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La Croisée des Aspirants [ PV: Kenta ; Rakka & Ali ]


Mer 6 Déc 2017 - 23:33
Il faut vraiment que je continu à travailler ce revers de shuriken...

La journée démarrée aux premières lueurs du soleil, comme chaque journée, Taiyô profita de son rythme précoce pour aller s’entraîner seul au lancer d'armes ninja sur le terrain d’entraînement le moins fréquenté des quartiers résidentiels. Faisant alors preuve d'auto-jugement de son travail et de persévérance, l'aspirant avait une bonne conscience du poids des kunai et les maniait avec une certaine habileté. Pour ce qui était des shuriken en l'occurrence, ils étaient pour lui aussi petits qu'impossibles à magner, toujours à s'entailler les doigts en les cherchant dans sa sacoche ou à les faire glisser de ses phalanges lorsque vient le moment de les envoyer.

Bon, il est midi, je vais aller casser quelques graines. Je partirai ensuite pour une petite ballade en forêt.

S'arrêtant à son échoppe favorite, ne faisant pas la meilleure nourriture, non, mais produisant le meilleur lait de tout le pays et probablement les meilleurs produits laitiers du monde...enfin, aux yeux du jeune ninja en tout cas. Taiyô salua mollement le gérant, pourtant bonne connaissance, avant de prendre place, posant une bouteille vide sur la table.

Mmh, toi tu as le bon coup de barre de midi. Ne dis rien, je sais exactement ce qu'il te faut.

Le gérant prit alors la bouteille de verre de son client, apparemment habitué, puis la plaça sous le robinet d'une petite cuve métallique derrière lui. Une nouvelle recette de lait frais aux épices et quelques ingrédients et étapes de confections impossible à révéler, semblait se venter le restaurateur. Il posa la bouteille pleine devant Taiyô avant de partir derrière les rideaux, dans sa cuisine, confectionnant une bonne soupe qui, d'après ses dire, aurait la vertu de booster le ninja pour les sept jours à venir. Il avait tendance à exagérer dans ses déclarations. De son côté, Taiyô remercia son hôte avant de déguster lentement son lait.

Mmmmhh, c'est vrai qu'il est excellent ce lait !

Au fil des gorgées, la dégustation se transforma peu à peu en engloutissement, laissant un filet du liquide pâle s'écouler hors de sa bouche. Ses yeux et son expression générale semblèrent ensuite se régénérer, bénis d'une nouvelle vitalité. N'étant alors plus ni dépité de son utilisation approximative des shuriken, ni assaillit de fatigue, vint à Taiyô une soudaine humeur taquine. Le gérant fini par revenir vers lui, un bol de soupe à la main accompagné d'un plateau de diverses portions de fromages artisanaux. Si ce ne sont pas les spécialités les plus rependues dans la ville, ce sont assurément les préférées de notre jeune protagoniste.

Tiens, bon appétit mon grand.

Merci chef ! Itadakimasu !

Déposant ses plats, l'homme se retourna pour ne pas rester ni sans rien faire, ni à observer son unique client manger. C'est alors qu'il hurla, trébuchant sans même se prendre le pied dans quelconque obstacle, les fesses au sol. Taiyô se serra alors l'estomac, s'esclaffant de sa bêtise.

On ne joue pas avec la nourriture Taiyô, encore moins quand on y joue dans l'esprit des gens !

Le jeune homme se calma alors, n'étant à son habitude pas vraiment plaisantin, il sut rapidement atténuer les rires sortant de sa bouche avant d'annuler son Genjutsu. Il avait en effet transformé la partie inférieure de la cuve de lait en mamelle de vache, aux pies remplaçant le robinet.

Je te prie de m'excuser Yoshihide, je crois que c'est ton lait qui me fait un sacré effet.
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Jeu 7 Déc 2017 - 1:04
Alors que le soleil se levait et commençait de baigner le village d’Iwa, Kenta était déjà dans la cuisine de la maison familiale discutant avec ses parents. Une bonne ambiance régnait dans la petite salle. Les trois personnes essayaient de faire le moins de bruit possible afin de ne pas réveiller la dernière-née de la famille qui profitait encore de son jeune âge pour rester au lit le plus longtemps possible.

- Kenta, tu es Genin à présent. Qu’est-ce que tu vas faire de tes journées maintenant ? Demandait la mère de ce dernier.

Depuis qu’il avait reçu son bandeau de ninja, le jeune gradé avait réfléchi à cette question. Bien sûr tout changerait le jour où il recevrait son ordre d’affectation dans une équipe mais cela ne se ferait pas avant quelques jours encore étant donnés les évènements récents.

- Je pensais aller m’entraîner durant la matinée… Enfin si je trouve un terrain d’entraînement libre.
- Je te conseille d’y aller rapidement alors, les terrains vont vites êtres surchargés aujourd’hui.
Répondait le père du jeune garçon.

La figure paternelle de la famille était également dans la branche militaire du village. Il avait beaucoup appris à son fils et cela continuerait dès que les deux trouveraient un moment pour cela. En attendant le vétéran donnait toujours de petits conseils à son fiston.

- Je sais, je ne me serais pas levé aussi tôt sinon. Et toi maman ? tu vas rester au magasin toute la journée ?
- Normalement oui, dès que j’aurais emmené ta sœur à l’académie… Il va surement y avoir foule aujourd’hui…
- Je passerais t’aider quand j’aurais fini mes exercices…


C’est sur ses mots que le silence commença à s’installer entre la petite famille. Un silence interrompu par les bruits de personne s’agitant, le bruit du parquet craquant sous le poids de ces gens, le bruissement des vêtements qui s’enfilent et enfin les paroles d’au revoir d’un fils et d’un mari à une mère et une épouse.

Après avoir fait un bout de chemin avec son ancien, Kenta le quitta afin de se rendre vers les terrains d’entraînement les plus proches de chez lui. Sa première tentative fut infructueuse, un sensei et son équipe occupaient le champ d’entrainement où le Takagi aimait se rendre. Ce n’était pas très grave bien sûr, il savait où se rendre ensuite. Malheureusement, son deuxième choix fut tout aussi vain. En fait, la personne qui s’entrainait-là était un autre garçon d’à peu près le même âge que Kenta. Il l’observa discrètement durant quelques secondes. De toute évidence, le lancer de shuriken n’était pas son fort. De par sa nature, Kenta ne comptait pas aller le voir pour discuter et encore moins pour l’aider et lui donner des conseils bien qu’il connaisse le jeune pratiquant qu’il observait. Il s’agissait de Taiyo, ils s’étaient croisés une ou deux fois déjà. De mémoire, Kenta se souvenait de lui comme de quelqu’un de sympathique alors pourquoi n’irait-il pas le voir se demandait-il lui-même. La réponse était simple, par rapport à ce qu’il voyait, son propre lancer de shuriken était bien plus médiocre que celui de Taiyo. Une sorte de fierté mal placée l’en empêchait donc.

Après plusieurs minutes de recherche, il finit par trouver un terrain d’entrainement laisser à l’abandon par les autres. Au premier coup d’œil Kenta comprenait pourquoi. Il s’agissait plus d’un terrain vague, d’un petit terrain vague en fait, que d’un véritable terrain d’entrainement. Qu’à cela ne tienne se disait-il, cet endroit ferait l’affaire. Sans plus attendre son entrainement commença ; il répétait les différents exercices que son père lui avait enseignés tout en ajoutant les deux trois bricoles que l’académie lui avait apprises durant le court temps où il y avait été.

Finalement, c’est peu après onze heures qu’il finit ses exercices pratiques. Comme il l’avait promis à sa mère, il se rendit ensuite dans le petit magasin qu’elle tenait d’une main de fer. Reine en son domaine, lorsqu’il était arrivé elle lui avait asséné une série d'ordres dignes d’un commandait militaire. En bon soldat qu’il était et principalement parce qu'il avait l’habitude de faire cela, il s’exécuta à la tâche. Le négoce en question était une sorte de bric-à-brac, on pouvait trouver un petit peu tout à l’intérieur. Ça allait de casserole à des ustensiles de cuisine plus élaboré dont l’utilisation était un mystère pour le jeune garçon qui déambulait dans les rayons s’affairant à ses affaires. On pouvait également trouver des matières premières servantes à la fabrication de parchemin par exemple, il s’agissait de la partie du commerce qu’il préférait, le contact avec ces matières faisait remonter un tas de souvenir. Restant béat dans ses rêveries, il fut ramené à la réalité par la voix de sa mère.

- Kenta ! Abandonne ce que tu es en train de faire, j’ai une mission urgente à te confier ! Tien prend ce sac… fait attention il est lourd. Emmène le vers le commerçant de produit laitier quelque rue plus loin, tu vois où c’est ?
- Cela qui n’a jamais de client ?
- Ne dis pas ça ! Il lui arrive d’en avoir… enfin oui c’est celui-là… et fait vite s’il te plaît mon chéri. Ah ! Il a déjà payé pour sa commande alors pas besoin que tu lui demandes.


S’en allant dardar, Kenta se mit à courir dans les rues d’Iwa les bras chargés par un sac pesant lourd. Il se demandait ce que cela pouvait bien être. C’est tout juste deux minutes plus tard qu’il arriva enfin dans le petit commerce. À sa grande surprise, il y avait un client attablé en train de consommé ce qui semblait être une tasse de lait. Il reconnut Taiyo qui discutait avec le gérant. Alors que le grand bonhomme qui se tenait derrière le comptoir se rendait dans l’arrière-boutique, un bruit lourd se fit entendre. Il était tombé de toute évidence. Kenta, qui était derrière Taiyo, voyait bien que cet autre garçon se secouait bizarrement sur son siège, comme s’il essayait de réprimer un rire trop puissant pour lui. C’est alors que Taiyo se mit à s’excuser auprès du gérant, de toute évidence il était responsable de la chute du patron des lieux. Enfin, Kenta fit son entrée dans la scène.

- Bonjour, excusez-moi je viens de la part de la boutique Takagi. J’ai une commande pour vous.

Le gérant, qui essayait de reprendre contenance et qui lançait un regard noir mais également amusé vers le second garçon, se dirigea vers le comptoir afin de mieux comprendre ce que Kenta lui disait.

- La boutique Takagi ? Je… Ah oui bien sûr ! C’est Hana qui t’envoie. Je ne savais pas qu’elle avait embauchée quelqu’un pour l’aider…
- C’est ma mère en fait… Tenez, c’est assez lourd.


Kenta donna alors la marchandise à son nouveau propriétaire. Ce dernier sortit l’objet du sac de toile qu’il redonna à Kenta, après tout ce Yoshihide n’avait pas payé pour le sac, seulement son contenu. Le gérant avait en fait payé pour une casserole toute neuve, avec à l’intérieur un petit bocal contenant des épices.

- Dit moi petit, tu as l’air d’avoir couru pour venir jusqu’ici, non ?
- Euh… oui monsieur. Je dev…
- Reprends donc ton souffle, attend je vais te servir une tasse de lait frais ça va te remettre d’aplomb.


Sans avoir son mot à dire, Kenta se retrouva attablé à côté de Taiyo avec une tasse de lait devant lui. Le gérant parti finalement dans l’arrière-boutique, sans tomber, laissant la salle à ces deux garçons qui ne se connaissait pas très bien. Voyant un silence gênant s’installer, le Takagi se décida à prendre la parole.

- C’est toi qui l’as fait tomber tout à l’heure ? Tu as fait comment ?


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Ven 15 Déc 2017 - 0:35
Alors qu'il essuyait ses quelques larmes de joie, Taiyô entendit une voix familière derrière son épaule. La voix d'un jeune homme s'annonçant de la part de la boutique Takagi. Takagi ? Takagi ? Ce nom aussi lui était familier. Il porta alors latéralement son regard afin de faire coller sa mémoire à la vue directe du jeune homme, ce dernier qui était déjà sur le flanc de Taiyô, acceptant l'invitation du chef Yoshihide. Il le reconnu rapidement. Cependant, il ne pu s'empêcher de maintenir son regard, droit dans les yeux de son voisin, sans un mot dire.

- …

Takagi...Takagi...son prénom m'échappe. Et pourquoi me regarde t-il comme ça ? Comme s'il voulait s'en prendre à moi ou me filouter d'une sorte..

C'est alors que le jeune marchand au bandeau de Shinobi brisa un silence s'éternisant, interrogeant l'apprenti illusionniste sur ses facéties. Taiyô n'en sortit pas de suite de son silence, l'interrogation lui étant pourtant directement portée. Il semblait se questionner lui même à propos de son interlocuteur, paraissant même ne pas l'écouter.

- KENTA ! Kenta c'est ça ? Excuse moi, je cherchais ton prénom, ça me tourmentait.

Libéré de son tourment, l'expression faciale de Taiyô changea alors, arborant par la suite un large sourire. Il semblait être ravi de rencontrer cette lointaine connaissance de plus prêt, peut être un nouvel ami de son âge, qui malgré l'effectif d'Iwa était étroit dans le cercle social du jeune ninja. Malgré ce plaisir exprimé, l'heure était peut être temps, se dit-il, de poursuivre la conversation, de remplir enfin l'interrogation du Takagi.

- Oui...c'est bien moi. Mais dis-moi. Pourquoi révélerai-je mes plus noirs secrets Shinobi à un vulgaire livreur de casseroles comme toi?

Marquant une légère pause, toujours habité de son large sourire, Taiyô poursuivit afin d'éviter tout malentendu.

- Je plaisante. Je me souviens de t'avoir vu à l'Académie, puis, je vois ton insigne. Disons que j'ai simplement abusé de ma capacité à abuser les sens de ceux qui m'entourent. Tu pourrais d'ailleurs très bien être en train de discuter avec un siège vide en ce moment. Au delà de la véracité du corps et de la manipulation élémentaire, je manipule la consistance de mon imagination. Je transcende la réalité en implantant le non réel dans la perspective. Je te parle ici actuellement alors que je...

Stoppant brièvement son discours, pouvant à raison être perçu comme s'étalant inutilement en longueur, Taiyô porta sa main devant sa bouche, l'annulaire et auriculaire repliés, majeur et index tendus.

- ...pourrais très bien te parler de là...où d'ici. Peut être même de...derrière ce buisson.

La bouche du Genin n'émit alors plus de son en s'articulant, le discours se poursuivant de l'autre coté de Kenta, puis comme loin de l'établissement, puis revenant à sa source originelle avant de sortir comme si quelqu'un se révélait du fond d'un arbuste. Amusé de sa propre technique, il la relâcha une fois la démonstration terminée.

- N'as-tu pas eu accès à un cursus théorique à l'Académie ? Sans me moquer, je sais qu'elle est fraîchement construite, l'organisation est encore un peu...particulière disons. Je suppose également que toi non plus tu n'as pas encore été pris sous l'aile d'un Sensei.
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Ven 15 Déc 2017 - 14:56
Quand le corps disait stop, il fallait parfois l'écouter et ce fut bien ce que la jeune genin fut contrainte de faire lorsqu'elle se retrouva face contre terre, une douleur lancinante crispant une partie de son anatomie. Accident, épuisement, génie de son adversaire ? En tout cas, Rakka n'aimait guère le goût minéral que prenait sa défaite et se releva péniblement comme le brun se portait à son secours en quelque sorte.

« Ça va, rassura l'enfant. Je n'ai rien, mentit-elle.

Alors qu'elle tentait de se passer de ses mains pour poursuivre son entreprise, le transfert de son poids sur ses jambes déclencha une vive protestation qui fit rebasculer la fillette dans une ingrate quadrupédie. La douleur irradiait dans sa cheville visiblement abîmée par sa chute et cette bêtise lui fit serrer les poings. Elle était impressionnante la "future plus grande Yuki de l'Histoire", Ayuka aurait franchement rit de la situation : un caillou sous la chaussure et voilà sa nièce handicapée comme une tortue que l'on aurait mise sur le dos. Cela l'énervait autant que le résumé de sa situation l'amusait. C'était bête, drôle, formateur quelque part.

Résignée, l'enfant poussa un soupir avant de basculer sur les fesses, portant un regard mitigé sur son adversaire de quelques instants. Les yeux dorés se teintaient d'amusement dans le fond et ce sentiment chassait la frustration liée à sa défaite. Après une maigre hésitation, ce fut dans cet état d'esprit plus joueur qu'autre chose que la demoiselle tendit une main vers l'adolescent et accepta finalement son aide pour se mettre debout.

L'entreprise fut bien plus facile en ce sens là et Rakka put, épaulée par le shinobi, éprouver la résistance de son membre blessé. La douleur restait, la petite boitait, mais elle parvenait à poser le pied par terre et à marcher péniblement comme le garçon proposait une destination de réconfort après leur échange pour le moins musclé. L'établissement n'avait rien de très reluisant, surtout vu sa spécialité, mais la perspective de s'asseoir quelques minutes suffit à convaincre la brunette qui suivit son partenaire à l'intérieur.

- Entrez, entrez, jeunes gens ! Bienvenue ! commença à s'exclamer le gérant en prenant en charge ses nouveaux clients. Par ici je vous prie.

Balayant la salle d'un bref regard, Rakka claudiquant à son rythme attira l'attention de l'homme qui revint vite à elle.

- Bah alors, ma petite, qu'est-ce qui t'est arrivé ? Attends, bouge pas, installez-vous là plutôt, je reviens, décréta-t-il sans même attendre la réponse de l'intéressée qui adressa un regard surpris à son guide.

Le gérant disparut quelques instants derrière son comptoir et la fillette, perplexe devant tant de familiarité, questionna son compagnon d'infortune qui l'avait attirée là-dedans.

-Est-ce là quelque chose de normal ? demanda-t-elle à voix basse et exagérant l'articulation de ses lèvres comme elle le faisait avec sa mère.

L'enfant n'avait pas fait attention au fait que le tenancier les avait placés en voisins de deux autres clients discutant tranquillement

- Voilà ! Ça va vous remettre d'aplomb !

Deux verres gorgés d'un liquide clair, opaque, légèrement ambré et mousseux, tintèrent sur la table. Rakka observa pensivement ce qui s'apparentait à une boisson et son ouïe fut titillée dans sa contemplation par les quelques mots qui s'échangeaient à côté. Deux jeunes shinobis, comme elle, comme l'adolescent lui faisant face, mais le sujet qu'ils abordaient intriguait la nouvelle arrivante au village.

- Je vous prie de bien vouloir excuser mon intervention, interpella la fillette. J'aimerais savoir...qu'est-ce que cette Académie ? »
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Dim 17 Déc 2017 - 4:46
Accoudé au comptoir, Kenta écoutait son interlocuteur avec attention. Plus Taiyo parlait et plus Kenta se demandait pourquoi il l’avait trouvé sympathique en premier lieu. Il semblait arrogant et bien sûr de lui jusqu’au moment où la supercherie fut dévoilée. Non le jeune Taiyo ne se moquait pas du Takagi. C’est avec un large sourire qu’il avait avoué être en train de plaisanter. Au fond de Kenta, son estomac se dénoua, sa colère grimpante s’estompait au fur et à mesure où Taiyo continuait sa phrase.

Au final, peut-être sans le vouloir, son interlocuteur lui avait révélé les dessous du vilain tour qu’il avait fait subir au tenancier de l’établissement où ils se trouvaient. Du Genjutsu, évidemment que Kenta savait de quoi il s’agissait malgré le fait que Taiyo ne semblait pas s’en rendre compte. C’est alors que ce jeune garçon étrange bavassait sur ce qu’était cet art mystérieux que Kenta se mit à entendre une voix venir d’ailleurs. Cela n’était pas logique, la voix de Taiyo se faisait entendre à un endroit où il ne se trouvait pas.

- Je sais ce que tu es en train de faire. On m’a déjà enseigné les balbutiements des différents arts ninja, bien avant l’Académie. Cela dit, il y a une différence entre savoir ce qu’est quelque chose et l’expérimenter. Dans ma famille on n’est pas très adepte de cette discipline et à l’Académie ils étaient restés à la théorie, au final je n’ai jamais vu personne pratiquer de technique de cet ordre.

Kenta essayait de ne pas paraître plus ignorant qu’il était dans ce domaine. En vérité ce qu’il disait signifiait bien plus que ce qu’il imaginait. Il venait d’avouer qu’au final, il ne saurait même pas comment se sortir d’une telle technique si ce n’est en théorie mais comme Kenta l’a si bien dit la théorie n’aide pas forcément dans la pratique.

- J’espère que nous aurons moyen de se montrer mutuellement ce qu’on sait faire, je suis sûr que moi aussi je pourrais te surprendre….

Le jeune Takagi laissa ses mots en suspens alors que la voix de son interlocuteur revenue à la normale, sortant de là où elle devait sortir. À ce stade, une discussion se lança entre ces deux jeunes garçons qui commençaient à faire connaissance. Sans grand intérêt, tous deux se remémoraient des souvenirs d’enfance, leur entrainement familial, leur déboire à l’Académie. Ils finirent par conclure que dans les jours à venir tous deux se retrouveraient sur un terrain d’entrainement afin d’évaluer leurs capacités mutuelles.

C’est alors qu’il parlait d’un des professeurs de l’Académie qu’ils avaient eue en commun qu’une douce voix se fit entendre dans le dos de Kenta. De prime abord, Kenta leva les yeux au ciel pensant qu’il s’agissait encore d’un jeu fait à ses dépens de la part de Taiyo. Néanmoins, voyant ce dernier se pencher en avant afin de voir ce qui se passait dans le dos de Kenta, il comprit qu’une personne se trouvait à ses côtés. En se retournant, il remarqua, enfin, la présence d’une jeune fille. En fait, Kenta n’avait même pas remarqué que le taulier des lieux avait refait son apparition, il décida de mettre cette maladresse sur le compte d’effet secondaire lié au Genjutsu lancé par Taiyo, une pensée totalement gratuite.

Après avoir écouté la question de la jeune fille, Kenta se plongea dans le silence. Il commença par toisé de haut en bas cette nouvelle arrivante. De prime abord il n’avait rien remarqué, ce n’était qu’une jeune fille, ni plus ni moins. Enfin si, l’amena à la comparer à sa propre petite sœur. Elle était en sueur, comme sa sœur l’était souvent après ses entrainements. Kenta en vint à la conclusion que son interlocutrice sortait tout juste d’un entrainement également. Il prit alors le temps de considérer la question posée.


- Si tu me permets Taiyo, je vais répondre. Il s’agit de la nouvelle institution du village chargé de la formation des apprenties ninja. Cela va permettre de libérer un peu du temps à nos familles qui étaient chargées de notre éducation scolaire et militaire… En somme, si tu souhaites devenir ninja, il faut en passer par là. On y reçoit nos bandeaux que tu possède déjà toi aussi...


C’est alors qu’il remarqua que la jeune fille possédait déjà un bandeau. Si elle ne connaissait pas l’Académie, cela voulait dire qu’elle n’y était pas passé, une question restait donc en suspens sur ses lèvres...


Dernière édition par Takagi Kenta le Dim 17 Déc 2017 - 19:22, édité 1 fois
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Dim 17 Déc 2017 - 17:43
Je l'avais enfin rencontré, et cela tombait bien puisque cet entraînement survenait peu de temps après ma rencontre avec Eiichiro. Mais mon petit entraînement matinal en compagnie de cette jeune Yuki prit fin lorsque cette dernière se retrouva par terre. Et avec mon Byakugan j'avais précisément vu ce qui s'était passé : elle s'était tordue la cheville avant de s'étaler sur le sol. Faisant une petite grimace, je me précipitai vers la petite shinobi de glace en lui offrant mon aide. Je tendis d'abord ma main vers la brune, mais celle-ci voulu me faire croire que tout allait bien de son côté. Haussant un sourcil, sachant pertinemment que ce n'était pas vrai, j'attendis patiemment que la jeune kunoichi se relève. Je ne voulais pas non plus agir de manière condescendante. Cependant lorsqu'elle échoua à se relever seule, je me rapprochai d'elle à nouveau et attendis une nouvelle fois qu'elle accepte mon aide en lui souriant faiblement mais de manière sincère. Je ne manquai pas de remarquer ses mains qui se crispaient face à la douleur et son impossibilité de se remettre debout seul. Je ne dis rien sur le coup, cela n'était pas forcément utile et aurait peut-être eu l'effet inverse. Finalement elle se remit sur ses fesses et soupira. Et c'est avec une lueur d'amusement dans le regard que la Yuki accepta finalement ma main tendue.

-Faudrait trouver quelque chose pour ta cheville, mais en attendant je te propose de prendre un petit remontant. Je connais un endroit sympa...

J'avais désactivé mon Byakugan et j'épaulai ma camarade d'entraînement jusqu'au lieu dont j'avais parlé. L'entraînement n'avait pas été fastidieux que pour la jeune fille ; mes vêtements étaient sales et j'avais quelques ecchymoses qui fleurissaient petit à petit. Et comme je m'en doutais le gérant nous pris en charge très rapidement et de manière familière. Ce qui ne me surprit pas le moins du monde, mais on ne pouvait en dire autant de la Yuki. Elle se tourna vers moi, ne sachant visiblement pas ce qui se passait, et je rigolai doucement avant de lui répondre en acquiesçant. Il revint alors avec deux tasses qu'il posa devant nous. Mais rapidement, nous remarquâmes que nous n'étions pas les seuls ninjas sur place, bien au contraire. Deux Iwajins étaient là avant nous et l'un d'eux venait de parler de l'Académie, ce qui attira l'attention de la jeune Yuki. Je fus bien tenté de lui répondre, cependant cette question était adressée aux deux autres shinobis dont l'un regarda la kunoichi avant de répondre. Mais lorsqu'il avisa le bandeau de Kiri à sa taille, il se tut et je remarquai son changement d'attitude. Avant que les choses n'aient le temps de se gâter, je pris à mon tour la parole. Les deux compères ne semblaient pas avoir vraiment remarqué ma présence, alors je me décalai un peu pour que tout le monde puisse me voir, moi et mon bandeau d'Iwa qui cachait le fuinjutsu qui était inscrit sur mon front comme une marque indélébile de mon appartenance à la branche secondaire de mon clan.

-Pour ma part je m'appelle Ali, je suis un genin d'Iwa, tout comme vous j'imagine ?, terminai-je avec un sourire entendu.

Je laissai bien sûr l'occasion aux deux ninjas ainsi qu'à la Yuki de se présenter. Je ne voulais pas en dire plus sur ses origines, ou sur sa personne, lui laissant le loisir de révéler ce qu'elle voulait bien. D'ailleurs je remarquai que jusqu'à présent je n'avais jamais pensé à demander son nom à la kunoichi. Je tournai la tête faiblement vers cette dernière en haussant un sourcil. Puis j'avisai les vêtements et l'expression des deux autres ninja d'Iwa.

-Vous aussi, vous vous entraîniez de bon matin ?
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Mer 20 Déc 2017 - 20:36
Une Yuki...mh.

Taiyô, alors qu'il discutait et sympathisait avec Kenta, remarqua ce qu'il appelait depuis l'attaque d'Iwa, l'une des « exilés du Pays de l'Eau » apparaître dans la conversation. Sa présence et ses questionnements à propos de l'Académie semblaient enthousiasmer Kenta, mais il parut ensuite comme...dérangé...bloqué sur quelque chose concernant l'Exilée. S'ensuit alors une crainte perceptible par Taiyô, une crainte venant de l'ami Hyûga précédemment attablé aux côtés de la jeune Yuki. Intervenant dans la discussion devenue silencieuse, il se présenta, puis enchaîna dans sa rupture du silence par une interrogation, ayant aux pensées de Taiyô, la seule importance de calmer une tension pourtant peu perceptible.

Voyant la jeune Yuki, membre d'un clan reconnu par Taiyô, pourtant immigré du pays du Feu, ce dernier ne sembla pas porter beaucoup d'attention à l'Hyûga, contenant dans son silence comme un mal qu'il ne voulait pas exprimer en regardant son amie.

- Ne t'inquiètes pas Kenta. Si elle porte l'insigne du village sans connaître l'Académie, c'est qu'elle a dû être kunoichi dans son village natal avant d'arriver ici. Tu es bien une Yuki du village de Kiri, je me trompe ?

Hanté d'une dérangeante émotion, mais ne désirant pas pour autant ni le révéler, ni négliger la venue du descendant du clan estimé des porteurs de l'Oeil Blanc, Taiyô reprit la parole en direction d'Ali, qui semblait aux yeux du Tokugawa être un être de paix, arborant si naturellement son large sourire adressés à l'assemblée de Genin.

- Une manipulatrice de glace et un digne porteur du Byakugan, on peut dire que vous savez impressionner dans vos introduction vous ! Moi je suis Tokugawa Taiyô, joueur d'esprit et de modelage, et voici Takagi Kenta, ninja qui semble avoir plus d'un atout dans sa manche et une maîtrise poussée de l'art de la livraison.

Sarcastique à n'en plus supporter, Taiyô relâchait ses démons dans une parole légère et décontractée, quitte à en payer le prix d'une mauvaise première impression. Déroulant son style de présentation, il poursuivit par une discrète observation des deux nouveaux arrivants. Sans mauvais pressentiments ni aucune intuition néfaste, la précaution et l'habitude Shinobi doit-on supposer. Dans une continuité de discrétion, il opéra son observation tout en commandant un énième remplissage de sa bouteille de verre vide du délicieux breuvage laitier aux épices du Maître Yoshihide.
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