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Mauvaise chambre [Ft. Shojito]


Dim 10 Déc 2017 - 17:25
L’alerte avait cessé. Le calme était enfin revenu à Kumo. Ou du moins, en apparence, car en interne, les hautes instances grimaçaient terriblement. En effet, le village se relevait d’une sournoise attaque dont le but était la libération d’une criminelle, mais des parts d’ombres subsistaient encore, notamment sur l’identité des instigateurs. Et si le rôle de Nora n’était pas de percer le mystère derrière cet assaut, elle ne pouvait pas s’estimer ravie de voir son fiancé ainsi occupé. Apparemment, plusieurs tumultes avaient également gâché son séjour diplomatique. Des tumultes suffisamment virulents pour l’occuper jusqu’à tard le soir. Pour cette demoiselle ne souhaitant que le bonheur pur et simple de son homme, cette situation l’enrageait intérieurement. Néanmoins, elle n’était pas aveugle à ce point. Kumo avait besoin de lui…
Au fur et à mesure du temps, elle s’était habituée à ce genre d’absences fréquentes. Trouver de quoi s’occuper n’était plus un casse-tête pour elle. Aménager l’intérieur de ses grands appartements, donner un coup de main aux femmes au foyer du clan, passer un moment avec son amie Aoi ou même s’entraîner. Ce n’était pas les activités qui manquaient. Aujourd’hui, elle avait reçu une requête bien anodine qu’elle ne put refuser sur le coup : Rendre visite à un Metaru blessé durant la dernière alerte. Sa mère semblait tellement exténuée qu’elle n’arrivait plus du tout à se lever. Pour le bien de cette maman, il valait qu’elle reste clouée dans son lit, pendant que l’ex-moniale irait à l’hôpital pour lui rendre visite. Dans un descriptif plus approfondi, Nora devait juste saluer le blessé et lui donner ce panier de pommes fraîchement cueilli par sa mère. Un doux cliché…

Il fallait donc se vêtir pour sortir. Devant l’immensité de sa garde-robe, la demoiselle des sables opta pour une robe blanche ondulée aux extrémités inférieures et ne couvrant pas la moitié supérieure de son dos. Le décolleté frappant, les sandales hautement talonnées, le parfum charmant, Nora était séduisante. Pour la touche finale, sur ses épaules, l’ex-vagabonde déposa un haori où était dessiné l’emblème menaçant du clan Metaru. Pourquoi de tels choix ? Parce qu’en plus de rendre visiter au Metaru blessé, la future Metaru comptait apporter un bento à son bien-aimé travaillant d’arrache-pied. Une manière en soi de le féliciter pour son travail acharné.
L’hôpital, englobé dans le complexe scientifique ne se trouvait pas bien loin de la demeure du clan Metaru. Une dizaine de minutes à tout casser. Les pieds dans ses talons, elle sortit donc, un panier de pommes à la main et un bento à l’autre main. Peu pressée, elle prit son temps, de quoi découvrir ou redécouvrir tout ce qui faisait la beauté de la cité du savoir : ses imposantes montagnes, sa verdure présente et… ses inventions farfelues. Les yeux admirant de l’environnement, elle ne fit absolument pas attention à ceux, la dévorant du regard. De toute façon, l’emblème du clan Metaru devait certainement les refroidir de tenter quoi que ce soit.

Quand enfin, elle arriva au complexe scientifique, la fiancée du Raikage remplit les démarches administratives nécessaires pour rendre visite à un patient. Présentation de son identité, signature d’un registre en échange duquel, la salle du patient désiré lui fut gentiment donnée. D'après les informations qu'elle reçut donc, Nora comprit qu'il avait été placé plusieurs étages au-dessus du sien. Un exercice éprouvant en perspective... mais qu’à cela ne tienne ! Nora n’était pas avare en effort ! Après tout, elle était là pour rendre service à quelqu’un, voir pour remonter le moral d'une âme potentiellement blessée. Par conséquent, elle n’avait pas à râler de quoi que ce soit. Trois minutes lui furent nécessaire pour sortir victorieuse de l’ascension des escaliers. Munie d'un courage ecclésiastique, elle affronta à présent la porte dans laquelle il devait se trouver. Pas de doute, son nom était bien marqué dessus ! Elle n’eut donc peur et s’arma d’un sourire doux avant de frapper élégamment à la porte :

« J’entre ! » annonça-t-elle jovialement pour bien débuter cette rencontre. Mais lorsqu’elle coulissa la porte lentement pour avoir accès à ladite chambre d’hôpital, son visage se crispa. Lui… Que faisait-il ici ? Son nom n'était pas marqué sur la porte de la pièce. En fait, elle ne voulait même pas dire son nom, tant sa présence ne l’avait absolument pas manqué. Certes, ils restaient dans de bons termes, après leur toute première discussion au temple. Cependant, l’ex-moniale aurait préféré attendre encore un peu avant de lui reparler. Le visage doué d’une étrange exaspération, elle ne trouva quoi lui dire hormis un « Vous… »

Et elle resta immobile à l’observer gravement, dans son lit d’hôpital. Misère, misère…
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Lun 11 Déc 2017 - 0:49
Cela faisait maintenant quelques jours que l'Ikezawa c'était réveillé à l'hôpital, les deux jambes dans la plâtre tel était la punition qu'il avait reçu pour avoir lamentablement échoué à la mission qui lui avait été confié. Depuis qu'il était allongé dans cet endroit qui respirait le calme et l'anti-bactérie que les femmes de ménage utilisaient activement pour nettoyer les sols, il avait déjà reçu la visite de ses deux élèves qui étaient venu voir prendre des nouvelles de leurs mentor. Celui lui avait vraiment fait chaud au cœur cependant il souffrait vraiment de se retrouver seul à ne pas pouvoir bouger. Son taux de chakra n'était pas si faible, en l'espace de quelques jours il avait déjà recouvrer ses forces, mais pour ce qui était du reste... Ses deux jambes ne s'était malheureusement pas remisent toute seule d'une nuit à l'autre. Un véritable calvaire que vivait le blond, celui de devoir rester inactif pendant plusieurs jours.

Bien entendu il avait essayer plusieurs fois de marcher sur ses plâtres pour prendre la poudre d’escampette mais il avait été rapidement rattrapé par les infirmières qui sans hésiter le saisissaient et le remmenaient aussitôt dans son lit. En effet il ne pouvait pas allez bien loin avec ces deux deux pattes folles. C'était la raison pour la quel aujourd'hui il était sangler au lit dans l'incapacité de faire le moindre mouvement. Il fallait le voir ce gros gaillard réduit au silence par des nurses... "Pitoyable" Pensait-il alors qu'il fixait le plafond sans dire un mot, et de toute façons à qui allait-il bien pouvoir parler ? Personnes ne prenaient la peine de venir le divertir, la plupart du temps c'était une visite de courtoisie, aurevoir et merci. Alors qu'il s'apitoyait clairement sur son sort il entendait une voix retentir à la porte annonçant qu'elle allait entrer cette vois semblait quelques peu familière à l'Ikezawa qui lorsqu'il aperçut afin la femme qui venait faire irruption un long soupire le prenait, il allait encore la rencontrer elle, cette personne qui envers et contre tout avait tenter de l'agacé avec des techniques plus tordue les unes que les autres. Quel était son nom déjà ? Il ne s'en souvenait même pas. Lorsqu'elle l'interpellait il eut une mine dépité et se contentait de la regarder avant d'ajouter l'air de rien. "Bonjour, c'est une première chose lorsqu'on rentre chez quelqu'un non ? Je sais qu'il ne s'agît pas ici de mon véritable foyer mais je suis malheureusement contraint de le loué pour une durée indéterminé..." Avait-il rétorqué dans un long soupire avant de tourner la tête vers la fenêtre en silence.

Soudainement une odeur venait lui éfleurer les narines, était-ce son parfum ? De la pomme... Depuis combien de temps n'avait-il pas mangé déjà ? Ah oui, la nourriture infecte qu'on lui servait ici, il éviter de la manger le plus possible. Parfois il était même obligé qu'on la lui enfourne directement dans la bouche tel un nourrisson, capricieux et grincheux, cet état ne lui sied pas du tout. Un gargouillement se faisait entendre alors qu'il salivait à l'idée de pouvoir manger une pomme, n'importe quel nourriture ne provenant pas de cet endroit lui aurait suffis mais actuellement cet odeur l'enivrait tandis que de plus belle son estomac chantait à nouveau. "Tu comptes m'affamé longtemps avec ton parfum ? La nourriture qu'on nous sers ici est infecte." Pestait-il sans même prendre la peine de la regarder dans les yeux comme il l'aurait fait avec n'importe qui.

C'était maintenant le tour des picotements dans les jambes. Une sensation désagréable causer par l'enfermement du plâtre sur celle-ci, usuellement il faisait appel à l'infirmier pour quelle les lui grattes mais actuellement il était dans l'incapacité de le faire étant sanglé au lit tel un prisonnier. Il décidait maintenant de se tourner vers la moniale et comme si sa phrase allait suffire à pardonné son comportement précédent il lui demandait. "Temps que tu es la ? Tu ne veux pas te rendre utile et appelé l'infirmière s'il te plait ? Ca me gratte, c'est atroce..." Tout dans la subtilité, cela avait de quoi ravivé les souvenirs qu'elle avait de lui.

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Mer 13 Déc 2017 - 21:32
Depuis leur toute première rencontre, il y a de cela six mois environ, Ikezawa Shojito n’avait assurément point changer. Toujours la même nonchalance émanant de sa bouche arrogante. Toujours ce même irrespect empestant de son être tout entier. Une véritable tête bornée qui croyait sans l’ombre d’un doute que toute sa psychologie était un exemple pour les générations futures. Cette machine à muscles avait la pensée étroite, mais il était loin d’être le seul au monde à réfléchir si hâtivement. Au moins, l’armure de pectoraux était animée par des convictions bien plus solides que le diamant et Nora ne pouvait que féliciter cet état d’esprit.
Malheureusement, elle n’était pas là pour parler de lui. En fait, elle n’était même pas là pour le gratifier de sa douce présence. Aussi avais-je dit tout à l’heure, qu’elle aurait préféré ne pas le revoir de sitôt, ce qui était toujours vrai. Bien que sereine quel que soit la situation, Nora avait du mal à cacher sa contrariété. En cette journée bénie par une malchance inouïe, n’importe quel interlocuteur aurait fait l’affaire… même Reiko, le Doberman du clan Metaru aurait été un meilleur partenaire de discussion que Shojito :

« ‘’S’il vous plaît’’ ! C’est une première chose lorsqu’on souhaite solliciter quelqu’un, non ? » reprit-elle cinglement en reprenant les mêmes procédés verbeux employée plus tôt.

Dénuée de sa tenue de moniale, Nora n’allait clairement pas se retenir face à ce vilain gugusse. Lorsqu’elle se remémorait leur dernière discussion, une sorte de rancœur venait lui titiller les esprits. Aucune once haineuse ne nourrissait cette âcre amertume, bien heureusement pour lui. L’armoire à glaces n’avait donc rien à craindre pour sa vie. Pour son amour propre, c’était autre chose et rien ne promettait qu’elle conserverait l’intégrité de sa dignité masculine. Il avait réveillé en Nora une âme espiègle qui aurait mieux fait de rester endormie…
Par le passé, beaucoup d’hommes n’avaient su comment gérer cette succube et beaucoup s’en étaient brûlés les ailes. Aujourd’hui en plus, elle était drastiquement libérée des chaînes la reliant jadis à la foi. Sa tenue ecclésiastique était dans un placard alors qu’elle s’affichait plus féminine que jamais. Et dire qu’un homme de son espèce avait le privilège de la contempler ainsi. Si ces souvenirs ne lui jouaient pas de tour, ce bonobo castré ne ressentait rien pour elle. Elle n’avait donc pas à s’inquiéter d’un quelconque débordement. Plus globalement, elle aurait juste préféré être admirée tout de suite par son futur mari…

« Malheureusement, je crains que ce panier de pommes ne vous soit pas destiné ! » révéla-t-elle faussement désolée.

En vérité, la totalité des pommes présentes dans le panier n’était pas totalement destinée au Metaru qu’elle était censée rencontrée aujourd’hui. Il y’en avait beaucoup trop, même pour le ventre gargantuesque d’un Metaru. Forte d’une grande bonté, elle aurait certainement pu le lui en donner une ou deux. Mais en ce moment même, la demoiselle semblait extrêmement joueuse, en témoigne des lèvres explicitement malicieuses. La marche gracieuse, la talon résonnant, elle s’avança vers lui comme prête à passer un petit moment avec lui. Juste pour être casse-pieds et rien de plus… quoi qu’en y réfléchissant, il serait intéressant de savoir comment il avait fini dans cet état.
Plus indulgent qu’il n’y parait, elle trouva un tabouret et le plaça à côté du lit du malade. Ensuite, elle y posa ses fesses et croisa sensuellement ses jambes en le gratifiant de regards fins, digne d’une maître sournoise. Mademoiselle Leoko semblait se plaire dans ce rôle d’insupportable peste. En se basant sur leur dernière rencontre, Ikezawa Shojito en aurait vite marre… à moins bien sûr qu’il n’ait changé avec le temps. Ce qui en soit restait possible. Au pire, elle le saura au cours de cette discussion :

« Mais... peut-être qu’un ‘’s’il vous plaît’’ me rendra plus disposée à répondre à vos requêtes ! » termina-t-elle fourbe, les yeux fallacieusement fixés sur son interlocuteur.

De sacrés retrouvailles…
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Ven 15 Déc 2017 - 6:22
Allait-il vraiment devoir supporter cela ? Il n'en pouvait plus, impossible pour lui de bouger, une démangeaison de plus extrême et une femme qui venait le nargué sans aucune forme de pitié avec de la nourriture correct qui en comparaison avec celle infecte qu'on lui servait ici était une véritable aubaine... Grognant légèrement il fronçait les sourcils et ravalait sa fierté la regardant dans les yeux. "Tu veux bien appeler l'infirmière pour moi... s'il te plait..." Lui avait-il demander une seconde fois non sans regretter instantanément. " Ou tu préfère que je raconte à Shuuhei comment tu as mal traité son fidèle ami ?" Ajoutait-il avec un léger sourire en coin. S'il n'était pas sur de savoir ce que son raikage ferait en apprenant cela, il se savait tout de même estimé par celui-ci et cela pouvait poser problème à l'ex moniale si le blond était mal traité par celle-ci.

Le ventre gargouillant il reniflait un instant en regardant le panier qui aurait pu lui tendre les bras si seulement la femme qui l'avait apporté n'en était pas une qui le détestait profondément. Tout de même il avait fini par se résigné à lui quémander de l'aide malgré tout. "Très bien... Ces pommes ne me sont pas destiné... Mais voudrais-tu bien rendre service à un soldat blesser... Mes liens m’énerves aux plus haut point. Pourrais-tu m'en défaire ?... S'il te plait." Lui demandait-il maintenant. Si elle s'exécutait il n'hésiterai pas un seule instant à essayer de prendre la fuite. Il ne voulait plus rester une seconde de plus dans cette endroit et il avait préparer un plan qu'il pensait infaillible pour s'en sortir. Il était persuadé que cela fonctionnerai. Maintenant il soupirait attendant que son interlocutrice s'exécute ou non. Que ferait-il un fois échapper de cet endroit ? Un bon restaurant, oh oui il allait enfin pouvoir manger quelques chose de bon... "Allez, défait ces liens et toi et moi nous ne nous reverrons plus jamais... Ce ce que nous souhaitons tout les deux... Allez..." Pensait-il en la regardant droit dans les yeux.

Chaque "s'il te plait" lui avait arraché la bouche mais si son plan fonctionnait il savait que la moniale ne tenterai rien pour l'empêcher de fuir cette endroit, elle le détestait et n'avait aucune raison de le laisser guérir comme n'importe quel patient, il s'agirait de son erreur à lui seul et il en payerai les frais. Nora elle ? Il était persuadé que rien ne lui ferai plus plaisir de savoir que sa guérison serai ralentie par ses bêtises. Tout le monde en sortait gagnant selon lui.

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Dim 17 Déc 2017 - 18:45
Un rire niais s’échappa de la bouche de Nora. Un rire simple, mais extrêmement moqueur. La réaction de son interlocuteur l’avait extrêmement amusé. Et dire qu’il l’avait vraiment fait. Devant des yeux qui sursautèrent brièvement d’étonnement, Ikezawa Shojito avait supplié Nora d’accéder à ses nécessiteuses requêtes. La prochaine fois, peut-être lui demanderait-elle de le faire à genoux comme un toutou bien éduqué. Ce serait quand même cruel pour un homme qui était carrément ligoté à son lit. Le saligaud était probablement très fougueux, d’où la présence d’un tel matériel autour de lui. A moins qu’il ne soit tout simplement aliéné… et l’ex-vagabonde n’écarta absolument pas cette possibilité.
Ses menaces ? Elle en rigolait encore ! Pour être tout à fait honnête, elle ne crut un seul instant à une amitié probable entre Shuu et Shojito. Leurs profils lui paraissaient beaucoup trop disparates pour qu’il puisse y avoir ce que le cinglé avait appelé ‘’fidèle amitié’’. Connu autrefois pour ses nombreux abonnements aux boxons, les véritables amis de l’actuel Raikage devaient être de la même trempe que lui : des pervers adorateurs des fesses charnues et du sexe brutal (des Kizuato Daisuke quoi ?). Donc comment dire ? Il n’y avait aucune chance d’après Nora, que cette cervelle de muscles complètement addict à l’entraînement puisse être un proche de son fiancé. Affichant un air désolée de ne pas le croire, Nora fit mine de s’excuser :

« Je crains malheureusement que Shuu ne m’ait jamais parlé de vous… » l’air plus vil, plus mesquin, elle reprit ensuite « Et puis sans vouloir vous offenser… vous n’avez pas vraiment l’air d’être l’un de ses plus fidèles amis ! »

Conclusion ? Elle n’allait pas cesser d’être joueuse ! Loin de là. Par une simple analyse de l’environnement, elle se savait en position dominante. A présent, si Shojito désirait réellement quelque chose, il allait devoir se comporter comme l’ex-vagabonde le souhaiterait. Et ce ‘’s’il te plaît’’ était la preuve de son obéissance forcée. Même aveugle, elle avait compris que ces trois mots de bienséances lui avaient arraché la gorge. La simple pensée d’une honnête politesse était sûrement une torture tant le personnage qu’il incarnait possédait une fierté démesurée. Aujourd’hui, elle avait les moyens de briser son incessante arrogance. Le pire étant qu’elle s’en délectait mesquinement. Une succube dont l’audace et la fourberie ne pouvait être mesurée ! Voilà à qui aurait affaire le pauvre baraqué.
Très honnêtement, la demoiselle des sables comptait le grignoter à petit feu. Être la plus insupportable possible. Son visage constamment démoniaque était un avant-goût de ce qui l’attendait. En fait, il avait beau s’être exécuté comme le lui avait demandé son bourreau, il n’aurait pas ce qu’il souhaite si facilement. Ce serait beaucoup trop simple ! Ce serait beaucoup trop généreux et Nora n’avait spécialement envie de tout lui donner gratuitement. En soi, le libérer paraissait sympathique. Ils pourraient s’affronter sur un pied d’égalité et Ike ne rêvait sûrement que de ça. Mais en y réfléchissant plus ! S’il avait été attaché à son lit, c’est probablement parce que le Monsieur le patient était un insupportable garnement. Sans même connaître les véritables détails de l’affaire, Nora avait plus ou moins compris qu’il avait certainement fait vivre un véritable calvaire aux infirmières. De ce fait, sans aucune pitié, elle reprit ce faux air désolé avant de s’exprimer :

« Je ne suis pas une infirmière, ni un médecin ! De ce fait, je n’ai pas les compétences requises pour juger de votre légitime libération ! Donc, tant que je n’ai pas leur accord, je ne pourrais me permettre d’enlever les cordages qui vous retiennent ! » Très clairement, elle ne voulait lui faire accorder le moindre plaisir…

Un nouvel enfantillage débuta. Avant de poser le panier à ses pieds, elle en extirpa une pomme, un mouchoir et un couteau avec lequel elle commença à éplucher ledit fruit. Pendant quelques secondes, seul le bruit du couteau retirant la peau de la pomme amusait une salle silencieuse. Prenant bien son temps pour déplumer le fruit, le mouchoir récupérait chaque copeau tombant de la pomme. En deux temps, trois mouvements, la pomme était toute dénudée. Puis, au moment où elle sortit une assiette et des cure-dents, la pomme était déjà découpée en quartiers, prêt à être déguster. L’assiette maintenant décorée de morceaux de pommes piquées par des cure-dent, elle la déposa sur la table à chevet présente à côté du lit et pour finir :

« Servez-vous ! » lui adressa-t-elle vilement sachant pertinemment qu'il était attaché à son lit.

Un vrai foutage de gueule…
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Lun 18 Déc 2017 - 2:44
D'apparence tout semblait aller en défaveur du blond. Il était à la merci de son adversaire le plus redoutable, la femme et sa perfidie. Quand celle-ci lui annonçait qu'elle n'avait jamais entendu parlé de lui il eut un large sourire. Finalement son élève n'avait peut-être pas été aussi bavarde qu'il le pensait. Un bon point pour elle cependant elle n'avait peut-être pas vraiment eut le temps de le crier sur tout les toits, mais cela lui conférait un certain avantage pour la suite car avec cette information dans les mains de son élève il pouvait oublié l'anonymat. "Ce Shuuhei alors... Il garde bien mieux les secrets que ce que je le pensais... Mais de la à ne pas le dire à sa future femme ! Ouaw, je m'en vois impressionné. Il n'est pas raikage pour rien. M'enfin puisque maintenant vous mourrez d'en savoir plus sur notre relation. Shuuhei est en quelques sorte... Mon cousin. Et tu sais comme il est soucieux avec les membres de sa famille non ? " Lâchait-il comme une bombe en plein milieu de la conversation. Sous le choc ? Peut-être, et elle pouvait l'être. L'homme qu'elle détestait sincèrement était peut-être à sa merci, mais allait bientôt faire partie de sa famille. Un léger rire qui réveillait soudainement sa douleur mais complètement jouissif.

La suite avait de quoi le mettre en rage, elle s'attaquait a un sujet qu'il ne fallait pas. Autant il était d'une fierté sans nom, autant lui rappeler sa condition était la pire des choses à faire. Si ne possédait plus de force il y à quelques jours, ce n'était plus le cas, seule ses jambes lui faisait défaut et il n'avait jamais envisagé cette possibilité car au fond il aimait bien ce jeu qu'il jouait avec les infirmières, ca le distrayait. Quoi qu'il en soit alors qu'elle le regardait de son sourire machiavélique, l'Ikezawa eut un long soupire tandis qu'il concentrait du chakra dans ses deux bras. La peau le recouvrant se mettait à donner l'effet de bouillir et prendre une couleur jaunâtre tandis que ses bras rapidement se retrouver transformé en deux lames tranchante qui découpait comme dans du beurre fondu ses liens. Aussitôt libéré, ses bras reprenait une forme normale dans le processus inverse tandis qu'il attrapait vivement l'assiette à ses pieds et enlevait un à un les cure-dents qu'il jetait au visage de Nora avant de faire glissé tout les quartiers de pomme dans sa bouche. Mastiquant le tout et pas peu fier de lui pour le coup il la regardait un sourire en coin avant de lui faire un clin d'oeil en avalant. "C'était par pur politesse pour le personnelle que je demandait à être détaché. Les pauvres vont devoir racheter des liens et un matelas... C'est un peu de ta faute au finale. Je ne suis qu'un patient après tout. Tu fais irruption dans ma chambre et tu fais mine de m'attaquer pour une blague, je me suis juste défendu." Avait-il dit en regardant l'endroit ou se trouvait son bras droit, une brûlure avait creuse celui-ci. En effet même si cela avait été rapide, la technique qu'il venait d'utilisé était infusé de chakra raiton d'ou cette facilité déconcertante pour couper les liens. Avec l’inconvénient que maintenant le matelas soit brûler par le raiton, mais il ne fallait pas le provoquer. Pire chose que la moniale avait pu faire aujourd'hui car les événements allait très rapidement s'enchaîner après cela. Allait-elle pouvoir suivre le mouvement ? Ou peut-être pas agacement le laisserait-elle s'échapper en s'en lavant les mains ?

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Jeu 21 Déc 2017 - 2:04
Un véritable gamin. Nora venait d’assister une réaction des plus enfantine. Dans le jeu glamour qu’elle avait initié, elle aurait préféré qu’il réagisse plus gentiment. Pas nécessairement à la manière des chiens dociles. Un chien aboyant donnait plus de challenge qu’un cabot déjà bien dressé. En ce moment même, l’ex-moniale avait justement affaire à un toutou très indiscipliné. Insolent. Incontrôlable. On pourrait dire que l’animal désobéissant venait de lui mordre la main. Se rendait-il compte au moins de tous les dégâts qu’il venait de causer ? Visiblement non, puisqu’il abordait toujours cette même nonchalance détestable. Et il tentait de se justifier… Vainement, d’une manière si pathétique qu’il était préférable de ne pas écouter pareilles absurdités. Se rendait-il au moins compte qu’il venait de carboniser toute la surface de son lit ?
Les soupirs d’exaspération s’enchainèrent cinglement. L’ex-moniale était assassinée par l’irrespect de cet homme. Ici on ne parlait plus d’audace, mais clairement d’une suicidaire témérité. Leur petit enfantillage avait pris des proportions désastreuses. Le côté excitant du chantage avait complètement disparu. Sûrement ce qu’il avait désiré depuis le début, mais était-il forcé d’en arriver à cette solution radicale ? La réponse était évidente… Nora n’était pas vraiment une femme méchante. Tôt ou tard, elle lui aurait donné à manger. Lors de leur première discussion, il n’avait même pas été capable de relever chez elle ce trait de caractère…

« Mine de vous attaquer ? Mais je ne suis qu’une prude demoiselle en robe venue apporter des pommes ! Comment diable pourrais-je vous attaquer ? Je n’ai ni votre puissance, ni votre fougue ! »
s’exaspéra-t-elle calmement et totalement affligée par le comportement indécent de son homologue.

Elle n’estima pas nécessaire de quitter son siège pour le moment. En effet, le laisser debout en train de contempler sa destruction lui parut plus sage. L’ex-moniale ne souhaitait absolument pas suivre le molosse dans ses folies. Surtout que le clébard en question était déjà blessé. Sûrement convalescent, ces blessures ne l’aideraient pas à se déambuler bien loin sans qu’il ne réveille des blessures du passé. D’après l’ex-vagabonde, elle n’avait vraisemblablement rien à craindre. A moins bien sûr qu’il ne daigne frapper celle qui était la fiancée de son soi-disant cousin. Histoire improbable d’ailleurs. D’où Shuu et Shojito partageaient le même sang ? D’autres problèmes accentuant chez elle une puissante migraine.
Comment devait-elle réagir ? Est-ce qu’au moins cela en valait la peine ? Si ces liens de famille étaient finalement avérés, elle pourrait avoir quelques problèmes à gérer. Notamment avec Shuuhei, car comme il l’avait si bien souligné, son fiancé portait une attention particulière au bien être de sa chère famille. Elle risquait bel et bien d’être punie selon la gravité de ses pseudo-erreurs. Le connaissant assez bien, la demoiselle se risquait à quelques fessées brutales et autres attouchements pervers dont il avait le secret. Des punitions dont elle s’était très rapidement habituée…

« Entre nous, je doute que le personnel ne soupçonne une frêle et jeune femme d’une incinération de lit ! Surtout que j’en suis moi-même incapable et Shuu le sait mieux que personne ! Je ne vois donc pas en quoi je suis fautive ! Selon moi, la politesse serait de vous excuser envers le personnel pour votre comportement scandaleux et pour ces dégâts matériels » lui justifia-t-elle, rusée.

Elle décroisa soudain ses jambes pour les croiser dans l’autre sens. Dans une sensualité qu’elle seule connaissait vraiment. Son sourire redevenait démoniaque. Aussi tranchant qu’une lame aiguisée. Une supposition vint se loger dans sa tête. Une supposition croustillante. En soi, sa véracité était tout à fait possible et surtout, elle était absolument drôlissime. Il fallait vérifier et seul le gugusse en face d’elle pouvait l’éclairer. Certainement ne serait-il pas sincère, donc autant continuer à le brusquer encore un peu. Surtout qu’il risquait de filer en douce sinon… pas que cela la gênait de le voir détaler comme un lapin, mais elle préférait éviter un sale boulot au personnel de l’hôpital :

« Ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais excusés ? Qu’il s’agit d’un trop grand effort pour l’armoire à glaces que vous êtes ? Que vous estimez avoir toujours raison, quel que soit le moment ? » ses lèvres s’intensifièrent de fourberie. La réponse à cette question l’intéressait particulièrement.
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Jeu 21 Déc 2017 - 9:34
Beaucoup de bavardage pour des propos que le blond n'allait en aucun cas mettre à exécution, toute l'ironie d'avoir une expression stoïque est que lorsque vous faites du sarcasme cela n'est pas évident à déceler. Il avait regardé sous lui en soupirant contemplant l'ampleur des dégâts qui au finale n'était rien en comparaison à une immeuble vous fonçant dessus ou a une créature géante qui détruit tout sur son passage, bien évidemment la moniale ne pouvait savoir quel point de vue l'Ikezawa avait vis à vis de cela. "Ni ma puissance, ni ma fougue ?... Tu me crois dupe au point de croire que mon cousin choisirai une frêle petite pour l'accompagner dans la vie ? Pendant que tu étais en train d'empêcher le marionnetiste de délivrer son amie, j'étais sur un autre front en train d'empêcher une traîtresse de venir lui prêter main forte. Mais peut-être que si tu t'interessait vraiment au gens qui t'entour plutôt que de le faire pour t'attirer les bonnes grâces, tu saurai déjà cela, et tu n'aurai pas été étonné de me voir dans cette état." Lui avait-il rétorquer froidement maintenant agacé par celle-ci. Il en fallait beaucoup pour l'énerver mais en ce moment il était légèrement à fleur de peau alors autant dire qu'il ne fallait pas trop en faire.

Quoi qu'il en soit la suite de cette discussion était un peu plus énervante à chaque seconde il ne comptait pas rester pour la terminée. Faire une balade, en voici une idée qu'elle était bonne. "Bon, c'est pas que cette discussion m'ennui, mais c'est exactement le genre de discussion que je n'ai pas envie de tenir." Avait-il rétorqué avant d'éffectuer des mudras et qu'une mue entière se défasse de lui pour ensuite créer un clone parfait à son image à l'exception des jambes brisée. Le clone saisissait Shojito quand soudainement la moniale s'adressait de nouveau à l'Ikezawa. " Je m'excuse souvent, détrompe toi. J'ai juste parfaitement vu clair dans ton jeu contrairement à d'autre. Je ne serai même pas surpris que c'est pour cela que Shuuhei t'aime. Tu es une garce qui joue de ses atouts dés qu'elle le peu, tu n'a d'amour que pour les gens qui t'entour, le reste de tes bonne action ne servent qu'à t'attirer les grâce d'autres. En sommes tu es détestable en temps normale et tu le sais, donc tu le cache." Du point de vue de l'Ikezawa si Shuuhei avait succombé à ses charmes c'était uniquement car il la voyait comme elle était vraiment et qu'il l'avait accepté sans condition. Une nature que lui même arrivait à comprendre, mais qu'il ne pourrait reproduire, car il s'en foutait pas mal de l'avis des autres.

Soutenu et soulever par son clone celui-ci prenait la porte sans se retourner en adressant à la moniale quelques mots de plus. "Passe le bonjour à Shuuhei, je serai ravi de le revoir dans les prochains jours." Avait-il dit alors qu'un cris se faisait entendre dans le couloir. Ce cris était celui d'une infirmière qui passait par la et hurlait à la mort après le blond. "Monsieur Ikezawa !!! Pas encore !!! Revenez ici ! Vous n'êtes pas guérit ! Protocole Ikezawa !" Protocole, Ikezawa... Une mesure que son élève avait suggérer a son nouveau patron, au cas ou Shojito essayerait une nouvelle fois de s'échapper de l’hôpital. Sayo Nara, garce... Il avait fallut qu'elle mette une nouvelle fois son nez dans les affaires de son sensei. "Mais lâchez moi !!! Je veux juste prendre l'air !!!" Avait-il crier alors que son clone le portant se mettait à courir vers la sortie...

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Mer 3 Jan 2018 - 0:34
Les rires étaient permis. Et de toute façon, même sans une quelconque autorisation, l’ex-moniale ne se serait pas retenu. Son estomac se tordait d’une manière si forte qu’elle ne parvint à jouer la prude demoiselle bien longtemps. Le protocole Ikezawa. L’énergumène avec qui elle avait parlé était donc si dangereux que ça ? Aucune surprise ne la déconnecta de cette scène mémorable. Sa longue rigolade ne cessait de lui rappeler au contraire, ce qui venait juste de se passer sous ses yeux. Et dire qu’à la base, la demoiselle des sables était juste venue offrir des pommes à un pauvre nécessiteux. Que le destin pouvait adopter des cordes bien vicieuses.
L’armoire à glaces avait plié bagages juste devant ses yeux. La mine fière, il avait sûrement cru avoir frappé l’amour propre d’une moniale. La bonne blague ! Nora se savait déjà odieuse garce. Dans son passé d’emprunteuse effrénée, elle avait accumulé les pires défauts qui soient pour une lady : une audace insensée, une subtile perversion, des charmes appétissants, etc… Des attraits qu’elle avait bien du mal à effacer aujourd’hui ! Sa gentillesse moniale d’antan avait du mal à reprendre sa domination. Au sein d’elle vivait cette dualité où luxure et spiritualité semblait avoir trouvé un équilibre. Devait-elle réellement rompre cet équilibre pour prospérer dans une bienveillance ecclésiastique ? Allez savoir… Shuu ne détestait pas ses montées d’humeur affriolantes autant que ses nombreux aspects gentillets.

La question ne se posait même pas. Elle n’avait nullement l’aiguisement nécessaire pour troubler la robuste sérénité de la Sainte Perverse. Les rires s’enchaînèrent irrespectueusement dans la chambre d’hôpital. Dans sa caboche cinglée, elle s’imaginait l’homme déboité tentant désespérément d’échapper à la section médicale. Dans son état, il devrait pourtant savoir qu’il n’avait aucune chance de leur filer entre les doigts. Rappelons surtout qu’un protocole d’urgent portait carrément son nom et vu la puissance vocale employée pour l’appliquer, les moyens mis en marche pour l’intercepter ne seraient pas mineurs. Il n’y avait pas photo ! Les bruits émanant du couloir médical trahissaient l’opération commando se déroulant…
Une seule question restait réellement en suspens. Combien de minutes Shojito pourraient-ils les faire courir ? Tout cabossé qu’il était, peut-être une dizaine de minutes. Voire une quinzaine. Le niveau de compétences de ses poursuivants entrait en compte. On parlait là d’un corps voué premièrement aux soins… enfin, d’habitude. Kumo avait prouvé de maintes fois sa bizarrerie. Nora ne s’étonnerait même pas d’apprendre que les Dobermann chassant le Shojito étaient des Jonins surarmés. Prise d’une poilante pitié, une prière lui fut adressée. Il serait en effet triste de le retrouver un état encore plus déplorable que précédemment.

« Madame la première Dame, je me permets de m’excuser pour l’effronterie de notre patient ! » regretta une aide-soignante rentrant dans la chambre.
« Ce n’est pas votre faute ! J’aurais peut-être dû être un moins incisive avec lui… » rétorqua poliment l’ex-vagabonde.

Nora avait sa part de responsabilités dans cette tentative de fuite. Dans le cas où la situation empirait, l’ex-moniale fit comprendre qu’elle assurait ses fautes. Certes, elle n’aurait pas dû le titiller de la sorte, mais qu’est-ce que ces rires lui avaient fait du bien. Il n’y a qu’en poussant un homme jusqu’à ses limites mentales que l’on pouvait assister à des spectacles si hilarants. Le bougre avait fait tellement de dégâts qu’ils furent contraints de retirer le lit de la pièce. Personne ne pourrait dormir sur cet espèce de grille de barbecue…
Dès lors, le nouveau lit ne tarda pas à être installé. Ce fut disons, l’affaire d’une dizaine de minutes ! Et surprise… un Shojito endormi y était solidement attaché. L’hôpital n’avait pas plaisanté lorsqu’elle avait déclenché le fameux « protocole Ikezawa ». Un simple regard sur son corps inconscient suffisait à comprendre que son procédé de capture avait été méticuleux. D’ailleurs, il était fort probable que le patient ait été assoupi de force pour le « neutraliser ». La fatigue n’était certainement pas la raison de son gros dodo. Pour Nora, c’était tout simplement une évidence et cette découverte n’avait fait qu’accroître un effrayant constat vis-à-vis de ce village :

« Un vrai village de tarés ! »
soupira-t-elle un brin amusé par cette réalité.

La suite pour elle était toute tracée. Attendre que la belle aux bois dormants daigne rouvrir les paupières. Assister à sa piteuse réaction suite à son échec cuisant valait tout l’or du monde. Seul problème, elle ignorait combien de temps resterait-il dans cette inertie corporelle. Une question de minutes ou d’heures peut-être ! Pas un méchant problème pour l’ex-vagabonde qui savait comment faire passer le temps. Eplucher et tailler des pommes par exemple. Prier pour le malheureux gugusse allongé devant elle. Ou encore, entreprendre de symboliques méditations, bien que sa tenue ne soit pas très appropriée. Il ne resta plus qu’à choisir l’activité idéale et sans qu’elle ne s’en rende compte, plusieurs dizaines de minutes s’écoulèrent déjà.
Un laps de temps qui fut long et dans lequel la ravissante blondinette trouva la force d’illuminer la pièce de ses mirettes. « De retour à la case départ ! » lui annonça-t-elle très joviale. Une odeur croustillante commençait déjà à taquiner ses narines. Un scoop. Si bien sûr, elle avait prévu de le taquiner un petit peu, le but était de savoir pourquoi s’efforçait-il d’aller à l’encontre de sa mise en repos. Beaucoup d’attentes étaient placés sur les prochaines interrogations qui suivraient. Celui qui s’était autoproclamé « cousin de Metaru Shuuhei » aurait de quoi remonter dans la troublante estime de Nora. « J’avoue avoir été surprise d’entendre qu’un protocole d’urgence portait votre nom ! Ce n’est pas bien de faire tourner le personnel médical en bourrique ! » elle se retenait vivement de rire. Refouler ses derniers évènements comiques était une épreuve intense. Heureusement, la main posée contre ses lèvres, ne laissa échapper que quelques gloussements suspicieux. « Mais j'imagine que vous devez certainement avoir une bonne raison pour tenter sans cesse des ‘’évasions’’… je serais curieuse de l’entendre ! » Amour, désir insatiable d’entrainement, de savoir. Les raisons ne manquaient, mais lui seul connaissait la réponse. Au cas où, elle laissa proférer une amusante suggestion

« Si vous êtes bel et bien le cousin de Shuu, ce dernier s’inquièterait de vous voir ainsi agité ! » une fugace perfidie apparut sur ses lèvres. Jouer sur l’argument de la famille pour le forcer à des aveux (si aveux il y avait). Vraiment sans pitié !
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Sam 6 Jan 2018 - 6:35
Foutue Nara elle avait l'art de lui gâcher la vie et ce fameux protocole Ikezawa quel honte pour un guerrier aussi fier que Shojito... Il était honteux d'ainsi se faire remettre à sa place par de simple médecin. Après une course des plus courte à travers l'hôpital il s'était vu recevoir un anesthésiant des plus puissant afin de l'empêcher à nouveau de s'échapper. Dans un sommeille forcé il se remémorrait encore et toujours les raisons de sa présence en ce lieu, une trahison et une inefficacité des plus flagrante à combattre un shinobi de classe supérieur à la sienne. Pathétique, pitoyable et comme si cela ne suffisait pas en ouvrant les yeux il apercevait sa bête noir lui souriant fière d'avoir réussi ainsi à se jouer du blond. "Case départ..." Répétait-il en roulant des yeux comme pour lui dire que ce qu'elle était en train de faire était bien plus puérile que d'essayer de s'échapper d'un endroit dans le quel on a pas envie d'être. Maintenant elle lui remémorait qu'un protocole d'urgence portait son nom et s'amusait même à lui signaler que cela n'avait rien de brillant. "Même si je te donnais la raison ton cerveau serait incapable de concevoir une réalité si flagrante. Tu ne t'interesse qu'à ta petite personne." Pestait-il en détournant le regard avant d'ajouter. "Mais si tu veux tout savoir, j'ai deux élèves qui actuellement on besoin de moi plus que jamais et je suis obligé de me coltiné ta seule gueule de garce imbu d'elle même." Lui lançait-il par pur contrariété. Il ne la détestait pas autant qu'il n'y paressait mais il ne pouvait pas supporter de voir ce qu'elle n'arrivait pas à voir d'elle même. Son sourire qui n'était jamais sincère provoquait chez l'Ikezawa une frustration des plus grande, lui qui avait prit l'habitude de ne montrer aucune émotion remarquait la puissance de celle-ci lorsqu'on les utilisait de façons à se mentir à sois-même pour que d'autre vous croit. C'était d'une tristesse sans nom, et c'était aussi le cas de Nué qui depuis quelques jours était dans le même cas que Nora et il était hors de question de le laisser ainsi sombrer.

Quoi qu'il en soit il ne faisait même plus attention à la présence dans sa chambre et se contentait d'ajouter le regard vide tentant de percer les murs comme pour trouver une échappatoire. "Shuuhei ne s'inquiète pas de ma situation. Il sait ce que je vaux et pour l'heure je ne vaux pas grand chose." Finissait-il avant de ne plus dire un seul mot si ce n'est. "Mais ca encore une fois... Je te juge incapable de comprendre mon sentiment d'infériorité actuelle. Tu n'es donc pas en mesure de m'apporter ton aide, et je ne pense pas que tu en sois capable un jour." Concluait-il en la regardant une dernière fois dans les yeux l'air stoïque finalement retrouvé.

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Ven 12 Jan 2018 - 14:17
« Il a effectivement raison ! Vous ne valez pas grand-chose pour le moment ! » lui administra-t-elle cinglement.

Pour le coup, Nora n’était pas du genre à balancer de remarques aussi pesantes. Charme et fourberies étaient de base les mots d’ordre qu’elle employait pour dominer les ratés : ceux qui dépensaient bêtement leur argent ou ceux se croyant plus fort que n’importe qui, par exemple. La plupart du temps, elle ne s’acharnait pas sur des gros faiblards ayant abandonné tout espoir vivace. Au cours de discussions sérieuses ou non, leur lucidité faisait simplement peine à voir. Elle ne gagnait rien à briser leur conscience. Les titiller n'était pas amusant bien longtemps non plus, surtout que le plaisir procuré était insipide au palais. A moins donc qu’ils ne décident de se relever courageusement, l’avenir se chargerait de leur sort à sa place.
Dans ce qui était jusque-là un jeu de mesquinerie, l’ex-moniale fut victime d’une violente pitié. Ce fut bien la première fois qu’Ikezawa Shojito réveillait autre chose en elle, que le désir espiègle de l’embêter. Elle-même ne comprenait pourquoi un tel sentiment rugissait subitement en elle. A ce stade, son ascendant sur lui était évident. Sa destruction mentale se jouerait sûrement lors des prochaines joutes verbales. Mais était-ce vraiment le moment d’afficher mielleuse, alors qu’il semblait littéralement entrer en dépression ? A cause de son indécision, le malaise s’immisçait de force ici. Pour régler le problème, elle ne voyait d’autres moyens que de le secouer. Pas le caresser dans le sens du poil, mais clairement à contre-sens pour l'enrager volontairement :

« Et si je suis capable de le dire, je suis certaine que tes élèves peuvent également le dire ! Tu ne vaux absolument rien ! » enchaîna-t-elle sévèrement.

Elle l’avait tutoyé. Alors qu’elle s’était mise d’accord pour ne tutoyer uniquement les adultes qu’elle connaissait et appréciait particulièrement (les jeunes et les personnes âgés n'entrant pas dans cette catégorie), Nora venait de faire une lourde exception sur ses principes. Très honnêtement, elle ne l’appréciait pas particulièrement. Lui non plus d'ailleurs. Aux vues de leur derniers différents venimeux, on pourrait presque croire qu’ils étaient comme chat et chien : Dès qu’ils se croiseraient à nouveau, ils plongeraient rapidement dans la castagne avant même de discuter. Pour autant, ils n’en étaient pas encore venus aux mains. Etait-ce par sympathie ou par pur flemmardise ? Aucun d'eux n'avaient probablement la réponse. En le réprimant davantage, peut-être résoudrait-elle ce problème ambigu.

« Ils n’ont nullement besoin d’un faiblard incapable de regarder son interlocuteur dans les yeux ! Et si tu penses que tenter de t’échapper inlassablement d’un hôpital te rendra plus crédible auprès de tes élèves… tu te trompes lourdement ! » l’aggrava-t-elle d’un constat frappant.

Ses yeux le fixaient sérieusement, alors que lui ne daignait même pas jeter un œil sur l’ex-moniale. La gravité de ses mots était encore mesurée, mais elle comprenait parfaitement avoir délaissé ses agaçantes manœuvres. Il faut dire qu’elle ne l’aurait jamais cru aussi débile. Aussi désespéré. Et si elle ne paraissait pas trop colérique, Shojito lui avait tout de même forcé à hausser le ton. L’échange de vue étant important pour elle, la demoiselle des sables considérait cette absence comme un outrage à autrui. Surtout venant de cet homme, en fait. Un extrême brailleur à la fierté reluisante. Que diable avait-il traversé pour la fuir ? Elle l’avait peut-être surestimé tout ce temps. Alors qu’elle le pensait lucide et revanchard, elle était témoin d’une tout autre vérité.
Qu’il était louable de vouloir retrouver à tout prix ses élèves. En revanche, qu’il était suicidaire de vouloir le faire dans un état misérable. Au-delà sa valeur militaire probablement non négligeable, Shojito avait une valeur humaine. Des gens dans Kumo devaient se soucier de santé et espéraient le revoir rapidement sur pied. Bien évidemment, Nora se fichait éperdument de lui. Alors pourquoi était-elle en train de le recadrer ? Elle n’avait pas la réponse. Juste la soudaine envie de le réprimander pour sa stupidité planétaire.

« En revanche, si tes élèves t’ont hâtivement demandé de sortir blessé de ton lit, car ils avaient besoin de toi… » la suite pourrait le blesser. Elle se retint donc quelques secondes avant de l’assassiner puissamment dans ce qui devait être le reste de son amour propre. « Mon avis est qu’ils sont aussi stupides que leur maître et qu’ils ne comprennent pas que la vie humaine a une valeur inestimable ! » il y avait de la sincérité. Un peu trop même. Elle rectifia donc vite le tir en revenant sur ses bases de conforts. Fourbe et gratuit, elle lâcha donc un « Maître débile, élèves débiles ! »

La dernière parole n’était vraiment pas nécessaire. A voir maintenant si Monsieur le Sensei se cacherait encore dans le néant de ses yeux ou prendrait-il enfin son courage à deux bras pour affronter et la vérité et l'effronterie de Nora.
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Sam 13 Jan 2018 - 14:57
En l'évitant du regard Shojito avait souhaité lui faire comprendre que sa présence n'était plus requise dans cette chambre étant donné qu'elle devenait de plus en plus toxique pour la santé mentale du patient, et en l’occurrence le patient ici n'était autre que Shojito. Un long soupire avait suivit ses incessantes insulte tandis qu'il venait lui donner ce qu'elle voulait un regard droit dans les yeux. "C'est amusant... J'use de la même technique pour motivé mes élèves, tu sais pourquoi ? Car cela fonctionne avec des enfants. Ai-je sincèrement l'air d'un enfant ? Tu crois sincèrement que me rabaisser est une chose qui me donne envie d'avancé ? Ah non, je penses plutôt que tu me crois morale au plus bas démoli par les évènements qui ce sont produit depuis peu. Tu te trompe, je vais bien. Je ne fait que constater les faits. Je ne vaux rien actuellement car je suis plâtré des deux jambes." Rétorquait-il en roulant des yeux comme si il avait en face de lui une gamine prénommé Sayo qui tentait encore et toujours de lui apprendre la vie et qui au finale se retrouvait désemparé par l’expérience évidente dont pouvait faire preuve son sensei.

"Je n'essaye pas de me rendre plus crédible auprès de mes élèves. Je gère simplement mon ennui comme bon me semble. Mais tu sembles te donner du mal pour faire semblant de t’intéresser à moi. Qu'as-tu à y gagné ?" Lui demandait-il curieux pour une fois d'apprendre une chose sur le sujet de Nora. D'ordinaire il était persuadé d'avoir cerné la moniale mais aujourd'hui les choses était différente, cette fois leurs lien qui nocif depuis le départ l'un pour l'autre était en train de devenir un lien bien plus fort qu'il ne l'était au départ. Si tout deux partait dans cette direction ils allaient inévitablement finir par se pousser l'un l'autre vers le haut dans une rivalité idéologique des plus surprenante. Maitenant il fronçait les sourcils lorsque Nora l'insultait lui et ses élèves et ce à deux reprise. "Toi... Je t'interdis. Ma fierté à déjà trop souffert de tes propos aujourd'hui mais je prends mon mal en patience je t'interdis cependant de dire du mal de mes élèves ! Ose ne serait que tenter de reparler d'eux une nouvelle fois et je t'assure que Shuuhei devra me tuer pour m'interdire de te faire plus de mal que tu n'en a jamais subis." Les yeux révulsé, le teint rougit, la mâchoire serrée. Contrairement à leurs première rencontre ou il avait eut l'audace de lui faire une plaisanterie ressemblant vaguement au propos qu'il venait de tenir, il ne plaisantait pas du tout et l'ultime preuve en était qu'il était déjà en train de malaxer du chakra au cas ou elle oserai à nouveau répéter sa précédente action. "Tu vois gamine, je suis encore belle et bien compétent, je sais encore et toujours mettre ma fierté de côté mais je ne laisserai personne parler en mal de mes élèves face à moi sans le payer." Ajoutait-il avant d'attendre patiemment le moindre écart provenant de la moniale. Bien qu'il soit dans un état pitoyable il était encore et toujours en mesure de créer des techniques comme il avait pu le démontrer plus tôt dans la journée.

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Ven 19 Jan 2018 - 1:58
Epuisement. Total épuisement. Parler à ce type ne mènerait à rien. Il était bien trop con pour interpréter la subtilité de ses paroles. En effet, derrière sa vive voix infernale se cachait de sincères encouragements. Nora était juste trop butée pour les lui dire concrètement. Et puis très honnêtement, Shojito ne l’encourageait pas à être conciliante. Enterrer la hache de guerre ne se ferait pas de sitôt. Si ça ne tenait qu’à elle, la demoiselle des sables le laisserait carrément en plan à tenter perpétuellement de s’échapper de ces cloisons médicales. De son point de vue, ce cafard ne méritait pas tant d’attention. Que ce soit de la part du personnel scientifique, de ses soi-disant élèves ou du Raikage lui-même :

« Compétent peut-être ! » réagit-elle sans grande conviction pour le taquiner gratuitement. « Rétabli, je ne crois pas ! » rétorqua-t-elle ensuite plus durement en hochant les épaules.

Au moins, la fierté de son interlocuteur amoché persistait toujours. De simples vannes sur ses élèves l’avaient réveillé de ses gonds. Il montrait ses crocs et ce n’était clairement pas pour en déplaire à cette chercheuse d’ennui professionnelle. Les fameux élèves de Shojito semblaient être un sujet sensible pour lui. Comme prévu en fait ! En répondant à ses provocations, il avait incontestablement prouvé que ses kouhai avaient une place prépondérante dans sa vie actuelle. Une bonne chose en soi, bien qu’elle les plaignît d’avoir à canaliser ce crétin des iles.
Devant sa démonstration de force, Nora avait frémi. D’excitation bien sûr et tout en se munissant d’un sourire narquois. L’émanation de chakra était un procédé frimeur très courant chez les ninjas et il était notamment utilisé pour intimider son adversaire. Au fond, cette méthode ne donnait qu’un aperçu vulgaire de la puissance ennemie sans étudier fondamentalement les caractéristiques même de ladite personne. Quelqu’un suffisamment talentueux dans l’utilisation de son chakra pouvait feindre une puissance qu’il n’avait pas encore acquise. De ce fait, Nora n’accordait aucune valeur militaire à cette vantardise. Elle n’en restait cependant pas moins amusée…

« Apprends donc à gérer ton ennui autrement qu’en fuguant de la sorte ! Si tu as si bien formé tes élèves, ils comprendront que tu as principalement besoin de repos ! » reprit-elle plus incisif en intervertissant son croisement de jambes.

Plus mesquine, plus dominante, elle montrait très clairement qu’elle n’avait pas peur de lui. Et si son comportement ne soulignait pas vraiment l’honorable coup de main qu’elle voulait lui apporter, elle espérait au moins que ses mots eussent connectés son cerveau, trop longtemps endormi. L’aider tout en le taquinant rudement. Un peu comme vouloir le beurre et l’argent du beurre, si vous vouliez mon avis. Sur le papier, une telle manœuvre était vouée à l’échec. Malheureusement, elle ne trouvait le moyen d’être pleinement honnête avec lui.
Le fait qu’il lui ressorte sans cesse la protection que lui octroyait Shuu avait tendance à l’agacer. Lui aussi débitait pas mal de conneries sans le savoir. D'ailleurs, si Shojito ébrutait astucieusement leur conversation à ce dernier, Nora serait dans de beaux draps. A coups de fessées, l’ex-moniale se ferait éduquée toute la nuit. D’une certaine manière, elle aurait attiré l’attention de son futur époux tant occupé, ce qui en soi, n’était pas un mauvais change. De plus, elle aurait également secoué le bananier servant de cervelle à Shojito. Une pierre, deux coups ! Alors oui, peut-être se sentait-il incompris par la moniale, mais il n’était pas le seul à se sentir ainsi ici :

« Et détrompe-toi ! J’ai tout à gagner à te montrer un peu d’intérêt… » concéda-t-elle finalement. « Tu es juste bien trop débile pour en desceller la raison. » accentua-t-elle pour faire part de sa vilenie.

Ouch ! Ouch ! Ouch ! Un revers qui faisait mal et qui mettait à l’épreuve la bêtise de son interlocuteur. Malgré tous les maux intérieurs qu’elle avait dû ressentir pour lui adresser la parole, Nora avait fait des concessions en affirmant bel et bien qu’elle avait voulu l’aider. M’enfin… rien n’assurait que l’abruti siégeant dans ce lit d’hôpital n’en interprète sagement les raisons. Et rien ne dit non plus qu’il ne daigne chercher cette fameuse raison. Ferait-il preuve de faiblesse ou de hardiesse ? Vu les espoirs très bancales qu’elle plaçait sur ce type, Nora était assez pessimiste.

« Tu risques de blesser ton cerveau en tentant de chercher cette fameuse raison » termina-t-elle provocatrice. En rajoutant ce tacle gratuit et inutile, c'était d'autant moins gagné...
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Mauvaise chambre [Ft. Shojito]

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