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Une nouvelle ère : La montagne s'éveille (Iwa)


Dim 10 Déc 2017 - 3:06

L’heure de midi approchait. L’astre de l’été était bien haut perché dans les cieux dégagés. Était-ce un signe? En cette journée de commémoration et de changement, était-ce le signe espéré par les Iwajins qui signifiait qu’enfin tout irait mieux? L’année 201 avait jusqu’à présent été porteuse de désastres pour le village caché de la Roche. On aurait pu croire que le Shinigami avait élu domicile au-dessus de cette nation jusqu’alors des plus prospères. Borukan Kyusei, Nagamasa Koga, Nagamasa Chôgen, Soryu Kanon, Hyûga Shinku, Hyûga Hide, Inuzuka Meian, Borukan Akahiko…Ce n’était là qu’une fraction des pertes essuyées dans les derniers mois.

En cette journée d’été, quelques jours après la vicieuse attaque de la Brume et le retour des troupes envoyés au Sommet de Tetsu, tout le village avait été convié devant la porte Est, tout juste au-delà des limites du village. Les stigmates des affrontements étaient toujours présents. Le sol était jonché de cratères et de débris. Ici et là on retrouvait encore des traces de sang séché.

Devant cette assemblée se tenait un homme à la stature des plus imposantes, sa chevelure rousse bâtant au vent, les marques de son combat contre Soyokaze toujours présente sur son visage. S’il était imposant physiquement, en cette journée de deuil, Akimoto se sentait des plus petits. Lui qui avait été conseiller militaire, lui qui avait été chef de la police…avait failli à sa tâche la plus primordiale, celle de protéger les siens. Il n’était pas bien majestueux le bouclier qui était censé protéger Iwa de tous les maux et de toutes les menaces. C’est avec les épaules lourdes et le cœur empli de honte qu’il s’était présenté aujourd’hui devant les siens.

Malgré tout, il gardait la tête haute. Ses semblables ne devaient pas percevoir en lui les stigmates de la défaite. Il ne se présentait pas aujourd’hui devant eux comme le Gunjiteki ou comme Taisho…Mais comme Tsuchikage. En était-il seulement digne? Yoshitsune n’aurait-il pas été un choix plus sage? Avec la mort du Shodaime et de la matriarche du clan Hyûga, le Daimyo de la Terre, qui jusqu’à présent avait laissé libre choix au Iwajin de choisir leur représentant, était intervenu pour nommer directement le Borukan comme Nidaime. Si l’ainé des Nagamasa était le choix de la raison, Akimoto était celui de la passion. Un Kage sélectionné non pas pour la prospérité, mais pour la guerre qui se profilait sur l’horizon.

Optant pour la sobriété plutôt que l’excentricité, le Borukan avait revêtu un haori gris – la couleur du roc et d’Iwa – plutôt que celui aux couleurs écarlates de son clan. Un geste symbolique non seulement pour appuyer la cérémonie d’aujourd’hui, mais également pour signifier qu’en tant que Nidaime, il n’était plus qu’un Borukan. Maintenant, plus que jamais, il était avant tout Iwajin.

Akimoto s’avança enfin, montant sur une petite plateforme en roche installée pour l’occasion. « Mes frères et sœurs Iwajin… » proclama-t-il de sa puissante voix de ténor. Aussitôt, les murmures de l’assemblée disparurent. « Aujourd’hui, nous rendons hommage aux Iwajins tombés. Nos frères, nos sœurs, amis, amants, collègues…Ceux qui ont tout donné pour protéger notre nation, notre village. Ceux qui nous ont été sauvagement arrachés par l’ennemi. » La peine pesait sur tous ceux présents dans la foule. Trop nombreux ont été les fois où les Iwajins ont dû se recueillir dernièrement. « Mais leur sacrifice n’a pas été en vain. Ils nous ont permis de survivre et de se relever…Et de réaliser à quel point la paix qui nous est chère est fragile. Et que, toujours, certains tenteront de nous l’arracher. »

« Aujourd’hui…nous rendons hommage à ses braves et nous leur disons que nous nous souviendrons toujours d’eux. » Sur ses paroles, derrière le Nidaime, se dressa sur toute la longueur des remparts une centaine de Borukan. Chacun, simultanément, fit déverser une quantité phénoménale de lave du haut des murs. Puis, dans une synergie impressionnante, façonnèrent le magma tourbillonnant qui prit forme progressivement. Les Borukan n’étaient pas que des guerriers, le clan abritait également quelques-uns des meilleurs artisans du Yuukan. Les colonnades de lave se figèrent bientôt, chacune prenant la forme d’une imposante silhouette humaine de roche volcanique. Certaines n’étaient que des silhouettes, d’autres, plus détaillées, avaient été façonnées à l’effigie des disparues. La plus imposante de toute, celle bordant la droite de la porte, représentait le Shodaime. « Ainsi, ils veilleront maintenant éternellement sur nous. Comme de leur vivant, même dans la mort, ils protègeront Iwa. Nous nous souviendrons à jamais…Et l’ennemi comprendra à quel point notre fierté est grande et que notre rancune est infinie. »

Akimoto regarda la foule et sa réaction, son regard à la fois triste et sévère. Si seulement il avait pu en rester là…Mais il ne saurait que trop bien qu’un autre sujet épineux était sur toutes les lèvres. Et maintenant? Qu’allait-il se passer? « Malgré le passé tumultueux de notre nation, nous avons toujours été un peuple ouvert sur le monde. Une terre d’accueil pour les âmes perdues et à la recherche d’un endroit pour se rebâtir. » Son regard balaya la foule, s’arrêtant quelques instants vers les Inuzuka, les Akimichi, les Hyûga, les Nagamasa, les Hoshino, les Yuki et toutes les autres familles d’origines lointaines. « Vous êtes venu frapper à nos portes en quête d’aide. Et nous vous avons toujours accepté à bras ouvert. Car c’est ce que cela signifie d’être Iwajin : entraide, accueil, échange, bienveillance. » Beaucoup blâmeraient les exilés pour ce qui s’était produit. Mais en tant que Kage, le Borukan se devrait d’éviter les fractions au sein de son peuple. Iwa devait rester uni et ne pas oublier qui elle était. « Ils sont venus frapper à notre porte, fuyant une terre qui ne voulait plus d’eux, prête à les sacrifier pour nourrir leur paix et leur unité illusoires. Nous avons cherché la voix de la diplomatie. Eux, ils sont venus chercher le sang – celui des nôtres – sans chercher à parler. »

Le Nidaime voyait bien les regards inquiets sur le visage de plusieurs de ses compatriotes. Même lui, qui avait pourtant élevé pour faire la guerre, n’était pas des plus enthousiaste à y retourner. « La guerre n’est qu’un lointain figement de notre nation…quelque chose que plusieurs tentent d’oublier avec raison. Cette époque où les bandits et les sauvages assiégeaient le pays de toute part. Mais en ces temps troublent, nous n’avons plus d’autres choix. Lorsque notre unité est questionnée, lorsque nos valeurs fondatrices sont ébranlées et remises en question, que l’on tente de nous faire plier sous la peur et la menace... Il n’y a plus d’autres options. » Tous devaient se rendre à l’évidence. Il était déjà trop tard pour changer quoi que ce soit. Iwa n’avait plus que deux possibilités désormais ; jouer à l’autruche et tenter de fuir le conflit ou l’accepter et se préparer à le recevoir. « Iwa…Nous montrerons à tous que la Montagne ne peut être renversée aussi facilement. Qu’au sein de nous tous sommeille un volcan maintenant prêt à entrer en éruption. Demain le soleil se lèvera sur une nouvelle ère…Celle d’une guerre probablement inévitable. Que nous la voulions ou non, nous devrons être prêts. Kiri regrettera à jamais de s’être dressé contre nous. » termina-t-il en rugissant, arrachant ainsi les applaudissements de la foule.

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« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

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Lun 11 Déc 2017 - 0:54
La voix du nouveau Tsuchikage roulait comme le tonnerre. Forte et résonnante, elle portait loin sur la foule. Foule à laquelle Azami avait pris part, tout de gris vêtue comme cela était convenu pour la cérémonie. Pour une fois, si l'on veut. Elle s'était retrouvée dans les derniers évènements et son combat contre un Inuzuka terrifiant lui avait considérablement ouvert les yeux, autant que son mollet encore bandé. Elle avait bien failli y passer à cause d'une infection, par ailleurs. Une béquille l'aidait encore à soutenir sa jambe qui était passée à deux doigts d'être déchiquetée par un loup. Preuve finale que tout cela était grave, Nagamasa Chôgen était mort. Et cette mort avait résonné à la même manière qu'un hurlement de monstre dans Iwa. Elle avait retourné les estomacs et glacé le sang. Et à entendre tous les noms de ceux qui étaient partis, c'était leurs coeur qui s'étaient tous appesantis du voile lourd du deuil. Si elle avait fui les mondanités et tout ce qui avait pu agiter le village ces dernières années, parce que son coeur restait aux steppes et aux grands voyages, le fracas de la bataille l'avait comme réveillée. Elle ne pourrait plus être une ombre après avoir été impliquée dans de si grands évènements. Elle ne pourrait plus l'ignorer tout simplement.

Un grand coup dans la cloche comme on dit et tout repart. Un grand coup de cloche, ce fut certainement de voir avec douleur une des statues de lave prendre la forme d'une des rares des personnes avec qui elle avait pu se lier depuis son arrivée à Iwa, Kanon. Son infection ne lui avait pas trop permis d'être au fait des nouvelles éparpillées et chaotiques qui leur étaient arrivées, morceau par morceau pendant l'assaut. Elle ne le découvrait que maintenant, et c'était à nouveau son coeur qui se brisait en morceaux. Aucun cri ne passa le pas de sa bouche, aucune larme ne tomba de ses yeux. Ses yeux s'éteignirent pendant un instant.

Ainsi, il s'était éteint pour toujours. Elle ne pouvait y croire, même si elle sentait très bien au fond d'elle-même qu'il n'y aurait pas de raison à lui faire un hommage pareil. Kanon était mort. Et tandis qu'elle se le disait intérieurement, amèrement, elle retenait les larmes qu'elle irait verser dans un coin isolé. Cette peine, elle ne la voulait pour personne d'autre mais uniquement pour elle. Et pour ce qu'elle avait partagé avec lui.

Et silencieuse, la gorge serrée, dans la foule, elle hochait de la tête, observant le Borukan aux couleurs de flammes qui était intronisé comme le nouveau Tsuchikage. Elle l'évaluait rapidement du regard, avec une curiosité atypique pour elle. Elle ne se souvenait pas de son nom - elle n'avait jamais été douée avec cela, hélas - mais elle était certaine de l'avoir déjà croisé dans le village. Comment ne pas reconnaître quelqu'un d'aussi flamboyant, après tout ? Il fallait reconnaître qu'il avait la prestance pour guider le peuple et les épaules pour ce qui se profilait à l'horizon. La guerre. Intransigeante. Celle que l'ex-nomade avait suivie dans son enfance pour réparer les champs de bataille brûlés de ses mains de cendres. Personne n'irait la faire de gaieté de coeur.

La voix qui portait et qui grondait comme un lion. Il était le lion. Et il avait les mots justes. Les mots qui réparent les pertes, emportent les cœurs et rassemblent les hommes. Et même si elle avait été à l'écart depuis tout ce temps, tout cela lui parlait. Iwa terre d'exil. Terre d'accueil. Bienveillante et consolante, comme une bonne mère. Elle était arrivée ici à contre-coeur mais aujourd'hui, elle se sentait enfin chez elle. Elle sentait qu'elle partageait la même peine, la même inquiétude et la même rage à la fois.

Elle n'aimait pas la guerre. Elle avait toujours préféré semé la paix sur son passage. Mais il fallait bien y aller. Sinon, c'était Kiri qui les engloutirait tous avant qu'ils ne s'en rendent compte. Ils avaient déjà pris Kanon. Elle ne pouvait pas perdre plus. Kanon devait être le dernier parmi tous ces hommes et ces femmes qui avaient perdu la vie dernièrement. La jeune femme entendait à ses oreilles déjà, les tambours de la guerre.

Que de bouleversements. Le coeur battant et angoissé dans sa poitrine, elle prit malgré tout part aux applaudissements. Timidement, avec hésitation. Qui vivra verra, après tout. Elle laissa échapper dans un murmure plus pour elle-même que pour les autres :

« Pour Iwa, et pour toi Kanon, je rallumerai les flambeaux de la colère et de la guerre. »

C'était une promesse. Il était temps pour elle de payer sa dette envers le village qui l'avait accueilli et de garder la mémoire du Dragon à jamais, malgré le temps qui passerait. Ou qui ne passerait pas, si jamais la guerre l'emportait. Les paroles du Tsuchikage l'amenaient à se dire que non. Elle l'espérait du moins.

C'était une page qui se tournait, dans leurs vies à tous.
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Lun 11 Déc 2017 - 2:41



Le solennel théâtre qui prenait place en ce jour d'été, pourtant radieux et sans once de voilage nuageux, n'avait rien de joyeux, au contraire. Ce triste décor était encore emplie des stigmates de la fourbe attaque viciée, dont il avait était spectateur silencieux. La rude et frénétique bataille ayant prit place, resterait encore ancrée profondément au creux de la roche. Des corps démembrés sous des râles de souffrances s'érigeant en cantique mortifère, une mer de sang et de viscères au carmin rougeoyant proférant une fragrance acre et écœurante, ainsi que pléthores d’atrocités du même acabit laissaient des traces quasiment indélébiles, mais surtout, inoubliables. Ces volutes rocheuses avaient été témoins de la folie des Shinobis, de leur rixe des plus assassines. Elle s'ancrait  profondément dans tous les cœurs Iwajins rassemblés en ce jour, en cette occasion spéciale, de rendre un dernier hommage, à ceux ayant donné vaillamment leur vie et leur âme pour défendre leur village. Ce n'était que le calme avant plus véhémente tempête, avant plus sanglant carnage. Mais pour l'instant, ataraxie seulement, devait être, en l'honneur de ceux disparus à jamais. Tant de valeureux guerriers étaient tombés, qu'une commémoration se devait. Une assemblée, où tous étaient présents, se dressait fièrement, bien que blessée. Mais cette blessure se transformerait en une arme si puissante, que le crime qui avait été commis, serait châtié quoiqu'il advienne. Un homme devait reprendre le flambeau, mener ce village esseulé de gouverne. Une tâche des plus lourde à revêtir en ces circonstances austères. Pourtant, il était là, pour reprendre la flamme. Il en fallait du courage, bien plus qu'il ne paraissait, pour se présenter sous ces légion de regards braqués avec espoir sur celui qui devrait faire renaître la grandeur d'Iwagakure et assurer son incoercible vengeance courroucée. Le discours du nouveau Tsuchikage résonnait, haut et fort. Un beau discours, bien que les mots étaient inutiles, car l'unisson en une unique volonté était de toute façon partagée. L'action devait se faire, même sans parole pour la dicter. L'hommage se produisit, érigeant les effigies, qui pour toujours et à jamais, se dresseraient éternelles. Souvenirs de ces héros s'étant éteints, mais que personne ne pourrait oublier. Gardiennes de la roche, défendant Iwagakure. La foule d'abord un peu inquiète, soucieuse, était soudain ranimée d'une flamme nouvelle, qui ne s'éteindrait point, au contraire, lors du cataclysme qui déferlerait, mais saurait tirer parti de ces tumultes, pour s'en nourrir elle-même. Le spectateur, au mutisme certain, comprenait la nécessité de la grandiloquence qui se déroulait, pourtant, lui-même, restait silencieux spectateur de cette liesse. Il avait sobrement assisté à cette cérémonie, comme n'importe lequel de ses comparses. Un peu en retrait même, se targuant de ses propres méthodes, de ses personnels desseins malicieux. Il n'aimait pas ces satanés Kirijins, ce fichu Shoshikidan, qui avaient volé certaines connaissances, qui de plus, en profitaient pour se rassasier jusqu'à satiété, en se vantant goulûment de leur félonie éhontée, portant opprobre sur le Village Caché de la Roche. Heureusement, la mort sera bientôt la compagne de ces lâches couards. Leurs méconnaissables corps dépecés et inanimés flotteront en pourrissant pour l'éternité dans leurs vils marécages putrides, qu'ils se plaisaient à appeler Kirigakure et dont ils semblaient si fier. Cela était plaisante pensée, qui ne se révélerait point chimérique idéal, mais prophétie réalisée. 

Le silence pouvait parfois signifier bien plus, que tous mots existants en ce triste monde.



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Lun 11 Déc 2017 - 10:28

Un coup-de-poing abrupt résonnant à travers les parois du domaine Borukan. Savant mélange de colère et de déception, tant dirigé contre toi que contre tes ennemis... Mais avant tout, contre toi. L'attaque contre Iwa fut presque fulgurante et la position qui t'avait été assignée te laissa dans le plus grand calme, à un post de surveillance où aucun Kirijin ne décida de s'aventurer... Alors que pendant ce temps, d'autre rejoignait le Styx, poussé par la main salvatrice des guerriers du Pays de l'Eau. Tu n'avais participé à aucun affrontement et tu n'avais pu protéger les tiens, morts au combat. Depuis la fin de cette bataille, ton ego s'était écroulé ne laissant alors que dépression et rage en ton cœur. Tu avais honte... Honte d'être un Borukan, honte de te proclamer Roi des Roi, honte de t'estimer comme un puissant combattant, alors que tu n'avais servi à rien.

Akimoto allait être proclamé aujourd'hui Nidaime Tsuchikage. En cet honneur, il tiendrait un discours aux Crocs Rocheux. Vous autres Borukan étaient conviés aux premières loges, une place de choix bien plus élevés que vos confrères Iwajin, en guise de soutien à votre Chef qui allait recevoir la plus haute distinction du village. Mais alors que ton clan s'apprêta à gagner la place du discours, tu préféras t'éloigner d'eux. Comment pouvais-tu te tenir parmi le noble et puissant clan Borukan au vu de ta faiblesse ? Sous couvert de la honte, tu couvris ton visage et ton corps d'un long manteau noir, recouvrant alors ton crâne comme pour fuir le regard de la population. T'infiltrant à travers la foule, tu te fis le plus discret possible malgré ta grandeur naturelle te faisant légèrement dépasser de l'attroupement.

Chaque mot de ce discours semblait être un coup de poignard, s'enfonçant brutalement de centimètre en centimètre à chacune de ses phrases. Un rictus ne tarda pas à se dessiner sur ton visage, jusqu'à l'arrivée de ton clan, de ta famille, tes frères, sœurs, oncles, tantes... Ces derniers firent un véritable spectacle, un honneur décerné au Shodaime mort au combat ainsi qu'à tout ceux tombés pour le village. Ton visage se dirigea rapidement vers le sol, comme si une épée de Damoclès tentait de percer ta nuque. Tu te refusais d'assister à cette mascarade, tu n'en avais pas le droit. Une larme de colère se mit à parler sur ton visage, parcourant les cicatrices de ton enfance avant de s'écouler d'une unique perle contre le sol. Tes dents crispaient, tu en étais presque à te casser la mâchoire pour contenir toute cette haine qui envahissait ton épiderme, comme si ton sang n'était plus que du verre écharpant tes veines.

Après un moment qui sembla durer une éternité, le discours toucha à sa fin. Alors que la foule exclama avec vigueur sa joie et son âme patriotique, tu restas silencieux. Tournant le dos au Nidaime Tsuchikage pour quitter les Crocs Rocheux et te jurant de ne plus laisser passer un tel affront. De pouvoir un jour, te dresser comme défenseur d'Iwa et faire honneur à ton clan. Pour la première fois de ton existence, tu venais de réaliser la douleur de la défaite, la douleur de la peine, la douleur de la faiblesse. Pour la première fois, tu juras en l'honneur de tes camarades morts au combat et de tes frères toujours en vie, de devenir le glaive vengeur d'Iwa.


Dernière édition par Borukan Shinrei le Sam 30 Déc 2017 - 10:21, édité 2 fois
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Mar 12 Déc 2017 - 10:01


Il avait délaissé son habituel manteau aux anciennes couleurs du Clan. Il avait délaissé, aussi, l’habituel bandeau blanc qui couvrait le haut de sa face blessée. Revêtant des habits plus sobres, et plus sombres, qui étaient de rigueur pour les événements qui se déroulaient aujourd’hui, il avait soupiré. Il s’était contenté du silence. Il n’avait rien eu à dire. Il ne savait même que dire. Il ne pouvait rien dire. Aujourd’hui, comme depuis plusieurs jours, Iwa pleurait ses morts. Trop nombreux. Certains seraient peut-être oubliés, d’autres beaucoup moins. Pourtant, alors qu’il tâtonnait à la recherche des vêtements préparés par un serviteur pour l’occasion, il n’arrivait pas à pleurer. Il ne pouvait pas pleurer. Dans la solitude des événements, de l’absence d’Ayuka, il ressentait un profond malaise. Dans la demeure familiale, Akimitsu n’était plus. Sa meilleure amie se contentait de rapides passages, prenant des nouvelles des deux filles tandis qu’elle ne lui adressait pas la parole. Comme s’il n’existait pas. Comme s’il n’existait plus. Peine. Souffrance. Douleur. Il détestait ce froid qui s’infiltrait en eux. Passant le bandeau gris autour de sa face, il le noua au sein de sa chevelure. Revêtu d’un kimono, pour les circonstances, il avait fini par baisser la tête. Regrets amers. Soupirs déchirants.

C’est sobrement vêtu qu’il s’était dirigé vers la sortie de sa chambre, les doigts encore hésitants mais le visage plus assuré qu’il ne l’avait été ces derniers mois. Et, d’une main qui glissait le long de la commode, il avait récupéré une canne simple, qui allait avec l’ensemble de l’accoutrement. Ses doigts, bandés comme à l’accoutumée, avancèrent dans l’obscurité de sa vue et, tandis qu’il posait une main à la porte, il s’arrêtait encore. Gorge serrée. Ventre noué. Comment la population allait-elle seulement réagir à sa présence ? L’accepterait-elle seulement ? Car, il le savait sûrement mieux que quiconque, il avait été la véritable cible de cet assaut. Kiri venait réclamer ses hommes. Et pour cela, la Brume s’était teintée du rouge sang de leurs adversaires. La mort s’était répandue au nom de la vie de quelques déserteurs. C’était sa tête qu’ils désiraient. Pourtant, en ce jour de deuil national, elle était peut-être bel et bien celle manquée. Comment la Brume Ensanglantée verrait-elle ce nouvel affront du Maître des Glaces ? Finalement, ouvrant la porte, son visage bas s’était relevé. Aujourd’hui, Iwa pleurait ses morts.

Les deux filles patientaient dans le salon de la petite demeure. En l’absence d’Akimitsu, et les présences écourtées de sa cousine, ils n’étaient plus que trois dans ce bâtiment qui, finalement, prenait les airs froids du Clan. Comme si elle était la seule véritablement capable à réchauffer ces âmes. Mais aujourd’hui, il ne pouvait pas penser plus longuement à elle. Aussi, tendant ses deux mains, il laissait les filles choisir et le guider à travers les rues et sommets d’Iwa. Quelle étrange journée. Quelle bien étrange journée. Que devait-il exactement faire ? Qu’attendait-on de lui ? Car, comme son ami lui avait dit autour d’un Saké, c’était à lui de travailler et forger le futur. Et ils pensaient à ces deux fillettes qui devaient vivre dans ce nouveau monde. Où la Brume frappait la Roche. Aussi, alors qu’ils arrivaient au milieu d’un brouhaha incessant, bruit d’une foule qui ne cessait jamais de s’étendre, ils s’engouffrèrent vers l’avant. Être là. Montrer que même les Exilés soutiennent Iwa. Qu’ils ne sont pas des Kirijins. Qu’ils ne le sont plus. Qu’aujourd’hui, comme tout le Village, ils étaient Iwajins.

C’était Akimoto, un Borukan, qui prit la parole en tant que successeur de Chôgen. Nouveau Tsuchikage, il fit un discours à la fois poignant mais aussi unificateur. Commençant par évoquer les différentes pertes, le Yuki ne put se souvenir que d’un seul homme qui, aujourd’hui, avait brutalement disparu. Le Nagamasa, précédent Tsuchikage, avait été un véritable guerrier qui, dans l’alliance des trois villages, avait uni ses forces à celle du Metaru et Yuki, afin de défaire le Titan. Combat monumental. Alors qu’il était tout juste aveugle, le Maître des Glaces avait laissé l’ensemble de ses forces le consumer, engendrant des engelures irréversibles sur plusieurs de ses doigts. Or, aujourd’hui, celui qui les avait accueillis sous la protection des Remparts n’était plus, brutalement assassiné par un homme dont le nom ne lui était malheureusement pas inconnu. Meikyû Yamamoto. Puis Akimoto, fin orateur, avait évoqué la terre d’accueil qu’avait toujours représentée Tsuchi no Kuni. Ce territoire qui, aujourd’hui, pleurait ses nombreux morts. Parce qu’ils avaient accepté ces quelques lâches qui, quittant Mizu no Kuni, avaient conduit la guerre aux Portes d’Iwa. Déglutissant, serrant un peu plus fermement les doigts de sa fille, l’aveugle savait. Car, même s’il désirait encore se voiler la face, il ne pouvait plus fuir la réalité.

Lui qui avait construit Kiri. Lui qui s’était battu pour Mizu no Kuni. Il s’était déjà tant battu dans son passé. Pourtant, le soldat, alors épuisé, avait recherché la paix. Et, tentant de fuir la guerre, il l’avait amenée là. Il était bel et bien le premier responsable de ce sang versé. Il avait bouleversé l’harmonie et la paix. Aujourd’hui, alors que le Volcan entrait en éruption sous l’acclamation d’une foule unifiée, il murmura pour lui-même, acceptant les responsabilités. Car, il l’avait compris, avec l’arrivée de Rakka, avec les discours de l’Hoshino, avec les secrets partagés avec sa confidente, il ne pouvait pas éternellement fuir. Aujourd’hui, sous la clameur, il prenait conscience de ses erreurs.

_ Je te vengerai, Shodaime. Je protégerai les Roches contre l’envahisseur. Je me battrai au nom de tes idéaux qui t’ont permis de nous battre contre le Titan. »

Puis, dans le souffle, alors qu’il se joignait au mouvement de la foule, applaudissant lui-même le nouveau Tsuchikage, il murmurait encore une autre promesse.

_ Je te vengerai, Inuzuka. Au nom des valeurs qui t’ont permis de m’accepter. Au nom de tous ces exilés, perdus en terre étrangère, je me battrai. »

Alors qu’un frisson le traversait, il souriait à nouveau. Pour lui. D’un sourire plus vrai que jamais. Loin des larmes, il acceptait ce nouvel ordre.

_ Une nouvelle fois, j’éveillerai mes Glaces. Non pour Mizu no Kuni, mais contre. Et je terrasserai l’homme à l’origine de tous ces maux. »

Pour Iwagakure no Satô. Pour l’Inuzuka qui avait cru en lui. Pour le Nagamasa qui avait accepté sa famille. Pour cette terre d’accueil qui voyait le sang de ses hommes couler au nom de la liberté des pensées. De la liberté des hommes. Au nom de la liberté.

Car il ne pouvait ses responsabilités plus longtemps, il se battrait. Une nouvelle fois. Une dernière fois.
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Mar 12 Déc 2017 - 12:11
Midi et sa chaleur sur ses épaules recouvertes de noir, la seule couleur qui lui sied, la seule tout court pour elle depuis bien longtemps déjà maintenant. Comme les autres conviés, ceci dit, on lui avait toujours suggéré de naviguer dans la foule, toujours ce même sale boulot ridicule, mais fallait bien des chiens de gardes, enfin pour ce qu'ils avaient servi le jour j au final. Jour d'annonce et de deuil, certains qui l'attristent plus que d'autre, certain même qui ne lui font ni chaud, ni froid. Frères, sœurs ? La Huyga rehaussa son sourcil, tout en marchant imperturbable, elle écoute son senseï, pas comme la bonne élève qu'elle aurait dû ou pu être. Pas de doute là dessus, c'était une mauvaise graine dans ce pot. Plusieurs points la chiffonnaient en vrai. L'aveugle avait envie de leur demander comment ils avaient pu être assez stupide pour croire qu'on pouvait frapper dans un essaim d'abeilles et qu'elles restent là à vous ignorez.

Terre d’accueil peut-être, mais pouvait-on comparer l'époque et Hi no kuni avec les réfugiés Kirijins ? Sanadare avait suivi de loin l'histoire, parce que en tant que genin ça ne la concernait pas. Aucun poids sur la balance de cette cité, c'est un fait, mais ça n'avait pas empêcher que ça avait fait jaser cette histoire. Tant qu'elle avait eu plus de détails qu'il lui fallait pour trancher. Elle se rappelait le jour où, elle avait décidé de retrouver sa liberté, et que feu Kanon, son regretté, était venu lui expliquer plus ou moins à mots fermés qu'elle avait signé jusqu'à sa fin de vie ou mise à la retraite. Un pacte jusqu'à la mort, comme un avec le diable liait chaque shinobis et son village. Iwa, Kiri, Kumo, quelle différence, on lui avait appris que la traîtrise était impardonnable et elle pour avoir subis celle des siens ne pouvait qu'admettre l'issue évidente.

On traque les déserteurs, on les tue ou les ramene, mais non, on se résout pas plus à les laisser vivre leur vie qu'à les laisser devenir les fidèles d'un autre. C'était ridicule, pouvait-on blâmer Kiri ? A son sens non. Si elle avait les mêmes moyens qu'eux, elle aurait rasé son propre clan juste pour le blasphème fait à son âme à tout jamais. Est-ce qu'on pouvait blâmer les déserteurs venus ici ? Là encore la réponse était non, elle-même aspirait à d'autres horizons, est-ce vraiment mal de partir respirer un autre air plutôt que rester et devenir nocif à celui ambiant. Pourtant, si sa logique se gardait extrême, ils avaient fait le choix égoïste, eux les réfugiés, de se couvrir d'un manteau gris et rocheux, sachant mieux que personne la fureur de la folle Kirigakure. Et Iwa avait eu la prétention de se croire capable de contenir l'irruption volcanique qui surgirait des entrailles de la brume. C'était trop tard pour la rage et les pleurs, tous avaient joués leur carte, mis la mise sur un tapis, il fallait accepter de perdre.

Ils étaient tous coupables, tous ridicules à se blâmer et se pointer du doigt. N'étaient-ils pas shinobis ? Enfant de guerre et destruction. Gardien de paix ? Mais si en la paix on y croyait vraiment, ils arrêteraient d'exister. Tant de connerie lui donnait la nausée. Et ne pas les exprimer augmentait sa frustration. Au moins, ça lui donnait une leçon, chaque choix à sa répercussion, on ne peut pas quitter un clan et se présenter ouvertement sous le drapeau d'un autre sans attiser le feu vivace de la guerre. Cette dernière grondait justement, comme une bête impatiente tapis dans toutes leurs ombres qui n'attendait que le moment où on ouvrirait la porte de sa cage.

Idiots et pauvres fous.

Sa tête se secoua et son souffle s'échappait, comme ce monde aliéné entre des doigts qui deviendraient très vite crochus. Son œil manquant lui fit mal, comme lui rappelant le prix qu'elle avait déjà payé dans ces jeux là, tarif impitoyable pour une enfant. Ils étaient beaux tous avec leurs grands discours, mais les valeureux étaient morts et on ne les entendrait plus jamais, à quoi ça sert d'être un héros disparu ? Elle avait définitivement raté sa chance de se libérer de tout ça. Fais chier. Tous avaient applaudis, mais la borgne était resté les bras croisés, un sourcil soulevé, un air perplexe sur son fascié. Laisse tomber, lui disait une petite voix, ce n'était plus ses affaires depuis des mois déjà de toute façon. Quant au conflit, face aux deux groupes réunis, faute de les voir, elle leur crierait sûrement de loin :

Battez-vous !

En s'en essuyant les mains.




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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Professional Bad Girl
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Jeu 14 Déc 2017 - 0:26
Comment est ce que les choses peuvent changer autant en quelques jours ? Alors que Setsuka est assise près de Rakka, cette question flotte douloureusement dans son esprit, toujours embrumé par le sommeil prolongé. Depuis son arrive à Iwa, beaucoup de choses ont changées. Entre ses cauchemars répétés, son manque d'appétit et ses émotions presque hors de contrôle, elle aurait du s'attendre à ce que les choses tournent mal, mais ça n'a pas été le cas. Et à cause de ça, la sanction ne s'est pas faite attendre. Elle ne se rappelle même pas de ce qui lui est arrivé : juste qu'elle s'entraînait puis... son réveil à l'hôpital trois jours plus tard. Après quoi, elle a appris qu'elle était tombée d'épuisement, son corps lâchant presque et que si quelqu'un ne l'avait pas trouvée rapidement, les dommages auraient pu être encore plus grands. Cependant, l'hôpital était étrangement bondé et elle n'a pas tardé à comprendre pourquoi. Elle n'arrive toujours pas à croire que Kiri ait pu faire ça. Décider d'attaquer Iwa juste pour se débarrasser d'eux ! Et pire encore, pendant qu'elle était endormie, sa famille a due combattre pour sa vie et a manqué y passer. La seule idée qu'elle aurait pu se réveiller juste pour apprendre que sa famille restante aurait pu être détruite... elle ne se rend même pas compte qu'elle vient d’agripper la main droite de sa cousine ou en tous cas, met un certain temps à s'en rendre compte. Et même une fois qu'elle s'en rend compte, lâcher prise est probablement la dernière chose qu'elle a en tête. C'est un besoin... une nécessité dévorante et impossible à passer. Elle sait qu'elle doit avoir l'air pitoyable, mais peu lui importe : elle est toujours affaiblie et son corps tremble d'ailleurs légèrement pour le prouver. Mais pour le moment, elle s'en moque et les sentiments de sa cousine envers elle, bons ou mauvais n'entrent pas en ligne de compte. Elle a juste BESOIN de s'assurer que l'autre fille n'a rien. Qu'il n'y a aucune blessure cachée ou autre chose de malsain.

"Je... Enfin... ils ne t'ont rien fait, hein ?"

Depuis le retour de ses émotions, elle se sent complètement hors de contrôle. Elle passe toujours d'un extrême à un autre, sans la moindre logique ou même raison. Parfois, elle est complètement calme, d'autres fois, elle déprime soudainement, puis se met à rager tout aussi vite. Son état actuel rend le phénomène encore pire et elle ne peut pas s'empêcher de grimacer légèrement lorsqu'elle se rend compte qu'elle traite pratiquement Rakka de la même manière que si c'était sa grande soeur... Chose qui ne manque pas de la terrifier inconsciemment. Se lier à quelqu'un d'autre de cette manière n'est pas du tout dans sa ligne de priorités. De fait, elle préférerait même ne pas avoir à le faire. Mais elle n'a pas le temps d'y penser d'avantage : Eiichiro descend les escaliers, s'arrêtant près d'elle et de Rakka. Comme d'habitude, les yeux morts de l'homme sont bandés, cette fois de gris et noir, mais cette fois ci, il porte un kimono de deuil noir, ce qui ne manque pas de lui rappeler pourquoi elle-même est vêtue de noir au lieu de on furisode blanc habituel. Certes, sa famille a survécu... mais de nombreuses personnes n'ont pas eues cette chance. Une légère pointe de culpabilité lui comprime le coeur quand elle se rend compte de ce détail. Parmi toutes les victimes, elle n'en connaissait quasiment aucune. Malheureusement, le Tsuchikage est mort au combat emportant avec lui l'homme à cause de qui tout à commencé. Setsuka ne ressent rien pour la mort de Sosuke sauf peut être de la satisfaction. Le Mizukage est celui qui a lui-même amenée sa fin. Il est aussi partiellement responsable, même indirectement de son abandon et était même prêt à les faire assassiner, sa famille et elle. Peu lui importait les victimes qu'il ferait pour se faire et à cause de cela, elle ne peut pas s'empêcher de se dire qu'elle espère que l'homme endure désormais milles tourments dans le monde des morts. La mort de Chôgen-sama cependant lui vrille le coeur. L'homme les a accueilli, leur a offert une nouvelle demeure ainsi qu'un nouveau but. Il leur a ouvert son village.. Et est mort à cause de leur ex-village. L'homme était bon et droit et méritait beaucoup mieux que la mort qu'il a eue, chose qui ne manque pas de faire naître une vive pointe de rage dans sa poitrine, à tel point qu'elle peut presque sentir son visage se déformer dans une grimace furieuse. Kiri ne représente plus rien pour elle... excepté peut être un village ennemi qu'elle se prend soudainement à désirer voir brûler. La moindre occasion de vengeance sera à agripper des deux mains !

****C'était une déclaration de guerre. Attaquer un village neutre juste pour tuer cinq personnes et tuer autant de monde ? Kaa-san m'en a assez appris pour savoir que des guerres ont éclatées pour moins que ça !****

Cela dit, ce n'est pas le moment de penser à ça... alors qu'elle se lève et lâche la main de Rakka, elle saisit ensuite celle de son cousin alors que l'autre fille prend la main opposées, toutes trois sortant ensuite de la maison. Et Setsuka ne peut pas s'empêcher de trembler légèrement en se rendant compte de l'ambiance. Certes, elle n'était pas vraiment en état de s'en rendre compte avant... Mais Iwa avait toujours eue une ambiance douce, conviviale et agitée. Maintenant, elle sent surtout une horrible pression, comme si le ciel avait décidé de peser de tout son poids afin de rappeler aux habitants pourquoi ils étaient dehors. Même alors qu'il fait chaud avec un ciel totalement dégagé, elle ne peut que ressentir l'horrible impression que la nature s'est trompée. Il devrait pleuvoir ! Tonner ! avoir un vent déchaîné ! Tout pour rappeler pourquoi ce jour est présent ! Mais au lieu de ça, il n'y a que cette pression et elle se contente de baisser la tête, continuant à marcher sagement à côté de son cousin. Très rapidement, ils arrivent au Croc rocheux où se tient une énorme foule. Rapidement, certes, mais Setsuka se sent dangereusement essoufflée comme si elle avait couru pendant une journée entière. Le souvenir des conseils du médecin lui reviennent en tête et il grimace, sentant les courbatures dans corps. Elle en a trop fait. Beaucoup trop fait et à en juger par son état, elle va avoir besoin de beaucoup de temps pour se reprendre. Le nouveau Tsuchikage se tient là, commençant un discours qui ne manque pas de donner raison à ses pensés précédentes. Un homme grand, solide aux cheveux et à la barbe rousse, rappelant vaguement un lion. Borukan Akimoto... Elle ne le connait que vaguement, mais tout de même assez pour savoir que tout comme son prédécesseur, il s'agit d'un homme bon et dévoué à son village.

****Il a raison. Kiri est un village qui ne connait pas le dialogue. C'est ironique : il a été créé pour arrêter définitivement les effusions de sang. Offrir un sanctuaire protecteur contre les bandits et autres criminels. Mais au final, tout ce qu'ils font, c'est continuer à verser le sang pour rien. Nadare-nii doit pleurer dans l'autre monde s'il voit ça !****

Alors que le discours s'arrête et qu'elle entend les gens discuter près d'elle, Setsuka lâche la main d'Eiichiro, sentant ses émotions se déformer à nouveau. Une rage... Une colère infinie qui commence à la dévorer, lentement mais surement avant que d'un seul coup,
tout ne s'arrête comme une flamme qu'on vient de souffler, laissant un froid glacial prendre le pas. ce brusque changement lui fait hausser un sourcil tandis qu'elle relève la tête. Sentir ses émotions s'agiter avant de disparaître brusquement a quelque chose de déroutant, mais aussi de vaguement amusant par moments. Elle ne sait même pas quoi en penser, mais alors qu'elle s'enferme à nouveau dans ce froid dévorant, une seule pensé lui vient en tête :


****Iwa a tant fait pour nous... et Kiri a tenté de le leur faire payer dans le sang. C'est intolérable. Toutes ses familles brisées et pourquoi ? Parce qu'un stupide PRÉTENDANT a voulu nous faire tuer ? Par simple fierté ? Kiri s'est éloigné des raisons pour lesquelles il a été créé... Il y a donc rien d'autre à faire que le détruire !****

Un chakra azuré dangereusement froid commence à suinter de ses mains, ses cheveux commençant à bouger dans un vent absent,mais elle se contente de garder les yeux clos. Le souvenir des livres cachés dans sa chambre lui revient et un sourire glacial se dessine sur ses lèvres : Bientôt... Ce n'est plus qu'une question de temps. Bientôt, un vrai démon ouvrira les yeux pour la première fois et avec un peu de chance, Kiri sera encore là pour être sa première victime. Sinon, Iwa aura une protectrice particulièrement décidée. La présence de son cousin semble brusquement réapparaître près d'elle, l'éjectant hors de ses pensés et elle sent le froid refluer. Alors que ses émotions reviennent, elle ressent vaguement l'horrible impression que quelque chose ne va vraiment pas chez elle, mais presque immédiatement, le souvenir de son abandon lui revient et elle baisse la tête, serrant fortement les poings. Alors que le sang commence à couler de ses paumes, ses doutes disparaissent. Elle doit devenir forte. La plus forte. Et pour ça...

****Je dois devenir un démon... Ainsi, j'aurais la puissance pour protéger tout le monde !****
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Jeu 14 Déc 2017 - 0:40
Ses violettes prunelles observaient, absentes, le vêtement gris qu'elle portait en ce jour si particulier. Sora n'avait étiré aucun sourire sur ses lèvres depuis la terrible nouvelle qui s'était abattu sur elle. Son visage était devenu pâle, paraissant sans vie, sans plus aucune âme vivant à l'intérieur de son enveloppe corporelle. A chaque battement de cœur dans sa poitrine, la Nagamasa sentait une douleur désagréable et durable, qui ne l'abandonnait plus depuis qu'elle avait appris pour Chôgen. Les traits de son visage étaient tirés par ce chagrin qu'elle tentait de contenir en elle alors que sa marche se faisait lente, la douleur des coups reçus lors de son combat la lançant également. Elle avait le pas las, la tête légèrement abaissée. Seule la présence de Yoshitsune et Sun-Hi à ses côtés lui apportaient un peu de chaleur en ce jour si froid, si sombre. Une assemblée s'était formée, et c'était tout un peuple qui y avait été convié. La guerre entre Iwa et Kiri avait causé des pertes, des dégâts. Meian, Kanon, Shinku, Chôgen. Tous avaient perdu la vie en protégeant ces terres, en protégeant les habitants et ces nouveaux venus, les Yuki et les Hoshino. Tous étaient morts en héros, mais ce qui alimentait davantage le chagrin de la jeune femme était le fait qu'elle n'avait pu rejoindre son cousin avant sa mort. Le Tsuchikage s'en était allé, avait poussé son dernier souffle sans qu'elle ne puisse l'accompagner dans ses derniers moments, sans qu'elle n'ait la possibilité de pouvoir lui faire ses adieux. Il était parti, la laissant derrière lui, tout comme il avait laissé Yoshitsune et le reste de ses proches.

Son regard absent ne s'était pas posé un seul instant sur le visage de son cousin et de sa compagne. Sora n'en avait pas la force. Bien des émotions traversaient son être, tous l'accablant un peu plus alors qu'une colère avait pris place depuis la guerre, contre ces hommes et femmes du pays de l'Eau. Chacun d'eux avait ôter la vie d'Iwajins. Chacun d'eux avaient métamorphosé le territoire de la terre en champ de bataille, plongeant la population dans les larmes, le chagrin, la rage. Chacun d'eux méritait le trépas, et cette envie de devenir toujours plus forte pour chasser toutes ces têtes si elle en aurait l'occasion la démangeait davantage. Patience, cependant. Cela ne se ferait pas tout de suite, et Sora en était consciente. Il fallait qu'elle s'améliore, qu'elle progresse, et qu'elle continue de gravir les échelons pour pouvoir se mesurer à tous ces meurtriers de haut niveau. En attendant, elle était une femme en deuil en ce jour où un nouvel homme allait reprendre le flambeau des mains de Chôgen.

Son pas se fit plus lent, et finalement, la Nagamasa s'arrêta. Sa carrure n'était pas vraiment imposante, paraissant plus fracturée qu'autre chose. Son regard s'éleva, et silencieuse, elle écouta le discours du nouveau dirigeant du village. Chevelure rougeoyante, stature impressionnante. Était abritée en cet homme toute la puissance du clan Borukan. Ses paroles étaient percutantes, envoyaient à la Nagamasa toujours plus de chagrin, mais également de la force, et davantage de détermination à écraser tous ceux qui avaient fait coulé le sang de formidables guerriers, et avant cela, de formidables personnes. En unissant leurs forces, chacun irait montrer à ce pays toute la puissance d'un peuple remonté et furieux quant à ces actes impardonnables. Sora ferait parti de ceux là. Sa lame irait pourfendre ses ennemis, et si ce n'était pas son arme, alors elle userait de toutes sortes de techniques pour parvenir à ses fins. La Nagamasa souhaitait que la mort de son précieux cousin et des autres vaillants guerrier ne soit pas vaine. Iwa ressortirait vainqueur de cet affront lancé par Kiri.

Plongée dans ces pensées, la jeune femme applaudit néanmoins à la fin de ce puissant discours. Elle félicitait cet homme qui reprenait le poste de Chôgen, et c'était avec difficulté qu'elle retenait les larmes perlant au creux de ses yeux. Son cœur était bousculé par des sentiments différents, mais elle tenait bon. Elle était forte, et continuerait de s'endurcir pour embrasser ses objectifs, et les nouveaux qui s'étaient dessinés depuis ce funeste événement.

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Merci Yoshi' ♡

Spoiler:
 
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Jeu 14 Déc 2017 - 2:00
D'ordinaire, la terre frappe trois fois avant de sombrer. Cette fois-ci, il n'avait rien pu dire ou pu faire avant que le désastre ne frappe conjointement aux offensives Kirijins, qui n'étaient dues qu'à de lourdes fautes des dirigeants de ce village, selon lui. Il n'aimait pas cette logique qui faisait de l'ennemi de son ennemi, l'ami bienheureux au ceint des murailles d'Iwa. De toute manière, il n'aimait pas Iwa non plus. Et Iwa ne l'aimerait pas non plus, il en avait fait le serment ... Il cacha la colère et la cruauté sous la malice pétillante de ses dix neuf années, dont plus de quatre passées à rouler son monde dans une carriole, pour le compte d'un amuseur, d'une troupe ou bien même de bien moins reluisantes personnes ... Qui pouvait juger, personne n'avait dû survivre au prix qu'avait été le siens, alors tant que l'on avait pas mit la main à la poche, on aurait mieux fait d'y garder la langue avec.

Dédouané par plus gradé et moins clairvoyant, étant homme de peu de valeurs, l'Akatsuki avait sans doute causé autant de morts que certains des ennemis eux même ; Dirigeant par là certaines des troupes avec un son trompeur, attirant les uns par là bas, pour mieux piéger les autres d'un revers de sa main gracile. Il avait cette nonchalance dans le geste, et ce manque dans la mesure ; Comme les musiciens décalés qui n'écoutent que leurs propres notes, et se contrefichent du reste. Il était cette basse nonchalante se promenant sur le chemin de ses cordes claires, et faisait raisonner étrangement la mélodie, comme si quelque chose de grave allait se passer.

On ne pouvait jamais savoir s'il était le plus immonde des salopards, la pire des crevures, ou simplement un très bon acteur qui voulait se faire remarquer. Il n'était pas clair, mais pas sombre non plus ; Le monde dans une teinte de gris, finalement, ça pouvait lui aller aussi ...

- Yare, Yare. Qu'il fit en voyant les nuées ardentes dévaler la pente jusque loin, pour y former des statues gigantesques qui représentaient les 'héros' de la nation ayant perdu la vie au combat... Il se retint de rire, bien qu'il se trouve un peu plus haut, à l'écart de tous, profitant de sa solitude et de son insipide charisme de brun ordinaire, pour se frayer un chemin jusqu'au énormes monuments de pierre ; Un bien bel hommage ... Qu'il trouvait laid, en plus d'être totalement surfait ; On voyait là encore une dynamique s'installer, des dirigeants tentant de montrer leur présence malgré tout, et de remotiver les troupes restantes à s'engager dans une longue, fastidieuse, et coûteuse guerre de sang.

On vous avait déjà dit qu'il adorait le rouge ? Il se retint de glousser en approchant, usant d'une serviette à motif des plus banal pour cacher une partie de son visage, il mima l'effroyable et terrible terreur d'avoir perdu ... "Mon frère !" Il se retint de pleurer pour de faux, démontrant de son talent pour contenir ses sentiments, tout comme tout bon shinobis apprenaient à le faire. Il bascula deux des cotés de la serviette sur son nez comme pour garder son honneur de ses flots salés. "Nous n'avons même pas eu le temps de nous connaître ..."

Il s'approcha de la statue de Soryu Kanon en levant pitoyablement le bras, posant la main dessus en mettant une autre sur l'arrête de son nez. "Sayonara, Aniki ..." Il prit quelques secondes, puis quitta la scène sous les ovations du publique, qui lui revenait en regard médusés ou bien encore intéressés ... Il avait un frère Kanon déjà ? Un petit ? La ressemblance était pas flagrante mais bon .. Il était brun, élancé, plutôt canon ... (vous l'attendiez n'est-ce pas ?) Pourquoi pas ? Qui pouvait stopper l'impudence insolente d'un rôle répété des milliers de fois dans le coin d'un miroite brisé et tâchés dans son squatt.

Il profita du doute et des quelques secondes que vous donne toute bonne question, pour disparaître dans la petite foule déjà rassemblé, alpaguant une petite tête à cheveux d'albâtre. Un bien drôle d'oiseau qui venait siffler sur ses plates bandes. Il la percuta du coude en glissant sa drôle de serviette à la ceinture d'un pauvre manant qui lui ressemblait de forts nombreux points, et qui avait eu la malchance de passer par là.

- Je sais que tu m'adores ... Il fit un clin d’œil silencieux, en sachant qu'elle écoutait aussi ses silences. Mais là, c'est trop ... Pour ma première représentation, ça me touche. Qu'il termina tout bas, sur le ton du secret et de la conversation banale, caché sous son éventail. Il claqua des doigts à l'abris de son tissu. En plus d'avoir caché ses traces, le sceau avait été apposé sur l'un des voisins de son prétendu frère. Vaut mieux se cacher deux bonnes fois qu'une.



S'entonna alors une forte musique que tous reconnurent pour être une hymne national : Celle du pays de l'eau, et Mizu no Kuni*. Il était temps d'enfiler son masque du courroux faussé, celui qu'il montrait pour se dédouaner de ses actions ; Prenant source dans une indignation bien plus grande encore. La musique ne voulait pas s’arrêter, et lui non plus, n’arrêterait plus.

Kss, Bâtards de Hyuuga.
*La musique proposée est qu'une proposition non officielle pour illustrer mon propos <3

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Jeu 14 Déc 2017 - 18:40
Je m’attendais en arrivant à Iwa, à voir le magnifique village marchand, réputé dans tout le Yuukan. Je m’attendais à voir une ville en ébullition, qui ne dormait jamais. Finalement, je m’étais totalement trompé. Un village certes imposant, mais pas aussi radieux que dans mon imaginaire. A l’entrée d’Iwa, il y avait encore des traces de récents combats. En effet, il n’y a pas que le sommet des kages qui avait été touché par une attaque, Iwa avait subit un assaut aussi. Un raid de la part de Kiri. Décidément, les kirijins étaient dans tous les mauvais coups récemment. Il fallait mettre fin à leurs agissements, la survie d’Iwa était en jeu, et celle de Kumo aussi, indépendamment.

Très vite, le successeur du Shodaime Tsuchikage fut trouvé. Comme ce fut le cas pour Shuuhei, c’est le Seigneur du pays qui décida de la prochaine Ombre. Le nouveau Kage se prénommait Akimoto. Je ne savais pas grand-chose sur lui, à part que c’était quelqu’un de très respecté dans son village, et que tout comme lui, il est passé par le rang de Taicho. Nous avions donc quelque chose en commun, ce qui est bien pour commencer un dialogue avec lui. Enfin, il n’est pas encore question pour moi de dialoguer avec lui et de lui proposer une alliance avec Kumo. Pour l’instant, l’heure est au deuil, comme ce fut le cas à Kumo après les événements de Shîto. Le village caché de la roche avait subi un nombre conséquent disparu. Je comprends la douleur que doit ressentir chaque membre du village en ce moment.

Néanmoins, par respect, je suis venu assister à la cérémonie organisée par le Tsuchikage. Je voulais, d’une certaine manière, montrer mon soutien. Et par la même occasion, montrer le soutien de Kumo par ma présence. Shuuhei m’a donné l’ordre de renforcer les liens entre nos deux villages, et de, pourquoi pas, forger une alliance. La menace que pèse Kiri ne doit pas être prise à la légère. Et j’ai de quoi m’en rendre compte, en voyant les visages marqués des shinobi de la Terre.

J’étais en retrait, assez loin de la foule, mais je pouvais entendre le discours du Tsuchikage. Je m’appuyais sur ma canne, essayant de rester droit. Ma jambe me faisait encore un mal de chien. Pas étonnant, quand je vois le peu de repos que j’ai eu depuis mon affrontement à Tetsu. Il me faudra encore quelques semaines avant de pouvoir remarcher correctement. J’espère que mon état n’empêchera de faire de bonne négociation.

Dans quelques jours, il va falloir que je pense à m’entretenir avec l’élite du village. J’aimerai non seulement rencontrer le Tsuchikage, mais rencontrer aussi ceux qui sont les défenseurs du village. C’est important pour moi. Après tout, à Shîto, j’ai été sauvé par un Iwajin. Un certain Koga. Du peu que j’ai compris, il n’est plus vivant malheureusement. Mais j’aimerai en connaitre plus sur mon ‘’sauveur’’, et j’aurai peut-être les informations que je souhaite. Enfin, de toute façon, je vais sûrement passer un moment ici. J’attends avant tout d’avoir des nouvelles de Shuuhei. C’est lui qui décidera de mon départ.


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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Mar 26 Déc 2017 - 16:52
Froide. Jamais tu ne fus si pâle. Triste. L'azure de tes orbes si chatoyantes ne reflétait que brumes et ouatés obscures. Cette image dans la glace te semble fausse ; tu peines à croire que ce reflet est tien ; tu n'es pas sûre alors tu effleures ta joue, pour constater avec effroi que c'est bien toi... Tes lèvres s'étirent, vides de toute conviction. Qu'es-tu donc devenue ? Depuis quand souris-tu comme cela ? Ta gorge se noue. Tu effaces ce sourire hypocrite de ton visage. Tu n'étais plus la même depuis Tetsu no Kuni. Depuis cette tragique comédie. Depuis ce théâtre de meurtre et de sang. Depuis le Shoshikidan. Depuis Kiri. S'ils se réclamaient hommes, ils n'étaient en réalité que démons.

Tes poings se resserrent ; ils n'ont aucune once d'humanité. D'un geste ferme tu laces cette ceinture ornée de rouge ; ils se sont plu à baigner dans votre sang. D'un geste rigoureux tu lies tes cheveux ; ils ont pris plaisir à arracher vos âmes. Deux mèches tombent le long de ton visage, d'habitude si enjoué, il n'est aujourd'hui revêtu que de rancœur. D'un geste austère tu passes tes doigts sur ce tissu gris, puis blanc ; ces bêtes viendront encore vous arracher chairs et os... Tes doigts ses crispes ; ils paieront le prix de leurs fautes...

Un pas. C'est douloureux, tu étais sa garantie pourtant tu fus incapable de le sauver... Le soleil brille. C'est douloureux, tu étais là pourtant tu n'as rien pu faire pour lui. Pour eux... C'est douloureux parce que tu as échoué, ils sont condamnés à une profonde tristesse... C'est douloureux parce que tu ne peux leur apporter de véritable réconfort. C'est douloureux parce que tes paroles ne sont qu'impostures. C'est douloureux parce que tu peux à peine soutenir leur faire face. C'est douloureux parce que tu es minable. C'est douloureux parce que tu dois rester forte, pour continuer à leur porter cette illusion...

Devant en première ligne. Vous êtes aux premiers rangs pour voir l'apparition de ce nouveau Kage. Une nouvelle ère forcée. Or, il se tient face devant vous, imposant. Grave. Affligé. Hargneux. "Frères et sœurs Iwajin", c'est ainsi qu'il vous qualifia, atterré mais, il utilisa les bons mots. Si Iwa était uni, elle, vous l'étiez encore plus maintenant. Prêt, comme une seule âme, une seule entité ! Et les murs pleurèrent des larmes de lave ; dessinent les silhouettes et visages des êtres perdus. Parmi eux tu en reconnais quelques-uns. Il y avait lui. Puis lui. Puis lui aussi... Le Shodaime Tsuchikage, Nagamasa Chôgen... Et lui... Ce valeureux combattant de l'Iwa Shukusai... Tu mords la membrane tapissant l'intérieur de ta bouche. Si tu avais su, tu lui aurais demandé son nom... Ton visage est morne. Stoïque. Pourtant, ta gorge se serre un peu plus, les larmes montent ; font naitre des perles roulant sur tes joues. Combien de vie ont-ils volés ?

Sa voix rugit, le Nidaime est aussi enragé que vous, tu le sens. Lui aussi est animé par cette colère, cette peine. L'entendre ne fait qu'accroitre ces sentiments. Ensemble, vous vibrez des mêmes émotions.

Silencieuse, tu pleures. Silencieuse, tu jures. Silencieuse, tu les maudis. Silencieuse, tu promets.

Iwa réclame son dû. Iwa réclame son sang. Iwa réclame ses âmes pillées. Ainsi vous appliquerez une loi : oeil pour oeil, dent pour dent. Des vies pour celles perdues. Vous appliquerez une loi : celle du Talion.
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Jeu 28 Déc 2017 - 0:56
Les voix s’élèvent à l’unisson. Encore une fois. Encore une fois tu assistes aux soubresauts des cœurs. Au soulèvement des voix. Watari se trouve seul, flottant au vent. Il porte son deuil à la ceinture. Deux katanas. Tsukiotoshi a rencontré une sœur. La lame du défunt Shodaime Tsuchikage est à sa ceinture. Raikiri est en pleure. Elle cherche son maître. Mais il repose loin d’ici, désormais. Si son corps est près d’ici, lavé des souillures de la mort, si les shinobis de la roche et des nuages ont fait ce qu’ils ont pu pour rendre le a dignité au cadavre défiguré de son cousin, il le sait… Son âme valeureuse n’est plus de ce monde. Elle s’est libérée, portée par le souffle des vents, dans la fureur des volcans, dans le grondement du tonnerre qui était sa signature. Les larmes du ciel se sont libérées, tandis que les soupirs de la terre ont chuchoté la perte jusqu’ici, jusqu’au pays de la foudre, par-delà les terres du feu, des tourbillons, la mer de l’eau.

Si fébrile sont les âmes rocheuses. Mais Watari connaît le deuil. Feu le daimyo de l’eau, Naragasa. Il l’avait presque vengé, sans le vouloir. Tsukiotoshi s’est repue du sang du traître, seigneur de l’eau, détenteur d’un pacte à l’image de ce qu’il était pour Watari. Coresponsable de la mort de Chôgen, il s’était allié avec les couleuvres fécondes, vipères aux poisons tentant de se faire passer pour une paix illusoire. Raonaka le bleu, au prénom couleur des eaux du pays qu’il dirige désormais… Il était le premier sur cette liste où étaient contenus les noms des dirigeants de ces funestes événements. Yamoto aux sceaux ancestraux, le golem qu’il pourfendrait du tonnerre vengeur de feu son cousin. Nara Alderan, ombre dévorante de la paix… Ao, guerrier des eaux aux portes célestes, qu’il ferait choir tant de son orgueil que de la position qu’il avait usurpé… Eux et leurs séides paieraient. Que ce fut de leur sang, de leur liberté, de leurs mains…

Il n’avait pas besoin d’être dans la lumière des grands d’Iwa pour honorer ce serment. Il n’avait besoin que de ses sabres et de sa maîtrise. Son regard perçant au firmament, il regarda les statues être peu à peu, formées. Des visages inconnus, des décès qu’il venait d’apprendre... De la main d’une sabreuse qu’il avait connu par le passé… Qu’il avait entraîné. Une personne de plus, avec qui il croiserait inévitablement le fer… Chôgen… Une murmure. Paix, hospitalité, ouverture, droiture… Son cousin était un homme de tant de talents, de qualité. Regardant au loin la statue de téphras dont les yeux rougeoyant de chaleur se figeait dans un regard éternellement bienveillant posé sur le village qu’il dirigeait, Watari murmura le poids de ses larmes en quelques mots qu’il pensait du plus profonds de son cœur : Adieu, mon frère…

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Une nouvelle ère : La montagne s'éveille (Iwa)

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