Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

L'heure du bilan (ft. A. Hisao)


Mar 5 Déc 2017 - 20:57
Très récemment, Shizen avait consulté le général de la police : Kizuato Daisuke. Un simple échange au départ qui termina en une véritable discussion pour implanter un tout nouveau programme au sein du village : la réinsertion des anciens prisonniers. Généralement, ceux qui finissaient de purger une peine avaient deux suites logiques. La première, la personne continuait ses anciennes et activités et augmentait ses chances de tomber une nouvelle fois derrière les barreaux. D'ailleurs, ce cas-là se répétait énormément. La deuxième, la personne en question tentait tant bien que mal de s'accrocher à la vie. Un oubli total des anciennes affaires dans lesquelles elle pouvait tremper. L'espoir d'un nouveau départ, d'une nouvelle vie. Malheureusement, pour bien souvent, cela s'avérait difficile. En effet, être un ancien prisonnier ne favorisait clairement pas les relations dans la cité des Nuages. Ceux qui avaient le pouvoir d'aider ces individus à remonter la pente le faisaient très rarement. Souvent, c'était justement à cause des antécédents. Difficile de faire confiance à quelqu'un qui avait commis un crime dans sa carrière. Alors cela donnait suite à un cercle vicieux. Le criminel se faisait attraper, il sortait, il cherchait à se sortir de la merde sans succès, puis replongeait. De nombreux scénarios que le manipulateur de bois avait constaté durant sa carrière et s’efforçait de changer. Ainsi, il demanda l'aide du complexe scientifique dans ce programme. Une idée à laquelle l'Aburame adhéra directement en se portant même volontaire pour quelques séances.

Justement, la journée d'aujourd'hui consistait à essayer pour la toute première fois le programme. C'est justement le directeur de l'institut qui superviserait ce premier essai. La première personne était un dénommé Hisao, qui avait purgé sept ans. Cet individu fut justement conseillé par le général. Afin d'instaurer un bon climat avec cet ancien détenu, l'Aburame avait pris soin de ne rien consulter à son égard. Seulement le minimum. De cette manière, il en apprendrait plus sur lui au court de cette rencontre. De la même manière, il pourrait développer une relation solide. Le manipulateur d'insectes désirait réellement aider ces personnes-là à retrouver un train de vie stable. Même si ce serait difficile et qu'il tomberait certainement sur des personnes qui ne voudraient pas coopérer. Quoi qu'il en soit, il saura comment s'y prendre après cette toute première journée. C'est dans son bureau habituel qu'il attendait son premier patient. Celui-ci devait être sur le chemin et serait guidé par Hayano, la secrétaire de l'Aburame. Désormais, il ne restait plus qu'à l'attendre et quoi de mieux qu'un café pour attendre.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

Mer 6 Déc 2017 - 21:35
Jours après jours, ça devenait pénible. Au début, on prend ça avec un certain humour, on est en forme et opérationnel, après tout. Mais après quelques temps, je finis par réellement me demander s’il y a pas quelqu’un qui contrôle le destin, le karma, la chance et toutes ces conneries et qui affectionne m’emmerder tout particulièrement moi. Pas un jour sans croisé un cinglé, pas un jour sans vivre une situation incompréhensible et pas un jour sans vivre une bizarrerie inqualifiable.

Aujourd’hui, à peine étais-je arrivé à mon bureau qu’un collègue me présenta à une femme qui semblait m’attendre depuis de longues minutes. Je finissais tard, mais commençait logiquement plus tard que les autres. Enfin, quoi qu’il en soit, elle ne tarda pas à se lever et à venir me voir pour m’expliquer les raisons de sa présence. Mais bon, moins précis que ça, on meurt. Tout ce que j’avais pu apprendre de la raison de sa venue est que le complexe scientifique venait de lancer un programme dont j’étais le premier sélectionné… Hm-hm, pas convaincu, mais visiblement, j’avais reçu un congé. Etrange situation que j’avais hâte de mettre au clair avec …

- Vous avez dit que c’était qui ?

- Aburame Shizen.

Je ne connaissais pas ce type. Enfin, ce nom m’était vaguement familier, mais impossible de mettre un visage ni même un profil derrière cet homme. Malheureusement, c’était quelque chose qui me faisait chier depuis mon arrivée ici. Je suis tellement récent que même des figures importantes du village me sont inconnues. La plus… étonnante avait été Nara Seijiro. Je n’avais absolument aucune idée que ce mec avait été le Shodaime Raikage. Je pensais que ce titre appartenait à Metaru Shuuhei. Enfin, peut-être vais-je rencontrer un gars important qui saura m’en dire plus sur tout ça.

La dame qui m’accompagnait me fit fouler le sol du complexe scientifique, en me donnant quelques instructions au passage. Rien de bien étonnant, mais on sentait que l’endroit était récent. Les pièces étaient plutôt belles et l’ambiance était professionnelle. Finalement, la porte menant à ce Shizen me fut ouverte, me laissant rencontré un homme élégant mais fidèle aux rumeurs sur les Aburame, à savoir leur goût pour les lunettes.

- Aburame Shizen, j’imagine ? Apparemment, j’ai été sélectionné pour… un programme. Je fis quelques pas en sa direction, le Kiseru toujours en main mais évidemment éteint. Akahoshi Hisao, enchanté. Je me permets de te tutoyer, mais si t’as un rang qui ne me le permet pas, je m'adapterais.

C’était une habitude prise en prison. Comment voulez-vous que je sois poli quand, pendant sept années, les seules conversations que j’avais étaient avec des animaux sanguinaires et des gardiens violents ? D’ailleurs, mon introduction montrait bien que je ne savais pas qui ça pouvait bien être.

- Bon, je suis plutôt coopératif, hein, mais quelques explications seraient les bienvenues. Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ?

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Mer 6 Déc 2017 - 22:47
Voilà l'accusé. Une fois que sa secrétaire Hayano ouvrit la porte pour faire entrer le fameux Hisao, Shizen se leva pour le saluer respectueusement. La première impression était importante. Même si le programme ne le plaçait pas à la même échelle que l'ex-détenu - ni les responsabilités - il ne cherchait pas à se montrer supérieur. C'est en jouant la carte de la réussite face à cet homme que cette première journée serait misérablement gâchée. Non, il fallait y aller doucement, très doucement. Comme avec Metaru Reiko, au final.
En personne. Veuillez-vous asseoir, Hisao. C'est un plaisir de vous rencontrer. Voilà de quoi faire une belle introduction. D'autant plus que ses paroles étaient sincères. Pour lui, c'était un véritable plaisir de recevoir l'Akahoshi. Une manière de voir à quel point un détenu pouvait être poussé à bout, mais aussi de voir par quel moyen il tentait de s'accrocher à la vie. Vous avez été effectivement sélectionné pour un programme, sous demande de votre général. Le célèbre - ou pas - Kizuato Daisuke. Je vais me présenter aussi. Je suis Aburame Shizen, Jônin, accessoirement membre du conseil de notre Raikage et directeur du complexe scientifique. Directeur de l'institut aussi. Néanmoins, si vous voulez me tutoyer, cela ne me dérange pas. En réalité, le fait qu'il ne le connaissait pas, ne le surprenait pas tant que ça. Même si Shizen était contraint de se forger une petite réputation depuis l'attribution des responsabilités, il restait toujours aussi discret aux yeux des autres. Les présentations faites, la rencontre pouvait réellement commencer.

Tout d'abord, il désirait avoir des explications. Shizen comprit instantanément que sa secrétaire n'avait pas été claire dans son approche. Ce n'est pas grave, il comptait introduire ce programme de toute manière.
Ce programme consiste à suivre des ex-détenus, comme vous. Ce n'est pas négatif, seulement une aide psychologique, dans le cas où vous pouvez en avoir besoin, mais aussi pour connaitre votre situation au sein du village. Je ne connais que votre nom, hormis ça, je ne sais rien de vous. Vous comprenez donc que vous ne pouvez rien faire pour moi. Ce serait plutôt l'inverse. Enfin, j'essayerais. Suite à cette journée, nous verrons s'il est nécessaire de vous rencontrer de nouveau. Dit-il en allant verser du café dans une tasse, qu'il glissait vers Hisao. De quoi parler dans une ambiance confortable. Une fois installé, il pouvait signer le début. Vous pouvez commencer par m'expliquer pourquoi vous avez purgé une peine. Shizen désirait connaître le contexte précis. Vos conditions en prison, votre ressentit sur cette histoire. Après-tout, des injustices ne seraient pas étonnantes. Concernant les conditions, c'était aussi un moyen de savoir comment les prisonniers étaient traités ici. Sans doute de la pire des façons, mais cela ne favorisait clairement pas la réinsertion. Mais surtout sur le Akahoshi Hisao d'aujourd'hui. Une biographie complète, en quelque sorte.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

Dim 10 Déc 2017 - 11:20
Aïe. Ce mélange de vouvoiement et de tutoiement allait un peu m’embrouiller, mais je pouvais comprendre qu’un type comme lui soit habitué à s’exprimer comme ça. En effet, il venait de se présenter comme un jônin membre du conseil et directeur du complexe scientifique. Autant dire qu’il ne devait sûrement pas manquer de connaissances parmi les hautes sphères.

La première surprise avait été de savoir que j’ai été sélectionné sous demande de mon général. Et par général, il voulait dire Taicho. Donc Daisuke. Mais… pourquoi faire ? Il avait pourtant bien vu que je n’étais pas le plus à plaindre psychologiquement. Bien sûr, y a des séquelles, des sujets qui m’emmerdent plus que d’autres, mais rien qui me met vraiment au fond du gouffre. Mais j’allais jouer le jeu. Qui sait, ça pourrait m’être – quelque part – utile, même si je pense que ça va surtout aider au développement du programme en lui-même. J’acceptais donc de m’asseoir, après avoir un peu cogité là-dessus.

- Bon. Je t’ai pas fait attendre et j’ai pas fait tout ce chemin pour repartir les mains dans les poches. Je t’écoute, qu’est-ce que tu veux savoir ?


Tout en amorçant son explication et ses questions, il me glissa une tasse de café que j’acceptai volontiers. Il avait eu bon goût de n’ajouter aucun sucre à l’intérieur : c’est pas que j’avais horreur de ça, mais je trouvais cet ajout plutôt inutile. Une première gorgée qui me mit relativement à l’aise pour la suite. Je devais visiblement commencer par les raisons de ma condamnation.

- Pour remettre le contexte en place, on m’a trouvé avec une fillette dans les bras. Je connais pas les circonstances exactes, mais tu sais ce que ça peut être, un marin ivre qui revient d’un long voyage. Je pense qu’on l’a agressée avec violence et laissée pour morte.

Je me massais les sinus tout en posant ma cheville droite sur mon genou gauche, m’installant confortablement dans mon siège. Cette histoire m’énervait toujours. Cette histoire qui était la mienne était irréaliste : une écriture flemmarde du destin pour me conduire sur le chemin qu’il voulait. Enfin, est-ce que je croyais au destin ? J’en savais trop rien…

- J’ai essayé de lui administrer les premiers secours avant de l’emmener dans la clinique d’Humy, mais j’ai été découvert par une patrouille, qui pensait que c’était moi le responsable. Et toute ma haine… légère réflexion sur le mot "haine". Avais-je envie de rester dans cette rage et toujours voir le mauvais revers de la médaille ? Disons plutôt que ma vision de la justice est forgée et difficile à changer, maintenant. Je la vois comme une justice absolue mais surtout aveugle. En tout cas, à Humy.

Ma tasse fut déposée contre une table : j’avais terminé le café alors qu’il était encore très chaud. Sûrement une réponse à une certaine nervosité : Ca faisait bien dix minutes que je n’avais pas mon Kiseru en bouche, après tout. Je crois ensuite les bras, bien décidé à approfondir ce qu’il pourrait analyser, noter ou que sais-je encore.

- La prison d’Humy accueille des psychopathes qu’on veut surveiller avec la mer comme prison naturelle. Les gardiens sont des pourris et notre traitement est proche de la torture. Mais c’est surtout mentalement qu’est la difficulté.


Je fis une pause. Une longue pause avant de décroiser ma jambe et d’écraser mes deux coudes sur mes genoux.

- Tu ne comprendras pas ce sentiment. Mais quand tu es enfermé à tort… aussi longtemps et dans des conditions aussi atroces… tu finis par te dire « En fait, j’aurais dû la tuer. J’aurais voulu être le monstre qu’ils prétendent que je suis ». J’étais au fond et je serais pas ici sans Suzaku. Celui qui est devenu aujourd’hui mon kuchiyose.


Les deux plumes dans mes cheveux en témoignaient. Un grand respect et une profonde reconnaissance me liaient à mon camarade cacatoès.

- Sinon, actuellement, je suppose que ça va. J’ai pas à me plaindre du traitement qu’on me fait étant donné la chance que j'ai.

J’ai volontairement été concis sur ce qu’il désirait être le plus approfondi. Je n’arrivais pas bien à juger ma situation actuelle. C’était pas facile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Dim 10 Déc 2017 - 19:00
Pour commencer sûr de bonnes bases, il fallait dans un premier temps connaître les raisons de son incarcération. Le déroulement complet même. Du moment déclencheur jusqu'aux conséquences de celui-ci. Et le contexte précis de l'acte d'Hisao fut triste à entendre. Selon lui, tout partait d'un énorme quiproquo. Malheureusement, la patrouille sur laquelle il tomba n'avait pas cherché à comprendre le pourquoi du comment et préféra directement agir face à une situation dont elle ne connaissait absolument rien. Juste en prenant connaissance de cette information, Shizen comprenait très facilement qu'il y avait un problème avec la sécurité intérieure de ce village. Malheureusement il ne pouvait pas réellement changer les choses avec ses responsabilités. Même l'Ombre de la Foudre pouvait difficilement avoir de l'influence sur une situation pareille. Seulement le Seigneur de la Foudre en personne avait officiellement le pouvoir et les droits de demander un changement dans les règles de l'art. La cité des Nuages ne pouvait marcher que par les menaces. D'autant plus que ce n'était pas forcement une affaire qui concernait réellement le village. Toute cette histoire n'était que le fruit de la malchance. Mais surtout d'une patrouille inexpérimentée voire corrompue qui n'appréciait pas la gueule de l'ex-marin et qui souhaitait tout simplement le voir derrière les barreaux. D'ailleurs, à ce propos, l'Aburame n'avait aucune raison de ne pas croire le garçon. Après-tout, il avait passé sept ans de manière injuste, quel intérêt avait-il à mentir ... ? Aucun. Si ce ne serait que pour soigner son image auprès des autres. Autant dire que c'était inutile. Surtout face au manipulateur d'insectes. C'était tout de même très triste d'entendre que cet homme avait vécu sept ans dans des conditions atroces pour un crime qu'il n'avait pas fait. Cela changeait un homme.
Vous n'êtes donc pas à plaindre. Je ne vous demanderais pas ce que vous ressentez actuellement à propos de cette histoire, ce serait une question stupide. Durant votre incarcération, qu'aviez-vous planifié pour votre sortie ? Qu'avez-vous fait une fois que la liberté vous accueillait de nouveau dans ses bras ? Tout ce qu'il avait pu dire fut soigneusement noté sur un carnet. Simple principe au cas où il serait destiné à rencontrer de nouveau l'Akahoshi.

Naturellement, cet homme ne pouvait qu'avoir une certaine haine concernant la justice.
Je doute bien que l'épreuve la plus difficile soit sur le plan mental. Dès lors où vous êtes condamné à tort, cela vous affecte énormément. Néanmoins, lorsque je vous entends parler, j'ai l'impression que vous avez déjà tourné la page. Du moins, que cette épreuve de la vie qui aurait pu vous achever psychologiquement ne se fait pas ressentir pour les autres. Si nous parlions normalement, je n'aurais jamais douté une seule seconde de votre histoire. Seulement, ce fut apparemment grâce à une bête surnaturelle de notre monde qu'il fut en mesure de garder la tête sur les épaules. Un kuchiyose. Un sujet qui intéressait tout particulièrement le manipulateur d'insectes. Je suis tout de même surpris qu'un homme comme vous ait été recommandé par le général. Sans vous offenser, je m'attendais à quelqu'un de plus au fond. C'est le cas de le dire. Il prit une gorgée du café puis attaquait la suite. Du coup, qu'est-ce que vous pouvez me dire de vous actuellement. Il appuyait bien sûr le mot actuellement. Que faites-vous dans la vie, votre situation, comment vous sentez-vous aujourd'hui ... ? Oui, il allait devoir répondre à cette question difficile : le présent. De cette manière il pourrait constater l'évolution de l'homme. Après-tout, se relever d'un événement pareil demandait une très grande force mentale.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

Mar 12 Déc 2017 - 20:53
Ma sortie de prison, hein ? Il est vrai que je ne lui en avais pas parlé, mais ça semblait totalement évident pour moi, qui avais vécu cette situation, qui m’étais ressaisi grâce à l’intervention providentielle de Suzaku. Pourtant, si j’avais prévu quelque chose dès ma sortie de prison, c’était bel et bien lié au cacatoès. Celui qui m’avait donné un but dès le moment où j’étais libéré de mes éternels quatre murs, c’était bien Suzaku.

- Retourner vers ma famille était pas possible. J’avais pas trop le courage ni l’envie, pour être honnête. Pas tout de suite, en tout cas. Du coup, j’ai fait ce qu’il me semblait le plus logique. Ce qui me semblait être la seule chose logique à faire, en fait : Retrouver cet oiseau qui m’avait fait tenir mentalement. C’est pour ça que je suis à Kumo, à la base. Si j'y reste... c'est pour plusieurs raisons.


Mon intonation manquait de volonté et de confiance. Ce n’était malheureusement pas ma faute : Si Suzaku avait été la raison de ma venue, je suis resté pour des raisons que j’ignore. Plusieurs facteurs entrent en compte : J’ai été accepté dans ce village, j’ai rencontré des personnes agréables à vivre, j’ai mené des missions sans réellement comprendre pourquoi on m’avait affublé de ce grade de Chûnin, j’ai même été recruté dans la police… Il n’avait pas tort : Je n’étais pas à plaindre. Loin de là. Mais je le savais déjà, j’étais juste encore perdu au milieu de tout ça. Parti du fond du gouffre, le destin a décidé de me faire relever à une vitesse impressionnante. Aucun débile optimiste n’aurait pu en attendre autant. Et pourtant, me voilà dans cette situation aussi improbable qu’incroyable.

- C’est pour ça que je suis étonné d’entendre que Daisuke m’ait recommandé pour ce programme. Enfin, quelque part, je peux comprendre qu’il veuille veiller à ce que tous ses hommes soient parfaitement opérationnels.


En arrivant dans ce village, j’étais bien différent. Fermé, froid et isolé. Quelle autre réaction aurait été logique, après tout ? Je portais encore autour des poignets et des chevilles des marques de brûlures et de blessures en tout genre tandis que mon dos arbore de désagréables cicatrices.

- Je m’adapte à la vie kumojin. Mon caractère a beaucoup changé, notamment grâce à des personnes comme Metaru Itagami. L’air de rien, se trimballer avec des chaînes n’est pas vraiment rassurant pour les habitants qui me croisent. Pourtant, même avec ça, on a osé m’aborder, m’aider et m’accompagner dans une vie que je ne maîtrisais plus du tout. J’étais jeune et irresponsable avant d’entrer en prison. En ressortant, j’étais ignorant et sans appui.

Un long soupir fut relâché. Ce n’était pas une expiration lasse, ennuyée ou déçue. C’était simplement un moyen de faire une pause dans le monologue. De plus, ça me permettait de repenser aussi à tout ça tout en cherchant une réponse sincère à ses questions.

- Et pour être honnête, j’ai une bonne situation. Je ne vis pas dans le luxe mais la police me paye bien. Police que je n’aurais jamais cru pouvoir rejoindre. Surtout pas aussi tôt et par convocation du Taicho. J’sais pas si je devrais commencer à croire au destin, mais pour le moment, je suis plutôt un miraculé. Un miraculé qui se sent - finalement - bien.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Mar 12 Déc 2017 - 23:34
C'est vrai qu'après avoir vécu une histoire pareille, revenir auprès de sa famille serait une tâche très difficile. Le raisonnement était le même qu'avec des connaissances et des inconnus : l'image qu'il pouvait dégager. Sauf qu'avec ceux qui partageaient son sang, c'était nettement plus différent. L'événement pouvait être accepté un peu plus facilement, mais la volonté de la personne en elle-même pouvait renoncer à des retrouvailles. Ce qui fut le cas, avec Hisao. Encore fallait-il connaître les raisons d'un tel choix. Une crainte par rapport aux retours ? Ce n'était pas impossible que ses proches décident de le renier s'ils pensaient qu'il ne disait pas la vérité à propos de sa condamnation. Après-tout, le coup du quiproquo ne pouvait pas convaincre tout le monde. Mais pour la famille, la compréhension devait être beaucoup plus facile. En revanche, sept ans après avoir vécu dans la misère, l'ex-détenu pouvait clairement avoir des difficultés. Chose que Shizen comprenait parfaitement. En effet, il avait décidé de laisser tomber sa famille à Hi no Kuni pour échapper à cette maudite guerre civile. S'il envisageait de retourner auprès des siens dans l'avenir, ce serait sans doute trop tard. Sauf si le Shoshikidan n'occupait plus le pays et qu'il pouvait y voyager en toute sécurité. Actuellement, son appartenance aux Nuages pouvait lui causer du tort. D'autant plus qu'après avoir délaissé ses proches, il pouvait faire face à un retour de flammes de leur part. Qui sait ce qu'étaient devenus les Aburame encore restant à Hi ? Toujours isolé, dans leur coin ? Une force de l'organisation de Nara Alderan ... ? C'est pourquoi le manipulateur d'insectes redoutait les retrouvailles.
J'espère que nous trouverons le courage de retrouver nos proches. Nous en avons tous besoin. Oui, il avait volontairement dis-nous pour faire comprendre à son patient qu'il se trouvait dans le même cas que lui. Ce qui permettait de lui apprendre qu'il faisait face à une personne qui avait tout de même endurée des choses dans cette vie.

Finalement, ce fameux Hisao pouvait s'illustrer comme un symbole de réussite. Du moins, à l'échelle carcérale. En effet, il purgeait sept ans dans d'atroces conditions pour un crime qu'il n'avait pas commis, avait réussi à se relever de cette épreuve en travaillant pour la police sous les ordres de Kizuato Daisuke, en plus de répondre à son devoirs de shinobi des Nuages. Pour des personnes qui étaient au fond, ce serait clairement la meilleure des choses qui pourraient leur arriver. Tout ce que disait l'ex-détenu affirmait sa situation stable et qui semblait lui apporter ce sentiment de bonheur qui l'avait abandonné depuis bien trop longtemps. Quoi demander de plus? Shizen se posait la question.
Tout d'abord, mes félicitations. Votre remontée est remarquable, vous pouvez être fier de vous. Clairement. Vous ne semblez pas avoir de problèmes particuliers ou alors vous cachez très bien votre jeu. Le Jônin n'avait pas réussi à décortiquer ce personnage. Sur ce programme, je suis censé apporter une aide psychologique. Mais vous n'en avez pas besoin, de ce que je sais ... En lui donnant cette information, peut-être que l'homme lui ferait part de ses problèmes actuels. Je comprends donc que pour vous, tout ce passe au mieux ... ? Vous avez des projets pour la suite ? Le manipulateur d'insectes ne le voyait pas terminer sa vie au sein de la police. Un homme comme lui devait encore avoir de l'ambition.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

Ven 15 Déc 2017 - 21:01
Le gamin que j’étais avait toujours été proche de sa famille. Une valeur fondamentale pour moi qui se reflétait tous les jours dans mon comportement. Je ne comprenais pas les gosses qui insultaient leurs parents, qui crachaient sur leur héritage et sur leur clan… ils me donnaient envie de leur en coller une. Pourtant, avais-je vraiment envie de les revoir, aujourd’hui ? Et si j’avais envie, en avais-je le courage ? … Oui, je l’avais. Mais quelque chose me tenait éloigner. La prison avait tourné une page de ma vie. Et je pense que j’avais peur de retourner en arrière, et surtout, d’y rester. Mais ce n’était pas la question du jour. J’avais tout le temps du monde pour réfléchir à tout ça. Surtout que pour l’heure, l’atmosphère était positive, marquée par ses félicitations vis-à-vis de ma remontée sociale. J’étais fier de moi, c’était indéniable. Mais la fierté était plutôt secondaire. La prison m’avait mis à mal physiquement et mentalement. Il m’en fallait peu pour profiter de la vie extérieure. Les petits détails ennuyeux qui emmerdent les gens, je les apprécie. Le silence qui est gênant pour les gens, je l’apprécie. J’avais mon caractère, bien sûr. J’adorais certaines choses tout en détestant certaines choses. Mais je ne me considérais pas comme particulièrement difficile. Peut-être que c’est ce qui m’a aidé, jusque-là. Peut-être que c’est la raison pour laquelle je ne veux plus avoir de contact avec le passé : La personne que j’étais devenu est celle que j’ai envie d’être.

- Comme tu l’auras compris, la justice n’est pas la chose que j’apprécie le plus. En sortant de prison, j’étais bien décidé à détruire le système actuel pour le perfectionner. Mais plus j’avance, plus je me dis que c’est complexe.


Mon bras s’écrasa contre le haut du dossier de ma chaise. Je réfléchissais à la façon de formuler mes phrases, à la façon d’illustrer mes opinions, mes réflexions.

- Tu vois… surtout depuis que je suis dans la police, je me rends bien compte que c’est pas facile. T’es dans une situation, t’as besoin d’émettre un jugement : Être trop permissif pourrait provoquer la liberté d’un psychopathe mais être trop restrictif pourrait provoquer l’enfermement d’un mec totalement innocent. La fameuse « Justice absolue mais pas aveugle » est finalement plus difficile à mettre en place que j’aurais pu l’imaginer.

Je me relevais d’un soupir, demandant si je pouvais me refaire un café. Le manque de tabac commençait sincèrement à se faire ressentir : j’avais besoin de bouger, de faire quelque chose. Mes mains étaient totalement inactives, je ne faisais aucun nuage de fumée, rien… Je parlais pas mal pour calmer mon addiction, mais bordel…

- Mais est-ce que je veux vraiment atteindre le haut du système judiciaire ?... Ouais, peut-être que c’est mon but à long-terme. Pour le moment, je veux juste avancer, faire ce qu’on me demande de faire et vivre avec les gens que j’ai rencontré récemment. En gros : faire ce que j’ai pas fait pendant 7 ans.


Shizen était un inconnu pour moi. Son rang de médecin, de psychologue, de scientifique ou que sais-je encore ne me disait rien non plus. Pour autant, j’étais ici, et les questions que je me posais étaient sans doute les bienvenues pour lui. Donc sans trop me faire prier…

- Je sais pas ce que fait un mec « normal ». C’est ça le problème. Je suis censé faire quoi ? J’ai même pas voulu être shinobi, donc même être ninja, je sais pas exactement ce que c’est.


_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Ven 15 Déc 2017 - 22:34
Ce mot : détruire ... Qu'est-ce que Shizen ne l'aimait pas. Cette notion de destruction que l'être-humain affectionnait tout particulièrement. Qu'il en avait horreur. C'est bien pour ça que l'Aburame avait du mal avec l'espèce humaine. Un drôle de sentiment sachant qu'il en faisait partie et qu'il la côtoyait tous les jours. Bien que le mot employé ne fût pas très apprécié par le manipulateur d'insectes, là encore, il comprenait parfaitement la réflexion d'Hisao. Ce système de justice pouvait être très injuste, comme ce fut le cas pour lui et il n’était pas impossible que ce soit la même chose au sein des Nuages. D'ailleurs, le Jônin n'aurait pas été contre de rencontrer une personne qui avait logé dans les geôles du village. L'ex-détenu actuel avait purgé sa peine à un tout autre endroit et les conditions pouvaient être bien différentes d'une prison à l'autre. Dans un monde comme celui-ci, on cherchait certainement à écraser les criminels, même une fois derrière les barreaux. Surtout en connaissant le tempérament de l'Ombre ou du général à ce sujet, ce ne serait pas si étonnant d'apprendre que les conditions ici étaient catastrophiques. Ce n'était clairement pas la meilleure des choses à faire. Le simple fait de se retrouver privé de liberté, loin de ses proches, sans des projets était très largement suffisant. Quel était l’intérêt de mener la vie dure aux prisonniers, une fois à l'intérieur ? Rien si ce n'était qu'alimenter leurs haines et les inciter à se rebeller contre la société une fois dehors. Enfin bon. De toute manière, le membre du conseil avait du mal à comprendre ses homologues. D'ailleurs, il ne se voyait absolument pas avoir un siège pendant une longue période. Non, tôt ou tard, il se retirerait volontairement.

Shizen continuait toujours d'écouter celui qui s'illustrait comme un patient, tandis qu'il lui fit signe afin qu'il se serve de nouveau du café. Au moins, il était à l'aise.
Votre métier est très loin d'être facile. D'autant plus qu'avec votre malheureuse expérience, vous connaissez pertinemment les conséquences de vos décisions. Ce problème pouvait aussi survenir des procédures de la police actuelle. Si on ne se basait que sur l'avis personnel de l'agent en question, cette procédure était mauvaise et la justice encore plus. Non, il fallait faire preuve d'analyse, réunir différents éléments pouvant peser le pour et le contre face à un suspect. Si vous jugez vos procédures mauvaises, comme vous aviez pu le constater à Humy, vous pouvez toujours être un acteur du changement. Ce village n'est pas fermé au débat. De plus, vous êtes vous-même membre. Si vous trouvez qu'il y a un problème, le rapport sera pris beaucoup plus au sérieux. Parfois, il fallait prendre des initiatives. Devenir le fondateur d'un mouvement. C'est comme ça que le changement se faisait et que les choses allaient mieux. Cet homme avait sept ans à rattraper. Ce n'était sans doute pas le moment pour lui de faire des choses pareilles. Sa question fut très intéressante, au point-même qu'elle fit sourire le Jônin. Ce que vous faites actuellement est largement suffisant pour rattraper sept ans derrière les barreaux. Profitez de cette vie, faites-vous des amis, amusez-vous, trouvez-vous l'âme sœur. Vivez. Vivre. C'est ce qu'il devait faire. Concernant votre identité en tant que shinobi, les réponses seront différentes. Vous devez avoir votre propre définition. Si vous voulez savoir la mienne, à partir du moment où nous sommes prêt à donner notre vie pour notre village, nous pouvons nous considérer comme tel. Si vous deviez me donner une définition, là de suite, que me diriez-vous ... ? De même pour la vie, qu'est-ce que la vie pour vous ... ? S'il ne savait pas, en posant la question, la réflexion pouvait naître et lui donner une réponse.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

Ven 22 Déc 2017 - 21:37
Une nouvelle tasse de café à la main, je fis quelques pas dans tous les recoins de la pièce, pour passer le temps et ainsi mieux supporter mon besoin de tabac. Sans voir les yeux de l’Aburame, il n’était pas difficile de remarquer qu’il était en pleine réflexion vis-à-vis de mes paroles. C’était son rôle, après tout. Mais certaines choses que je lui avais dites cogitaient dans sa tête. Mais impossible de savoir la raison de ses pensées, surtout que ses yeux étaient cachés par ce masque.

Quoi qu’il en soit, il clarifia quelques points, me donnant notamment sa vision vis-à-vis de mon regard ‘’musclé’’ de la justice, me conseillant d’ailleurs de faire porter ma voix en tant que possible acteur d’un changement d’envergure. En vérité, j’avais bien senti que je pouvais adresser mon opinion sur une question importante et majeure. Daisuke me l’avait bien fait comprendre et m’avait prouvé que je n’étais ni un simple soldat, ni un vulgaire ex-taulard sans poids. Ma voix avait de la valeur, mais ce n’est pas pour autant que je voulais l’utiliser tout de suite.

- Je sais bien. Mais comme je l’ai dit, c’est un objectif à très long terme. J’ai besoin de le définir, de le préciser et de le peaufiner. Même mon caractère à adopter vis-à-vis de celui-ci ne me semble pas clair. Pour le moment, je préfère faire mon travail et réagir en conséquence de celui-ci plutôt qu’en prévision de mes objectifs.


Il semblait plus ou moins d’accord avec ça, me conseillant de simplement continuer mes activités actuelles. Sa description semblait être adéquate pour décrire une vie tout à fait banale, mais c’est bien en tant que shinobi que j’avais besoin de repères et d’opinions. Finalement, j’avais été propulsé à un grade Chûnin que je n’appréhendais pas et avais même été chef lors d’une mission. Sauf que ça allait un peu vite pour moi. Trop vite pour que je puisse simplement dire « Deux secondes. Qu’est-ce que je suis censé faire, au juste ? ».

Malheureusement, c’était plus complexe que ça en avait l’air. Il n’y avait pas de réelle définition. C’était un ensemble de visions, d’objectifs et d’obligations.

- Aucune idée. Très honnêtement, aucune idée. La même que toi, peut-être. Dans les grandes lignes, c’est protéger un village et soutenir les habitants. Aider les gamins à grandir et aider les ninjas confirmés.


Haussant les épaules, je retournais m’asseoir en sirotant un peu du café, qui avait eu le temps de légèrement refroidir, m’évitant ainsi de me cramer la langue. Par contre, une définition de la vie ? Euh… putain elle était tendue, celle-là.

- Euh… Bah… La vie pour moi c’est…


Mes yeux vagabondèrent dans tous les sens, tranquillement et de manière maîtrisée. Ma main s’étala sur le bas de me visage, frottant ma joue, mon menton et ma boucje. Je cherchais mes mots, je rassemblais mes idées… sauf que je n’en avais pas réellement. Ainsi, une très légère grimace finit par s’imposer sur mon visage.

- Désolé, j’saurais pas dire. Instinctivement, j’ai envie de dire : La vie, c’est tout ce qui nous empêche de basculer dans la mort. Sympa, poétique, sauf que voilà : Je trouve aucune raison qui m’en éloigne.

Ma tête s’éleva vers l’Aburame tandis que mon regard se déposa sur ses lunettes étranges mais originales. La vie, c’est partager entre amis, non ? Seulement, avais-je vraiment des amis, à part Suzaku ? Quelle relation avais-je avec mes collègues policiers, Shojito, Reiko ou Daisuke, par exemple ? Quelle relation avais-je avec les jeunes Nué, Sayo ou Tobirama ? Quelle relation avais-je avec Itagami ? Aucune idée… J’ai plus l’habitude de gérer ça.

- Est-ce que ce serait débile comme réponse... de simplement vouloir avancer en se disant « on verra bien » ? J'ai bien des objectifs, mais rien de concret et précis encore, comme t'as dû le comprendre. Donc bon... ma vision de la vie, c'est plutôt limité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Mer 27 Déc 2017 - 17:36
C'est vrai que pour une personne comme lui, un tel projet ne devait pas être fait à la va vite. Comme il l'avait si bien dit, il devait le vérifier et apporter d'éventuelles corrections là cela clochait. De toute façon, il avait encore de belles années devant lui afin d'aboutir un projet pareil. Pour le moment, il devait réellement se focaliser sur ses sept années gâchées à cause d'une mauvaise procédure. Quand il aura la sensation d'être suffisamment épanoui dans sa vie personnelle et dans son travail difficile, là il pouvait se projeter dans l'avenir afin de changer les choses. De toute manière il devait bien savoir qu'il en avait le pouvoir. Concernant le reste, c'était à lui de décider. Une chose sur laquelle Shizen préférait ne pas conseiller. Sur des situations pareilles, il préférait laisser la personne prendre ses propres initiatives. Car s'il venait à échouer dans sa démarche, il ne pourrait que s'en prendre à lui-même. Un sentiment que l'Aburame avait déjà connu lorsqu'il essayait de se faire repérer par les scientifiques du village afin d'intégrer un département. Finalement, c'était très difficile. Il avait donc pris la décision de monter son propre projet pour faire changer les choses. Tout s'était fait tout seul et c'est seulement lorsqu'il y avait du concret qu'il avait reçu le soutien de personnes importantes afin de le concrétiser. Enfin bref. Le manipulateur d'insectes espérait voir le projet de l'Akahoshi naître afin de voir les améliorations qu'il apporterait au village sur le plan judiciaire. C'était prometteur et il ne comptait pas le lâcher. Dans ce monde, il fallait garder l'oeil sur tout le monde. Ce qu'il essayait de faire dernièrement. Et cela passait par des programmes comme celui-ci.

Le moment le plus intéressant était évidemment ses réponses sur la définition d'un shinobi et de la vie. C'était intéressant dans le sens ou il n'y avait pas de réelle définition. Elle variait d'une personne à une autre. Mais c'est ce que l'Aburame appréciait chez l'humain. Les différentes positions qu'il pouvait avoir à propos de certains sujets. La vie pouvait être la paix, comme le chaos, la fraternité, comme la solitude. L'accomplissement des rêves, laisser sa trace dans l'histoire de notre monde. La liste était longue, comme pour les mots utilisables afin de décrire un shinobi. Là était tout le charme du Yuukan. Forcément, pour Hisao, trouver les mots justes n'étaient pas une tâche facile. Tout lui était tombé dessus sans qu'il demande quoi que ce soit. Shizen ne pouvait que sourire en entendant sa réponse sur la vie.
Débile ? Non, du tout. C'est un avis comme un autre qui doit être respecté par votre entourage. Vous avez raison d'attendre et de voir ce que cette vie vous réserve. Nous ne pouvons pas savoir si nous nous réveillerons demain. Mais lorsque vous verrez et que vous vivrez cette vie, vous arriverez à avoir votre propre définition. Cet homme, il lui fallait juste du temps. Du temps pour se remettre de son passé. Du temps pour encaisser tout ce qui lui arrivait. Du temps pour profiter de la vie. L'Aburame achevait sa prise de note en fermant son carnet. Je pense que c'est bon pour vous, Hisao. Je n'ai rien d'autre à vous dire pour le moment, mais je suis à votre entière disposition si vous souhaitez quoi que ce soit. Cette première était suffisante pour préparer les autres sessions. D'autant plus qu'après cette longue discussion, il ne voyait pas de gros problème. Avec lui, il fallait laisser le temps faire son boulot.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

Mer 27 Déc 2017 - 19:08
Un sentiment rassuré au fond de moi, je me levais tandis que l’Aburame clôturait cette session. Finalement, comme je l’avais compris tout seul dans une multitude de cas depuis mon arrivée à Kumo : je n’avais aucune difficulté à parler des choses. Au contraire, ça devait me faire du bien de partager mon avis et de comprendre ce que les autres ressentent. Car aujourd’hui, je ne pouvais pas me cacher derrière un voile et demeurer aveugle : J’étais différent des gens. Dès mon emprisonnement, surtout avec tant d’années et de cette manière, j’étais entré dans un cercle fermé, parfois incompris, parfois redouté, parfois simplement innommable. De ce fait, ma vision et mon appréhension des choses différait – de près ou de loin – de celles des autres. Parfois en bien, parfois sans doute en mal. Mais quoi qu’il en soit, parler et écouter faisait du bien.

Après avoir déposé ma tasse sur le petit comptoir où se trouvait la machine à café, je sortis mon Kiseru et mettant dans son foyer un peu de tabac, me préparant ainsi à retourner au bureau de la police. Je réfléchissais à une éventuelle question avant de conclure cette session. J’avais été un patient et le questionné pour cette journée, ce qui était normal. Mais est-ce que je n’aurais pas une question à poser au Jônin avant de partir ? Ma curiosité avait toujours été grande, mais parfois ce n’est simplement pas l’heure de s’interroger sur un quelconque sujet.

- Bon, bah merci pour le temps que tu m’as consacré, même si, techniquement, c’est moi qui t’en ai consacré. Au-delà de cette session, c’était un plaisir de te rencontrer. Je suis plus si nouveau que ça à Kumo, mais c’est toujours une bonne chose de voir des têtes nouvelles.


Je me dirigeais vers la porte avant de me tourner une dernière fois vers le ninja aux lunettes singulières.

- D’ailleurs, pour tes prochains patients. Veille bien à connaître leur comportement avant de les voir. Tu le sais peut-être, mais certains n’apprécieront pas de se sentir comme des pauvres types lâchés dans une société qu’ils ne maîtrisent plus. Ton comportement m’allait très bien mais… voilà. Pour les avoir côtoyés, ils sont pas tous faciles à gérer. Bonne chance, et à la prochaine Aburame Shizen. J’espère avoir pu aider pour ton programme.

En effet, même si j’avais pu connaître d’autres prisonniers … soi-disant… non coupables en prison, j’avais surtout pu comprendre que ces gens étaient mentalement atteints et, du coup, difficiles à appréhender. Il ne fallait pas être trop doux avec eux, ni trop menaçants, ni trop provocateurs… un vrai casse-tête, en somme.

Enfin, Shizen était un brave gars et j’espérais le revoir en d’autres circonstances un de ces quatre. Et maintenant… il fallait que j’aille discuter avec Daisuke. J’étais à la fois amusé et confus quant à ma… « candidature » pour ce programme d’anciens prisonniers. Enfin, il voulait peut-être être sûr que tout allait pour moi. Et ça, je pouvais le comprendre.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Jeu 28 Déc 2017 - 0:45
C'est vrai que cette rencontre avait plus été bénéfique pour Shizen que pour Hisao. Concernant l'ex-détenu, il avait eu l'occasion de parler des réels problèmes avec une personne qui était totalement à son écoute, mais en plus de ça le comprenait parfaitement. Ce n'était pas facile de trouver de telles personnes aussi coopératives, autant dire que ce n'était pas donné à tout le monde. Néanmoins, pour une quelqu'un qui avait un vécu aussi triste que dur, pouvoir discuter de son passé sans véritable problème devait lui faire un bien fou. Comme ce fut le cas lorsque l'Aburame avait enfin décidé de s'ouvrir un peu plus au deuxième du nom et à sa soeur, en parlant de ses histoires à Hi no Kuni, son camarade disparu dans la nature et sa vision des choses sur le monde dans lequel il vivait. Le fait de décider de parler ouvertement de ses problèmes à quelqu'un d'autre pouvait réellement aider. Là encore, ce fut le cas pour lui. S'il avait comme habitude de rester isoler en se fermant à un cercle de connaissance très restreint, il essayait de rencontrer de toutes nouvelles têtes. Il y a de ça quelques mois, il n'aurait certainement pas accepté un tel programme. C'était là ou le village aidait, tout comme le destin. Des rencontres qui pouvaient débloquer les choses, créer un changement concret chez quelqu'un. L'exemple parfait pouvait être Reiko, qui arrivait de temps en temps à parler avec le Jônin de ses souffrances. Seulement, cela ne suffisait pas tout le temps. Enfin bref. Pour revenir à l'utilité de l'Akahoshi pour ce tout premier programme, il était clair qu'il avait grandement servi. C'était sûrement la raison pour laquelle le général l'avait recommandé. Cet ivrogne avait tout de même de bonnes idées.

Le membre du conseil put recevoir par la même occasion des conseils de l'ex-détenu à propos des prochaines sessions. C'est vrai qu'il devait s'y prendre très prudemment avec eux. La pire erreur serait de se placer bien plus haut qu'eux alors qu'ils n'avaient tout simplement pas eu la même chance que lui dans cette vie. Un conseil qu'il recevait à bras ouvert, car il savait parfaitement qu'il lui servirait. Bien que même avec celui-ci, la tâche sera très difficile. La manière dont Shizen devait aborder les discussions varieraient d'une personne à une autre. Là était la grosse difficulté : jauger en très peu de temps l'individu en face et à avoir la bonne attitude en conséquence. Malgré ce gros détail, cela motivait encore plus l'Aburame à rencontrer d'autres patients et de faire tout pour les aider dans cette société.
Merci pour votre temps Hisao-san et merci pour vos remarques. J'en tirerais bon profit. Bonne continuation et bon courage pour la suite, le plaisir est partagé. Une bonne première. Désormais il devait dresser le bilan afin que ce programme soit prolongé. Une chose est sûre, ce bilan fut positif.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1223-shizen-100 http://www.ascentofshinobi.com/t2134-aburame-shizen

L'heure du bilan (ft. A. Hisao)

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages :: Complexe scientifique
Sauter vers: