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Une histoire de cendre et de légume - ft. Adamachi Azami


Mer 6 Déc 2017 - 17:06

Rp se déroulant avant les événements du premier sommet des Kages. Printemps 201.

"Shinrei-sama, allez donc m'acheter quelques fruits et légumes pour ce soir. Tenez une liste". Tss. Vieux débris, tu me faisais plus de peine qu'autre chose, à ton âge déjà fort avancé, tu n'étais même plus capable de te lever pour aller accomplir ta mission quotidienne. Voilà que désormais, je devais moi-même aller faire tes courses... Sous prétexte qu'il était important pour un jeune Borukan de mon âge de se dégourdir les jambes au lieu de rester dans son coin à boire et insulter les passants...

Certes, mes activités physiques de ces derniers temps s'avéraient assez limitées, mais Iwa connaissait un élan de tranquillité qui semblait s'installer. Je n'avais fait que prendre le pli, rien de plus, en suivant les coutumes propres aux Borukan... À savoir, l'alcool et la provocation. Mais tu ne comprenais pas ça toi, l'ancêtre, qui avait connu la guerre et les combats fratricides et qui désormais n'était plus qu'un domestique bon à rien. Rah, j'allais devoir songer à bientôt te remplacer !

Voilà que mes pas me guidèrent jusque dans les quartiers commerçants d'Iwa, après avoir bataillé pendant des heures à naviguer entre ces abrutis d'habitants bien trop lents à mon goût, je finissais par obtenir tout ce dont le vieux avait besoin. Évidemment, son écriture tremblante ne m'avait pas facilité la tâche et mes nerfs avaient plus d'une fois failli se vriller... Par chance, je suis d'un grand calme naturel, impossible pour moi de m'énerver... Ou presque. Alors que je m'apprêtais à rentrer, mon attention fut attirée par un nuage de poussière assez particulier. L'odeur de la suie à laquelle j'étais tant habitué. Ce doux parfum de la cendre et des flammes, me rappelant ce magma coulant dans mes veines. Mais alors que j'apprécié durant une poignée de secondes ce concentré d'odeur tout en ayant l'impression de revivre cette sensation de brûlure au sein de mes cicatrices, je me rendis compte d'une chose qui allait radicalement changer mon humeur.

Plus qu'une odeur, c'était un souffle de cendre qui venait de me balayer le visage, s'immisçant à travers mes vêtements et venant colorer mes trouvailles du marché. Une veine semblait prête à exploser sur mon front, mes dents se crispaient, ma mâchoire resserrée tandis que mes yeux se mirent à briller de mille feux. Il n'y avait plus de calme, de bonne humeur ou de passivité. C'était un tourbillon de lave qui me traversait le corps et quelqu'un allait devoir subir ma colère. D'un pas lourd et cadencé, je me dirigeais tant à l'odorat qu'à la vue en direction du foyer de ces maudites cendres. À chaque seconde qui s'écoulait, ma tension ne cessait d'augmenter.

Mes pas m'amenèrent alors à l'orée d'un jardin. Un petit jardin, sans doute pleins de bonnes choses... Du moins, pour élever des lapins et autres bétails sans intérêt. Sans même prendre la peine d'observer les alentours, je venais frapper du poing contre le sol, créant alors une légère fissure à travers la roche pour laisser s'échapper un flot magmatique jaillissant qui allait se répandre à travers la cendre et la terre noircissant les diverses plantations. Jetant alors mes précieuses denrées salit par la suie au cœur du jardin, laissant ces dernières se faire engloutir par le flux de lave, je fis volt-face à l'habitation pour retourner au domaine Borukan, agacé par cette journée bien trop éreintante.


Dernière édition par Borukan Shinrei le Jeu 21 Déc 2017 - 20:59, édité 2 fois
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Mer 6 Déc 2017 - 18:35
Boum.

Elle ouvrit les yeux brusquement. Les cheveux en bataille, la tête encore dans ses rêves. Rentrée tard hier soir du festival, elle s'était traînée au lit à une heure bien avancée de la journée. Cela ne lui ressemblait pas, mais heureusement pour elle, il semblait que son grand-père et sa mère n'aient pas remarqué qu'elle était toujours dans la maison. Peut-être la croyaient-ils partie marchander des baumes ou des cataplasmes, comme cela lui pouvait arriver.

Elle grogna, tout en essayant de se lever et de s'habiller à toute vitesse. Le bruit sourd, ressemblait au craquement de la terre. Ou plutôt, la terre avait tremblé. Elle l'avait senti, très clairement. C'était bien cela qui l'avait réveillée. La jeune femme poussa un grognement sourd en se massant les tempes. Elle n'avait pourtant pas bu la veille, mais il semblait que la soirée qu'elle avait passée la veille avait eu le même effet que l'ivresse. Avec un frisson, elle repensa à cette rencontre avec ce drôle d'homme. Etrange et attirant à la fois.

Passant par la fenêtre avec le plus de discrétion possible, pour ne pas attirer l'attention du reste de sa famille, elle chassa bien vite ces pensées de sa tête. Ooooh que oui.

Le jardin, son jardin, qu'elle avait mis tant de temps à installer et à faire fructifier dans cette région montagneuse, était dévasté. De longues craquelures avait retourné les plans des théiers dans un coin, tandis qu'un plan de tomate semblait avoir brûlé, vite et rapidement. Azami contemplait ce triste spectacle, les traits durcis, les yeux froids et les poings serrés. Elle essayait de garder au mieux son calme, mais comme une bulle de savon, elle finirait bien par exploser. Silencieuse, elle observait le saccage avec un œil attentif.

Ce n'était visiblement pas du feu qui avait créé cette catastrophe, mais elle ne le nota pas plus que cela. Ce qui l'intéressa bien plus, c'était l'imbécile qui laissait des traces de cendres et de suies bien noires sur le sol et qui la mèneraient très bientôt jusqu'à lui. Le pas vif, et tendu, bien pressé, elle s'élança à la suite des traces de pas. En apparence, elle pouvait sembler impassible, voire même très tranquille.

Mais dès qu'elle retrouverait le voleur, cela n'allait plus être la même donne. Elle s'arrangerait pour que le maraud aille lui remettre tout en place. Et s'il lui prenait l'envie de refuser, c'est un coup de pied bien virulent et violent dont il allait recevoir la visite...
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Ven 8 Déc 2017 - 18:39

Quoi que l'on dise, tu avais très clairement un problème de gestion de ta colère. Un facteur commun aux Borukan, une sorte de signature liée à votre sang bouillonnant, il est tout naturel qu'au vu de vos capacités vous ayez une certaine hyperactivité vis-à-vis de vos émotions. Cependant, tu avais ce quelque chose de plus que tes confrères... Lorsque la température augmentait, tu devenais incontrôlable et tu avais ce besoin presque vital de destruction. La dernière personne connu pour sa rage frénétique était ce bon vieux Akimoto... Qui de vous deux allait causer le plus dégâts ?

Tu avais finalement obtenu ta vengeance. La lave continuait de se répandre à travers le terreau brûlé, déclenchant un début d'incendie sur sa traversée avant de regagner les entrailles de la terre, se frayant un chemin par la fissure précédemment créé pour faciliter l'échappé magmatique, ne laissant alors que flammes et désolations sur son passage. Une réaction peut-être excessive pour un peu de poussière sur quelques légumes... Mais tu ne t'en souciais pas, tu n'avais de comptes à rendre à personne, toi grand et puissant Shinrei de la lignée prestigieuse des Borukan. La tête haute et emplie de fierté, tu avançais d'un pas sûr à travers les habitations, un sourire presque sadique sur le coin des lèvres, satisfait de ta vengeance enfantine.

C'est alors que perdu dans tes pensées, une voix te sortit de ta stupeur. Pendant un instant, tu restas figé sur place, doutant presque de l'existence de ce son que tu avais entendu. Était-ce ton imagination ? La fatigue qui te jouait des tours ? Ou peut-être avais-tu respiré trop de cendre ? Tournant alors légèrement la tête pour observer les alentours, tu ne t'attardas pas à scruter les environs, jetant un simple coup d'œil vif. Soupirant alors, persuadé de t'être trompé, c'est au moment de reprendre ta course qu'une nouvelle fois, tu entendis cette voix féminine tenter de t'interpeller. Pas de doute, ce n'était pas un rêve, tu en étais presque sûr. Effectuant alors un demi-tour complet sur toi-même, tu aperçus alors en contre-bas de ton regard, ce petit-être aux cheveux noirs et au visage impassible te fixer de ses prunelles ébène.

Arquant alors un sourcil à son encontre, tu t'apprêtais à jouer la carte de l'ignorance, prêt à repartir sans prendre la peine de te soucier de cet enfant sans aucun doute perdue. Seulement, au vu de son regard particulièrement insistant, tu pris tout de même quelques secondes pour l'observer, jusqu'à ce que ton œil soit attiré par cette même cendre sur sa peau, qui t'avait alors mis hors de toi-même quelques secondes auparavant. Approchant alors légèrement ta tête de la sienne, comme pour t'adresser à une enfant, tu lui décochas un sourire provocateur avant de t'exprimer.

"Alors petite, on s'est perdus ? Ou bien serais-tu celle qui a transformé ma matinée en un véritable cauchemar de cendres ?" Disais-tu, passant ton doigt sur son front pour lui montrer la cendre retenu par ton index.


Dernière édition par Borukan Shinrei le Mar 12 Déc 2017 - 11:35, édité 1 fois
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Dim 10 Déc 2017 - 20:45
La claque était partie toute seule. Violente. Agacée. Orgueilleuse, certainement. Mais très énervée, pour sûr. On ne parlait pas de ses cendres et de son jardin comme ça. La jeune femme avait fini par rattraper le vandale, et il fallait être bien idiot pour ne pas remarquer qu'il laissait des traces aisées à pister. Mais il avait la tête dure, le jeune homme, si bien que la jeune femme agita sa main sous la douleur, se mordant la lèvre pour la laisser passer.

Elle releva les yeux vers l'inconnu, qui arborait de beaux cheveux bruns et des cicatrices terribles sur le visage. Il la dépassait bien d'une tête, et son air antipathique lui disait bien d'aller se faire voir ailleurs, s'il y était. Mais Azami n'avait clairement pas envie d'aller voir ailleurs, puisqu'elle savait qu'il était devant elle. Un peu impressionnée, elle garda malgré tout son masque impassible, et sérieux, bien campée sur ses deux jambes, pour lui asséner sèchement et avec force, ces grandes maximes :

« Premièrement. Tu ne m'appelles pas petite, j'ai vingt-cinq ans pour ta gouverne. »

Esquissant un geste, elle retira toute la cendre de ses vêtements, comme s'il s'agissait d'une mouche enquiquinante. Azami mourrait d'envie de lui mettre bien plus qu'une claque dans la tête pour lui remettre les idées en plus, ou même de le laisser avec ces cendres sur la tête pour qu'il aille se laver, mais elle était certainement trop gentille ou généreuse pour ça. Elle continua avec le même ton sec et sévère, ne détournant pas une seule fois son regard de suie qui brillait de mille feux incendiaires :

« Deuxièmement, tu n'avais qu'à ne pas mettre tes mains là-dedans, si tu voulais éviter d'avoir des cendres. »

Elle posa ensuite son doigt contre le torse du jeune homme, le regard légèrement agacé, et toujours aussi droite et campée dans sa position, elle termina sa tirade sur cela :

« Troisièmement, tu t'énerves pour un rien. Enfin, ne crois pas t'en tirer à si bon compte. S'il faut que je te traîne par le pantalon jusqu'à chez moi, je le ferai, mais tu vas me remettre mon jardin sur pieds ! »

La jeune femme faillit rajouter une insulte dans sa langue natale, mais se retint tant bien que mal. La claque avait été peu diplomatique, mais un bon expulseur de tensions. Restait à voir si le jeune homme allait être une tête de mule aussi brûlée que ce qu'il en avait l'air. Pour le moment, elle n'avait que du mépris à lui donner pour son attitude antipathique.
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Mar 12 Déc 2017 - 11:37

Le bruit d'une claque retentissant dans les rues d'Iwa. Autour de vous deux, un silence, comme si le temps s'était arrêté avec ce geste de violence à ton égard. La joue rouge, le sang bouillonnant, tu fus presque ébahi par cet acte à ton encontre. Il était rare de voir quelqu'un te tenir tête, en général, tu faisais plutôt fuir les gens de par ta taille, ton regard noir et tes balafres te donnant un air de mauvais garçon. Tu étais alors partagé entre la rage et la surprise, tu étais même plutôt amusé par la situation, voir ce petit être que tu surplombais largement ne pas hésiter à t'affronter de face.

Mais ce n'était pas temps sa bravoure qui venait de te toucher, mais plutôt ses paroles. Le regard toujours aussi impassible, la jeune femme semblait particulièrement déterminés à te faire réparer tes actes de colères. Il était évident que tu ne le ferais pas, même sous la torture, mais au vu de ses paroles aussi directives et emplis de convictions, tu ne pouvais être qu'enjoué de voir quelqu'un tenter de te dominer. Alors que cette dernière apposa son doigt sur ton torse, comme une mère donnant une leçon à son fils, tu ne pus t'empêcher de lui saisir le poignet et de tirer la jeune femme vers toi, la surélevant légèrement du sol par la force de ton bras, laissant cette dernière sur la pointe des pieds. Désormais, en position forte, tu esquissas un grand sourire à son encontre.

"Crois-tu vraiment que tu sois en position de me dicter quoi que ce soit ? Que tu es vingt-cinq ou douze ans, cela ne change rien pour moi. Je ne dirais rien pour cette claque, on va dire que je l'ai légèrement méritée."

Ton visage rapproché du sien, tu conservais cet air amusé. Comme un chat jouant avec une souris, observant chaque trait de son visage pour déceler un moment de faiblesse à travers les lignes de son faciès. Il y avait une chose que tu aimais par dessus-tout, t'amuser. Jouer sur la provocation, sentir la situation t'échapper et rattraper le coup, t'imposer, montrer que tu ne peux être contrôlé... Étais-ce là un penchant masochiste ou simplement ton sang Borukan qui formatait ton caractère ?

"Deuxième chose, la prochaine fois que tu feras mumuse avec de la cendre, tu penseras à faire attention que cela ne se répande pas à travers toutes les rues d'Iwa. Sans quoi, je n'hésiterais pas pour recommencer jusqu'à ce que cela te rentre dans le crâne"

En prononçant les derniers mots de ta phrase, tu apposais ton doigt sur le front de la jeune fille, tapotant très légèrement sur son crâne comme pour t'assurer que tes paroles s'encreraient bien dans son esprit. Tu n'étais malheureusement pas connu pour tes actes de tendresses et de bontés. Un esprit aussi destructeur que le tien ne pouvait rien amener de bon, tu étais un jeune lion en cage qui avait besoin de se divertir, inconscient de sa propre faiblesse et qui ne connaissait pas l'empathie, étant bien trop tourné sur ta propre personne. Tout ceci n'était que divertissement pour toi, du moins, tant que tu parvenais à garder le contrôle de la situation, car tu n'étais pas à l'abri d'un nouvel élan de rage soudain.
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Mar 12 Déc 2017 - 19:11
Le sourire qu'il esquissait l'agaçait sérieusement. Elle fronça un sourcil, montrant son scepticisme à son encontre. Oh, oui, évidemment, il pouvait faire en sorte que ses pieds ne touchent plus le sol et il pouvait s'approcher encore plus pour l'intimider... Elle ne détournerait pas le regard, et elle ne le détourna pas, même quand il lui tapota le front. Cela ne servit qu'à l'irriter un peu plus. "Faire mumuse avec des cendres" ? Décidément, il ne semblait pas être au courant que le vent pouvait les emporter. Et puis, n'était-ce pas une raison exagérée pour aller jusqu'à détruire un jardin ?

Il semblait être sanguin, et même si elle avait très envie de lui envoyer un coup de boule pour la proximité qu'il avait installé avec elle pour l'intimider, elle se retint. Raide, sévère et silencieuse pendant un temps, elle s'extirpa de sa prise pour retomber sur ses pieds, pour ne lâcher qu'un placide et franc :

« Si tu n'es pas capable de gérer tes colères pour de si petites choses, je doute que tu puisses un jour devenir quelqu'un d'important ou de fort. Tu es un adulte, ou non ? La colère, en grande quantité, n'apporte jamais rien de bon. Et je ne faisais pas "mumuse" comme tu dis.Le vent a emporté les cendres, je n'y peux rien ! »

Elle aurait peut-être dû effectivement mieux observer la météo, et surtout le vent qui s'était levé pour éviter ce genre de problèmes. Mais elle n'aurait jamais cru croiser un fou furieux colérique qui s'en prendrait à ses affaires, et surtout à ce jardin. La claque, il l'avait clairement mérité. Il aurait même mérité plus, si elle ne se retenait pas autant. Elle n'aimait attirer l'attention, et les badauds s'arrêtaient déjà un peu en voyant que leur échange était plus que tendu. Azami soupira après quelques secondes de silence, pour hausser les épaules. Cela lui arrachait la tête de lui proposer cela, mais il fallait bien faire des concessions par moments :

« Si je m'excuse, tu voudras bien me suivre et réparer ce que tu as fait ? J'ai mis sept ans à faire pousser tout ce qu'il y avait dans ce jardin. Et crois-moi, ce n'a pas été facile à faire en montagne ! »

Reniflement grognon et vexé. Une pointe d'orgueil, dans son impassibilité. En vérité, elle avait réellement envie de lui arracher la tête des épaules. Elle allait mettre un temps inimaginable pour replanter des théiers. Se procurer de nouveaux plans, les faire fructifier le mieux possible... La tâche allait être insupportable. Elle soutint son regard noisette, attendant sa réponse.
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Dim 17 Déc 2017 - 18:35

Desserrant ton étreinte de la jeune femme, tu laissas cette dernière regagner le sol, toujours aussi enjoué d'une telle situation. Cette journée avait au moins eu le don de t'apporter ta dose quotidienne de conflits et de haine, comme un sadomasochiste désireux de souffrir. Difficile de comprendre ce qu'il te passe par le crâne, certains disent que c'est à cause de ton sang, d'autres estiment simplement que tu es atteint de troubles psychotiques. Cependant, tout ne se déroula pas comme tu l'aurais souhaité. L'impassibilité de la jeune fille à ton égard et sa forte ténacité allait totalement à l'encontre de ce que tu appréciés. Il semblait compliqué pour toi de continuer de jouer la carte de la provocation alors qu'elle s'efforçait à conserver son calme.

Soupirant alors et perdant toute motivation, tu écoutas impassiblement les mots sortant de la bouche de la demoiselle. Une fois encore, des reproches, cela avait le don de t'agacer, mais d'un autre côté, tu te rendais doucement compte que tu n'avais pas réellement fait preuve de tact et encore moins de contrôle sur tes émotions. Il fallait avouer que tu avais réagis avec bien trop d'ampleur, tu étais ce genre de personne capable d'anéantir un pays simplement pour faire passer un message.

Ce qui commença à réellement t'agacer, ce furent tous ces regards alentours. Les fracas du jardin, des coulés de lave sortant du sol et toi, dépassant largement cette pauvre femme sans défense que tu semblais presque maltraiter. Bien évidemment, personne n'avait vu ces foutues cendres te ruiner ta journée et le tord allait t'être entièrement mis sur le dos... Et une fois encore, tu devrais faire face aux colosses Borukan prêts à t'accueillir comme il se doit.

"Très bien, je vais me contenter de tes excuses. Tant que tout ça ne s'ébruite pas, ça devrais me suffire."

Tu te faisais presque passé pour la victime, un subtil soupçon d'orgueil et de déni, une raison de plus de te détester, le tout agrémenté d'un ton condescendant sans même regarder ton interlocuteur, bien trop occupé à chasser du regard tout ces vautours s'agglutinant autour de vos deux silhouettes. Alors que la foule se dispersa lentement, certains fuyant ton regard, d'autre déçu de ne pas assister à une scène de ménage, tu repris la parole, cette fois-ci sur un ton plus naturel, presque sérieux.

"Je préfère te prévenir tout de suite, mes talents s'arrêtent à la destruction et aucunement à la construction. Au mieux, je pourrais empirer la situation... Toujours intéressée passe-partout ?"

Un sourire narquois sur le visage, tu quittas du regard la jeune femme pour te diriger à l'orée de son jardin, sans même prendre la peine d'écouter ce qu'elle pourrait avoir à te répondre, bien trop occupé à réfléchir à la suite des évènements. Il était évident que la punaise qui s'était accrochée à toi n'allait pas te laisser repartir et qu'il te faudrait tôt ou tard, trouver un compromis... À moins que tu ne la plonges elle aussi au cœur d'une faille de lave en fusion... Mais peut-être étais-ce un peu extrême ?

"Tu te sers de la cendre comme engrais, de ce que j'ai cru comprendre. Et vu l'état des choses, tu ne pourras rien récupérer, alors autant tout recommencer. Je peux me servir de ma lave pour brûler une bonne fois pour tout ce jardin et refermer la faille dans le sol. Après, il ne te restera plus qu'à retravailler un peu les restes brûlés comme tu le faisais avec ta cendre."

Tu n'étais clairement pas jardinier ni agriculteur. Impossible de savoir si ta solution était la bonne, mais autant tenter quelque chose. Après tout, il ne devrait rester qu'un tas de cendres de ce jardin après le passage du magma et en retournant suffisamment la terre, cela te semblait totalement envisageable. Qui aurait crû qu'un jour, tu allais réfléchir sur comment réparer tes dégâts et plus que tout, à réfléchir sur comment entretenir un jardin...
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Mer 20 Déc 2017 - 18:57
Il l'avait reposée doucement sur le sol. Lâché le col de son vêtement. Avec une douceur qui tranchait avec le caractère impulsif qu'il avait pu montrer. Elle ne fronça pas les sourcils, mais se montra malgré tout surprise qu'il accepte aussi facilement sa proposition. Il n'était peut-être pas si bête qu'elle le pensait. C'était ce qu'elle se disait, jusqu'à ce qu'il parle un peu plus de son pouvoir et qu'il la surnomme passe-partout.

Silencieuse, elle finit par se pincer l'arête du nez et se la masser, comme si elle était prise d'un violent mal de crâne. Ce qui était plutôt le cas. Le jeune homme lui donnait mal à la tête. Elle se retenait pour lui mettre une deuxième claque violente ou pour lui balancer des mots acerbes à la figure. Elle se retint, parce qu'il faisait preuve de bonne volonté malgré tout. Elle soupira, plutôt. Un long soupir qui montrait bien sa fatigue. Quelle journée, décidément. Et elle commença à réfléchir. Destruction, plutôt que construction.

Un sourire étira ses lèvres. Doucement. Léger. Puis, il s'agrandit de plus en plus, et elle finit par le regarder dans les yeux, avec une lueur malicieuse :

« Soit. Faisons comme tu dis. »

Et son sourire s'ouvrit sur ses dents blanches, quand elle ajouta avec un ton calme qui se montrait pourtant intéressé :

« Tu as bien deux mains ? Tu sais t'en servir ? Si c'est le cas, je vais te donner des outils, et tu m'aideras à tout replanter ! »

Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas été renarde. Que la malice n'avait pas autant percé dans ses yeux noirs. Et tandis qu'il se dirigeait à l'entrée de son jardin, la jeune femme se dirigea d'un pas leste jusqu'à une cabane qui se trouvait en contrebas de la maison et dans laquelle elle rangeait tout ce qui lui servait en général à retourner la terre. Elle n'avait même pas entendu sa réponse. Il ne pouvait pas refuser de toute manière.

Le pas vif et léger, elle finit par revenir pour observer le jeune homme à l'oeuvre. S'appuyant sur la barrière, elle lui lança avec un rire :

« Je pourrais te donner un peu de ma production, si tu fais du bon travail ! »

Et elle attendait, avec un air gracile et un sourire. Pas ce sourire mesquin qu'elle lui avait envoyé auparavant. Plus adouci. Plus passionné. Travailler la terre, la sentir vivre et grandir, c'était cela qui constituait le centre de sa vie. Cela se voyait dans ses yeux. Si elle ne s'occupait plus des plantes, si elle ne faisait plus bourgeonner, peut-être qu'elle n'aurait plus de raison de vivre. Peut-être que comme son père, elle s'éteindrait doucement dans une chambre à se fondre dans un mutisme permanent, les yeux perdus et vagues.
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Jeu 21 Déc 2017 - 11:52

Borukan Shinrei, Catastrophe Humaine, Semeur de haine, Destructeur ambulant, mais également... Jardinier. Alors que tu songeais posément aux divers moyens de réparer les ruines que tu avais laissé sur ton passage, tu te rendis compte de la situation presque risible au cœur de laquelle tu t'étais presque volontairement embarqué. Toi qui étais envahi par le péché de l'ego, tu te retrouvais au service d'un autre, mettant de côté ta si grande fierté pour te rabaisser à faire du jardinage... L'espace d'un instant, tu te surprenais toi-même, te figeant durant une fraction de seconde en réalisant ce qui était en train de se passer. Pourvu qu'aucun Borukan ne passe dans les alentours, sans quoi ta réputation allait se retrouver dans les choux... Littéralement.

C'est alors qu'un pincement au cœur vint dessiner sur ton visage un rictus partagé entre le dégoût et l'envie de mordre sauvagement la jeune femme. Cette dernière t'ignorant alors, pris la décision de partir à la recherche de ses outils pour qu'ensemble, vous vous amusiez à replanter chacun de ses légumes. Pour qui te prenait-elle ? Tu avais déjà eu la sympathie de t'abaisser à son niveau et de réparer en partie tes dégâts, il fallait en plus de ça que tu mettes tes mains dans la terre et la cendre ? Ce n'était pas prévu dans votre contrat, tu hésitais désormais entre conserver le silence ou te laisser guider par ta pulsion t'ordonnant de ravager bien plus qu'un simple potager.

Détournant ton regard de cette dernière pour éviter de rentrer dans un nouveau conflit, inspirant puis expirant une grande bouffée d'air pour tenter de te calmer, tu utilisas alors tes arcanes héréditaires pour manipuler la lave s'écoulant encore à travers la terre. D'un signe de main, tu fis virevolter cette dernière avec précision pour achever ton travail de destruction. Une fois la terre recouverte du liquide flamboyant, tu fis repartir cette dernière dans les entrailles de la terre, en figeant le magma sous la forme d'une roche volcanique afin de refermer la fracture terrestre causée par l'expulsion magmatique. Il ne restait désormais plus qu'un sol brûlée, mélange de terre et de cendre, qui n'attendait plus qu'à être retravaillé.

Alors adossée à la barrière, constatant tel un inspecteur des travaux finis ton œuvre, la jeune femme dont tu ignorais toujours l'identité te proposa de te fournir quelques-unes de ses productions en échange de ta main d'œuvre. Un léger "Tss" s'échappa de tes lèvres, les dents crispaient à la vue des outils que tenais fermement la kunoichi.

"Un peu de ta production ? J'espère en avoir assez pour toute une vie, vu ce que je m'abaisse à faire pour toi. Je le fais uniquement pour éviter les mauvaises langues qui nous entourent, ne te fais pas trop d'illusions sur ma bonté." Disais-tu sur un ton agacé, essayant de dissimuler le peu de bonne intention se cachant en toi.

Tournant alors la tête, légèrement gênée par toute cette mascarade, tu t'interrogeais cependant sur celle qui était parvenu miraculeusement à te faire revenir sur tes pas et qui s'apprêtait à te transformer en un esclave ouvrier. Fixant alors le reste du potager et tendant une main vers cette dernière, attendant sagement les outils, tu pris tout de même la peine de lui demander son nom.

"Ne me fais pas perdre plus de temps, c'est déjà suffisamment gênant comme ça fermière... D'ailleurs... Appelle moi Shinrei. Et tu es.... ?"

Son nom n'avait pas de grandes importances, mais après tout, il était toujours utile de savoir à qui tu avais à faire. En particulier, lorsque cette personne te voit dans une situation que tu juges malaisante à souhait. Tu ne l'oublierais pas, jamais et un jour, les rôles s'inverseront.
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Dim 24 Déc 2017 - 0:44
La jeune femme sentit sous ses pieds, la terre qui se tordait, se modelait et se reformait. Se transformait. Grondante. Et incroyablement impressionnante. Son visage ne le montra pas, mais elle était plutôt admirative d'un tel pouvoir. C'était une force cachée terrible et destructrice, et qui pouvait pourtant se montrer comme construction dans ce cas-là. Impassible, elle laissa tomber un simple :

« Pas mal. C'est beaucoup mieux quand tu rases tout au moins. On a de meilleures bases. »

Le jeune homme semblait agacé, et lui lançait le même mépris orgueilleux qu'il lui balançait dans la tête sans cesse. Azami ne dit pourtant rien. Elle avait l'habitude des brimades et des attitudes peu appréciables. Elle avait un dragon pour mère chez elle, après tout. Et comme toujours, elle aurait le dos rond pendant un moment, avant d'éclater pour lui dire franchement ce qu'elle pensait. Elle lui lança une pioche afin de repiquer la terre, sans ménagement tout en répliquant avec sérieux et gravité :

« Pas pour toute une vie non. Je n'en ai pas les moyens, et la nature non plus ! Que ferais-tu de légumes pourris au bout de quelques semaines ? A moins que tu n'ais un estomac de fer, je doute que tu puisses dévorer une production entière ! »

Observant le sol mélangé de cendres et de terre brûlée, elle renifla avant de donner un coup sec de la plante des pieds dans celle-ci, ce qui eut pour effet de faire s'envoler les cendres, qui retombèrent doucement pour former un tapis plus égal sur le lopin de terre qu'elle possédait. Elle se tourna vers le jeune homme qui continuait à râler et à se plaindre, tout en la traitant de fermière. Elle eut envie de soupirer. Lourdement. Longuement. Mais elle ne répondit rien. Au moins, le manieur de lave s'était présenté. La politesse, bien que tardive et plutôt discutable, restait néanmoins appréciable. La brune, fronçant légèrement les sourcils, désigna simplement les anciens sillons encore légèrement visibles sur le sol fumant :

« Et maintenant, tu as juste à avoir du muscle et de l'endurance, Shinrei. Je ne suis pas une simple "fermière", comme tu t'amuses à le dire ! »

Azami aurait toujours ce côté militaire et grave, qui gâcherait ce minois, déjà bien sali par les cendres et la crasse. Elle esquissa un simple sourire en se retournant vers lui. Sourire amusé. Et à la fois sérieux. De ce sérieux qui la caractérisait si bien. Et de ce calme impassible, cachant pourtant une énergie et une langue bien acérée.

« Azami. Herboriste, plutôt que fermière. Espérons que tu sois moins grognon au fil de notre rencontre, Shinrei. » dit-elle en lui tendant une main amicale, qui voulait à la fois l'apaisement tout comme la mise au travail.

Le brun à l'air mauvais lui rappelait l'ours des steppes. Grincheux, et imprévisible. Mais qui ne mordait pas tant qu'on lui offrait des douceurs, plutôt que des claques.
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Mar 26 Déc 2017 - 20:01

C'était bien la première fois que quelqu'un venait à te féliciter pour tes actions. En temps normal, tu n'avais le droit qu'aux représailles et à divers cris de colère en récompense. Pour une fois, ton travail était enfin félicité à sa juste hauteur... Bien que quelques minutes auparavant, la situation s'avérait complètement retournées. L'espace d'une seconde, tu espérais te retrouver au milieu d'un genjutsu, de te réveiller finalement dans ton lit, loin de toute cette scène surréaliste où tu avais plongé si facilement. Observant la jeune femme te jeter les outils, tu n'écoutas qu'à moitié ses mots. Elle ne semblait pas accepter de te fournir en légumes éternellement. Tu auras au moins tenté... De toute manière, tu n'apprécies pas plus que ça toute cette bonne nourriture.

Du muscle et de l'endurance. Voilà qui est intéressant lorsque l'on s'adresse à un Borukan. Tu n'étais certes pas une montagne de muscle, mais tu avais cette force naturelle en toi comme chaque membre de ta famille. Et de part ta corpulence, il s'avérait que ton endurance surpassait la plupart du temps les plus imposants Borukan. Un compromis qui allait sans doute faire ses preuves en cette journée. Juste avant d'entamer ton travail, tu agrippas la main de la jeune femme tendue vers toi. Azami. Un prénom sympathique, que tu n'espérais plus jamais entendre après cette journée.

"Herboriste, fermière, fleuriste... Tu t'amuses avec les plantes et les mottes de terre, vous n'êtes pas vraiment différents à mes yeux." Disais-tu, d'une voix pourtant amusé, malgré tes propos condescendant.

Tu n'étais pas le plus habile avec les mots. La communication pour toi se déroulait bien trop souvent avec tes phalanges, alors te retrouver là, à parler depuis un long moment, installant un climat presque privatif entre vous deux, c'était presque inédit à tes yeux. Tu n'avais pourtant plus vraiment de mauvaises intentions, mais le mauvais garçon qui sommeillait en toi semblait être pris d'insomnies.

Saisissant alors la pioche, tu vins frapper de toute ta force le sol face à toi. Un éclat de terre et de cendres vint s'éjecter, laissant un trou béant dans le sol où la pioche venait de s'enfoncer sans le moindre tact. Alors qu'un morceau de terre frappa ton visage, t'offrant ainsi le privilège de déguster la terre fraîchement retournée, tu ne pus t'empêcher de pousser un hurlement de rage tout en projetant la pioche dans le sol avant de pester durant plusieurs secondes, maudissant alors tout ce qui se trouvait autour de toi.

Soupirant d'agacement, tes yeux flamboyants se mirent à fixer l'herboriste à tes côtés. Haussant alors la voix, la mâchoire crispée, une veine prête à exploser sur ton front, tu lanças un cinglant :

"Aide-moi au lieu de rester planter là, la fermière !!"

De plus bel, tu remis un coup de pioche au cœur de la tranchée que tu avais déjà recommencé. Un peu moins fort cette fois-ci, sans pour autant trouver le bon équilibre. Cette pauvre Azami ne savait pas dans quoi elle s'était embarquée et la journée allait être bien plus épuisante psychologiquement, que physiquement...
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Sam 20 Jan 2018 - 0:27
Azami contempla le jeune homme pendant dans de nombreuses et longues minutes, complètement abasourdie. Elle ouvrit la bouche, pour lui faire une réflexion, le conseiller sur la meilleure des manières de retourner la terre avec une pioche, mais rien ne traversa ses lèvres. La jeune femme resta bien plusieurs minutes, complètement pantoise, ne sachant si Shinrei le faisait exprès, ou bien s'il souffrait d'un retard mental avéré, qu'il n'avait osé lui révéler. Soupirant et gémissant en voyant la terre démise et éclatée, elle finit par lâcher d'un ton sec et direct :

« Tu le fais exprès, ou tu es véritablement un idiot ? Frappe moins fort, rien ne sert de faire une tranchée pareille ! On n'est pas en temps de guerre de ce que je sache ! »

Elle ignorait dans quoi elle s'était fourrée, mais elle n'allait pas se laisser démonter. Saisissant une pioche à son tour, l'ex-nomade fit en sorte de bien montrer au Borukan les bons gestes qu'il fallait faire. Moins de force, un peu plus de prise sur la poignée pour bien retourner la terre sans trop la tasser. Relevant la tête et secouant ses boucles brunes, elle finit par rajouter en le fixant droit dans les yeux :

« S'occuper de la terre, c'est tout un art. Sans cela, je ne pourrais pas cultiver, ni nourrir ma famille et encore moins toi ! Si je ne suis qu'une "fermière" à tes yeux, soit ! Mais ne dénigre jamais mon travail et son importance. »

Les sourcils froncés, les yeux brillants, elle le fixait en relevant la tête vers lui, tandis qu'il la toisait de son bon mètre quatre-vingt. La scène avait peut-être cela de cocasse. Se rassérénant et se calmant quelque peu, elle finit par soupirer en se massant les tempes et en s'appuyant contre son outil :

« Peut-être que tu n'es pas fait pour retourner la terre ? Tu préférerais aller chercher de l'eau au puits ? »

A vrai dire, elle ne savait que lui proposer. Que pourrait-il bien faire, pour canaliser son énergie, sa rage et sa colère ? Azami savait rivaliser d'imagination quand il le fallait, mais Shinrei allait peut-être bien lui sucrer toutes les cartes qu'elle avait en main. Et il était difficile d'en faire sortir soudainement de sa manche...

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Une histoire de cendre et de légume - ft. Adamachi Azami

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