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Noblesse Oblige | PV Akimoto


Sam 9 Déc 2017 - 23:32



Le jour qu'il redoutait certainement le plus était venu. Non, en fait, cela était faux en grande partie. Il fallait plutôt dire, que le seul et unique jour qu'il redoutait était enfin en train de se dérouler, en ce moment même.  Aucun autres de ces diurnes, ne suscitaient craintes en réalité. Il l'attendait même patiemment depuis de nombreuses années, sachant parfaitement que tôt ou tard, ce temps viendrait. Tel l’inéluctable instant, où les civilisation s'éteindraient lors de l'apocalypse finale, qui engloutirait le monde et ses ruines dans le néant éternel. La pensée le fit légèrement sourire, mais au fond de lui-même, il était prêt. Paré à mettre un terme à toute cette mascarade, qu'il avait traversé. Il voulait la réponse à son tourment, qui le hantait et le taraudait depuis si longtemps, depuis cette flamme s'étant par jadis éteinte. Cela le crispait un peu, rien que de repenser à cela . À ces moments de bonheur qui avaient disparus à jamais dans les limbes du passé, à part dans son imaginaire pensée où ils demeuraient solidement ancrés.

Il ressentait l'aura bestiale de sa Némésis approcher, à grand pas. Il fallait être bien sourd, pour ne pas entendre ce titanesque personnage qui marchait d'un pas lourd et sonnant, pour ne pas dire vindicatif. Reconnaissable entre tous. Il lui avait adressé une missive particulière, lui demandant de se rendre aux Hauts-plateaux. La ruse était finaude, prétextant disposer d'informations sur une importante affaire, qui intéresserait forcément le Yamagenzō. Imposant, sous orées de mystères, au Taishō, de venir seul en cette soiré, pour obtenir lesdites promises. Nul doute que le roublard lion des plus véhément, surenchérirait par fierté, de venir roder par curiosité. C'était un pari risqué, mais il semblait avoir porté ses fruits.

Il scrutait depuis le plateau, le Village Caché qui s'érigeait en contre-bas. Restant silencieux, jusqu'à ce que celui qu'il avait fait venir ici, soit suffisamment proche. Lui tournant ostensiblement le dos, toujours en attente. Il ne pouvait pas encore faire volte-face, se révéler au démon qui avait prit sa raison d'être. Sentant qu'il était à bonne portée, à la place qu'il avait voulu où qu'il pose ses pieds, le personnage nimbé de mystères se mit à parler alors. Employant une voix calme, un ton particulier, comme légèrement emprunt de souvenirs.Il lui conta son histoire.

« Cela fait maintenant plus d'une décennie. Vous n'avez pas changé, depuis la première fois que je vous ai vu. Cependant, Rokkusu n'est plus ce qu'elle était jadis, ce village s'est tellement transformée depuis. Et a tellement souffert aussi. » -dit-il, contemplant les dommages découlant de l'assaut de Kirigakure- « Vous vous doutez peut-être, que la lettre était uniquement dans le but de vous faire venir ici. Que c'est moi qui veux des informations de vous, non l'inverse. » -allant directement au sujet l'intéressant-

Il se retourna, toisant le roux, qui lui faisait face. Plissant des yeux en affichant un air sévère, lui montrant alors quelque chose de brillant, qu'il tenait ancré fermement dans sa main s’avançant ostensiblement, pour révéler la vérité incarnée en celle-ci, en cette relique.

« Reconnaissez-vous ceci ? Savez vous à qui cet objet appartenait ? » -parlant d'une voix froide, dénotant un certain énervement, mais restant calme-

Il s'agissait d'un collier en or, assez raffiné, arborant un singulier pendentif, qu'il aurait été bien difficile d'oublier. Un mémento, qui incarnait le dernier souvenir hérité du passé.



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Dernière édition par Borukan Muramasa le Lun 11 Déc 2017 - 20:32, édité 1 fois
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Lun 11 Déc 2017 - 7:20


Destin tumultueux, pourquoi t'acharnes-tu contre la Montagne? La miséricorde d'un village tout entier n'était-elle pas suffisante pour te rassasier? Non. Tel le glouton tu devais t'empiffrer sans cesse du malheur des autres. Non seulement tu avais arraché à un peuple tout entier son Ombre gardienne, mais tu avais dû arracher à un homme son unique fils, sa dernière lueur d'espoir envers ce monde ingrat.

Quelques jours à peine suivant l'assaut de la brume ténébreuse contre les portes d'Iwa, la nouvelle avait fait le tour du monde ; le Sommet des Ombres avait été victime d'un coup d'État. Ceux-là même qui avaient plongé le monde dans le chaos lors de la rencontre de Shîto s'étaient mis de mèche avec les agresseurs de la Roche pour non seulement renverser le pouvoir en place à Kiri, mais pour mettre dans la tombe le Shodaime. La délégation qui en était revenue avait davantage des airs de cortège funéraire que d'escorte diplomatique, venant ajouter à la déjà très longue liste des morts des noms d'Iwajin. Parmi les dépouilles, le corps inerte d'un jeune roux à la carrure imposante...Akahiko, l'enfant de feu...Son unique fils. La dernière chose qui le retenait en ce bas monde.

Depuis la terrible nouvelle, le Borukan s'était enfermé dans son bureau, avec comme seule compagnie ses précieuses bouteilles de saké. La dernière chose qu'il lui restait maintenant s'était son boulot...Son devoir envers les siens. Le futur était encore incertain. Qui remplacerait le samouraï à la tête du village? Un choix logique laisse croire à Yoshitsune, le dernier de la fratrie Nagamasa. Mais le Daimyo n'avait toujours pas quitté Iwa et il semblait accorder une attention particulière à cette question de succession, contrairement à ses habitudes passées. Peut-être était-ce l'aube d'une guerre qui lui forçait la main.

Akinori entra dans le bureau du Taisho, lui apportant la énième bouteille que ce dernier avait quémandée. "Une missive pour vous également Borukan-sama." dit-il en déposant une enveloppe sur son bureau. Une étrange lettre, mentionnant informations capitales et réponses relatives à une enquête en cours, qu'Akimoto dû relire à plusieurs reprises pour en comprendre tout le contenu. Qu'avait-il à perdre à explorer cette piste? Il pouvait l’écarter et rester ici à se morfondre encore plus longtemps...Ou se jeter corps et âme dans la dernière chose qui lui restait en ce cruel bas monde, son rôle de Taisho. Le rouquin se leva prestement de son fauteuil, avala directement du goulot d'une grande quantité d'eau pour faire descendre l'alcool, puis quitta la pièce.

*****

Comme demandé dans la mystérieuse lettre, Akimoto s'était présenté sur le terrain d'entraînement à la lueur de la lune tombée. Un homme à la silhouette élancée l'attendait, à demi cachée dans la pénombre ce qui ne permettait pas au Taisho de bien discerner ses traits. "Il est bien dangereux de votre part de faire déplacer un Taisho sous une telle aura de mystère, surtout en ces temps troublent. Quelles informations avez-vous à me donner?" demanda-t-il tout en s'approchant de l'inconnu.

Ce dernier l'interrompit dans son geste, imposant rapidement son récit. Le Borukan comprit alors que toute cette histoire n'était que supercherie. Des informations secrètes, il n'y en avait point. Du moins pas celle que le rouquin s'attendait à recevoir. L'homme révéla le connaître d'une autre époque. Qui était-il? Peut-être était-ce encore les vapeurs d'alcool qui obscurcissait son esprit, mais Akimoto ne le reconnaissait nullement.

Puis, l'étranger s'avança à son tour, brandissant dans ses mains un pendentif doré. Cette fine chaînette en or...ce pendentif richement orné...Une relique du passé, difficile à oublier. Comment était-ce possible? La dernière fois que le regard du Borukan s'était porté sur l'objet, il était bercé par l'onctueuse poitrine de CETTE femme. L'ivresse d'une nuit. La faiblesse d'un homme emporté par le péché. Ce regard enivrant et ténébreux. Le souvenir lointain refit progressivement surface dans l'esprit d'Akimoto. L'homme avait quitté la pénombre, ses traits étaient maintenant visibles. Un frisson parcourut alors la nuque du Taisho. "Ses yeux...J...Tu.." marmonna la Montagne, frappée par la révélation.

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Lun 11 Déc 2017 - 22:07



Oh certes, se risquer à faire se déplacer le volcan de manière un peu trop audacieuse, pouvait éveiller son courroux et le faire entrer en éruption avec zèle. Néanmoins, toutes ces années n'avaient pas été gâchées en vain. L'inconscient n'était pas si irresponsable qu'il ne laissait supposer, pour se risquer à confronter la Bête sans être de taille à affronter les conséquences. Il lui montrait ce que sa mémoire embrumée avait certainement due omettre, en s’effilochant peu à peu par les affres du temps implacable. Se souvenait-il ? En était-il capable ? Apparemment ce fut le cas, lorsque les traits, marqués par la rudesse de l'âge et de la gourmandise pour la boisson, esquissèrent la réponse tant convoitée. La réponse qu'il n'avait jamais oublié. Muramasa fronça les sourcils, toujours amère. Cela aurait été bien pire s'il n'avait pas fait montre de sa souvenance, néanmoins, cela était bien loin d'être une réponse satisfaisante.

« Malgré votre état ébréché, le nombre des années, je vois que vous n'avez pas oublié. Je vous avouerais être un peu surpris. Loin que ce soit le mot qui conviendrait. » -dit-il, en le fixant toujours avec véhémence-

Il referma les doigts sur la relique, ramenant son bras vers lui-même. Serrant si vigoureusement, que de sa poigne, des larmes de sang naquirent. Perlant alors, en tombant avec tristesse en fines gouttelettes se perdant dans l'implacable gravité, amenant chute de toute chose.

« Voilà tant d'années que je vous surveillais dans l'ombre, sans même que vous vous en doutiez. Essayant de comprendre pourquoi elle vous portait en si haute estime, malgré votre... félonie à son égard, entre autre... » -soupirant, en esquissant un visage emplit de mécontentement- « Peut-être que, jamais je ne serais venu vers vous, si toute cette situation ne s'était déroulée. Mais voilà Iwagakure au plus mal... Je ne vais plus rester simple ombre désormais. »

Afin de répondre à la question, qui devait résonner avec insistance dans l'esprit du volcan, il se résigna à dire haut et fort la vérité. A balayer le doute qui planait, tels nuages cachant la couleur des cieux.

« Akimoto, je suis votre fils. » -dit-il, avec une voix grave et solennelle-

Il restait extrêmement froid, en révélant tout cela. Se contentant de lever légèrement la tête, pour pouvoir fixer, mais surtout, examiner la réaction du Borukan. Quelle serait sa réaction ? Il la connaîtrait sous peu



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Mer 13 Déc 2017 - 5:50

Non, le Borukan n'avait pas oublié. Comment aurait-il pu? Cette femme. Cette enchanteresse. Elle l'avait envouté par un soir d'automne...Alors que lui, s'étant présenté comme le preux chevalier, venait de la sauver des griffes d'une bande de malfrats sans vergogne...Bien entendu qu'il n'avait pas oublié...Sa femme était morte il y a peu, l'homme était en déroute. Sa bouteille de saké - un peu comme aujourd'hui - était devenue sa seule compagne, jusqu'au jour où son mentor Kyusei lui demanda de prendre part à une mission d'escorte pour aider un riche seigneur du pays. Cette faiblesse d'un soir, jamais il ne se l'était pardonnée. Il avait tenté d'oublier, se réfugiant de plus belle dans l'alcool et la débauche à s'en rendre malade...Mais rien à y faire. Pour racheter ça faute, le Borukan avait alors décidé de se consacrer corps et âme à l'éducation d'Akahiko - son fils.

Voilà que maintenant, deux décennies plus tard, un étranger lui présentait un mémento de cette nuit d'automne enivrante. Avant même que l'homme ne révèle son identité, Akimoto s'en doutait déjà. Dès que son regard croisa celui du jeune homme, il comprit. Le hasard aurait été trop cruel de faire autrement. Ces yeux ébène et froids, les mêmes que cette femme.

Même s'il connaissait la réponse, le Borukan ne voulait pas l'entendre. Alors, lorsque les quelques mots fatidiques tombèrent, il ne put faire autrement que de figer complètement sur place. Le géant de lave normalement stoïque, droit et fort, venait de s'effondrer mentalement. Il avait soudainement l'impression qu'on venait de le dénuder en pleine place publique, qu'il était vulnérable comme jamais il ne l'avait été auparavant. "Non. Non! Ce n'est pas vrai! C'est impossible!" dit-il en fixant l'homme. Un déni marqué certes, mais qui cachait bien des choses. Akimoto ne pouvait se convaincre, mais intérieurement, une lueur venait de s'allumer.

Akimoto venait de perdre un fils, et voilà qu'il en retrouvait un autre? L'espace d'un instant, le roux espéra se réveiller d'un mauvais rêve...mais il comprit bien vite que ce n'était pas le cas. Qu'il s'agissait d'une immonde fourberie du destin. Brisa le silence, le futur Nidaime osa une question. "Quel est votre nom?" Sa voix normalement fière et forte était au seuil du chancèlement. Il était bien loin de l'Akimoto habituel. "Qu'est-il arrivé à Himiko?" Une note d'espoir pour terminer. L'enchanteresse était-elle ici à Iwa? Si c'était le cas, peut-être aurait-il enfin une chance de rattraper cette erreur du passé. La rédemption était-elle à sa porte ?

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Jeu 14 Déc 2017 - 4:58



Le déni était normal. Quoi de plus naturel, avec les secrets se dévoilant comme coup de tonnerre ? Violents et abruptes, ces cris déchirant les cieux sonnaient, comme inattendus visiteurs. Brisant quiétude, de manière soudaine et nonchalante. Oh pourtant, austères nuages s'accumulant, laissaient présager l'arrivée du tonnerre. Après tant de flottants assombrissant le soleil à la vue du volcan, tant de pertes érodant ses lueurs d'espoirs, voilà que les cieux grondaient, le surprenant avec hargne. Il criait à s'en damner ! Impossible ! Que cela ne se pouvait ! Son visage se mouvait en se tordant entre le doute et la stupéfaction. Pourtant, il le savait bien, dès lors que les perçantes sphères noctiluques croisèrent son regard circonspect d'effroi. Le bougre se rendait-il compte de l'implacable vérité, mais surtout, de ses tenants et aboutissants, dont-il était l’inconscient coupable éhonté ? Le corbeau de malheur lui faisant face, le fixait toujours, en affichant le coté obscur de ses pensées, ancrés sur sa propre face. Néanmoins, il contenait sa rage, en exposant son calme. Il répondit sobrement à la fantoche réfutation de ses propos, quelques mots. « Lisez dans votre cœur, vous saurez que c'est vrai. » Ces mots résonnaient avec force, teintés d'obscurité ne pouvant s'ériger que des abîmes du néant le plus vicié. Une léger silence, qui sembla pourtant éternité, plana avec ténacité des plus proéminentes. Décontenancé, le volcan fouillait dans sa mémoire, qui était voilée par les années, ainsi que par les moult excès. La femme qui appartenait à ce temps si lointain, revenant sans crier gare, le hanter, en lui rappelant ses erreurs passées. S'incarnant en ce ravageur sieur, ces yeux jumeaux en étaient rappel des plus frappant. Il osait lui demander son nom, dans la hâte, oubliant que cela pourrait être des plus blessant. Celui qu'il aurait du arborer dès l'origine de son existence, le flamboyant référant propres aux maîtres de lave et basalte. Le questionné soupira, avant de rétorquer son phrasé. « Muramasa. » -répondit-il, légèrement vexé d'en arriver si vite à cette évocation- « Pour le nom, vous pensez bien que je revendique celui qui me revient de droit. Que vous le vouliez ou non d'ailleurs. » Le pire restait à venir, évoquer le tabou qu'il ne fallait pas. Lui poser cette question, qui lui nécessitait de parler de ce jadis si meurtrissant et glacé. Pourtant, il se résigna, à lui en conter les faits. Prenant une voix, encore plus froide et abyssale, qu'il ne pouvait laisser supposer de l'ordre du possible. « Ma mère est décédée, depuis long... » -resserrant davantage sa main sur le mémento déchirant sa chair jusqu'aux os- « Vous n'avez pas besoin d'en savoir davantage, du moins, pour le moment. » -concluant la réponse- 

Il porta ses mains dans son dos, les croisant en se plastronnant face au volcan. Il n'était pas là pour les sentiments. Uniquement signifier à Shishi no Hi, son existence. Récupérer le nom,qu'il lui avait diaboliquement volé, tel un malandrin aurait fait. « Vous devez vous demander, ce que signifie mes premières paroles. Je vais expliciter, afin qu'il n'y ait besoin, que vous vous démeniez à en chercher sens. Après ce temps funeste, où cette flamme s'est éteinte, je suis venu à Rokkusu, dans le but de vous... rencontrer, dirons nous. Chose qui ne s'est pas faite. Vous n'avez pas été bien difficile à retrouver. Si vous ne m'aviez pas vu à l'époque, à contrario, moi, je vous avais bel et bien repéré. J'ai voulu savoir pourquoi, elle vous tenait en si haute estime, malgré le fait évident que vous l’aviez trahie... Passons les détails. Je suis resté dans l'ombre durant des années, en ce village, hésitant entre plusieurs destinées. Garder ce secret à jamais, ou alors, vous l'avouer, ou bien encore, à simplement tenter de vous tuer, pour nous venger elle et moi, de ces tourments qui nous rongeaient. Je sais le deuil que vous traversez, je ne vais donc pas manquer de correction et essayer de vous nuire. Surtout aux vues de la situation actuelle d'Iwagakure. Je suppute que vous serez le Nidaime. Ce n'est pas pour profiter d'une quelconque bonté, ou plutôt devrais je dire, généreuse pitié, que je me montre à vous ou que je prend votre nom. Ce nom m'appartient tout autant à vous, qu'à moi, même si je suis dépourvu d'attributs enflammés. Je veux juste éviter une autre... catastrophe. Certaines de mes connaissances ont péries, tout comme pléthores des vôtres, ainsi que nombre d'innocents et patriotes, ce qui n'aurait due être. Tout ça, découlant de choix malavisés, ainsi que de malchance, je reconnais. » -faisant une légère pause, car n'aimant pas se montrer volubile, mais il le devait- « Vous devez penser qu'il est facile de parler en critiquant, vous demander ce qu'un civil peut bien savoir de ces choses là. Je suis l'un des spectres d'Iwagakure. Et ce dernier ne compte plus rester totalement ombre. Cependant, je ne suis pas telle une marionnette docile suivant les ordres me paraissant malavisés. J'ai mes méthodes, bien qu'elles vous déplairons certainement, je suis certain qu'elles seront utiles pour aider à redresser le village caché de la roche et faire payer l'impudence de ceux ayant osé nous endeuiller. » -terminant son monologue- Il venait de lui résumer ses intentions, avec un toupet déconcertant. Le volcan, bien qu'ébranlé, aurait pu aisément entrer en éruption face à ce jeunot venant le narguer avec un ton hautain. Patientant de voir la réaction de celui qui était vaillant, mais excédant, Muramasa le regardait avec son regard inquiétant.



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Mer 20 Déc 2017 - 5:37

Muramasa…Le Borukan victorieux. Ce nom résonna dans l’esprit du roux pendant un long moment. Mais à quel genre de jeu sordide jouait le destin? À demi-paralysé par le choc de cette nouvelle, Akimoto semblait vulnérable plus que jamais. Immobile, il continuait de fixer de son regard ardent le jeune homme qui venait de lui révéler toute la vérité sur ses origines.

Akimoto ne pouvait pas chasser de son esprit cette nuit torride passé dans une grange de la campagne tshuchienne en compagnie de l’enchanteresse. Mais aussitôt se remémorait-il la passion qui les unie l’espace d’une nuit, aussitôt la honte resurgissait. Cette nuit lui avait donné bien plus qu’un fils.

À cette époque, le Borukan croyait avoir commis l’irréparable. Veuf depuis peu, il ne pouvait pas concevoir aimer une autre femme, pas aussi rapidement, et peut-être même jamais. Il avait reproché à sa femme l’adultère, il l’avait courroucé pour avoir partagé sa couche avec un autre homme…et c’est à cause de cette accusation, mélangé avec la colère qui bouillonnait en lui, qu’il l’avait terrassé. Comment pouvait-il se regarder dans le miroir, lui qui venait de commettre le geste qu’il avait reproché à sa défunte épouse?

Plutôt que de confronter ses sentiments envers Himiko, le rouquin – toujours jeune et fringuant à l’époque – avait plutôt décidé de fuir. C’est ainsi qu’il avait débuté une décennie en compagnie de la bouteille, qu’il était sombré dans un alcoolisme qui le hante encore aujourd’hui. Et maintenant il était trop tard…l’enchanteresse n’était plus. Et jamais Akimoto ne pourrait lui avouer à quel point il regrettait de l’avoir abandonné.

Il se retrouvait maintenant, vingt ans plus tard, en face du fruit de cette union interdite. Ironiquement, le Borukan sortait à peine d’une rencontre avec le grand-père du jeune homme. Le savait-il seulement? Connaissait-il vraiment toute la vérité sur sa lignée? L’heure n’était pas à ce genre de question. Muramasa détailla une partie de sa vie, comment il avait grandi à Iwa dans l’ombre de son père, l’observant de loin depuis plusieurs années sans jamais l’approché. « Je…Je ne sais quoi dire…il y a quelques jours à peine j’enterrais un fils…et voilà qu’un second vient à ma rencontre? » dit-il en toute honnêteté. « Je doute que vous n’êtes pas finalement venu à ma rencontre à la recherche d’excuses de ma part…Mais je vous les offre tout de même. » Il aurait aimé pouvoir lui dire à quel point il était désolé en toute sincérité, à quel point sa vie aurait pu être différente si seulement Himiko lui avait avoué être enceinte. Mais la vérité était, qu’à cet instant présent, Akimoto ignorait ce qu’il aurait fait s’il avait su. Il s’était réfugié dans l’alcool, son travail de shinobi et l’éducation de son autre fils, Akahiko. « À quoi vous attendez-vous de moi maintenant que la vérité a éclaté? »

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Mer 20 Déc 2017 - 9:28



Noblesse Oblige


« Je n'ai pas envie de porter d'autre fardeau que le mien. »
( Final Fantasy VIII ~ Squall Leonhart )



Ce silence, que l'incrédule prenait pour rassembler ses idées, sa souvenance des plus honteuses, pour justifier tous ces mots s'étant ancrés à jamais dans ses pensées, réveillant les fantômes du passé, ajoutant légion à ses démons, fut le moment propice où, Muramasa put se laissait aller, à extirper une cigarette de l'une de ses poches, puis à porter celle-ci à ses lèvres. L'allumant dans le crépitement rougeoyant d'une flamme la caressant, faisant naître nuances de jeux d'ombres farceuses sur son visage, légèrement réflecteur de ce halo luminescent, mais évanescent. Cela était davantage pour évacuer un peu de ce stress si acerbe, qui le traversait, dans cette situation des plus pesantes, que dans le but de paraître intransigeant d'insensibilité.

" Je m'attendais à une réaction plus... volcanique. Mais cela est préférable, que vous le prenniez ainsi. "

Il inspira, de ce doux poison particulièrement empoignant, vapeur plaisante, mais maligne. Expirant par quelques fois, une brume s'évaporant vers les cieux nébuleux. Cela le calmait un peu, car bien qu'il n'en faisait montre, il s'attendait à une réaction bien plus virulente, de la part de son interlocuteur. Peut être n'était-il pas le monstre sans cœur qu'il supposait depuis si longtemps. Peut-être, allez savoir.
" Les excuses ne sont pas nécessaires. Considérez qu'elles sont à moitié acceptées... pour l'instant, si cela peut vous réconforter. Peut être que dans un futur proche, elles le seront complètement, qui sait ? Mais ce n'est pas pour autant, que je vous pardonne, sachez le. "

Oh, certes, cela prendrait un long moment, avant qu'il ne puisse lui pardonner tout le mal que ce sacripant avait causé dans son sillage. Des maux innombrables, plus assassins que milles lames, dont-il était par ailleurs, encore complètement inconscient concernant la plupart, il y a encore si peu.
" Ce que j'attends de vous ? Vous devriez vous montrer plus méfiant pour commencer. Néanmoins ce n'est pas ce qui prime, vu que ce que je vous ai raconté est véridique. Vous le savez déjà, après tout. Pour vous répondre simplement, je souhaite accéder au poste de Directeur de l'Académie Hashira. N'en demandez pas les raisons. Sachez juste que cela sera des plus bénéfiques pour Iwagakure. Vous pensez sans doute que c'est une faveur inenvisageable que je vous expose. Vu mon âge, ainsi que la façon et la situation où je vous émet l'idée, c'est compréhensible. Cependant, ce n'est ni l'âge, ni la façon, ni même la situation, qui importent, mais l'expérience et les compétences, n'est-ce pas? "

Certes, il était jeune, pourtant, déjà des plus érudits, de par son tragique passé, à un point que nul ne pouvait soupçonner sa malice, digne d'un Yokai parcourant les mondes depuis la nuit des temps. Ce savoir qu'il avait accumulé, il était temps d'en tirer parti. De ne plus rester aussi discret que jadis.
" De plus, c'est une demande légitime. Nul n'est plus apte à diriger cette institution. Vous pourrez aisément trouver les documents corrélant mes dires. Plutôt que d'employer des moyens détournés, pour l'obtenir à l'orée des ombres, autant ne pas perdre un temps précieux et aller directement à la finalité escomptée... ou plutôt, à l'étape nécessaire. Je vous laisse réfléchir à tout cela, qu'en pensez vous ? J'allais oublier, bien sûr, j'ai une autre requête, Que ma position de shinobi, ou plutôt de spectre, demeure dans l'ombre. Un non dit, en quelques sortes, du moins pour le moment. Cela ne m'est d'aucun avantage d'exposer si tôt mon affiliation directe. Concernant uniquement la position de shinobi, non celle à votre clan, que dorénavant j'arborerais publiquement. Si vous acceptez, je serais enclin à vous renvoyer la pareille, ce qui est loin d'être une proposition où vous seriez perdant, croyez moi. Vous en serez convaincu très bientôt de toute façon. "

Son visage demeurait froid, légèrement emplit d'une amertume palpable, bien qu'il se voulait demeurer impassible. Ce ne serait pas en un claquement de doigts, que son ressentiment à l'encontre de Shishi no Hi s'estomperait, loin de là. Cependant, la situation imposait une certaine retenue, permettant une coopération mutuellement bénéfique. Iwagakure était au plus mal, la barre devait être rattrapée et redressée au plus tôt. Ce n'était pas en ce dessein qu'il convoitait tant cette place de Directeur de l'Académie Hashira. Cependant, par la même occasion, si cela permettait au Village de la Roche de renaître de ses cendres de manière plus véloce, alors il n'y avait aucune question à se poser. Certainement qu'une position si importante, occupée par un jeunot, amènerait une foule de questions et une évidente perplexité de la part de la majorité des Iwajins, sans parler des professeurs et des élèves. Ajoutez à cela le nom du Volcan, qui allait sans aucun doute devenir le prochain Tsuchikage, cela donnait immédiatement le ton. Malgré cette fâcheuse coïncidence, devoir arracher la place à un potentiel rival, qui serait certainement incapable de tirer tous les fruits de ce titre, il n'en avait point l'envie, ni le temps. Désormais, l’efficacité était nécessaire, pour ne pas dire, primordiale.

Muramasa lui avait parlé de son objectif actuel, avec une franchise déconcertante. Il n'avait pas d'autres sujets lui venant à l'esprit. Ne sachant aucunement s'il avait réussit à convaincre le Borukan de penser à à cette doléance, le faiseur de brume enfonça donc, un dernier clou, afin de s'en assurer.
" Peut être, souhaiteriez vous quelque chose de ma part ? Après tout cela fait deux requêtes, je ne voudrais pas manquer de correction. "

Le paradoxe était subtil. D'un coté un colosse au tempérament explosif et extraverti, de l'autre un homme calme et introverti. Une rencontre surprenante de deux opposés, mais une dualité nécessaire.




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Dim 24 Déc 2017 - 7:02


Il est vrai que le Borukan aurait pu se montrer plus méfiant, elle était même surement préférable en ces temps troubles. Mais il vivait déjà bien péniblement avec son lot quotidien, pour quoi alors en ajouter davantage? Qui plus est, un seul croisement de regards avait suffi au rouquin pour comprendre que le jeune Muramasa disait la vérité. De sa longue existence, Akimoto n'avait jamais connu un regard comme celui d'Himiko, des prunelles si parfaites et si aimantes. Après ces deux décennies, c'était la première fois depuis cette fatidique nuit romanesque qu'il croisait un tel regard. Il n'existait aucun doute dans son esprit vaillant quant à la génitrice de ce garçon.

Si Muramasa possédait le regard tendre de sa mère, il avait définitivement hérité du comportement de son père. Tel un inquisiteur, le jeunot énonça sans vergogne ses demandes et ses intentions à son paternel. Cela n'était pas si différent de la scène qu'Akimoto avait fait à son prédécesseur de Shodaime il y a quelques mois, lorsqu'il était débarqué en trombe dans son bureau pour, non pas demander, mais exiger la direction du Yamagenzô. Dans d'autres circonstances, cette ressemblance aurait arraché un sourire au Borukan.

La demande de l'orphelin était des plus étrange, voir presque excentrique. Alors qu'un autre en aurait profité pour gratter quelques sous de son héritage important, lui ne demanda qu'une chose : la direction de l'Académie Hashira. Akimoto répondit à cette demande par un haussement de sourcils réprobateurs. "La direction de l'Académie?" se contenta-t-il de bafouiller, toujours surpris. Il est vrai que le poste de directeur était toujours vacant...Et qu'avec la guerre qui approchait, l'une des priorités de son régime serait de resserrer la formation des nouvelles recrues. Même si l'Académie avait été inaugurée depuis plusieurs mois déjà, son fonctionnement demeurait trop...volatil aux yeux du Nidaime et son manque d'encadrement était flagrant. L'âge n'était pas vraiment un problème, après tout, pour le Nidaime, seuls la force et les gestes étaient importants. Il ne se laissait pas emballer par des pensées archaïques et les dogmes de ses ancêtres. Il avait bien porté au trône un Shodaime qui n'était pas bien plus vieux que Muramasa. Mais pouvait-il simplement donner les clés de l'établissement à un étranger, eut-il été son fils ou non?

Comme si une gifle venait de le frapper en plein visage, Akimoto se ressaisit. Le choc de la surprise s'estompait goutte à goutte. "Bouhaha!" hurla-t-il. "Je reconnais là le Borukan en toi!" Son regard ambré s'illumina et son dos, jusqu'alors affaissé par le poids de la révélation, se raidit subitement pour redonner au rouquin sa pleine grandeur et sa radiance magmatique. "Si je dois confier l'éducation de la prochaine génération à quelqu'un, les paroles ne suffiront pas à me charmer." dit-il en souriant."Ce que je veux en échange? Que vous me montriez votre détermination de shinobis Muramasa-kun." Son sourire carnassier fendait son visage de part en part. Akimoto fit glisser sa jambe droite vers l'arrière pour trouver ses appuis et, d'un geste provocateur et narcissique, invita son fils à l'affrontement.

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He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

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Mer 27 Déc 2017 - 8:28



Noblesse Oblige


Featuring : Borukan Akimoto

« L'homme possède la faculté dangereuse d'inciter les autres à suivre son exemple. »
( S. Freud )


Voilà que le Volcan était indubitablement surpris, concernant l'inattendue demande de la Direction de l'Académie Hashira. Comment pouvait-il en être autrement ? Qui aurait l'idée assez saugrenue pour demander un poste si peu glorieux et imposant moult responsabilités, alors que la bien plus simple et tentatrice trame pécuniaire pouvait être légitimement abordée ? S'exclamant soudainement, comme pour s'assurer l'exactitude de ce qu'il venait d’ouïr, le Borukan avait pourtant bien entendu. Il sembla se ressaisir, se mettant à laisser éclater une sorte de rire caractéristique à son être. Il reconnaissait le Borukan en sa progéniture, prônait-il. Effectivement, il y avait de ce sang en lui. Cependant, il était trop hâtif dans ses déductions, omettant que de lave, s'il en avait bien la vindicte verbale qui y ressemblait, elle pouvait tout autant être héritée de la lignée maternelle, tout comme son comportement et ses pensées. Noblesse oblige. Chose que le jeune homme allait faire comprendre au Lion de Feu, un peu trop confiant, ou bien trop porteur d'espoirs.

" Le Borukan en moi, dites-vous ? "

Cela l’agaçait que son interlocuteur n'ait pas compris un traître mot de ce qu'il lui avait raconté le concernant. Qu'il ne l'avait pas cerné du tout, malgré les confidences qui s'étaient esquissées. S'il voulait voir un Borukan en lui, cela était peine perdue, car il ne venait pas prendre la place de son fils disparu, d'un véritable Borukan, mais plutôt d'un allié sur qui compter pour traverser cette situation si funeste et aider au nouveau souffle d'Iwagakure no Sato en ces temps de crise. Une force bien différente de celle des volcans, si explosive et destructrice. Une force plus calme et avisée, pouvant parfaitement être complémentaire.

" Vous vous trompez. Il n'est pas question de voir le Borukan en moi. Je n'arbore point flammes, je ne plastronne point carrure digne d'un colosse, je ne me noie aucunement dans vos excès... Êtes vous aveugle à ce point ? "

Il finit néanmoins, malgré son désarroi des plus grands, par laisser transparaître le fond de sa pensée.

" Pensez vous que je sois venu ici pour vous affronter ? Vous vous trompez si vous imaginez que je suis du genre à me battre pour le plaisir ou pour prouver quelque chose à quelqu'un. Je laisse cela à d'autres. Si je devais vous affronter un jour, comme je vous l'ai énoncé tantôt, un seul de nous deux survivrait. Je me doute bien que je suis encore loin d'égaler votre niveau dans les arts Shinobis, je sais reconnaître la force quand je la vois et rester humble concernant la mienne."

" Ce n'est pas de muscle, de lave ou encore de puissance dont la direction de l'Académie a besoin, mais d'un esprit calme, ne se courrouçant pas à la moindre occasion, de quelqu'un sachant analyser les problèmes et les résoudre. Et croyez moi, rien que pour vous faire venir ici et vous exposer mes demandes en gardant une certaine correction, cela m'a demandé beaucoup d'efforts et d'introspection. "

Il refusait l'invitation de Shishi no Hi, qui lui imposait d'acquérir ses demandes à la force de ses poings, Mano a Mano. Il se moquait bien que cela paraisse dérobade ou encore lâcheté aux yeux de ce père si lointain. Si ce dernier était trop têtu pour déceler ces faits, alors peut-être, valait-il mieux ne jamais s'être manifesté face à lui.

"Comme je vous l'ai dit vous êtes capable de trouver des informations me concernant, que ce soit dans les forces d'Iwagakure ou en tant que simple civil. À moins que votre rôle dans la Police du Yamagenzō ne soit que titre arboré, sans les compétences qui vont de pair pour enquêter sur quelqu'un. L'offre est toujours valable. Prenez le temps de l'examiner ou pas, cela vous regarde. Je crois que tout a été dit. "

Muramasa n'avait plus rien à lui dire. Si Akimoto pensait qu'il était de ceux prônant les combats et les amitiés viriles à coup de poing, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu'au coude. Un combat devait se résumer à survivre ou périr. Non, il venait juste lui offrir une occasion, celle de découvrir qui était réellement ce fils caché, qui avait vécu tant d'années dans les ombres. Un fils qui lui proposait son aide, malgré les ressentiments qu'il éprouvait à l'encontre de son géniteur, car cela serait bénéfique à ce dernier, à Iwagakure, ainsi qu'à l'intrépide lui-même bien entendu.

Sur ces derniers mots, sortant une cigarette, il esquissa les prémices de son départ, silencieusement.




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Ven 29 Déc 2017 - 21:43


Le fils refusa l’invitation du père, il résista à la tentation de ses instincts les plus primaux, de son côté sombre, son côté Borukan. Le jeune homme avait beau se dire différent de son père, de nature plus calme et plus réfléchie. Il comprendrait bien vite ce que signifiait être un Borukan. Qu’il possède le don ou non n’était pas la question. Les Borukan, à la naissance, héritait de beaucoup plus qu’une simple prédisposition pour manipuler le magma et ses essences. Non, ce dont Akimoto parlait, c’était la rage. Cette volonté inébranlable et incontrôlable, fléau des Borukan, ce qui les avait stigmatisés depuis les lunes ancestrales aux termes de barbares, guerriers et autres sobriquets du genre.

Ce dont le rouquin parlait, ce qu’il désirait voir, n’était pas la capacité de son fils à l’affronter, mais bien la flamme dans ses yeux. Le regard ardent d’un conquérant et d’un Borukan.

Et c’est ce qu’il vit, peut-être même sans que le jeune Muramasa ne s’en aperçoive. Il refusa obstinément d’affronter son père, s’avouant trop faible pour le faire, mais évoquant pourtant son désir de le faire : le jour où les deux Borukan décideraient de s’affronter sérieusement, l’un d’entre eux perdraient la vie. C’était un bien tragique destin qui les attendait.

Le jeune avait pourtant bien raison sur un point, Akimoto n’avait pas besoin d’un fier à bras pour diriger l’Académie. Pour mener la prochaine génération vers de nouveaux sommets, Iwa avait besoin de quelqu’un avec une tête sur les épaules, quelqu’un qui sache mener et réfléchir.

« Très bien. » dit-il en se relaxant enfin. On aurait pu croire le Nidaime déçu de ne pas avoir reçu l’affrontement qu’il espérait tant, mais bien au contraire. Sur son visage naissait un sourire. Reprenant une stature convenable, Akimoto s’approcha de son fils en tendant vers lui sa main. « J’attendrai sur mon bureau, d’ici la fin de la semaine, votre projet de cursus complet pour l’Académie, ainsi que votre plan de redressement pour l’établissement. » Comme à son habitude, le Borukan était de peu de mots, mais son non-verbal révélait bien plus ; une carrure plus droite, un regard fier, un sourire en coin. Il n’y avait aucun doute, le rouquin éprouvait une empathie naissante pour se fils retrouvé.

Alors que le fils sortit une cigarette de son attirail, le père extirpa de son survêtement une flasque de saké. Tandis que Muramasa l’alluma d’une étincelle, Akimoto porta le saké à ses lèvres. Sans dire mot, les deux hommes se tournèrent le dos et s’éloignèrent dans des directions opposées.

Une première rencontre qui se terminait, bercé par une certaine amertume, le choc de la nouveauté…Mais une expérience qu’Akimoto, étrangement, souhaitait répéter.

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Sam 30 Déc 2017 - 1:44



Noblesse Oblige


Featuring : Borukan Akimoto

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( S. Freud )


Muramasa, malgré le déni qu'il se plaisait à arborer à l'encontre de sa nature Borukan, savait que quand bien même, si ses traits étaient lointains de ceux des volcans, une part de son essence en demeurait l'hôte certain.

Ce refus de laisser parler le coté si expressif et volcanique, était sans nul doute, ce qui permit à Muramasa de convaincre son interlocuteur. Étais-ce une forme de test, que ce dernier lui avait fait passer ? Cela était flou, incertain. Allez savoir jusqu'où le colosse pouvait anticiper dans un jeu tenant de la stratégie, demeurait encore un mystère pour le jeune fils, qui malgré tant d'années à le scruter depuis les ombres, ne savait que peu de choses au final. Si ce n'était ces quelques attraits pour le saké et les femmes, ces faiblesses que tout homme normalement constitué, possédait au final. Il savait que ce Lion de Feu était plus rusé qu'il ne laissait paraître. Il avait la force de l'expérience après tout. Le simple fait qu'il se tienne toujours debout et parmi les plus puissants shinobis, étaient les preuves incontestables de ces faits, que le lion tenait aussi, de la malice du renard.

Il finit par acquiescer, tout en relâchant la posture combative qu'il tenait. S'approchant de l'énergumène, afin de lui tendre une main, ainsi qu'une proposition des plus acceptables.

Silencieusement, Muramasa, approcha la sienne, bien qu'ensanglantée encore par la poigne du mémento, afin d'approuver les dires en serrant celle lui faisant face. 

Inutile de mentionner quelconque mot de plus. Muramasa avait déjà élaboré son projet depuis quelques temps. L'attaque n'avait fait qu'accélérer ses démarches et sa volonté de le mener à bien. Voilà trop longtemps que l'Académie était sous-exploitée malgré son potentiel. Si les guerres devaient se faire, les bases solides devaient être érigées, afin de ne pas envoyer à une mort certaine des shinobis inaptes aux horreurs qui se dresseraient à leur encontre.

Muramasa n'était pas innocent bienfaiteur, cette position lui permettrait aussi, de créer l'équipe de shinobis invincibles, qu'il convoitait tant.

Quittant le paternel, sur une note encore amère, il disparut dans les ombres, tel spectre se devait de faire.




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