quelle occasion ? Vu ta bonne humeur, ce serait un anniversaire, une fête, un mariage ou quelque chose de ce type ?

Je haussais difficilement les épaules, toujours emmerdé par cette chaîne – qui me faisait bien rire malgré tout – et lui adressait un regard mitigé.

- Personnellement, sans savoir de quelle robe on parle, j’opterais pour la blanche - plus passe-partout, possiblement plus raffiné... la robe noire m'inspire peu. Ca dépend peut-être des motifs, mais bon...

Bordel. Ce qui est absolument affreux dans cette situation aussi improbable qu’incroyable, c’est que je montrais une réelle volonté à l’aider. Si mon flegme habituel était toujours bien présent – on ne me changerait pas pour ‘’si peu’’ – on pouvait bel et bien lire sur mon visage et comprendre d’après mes mots que je voulais vraiment aider. Bon… même si j’avais été ‘’kidnappé’’ par une femme que je ne connaissais même pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Ven 8 Déc 2017 - 20:31
Les blanches… Alors selon l’énergumène saucissonné à sa malheureuse chaise, les robes blanches étaient un meilleur atout séduction que les robes noires. Et Hisao ne s'était pas comporté comme la petite teigne de l'école, bâclant chacune de ses réponses, loin de là. Pour justifier ses propos raisonnés, le malheureux concerné s’était appuyé sur ce qui faisait la beauté actuelle de la moniale, à savoir : Sa tunique blanche ornée de bordures dorées et un haut-de-forme violacé pour contraster avec la douceur de sa peau beige. Effectivement, si la moniale avait pris le temps d’y réfléchir sereinement, elle aurait pu, l’espace d’un instant, comprendre que Shuu apprécierait la blancheur habituelle d'un affublement constamment immaculé. Pourquoi donc changer une recette qui gagne ?
Pour aucune raison, en fait ! Elle ne voulait pas le décevoir lors de cet évènement unique. Tout simplement ! Et de ce fait, sa plus grande crainte était qu'il se lasse d'elle, à cause d'un manque de diversification dans son style vestimentaire. Au moment où il la verrait, paradant dans un albâtre devenu trop banal, elle espérait encore lui faire un grand effet. Ses doutes n’étaient donc pas totalement injustifiés, mais elle se devait de prendre la situation avec plus de recul. L’excitation ne l’aidait pas à empoigner d’incisives décisions. Seule ou entourée uniquement de demoiselles, elle savait qu’elle stagnerait. C’est là qu’entrait en scène son prisonnier masculin, Hisao le métissé « spécialiste en préparation de mariage ». Et pour le coup, le raisonnement qu’il avait développé, avait secoué cette femme aveuglée par un amour enthousiaste :

« C’est vrai qu’une robe blanche m’irait tellement bien ! » admit-elle les yeux rêveurs. « Et je suis certaine qu’il apprécierait beaucoup… » soufflotta-t-elle ensuite, en pensant ardemment à son bien-aimé.

Elle n’avait pas l’air de se rendre compte de l’inconvenance débordant de sa propre personne. Le rêve embrumait la réalité d’une manière puissante. Alors que le moment solennel n’était pas pour tout de suite, l’ex-moniale chavirait à la moindre pensée d’une robe blanche autour de sa silhouette glamour. Valait-il mieux la voir broyée dans des rêves mielleux ou dans des craintes féroces ? Bonne question ! Après la réponse argumentée du bagnard, la demoiselle des sables ne fit plus du tout attention à lui. L’acte irrespectueux n’était absolument pas volontaire… Jamais elle ne se permettrait de laisser un convive dans ce genre d’embarras. Jamais ! Il était important de lui laisser un peu de temps… un peu de temps, où elle se tordit littéralement d’une imagination sulfureuse...
Itagami déteignait sur elle. Le pire étant qu’elle ne l’avait jamais vraiment pris le temps de véritablement faire connaissance. Cela viendrait ! Quoi qu’il en soit, ses rêves amoureux la possédaient et dénaturaient son personnage de moniale sereine et maître de soi-même. Ses rougissements étaient idiots, digne d’une innocente pucelle. Elle semblait irréversiblement se noyer dans un torrent idyllique brillant d’une lueur rubis. Pendant plusieurs minutes, elle se tortilla donc bêtement sans prendre soin de son interlocuteur. Heureusement qu’il y avait quelqu’un d’autre dans cette salle. Quelqu’un de plus lucide que la jeune fleur bleue :

« Tu oublies notre cher invité, Nora-chan ! » soupira Aoi gentiment.

Malgré cette remarque forte de sagesse et de prévention, l’ex-vagabonde persistait dans ses divagations amoureuses. Projetant son esprit vers le mariage parfait, elle s’excita pour un rien et bavait presque en pensant au baiser sacré qui scellerait son destin à celui de son prince charmant. Néanmoins, le plus beau jour de sa vie était encore loin. Elle sembla s’en souvenir de nouveau. Si l’inflation romantique agressant sa cervelle semblait avoir diminué, elle en restait toujours sous son emprise tentatrice. L’ex-moniale continuait de s’agiter avec un engouement méconnaissable. Réfléchissant à l'aide supplémentaire que pourrait apporter le métissé enchaîné à ses interrogations, elle sautilla toute guillerette et se rapprocha dangereusement de lui :

« Et pour le haut ? Pour le haut ! Dites-moi ! Est-il préférable que je cache mon décolleté ? » Osa-t-elle demander enthousiaste. Elle en profita pour afficher pleinement aux yeux du pauvre spécialiste de mariage, son actuel balcon. Appétissant, dégageant une odeur florale très romantique, sa poitrine comme tout son être avait de quoi faire renverser des têtes. « A moins qu’un affichage sans vergogne soit plus adapté… » Le silence s'installant soudainement ne présageait vraiment rien de bon. Naisse du calme les plus folles créations. Une nouvelle question avait effectivement jailli de sa cervelle déjantée. De quoi embêter davantage l’homme attaché… « Oh et est-ce mieux de porter un bustier avec ou sans lanières sur les épaules ? » surenchérit-elle les yeux brûlant de bonheur.

Insupportable. Et dire qu’elle ne s’en rendait même pas compte. Le métissé avait un contrôle de soi des plus honorables. Malgré l’assaut incessant provoqué par la moniale amoureuse, il n’avait pas l’air de craquer, du moins, en apparence. Les premières craquelures mentales s’étaient peut-être manifestées devant les yeux aveugles d’une moniale. Son amourette proche et lointaine à la fois lui coupait toute vue sage sur la réalité. Elle était d’ailleurs déjà en train de préparer d’autres questions : les collants, les ornements, les chaussures, les gants, etc… Le calvaire ne faisait que commencer pour cet homme, ne sachant toujours pas pourquoi Nora avait besoin de lui !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Dim 10 Déc 2017 - 20:56
Indéniablement, l’événement qui se préparait pour ma geôlière était de grande ampleur. Il n’y avait pas que le visage, c’était la totalité de ses mouvements qui trahissaient sa joie, son impatience, son euphorie, sa nervosité… Et plus le temps passait, plus je parvenais à cerner la situation. Car si la fille au chapeau violet ne m’avait rien révélé sur l’événement à venir, elle avait bien dit « Et je suis certaine qu’il apprécierait beaucoup ». Je ne savais pas exactement ce que ça concernait, peut-être un mariage, mais peut-être totalement autre chose. En tout cas, il fallait charmer un homme et c’était le détail qu’il fallait garder en tête.

Tandis qu’elle tournoyait, sautillait, ricanait et rougissait, je tentais de trouver le soutien de ce qui semblait être une amie proche de ma ‘’kidnappeuse’’. D’un regard compatissant, elle hocha la tête et essaya tant bien que mal de sortir son amie de son euphorie générale qui l’avait fait quitter, pendant quelques instants, notre réalité. Cela me faisait d’ailleurs presque mal de la sortir de cette phase de bonheur béate, mais rester enchaîné pendant des heures et des heures ne faisait malheureusement pas partie de mes projets, la faute à un manque cruel de patience… surtout lorsque je suis privé de mon Kiseru.

Cependant, dans l’impossibilité de faire revenir sur terre son amie, je ne pus qu’attendre sur celle qui semblait s’appeler Nora. Ce nom me disait quelque chose, mais impossible de réellement avoir une idée précise en tête. Cela me reviendra peut-être plus tard. Mais en même temps, je payais un peu le prix de ma méconnaissance sur le monde en général. Mais bon, ça se rattrapera. Quoi qu’il en soit, comme une furie, la jeune femme fusa en ma direction à une telle vitesse que le vent fit presque décoller ma chaise du sol. La suite de ‘’l’interrogatoire’’ portait sur le haut en particulier. Et je sais pas si c’est sa façon d’être, mais elle ne manquait d’aucune gêne. Surtout face à quelqu’un qui porte des menottes et un collier de prisonnier. Mais bon, elle avait de la chance que je ne sois pas une bête en chaleur. Ainsi, d’un regard purement observateur et dénué d’arrière-pensée, mes yeux se baladèrent et cherchèrent la meilleure façon de mettre en valeur la beauté de Nora sans provoquer les regards pervers des hommes et jalouses des femmes.

- Hm… euh... en tout cas pas le cacher. Tu as parlé d’un homme, pas vrai ? Donc tu dois mettre en valeur tes atouts. Et ça, c’en est un. Il faut juste trouver le juste milieu.


Mon manque d’expérience dans ce domaine pouvait peut-être se faire ressentir, mais je n’étais pas non plus sans avis, loin de là. Sans que cela attire spécialement mon regard, j’ai pu voir de belles robes portées par des femmes de toute morphologie. Mais laquelle correspondrait le mieux à Nora ?

- Un bustier irait mieux sans lanières, d’autant plus que tu as de belles épaules. Je connais aucun nom précis, mais ce que je pense : Déjà, pas de col montant. Ça cacherait tes attributs et c’est pas l’effet recherché. Trop plongeant ce serait une connerie aussi. Il faudrait une forme arrondie, ou à peu près arrondie, ce serait l’idéal. Toutes les robes ne sont pas semblables donc… faudra chercher.


L’envie d’aider était là, vraiment. Mais sans pouvoir mimer, sans voir, sans chercher, c’était difficile d’expliquer ce que j’avais dans la tête. Pour être honnête, ça m’amusait presque, mais pour le moment, mon avis restait très restreint.

- Tu veux toujours pas bien m’expliquer l’événement qui arrive ? lui lançais-je avec un petit sourire… en espérant qu’elle ne s’échappe pas à nouveau dans ses pensées. C’est pas comme si je n’avais vraiment aucune idée mais bon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Mar 12 Déc 2017 - 20:19
« L’évènement qui arrive ? » s’arrêta-t-elle un instant.

S’ensuit un nouveau chavirement auquel s’ajoutait un petit halètement romantique. Depuis qu’ils avaient déclenché le début de l’opération « trouvons la robe de mariée », le cœur de Nora battait au rythme d’un concerto. Aucun chef d’orchestre ne pouvait arrêter la tumultueuse mélodie animant chaque parcelle de son être. Il n’y avait même pas à parler ! Décrire la maladie qui contaminait l’ex-moniale était une évidence à n’en point douter. Même le plus ignare des médecins pourrait deviner le virus qu’avait contracté celle qui était originaire du pays du vent. En fait, il n'y avait même pas à avoir de diplôme pour découvrir le pourquoi du comment ! Devait-elle quand même le lui dire clairement ? La vérité paraissait pourtant facile à déchiffrer…
Bizarrement, l’ex-vagabonde diminua la dose d’anormaux frétillements. A présent, elle ressemblait plus à une fleur bleue qu’à une folle hystérique. Ses pommettes étaient toujours deux belles groseilles bien mûres, mais elles étaient accompagnées d’un sourire plus doux, plus conciliant. L’une de ses mains agrippait le tissu de son pantalon, comme anxieuse vis-à-vis de quelque chose ou de quelqu’un. L’autre main quant à elle, se plaça au milieu de son décolleté comme pour s’élancer dans un discours plus solennel. Une grande bouffée d’air frais pour se rassurer et l’ex-moniale accepta enfin de clarifier quelques points :

« Il se trouve que… je vais bientôt me marier ! » avoua-t-elle sincèrement.

Cette révélation n’avait absolument rien de surréaliste. En effet, il est fort probable que le bagnard eut déjà découvert le pot-aux-roses. Les indices susceptibles de déduire cette réalité étaient ma foi, flagrants. En déduisant le syndrome de l’amour ensorcelant l’immaculée demoiselle, la découverte du mariage était dans la continuité logique de ce raisonnement. D’une manière plus globale, Hisao avait certainement compris que Nora cherchait avant tout à séduire l’élu de son cœur. De ce fait, elle voulait être belle et lui taper sensuellement à l’œil. Vêtue d’une merveilleuse robe adaptée à sa morphologie, elle ne souhaitait marquer sa rétine de telle sorte qu’il se souvienne éternellement d’elle…
Sans s’en rendre compte, elle décida par hasard de creuser davantage le problème. Comment était-elle arrivée à lui demander de l’aide ? Même sans y réfléchir, d’autres personnes auraient pu facilement faire l’affaire. Des femmes par exemples ou même de véritables spécialistes en préparation de mariage : ce que n’était certainement pas le métissé ressemblant plus à un taulard accroc à l’herbe bien verte qu’autre chose. Le regard déviant légèrement de son interlocuteur, elle esquissa de faux rires amusés :

« A la base, un groupe de femmes ‘‘spéciales’’ était censé me conforter dans mon choix de robe… » Un soupir la rattrapait, mais la moniale gardait le sourire. « Malheureusement, elles ont eu un empêchement de dernière minute… » Dans un registre inversément différent, la moniale reprit, joviale et sans état d’âme. « J’ai donc dû improviser… »

Le sourire tout niais, elle regardait son prisonnier sans aucun état d’âme. De cette manière, elle lui faisait implicitement comprendre qu’il était là pour remplacer ce fameux groupe de demoiselles hystériques : les mamas du clan Metaru. Un vrai troupeau de tarées craints partout dans Kumo. Si se frotter aux hommes de ce clan était évidemment à éviter, se frotter aux femmes de ce même clan était tout aussi suicidaire. Reiko et Itagami étaient deux exemples parfaits du caractère si spécial affectant les femmes claniques, adeptes de la forge… bien que l’une d’entre elle n’était pas encore une mama. Au moins, les explications étaient là ! Maigres certes, mais il n’avait pas besoin de plus amples informations pour comprendre la raison pour laquelle Nora l’avait conviée dans ce bar fermé. Par conséquent, la situation devait être on ne peut plus claire pour le métissé saucissonnée. Du moins, dans sa globalité. L'identité du futur marié lui était encore inconnu. L'apprendre pourrait drastiquement changé la vision qu'il avait de l'idiote en face de lui. En bien ? En mal ? Qui sait ! Sur cette aparté explicative, la demoiselle des sables s'assura une nouvelle fois d'avoir le soutien de son prisonnier :

« Maintenant que vous savez le pourquoi du comment, je peux toujours compter sur vous pour cette opération séduction ? Il faut que mon fiancé soit complètement fou de ma robe… »
reprit-elle toute comblée.

La contrarier maintenant n’était pas une bonne idée… Sans compter que des points d’ombres restaient encore à élucider pour le métissé ! Qui était l’heureux élu par exemple ? Sa libération n’était pas pour tout de suite… et de toute façon, il n'avait pas l'air de s'en plaindre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Ven 15 Déc 2017 - 20:55
Aucune réelle surprise dans ses faits, dans ses actes et finalement dans ses paroles. C’était bien d’un mariage dont on parlait… et ce mariage, c’était le sien. J’avais besoin de cette précision pour être certain de ne pas bêtement me diriger dans une direction qui aurait été finalement loin de la réalité. Sachant cette information, il m’était désormais plus facile de la cerner, de la comprendre… Sa joie s’expliquait, son enthousiasme et son euphorie aussi. Mais aussi ses absences et ses émotions aussi bien soudaines qu’imprévisibles. J’avais été sérieux et méticuleux dans mes réponses jusqu’à maintenant, mais j’allais essayé de faire encore mieux par la suite. On ne parlait pas d’un simple tour de charme qu’on réalise lors d’une soirée entre amoureux. L’événement était plus qu’important, il était absolument décisif… vital pour la suite de leur union. Si je ressentais aucune pression, je ne pouvais m’empêcher de me questionner sur son choix vis-à-vis de moi. Même en cas d’urgence, à quel moment est-ce une bonne idée d’aborder un homme plein de chaînes et portant un bandana rose sur le front et des plumes roses dans les cheveux ?

Finalement, c’est un empêchement qui était responsable de toute cette agitation, de tout ce stress ressenti par la future mariée. Tout de même, comment un groupe entier de femmes pouvait-il se désister à la dernière minute ?

- Entre nous, si ce sont tes amies, choisis-les mieux à l’avenir. C’est pas dans ce genre de moment qu’on préfère aller boire un thé car on est trop fatigué pour sortir. J’aurais beau faire de mon mieux, elles étaient sûrement bien mieux placées que moi pour juger… enfin, au moins, tu auras l’avis d’un homme, ça fera peut-être la différence.


Bon, bon, bon. Je n’étais qu’un vulgaire meuble, un pantin remplaçable et oubliable. Cela dit, ce n’est pas pour autant que je la laisserais tomber. Je ne cherche aucune reconnaissance, mais simplement le sentiment de fierté d’avoir aider quelqu’un qui traversait une situation aussi stressante. Pas besoin d’avoir une vie en jeu pour se motiver, parfois, c’est pour la plus simple des justifications qu’on se lance à l’aventure. Le contexte actuel correspondait à cela : Aider une personne envieuse de faire plaisir à son fiancé.

- Maintenant que je suis au courant de tout et que je n’ai plus aucun doute, on peut se lancer sérieusement dans le choix de cette robe. Parler moi de lui, déjà. En temps normal, qu’est-ce qu’il aime ? Est-ce qu’il y a des situations où il a lâché un « waouh », ou un regard insistant ? Un habit particulier l’a marqué ? On doit prendre chaque information… non, chaque indice qu’a laissé ton fiancé pour te rendre parfaite.

J’avais l’air bien stupide de me montrer si engagé alors qu’une chaîne me forçait à rester fixé sur une chaise. Mais bon, impossible de ne pas se sentir concerné quand on voit l’enthousiasme de la kumojine. C’était juste impossible. Elle avait cette euphorie communicative. Une euphorie qui donnait envie d’être content soi-même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Lun 18 Déc 2017 - 1:44
Un soulagement ! Qui s’exprima par une joie insoupçonnée. En se montrant amicale avec Hisao, peut-être s’attendait-elle à ce qu’il se déballonne et qu’il s’exprime ouvertement son envie de partir. Certes, elle ne l’avait pas accueilli de la meilleure des manières en l’attachant à sa chaise. Néanmoins, elle avait espéré qu’il soit touché par le rêve de cette jeune femme amoureuse. Qui pourrait se moquer de sa conviction ? De son désir brûlant de séduire constamment l’être cher. Bienheureusement, sa ferveur sembla affecter le métissé. Désormais, elle était pratiquement assurée que le ‘’spécialiste du mariage’’ ne la laisserait pas en plan.
Il est vrai que les mamas du clan Metaru l’avaient prise au dépourvu en annulant à la dernière minute. Pour autant, elle ne leur en voulait pas. Leur quotidien était dur, si ce n’est terriblement éprouvant. Repas, ménage, repassage et enseignement pour la jeunesse… elles avaient énormément du mal à libérer leur emploi du temps. Il n’y avait donc rien d’étonnant à ce qu’elles soient victimes d’incidents de dernière minute. En fait, elle avait pris en compte cette nécessité sans la considérer réellement. Voilà où elle en était à présent : faire confiance à un inconnu saucissonnée contre sa chaise. Avant donc de replonger dans le vif du sujet, elle tint à faire une courte parenthèse :

« Ce sont des femmes très occupées ! En plus, je sais pertinemment qu’elles auraient aimé être à mes côtés pour m’aider dans ce choix cruel ! Je ne peux donc leur en vouloir de leur absence ! » précisa-t-elle poliment.

Maintenant que cette parenthèse était refermée, Nora put de nouveau se concentrer sur le point central de cette discussion : la robe. Jusqu’à maintenant, quelques pistes avaient été évoquées, puis creusés sommairement. La couleur de la robe. Le haut de la robe. D’autres conseils de la part du bagnard ne seraient pas de refus. Il avait lui-même soulevé des débuts de recherches très intéressants. Pour s’attaquer aux détails de la robe, il était important de connaître les goûts de l’énergumène à séduire. En l’occurrence Metaru Shuuhei. Forcément, Leoko Nora devrait être la femme la plus à même de connaître ses goûts.
Malheur ! Malheur ! L’ex-moniale était emprise d’une longue hésitation. Son front nageait dans un infernal ouragan de sueur. Qu’est-ce que Shuu appréciait chez elle ? Honnêtement, l’ex-moniale butait déjà sur cette question. Il y avait bien une réponse qui lui trottait dans la tête, mais en quoi l’avouer serait une pièce importante vers la robe parfaite ? L’audace devrait parler à ce moment-là. Dénuée de ses obligations de moniale, Nora n’avait plus aucune raison de la garder canalisée au fond d’elle. Aucune peur, juste une nonchalance consternante et caractéristique de sa propre personne :

« Mes fesses… Mon fiancé adore mes fesses ! Donc j’imagine qu’il faudrait une robe mettant la forme de mes fesses en valeur… » des rougeurs et un sourire tout bête.

Et elle était contente d’avoir dit une telle absurdité. En soi, il n’y avait rien de faux dans ses révélations. Seulement, n’importe qui la prendrait pour une stupide demoiselle. Et la vision qu’Hisao aurait de leur couple risquerait d’être peu glorieuse. La réponse avait été spontanée ! Il ne fallait pas la blâmer. Vous ne pourriez même pas imaginer le nombre de fois que Shuu avait malaxé le boule rebondissant de sa demoiselle ! Un véritable pervers en puissance qui avait façonné sans s’en rendre compte, une véritable perverse en puissance.
Mais ne nous égarons pas ! Le but de toute cette machination était la découverte de la robe parfaite. Sur un malentendu, peut-être que l’homme saucissonné pourrait se servir de cette information. Et peut-être qu’il verrait en cette donnée, quelque chose que Nora n’avait pu décrypter jusqu’à maintenant. Mais probablement qu’une seule donnée ne suffisait pas. Il avait besoin de plus de matières pour raisonner. Aussi, l’ex-vagabonde réfléchit ardemment. Toutes les précisions étant utiles, elle se décida à dire tout ce qui lui passa par la tête :

« Avant que l’on se fiance, le n’avais pas vraiment l’habitude de varier mes vêtements ! Hormis ma tunique moniale que je porte en ce moment-même, j’avais tendance à me vêtir de kimonos très traditionnels. Oui, c’est ça ! Des kimonos de très bonne facture soulignant ma silhouette et mon postérieur… »
Un soupir presque amusé, elle enchaîna en toute connaissance de cause sur la fatalité « Ce doit être pour ça qu’il est avare en compliments ! Parce que mes vêtements n’étaient pas assez innovants pour lui… » Un brin lucide, l’ex-religieuse médita sur sa dernière affirmation avant de la mettre en suspens « Non, c’est parce que son boulot l’occupe constamment que je le trouve avare en compliments... Nous n'avons pas souvent le temps de discuter... » se rectifia-t-elle le sourire en dents-de-scies.

Cette affaire était loin d’être gagné ! On dirait presque que Nora avait tourné en rond durant son discours ! Ce qui la desservait dans son humble quête. Que ferait Hisao de ces copeaux d’informations ? Elle l'avait inconsciemment aiguillé sur le travail étouffant de son fiancé. Un travail si étouffant qu'ils n'avaient pas trop le temps de discuter sereinement ! Etait-ce réellement utile pour l'aider à trouver la robe ultime ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Mer 27 Déc 2017 - 13:37
La conversation s’annonçait plus ouverte qu’au début. A mesure que nous avancions, ses questions devenaient plus précises et mes réponses plus utiles. Néanmoins, avant de poursuivre notre recherche intensive de la robe de mariée parfaite, il fallait que je me libère de ces chaînes. C’était tout simplement insupportable de passer presque une heure sans fumer.

- Alors, par contre… tu m'excuses...


La chaîne subit un léger mouvement, alors provoqué par mes bras. De ceux-ci sortit de la vapeur, blanche et dense, qui s’entassait tout autour de moi avant de se rassembler, grâce à mon chakra, sur le cadenas. Il ne fut que peu de temps avant que l’agressivité du gaz ne détruise totalement le cadenas. Logiquement, la chaîne ne tarda pas à s’écraser au sol dans un fracas métallique qui précédait alors un mouvement de ma part vers la sortie. Je m’arrêtais un peu plus loin avant de mettre du Kizami dans le foyer de mon Kiseru puis, d’un mouvement lent et maîtrisé, je le portais à ma bouche et inspirais une bouffée que je recrachais aussitôt. De son côté, la vapeur avait été totalement dissipée.

J’aurais bien demandé à Nora de me retirer la chaîne, mais avec ce que j’ai vu, j’aurais pu encore attendre une éternité avant qu’elle n’entende ce ‘’détail’’.

- Bon, bah si elles étaient occupées… sans m’attarder plus sur l’absence de ses amies, je m’adossais au mur de bois qui se trouvait derrière moi et l’écoutais tout en profitant d’un Kiseru qui m’avait bien manqué. Les fesses ? D’accord, classique on va dire, mais c’est bon à savoir quoi mettre en valeur.

Toujours en me tenant à distance afin que la pièce ne soit envahie par la fumée produite par mon tabac et par toutes ses cochonneries toxiques, je réfléchissais à un moyen de satisfaire les goûts de son fiancé tout en n’ayant aucun moyen préalable de voir la robe – ou le kimono traditionnel. Une remarque de Nora me sortit rapidement de mes pensées. Une réflexion d’abord maladroite, puis ensuite maussade. Je n’étais pas un philosophe, un psychologue ou quoi que ce soit de ce style. J’ai vécu des choses, mais dans des contextes particuliers. Et surtout, ça ne voulait pas dire que je savais comme présenter les choses… comment utiliser les choses. C’est pourquoi je suis resté dans ce que j’étais : Du Hisao classique, en somme.

- On s’en fiche des compliments qu’il n’a pas fait. Le but de cette robe, ce sera justement d’enlever ce côté avare. Tant pis s’il est surchargé par le travail, notre job c’est de rattraper tout ce ‘’retard’’ en une journée et une soirée : Celle de ton mariage. Donc on va devoir choisir cette robe ou ce kimono avec soin. Donc on va tout faire pour que les yeux de ton fiancé ne te quittent pas une seule seconde.


Le tabac arborait un orange ardent tandis que je l’attisais en tirant sur le Kiseru un nouveau nuage de fumée. D’une petite ouverture au coin de ma bouche, j’éjectais un long tracé de fumée grisâtre avant de trouver un début de réponse pour la jeune femme aussi euphorique que confuse.

- Je suis pas un grand styliste ni même un observateur de ce genre de choses, mais… je levais les yeux au ciel, continuant à chercher la bonne réponse. Mon regard se déposait ensuite à nouveau sur Nora. Peu importe la robe, tu devras profiter de la courbure de ton dos je pense. Avec une ceinture ou quelque chose comme ça, on va souligner ta taille et donc, logiquement, l’arrière de ton corps. J’me trompe ? Et puis, c’est un accessoire qui pourrait te mettre encore plus à ton avantage si on le choisit correctement.

D’une grimace et en levant légèrement ma paume, j’indiquais bien que je parlais avec une vague idée uniquement et non pas un avis fixe, précis et efficace. Cela dit, je ne pensais pas me tromper là-dessus. Un tissu ou une ceinture marqueront ses fesses tout en lui donnant un accessoire visible et potentiellement intéressant pour sa tenue finale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Jeu 4 Jan 2018 - 21:15
Il s’était libéré. Quelle tragédie. Nora avait perdu la domination qu’elle avait sur lui. Même s’il avait été coopératif tout au long de leur conversation, rien ne dit qu’il le serait maintenant. A présent, il avait fait comprendre à l’ex-moniale, qu’il avait son destin en main. Quitter cette pièce n’était plus une utopie. S’il le souhaitait, il pouvait lui faire le plus irrespectueux des bras d’honneur et sortir par la grande porte vers une délicieuse liberté. Pour le forcer à rester, Nora avait encore quelques atouts à jouer. Pour la plupart de leur utilisation, elle avait toutefois besoin d’employer ses fameuses techniques moniales. Toujours réticente à l’idée de montrer ses techniques à beaucoup de gens, elle avait finalement balayé l’option de le retenir par la force…
S’il voulait rester ici, ce serait uniquement par envie. Elle l’avait forcément suffisamment longtemps à l’aider dans sa quête de robe. A présent, son cœur devait ou non répondre à l’appel sincère de Nora. La soutenir dans sa noble quête ou l’abandonner comme une vieille chaussette. Quel que soit sa décision, Nora l’acceptait. Pour le moment, il semblait toujours enclin à la conseiller. Son cœur était visiblement bon. Alors que l’ex-moniale était en train de déprimer, il avait su la recadrer. Qu’importe les problèmes qu’elle avait eu à surmonter jusqu’ici, elle devait se concentrer sur ce qui rendrait fou de joie son mari, sa robe.

Le patibulaire l’avait secoué de par ses mots tranchants. Innocemment, il avait provoqué un choc violent dans la caboche de l’ex-moniale. Petit à petit, la demoiselle des sables se posait de bonnes questions. Elle avait l’air de résoudre plus efficacement la situation dans laquelle elle était embourbée. Dans sa tête, les éléments s’emboitaient efficacement. Les pièces éparpillées par sa crainte formaient un puzzle lucide et plein de sagesse. Enfin, Nora avait percuté le plus important des détails. Un détail si important qu’il codifiait à lui seul la totalité des possibilités affectant le vêtement final.
Quel serait le mariage qui l’unirait à celui qu’elle aime ? Simple et chichis ? Dans la tradition la plus pure qui soit ? La réponse avait son importance. S’il s’agissait d’un mariage simple, une robe blanche occidentale serait très clairement prisée pour enchanter le bel homme. Lors d’un mariage traditionnel, le kimono blanc était préféré pour se marier aux habitudes vieilles ancrées dans les ancestrales générations. Deux styles, deux ambiances. Les deux ne pouvant être mélangés, un répondre arbitraire mais réfléchi devait être établi. Et elle lui parut tellement évidente. Comment n’y avait-elle pas pensé jusqu’à maintenant ? A présent, tout était clair et son audace était paré à débloquer cette discussion platonique.

« Je viens d’avoir une excellente idée ! »
Le bond rapide et maîtrisé, elle s’approcha d’Aoi qui avait elle aussi vu la somptueuse libération d’Hisao. Le visage plein de malice, Nora susurra son plan à la spectatrice de cette préparation de mariage. A son tour, la spectatrice sourit et se mit à esquisser de tous petits rires. Après tout, il ne fallait pas ébruiter la suite des évènements, mais savoir que son amie approuvait toute sa folie, la confiait chaleureusement. « Tu es sûre de bien avoir tout ce qu’il faut Aoi ? » vérifia-t-elle, avant d’être bienheureusement rassurée par la concernée. « Naturellement ! Donne-moi juste un peu de temps. » rétorqua donc amusée la tenancière du bar.

Allons à l’essentiel ! Ce pourrait être le nom de cette opération. Puisque Monsieur avait décidé non seulement de se libérer, mais également de rester ici l’aider, son effectivité en serait facilitée. Il y avait évidemment des risques de refus. De ce fait, subtilité était de mise. Il ne serait pas question de le convaincre, mais de l’obliger habilement à faire face au destin sournois que lui imposerait Nora. Les derniers engrenages se mettaient en marche dans sa tête, pendant qu’Aoi les quittait pour se rendre à l’étage dans cette ‘’fameuse’’ pièce.
La première étape de cette fomentation consistait à gagner un peu de temps. Juste de quoi permettre à Aoi de faire les préparatifs à l’étage. Ce devait être une question de minutes, le temps que la demoiselle à l’étage puisse trouver le matos nécessaire. Arriver trop tôt pourrait être problématique, car toute la surprise serait dévoilée. Aussi, il valait mieux faire passer le temps. Essayer de converser un peu jusqu’à l’avènement de sa délectable manœuvre. Un sujet était d’ailleurs tout trouvé :

« Vous êtes bizarre, Hisao ! »rigola-t-elle sincèrement en le désignant ouvertement. « Vous voilà libéré et pourtant, vous persistez à vouloir m’aider ! Votre bonté vous honore ! Parlez-moi de vous… de vos motivations ! Pourquoi m'aidez-vous réellement ? » sa stupide joie n’était plus. Nora s’adressait à lui « normalement ». Les yeux légèrement plissés, le sourire fin mais sérieux, ces interrogations n’avaient pas uniquement pour but de faire passer le temps. L’ex-vagabonde voulait vraiment en savoir plus sur lui… du moins jusqu’à ce qu’Aoi ait fini de préparer ce que Nora lui avait demandé tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Jeu 4 Jan 2018 - 22:42
La fumée s’extirpait avec élégance par la fenêtre qui se trouvait juste derrière moi. Adossé contre le mur, non loin de Nora, je constatais avec plaisir que nous avancions bien. Ca partait mal avec quelqu’un comme moi, mais, directement et indirectement, je pense que je parvenais à l’aider correctement. Elle eut même une excellente idée apparemment… sauf que ça ne me rassurait pas spécialement. Les yeux plissés et le regard interrogatif, j’observais les deux jeunes femmes comploter en secret dans leur coin. J’étais à quelques pas, trop loin pour entendre leurs chuchotements. Et de toute manière, elles s’étaient assurées que je ne puisse entendre absolument aucun mot sortir de leur bouche.

- Qu’est-ce que vous me faites encore…

Ma tête s’abaissa dans un soupir tandis que je me massais la nuque. Pour être parfaitement honnête, le mystère et la situation m’amusaient toujours autant. Ma rapide plainte était plus ironique qu’autre chose, bien que j’appréhendais légèrement la suite. Elle a été capable de me ‘’kidnapper’’ et de m’enchaîner pour une robe, après tout. Franchement, je crois que je ne pourrais jamais être préparé au pire avec une personne comme elle, mais il allait quand même falloir que je m’arme de patience… et de prudence.

La fourberie terminée, la personne dénommée Aoi s’éclipsa de la pièce. La dernière fois que c’était arrivé, elle est revenue avec une chaîne. Je ne savais pas ce qu’elles manigançaient, mais je lâchais un petit ricanement en regardant Nora s’approcher de moi. Mais lorsque sa bouche s’ouvrit, le sujet ne concernait plus sa robe, mais moi personnellement. Les sourcils arqués, je m’amusais de sa réaction à ma présence et enfonçais une main dans la poche.

- Hm… Je ne sais pas si c’est être bizarre, mais je peux comprendre la réaction. dis-je dans un petit rire. Deux tracés de fumée s’échappèrent de mes narines avant que je ne reprenne la parole. Ca peut paraître étonnant, mais je m’amuse bien.

D’un haussement d’épaule, je lui indiquais que la raison était aussi simple que ça. Au fond de moi, j’imaginais qu’elle comprenait que ça puisse intriguer de se retrouver dans une position comme la mienne. Cela dit, là où d’autres hommes auraient saisi cette opportunité pour Nora en tant que femme, je l’ai saisie pour Nora en tant qu’individu.

- Tu as bon caractère et j’ai vu une réelle détresse dans tes yeux. Un sourire amicale s’affichait sur le coin de ma bouche. Très discret, il était néanmoins largement visible par Nora. Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas qui est ton fiancé, mais je peux décidément pas te laisser dans cette situation.

Je laissais place ensuite à un petit silence qui annonçait une suite à ma justification. Mes yeux se perdirent quelques instants dans le vide du regard de Nora avant que je ne trouve les mots adéquats.

- Je ressors d’épreuves… particulières. Donc je crois qu’une situation aussi décalée est trop exceptionnelle pour que je décide de t'abandonner dans ta recherche. Tu es sympathique, malgré tes méthodes… spéciales et draconiennes... Et puis merde, maintenant qu’on a commencé, on va finir le boulot.


Toujours adossé au mur, je fis une petite impulsion en avant, juste de sorte à redresser mon dos sur toute sa longueur. Mon regard se déplaçait rapidement dans la pièce pour chercher Aoi du regard, mais toujours rien. Mon regard se redirigea donc logiquement sur la jeune moniale.

- En tout cas, j'espère que j'arriverais à t'aider de la manière dont tu le souhaites.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Jeu 11 Jan 2018 - 20:48
« Vos flatteries me font plaisir ! Malheureusement, vous savez que mon cœur est déjà pris ! » reprit une ex-moniale espiègle.

Les flatteries lui faisaient doucement plaisirs, comme toujours. A cause de son éducation moniale, Nora se devait de les apprécier humblement, sans prendre la grosse tête. Développer la modestie de soi était l’une des pierres angulaires dictant l’éducation d’un moine cardinal. Et même si la profession de moine était en ce moment derrière elle, la demoiselle des sables devait la grande partie de sa vie à ces enseignements ancestraux. Ce Ses lèvres s’accordèrent donc pour renvoyer à Hisao un sourire aussi apaisant qu’une douceur sucrée. Une forme de remerciement et d’affection pour cet homme si étrange. Sans faire attention aux paroles sortant de sa bouche, elle l’enticha même d’un compliment aussi précieux que rare :

« Des hommes comme vous, j’aurais aimé en rencontrer lorsque je suis arrivée à Kumo… »
murmura-t-elle fugace, comme un courant d’air passager.

Aussitôt, l’ex-vagabonde s’étonna légèrement d’être l’auteure de paroles si mélancoliques. Quelques rires amusèrent la taverne silencieuse pour témoigner d’une immuable vérité : Le passé ne changera pas. Les erreurs d’antan étaient déjà faites. Que gagnerait-elle à ressasser ses mauvais souvenirs, hormis une cruelle nostalgie ? ‘’Regarde avec attention le chemin que tu empruntes’’ ! Oui ! Très bientôt aurait lieu le plus jour de sa vie. Tenue par la puissante main de son fiancé, ils s’uniraient officiellement pour l’éternité. Pas le temps de niaiser ! Comme Hisao l’avait si fervemment souligné, le plus important actuellement était sa robe de mariée. En viseur, le mariage de ses rêves et le plaisir de son homme.

« NOOORA… » cria alors Aoi dans une conversation devenue très monotone. Postée à l’amont de de l’escalier, elle avait le sourire satisfait de son dur labeur. Sans même avoir affirmé quoi que ce soit, l’ex-vagabonde avait compris que tout se déroulait comme sur des roulettes. Et comme prévu, la réponse de la tenancière confirma ses assurances légitimes « Les préparatifs sont terminés ! » Une nouvelle qui l’emplit littéralement de joie.

Cette annonce était le clapet de fin à leur petite discussion. Honnêtement, elle aurait discuté davantage avec lui. De ce qu’elle avait compris, Hisao était lui aussi victime d’un passé virulent. Et sans vouloir l’offenser, sa dégaine nonchalante associée à sa face patibulaire ne faisait pas vraiment de lui une fréquentation respectable. Du moins en apparence. Les vrais sages regardaient derrière les façades humaines. La beauté du cœur importait plus que celle affichée par les corps. Et pour le coup, Hisao était typiquement le genre d’individus menaçant au premier coup d’œil, mais dont le cœur jouissait d’une vertueuse bonté.

« C’est le moment ! »
lui annonça toute guillerette, l’ex-vagabonde.

Et aussitôt, le bras d’Hisao fut empoignée par la main puissante de Nora. En l’amenant de force dans le bar, la demoiselle des sables avait déjà remarqué qu’il disposait d’un corps remarquablement entraîné. De plus, le procédé par lequel il s’était échappé prouvait incontestablement qu’il était un guerrier redoutable. En théorie, elle ne pourrait l’enrôler de force dans ses manigances. Néanmoins, il semblait coopératif et jovialement résigné à subir les plus grosses folies de la pulpeuse lady. Admirez ! Il ne s’était même pas débattu lorsque Nora avait agrippé son bras une seconde fois, ni même lorsqu’elle l’emmena à toute berzingue dans cette fameuse salle du premier étage. Peut-être qu’au fond, l’ex-enchainé désirait connaître la nature de cette pièce.
La porte déjà ouverte, Nora s’y précipita pour que la première partie du secret puisse être révélée à son invité. Une immense pièce égayée par des lampes placées à tout va. Devant eux s’alignaient plusieurs allées de vêtements aux couleurs immaculées. Les préparatifs étaient effectivement terminés. Les tenues de soubrettes et autres fringues ‘’osées’’ avaient été déplacés dans l’arrière chambre au fond de cette pièce. Il était évidemment préférable qu’Hisao ne remarque pas la farandole d’habits féminins outrageants possédée par le bar. Certes, la taverne en question était connue pour ses shows TRES luxuriants, mais il semblait que le libéré n’en avait pas la moindre idée. Et puis, pour la nouvelle tâche qu’elle allait lui demander, il était préférable qu’il ne le sache pas. Imaginez tout le bazar qu’elle aurait à gérer pour lui expliquer pourquoi des deux-pièces orientaux ou des tenues SM se dissimulaient ici :

« Impressionné ? Ce bar possède un nombre incalculable de tenues ! J’ai donc demandé à Aoi de me trier les tenues susceptibles de me correspondre pour un mariage » l’enthousiasme dans sa voix était évident. N’empêche qu’elle restait toujours sur le coup face à tant de robes de mariées. Il y en avait vraiment de tout type. Des traditionnels comme des occidentales. Le choix n’en serait que plus précis. Elle abrégea vite le suspens pour lui faire part de sa nouvelle sollicitation « J’imagine que la pratique vaut plus que n’importe quelle théorie. Donc, parmi toutes les robes présentes dans cette pièce, je suis certaine que vous trouverez la robe parfaite pour moi... » ses lèvres souriaient niaisement.

En quelque sorte, elle lui refilait toute la salle besogne, mais elle osait croire qu’il préférerait chercher visuellement une robe idéale plutôt que l’imaginer, enchaîné sur une misérable chaine. Là, il était libre de ses mouvements et avait carte blanche pour mettre la main sur la (ou peut-être les) robe de mariée idéale. Et tant qu’il n’ouvrirait pas la porte du fond, tout irait bien…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Sam 13 Jan 2018 - 13:49
- Oh, c’est vrai. C’est que j’avais oublié l’espace d’un instant. Quel dommage pour moi !

Non sans être espiègle également, je répondais avec le même ton à sa remarque sur son cœur déjà pris. Si ma méconnaissance du monde sociale me faisait parfois défaut, je n’avais eu aucun mal à comprendre que c’était de l’humour. Bien sûr, je sais que je ne me rends pas compte de tous les détails qui pourraient prêter à confusion lorsque je parle, mais dans cette situation je n’avais pas le moindre doute.

Un sentiment de surprise s’éveilla en revanche lorsqu’elle en vint à me complimenter à son tour. D’une manière bien à elle je suppose – étant donné que je n’ai pas compris où elle voulait en venir en choisissant ces mots-là plutôt que d’autres – mais d’une manière que je comprenais malgré tout. Les compliments ne sont pas des choses que je suis habitué à entendre. Mais si mon aide est appréciée de sa part, c’est le principal.

- Oh euh… ça fait plaisir à entendre. Mer-

Interrompant la suite de la conversation, l’amie de Nora annonçait – ou plutôt hurlait - que les préparatifs étaient terminés. Quels préparatifs et pour quoi ? Je l’ignorais totalement. Je m’attendais simplement au pire, non pas que ce sentiment d’inconnu me dérangait réellement. Bien au contraire, il attisait une certaine curiosité et c’est logiquement que je me laissais entraîner là-dedans. Par curiosité et, bien sûr, parce que je lui avais purement et simplement promis de l’aider. Pourquoi se raviser maintenant ?

Entraîné avec force par Nora, je fus emmené dans une vaste pièce où était disposée une multitude d’habits de bonne confection et venant sûrement de divers horizons. Me libérant de l’emprise puissante de la future mariée, j’enfonçais mes deux mains dans mes poches jusqu’à être bloqué par mes menottes et vagabondait dans la pièce en regardant tout ce qui se présentait à moi.

- Comme tu dis, ça va être plus simple de trouver la robe parfaite avec de vrais exemples devant les yeux. On va se baser sur les critères précédents et te trouver ce qu’il faut. dis-je en faisant une petite pause, les yeux toujours tournés en direction des différentes tenues. Après la phase ‘’sélection’’, faudra que tu les essaies en revanche. Je saurais pas, d’un simple regard, trouvé la robe parfaite.

Sans même me soucier de sa réponse, étant donné qu’il n’y avait absolument ni double sens ni pensées tendancieuses dans mes propos, je m’orientais vers la première série de robe, les balayant une à une en recherchant d’abord les robes blanches – ou en tout cas claires. Les critères étaient divers, mais mon attention se portait sur ce qu’on avait parlé : Décolleté arrondi, plongeant mais pas trop, taille fine pour souligner le bas de sa silhouette avec notamment une ceinture élégante pour épouser son tour de taille.

Bon… dans un élan mélangeant calme et énergie, je retournais chaque robe à la recherche de la perfection. Plus facile à dire qu’à faire, surtout vu mon faible niveau dans ce domaine. Mais peut-être était-ce ce qui allait me la faire trouver : Pas de prise de tête, pas de réflexion idiote, juste la simplicité et l’efficacité.

Quatre robes et une ceinture en main, je les apportais à Nora sans m’attarder à la regarder réagir ou l’écouter répondre. La salle était vraiment vaste, et ça m’emmerderait de rater la robe qu’il faut. Une pièce encore fermée me restait inconnue. Deux puis trois pas plus tard, je l’ouvris d’un mouvement bref… mais je la refermais aussitôt dans un calme olympien.

- Hmmmm…. On va rester sur ces robes-ci, hein ? Je pense que ça ne dérangera personne ?


Secouant la tête dans un rire moqueur, je crois que je ne voulais même pas savoir pourquoi toutes ces tenues étaient là. Pas besoin d’être bon socialement pour comprendre ce que c’était.

- Va essayer celles-ci. On va vérifier si les critères qu’on a définis étaient bons.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463

Ven 19 Jan 2018 - 1:55
« Merci bien, je m’en vais vite les essayer ! » lui renvoya-t-il toute gaie.

Elle savait qu’elle pouvait compter sur le métissé. Sa dévotion était des plus louables car à de maintes reprises, il aurait pu partir la queue entre les jambes. Des hommes comme lui n’étaient trouvables partout. Et surtout pas à Kumo, énorme repère de ratés aliénés. Il était mal d’abuser de la gentillesse d’autrui, mais la générosité était tellement rare de nos jours. En le délaissant de sa pile de vêtements, Nora s’en voulait de l’impliquer autant dans son pêle-mêle. D’un autre côté, c’était de la faute d'Hisao aussi. Il était beaucoup trop gentil et ne semblait jamais dire non. Son manque de fermeté pourrait lui porter préjudice à l'avenir...
Un soupir presque désolé, Nora reprit immédiatement des couleurs, impatiente à l’idée d’essayer toutes ses nouvelles tenues. Elle n’avait encore vérifié tout le contenu de la pile, mais elle avait déjà pu apercevoir une ceinture coquette pour affiner la taille ainsi qu’un bustier blanc qui mettrait facilement en évidence la proéminence de sa poitrine. Les prochains essayages s’annonçaient grandioses et elle le devait en partie à l’ex-homme enchaîné. Dans ce tas de vêtements se trouvait l’habit qu’elle enfilerait le jour de son mariage. Elle en avait la certitude.

Devant elle, s’alignait plusieurs rangées de cabines d’essayage dans laquelle Nora pouvait se changer. Il faut dire que cette pièce accueillait en général beaucoup d’athlètes ayant besoin de se changer fréquemment. Des danseuses et parfois des danseurs dont les corps avaient besoin d’être sensuellement vêtus. Mais bon… Nora n’était pas là pour se rappeler qu’elle s’apprêtait à vêtir plusieurs robes de mariées dans une maison de plaisir.
Premier essayage ! Elle avait tout d’abord décidé d’enfiler une robe blanche sans lanière. Ici le bustier était au centre de la tenue. Pour le mettre efficacement, elle avait sollicité l’aide d’Aoi qui fut ici chargée de serrer son corset. Un souffle étouffant égaya la pièce tandis que Nora apprenait contre son gré, les souffrances nécessaires pour enfiler ce genre de vêtements. Tant bien que mal, elle se retint de hurler, alors qu’Aoi resserrait l’étreinte du corset. La ceinture n’était en soi qu’un accessoire, comme un ruban pour égayer un cadeau… Enfin, mettre le reste de la robe ne fut pas trop compliquée. Une fois sortie, Nora donna à Hisao immédiatement son avis

« Elle est vraiment belle ! Par contre, j’ai l’impression que ma poitrine est un peu trop affichée… »
admit-elle jovialement. « Je n’ai pas envie que sa famille pense qu’il va se marier avec une pouffe ! » le regard des Metaru l’importait beaucoup. Connu pour leur brutalité et leur sens de la critique, les défauts de sa robe pouvaient rapidement lui retomber dessus. Très logiquement, elle ne voulait ni paraître faible, ni incapable, ni trop dévergondée.

Méticuleuse, elle revint donc dans sa cabine et prit cette fois, le temps d’observer chaque tenue qui lui avait été apporté. Le sérieux se lisait dans ses yeux, elle analysait LA robe qui serait désigné lors du plus beau jour de sa vie. Même si la mise en valeur de la poitrine avait été privilégiée, il était quand même préférable de se mettre aux goûts de la famille qui l’accueillerait. A savoir, les Metaru. Un décolleté pouvait être acceptée, mais il ne fallait abuser. En s'appuyant sur ce constat, la base-même de la tenue lui parut alors aussitôt évidente…
Quelques minutes, Nora sortit donc de sa cabine, habillée d’un ravissant kimono blanc. Le genre plutôt épais et décorée de motifs effleurés d’un doux beige. Elle n’avait certes pas les chaussures qui allaient avec sa tenue, mais l’atmosphère qu’elle dégageait, correspondait parfaitement à ses attentes. Dans cette tenue, elle était clairement la femme qui acceptait de tout offrir à son époux : ses services, son cœur, sa vie…

« Oui, c’est clairement cette robe qu’il me faut… » affirma-t-elle plus humblement. « Un costume très traditionnel auquel j’agrémente ma petite touche personnelle. » ajouta-t-elle en peaufinant de ses petits doigts, un léger décolleté appétissant.

L’avis d’Hisao lui importait beaucoup. Il n’avait pas l’air dire quoi que ce soit. Peut-être n’aimait-il pas. Ou peut-être ne savait-il pas quoi dire. M’enfin… là n’était pas le plus important. Nora avait prévu autre chose pour lui. Appelons-ça une petite punition après avoir jetée un coup d’œil dans l’arrière-chambre. Il avait vu quelque chose de légèrement compromettant, dans le sens où elle ne souhaitait pas qu’il ait une mauvaise image d’elle. « Mais je n’en ai pas encore fini avec vous… ». Abuser de sa gentillesse était malsain. Elle le concevait. Surtout qu’il s’agirait d’une demande très personnelle et surtout très dispensable.

« Pouvez-vous m’accorder une dernière faveur ? »
le supplia-t-elle accrochée au bras métissé de son interlocuteur.

Sans attendre sa réponse, comme d’habitude, elle l’attira dans une cabine, puis le laissa seul dans cette dernière. A l’intérieur, il était seul avec un habit très spécifique, déposée par Aoi pendant qu’elle lui parlait. Rien d’outrageant bien sûr. Juste un kimono noir cérémonial utilisé notamment pour les mariages. La demande devenait donc évidente :

« Enfilez ce vêtement se trouvant en face de vous ! S’IL VOUS PLAÎT ! »
le supplia-t-elle d’une voix salivante. « Je voudrais tellement voir ce que donne nos deux costumes assortis, une fois qu'ils sont enfilés… » amusée, trop amusée. Elle n’était même pas sûre qu’il accepterait sans rien dire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t336-leoko-nora-le-moine-avare-termine

Comme un gant [Ft. Hisao]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages
Sauter vers: