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Observer le monde depuis un toit [LIBRE]


Sam 2 Déc 2017 - 14:11
Quelle plaie. Faut que tu te lèves. Que tu tu te laves. Que tu t'habilles et ensuite que tu sortes les poubelles. Tellement contraignant que tu voulais rester dans ton lit à flâner encore un peu, contemplant depuis ton plumard le ciel bleuté rempli de nuages. Néanmoins, en ne pensant pas à tout ce que t'allais faire aujourd'hui, ça pourrait être une belle journée mine de rien. Il fait beau et c'est tout ce qui comptait pour toi. Bref. Faut que t'arrêtes de rien foutre en vrai. Pas vrai ? Yep pas faux. D'un geste brusque tu soulevais ta couette afin de t'extirper de cet enfer moelleux, cette dernière ne recouvrait maintenant que la moitié de ton corps, c'est à dire pratiquement la quasi totalité de ton buste inférieur, jambes et mollets. La lumière scintillante qui avait réussi de passer au travers du rideau de soie devant ta fenêtre venait te chatouiller les rétines à peines ouvertes. Tu grimaçais alors de mécontentement tout en te roulant en boule sur le côté, ne voulant pas être agressé par ce foutu astre à la con. En faisant ça, tu te rapprochas très dangereusement du rebord de ton lit, manque de chance ton corps fit preuve de bon sens et commença à chuter à cause de la vilaine gravité. Dans un ultime effort, tu t'accrochas à ta table de chevet, où tu fis tomber tout ce que tu avais dessus, réveil, livres et j'en passe. Sous un fracas insoutenable tu chutas alors contre le sol, la tête la première, ta main accrochée sur ta table de chevet à moitié renversée. Finalement, la couette chamboulée par tout ces mouvements contradictoires commença elle aussi à tomber sur toi, histoire de combler tout ce vacarme matinal. Rien de mieux que de se casser la gueule pour s'éveiller. Qui rêverait de ça franchement ? Fallait le dire, t'étais vraiment maladroit quand tu le voulais. Agacé de ce qu'il t'arrivais, tu serras les poings et commença à te relever, te redressant en moins de dix secondes chrono. J'vous le jure, c'est une aubaine de te voir faire ça. Allez mon grand du nerf ! Pour exprimer tout ce contentement, une déferlante d'injures censurées sera coupée au montage, car y'a des jeunes qui lisent ça, veuillez-nous pardonnez pour la gêne occasionnée. T'avais déjà songé à illustrer tout ça dans un joli roman qu'on nommera "les méfaits de Reiji volume n°1". Mais par manque de temps, surtout une grosse flemme, tu ne le sortiras jamais. L'argent facile c'pour les faibles.

- « P'tain... C'quoi c'foutu bordel... »

Dis-tu en te frottant inlassablement la nuque à l'aide de ta main droite, contemplant le désastre que tu avais provoqué. T'essayais donc de ranger ça au plus vite avant que tes grands parents ne voient ça et te dégomment aussitôt. Fallait que ça file droit avec eux, t'avais pas le droit à l'erreur. Heureusement pour toi que t'aies reçu une telle éducation, sinon t'penses que t'serais dans la rue à mendier de l'argent comme un sombre déchet. T'esquissais un piètre sourire en ayant penser une seule fois à ça. Pas le temps de continuer à rester planté ici à rien foutre. En moins d'une quinzaine de minutes, Tu eus le temps d'aller te doucher convenablement et de t'habiller par la suite en un tour de main. T'embrassais tes grands parents en prenant ton p'tit dej en leur compagnie. Silencieux comme jamais, tu scrutais toujours autant le ciel depuis le tabouret où tu t'étais assis. Agréable était la vie que tu menais. Sans encombres et sans problèmes. Cela durera-il ? Toi-même tu ne le savais pas. "Pourvu que ça dure" tu te répétais sans cesse dans ta tête. Engloutissant le reste de ton copieux repas. Tu prenais le nécessaire sur toi et tu filas donc en dehors de ton chez toi. Tu descendais les longues rues de ton village, profitant de cet air frais qui t'étais accordé aujourd'hui en commençant par une petite foulée, dynamique et rapide. Pas après pas, tu appréciais la vitesse que tu prenais, esquivant de justesse les passants en te frayant un chemin parmi l'encombrement et la pagaille ici. T'arrivais donc dans un croisement de rue, tu ne freinais pas ta course pour autant, prenant à ta droite tu observais longuement les courbes et les formes que que tu croisais sur ton trajet quotidien. Car oui, tu faisais souvent ce petit parcours, alors bon tu commençais à le connaître quasiment parfaitement. Sans te venter pour autant.

En un instant, tu t'arrêtas net au pied d'un petit bâtiment, situé à l'extrême nord du village. Il était inhabité depuis bien longtemps et comme t'avais l'habitude de venir ici, c'était un petit peu ton repère pour être tranquille pépère, faire bronzette au soleil et ne rien foutre de tes journées. Tu gravissais alors les marches de l'escalier pour rejoindre le toit. Ton petit rituel rien qu'à toi. Ton moment de la journée préféré. T'arrivais donc sur cette terrasse ensoleillée. T'avançais jusqu'à la rambarde avant de poser tes bras sur cette dernière, posant ton regard sur la vue que t'offrait ce lieu nostalgique. Une brise balayait tes cheveux ébènes, quelques unes de tes mèches virevoltaient légèrement devant ton visage. C'était calme. Un peu trop calme. Tu profitais donc encore une fois de ce calme pour te laisser aller, ton corps tomba à la renverse sur ce sol légèrement froid, ce qui ne te déplaisait pas pour autant. Et oui, encore une fois, tes yeux se perdaient dans l’immensité de ce ciel bleuté qui jouait avec les innombrables nuages. On aurait dit presque un immense océan rempli avec des énormes morceaux de cotons. C'était sympa à regarder. Suite à ça, tu clos tes yeux dans un battement de paupières.

- « C'est donc ça La vie que je mène ? »

Prononças-tu en te questionnant premièrement puis affichant une mine plus ou moins sérieuse. Tu n'arrêtais pas de songer à l'avenir. Soucieux de ce qu'il pourrait se passer après. Après quoi ? Tu ne ne savais pas. La meilleure réponse que tu te donnes à l'heure actuelle c'est te conforter en te disant que tu n'as pas mieux à faire que ce que tu fais en ce moment. Lâche es-tu. Aussi lâche que te dire que rien faire est la meilleure solution. Tu ne te souviens pas de ce qu'on t'a enseigné ? C'est pour ça que tu t'es entraîné si dur pour réaliser ce que tu fais en ce moment ? Triste. Tu lâchais un soupir de mécontentement envers toi-même avant cogner le sol avec ton poing fermé. A te voir comme ça, c'était un peu drôle de remarquer que tu t'énerves contre toi-même, tout seul, sur un toit. Ouais, ça pourrait paraître ironique. Le temps fera peut-être l'affaire, qui sait.
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Jeu 7 Déc 2017 - 23:47
La brigade policière du village caché des Nuages, ça en jette clairement. Déjà quelques semaines que je fais parti de cette fameuse brigade, une certaine fierté qui se lit dans mes yeux à chaque fois que j'appose le brassard de cette brigade à mon avant bras gauche. La fierté, c'est clairement ce que je ressens alors que je passe le pas de ma porte pour commencer une patrouille quotidienne. C'est un peu la mission principale de la police de Kumo : protéger le village. Pour cela, les patrouilles sont le point d'ancrage principal. A la fois assurer une présence constante pour dissuader les malfaiteurs d'élaborer leur méfaits, à la fois pour prendre contact avec la population.

Marchant à travers le village et me dirigeant vers le nord, un quartier peu visité par nos patrouilles, je passe devant une boulangerie où l'on m'offre avec insistance une pâtisserie. De premier abord, je refuse mais voyant l'insistance du pâtissier, j'accepte. Sur la route, je mange ma pâtisserie alors que les passants me saluent. Il y a un certain respect pour cette brigade policière.

Mes pieds m'amènent donc au quartier nord du village un peu désert mais rapidement, ma détection en sensorialité m'indique une présence... sur le toit d'un bâtiment. Mouais, c'est un peu bizarre de se trouver sur le toit d'un bâtiment alors discrètement, je m'y rends pour y voir un peu plus clair dans cette histoire. Lorsque j'y suis, je constate un garçon. Jeune, peut-être presque mon âge qui est allongé à même le sol et qui semble méditer. Je m'approche.

« Un temps parfait pour la méditation, n'est-ce-pas ? »

Peut-être qu'il ne veut seulement que la paix ? Que je le dérange alors qu'il médite ? Peu m'importe au final, je veux savoir ce qu'il se passe un peu. Bien sûr, je reste à une distance proportionnée et debout, gardant un ascendant sur lui, ne sait-on jamais.

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Dim 10 Déc 2017 - 20:27
J'entendais des pas. Des pas de plus en plus près de moi. Quelqu'un allait monter. C'est ce qu'elle fit ensuite sans aucune indiscrétion. Je ne fis aucun mouvement, j'attendais simplement qu'elle vienne à moi. Une voix résonna alors pendant que je lâchais un petit bâillement, entrouvrant un de mes yeux, observant que cette voix appartenait à un homme.

« Un temps parfait pour la méditation, n'est-ce-pas ? »

J'esquissais un bref sourire, ramenant mes bras contre le sol, je tentais de me lever, très lentement je commençais donc une ascension pour me remettre sur pieds, aisément et très sereinement je le fis. Qui était-il ? Que me voulait-il ? Je n'en savais rien. Je le jaugeais discrètement du regard, de haut en bas. Un jeune homme de mon âge me semblerait-il. Il avait le visage un peu enfantin malgré tout, soit ça n'est pas trop commun mais bon je ne suis personne pour juger quelqu'un aussi vite. Je devais aller tout de même à sa rencontre. Quoique, je ne savais pas du tout ce qu'il comptait faire. Je restais les bras le long de mon corps immobile, ne voulant pas réellement m'approcher plus près, cela signifierait que j'éprouve de l'empathie dans sa venue alors que pas du tout. Qui oserait troubler le sommeil du grand Reiji premier du nom ? Ben, tout le monde, on s'en fout de toi mec. Ah oui c'est vrai. Pas bête. Je penchais la tête sur le côté, il semblerait qu'il est la même posture que la mienne, un peu ascendante vis-à-vis de la situation dans laquelle on se trouvait. J'haussais les épaules suite à sa question, mon sourire s'estompait alors pour laisser place à un visage neutre, sans aucunes émotions, poker face.

« Ma foi, ce n'est pas désagréable d'être tout seul sur ce toit de temps en temps oui. » répondis-je en m'avançant une nouvelle fois vers la rambarde qui séparait ce lieu des rues, la vue était sympa à regarder, encore mieux à deux. Je décalais mon regard vers ce dernier en enchaînant par une question qui torturait mon esprit en cet instant.

« Que me vaut ta venue ? » Oui, vouvoyer quelqu'un n'était pas mon fort. Je dois l'admettre. Quel malpoli faisais-je.
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Lun 11 Déc 2017 - 3:57
J'ai pris la parole, il n'a pas l'air surpris de ma présence et a dû la sentir. Un senseur ? Intéressant si c'est réellement le cas, il peut peut-être une pièce importante pour Kumo qui a besoin de senseurs. Je le regarde, j'analyse son comportement, tentant de trouver défaut et qualités à son attitude qui me semble plus nonchalante qu'autre chose. Qui est-il ? Que fait-il ici ? L'endroit est désert, peu de gens s'y aventurent alors pourquoi est-il présent ?

Il s'est relevé, s'approche avant de rester parfaitement immobile. Rien sur son visage, il est totalement neutre et cela me perturbe plus qu'autre chose. Cache-t-il quelque chose ? Se reproche-t-il quelque chose ? Il faut dire qu'avec les récentes intrusions, je préfère rester sur mes gardes, m'imaginant alors le pire en sa présence. Une nouvelle Suzuri Kaldea ? Non merci, mon auriculaire droit sectionné s'en souvient encore. Il me répond, m'indique que c'est un endroit agréable lorsque l'on se retrouve seul. J'imagine qu'il y va régulièrement.

Son tutoiement me dérange, l'inconnu me demande ce que vaut ma venue. Ai-je réellement besoin d'une raison ? Malgré le tutoiement, l'individu reste courtois et poli. Je devrais simplement répondre à sa question, en me présentant d'abord. Ainsi, je répondrai à sa question par la même occasion.

« Aami Shôran, Buntai du Kyuubu. J'imagine que tu comprends maintenant le respect que tu dois avoir face à un supérieur. »

Parce que je ne doute pas qu'il est shinobi, après tout... Je suis de la police, il est de mon devoir de connaître les ressortissants armés de notre cher village caché. Cependant, je lui fais cette réflexion avec plaisanterie puisqu'un sourire est affiché sur mes lèvres.

« Comme tu le vois, il est de mon devoir de patrouiller et tu es dans une zone peu fréquentée. D'où ma présence. J'espère que tu ne fomentes pas un plan machiavélique contre Kumo. »

Cette fois-ci, je ris un peu, alors qu'une brise fraîche me fait légèrement frissonner.

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Lun 11 Déc 2017 - 14:45
Dans un battement de paupières, mes yeux se fermaient, aussi subtilement qu'un couché de soleil sur notre beau pays: Kumo. Je laissais la douce brise me caresser le visage, profitant de ce moment de calme et de de sereinement pour ne pas penser aux tracas de mon petit train-train de vie. Je pensais à un avenir radieux, entouré des gens que j'aime, d'une femme que je pourrais chérir comme il se doit et que j'aimerais par dessus tout et des progénitures que protégerais quoi qu'il m'en coûte, jusqu'au péril de ma vie si-il le faudrait. Une rage intérieure naquit en cet instant-même, la passion dévorante de me battre pour quelque chose apparut aussi en même temps que cette soudaine colère. Pourtant, sur les traits de mon visage, rien ne reflétait cette dite impuissance à tout ce qui m'arrivais. Juste un petit rictus s'incrustait sur le coin de mes lèvres, un sourire plus ou moins rassurant, en réponse de sa pseudo présentation aussi brève soit-elle.

« Enchanté de faire "votre" connaissance. »

J'accentuais énormément sur le vouvoiement pour le coup, histoire d'être plaisantin jusqu'au bout, mes yeux se rouvraient pour apercevoir des oiseaux qui prenaient leurs envols pour rejoindre les cieux, là bas ils n'auraient pas d'ennuis, je rêvais de ce monde là. Un monde plus juste et plus honorable. Je lâchais un léger soupir en me retournant face à cet homme, je me décalais de la rambarde à laquelle j'étais accoudé pendant de longues secondes, m'adossant alors à cette dernière, histoire de changer de posture, mes mains se plongeaient alors délicatement dans mes poches respectives, mon sourire s'était effacé, mes yeux scrutaient le moindre de ses mouvement, j'étais toujours autant sur la défensive même si je ne l'exprimais pas directement. Une tension s'installait même si ce dernier faisait tout pour sourire ou rire.

« Goketsu Reiji. » Dis-je en rentrant plus profondément dans son regard, le fait d'observer cet homme me permettait de pouvoir le connaître sans trop l'agresser niveau questions. On va pas se mentir, j'étais très peu bavard, ni très peu expressif, donc bon.

Un questionnement se soulevait alors. Que voulait-il ? J'haussais les sourcils. Voyant qu'il allait reprendre la parole très prochainement. Il m'expliquait alors qu'il patrouillait dans ce périmètre. De la police du coup ? Intéressant. Formel, je l'écoutais sans broncher. Sa dernière phrase me décrochait un très large sourire qui s'accentuait au fil des secondes où il parlait. Moi ? Fomenter un plan contre Kumo ? Pas maintenant voyons. Je ne suis pas encore assez doué pour agir de la sorte. Enfin, même si je le pourrais, ça ne serait pas très instructif. Fuir, déserter ou bien même tuer ne sont pas mes objectifs pour le moment. Rester ici me satisfait amplement. Réfléchi, je lui donnais donc une réponse courtoise.

« Je ne suis pas ce genre de personne, n'ayez craintes. Votre présence réconforte les villageois. Vous faîtes un excellent travail. » lui dis-je.

En effet, la police de Kumo était réputée pour son travail, sa puissance de frappe et son autorité impartiale. Elle faisait régner l'ordre et le calme depuis bien longtemps. Je n'étais pas vraiment admiratif envers eux, j'étais juste content de voir qu'ils pouvaient rassurer les habitants du village, surtout qu'ils protègent se proches comme il se doit. Mais avais-je vraiment besoin d'eux pour protéger ceux que j'aime ? Qui sait.
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Lun 11 Déc 2017 - 16:50
Ce sourire reste sur mes lèvres lorsqu'il me vouvoie en accentuant la chose. La génération de shinobis a du mal avec la hiérarchie et le respect qu'il en découd, me rappelant alors le souvenir de mon premier et unique senseï. Metaru Kahei, ce personnage jeune mais mature, je n'ai guère reçu à le tutoyer malgré son âge. Se faisant, je me rappelle de ma première rencontre avec Kinzoku, mon élève. Ce-dernier a bien du mal au respect également contrairement à Kyoshi, qui lui est habitué au respect de la hiérarchie de par son clan. M'enfin, je ne suis pas là pour éduquer les jeunes genins, loin de là cette idée. Même s'il se présente, ne semble pas dangereux, je reste sur la méfiance constatant que l'individu reste sur la défensive malgré le fait que je lui ai annoncé être de la police et le bandeau à mon avant-bras qui en témoigne.

Reiji Goketsu. Inconnu aux bataillons, il doit faire parti de cette nouvelle promotion alors ? Bien sûr, je ne pense pas qu'il agit contre Kumo, mais ces derniers temps, nous avons pu faire face à des traîtres à l'image de Suzuri Kaldea ou alors des deux que j'ai poursuivi en mission pour les ramener ici, à Kumo. Reiji complimente le travail de la brigade policière, je souris.

« Tutoie-moi, je ne t'en tiendrai pas rigueur. Je pense d'ailleurs que nous avons le même âge. »

Il est jeune tout comme moi, mais mon passif fait que j'ai un peu plus d'expérience que lui. A l'image une nouvelle fois de Kahei, plus jeune mais qui semblait être un prodige au vu de son niveau et sa maturité.

« Des compliments qui me vont droit au cœur, serais-tu par hasard intéressé par le Kyuubu ? »

Je demande par curiosité au vu de ses compliments, me posant la question s'il serait intéressé pour intégrer cette unité spéciale. Je ne pourrais le recruter, mais je pourrai toucher un ou deux mots aux autorités compétentes. A son image, mes mains vont dans les poches de mon pantalon alors que mon regard ne le lâche pas une seule seconde.

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Lun 11 Déc 2017 - 18:14
Rien à voir avec la première impression que j'avais de ce fameux inconnu. Il était un autre. Depuis qu'il m'avait dit qu'il était dans le Kyuubu. Une aubaine s'offrait à moi pour montrer en grade ou bien étoffer mes techniques au combat, apprendre à me connaître moi même et ainsi devenir de plus en plus fort. Oui, mon but ultime serait d'être assez fort pour protéger toutes les personnes que j'aime. Qu'elles qu'elle soient je me porterai garant de leur sécurités. J'assumerai d'être un ninja et me battrai jusqu'à mon dernier souffle. C'était bien ça qui me faisait lever tout les matins. Voir les jeunes sourire et s'amuser aussi faisait parti de mon quotidien, ces jeunes qui jouaient dans les rues, en pensant qu'ils seront notre relève, ça me faisait doucement sourire, je voulais qu'ils aient un avenir certain.

« Le kyuubu ? Je ne suis même pas sûr de mon propre niveau pour rejoindre une telle élite. » pouffais-je en observant ailleurs, son regard ne me dérangeait guère, le fixer pendant plusieurs secondes en me proposant ça, oui ça pourrait vite me déstabiliser.

Je reprenais donc en me raclant la gorge au préalable, prenant un ton beaucoup plus sérieux, ma voix devenait plus grave et plus solennelle quelque part.

« Un jeune genin comme moi n'a sûrement pas sa place parmi vous. »

Je me trompais sûrement. La conclusion hâtive que j'avais construite n'était qu'un ramassis de bêtises mais je ne croyais pas en moi et ça depuis fort longtemps. Lentement mais sûrement, je marchais en direction de cet homme, en ayant toujours mes mains scotchés dans mes poches, je passais par sa droite en le contournant rapidement, prenant la direction des escaliers, l'invitation était alléchante mais qu'en était-il de mon propre avis sur le sujet ? Faire parti d'une escouade de choc était sympa, certes. D'un autre côté je ne saurais pas comment me comporter avec les personnes que je pourrais côtoyer, comment gérer mes prochains coéquipiers et j'en passe. Oui, des raisons futiles me diriez-vous. Je ne suis plus sûr de rien en fait. Je m'arrêtais soudainement à l'amorce de cette descente fait entièrement de marches. Je songeais à ce qu'il venait de me dire. Perdu dans mes pensées, je réfléchissais. Encore et encore. Comment réagir à une telle offre alors que je ne le connais même pas. Serait-ce l'opportunité de ma vie ?

« En quel honneur me fais-tu cette offre alors que tu ne sais rien de moi ? » pestais-je en mâchant quelques syllabes tout bas. J'étais énervé contre moi-même. Je serrais doucement mes poings contre eux-mêmes. Je baissais en même temps ma tête, regardant le sol, être perdu n'est pas une chose aisée. Non, loin de là.
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Sam 16 Déc 2017 - 23:50
J'aime savoir ce que le peuple et les forces shinobis hors des élites pensent des unités spéciales du village. Que ce soit le Kyuubuu ou le Zaikuga, les deux unités du village de Kumo. Difficile d'y avoir accès, il faut un bon niveau de maîtrise de ses capacités et un peu d'expérience pour parvenir à avoir une place. Pour ma part, j'ai eu la chance d'être requis par le Raikage en personne et j'ai réussi les test d'entrée. Enfin... Je ne serai sûrement pas là et Shuuhei Metaru ne m'aurait pas proposé s'il pensait que je n'avais pas le niveau.

L'individu me répond qu'il n'est pas sûr d'avoir le niveau pour rejoindre l'unité d'élite de la police. Je souris, au moins, il est conscient de son niveau. C'est un point d'ancrage pour pouvoir progresser : savoir où l'on se place. Je continue à analyser le comportement de ce Goketsu Reiji, regardant les moindres faits et gestes de ce genin. Il me contourne, s'en va pour descendre les escaliers menant à la sortie du bâtiment, mais il s'arrête. Me retournant vers lui, j'ai un petit sourire qui se dessine sur mes lèvres alors que le garçon me demande pourquoi je lui fais une telle offre.

« Je ne t'ai fait aucune offre. »

Que je réponds simplement d'un ton plutôt calme. Le fixant encore pour tenter de le déstabiliser, bien que ma petite bouille n'est pas si impressionnante que ça. Peut-être que mon calme le déstabilisera.

« Je t'ai simplement demandé si tu serais intéressé pour rejoindre la police de Kumo. Apparemment, tu sembles bien plus qu'intéressé, je peux le déduire. Alors... »

Je finis par me retourner et m'approcher de la rambarde où il était appuyé, je me mets à regarder la vue qui permet de voir le village dans son entier. Effectivement, nous sommes sur l'un des plus grands bâtiments du village.

« Que souhaites-tu réellement ? Servir et protéger Kumo ? »

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