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Deus Ex Machina ✗ Chapitre I Verset I | SOLO


Lun 4 Déc 2017 - 4:34



Cette pièce était son repère, son havre de paix, où il passait la plupart de son temps. Oscillant entre frénétique travail et salvateur repos, si on considérait que s'instruire ou encore écrire étaient plénitudes ne requérant point efforts et dévouement acharné. L’atmosphère fantasmagorique emplissant le lieu, pouvait évoquer biens étranges sentiments. Tenants de mystère se voulant bien plus sombre, qu'il ne paraissait ou ne laissait supposer. Servant de bureau  où il pouvait profiter du calme et du silence, pour poursuivre paisiblement ses desseins toujours un peu plus loin, la salle était baignée par la luminescence cristalline. Les murs se composaient d'étagères, où légion de livres et autres carnets venaient s'ancrer avec une présence oppressante. Ce qui dénotait tout de suite l'un des passes-temps du personnage. Il lisait énormément d'ouvrages, cela était certain. En outre, un grand bureau trônait en ce sanctuaire. Accompagné bien entendu d'un fauteuil pour s'installer à celui-ci. D'ailleurs, cela devait bien faire un bout de temps que l'individu était affalé dans ce dernier. Feuilletant les pages unes à unes d'un épais roman, qui semblait avoir son attention. Il lisait vite, passant de pages en pages à une cadence cathartique, mais n'affichant pas la moindre expression ou particulière attention aux mots transcris par l'encre les formants visibles entités. Prenant pause dans son activité des plus accaparantes, il posa l'ouvrage à l'envers sur le plat piédestal lui faisant face. Il avait cette habitude, pour ne pas perdre la page, que plutôt d'user communément d'un classique marque-page. Il se leva, fit quelques pas en direction de la fenêtre qui donnait une vue certaine sur le Cœur-Commerçant du Village Caché. Admirant l'horizon qui se présentait alors à lui, à ses yeux perçants. Scrutant les silhouettes au demeurant de l'évanescent, dans ce flot infernal qui ne cessait de se mouvoir avec continuité.

Entra alors, après avoir frappé à la porte, pour annoncer sa venue, son assistante. Elle fit quelques pas en sa direction, avant d'annoncer la raison de sa venue. Restant silencieux, toujours à poser ses yeux en contrebas, il l'écoutait pourtant attentivement.

« Un nouveau travail pour vous. » -annonça-elle-

« ... » -restant impassible-

Il l'avait repéré, parmi cette foule grouillante de vitalité, mais restant insondable. Ce sacripant fieffé félon, qui le courrouçait toujours avec amertume. Il était repérable, par sa taille tenant du géant. Cette couleur si vive et visible qu'il arborait tant. Aucun doute. Comme à son habitude, ce chenapan se dirigeait avec entrain en direction de la taverne, qui était située un peu plus loin. Il s'y engouffra, disparaissant de l'horizon. Certainement pour se rincer le gosier de moult spiritueuse boisson. Shishi no Hi était prévisible après tout. Le moment n'était pas encore venu de confronter la Bête, mais cela ne saurait tarder.

« Informations ? » -demanda-il, finissant par se retourner en direction de la femme, en affichant un air assez sérieux-

« Un cas rare et désespéré apparemment. Je n'en sais pas plus. » -essayant de chercher une explication plus détaillée, mais en vain-

L'homme posa sa main derrière sa nuque en la frottant un bref instant, avant de poursuivre la conversation.

« Je n'en doute pas. Ce que je voulais savoir était l'adresse. » -avoua-il avec une certaine nonchalance-

« Ah ! Oui, bien sûr. » -commençant à farfouiller dans le dossier qu'elle tenait dans ses mains- « Tenez. Tout est noté ici. » -s’avançant pour tendre la feuille à son interlocuteur-

Ce dernier fit quelques pas, puis prit l'objet qui était proposé à son attention. Lisant sobrement ce qu'il y était marqué, commençant à laisser transparaître un fin sourire avant de le faire disparaître comme si jamais ce dernier ne s'était esquissé.

« Intéressant. »

Il remercia l'assistante, avant de s’enquérir avec enthousiasme vers le lieu demandant l'intervention d'une aide tenant du miracle. Sortant alors de son antre avec un visage de marbre, ne manquant point de laisser intelligiblement transparaître une certaine motivation à voir le cas de ses propres yeux.



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Mar 5 Déc 2017 - 5:52



Les rues passèrent unes à unes, sous ses pieds qui se mouvaient sur les pavés composant Iwagakure. Croisant légion d'inconnus, l'espace d'un bref instant, aussi éphémère qu’un clignement de paupière ou encore d'une importance inexistante. Et pourtant, il suffisait de peu de choses pour qu'à la croisée des chemins, un tournant capital prenne essence et se forme. La moindre rencontre pouvait occasionner quelque chose d'incommensurable et d'inattendu. C'était une vérité, sans commune mesure. Après tout, une simple action inopportune pouvait engendrer gargantuesque désastre. On ne pouvait jamais savoir de quoi demain serait fait. La vie est un vivier de choix en entraînant d'autres, accompagnés de conséquences, e cetera, e cetera...

Il prit halte quelques brèves secondes, figeant le temps dans sa course perpétuelle et solennelle. Vérifiant l’adresse dont il était en quête, en glissant ses iris sur l'encre indiquant l'information. Pourquoi venait-il de faire cela ? Alors qu'il avait parfaite souvenance de l'endroit où il devait se diriger ? Qui sait, peut être par prudence ou fantasque habitude de vérifier, comme tout un chacun le ferait. Repliant la feuille, avant de la replacer sobrement dans la poche où elle avait été tirée, il reprit la direction de sa destination. Son regard ne semblait pas se perdre à examiner ce qui s'offrait devant lui, se contentant d'avancer encore et toujours, d'une démarche monocorde, lente et assurée. Voilà que le quartier résidentiel avait été arpenté en grande partie, qu'il avait finalement atteint le but escompté. Le voyage était fini, mais la tâche restait à être accomplie. Il posa un œil sur l'entrée de la demeure s'érigeant face à lui. Grande bâtisse des plus luxueuses cela sautait au visage comme une sauterelle roublarde se voulant badine. Il se permit donc d'entrer dans cette antre, présentant luxuriant jardin dans la plus pure tradition. Rapidement, un serviteur hagard se présenta à son encontre, s’enquérant de l'identité et du pourquoi de la venue du visiteur en ces lieux.

« Ohayô gozaimasu. Qui dois-je annoncer ? » -reprenant son souffle, après s'être rué pour accueillir le personnage arrivant sans crier gare-

« Ohayô. » -répondant sobrement à la salutation- « Vous pouvez annoncer à votre maître que le médecin est là pour discuter des termes. » -répondant à l'interrogation du vieil homme-

« Bien, suivez moi je vous prie. » -l'invitant dans ses pas-

Le personnage marchait difficilement, semblant accuser le nombre des années. Il le guida jusqu'à l'entrée de la grande bâtisse, puis lui dit de patienter.

« Si vous voulez bien attendre. Je vais informer le maître de votre venue. » -le regardant pour voir sa réponse-

Un léger hochement de tête affirmatif, de bas en haut, résuma la permission octroyée. A celle-ci, le serviteur disparut plus profondément dans les couloirs. Laissant l’énergumène seul, dans ce qui semblait une pièce servant de salon. Il examina rapidement la décoration, qui était pourvue et garnie avec luxe. Quelques détails le firent afficher un certain agacement. Remarquant sans zèle le mauvais goût certain de ces derniers. Ce qui avait légèrement tendance à lui faire grincer des dents. Une servante, certainement prévenue de la visite du personnage par son compatriote de tantôt, apparue et s'approcha. Proposant timidement quelque chose à boire à l'invité, pour le faire patienter.

« Dé... Désirez vous quelque chose à boire ? » -semblant timidement craintive-

Les yeux de l'homme se posèrent sur elle un instant, la dévisageant hautainement, avant de se reperdre dans le décor.

« Ça ira. »

« Bien... Excusez moi. » -balbutiant légèrement-

La soubrette retourna à ses occupations. Semblant fuir le rustre personnage et la froideur qu'il incarnait ostensiblement. Un long moment plana, s'étirant avec hardiesse et continuité. Finalement, des bruits de pas se firent venant en sa direction. L'attente touchait à sa fin. Une personne trapue  et bien vêtue accompagnait le sbire. Sans même se présenter, il mit les deux pieds directement dans le plat, allant directement au sujet.

« Vous êtes le médecin ? » -se grattant son front dégarnit- « Vous pouvez la sauver ? »

Sans même se retourner par égard envers son désagréable interlocuteur, continuant à se suffire à contempler dubitativement la fresque arborant le mur, il lui tint ce langage.

« Parlons d'abord affaires. » -d'un ton nonchalant-

« Espèce de... » -montant au créneau, avant de se raviser- « Votre prix ? » -grommelant avant de baisser les yeux avec résignation-

Le jeune homme fit signe au domestique de s'approcher. Chose qu'il fit. Puis il lui murmura quelques mots, faisant sursauter le gredin qui les entendit, affichant soudainement des yeux ronds comme des soucoupes. Semblant avoir entendu des paroles qui jamais, oh grand jamais, il ne s'attendait à ouïr. Ce dernier s'inclina alors, avant d'aller retrouver celui qui l'employait. Il se pencha et révéla en chuchotant de quoi il retournait. Ce qui provoqua un tressaillement sur le visage déplaisant du nantie. Ainsi qu’esclandre.

« Comment osez vous ! C'est moi qui suis en charge ici ! » -braillant à s'en faire exploser les cordes vocales et manquant de tomber à la renverse-

L'interpellé se retourna vers le piètre personnage, avec un calme à toute épreuve, le fixant dans les yeux. Puis, il s’avança jusqu'à lui, déposant le revers de sa main prés de son épaule sans même la toucher.

« Vous vous sentez en ces lieux, aux commandes ? » -posant la question en insistant bien sur le dernier mot-

« Vous... Vous êtes... le mal incarné !!! » -rechignant, des plus fébriles, l’inquiétude se lisant avec évidence dans son regard terne et morne-

« Je suis le mal... nécessaire. » -affichant un léger sourire malicieux-

L’hôte semblait pensif, des plus oscillants de crainte et de terreur se faisant. Des gouttelettes de sueur commençaient à perler sur son grand front un peu trop prononcé des causes de la calvitie le frappant. Le serviteur était aussi complètement bouleversé par le message qu'il avait dû transmettre.

« Je n'aime pas attendre. Allez la quérir, c'est uniquement avec elle que je traiterais. » -s'adressant au messager ambulant-

Le servile s’exécuta, regardant brièvement avant de s’enquérir de sa mission, l'homme qui était si exécrable et dur d’habitude, la pire ordure du monde, réduit à une boule tremblotante qui prônait supplique.

Parfois, une simple chose suffisait à tout remettre en question. Les mots pouvaient se mouvoir en une force pouvant briser même les bases incontestables érigées depuis toujours en ce monde et depuis la nuit des temps.



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