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Un peu timide dans le fond ? (ft. M. Reiko)


Lun 4 Déc 2017 - 23:46
Une mauvaise idée. Clairement, au départ cela semblait être une très mauvaise idée. Sûrement la pire idée que Shizen pouvait avoir depuis de nombreuses années. Depuis sa dernière rencontre avec Metaru Reiko, qui s'était extrêmement bien passé, il cherchait à reprendre contact avec elle. Principalement pour voir si quelque chose avait changé dans sa façon d'être. Sur ce point-là, il ne s'attendait pas à de grands résultats. Comme il avait bien pu en parler avec elle, personne ne devait lui demander de changer. Cette blonde devait rester la même. En revanche, là où l'Aburame plaçait de l'espoir en cette fille c'était dans sa capacité d'ouverture face aux autres. Que ce soit des amis, des collègues, la famille ... D'ailleurs, le manipulateur d'insectes ne savait pas du tout se situer par rapport à elle. Un genre de psychologue ? Un titre pareil était sans doute un peu trop. Ce n'était pas son rôle. Un ami ? Difficile de se considérer comme tel après une seule et unique rencontre. Une simple connaissance. Cela devait être le terme approprié. Aujourd'hui, sympathiser avec la femme était un de ses objectifs. Mais surtout creuser un peu plus pour espérer en apprendre un peu plus. Le Jônin pouvait difficilement laisser la sœur de l'Ombre partir comme ça. En soi, il jouait clairement le rôle du médecin qui avait un suivi constant sur son patient. Même si ce n'était pas une qualification qu'il aimait tout particulièrement.

Seulement, là où il pensait s'être trompé, c'était sur le lieu du rendez-vous. Si la première rencontre entre ces deux-là s'était déroulée au sein du complexe scientifique, l'ambiance aujourd'hui était toute différente. La nuit venait de tomber sur les Nuages, les villageois sortaient en famille, entre amis, profitaient de bons repas comme chaque jour. Le manipulateur d'insectes jugeait bon de lui parler dans un climat comme celui-ci. Un climat paisible où la tranquillité régnait. Un sentiment qu'il adorait par-dessus-tout. Alors il convia chaleureusement la femme à le rejoindre dans un petit restaurant chic du village. Un service et des plats de qualité, l'avantage était que ce restaurant n'accueillait pas grand monde. Oui, un avantage. Si Reiko se trouvait au sein d'une foule, elle aurait sûrement du mal à partager quoi que ce soit. Ainsi, tous les ingrédients étaient bons pour qu'elle s'ouvre encore et qu'elle profite surtout d'une bonne soirée. Une chose qu'elle n'avait sans doute pas connu depuis longtemps, tout comme le jeune homme. Néanmoins, aucune mauvaise intention derrière cette invitation. Un détail que l'Aburame avait bien souligné en l'invitant dans ce lieu. Désormais, il ne restait plus qu'à patienter son arrivée et partager d’intéressantes discussions autour d'un délicieux repas.

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Mar 5 Déc 2017 - 8:58
Confuse...

Tu ne savais pas comment réagir à cela. Ce docteur que tu avais rencontré tantôt pour lui apporter compensation t'avait il y a peu, invité à manger quelque chose en sa compagnie. Tu avais arqué un sourcil face à cette demande, bien entendu, toute réaction était meilleur que celle qui consistait à enfoncer ton poing dans sa mâchoire. Bien que tentant, tu avais davantage chercher à comprendre les raisons de cette demande plutôt que de le massacrer sur le champ. Ce type avait tenté de t'aider, à sa manière mais, il avait honnêtement cherché à t'apporter son soutien malgré le manque de connaissance que vous aviez l'un de l'autre. Certainement qu'il ne te connaissait que par ta famille assez particulière et ton tempérament qui l'était tout autant.

Enfin... Tu allais lui faire comprendre que tu n'étais pas l'une de ses patientes, que tu n'étais pas comparable à Kahei par exemple. D'ailleurs, cela faisait longtemps que tu n'avais pas pris de nouvelle de ton frère, celui-ci essuyer ton dégout initial face au concept qu'on appelait "la famille". Tu n'avais pas tant à lui reprocher que ça, mais, il restait un élément des Metaru, et par ce fait, s'attirait jusque-là, naturellement ta haine.

Bref... Au final, tu fus bien contrainte d'aller à sa rencontre. Lui poser un lapin n'aurait fait que raviver des tensions que tu t'étais acharnée à apaiser. Tu n'avais néanmoins pas pris la peine de t'habiller autrement qu'à ton habitude. Ce n'était qu'une rencontre presque formelle, rien de plus, tu n'avais clairement pas envie de t'attirer les envies d'un vieux pervers. Enfin, il ne semblait pas être de ce genre là...

Arrivant dans le restaurant en question, celui-ci était très calme, comme convenu. Très peu de monde, très peu d'ennemi, très peu de chose à craindre. Ainsi, tu balayais ton regard en quête de l'Aburame qui ne tarda pas à se dévoiler à toi. T'approchant de lui, tu venais le saluer avant de t'assoir.

- Bonjour docteur. Je vous avoue être perplexe quant à cette rencontre...


Tu plissais les yeux, tu restais malgré toi sur tes gardes.

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Mar 5 Déc 2017 - 15:19
Heureusement pour Shizen, la blonde ne lui avait posée de lapin. Lorsqu'il vit Reiko venir devant le restaurant, il fut tout de suite rassuré en voyant son accoutrement. En effet, elle n'avait pas cherchée à se faire plus belle qu'un autre jour. Non, elle restait comme elle pouvait l'être d'habitude. De quoi confirmer ce qu'elle avait pu lui dire : jamais elle ne changerait pour quelqu'un. Comme quoi, elle tenait parole. D'autant plus que cela permettait de retirer l'ambiance romantique de cette invitation. En ne cherchant pas à sortir le grand jeu, les deux protagonistes étaient formels : ce n'était qu'un simple échange. Rien de plus. Le manipulateur d'insectes ne se projetait pas encore dans des perspectives d'avenirs, notamment sur la fondation d'une famille en rencontrant l'âme sœur. Même s'il décidait de le faire un jour, ce ne serait sûrement pas en essayant de séduire la sœur de l'Ombre de la Foudre. Bien qu'ils pouvaient se ressembler, ces deux-là étaient certainement incompatible. D'un côté la force brute, de l'autre le calme en personne. Autant dire qu'un événement pareil serait hilarant. Le membre du conseil se voyait plus comme l'ami de tout le monde qui terminerait ses jours tout seul. C'était l'un de ses objectifs. S'il ne mourrait pas avant au court d'une mission, d'une bataille ou d'une autre raison, il retournerait dans son pays d'origine. Une fois suffisamment âgé, plus rien ne le retiendrait au sein des Nuages. Tout commençait tout seul, pour finir seul. Un peu triste dans l'idée, mais c'est ce qu'il désirait.
Bonsoir Reiko-san. Dites-vous plutôt que c'est un moyen de vous remercier pour votre précédent cadeau ! Ah oui. Cette nouvelle cafetière. Depuis qu'il la possédait, c'était une grande histoire d'amour.

Dès lors, les deux personnages prirent place à l'intérieur du restaurant. Une ambiance paisible qui ne devrait pas déranger la Jônin. Car oui, elle semblait très agressive lorsque les regards se posaient sur sa personne. Après s'être installé confortablement, il était temps de passer commande. Shizen lui optait pour ce qui était le plat du chef, un plat très bien garni à base de poisson. Cela lui arrivait quelques fois de venir ici, pour manger seul ou pour s'excuser lorsqu'il s'emportait sur Hayano lors du travail. Quoi qu'il en soit, cela restait très rare.
Ne soyez pas gênée quant à la commande, Reiko-san. C'est pour moi. D'ailleurs, elle l'avait appelée docteur. Un moyen de savoir où il se positionnait par rapport à elle. Vous pouvez m'appeler Shizen si vous le souhaitez. Après-tout, il l'appelait bien par son prénom. Le temps que les différentes commandes arrivent - une boisson était offerte le temps de l'attente - il fallait entamer la discussion. Seulement, où pouvait-il bien commencer ... Comment vous sentez-vous ? Qu'est-ce qui vous rend aussi perplexe dans cette rencontre ? L'envers du décor ? Il devait y avoir plusieurs points. Néanmoins, rien que le fait d'être en tête-à-tête devait en être un gros.

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Mer 6 Déc 2017 - 11:34
Bizarre...

Le cadre était étrange, la situation l'était tout autant. Tu étais une personne adulte, tu n'avais pas besoin qu'on te tienne la main pour arpenter des situations que tu n'avais que très peu vécu. La dernière fois que tu avais mis le pied dans ce genre d'endroit, c'était en compagnie de ton subalterne Hisao, qui t'y avait convié pour partager un moment avec toi. Au final, tu en avais profité pour l'évaluer en situation autre qu'en pleine mission. C'était une nécessité pour savoir si tu étais capable de lui donner ta confiance ou pas.

Au fond, ce que tentait de faire Shizen n'était au final pas différent. Il t'évaluait, t'analysait sous un aspect autre que protocolaire. Tu détestais ça, puisque tu étais convaincue que tu n'avais rien à prouver à personne hormis toi même. Ainsi, plissant des yeux, tu avais pris position en face de lui pendant qu'il t'indiquait toutes les politesses adéquates dans ce genre de rendez-vous. Il payait tout ? Soit... Il fallait bien qu'il assume son invitation à un moment ou un autre.

Relevant la tête, tu le fixais du regard de manière toujours aussi froide...

- Hmm... Je ne suis pas dans mon monde ici. Trop convivial.


Mais bon, toi aussi tu avais ta part à assumer, après tout, tu t'étais bien ramenée malgré que tu avais eu le choix de l'abandonner à son sort. Soupirant, tu balayais alors la carte du regard. Plein de bon plat mais, tu espérais ne pas être une énième fois déçu, comme la fois avec Hisao où tout était d'une qualité plus que médiocre.

- Je prendrais le plat à base de poisson.


Tu n'étais pas franchement convaincue, mais au moins, tu te donnais la peine d'essayer.

- Alors docteur, qu'elle est la raison concrète de ce rendez-vous ?

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Mer 6 Déc 2017 - 21:28
Trop convivial ? Décidément, elle avait encore du mal sur ce point. Mais depuis sa dernière rencontre, il y avait très peu de temps qui s'était écoulé. D'autant plus que si un quelconque changement naissait chez Reiko, cela surviendrait des mois après, voire des années. Pour cette soirée, Shizen ne portait pas son masque habituel. La femme pouvait donc voir le même homme que la dernière fois, qui semblait toujours aussi fatigué. Seulement, ce soir, il y avait une légère différence. Oui, elle pouvait clairement constater que l'Aburame appréciait l'ambiance de cette soirée et surtout sa compagnie. Le fait de parler avec une autre personne était très appréciable. Surtout dans un contexte pareil. Si la Metaru n'était pas aussi froide et sur l'agressive, elle serait déjà en train de passer une bonne soirée. D'ailleurs, c'était un peu l'objectif de ce soir pour le manipulateur d'insectes. Oui, aujourd'hui, il voulait que la blonde passe une excellente soirée et qu'elle quitte cet endroit avec le sourire. Il avait déjà obtenu un merci la dernière fois. Juste en connaissant son tempérament, c'était une très belle réussite. Ce soir, la barre était un peu plus haute. C'était peut-être un peu trop tôt, voire impossible, mais un véritable challenge pour le Jônin.
C'est pourtant le monde dans lequel vous vivez, Reiko-san. Je n'ai guère connaissance de vos activités en dehors de vos responsabilités, mais là est tout le charme de notre monde. Une soirée avec de la famille, des amis, de quoi souffler d'une journée épuisante. Dit-il en prenant une gorgée de cette boisson offerte le temps de la préparation des plats.

Quelques minutes après, les deux commandes étaient prêtes et furent servies par la serveuse. Très rapide, ce restaurant brillait justement pour son service, mais aussi pour la qualité du plat qui suivait derrière. Seulement le prix était un peu plus haut qu'un restaurant habituel, mais tout ce qu'il offrait justifiait le tout. D'ailleurs, l'Aburame s'était peut-être emporté en lui disant qu'elle pouvait prendre autant de choses qu'elle voulait. Ce n'est pas comme s'il roulait sur l'or comme son frère, voire elle.
La raison concrète ... ? Je suis votre docteur comme vous le dites si bien. N'est-ce pas mon rôle de prendre soin de mes patients ? Dit-il en souriant, tandis qu'il s'apprêtait à commencer la dégustation. Bon appétit, Reiko-san. Je suis sûr que vous allez adorer les plats. Munis des traditionnelles baguettes, l'Aburame entamait la nourriture. Lorsqu'il se trouvait à table, il ne se précipitait jamais, ne mangeait pas la bouche pleine, en clair : très poli comme il savait l'être. Comme je vous l'ai dit, c'est une manière de vous remercier pour votre précédent cadeau. D'ailleurs, comment avez-vous su que j'adorais le café ? En voilà une bonne question. Il ne l'avait jamais rencontré auparavant. Mettez vous à l'aise, Reiko-san. Réellement. Après, si vous ne pouvez pas rester, je comprendrais. Tout d'abord, il commençait très doucement. En réalité, il voulait voir si elle était capable de mener une discussion avec lui. Si elle voulait en apprendre plus sur lui, ou se livrer directement.

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Jeu 7 Déc 2017 - 14:55
Perplexe...

Te détendre durant un moment passé en famille ou avec des amis ? Malheureusement pour lui, il n'était rien de tout ça à tes yeux. Juste une connaissance, un type qui tentait de t'apporter son aide à s'incrustant dans ta tête. Tu avais déjà exprimé ta dernière méfiance pour ce genre de personnage, cette fois-ci, tu allais tenter de ne pas y prendre gare. Il fallait que tu sois plus détendue, tu n'avais rien à craindre après tout, ici, tu étais certainement la bête la plus dangereuse.

Il le disait lui même, il n'était qu'un docteur. Néanmoins, il semblait être allé trop vite en besogne. Tandis que les plats commandés commençaient à être servis, celui-ci vint à t'avouer qu'il te considérait comme sa patiente. Depuis quand tu avais permit cela ? Plissant les yeux, tu vins à boire le verre d'eau que l'on t'avait servit. Il fallait que tu clarifies certaines choses.

- Je ne suis aucunement une patiente Shizen.


Pas de docteur rien, ta voix était froide, de nouveau assez brutale. Tu ne voulais pas être considérée comme une malade ou une déviante. Ils n'y avaient qu'eux qui avaient besoin d'aller voir un docteur. Tu ne te faisais pas soigner, qu'il s'enlève cette idée de la tête. Tu ne faisais que manger en sa compagnie.

- Bref... Votre addiction pour le café est presque aussi connue des gens que mon caractère. J'ai pas eu à chercher bien loin.


Il voulait payer hein ? Très certainement pour se donner un rôle de confiance, de personne sympa qui ne te voulait aucun mal. Surement pour que tu craches encore plus d'information que tu ne voulais pas raconter. Soit... C'était à de l'analyser et de voir jusqu'où il pouvait aller dans sa comédie. Appellant la serveuse, tu regardais la carte. Malheureusement pour ce Shizen, tu étais amatrice de bon Saké. Malgré qu'aucun alcool n'avait réussi à te faire rentrer dans un état d'ivresse... Une particularité chez toi qui allait très bien avec ton image de brute inébranlable.

- J'aimerais que vous m'apportiez ce Junmai-daiginjō de la meilleur des qualités, je prendrais aussi ce plat et ce plat. Il est apportant de bien se nourrir quand on s’entraîne quotidiennement.


Bien entendu ce que tu venais de commander était d'un coût clairement très élevé, c'était un des meilleurs Saké qu'on pouvait trouver dans ce bas-monde. Au moins, cette soirée n'allait pas être entièrement inutile.

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Jeu 7 Déc 2017 - 15:33
C'est bien ce qu'il voulait entendre. Car lui aussi n'était pas réellement un docteur. Un simple titre pour justifier sa présence au complexe scientifique. Cela permettait aussi de confirmer à quel point elle aimait se retrouver seule ; en ne se considérant guère comme une patiente, elle confirmait qu'elle n'avait besoin de l'aide de personne. Toujours dans cette plus grande solitude, où la seule personne qui comptait à ses yeux était tout simplement la sienne. De toute manière, elle l'avait clamée haut et fort. Pourtant, il s'interrogeait sur ses responsabilités actuelles. Dans un milieu comme celui de la police, elle était bien forcée de rencontrer de nouvelles têtes pour leur venir en aide. Cela pouvait être d'importantes demandes comme les plus idiotes. Dès lors, acceptait-elle de s'investir seulement quand la cause semblait juste ? D'ailleurs, voulait-elle suivre les pas de son frère aîné ? En effet, la réputation de celui-ci n'était plus à faire. Néanmoins, dans des règnes pareils, le pouvoir se transmettait par les liens du sang. Bien entendu, sur ce coup-là, on parlait d'un titre de dirigeant du village. Dans la politique actuelle de Kumo, le villageois décidait lui-même de son représentant.
C'est bien de me le faire savoir. Je ne suis aucunement votre docteur. Je n'irais même pas me considérer comme tel, par respect aux professionnels. Un point important : elle l'avait appelée par son prénom. En réalité, ce n'était pas si gros que ça, mais cela permettait de supprimer cette barrière de ce scénario stupide de psychologue. Le seul point noir : cette même agressivité. Une caractéristique qui ne s'effacerait sûrement jamais.

Très drôle d'entendre que son addiction au café était connue.
J'ai une réputation pour aimer le café ... ? Pourtant, je suis plutôt un homme discret. Comme quoi ... En réalité, il pouvait difficilement la croire. Sa phrase pouvait clairement le faire comprendre à Reiko, mais cela risquait de l’énerver. J'ai une question Reiko-san. Je vous ai invité pour vous remercier, pourquoi avez-vous acceptée l'invitation ? Vous ne vouliez pas me vexer ? Ce n'est pas que je ne vous apprécie pas, mais nous ne sommes pas proche, après-tout. Elle le savait bien. Connaître la raison de sa venue intéressait énormément l'Aburame. Alors qu'il continuait son plat, elle passait de nouveau commande. Le manipulateur d'insectes allait devoir allonger l'argent pour cette soirée. Fallait bien prévoir la chose. Quoi qu'il en soit, elle semblait ne pas vouloir lui poser des questions. Elle se forçait clairement en restant ici. Vous avez bon goût. D'ailleurs, vous vous entraînez durement, vous m'aviez dit que vous teniez tête à votre frère, envisagez-vous de prendre sa place plus tard ? Que ce soit en tant que cheffe, ou en tant qu'Ombre.Les candidats étaient nombreux à ce poste.


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Jeu 7 Déc 2017 - 23:37
Ennuyée...

- J'avais vraiment besoin d'une raison pour accepter ? Je ne pensais pas devoir me justifier en acceptant votre offre...


Tu plissais les yeux, tandis que tu te mettais à manger la première bouchée de ton assiette. En réalité, tu avais très faim, tu ne mangeais que très peu, faute à des talents culinaires inexistants. Ainsi, tu ne te plaignais clairement pas quand tu avais l'occasion de déguster quelques choses. Même si bien entendu, tu restais une fine bouche qui pouvait se contenter de tout mais qui n'appréciait que très peu de chose.

Arquant les sourcils, tu l'écoutais néanmoins. Il avait le don pour être imprévisible quant à sa prochaine phrase qu'il allait sortir. Ce type était différent des gens que tu avais pu croiser jusqu'ici. Il était... Réfléchit. Bien loin du coté abruti de ton frère qui avait du mal à réfléchir si cela ne concernait pas un cul ou de la bouffe.

- Prendre sa place ? Je ne sais pas. Il a certainement meilleur prétendant que moi.


Si tu tenais tête au chef de ce village, c'était évident qu'en terme de puissance brute, tu étais la candidate parfaite pour être sa suite en quelque sorte. Mais, avec les troubles de sociabilité que tu avais, ce n'était certainement pas une très bonne idée de ne se baser que sur tes capacités physiques.

- J'ai néanmoins compris il y a peu, qu'on obtient davantage de tranquillité quand on nous accepte que quand on nous hait. Cela pourrait être une bonne solution que de devenir une membre imminente de ce village.


Tandis que le Saké que tu avais commandé t'étais apporté, on te servit un verre ainsi qu'à Shizen. Le faisant tourner quelques peu, tu venais boire son contenue... Enfin... Enfin du bon saké. Cela se faisait rare ces derniers temps.

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Ven 8 Déc 2017 - 2:01
Ce n'est qu'une question parmi tant d'autres. Nous pouvons avoir une centaine de raisons d'accepter une rencontre, tout comme une centaine de raisons de la refuser. Vous n'avez pas besoin de vous justifier, c'est juste que ça m’intéressait. Une énième façon de lui confirmer qu'elle n'avait pas à se justifier de quoi que ce soit. Simplement, Shizen aurait réellement voulu savoir. Surtout s'il y avait un objectif particulier en se rendant ici, ou simplement par principe afin de ne pas lui poser un lapin. Tout de même, la femme semblait bien apprécier les spécialités de cet établissement. Tout comme l'Aburame, d'ailleurs, qui se réjouissait de pouvoir manger aussi bon depuis bien longtemps. Ainsi, tout était réuni pour passer une bonne soirée : la nourriture, le service, l'ambiance globale de l'endroit. Désormais, il ne restait plus qu'à apaiser la tension qui pouvait régner avec la blonde. Même si elle ne répondait sans aucune difficulté aux interrogations du manipulateur l’insecte, elle lui laissait rarement des ouvertures pour rebondir. C'était justement le problème avec elle : avec leurs relations, le Jônin ne savait pas de quoi parler avec. En la connaissant, il savait très bien qu'il ne devait pas faire un faux pas, sous peine de se faire encastrer dans un mur ou mettre tout simplement un terme à cette soirée. Devait-il parler boulot ? Sûrement chiant dans ce cadre-là. Creuser sur le personnel ? Il fallait faire attention à ne pas franchir une certaine limite. Finalement, c'était une véritable épreuve pour lui. Une chose qui lui plaisait tout particulièrement. Un défi.

De nombreuses personnes peuvent se positionner pour prendre la suite de votre frère. Que ce soit son collègue Daisuke, vous Reiko-san, même-moi en réalité ! Dit-il en ricanant, ce rôle ne lui intéressait clairement pas. Beaucoup trop de responsabilités et il ne se sentait clairement pas comme un symbole de ce village. Non, il préférait largement assister l'Ombre dans ses tâches quotidiennes et avoir une certaine influence sur les décisions du village. Après, encore faut-il être intéressé par ce rôle. C'est votre cas ? Sur le plan de force, nul ne doute qu'elle était légitime. Après, le caractère ... Il fallait travailler ce détail afin d'être accepté par tout un peuple. Toujours en train de profiter de son plat, elle lui expliquait quelque chose d’intéressant. Généralement, il y a deux cas de figure. Ceux qui connaissent votre tempérament et agissent en conséquence, dans votre cas, vous éviter. Puis ceux qui vont chercher à vous embêter pour provoquer vos réactions. Vous avez de nombreuses cartes en main, mais lesquelles utiliserez-vous ? Que voulait-elle pour sa propre personne ?

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Ven 8 Déc 2017 - 16:05
Perplexe...

Tu écoutais ce que le bougre avait à te dire. En réalité, tu pouvais sentir toute sa réserve, tel Hisao, il t'avait cerné très vite. Avec toi, il fallait réfléchir plusieurs fois avant de parler sous peine de t'attirer tes foudres meurtrières. Bien que ces derniers temps, tu t'engager à te calmer, les mauvaises habitudes avaient toujours la vie dure.

- Bien entendu, il y a d'autres prétendants. Qui ont certainement plus les faveurs de mon frère ou du peuple que moi. Enfin, j'imagine que le monde est encore trop immature pour comprendre qu'il vaut mieux avoir quelqu'un dont on a besoin plus que quelqu'un dont on veut.


Tu étais médisante sur cette réponse. Tu avais vu toute ta vie cette hypocrisie qui animait la plupart des êtres vivants. Tu connaissais tes capacités, tu savais que tu étais capable de protéger à toi seule ce lopin de terre. Tu l'avais toujours fait après tout. Tu avais fait une ascension fulgurante au sein du poste de Jonin, puis de Fukutaicho. Tu n'avais jamais faillit à ton devoir et t'étais toujours sacrifiée pour ce village qui autrefois te détestait tant. Mais évidemment, ils préféraient choisir quelqu'un avec un plus beau sourire... Toi, tu étais capable de faire ce qu'il fallait faire, sans l'ombre d'une culpabilité.

- Enfin... Je ne dirais pas que Daisuke démérite le rôle. C'est un bon Taicho.


Tu le pensais véritablement. Bien qu'un peu débonnaire, il savait lui aussi faire ce qui se devait d'être fait. Et c'était pour cela qu'il avait un tant soi peu de respect de ta part à force de le connaitre.

- Plus personne ne me provoque depuis longtemps. J'ai tant fait parler mes poings que même les plus coriaces ont comprit...


Une chose était bien vraie, ta réputation te précédait. Tantôt en bien et tantôt en mal. Bien que ces derniers temps, il y avait une grosse progression dans le positif.

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Ven 8 Déc 2017 - 21:08
Vraiment intéressant ce qu'elle disait à propos du peuple. Elle venait de parler d'un sujet très intéressant, en l’occurrence, ce que le peuple désirait, sans que ce soit réellement celui dont il avait besoin. Demain, le peuple pouvait élire n'importe quelle personne au poste d'Ombre de la Foudre et regretter misérablement ce choix. Que ce soit par sa gestion globale du village, la politique, le rapport de force, de nombreux points qui faisaient vivre la cité des Nuages. C'est là où naissaient les enquêtes, les rebellions et autres coups de tout genre pour faire tomber la personne au pouvoir. Néanmoins, une question méritait d'être posée. Ce qu'il comptait faire après avoir dit ce qu'il désirait.
Les faveurs ... Ce n'est pas le peuple qui a décidé de mettre au pouvoir votre frère Reiko-san. Je me souviens d'une discussion avec lui, lorsqu'il était encore le général des armées. Je lui avais dit que tôt ou tard, il se retrouverait à ce poste. Finalement, j'avais vu juste. Il marqua une courte pause en prenant une gorgée de sa boisson alcoolisée. Pourtant, ce n'était pas celui qui était le plus enchanté à l'idée de devenir Raikage. D'ailleurs, cette responsabilité fait peur à de nombreux d'entre nous. Ce n'est pas rien de représenter tout un village, d'être responsable de sa sécurité ... Une des raisons qui éloignait un maximum Shizen de ce poste suprême. Vous concernant, je pense que vous voir en tant que doyenne de votre clan n'est qu'une question de temps. Ce qui vous fera accéder tout naturellement au conseil de ce village. Ce sont des choses que vous aimeriez voir arriver, Reiko-san ? Une façon de voir si elle était ambitieuse. Actuellement, elle secondait le Kizuato dans ses responsabilités de général. Ce n'était pas si mal du tout.

Si personne ne l'embêtait et qu'elle n'avait plus à recourir à la violence, c'était un très bon point. Plus les situations malheureuses comme des rixes se faisaient rares, mieux c'était pour elle, mais aussi pour les autres. Cela éviterait un arrivage au sein de l'hôpital pour quelques membres réduits en compote.
Quoi qu'il en soit, j'espère que vous passez une bonne soirée Reiko-san. Pour rebondir sur ce que vous me disiez précédemment, selon vous, nous devons choisir notre dirigeant selon sa force ... ? L'Ombre actuelle était très forte. Tout comme la blonde, qui disait lui tenir tête lors de leurs affrontements. Le manipulateur d'insectes lui ne jugeait pas spécialement la puissance comme le facteur principal. Après-tout, le dirigeant avait une armée qu'il lançait lors des moments clés. Comme il l'avait toujours pensé, avant d'être fort, il fallait savoir prendre les bonnes décisions. Puis, pour arriver à ce poste tant convoité, l'indice de force était plutôt logique ... Si les plats avançaient bien et étaient mêmes achevés, ce n'était plus qu'une question de minutes pour commander le dessert.

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Ven 8 Déc 2017 - 22:59
Intriguée...

Plusieurs fois, tu avais haussé les sourcils face à son discours. Il semblait avoir bien souvent réfléchit à la question, bien plus que toi sans l'ombre d'un doute. Mine de rien, il semblait posséder une certaine sagesse qui te paraissait encore abstraite. La différence d'âge impactait grandement dans cette discussion. Il avait certainement plus de vécu que toi, toi tu ne faisais qu'à peine quitter une adolescence chaotique. Néanmoins, tout aussi désastreuse qu'elle avait été, elle t'avait renforcé comme jamais personne ne s'était renforcé auparavant. C'était à elle que tu devais ta force actuelle, qui ne faisait que croître de jour en jour.

- Bien entendu... Un Kage n'est pas seul, il a des conseillers, des gens qui peuvent réfléchir à sa place. Mais personne ne pourra remplir son rôle de protecteur aussi bien que lui même. S'il est faible, le village le sera aussi.


Néanmoins, tu étais obligée d'admettre que Shuuhei était tout sauf la définition d'un faible. Talentueux depuis sa naissance, il avait vécu sa vie sous les éloges du destin. A la différence de toi qui n'était pas douée à la base. Tu avais du te donner à fond pour le résultat d'aujourd'hui. Et encore en cet instant, tu ne te trouvais toujours pas assez puissante face à ce monde. Tu ne t'arrêterais jamais de progresser, c'était une chose certaine.

- Je n'ai peur que d'une chose. Et ce ne sont certainement pas des responsabilités.


Même toi, la Dame de Fer comme certains aimait te surnommer, possédait une peur irrationnelle. Si au début, tu avais fuis cette peur du mieux que tu pouvais, depuis des années, tu avais décidé de la combattre autrement. Par la violence et la haine. Ce qui pouvait grandement justifier ton irritation perpétuelle. Tu ne pouvais jamais baisser ta garde.

- Je ne serais pas Jonin ou Fukutaicho sinon...


Buvant une autre gorgée de ce délicieux Saké. Tu avais bien conscience que tu venais de lui donner une porte dans laquelle s'engouffrer. A voir ce qu'il en faisait...

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Ven 8 Déc 2017 - 23:23
Là encore, elle n'avait pas tout à fait tort. L'Ombre de la Foudre disposait justement d'un conseil qui lui offrait une très grande assistance dans la prise des décisions. Shizen avait actuellement un siège au conseil de Metaru Shuuhei et appréciait tout particulièrement les discussions qu'il pouvait avoir avec son dirigeant. Ainsi, si le Raikage s'illustrait comme le shinobi le plus fort dans son village, sans avoir de belles compétences derrière, il pouvait effectivement compter sur les personnes qui l'entouraient. Seulement, c'était souvent le dirigeant qui avait le dernier mot sur un quelconque sujet ; l'Aburame le savait bien depuis son dernier débat à propos du Kirijin et de la prisonnière du Shoshikidan. Du coup, il fallait que la tête du peuple ait un minimum de bonne réflexion. Dans le cas où ce n'était qu'un combattant confirmé, il pourrait ne pas écouter ses proches collaborateurs et plonger le village dans une situation catastrophique. Le mastodonte n'était absolument pas à l'abri de connaître une situation pareille. Bien que pour l'instant, il se montrait tout de même très réfléchi, malgré les apparences. Son âge devait jouer, mais aussi ses mauvaises expériences, comme l'état de son frère cadet. Mais par-dessus tout, les enjeux d'un tel poste. S'il se plaçait au sommet des Nuages, le Seigneur de la Foudre pouvait intervenir et le faire vite redescendre sur terre. Comme ce fut le cas avec Nara Seijiro, au final.
Effectivement. C'est notre symbole à tous, celui qui nous représente à l'internationale. Un détail très important qui permettait de ne pas montrer de faiblesses face au reste du monde, très opportuniste.

Alors qu'il prenait une dernière bouchée de son plat, accompagnée de sa boisson alcoolisée, il venait d'avoir la meilleure ouverture possible pour Reiko. Impossible de savoir si c'était volontaire de sa part, mais elle venait d'attiser la curiosité de l'Aburame. Un détail comme celui-ci dans une phrase ne passait jamais inaperçu avec le manipulateur d'insectes. Et à propos de ce fameux sujet, il savait pertinemment qu'il devait poser l question. Cette question qui permettrait à la blonde de s'ouvrir encore plus, mais aussi de révéler une de ses plus grandes faiblesses : chose qu'elle ne voulait sûrement pas. Alors qu'il s'essuyait les mains avec la serviette, il posait son regard dans les yeux de la Metaru. Droit dans les yeux, une seule question, une seule réponse. Une confrontation directe. Elle lui avait tendue une perche, il comptait la saisir à bras ouvert. Même s'il n'était pas assuré des résultats.
Vous n'avez pas peur des responsabilités, en effet ... Vous n'avez peur que d'une seule chose. Il marquait un blanc, en acquiesçant, le regard toujours rivé sur le sien. Alors dites-moi, Reiko-san. De quoi avez-vous peur ? La suite risquait d'être intéressante ...

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Sam 9 Déc 2017 - 0:06
Fait chier...

Au final, bien entendu qu'il s'était engouffré dans la porte que tu lui avais ouverte inconsciemment. Tout ton être te disait de ne pas lui en parler, de ne rien dire, de répondre agressivement. Mais au fond de toi... Peut être que tu ressentais le besoin de parler de ça ? Enfin... Après tout, ce n'était pas si cela était une chose inconnue de tous. A force, certains avaient rapidement fait la déduction du pourquoi de ton comportement. Du moins, en partie.

- Je déteste la foule. Tout ces gens, ce brouhaha perpétuel. Un monde grouillant, une multitude d'information... Il m'arrive de perdre le contrôle quand je me retrouve dans ce genre de situation.


Et pour toi, perdre le contrôle voulait dire beaucoup de chose. Bien souvent, voir totalement, tu faisais les choses consciemment. Si tu frappais quelqu'un, tu le faisais en savant pourquoi et en étant consciente de l'avoir fait. Mais quand, par pur hasard, tu te retrouvais dans une foule... Ce n'était pas toi qui réagissait, mais bien toute ta bestialité accumulée. Personne ne t'avait aider à apaiser tes souffrances, ainsi, ton instinct de survie avait trouvé un moyen, à sa manière.


- Je ne sais plus d'où ça vient... Mais je sais juste que personne n'a jamais tenté de me comprendre. Tout le monde à tenté de me dire que ce n'était rien, que je faisais exprès... Personne n'a voulu m'aider. Et désormais ce sont les mêmes qui s'indignes de ma colère.


Tu resserrais ton poing se situant sur la table. Tes muscles se contractaient face à ta fureur qui te montait. Si Shuuhei t'avait certifié avoir essayé de t'aider, les autres eux, n'avaient clairement rien fait. Pendant longtemps voir toute ta vie, tu avais été seule. Et désormais ils te crachaient à la gueule ? Bien entendu, tu avais tenté de balayer tout ça, de faire table rase, de t'améliorer. Mais le fait même d'en parler te faisait respirer une haine profonde. Il voulait savoir de quoi tu avais peur, il le savait désormais.

Le fixant droit dans les yeux, c'était avec une rage certaine que tu le faisais. Ce genre de regard qui précédait une mort imminente. Ce genre de regard qu'un prédateur faisait avant de cueillir sa proie... Bien entendu, tu n'avais aucune intention de le frapper. Ce n'était pas lui que ta haine était dirigée...

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Sam 9 Déc 2017 - 1:39
C'était donc ça ... La jeune femme n'appréciait pas la présence de masse. Shizen ne faisait qu’acquiescer, sans montrer un signe de moquerie ou autre. Non, comme à sa belle habitude, il écoutait avec la plus grande attention Reiko, en montrant par sa simple gestuelle qu'il comprenait naturellement ce qu'elle lui disait. C'est de cette manière qu'il fonctionnait avec elle, comme il pouvait le faire avec d'autres. Tout de même, c'était assez surprenant d'entendre une telle chose pour une femme comme elle. Après-tout, elle ne manquait de rien dans ce village : elle était forte, avait d'importantes responsabilités et avait tout pour faire craquer les villageois des Nuages. Donc apprendre que sa plus grande peur s'avérait être le monde qui l'entourait pouvait être très surprenant. Mais encore une fois, comprenait. Il allait bien plus loin que ça. Car lui aussi avait connu ce même sentiment.
Plus jeune, j'étais tout comme vous. Je m'isolais dans les forêts de Hi no Kuni, en profitant des beaux paysages, mais surtout le fait qu'il n'y avait personne autour pour me déranger. Même en venant ici, ce fut le cas. Je restais très isolé, en m'ouvrant à un cercle très restreint. Et encore, même celui-ci me voyait occasionnellement. Seulement, lui ce n'était pas une peur. Plutôt un dégoût de l'espèce humaine.

Malheureusement, le gros point noir de cette histoire était l'origine de cette peur. Si l'Aburame détestait l'être-humain autrefois, c'était majoritairement pour la guerre civile du Feu. Celle qui lui avait retirée son enfance, sa famille et bien d'autres choses. Lorsqu'elle parlait, elle faisait naître cette envie d'aide chez le manipulateur d'insectes. Tout ce qu'elle pouvait lui dire, il le prenait comme un appel à l'aide. Dans la situation actuelle, celui-ci devait être le mieux placé pour lui porter assistance.
Le fait que personne ne veuille ni vous aidez, ni vous comprendre, ne fait qu'alimenter cette peur, en plus d'engendrer une certaine haine. Je sais parfaitement ce que vous pouvez ressentir, Reiko-san. Vous êtes restée trop longtemps toute seule. Tellement seule qu'elle avait transformée cette en haine en une force immensurable. Ce regard qui montrait de la rage, Shizen ne le fuyait pas. Non, il le confrontait avec ce tout autre regard positif. C'est peut-être le moment pour vous de ne plus être seul. Comme ce soir, dans une ambiance confortable et paisible. Là où personne ne peut déranger votre personne. Je ne ferais que répéter les paroles de notre dernière rencontre. Mais vous devez savoir que vous pouvez compter sur moi. Vous avez beau être forte, cette force ne suffit pas à vaincre votre faiblesse. Je peux être celui qui se battra à vos côtés, si vous le désirez. Dit-il le regard toujours plongé dans ses yeux. Cette histoire l'avait réellement touché et il souhaitait y remédier.

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Dim 10 Déc 2017 - 2:16
Attentive...

Malheureusement, c'était trop tard pour qu'on te sorte ce genre de discours alléchant. Tu avais envie de le croire, tu avais envie d'espérer. Mais la haine était désormais une partie de toi, tu ne pouvais que jongler avec, vivre avec. On ne pouvait pas se débarrasser de cette phobie et de tout ce qu'elle avait entraîné comme ça, avec une simple discussion, avec une simple aide. C'était trop simple, beaucoup trop simple. Et la vie t'avait appris qu'elle n'aimait pas les choses simples.

- J'ai appris à faire avec. Contre certains sacrifices certes... Mais désormais je ne peux que tenter de m'adapter face à ça. Je ne pourrais pas me débarrasser de ce que je suis.


La serveuse vint alors interrompre votre discussion, tandis qu'elle tentait de vous demander ce que vous désiriez en dessert. Tu voulais faire simple, qu'importe la chose, tant que celle-ci était mangeable. Pour le coup, tu avais pu quand même profiter du saké, bien que comme toujours, il ne t'avait pas du tout affecté sur le plan mental. L'ivresse t'était inaccessible à cause de ton métabolisme particulièrement rapide. Ainsi, tu ne pouvais même pas épancher ton désarrois dans l'oubli. Tu étais condamnée à vivre avec une haine viscérale à chaque instant.

- Et cette faiblesse n'est plus la mienne depuis longtemps. Ce n'est pas moi que je préserve en m'isolant, mais vous.


Finissant alors la bouteille, tu ne pouvais décemment pas laisser un si grand cru sur la table, avec un restant de fond. Tu avais toi aussi tes limites à l'hérésie et il y avait des choses que tu respectais quand même. Buvant alors ton dernier verre de la soirée, tu regardais celui-ci d'un air un peu mélancolique. Tu étais néanmoins assez attristée de ta situation. Ce fut que pendant un cour laps de temps, mais suffisant pour montrer à Shizen que tu n'étais pas faite d'une seule matière. Entre ta conscience et ton inconscient, c'était bien souvent une bataille acharnée qui se déroulait.

- Mais j'essaye de m'améliorer. Pour moi, pour ceux que j'ai décidé de protéger... Je ne sais pas ce que ça fait d'être aidée Shizen. Mais si vous pensez en être capable, je ne refuserais pas la proposition.


Et voilà que les desserts arrivaient.

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Dim 10 Déc 2017 - 17:15
Voilà où se situait le plus gros problème de sa plus grande peur. C'est qu'elle s'était malheureusement conditionnée à vivre avec. Si personne n'avait cherché à l'aider dans cette épreuve difficile, Reiko n'avait pas d'autres choix que de prendre l'habitude de ce train de vie. La blonde était dans l'obligation que ce vilain défaut devient une simple habitude. En plus de développer une toute nouvelle facette de sa personne afin d'agir en conséquence. C'est là où intervenait sa méfiance concernant le reste du monde, mais surtout ses réactions exagérées. Enfin, ce n'était exagéré que d'un point de vue extérieur. C'est ce qui faisait sa malheureuse réputation de personne violente, alors que la réalité était bien différente. Shizen s'en voulait d'avoir eu un avis négatif sans avoir eu l'occasion de lui parler en personne. Surtout lorsqu'il apprenait le pourquoi du comment et qu'il ne pouvait qu'approuver les paroles de cette femme. D'une part parce qu'il se voyait en elle, d'une autre car elle lui avait naître cette envie de l'aider. Le manipulateur d'insectes œuvrait toujours pour le bien des autres. Très majoritairement pour la jeune génération à venir. Sûrement un moyen pour lui d'oublier ses propres souffrances. Là, il s'aventurait dangereusement dans celle d'une autre. Qui n'était pas facile à gérer. Malgré tout, il avait déjà montré cette envie d'aide. Dès lors, il ne pouvait plus reculer. Auquel cas il passerait pour une personne immonde. Il avait donné parole et il comptait bien la respecter.
Toute cette histoire est devenue naturelle pour vous. Elle fait entièrement partie de votre vie et forcément, cela restera. C'était malheureux.

La soirée allait bientôt toucher à sa fin. Le moment de commander les desserts était venu et l'Aburame commanda simplement la spécialité du chef : des daifukus. Comme d'habitude, le service fut relativement rapide de quoi satisfaire les deux personnages. Mine de rien, l'addition allait être salée. Mais cela lui faisait plaisir d'essayer d'apporter un peu de bien dans une vie aussi triste.
Le problème Reiko-san, c'est qu'en voulant nous préserver, vous vous causez du tort à vous-même. Cela ne vous affecte peut-être pas actuellement, mais tôt ou tard vous comprendrez ce que je veux vous dire. Toujours le regard plongé dans ses yeux, il était temps de lui donner une réponse finale. Si vous jugez que vous avez besoin d'aide et que vous savez exactement à quel niveau, je serais votre homme Reiko-san. Je ne veux pas m'imposer, mais vous pourrez compter sur moi. Tant que je serais vivant. Oui, il avait vocation à l'aider. Qu'elle soit une femme remplisse de joie.


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Dim 10 Déc 2017 - 22:44
Soupirant...

Au final, tu n'étais pas sortie grandit de cette soirée. Tu n'avais acquis que des choses que tu savais déjà. Le seul point positif avait été le repas qui, contrairement de celui que tu avais eu avec Hisao, était presque parfait au niveau des saveurs. Bien entendu, cela n'allait pas être le même prix pour le docteur mais bon... Il devait certainement avoir les moyens. Bien que toi tu les avais largement, ce n'était pas vraiment la question. Il t'avait invité non ?

Mangeant alors le dessert qui t'avait été servit, tu fixais toujours ce pauvre homme aux traits vieillissant. Il avait l'air jeune, moins que toi évidemment, mais sa solitude et sa vie antérieur l'avait profondément marqué. Si bien que cela se voyait dès qu'il retirait son masque. Était-ce vraiment purement esthétique qu'il portait son masque au quotidien ? Tu n'en savais rien mais, contrairement à lui, tu n'avais pas l'âme d'un psychologue.

La soirée se terminant, tu ne voyais pas grand chose à rajouter. Après tout, vous aviez bien discuté, mais inéluctablement, tu étais arrivée à la même conclusion. Tu avais peut être gagné un ami... ou plutôt une connaissance qui serait apte à t'aider. Tu te méfiais encore du monde entier, même si tu t'ouvrais de plus en plus à lui, il était dans tes gènes de ne jamais t'attacher.

- Enfin bref... Je vous remercie pour cette soirée. Très bon repas. Nous nous reverrons certainement.


La serveuse arrivant finalement avec la note te coupa dans tes salutations. Lâchant un léger regard sur ce qu'il allait devoir payer, tu ne pouvais t'empêcher de lâcher un léger sourire en coin pendant quelques microsecondes. Cela allait lui coûter au moins deux salaires. Mais aider une personne n'avait pas de prix non ?

- Passez une bonne fin de soirée.


Et voilà que tu quittais les lieux, sans demander ton reste.

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Lun 11 Déc 2017 - 15:56
Le dessert s’entamait comme le plat précédent et signait la fin de cette nouvelle rencontre avec Reiko. La proposition d'aide ne semblait pas l'enchanter plus que ça. Shizen ne pouvait pas lui en vouloir de refuser une offre, après-tout, elle restait maître de ses choix. D'autant plus qu'il ne devait pas trop s'imposer à ce sujet-là. Sinon, elle aurait ce sentiment que l'Aburame chercherait à faire naître un changement considérable chez sa personne : ce qu'elle ne voulait pas du tout. Néanmoins, même s'il ne comptait pas insister pour ne pas paraître lourd, il n'aurait qu'une parole. Si dans deux ans la blonde désirait toujours son aide, c'est naturellement qu'il répondrait présent. De toute façon, il ne pouvait plus faire le premier avec la manipulatrice de métal. En effet, d'ici quelques jours, le manipulateur d'insectes fera partie de l'escouade qui accompagnera l'Ombre de la Foudre jusqu'à Tetsu no Kuni pour le premier sommet de ce monde. Si le voyage allait durer longtemps, le retour de celui-ci allait logiquement signer de nouveaux projets, de nouvelles directives sur la politique des Nuages. Ce qui rimait incontestablement avec le travail : chose dans laquelle le Jônin se plongeait énormément. S'il avait des comptes à rendre pour son propre conseil afin de développer au mieux son institut, il ne pourrait pas réellement accorder du temps de son plein gré à la femme. Un facteur qui risquait de dégager une mauvaise image de lui auprès de la blonde. En effet, il clamait haut et fort qu'il tenterait de l'aider dans cette lourde épreuve, mais il comptait couper tout contact d'un seul coup. Connaissant la sœur du dirigeant, les probabilités qu'elle fasse le premier pas étaient minimes.
C'est un plaisir partagé, Reiko-san. Rentrez bien. En revanche, elle semblait bien avoir apprécié cette soirée. Sûrement pour ce que le restaurant offrait ou pour ce qu'elle avait pu tirer de cette rencontre, peu importe ; Shizen restait satisfait.

Désormais, il fallait mettre la main à la poche. Si ce restaurant avait d'excellente qualité, le prix était logiquement haut. Déjà que pour une seule personne, cela pouvait être cher, alors pour deux ... Sans compter les nombreuses commandes de bouteilles de la part de Reiko. Quoi qu'il en soit, il n'avait pas le choix de payer la somme demandée. Seulement, ce n'était pas dans ses habitudes de dépenser autant pour un simple repas. Cela était sans doute pour la bonne cause ...

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Un peu timide dans le fond ? (ft. M. Reiko)

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